MyEurop.info 20/02/2011 à 16h41

Mediator : l'« incompréhensible tolérance » de l'Europe

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Florian Tixier | MyEurop


Pourquoi l’Union européenne, par l’intermédiaire de son agence spécialisée sur la surveillance des médicaments, n’a pas réagi plus tôt dans l’affaire du Mediator ? C’est la question que soulèvent plusieurs eurodéputés français, pour qui des conflits d’intérêts sont vraisemblablement à l’origine de ces problèmes. Une enquête à été demandée.

Le scandale du Mediator n’est pas que franco-français. Les députées européennes Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Eva Joly et Michèle Rivasi ont annoncé avoir demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur l’Agence européenne des médicaments (EMA). Elles soupçonnent en effet l’instance européenne chargée de la pharmacovigilance de « défaillances » et de « complaisances » au sujet du Mediator.

Ce médicament pour diabétiques en surpoids utilisé également comme coupe-faim a finalement été interdit en France en novembre 2009, après 33 ans de commercialisation. En décembre de cette année, l’EMA prenait la même décision. Un peu trop tard selon Eva Joly, lors de conférences de presse à Paris et à Strasbourg, les 16 et 17 février :

« Ce médicament aurait dû être interdit par l’Agence européenne des médicaments au moins depuis l’automne 1999. Cela n’a été fait que dix ans plus tard, ce qui a provoqué des centaines de morts inutiles ».

Pourquoi de telles défaillances ?

Et c’est bien cela qui pose problème aux deux eurodéputées vertes, rejointes par leur collègue conservateur, Pierre Juvin : l’EMA avait connaissance des risques associés au médicament, mais elle n’a pas réagi assez rapidement.

Il faut bien rappeler que lorsque le Mediator est mis sur le marché en 1976 (en France, Suisse, Luxembourg, Italie, Espagne, Portugal et Grèce), l’EMA n’existait pas. Ce n’est qu’en 1995 que celle-ci sera créée.

Dans un rapport paru en janvier, l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) souligne de « graves défaillances du système de pharmacovigilance », pointant du doigt notamment des « procédures juridiques lourdes et complexes, en particulier à cause de l’articulation des ses travaux [entre agences] ». Les principaux points qui auraient du faire réagir l’EMA sont les suivants :

  • 1999 : un rapport de l’Italie demande un arbitrage pour une évaluation complète du bénéfice/risque (point 519 du rapport de l’Igas) ;
  • 1999 : l’EMA recommande le retrait des coupe-faim. Le Mediator échappe à l’interdiction en jouant sur sa double utilisation ;
  • 2003 : problèmes de santé d’une utilisatrice du Mediator en Espagne. Servier retire le médicament du pays ;
  • 2004 : le Mediator est retiré du marché en Italie  ;
  • 2009 : Servier rend enfin publique l’enquête demandée en 1999 par l’EMA, dix ans après. Le produit est retiré du marché en France et en Europe.

Beaucoup de dysfonctionnements donc, et l’Igas parle même « de l’incompréhensible tolérance de l’agence à l’égard du Mediator ». Sur cette question, les deux eurodéputées ont bien leur petite idée : pour elles, il est clair qu’il y a conflit d’intérêts.

Une impensable complaisance

Dans un communiqué commun, les deux députées européennes demandent :

« Les représentants de l’Afssaps (Agence sanitaire française du médicament) au sein de l’EMA ont-ils usé de leur influence pour éviter de nuire au laboratoire Servier ? Faut-il parler de complaisance ? De collusion ? De corruption ? De prise illégale d’intérêts ? »

Et en effet, quand on y regarde de plus près, les liens sont nombreux entre les deux agences, et certaines personnes se retrouvent à la fois aux niveaux européen et français. Trois noms reviennent tout particulièrement :

  • Eric Abadie : président de la commission de vigilance de l’EMA (Comité des médicaments à usage humain, CHMP) depuis 2007. Il est également conseiller scientifique auprès du directeur général de l’Afssaps après y avoir occupé plusieurs postes depuis 1994 ;
  • Jean-Michel Alexandre  : président de la même commission de vigilance à l’EMA, de 1995 à 2000, et directeur de l’évaluation du médicament à l’Afssaps à la même période. Depuis, il est consultant pour l’industrie pharmaceutique, notamment chez Servier ;
  • Anne Castot : vice présidente et présidente du Comité des médicaments à usage humain de 1995 à 2005. Depuis, elle est responsable de la direction de l’évaluation des médicaments et des produits biologiques à l’Afssaps.

Difficile de ne pas se poser la question des conflits d’intérêts au regard de toutes ces allers et venues entre les agences française et européenne, et les liens directs avec le laboratoire Servier.

Michèle Rivasi résume la situation par ce qu’elle nomme la règle des « trois D » : « les industriels décident, désinforment et diffèrent ». Avec la complicité des experts des agences de surveillance ? Si l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) accepte de mener l’enquête qui lui a été demandée, ce sera à lui de trancher la question.

Publié initialement sur
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  • Minimaximus
    Minimaximus
    Lucide
    • Posté à 17h23 le 20/02/2011
    • Internaute 99716
      Lucide

    C’est tout simple comme explication, il s’agit de copinage et de corruption.

    • populus
      populus répond à Minimaximus
      résistant
      • Posté à 12h52 le 21/02/2011
      • Internaute 142800
        résistant

      Notre cher président, Nicolas, ayant été avocat du laboratoire Servier, il ne faut pas être surpris. Espérons que les juges sauront pointer leur nouvel ennemi du doigt dans ce genre d’affaire, et abattent le glaive de la justice sur les despotes empoisonneurs

      • Minimaximus
        Minimaximus répond à populus
        Lucide
        • Posté à 22h34 le 21/02/2011
        • Internaute 99716
          Lucide

        Alors là, cela m’étonnerai beaucoup car la corruption massive est passée par là, bien avant le scandale du médiator : -) Ils ont tous les mains sales, lequel d’entre eux osera enlever ses gants ? : -)

  • TienTien
    TienTien
    impavide devant les ruines de (...)
    • Posté à 17h49 le 20/02/2011
    • Internaute 86881
      impavide devant les ruines de (...)

    Corruption généralisée et quasi institutionnelle !
    On a beau se « consoler » en pointant du doigt les affaires de corruption dans certains pays lointains, nous ne valons guère mieux et il serait temps de nous en convaincre, ne fut-ce que pour cesser de nous ériger en éternels donneurs de leçons.

    • baba264
      baba264 répond à TienTien
      Analyste
      • Posté à 10h36 le 21/02/2011
      • Internaute 92323
        Analyste

      En fait, à mes yeux en tout cas, la différence entre ces pays et nous existe mais n’est pas là où certaines personnes voudraient nous le faire croire.

      A mon avis, la corruption de nos cadres dirigeants et des leurs est finalement assez comparable. Ils sont tous plus corrompus les uns que les autres et la seule différence tient sans doute à la latitude dont ils disposent pour se montrer avec le fruit de leurs actions.

      Non, la vraie différence est dans la corruption à petit niveau. En France, pour le moment du moins, il n’y a pas de corruption aux petits échelons de la fonction publique ou des grandes administrations. Je ne connais personne qui se soit vu demander un bakchich pour faire refaire sa carte d’identité ou se faire ouvrir une nouvelle ligne de téléphone. Personne qui se retrouve non plus à payer le contrôleur de train pour avoir le droit de voyager selon les termes de son billet.

      Cette corruption n’est pas forcément plus ou moins grave que la corruption des puissants, elle est juste différente et, il faut bien le reconnaitre, nettement plus pénible à vivre au quotidien. Elle donne donc de façon beaucoup plus profonde une réputation de corruption aux pays où on la constate.

      Par ce que nous échappons à ce type de corruption particulièrement douloureux à la population, nous pouvons encore prétendre être un pays peu corrompu. Cela ne doit pas pour autant nous rendre aveugle à la corruption de nos élites. Elle est certes moins palpable au jour le jour mais ses conséquences sociaux économiques sont au moins aussi dures que celles de cette petite corruption (en atteste nos nombreux scandales en politique, en santé, en banque, etc…)

      • temudjin1155-
        temudjin1155- répond à baba264
        Horror humanum est
        • Posté à 12h07 le 21/02/2011
        • Internaute 127128
          Horror humanum est

        Je sais après l’avoir entendu à la radio qu’il y a un organisme (par contre, j’ai oublié le nom) chargé de contrôler le niveau de corruption dans 180 pays. L’an dernier la France était classée 23 ou 24ème si mes souvenirs sont bons. Le pays le moins touché par la corruption était la Nouvelle-Zélande suivie de la Finlande et des pays Scandinaves.

      • TienTien
        TienTien répond à baba264
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 13h18 le 21/02/2011
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        Je suis entièrement d’accord avec votre commentaire.
        Les petites corruptions quotidiennes des sous-fifres dans nombre de pays, souvent tropicaux, s’additionnent en fait aux grandes corruptions que nous déplorons. Ces dernières font hélas partie intégrante de la nature humaine, trop souvent assoiffée de fric...

  • DruideAvide
    DruideAvide
    Druide Avide
    • Posté à 18h55 le 20/02/2011
    • Internaute 132131
      Druide Avide

    Cher M. Tixier,

    tout d’abord il s’agit de Philippe et non de Pierre Juvin.

    Il parle en effet de demander une commission d’enquête...mais si il tente d’en obtenir une et qu’il réussit à obtenir la signature d’un quart de ses collègues députés (quorum nécessaire à la première étape), il risque fort de se retrouver dans la même position désagréable que Michèle Rivasi dans son combat contre la gabegie financière AH1N1 l’an passé. Le scandale n’a d’ailleurs pas été que financier, puisque certains vaccinés, loin d’être sauvés, sont morts d’effets secondaires et plus récemment on a confirmé une hausse des cas de narcolepsie chez des enfants, suite à une vaccination au Pandemrix ( l’OMS, même si elle ne mérite pas vraiment notre confiance Lien) ? On peut même douter de l’utilité des vaccins dans certains cas, mais ce n’est pas le débat du Médiator, j’arrête la digression ici.

    La deuxième étape nécessaire à l’établissement d’une commission d’enquête est la validation de cette demande par la conférence des présidents (des groupes des partis politiques au Parlement européen). Pour la grippe AH1N1, Michèle Rivasi s’était vu refusée sa demande par les présidents des groupes S&D (PS) et PPE (UMP).

    Il n’y a donc que peu de chances qu’une telle commission d’enquête aboutisse pour le Mediator. D’autant plus que les députés européens s’intéressaient à la grippe A mais n’ont que faire du Médiator.

    Enfin, il est plus que paradoxal que M. Juvin s’insurge contre les conflits d’intérêts, puisque justement lors du vote du rapport d’initiative sur la grippe AH1N1 de Mme Rivasi en commission au Parlement européen (en janvier dernier) il a voté contre un amendement demandant la vérification des déclarations d’intérêts des experts conseillant les agences sanitaires européennes. Il y a eu un vote nominal, c’est donc vérifiable (Lien)

    Comme on le voit sur son blog Lien il me paraît par ailleurs cocasse de la part d’un tel cumulard de rejeter des personnes qui au final adoptent la même « attitude professionnelle ! ».

    Pour en savoir plus sur ce zig, sachez même qu’il bénéficie d’un contre-blog excellent Lien ...qui doit sûrement faire plus de visites que le sien. !

  • Bon Scott
    • Posté à 19h04 le 20/02/2011
    • Internaute 24531

    En France, on ne peut pas dire que les politiques sont heurtés par cette affaire Médiator, Servier arrose les partis politiques depuis des lustres ! Pourquoi en France, ne faisons nous pas comme en Angleterre, prescription de médicaments en quantité simplement suffisante selon les maladies ? Au lieu de ça, c’est des boites et des boites qui sont prescrites aux assurés sociaux, la S.S a bon dos ! S’il n’y avait que le Médiator qui empoisonne, combien de médicaments ne servent à rien, juste un placébo, tant que la S.S sera ce qu’elle est, entreprise pharmaceutique, pouvoir politique, pharmacies, médecins, continueront à s’en mettre plein les fouilles. Etonnant que dans les programmes des futures Présidentielles, les partis politique ne soulèvent pas ce problème ? ! Trop de médicaments prescrit aux malades, un gaspillage ....

    • ENJOYLIFE81
      ENJOYLIFE81 répond à Bon Scott
      IDE
      • Posté à 23h03 le 20/02/2011
      • Internaute 111318
        IDE

      La S.S. a bon dos mais elle joue également le jeu, ne nous leurrons pas...
      En tant qu’infirmier, j’ai récemment eu dans les mains plusieurs boites, certaines entamées certaines intactes, de XELODA un anticancéreux oral à plus de 1000 € la boîte, direction poubelle ! ( environ 6000 € ... ) ; aucun service hospitalier ne les as acceptées, pas même la pharmacie de l’hopital en raison de la non traçabilité (encore une qui a bon dos...)
      Le pharmacien avec qui je travaille habituellement, avait lui aussi une boîte intacte prescrite à une patiente, commandée, et réglée par la sécu, qui n’a pas été récupérée pour cause d’hospitalisation... la sécu a refusé la remise de la boîte dans le circuit et a prévenu le pharmacien qu’elle devait aller à la destruction ! ! ! ... sans commentaire...

      A quoi bon également prescrire à la quasi totalité des patients « étiquetés » Alzheimer (tiens , encore un qui a bon dos !) de 80, 90 ans et plus, des traitements ( Ebyxa, Aricept etc ) dont certains ont un cout mensuel de plus de 300 € et dont la prise entraine moult effets secondaires, entrainant bien entendu la prescription de tout un tas de traitements satellites quasi systématiques... (bien entendu fabriqués bien souvent par les mêmes labos...)

      Voilà 2 simples exemples, assez évocateurs d’une partie du trou abyssal de la sécu, des complaisances des politiques et administrations...

  • fidal
    fidal
    guide de tourisme
    • Posté à 19h44 le 20/02/2011
    • Internaute 50600
      guide de tourisme

    Et ou qu’elle la grosse rose ?

  • insoucience
    • Posté à 20h07 le 20/02/2011
    • Internaute 54081

    « incompréhensible tolérance »
    ..................
    rose elle s’en fou, elle a du avoir des primes sur la vente du h1n1

    l’état ne vit que pour et par le fric dans tous les domaines

    la santé : médicaments
    l’afssapp est il indépendant ? ?

    l’agriculture , les pesticides, insecticides ogm

    peu importe l’état du peuple, faut qu’il soit malade,

    j’arrête là..........

  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 20h45 le 20/02/2011
    • Internaute 98602
      Klingon

    La réponse est dedans, sans doute :

  • jivé13
    jivé13
    salarié comme plus de 90%des (...)
    • Posté à 20h58 le 20/02/2011
    • Internaute 52558
      salarié comme plus de 90%des (...)

    Pour faire un article complet sur l’Agence européenne du médicament, la revue Prescrire (encore une fois) était incontournable. Elle en a fait à plusieurs reprise une analyse critique très argumentée.
    Ainsi, deux ou trois éléments qui n’apparaissent pas ici :
    - Depuis sa création en 1995 et jusqu’en 2010, elle se nommait EMEA et était rattachée à la Commission chargée des entreprises et non à celle chargée de la santé.
    Sa vocation essentielle et proclamée comme telle était de veiller à l’égalité de traitement entre toutes les entreprises du médicament sur le plan commercial. En gros,veiller à ce que le principe de la concurence libre et non faussée soit bien respectée au sein de l’Union.
    La défense de la santé Publique était éloignée de ses préoccupations.
    - Depuis 2010 la nouvelle EMA a enfin été rattachée à la Commission de la Santé, suite à de nombreuses réclamations des parlementaires européens.
    - Le financement de l’EMA dépend presque exclusivement des laboratoires pharmaceutiques.
    Quand ils déposent un dossier d’AMM, ils versent en même temps
    l’argent nécessaire pour payer les experts.
    - L’EMA est basée à Londres.
    Quant aux conflits d’intérêts, ils commencent à être connus de tous.

  • pierreoriman
    pierreoriman
    ChercheurTrouveur
    • Posté à 21h24 le 20/02/2011
    • Expert 144841
      ChercheurTrouveur

    Ce n’est pas de la tolérance c’est de la conspiration contre le genre humain.

  • milhouse
    milhouse
    Rockstar
    • Posté à 09h48 le 21/02/2011
    • Internaute 145658
      Rockstar
  • leinaDaniel
    leinaDaniel
    retraité
    • Posté à 10h35 le 21/02/2011
    • Internaute 85432
      retraité

    bien que cette histoire soit assez significative du pouvoir de l’argent (l’économie) sur le pouvoir politique,et qu’elle est terrible pour les victimes, et comme je fabrique des médiators pour la guitare, (des plectres) je me suis amusé à detourner l’emballage :
    Lien

    ce n’est que de l’humour, je reste suffisement révolté par ces pratiques. et combien seront découvertes avec le temps, et combien seront cachées.

  • solènejazz
    • Posté à 10h36 le 21/02/2011
    • Internaute 89346

    c’est vraiment la partie émergée de l’iceberg, 3 exemples :

    1) un médecin me racontait que les génériques qu’on nous vente on en fait le droit à une marge d’erreur de 20 % dans la composition du produit (5 % pour un non générique). Donc jusqu’à 20 % de vent

    2) De plus si ces produits sont « made in france », c’est le packaging qui est fait en France. Le produit (la poudre) est souvent faîte en chine ou dans les autres pays à bas coût.

    3), pourquoi les pharmaciens nous les conseillent. Parce leur marge est supérieure à celle des produits classique

    Alors l’affaire médiator, c’est 0 à côté de tous ces scandales

  • coucoule46
    coucoule46
    instit
    • Posté à 12h06 le 21/02/2011
    • Internaute 60750
      instit

    Si la recherche était publique avec des fonctionnaires de haut vol, on n’aurait pas ces médicaments permis alors qu’ils tuent .C’est un vrai scandale

  • simplementhumain
    simplementhumain
    marche ou crève ...
    • Posté à 12h36 le 21/02/2011
    • Internaute 143812
      marche ou crève ...

    Une fois avoir vu le documentaire, le fichier de la honte ( autre sujet quand meme ), plus rien ne m’étonne ...

    Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu

    Lien

  • ZOZO
    ZOZO
    Acheteur
    • Posté à 12h37 le 21/02/2011
    • Internaute 24608
      Acheteur

    Mediator : l’« incompréhensible tolérance » de l’Europe

    Mais non, mais non, avec un chèque à plus de 4 zéros plus rien ne devient incompréhensible.....lol !

  • ELCHEKATZO
    ELCHEKATZO
    Ruminant
    • Posté à 14h49 le 21/02/2011
    • Internaute 36477
      Ruminant

    La République française est mitée par les lobbys et rien n’a jamais été fait pour les contrer, y a quand même pas grand chose de compliqué, ça s’appelle la loi du fric et la loi du plus fort et les partis ne sont pas prêts à changer cela apparemment.

  • PARKER
    PARKER
    retraité
    • Posté à 21h36 le 21/02/2011
    • Internaute 132551
      retraité

    Conflits d’intêrets, ou voyez vous celà, ce n’est pas parce qu’ en 2006 les deux conseillers de Xavier BERTRAND bossaient également pour SERVIER qu’il faut y voir malice !

  • grosminet43
    grosminet43
    fonctionnaire
    • Posté à 23h40 le 21/02/2011
    • Internaute 145773
      fonctionnaire

    2 autres personnes auraient peut être pu être citées dans votre article. Tout d’abord Mr Jacques Barrot, qui fut successivement et entre autres fonctions président du conseil général de le Haute-Loire, ministre de la Santé, et enfin commissaire européen de 2004 à 2009. Et Mme Madeleine Dubois, citée dans un article relativement récent du J.D.D., qui fut longtemps collaboratrice de Mr Barrot, qui lui a succédé au poste de conseiller général d’Yssingeaux, et qui aurait été ou serait encore une proche collaboratrice de Mr Servier. Voilà donc une connexion possible Europe - Servier !