Manchester : les derbys passent, Gary Neville me manque
Derby à Manchester ce samedi pour la 27e journée de Premier league. United contre City, les passionnés du championnat anglais (de foot pour ceux qui ne suivent pas ces histoires de près) suivront le résultat. Moi aussi, mais c’est de Gary Neville dont il s’agit ici.
22 janvier 2006, arrêts de jeu de Manchester United-Liverpool à Old Trafford, Rio Ferdinand marque le but de la victoire pour les Mancuniens. Toute l’équipe se rue sur le buteur, sauf Gary Neville qui se précipite vers la tribune visiteur pour haranguer les supporters de Liverpool d’un air vengeur en brandissant l’écusson de son club sur son maillot (il écopera d’une amende de 5 000 livres pour les avoir provoqués).(Voir la vidéo)
Scène caractéristique de la carrière du joueur, jamais (rarement) là où les buts sont marqués mais toujours là pour défendre son club. Pas celui qui gagne les matchs, mais celui grâce à qui on ne les perd pas.
Il n’a jamais quitté Manchester, contrairement à son frère
Haï par les fans anglais, adoré par ceux de Manchester et peu connu en France, Gary Neville est né en 1975. L’arrière droit intègre le centre de formation de Manchester avec son frère Phil (arrière gauche) en 1991 et fait ses armes avec David Beckham, Paul Scholes et Ryan Giggs, tous membres de la génération exceptionnelle qui fera rêver Old Trafford.
Comme Scholes et Giggs, Gary Neville n’a jamais quitté Manchester (son frère Phil est parti à Everton, où il joue toujours, en 2005). Il est moins virtuose que ses trois coéquipiers : son talent, c’est sa rage. Et ça marche.
Indispensable à la défense mancunienne, il a joué plus de 600 matchs en dix-neuf ans avec son club, dont il est devenu capitaine en 2005, succédant à Eric Cantona et Roy Keane, deux autres génies colériques.
« Quand j’étais petit, je n’avais aucun doute »
Il a suffi d’un tacle complètement manqué dans sa surface, sur Graham Dorrans, milieu de terrain anonyme de West Bromwich Albion, pour que Neville décide brutalement de prendre sa retraite, en cours de saison, le 2 février.
A 35 ans, il estime ne plus avoir le niveau pour jouer à Manchester (même ses supporters les plus fervents ne le contredisent pas) et jouer pour une autre équipe n’aurait aucun sens.
Il est de ces joueurs, encensés mais passés de mode, qui sont l’homme d’un seul club. Et Gary Neville est mancunien depuis toujours :
« Quand j’étais petit, je n’avais aucun doute, j’étais fan de United. Liverpool gagnait tout, honnêtement, c’est une époque horrible pour mon club dans les années 70 et 80. »
Une grimace de comédien ou un doigt d’honneur
Non seulement joueur, mais aussi supporter, Gary Neville est indissociable de Manchester United. Et l’inverse est vrai pour les supporters qui, comme moi, n’ont jamais connu United sans lui.
On ne regarde jamais un match pour le voir jouer lui, mais il manque toujours quelque chose quand il n’est pas là : un tacle impeccable, des hurlements rageurs, une grimace de comédien ou un doigt d’honneur hargneux, comme celui que Neville adressa l’an dernier à Carlos Tevez,attaquant passé de Manchester United à Manchester City et qui osa célébrer son but contre ses anciens coéquipiers.
(Voir la Vidéo)
Il nous restera ses coups de gueule et ses sarcasmes puisqu’il commence une carrière de commentateur sur Sky Sports.
Raison de plus pour ne pas rater le prochain Manchester Liverpool.
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Gary Neville ? ! ?
o.o




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