Les White Stripes arrêtent, leur « Poo po po po po poo po » reste
Miiiiii, mi, sol, mi, ré, doooo, si... sept notes de guitares jouées façon lignes de basse, pour un tube planétaire : « Seven Nation Army ». Alors que The White Stripes se séparent, retour sur l’histoire d’un titre qui s’est propagé à la manière d’une publicité virale.
Quelques mois avant l’enregistrement, Jack White s’était cassé l’index gauche dans un accident de voiture ; après l’opération il avait perdu selon lui « 60% de ses capacités ». Il décide alors d’apprendre des accords incluant l’auriculaire. Ainsi est née « Seven Nation Army », premier morceau d’« Elephant », disque enregistré en 2003, en à peine deux semaines, au Toe Rag Studio à Londres.
A l’origine du succès planétaire du titre, le foot et ses arènes. L’air s’inscrit progressivement dans la liturgie des stades. C’est le kop de supporters brugeois de la Blue Army qui l’aurait le premier entonné, précisément un 22 octobre 2003. Le camp d’en face, le Milan AC, reprend l’hymne et l’importe dans les stades transalpins. Petit à petit, les supporters du monde entier reprennent la mélodie.
Après la victoire de l’italie lors de la coupe du monde 2006, une version hommage à la Squadra Azura circule sur la toile. Elle fait un récit plutôt détaillé de la finale.
« Ci danno un rigore contro e và Zidane
Lui segna e poco dopo
Ci pensa Materazzi a pareggiare si si si
Si va impauriti ai supplementari (...) »
Soit :
« Un penalty est donné contre nous et Zidane le tire
Il marque et peu après
Materazzi se charge d’égaliser (oui, oui, oui)
On va, terrorisé, en prolongation (...) » (Voir la vidéo)
Des reprises visiblement pas du goût de tout le monde puisqu’un groupe, sur Facebook, réclame la fin du « massacre de “Seven Nation Army” (façon supporters ! ! !) ».
Le titre ne reste pas cantonné aux stades de foot, les musiciens aussi s’emparent de l’hymne. Le meilleur côtoie le pire : si les versions dancehall de DJ Shrek ou house de Tommer G, arrachent au mieux un sourire et au pire une oreille, quelques pépites existent. Comme cette version manouche enregistrée par les allemands Musik For the Kitchen. (Voir la vidéo)
Contrebasse, accordéon, guitare acoustique et batterie pour cette version ; mais peu d’instruments semblent avoir échappé à la « Sevennationarmymania » : violon, piano, clarinette et même yukulele, cithare à archet, beat box et règle d’écolier...
Quelques vedettes se sont également essayé à l’exercice : Rihanna, Kate Nash, Ben l’Oncle Soul, Alice Russel...
Rien ne semble arrêter la propagation du titre. Du Japon au Danemark (voir clip), version électro ou hip hop, le titre se prête à toute les expériences. (Voir la vidéo)
Mais à Rue89, notre préférence va bien évidemment à la reprise du groupe Craker Eden, dont la chanteuse, Nolwenn Le Blevennec, est l’une de nos journalistes. Votre avis ?
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Tout a une fin sauf la banane (...)
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