decryptage 06/02/2011 à 12h58

Les White Stripes arrêtent, leur « Poo po po po po poo po » reste

Mathieu Molard | Etudiant en journalisme

Miiiiii, mi, sol, mi, ré, doooo, si... sept notes de guitares jouées façon lignes de basse, pour un tube planétaire : « Seven Nation Army ». Alors que The White Stripes se séparent, retour sur l’histoire d’un titre qui s’est propagé à la manière d’une publicité virale.

Quelques mois avant l’enregistrement, Jack White s’était cassé l’index gauche dans un accident de voiture ; après l’opération il avait perdu selon lui « 60% de ses capacités ». Il décide alors d’apprendre des accords incluant l’auriculaire. Ainsi est née « Seven Nation Army », premier morceau d’« Elephant », disque enregistré en 2003, en à peine deux semaines, au Toe Rag Studio à Londres.

A l’origine du succès planétaire du titre, le foot et ses arènes. L’air s’inscrit progressivement dans la liturgie des stades. C’est le kop de supporters brugeois de la Blue Army qui l’aurait le premier entonné, précisément un 22 octobre 2003. Le camp d’en face, le Milan AC, reprend l’hymne et l’importe dans les stades transalpins. Petit à petit, les supporters du monde entier reprennent la mélodie.

Après la victoire de l’italie lors de la coupe du monde 2006, une version hommage à la Squadra Azura circule sur la toile. Elle fait un récit plutôt détaillé de la finale.

« Ci danno un rigore contro e và Zidane
Lui segna e poco dopo
Ci pensa Materazzi a pareggiare si si si
Si va impauriti ai supplementari (...) »

Soit :

« Un penalty est donné contre nous et Zidane le tire
Il marque et peu après
Materazzi se charge d’égaliser (oui, oui, oui)
On va, terrorisé, en prolongation (...) » (Voir la vidéo)

Des reprises visiblement pas du goût de tout le monde puisqu’un groupe, sur Facebook, réclame la fin du « massacre de “Seven Nation Army” (façon supporters ! ! !) ».

Le titre ne reste pas cantonné aux stades de foot, les musiciens aussi s’emparent de l’hymne. Le meilleur côtoie le pire : si les versions dancehall de DJ Shrek ou house de Tommer G, arrachent au mieux un sourire et au pire une oreille, quelques pépites existent. Comme cette version manouche enregistrée par les allemands Musik For the Kitchen. (Voir la vidéo)

Contrebasse, accordéon, guitare acoustique et batterie pour cette version ; mais peu d’instruments semblent avoir échappé à la « Sevennationarmymania » : violon, piano, clarinette et même yukulele, cithare à archet, beat box et règle d’écolier...

Quelques vedettes se sont également essayé à l’exercice : Rihanna, Kate Nash, Ben l’Oncle Soul, Alice Russel...

Rien ne semble arrêter la propagation du titre. Du Japon au Danemark (voir clip), version électro ou hip hop, le titre se prête à toute les expériences. (Voir la vidéo)

Mais à Rue89, notre préférence va bien évidemment à la reprise du groupe Craker Eden, dont la chanteuse, Nolwenn Le Blevennec, est l’une de nos journalistes. Votre avis ?

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Seven Nation Army
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  • Blaireaudérable
    Blaireaudérable
    Tout a une fin sauf la banane (...)
    • Posté à 13h30 le 06/02/2011
    • Internaute 117234
      Tout a une fin sauf la banane (...)
  • blackbear-
    • Posté à 13h56 le 06/02/2011
    • Internaute 117716

    Si c’est tout ce que vous retenez de l’oeuvre, eh oui à peine 10 ans de carrière et déja une oeuvre, (White Stripes, Raconteurs, Dead Weather), sans compter ses productions, associations, participations), j’en pleure pour vous. Jack et pas Jacques svp, est peut être le seul vrai petit génie musical, depuis Prince lui aussi multi-instrumentiste, producteur, auteur-compositeur, musicien interprète.
    C’est un touche à tout de génie, un innovateur, car à mon avis il n’a pas seulement bien assimilé le Rock guitare des 70es, mais a repris le flambeau et poursuit l’aventure l’exploration, depuis là ou le autres ont baissé les bras, abandonné, essoufflés et hors course, lui va encore plus loin que ses prédécesseurs, et prouve que ce genre n’a pas encore finit de tout donner.
    Il y a dans les Dead Weather des sons, des harmonies, des solis encore jamais osés, moi qui suis un fana de rock guitare et suis l’actu depuis les débuts 70, c’est la première fois, à ma grande surprise, et surtout à ma grande joie, que j’entends ENFIN quelque chose de jamais entendu comme ce fut les cas à ma première écoute des Beatles, Hendrix, King Crimson, Zappa, puis plus tard Police, Nirvana (pour ne citer que ceux là dont on reconnait de suite le « son » aux premières mesures).
    De plus c’est un musicien accomplit, ça sonne « sauvage » et rude, mais ça sonne, et ça sonne « juste ».
    Un nounours papy et fan de surcroit.
    La perte des White Stripes n’est pas aussi catastrophique, Jack est là, et bien là et je souhaite, je prie qu’il n’est pas encore à court de surprises.

    Ah oui :

    « Des reprises visiblement pas du goût de tout le monde puisqu’un groupe, sur Facebook, réclame la fin du “ massacre de ‘Seven Nation Army’ (façon supporters ! ! !) ”.

    En tant que DJ, je ne passe plus depuis longtemps 7 Nation en Club ou en Boite, en tant que DJ, pour éviter de me taper les .

    “PO POPOPO POPO POOOOH”

    des footeux et boeufs de services assommés par les litres de mauvaise bière....

  • Guilll
    Guilll répond à blackbear-
    Argloup
    • Posté à 15h18 le 06/02/2011
    • Internaute 45706
      Argloup

    Mouais ... Personnellement je n’ai jamais vraiment compris l’enthousiasme démesuré autour des White Stripes. C’était un bon groupe de Rock-Blues qui a remis au goût du jour des éléments un peu oubliés dans le Rock comme le son fuzz brut, les solos de guitare et les reprises de Son House ou Dylan. Mais de là à trouver leur son neuf, original ou personnel ... Leur musique était quand même très inspirée des groupes de Blues-Rock des années 70, mais sans bassiste et avec une batteuse incapable de tenir le rythme, ce que j’ai du mal à considérer comme une innovation. Ne vous y trompez pas, j’aime bien les White Stripes. Mais de là à parler de génie, ou à les comparer aux Beatles ou à King Crimson ... A Police à la limite, qui comme eux avaient trouvé un « concept » musical et s’y tenaient.

    En ce qui concerne Dead Weather, je les ai sans doute écoutés un peu vite, mais je n’ai pas entendu tellement de free jazz dans leur musique. Et même si c’est le cas, ce genre d’influence n’a rien de nouveau dans le Rock (les Stooges, le MC5, le Velvet Underground, par exemple, ont intégré l’influence du free dès la fin des années 60).

    Enfin, je ne suis pas d’accord avec votre dernier argument : Jack White fait sans doute l’unanimité à la rédaction des magazines, mais parmi les musiciens (amateurs et pros) que je connais (j’ai travaillé quelques temps dans ce domaine, et je joue un peu moi même), il n’ impressionne pas grand monde. Ce qui ne veut d’ailleurs rien dire : le zicos n’ont pas le monopole du goût !

  • oncleBlaire
    oncleBlaire
    lecteur citoyen
    • Posté à 02h34 le 07/02/2011
    • Internaute 112981
      lecteur citoyen

    MARRE DE CETTE SEMPITERNELLE USURPATION DE MELODIE.

    Le thème de Seven Nation Army est un pillage en bonne et due forme du leitmotiv de la Cinquième Symphonie de Bruckner, qui a plus de 120 ans !
    Pour preuve, si le thème apparaît (à peine différent), à 2’45 », nul ne peut dire à 18’05 » qu’il ne s’agit que d’une coïncidence ! !

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