Tunisie : critiquée par l'exécutif, la diplomatie française se rebiffe
« J’en ai plus appris sur la crise tunisienne par la [nouvelle] épouse d’Eric Besson [tunisienne, ndlr] et par Besson lui-même que par notre ambassadeur à Tunis. » Selon Le Canard enchaîné, c’est ainsi que Nicolas Sarkozy a justifié le soutien indéfectible de la France à Ben Ali, jusqu’à quelques heures de sa fuite : en accusant la diplomatie française de n’avoir rien vu venir et surtout, de n’avoir pas fait remonter d’informations aux autorités françaises.
L’hebdomadaire rapporte également les réactions remontées d’Alain Juppé et de Michèle Alliot-Marie contre les diplomates français :
« Nous sommes restés tout le temps dans un brouillard total. »
« C’est quand même dingue d’apprendre par les radios et les télés ce qui se passe dans un des pays qui nous sont les plus proches. »
« Les premières déclarations n’ont pas été à la hauteur »
Contrarié par ces accusations, Yves Aubin de la Messuzière, l’ancien ambassadeur de France en Tunisie (2002-2005), a rectifié ces inexactitudes du pouvoir dans Libération. Le ton est inhabituel pour un diplomate :
« Les autorités françaises étaient parfaitement informées des dérives du système Ben Ali. [...] L’expertise du Quai d’Orsay, marginalisée depuis 2007, était négligée.
Les propos du président de la République, au cours de sa visite à Tunis en 2008, se félicitant des progrès de l’espace des libertés publiques, avaient suscité l’incompréhension et l’indignation, qui marquent encore les esprits aujourd’hui.
Les premières déclarations françaises, au lendemain de la chute de Ben Ali, n’ont pas été à la hauteur de la nouvelle situation puisqu’on s’est contenté dans un premier temps de “prendre acte de la transition démocratique”. »
Ce mercredi, Pierre Ménat, l’ambassadeur de France en Tunisie depuis 2009, a été relevé de ses fonctions. Il lui est notamment reproché de n’avoir pas su anticiper la chute du régime. Dans un télégramme envoyé à Paris quelques heures avant la fuite de Ben Ali, l’ambassade estimait que ce dernier pouvait reprendre le contrôle de la situation.
Il est remplacé par Boris Boillon, ancien conseiller du Président Nicolas Sarkozy et ambassadeur à Bagdad depuis mai 2009.
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La même recette que d’habitude, mensonges dénis, anecdotes pitoyables (besson et sa nouvelle femme.
Sans oublié la case bouc émissaire évidement, congédier l’ambassadeur de France en Tunisie parcequ’il n’a pas su anticipé la chute du régime ...
L’ambassadeur d’un pays dans un autre n’a pas vocation a anticipé les évènements du pays dans lequel il est en fonction
là on atteint des sommets, mais pas ceux de l’état.




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