votre porte-monnaie au rayon X 25/01/2011 à 17h37

Karima Delli, eurodéputée pour 8 580 € par mois

Sylvain Malcorps | Journaliste

La militante associative d’Europe-Ecologie dispose aussi d’une enveloppe de 26 700 € par mois pour ses frais.


Karima Delli dans les bureaux du Parlement Européen à Paris, en janvier 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

Ils sont 736, représentent près de 500 millions de personnes et dans certains domaines comme l’écologie, les mesures qu’ils prennent dictent jusqu’à 80% la législation française. Et pourtant, tout le monde s’en fout. Même Rachida Dati. Ce sont les députés européens.

Dans les couloirs ou sur les sièges du Parlement européen, ces élus par vous et moi contribuent à faire de l’Europe ce qu’elle est. Comment et à quel tarif ? Bonne question.

Karima Delli, 30 ans, a eu le courage de se prêter au jeu. L’une des quatorze députés européens d’Europe Ecologie - Les Verts, élus en juin 2009, n’a pas hésité longtemps avant de me rencontrer. Déjà membre des collectifs Jeudi noir et Sauvons les riches avant de rejoindre le Parlement, pour moi, Karima Delli, c’était ça. (Voir la vidéo satirique de Jeudi noir au sujet de Christine Boutin)


Mais « funky Karima » était en congé le jour où je l’ai rencontrée. Dans le large bureau parisien de la délégation européenne d’EE-LV, Karima Delli m’attend bien sagement devant ses feuilles de notes. Elle a déjà pris le pli de ceux qui pèsent leurs mots avant de distiller un message politique. Dommage.

De Tourcoing à l’Europe, pour « une écologie qui vient d’en bas »

Dans son parcours politique, tout semble s’être enchaîné de manière remarquable. Originaire de Tourcoing (Nord), la jeune femme poursuit des études dans les domaines du commerce et de la science politique. Quant à son engagement politique, on pourrait en trouver le germe dans la présidentielle de 2002 :

« J’avais 22 ans. J’ai été marquée par la campagne et le message de Noël Mamère qui représentait les Verts à l’époque. Cette idée d’une écologie populaire, qui vient d’en bas, dont tout le monde peut bénéficier, surtout les plus pauvres.

Encore maintenant, il faut se battre contre le fait que sont toujours les plus précaires qui doivent habiter au bord des autoroutes, à proximité des sites dangereux comme AZF, ou qui ne peuvent pas avoir accès aux produits bio.

Un peu plus tard, j’ai rencontré la sénatrice Marie-Christine Blandin pour qui j’ai fini par travailler comme assistante parlementaire. »

Karima adhère aux Verts et devient rapidement secrétaire fédérale des jeunes du parti. A l’approche des élections européennes de 2009, c’est un peu comme si on l’avait poussée sur les listes :

« On m’incitait : “Vas-y Karima, va sur la liste.” Je ne savais pas trop quoi faire, mais j’avais envie de m’impliquer concrètement dans la campagne. Parce que quand on est sur la liste, il faut s’engager à fond, faire beaucoup de meetings et de réunions publiques. Alors, je me suis lancée.

Le soir du 7 juin 2009, après l’annonce des premières estimations, on était tous très contents car on croyait avoir trois députés élus.

Je suis partie sur un plateau télé pendant un moment, et quand je suis revenue dans la salle, c’était la folie, l’euphorie. En fait, on avait un quatrième élu : moi. Les gens criaient “ Karima, députée !”. Moi je n’y croyais pas trop.

Il m’a fallu quelques jours pour réaliser, et accepter un costume qui m’apparaissait trop grand pour moi. Mais en bossant, je me suis dit que tout irait bien. »

« Vis ma vie » au Parlement européen

Arrivée au Parlement, Karima Delli intègre un des sept groupes politiques présents : les Verts/ALE. Et comme tous les eurodéputés, son agenda mensuel est bien vite ordonné : sur quatre semaines, elle en passe trois à Bruxelles (pour le travail en commissions), une à Strasbourg (pour les assemblées plénières).

« A Bruxelles, il faut aussi compter une semaine consacrée à notre groupe politique, où on prépare nos positions pour la session plénière, ainsi qu’une semaine “verte” durant laquelle tous les députés sont censés aller sur le terrain, dans leur circonscription pour rencontrer des gens.

C’est un problème de fond : il faut que les députés quittent plus souvent Bruxelles pour ne pas se couper du monde. Ils ne doivent pas être nombreux à passer du temps dans les squats comme je le fais. »


Karima Delli dans les bureaux du Parlement européen à Paris, en janvier 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

Pour faire tourner la boutique : 26 700 € mensuels

Dans les sommes liées à Karima Delli, il convient de distinguer clairement ses enveloppes professionnelles, de ses revenus et dépenses personnelles. Comme elle l’avait déjà initié dans le blog qu’elle tient sur le site Libération, voici un détail des budgets mensuels mis à disposition par l’Europe pour la tenue de ses activités :

Frais de transports : 391 euros (4 696 euros par an)

Les frais de transports entre son domicile et le Parlement sont pris en charge par le Parlement. Karima Delli estime qu’en un an, elle a fait 46 allers-retours Paris-Bruxelles en Thalys (première classe) et 12 allers-retours Paris-Strasbourg (deuxième classe) avec la SNCF.

Le Parlement et la société Thalys ayant un accord commercial -38 euros par trajet simple pour les députés européens-, le montant annuel de ces trajets s’élève donc à 3 496 euros. A cela, il faut ajouter le coût des allers-retours Paris-Strasbourg qu’on peut évaluer à 1 200 euros par an (avec un billet aller simple à 50 euros).

Frais généraux : 4 202 euros

Loyer, matériel pour le bureau, connexions Internet, fournitures, appels téléphoniques, envoi d’invitations, déplacements supplémentaires, achat de livres et de documents : voilà à quoi est destiné ce budget.

« Cette somme, je la verse chaque mois sur un compte séparé de mes comptes personnels. Et avec mon équipe, on conserve tous les justificatifs de nos dépenses.

Ce que nous avons prévu avec les autres membres du groupe les Verts/ALE, c’est de reverser l’argent non-utilisé en fin de mandat au Parlement européen. »

Il est intéressant de noter qu’il n’y a pas un contrôle systématique de ces dépenses, même si les députés sont censés conserver tous leurs justificatifs de paiements. A la fin de son mandat, rien n’oblige un eurodéputé à reverser le surplus financier restant, puisqu’il est censé avoir tout dépensé. Un principe de « confiance », certainement.

Activités de communication et d’études : 2 743, 75 euros (32 925 euros par an)

« Cette enveloppe sert à financer des missions à l’étranger, des études, des conférences ou des colloques qui concernent notre groupe politique et les problématiques sur lesquelles on travaille.

Quand il faut faire venir des intervenants d’un autre continent ou inviter 30 visiteurs au Parlement, les sommes grimpent vite. »

Rémunération des assistants : 19 364 euros

« J’ai trois collaborateurs à Bruxelles : ce sont mes oreilles, mes personnes de confiance. Je ne les ai pas choisis en fonction de leurs positions politiques, mais plutôt en fonction de leurs compétences et du partage de certaines valeurs et idées.

Cette somme sert donc à les rémunérer, à payer leurs frais de mission quand ils vont à Strasbourg... Et puis, de ce montant, je reverse 2 500 euros pour payer les collaborateurs communs aux 14 députés d’Europe Ecologie et les stagiaires. »

Revenus personnels : 8 580,33 euros

Salaire net : 6 080,33 euros

Comme tous les députés européens, la rémunération brute de Karima Delli s’élève à 7 807,12 euros par mois. A cela, il faut déduire un impôt communautaire de 1 713,57 euros alloués « au renforcement du budget de l’Europe », ainsi que 13,22 euros de cotisation d’assurance.

« Je gagne très bien ma vie, je n’ai pas à me plaindre. Et je ne verrais pas de problèmes à ce que l’on gagne un peu moins en tant que député européen : entre 3 500 et 4 000 euros. Je serais déjà contente.

Je sais que je suis considérée comme riche, c’est pour ça qu’il y a des combats auxquels je tiens et que je mène au Parlement. Comme ceux de l’établissement d’un revenu maximum ou celui d’un logement décent pour tous. »

Indemnités journalières : 2 500 euros

Pour chaque jour de présence aux réunions du Parlement dont le député est membre, le Parlement lui verse une indemnité journalière de 298 euros. Mais uniquement s’il a signé le registre de présence. Grosso modo, cela représente trois jours par semaine, sauf pour la semaine verte où ces indemnités ne sont pas versées.

« Comme je suis présente 96% du temps à mon poste, le montant mensuel de mes indemnités est assez élevé. Mais je trouve ça choquant que l’on soit payé 300 euros par jour pour faire notre boulot, en plus de notre salaire.

Ce n’est pas la présence qui devrait être encouragée, mais bien l’absence qui devrait être sanctionnée. »

Dépenses fixes : 4 093,90 euros

Contribution à EELV : 1 800 euros

Chaque mois, Karima Delli verse ce montant à Europe Ecologie - Les Verts pour le fonctionnement général du parti.

Loyer : 830 euros

Notre députée a deux logements : un à Bruxelles auquel correspond ce loyer, et un autre à Paris dans lequel elle vit en colocation. Pour ce dernier, elle ne paie que les charges. A part ça, Karima Delli n’est propriétaire de rien, « sauf d’une tente ».

Charges Bruxelles (gaz, eau, électricité) : 150 euros

Eau (Paris) : 100 euros

Electricité (Paris) : 75 euros

Taxe d’habitation : 25 euros (300 euros par an)

« Cette taxe correspond à mon appartement bruxellois. Pour l’appartement de Paris, c’est mon colocataire qui s’en charge. »

Mutuelle : 56 euros

Impôt sur le revenu : 333 euros (4 000 euros par an)

« C’est une estimation. Mais de toute façon, ça va augmenter lors du prochain paiement vu que je n’ai été imposée que sur la moitié d’une année de mandat. La prochaine fois, je débourserai autour de 7 000 euros. »

Transports en commun à Bruxelles : 24,60 euros (deux cartes de 10 trajets)

Pass Navigo mensuel à Paris : 60,40 euros

Frais de portable : 500 euros

Malgré un forfait de 200 euros signé auprès d’un opérateur téléphonique français, elle dépasse largement ce montant tous les mois.

Cela s’explique par le fait qu’il n’existe pas de forfait illimité entre la Belgique et la France. « Tout le monde » conservant son numéro français à Bruxelles, les surcoûts payés pour chaque communication grimpent rapidement.

Abonnement Internet : 19,90 euros

Cet abonnement vaut uniquement pour Paris. A Bruxelles, elle ne paie pas de connexion.

Lentilles : 120 euros (30 euros par semaine)

Dépenses aléatoires : 1 380 euros

Courses : 400 euros

Pour elle et son colocataire.

Déjeuners sur les frais personnels : 280 euros (70 euros par semaine)

« Cette somme de 70 euros par semaine, c’est ce que je débourse avec mes amis, ma famille. Mais c’est vrai que pour les déjeuners, ce n’est pas facile à dire parce que j’ai quand même beaucoup de déjeuners dans le cadre de mes activités.

Quand je suis avec vingt experts que j’ai invités, je fais passer ces dépenses sur mes frais généraux. »

Livres : 400 euros

« J’adore lire, je suis une malade du livre. J’adore la collection de La Pléiade mais ils coûtent chers. Je lis aussi beaucoup de livres politiques. »

Sorties et cinéma : 300 euros

« J’aime beaucoup les films de David Lynch et de François Truffaut. J’ai été voir “Vénus noir”, “Les Petits mouchoirs” et “Potiche” récemment. Je ne l’ai pas aimé celui-là, vraiment pas drôle. »

Dépenses diverses, aide et cadeaux à ses proches : ?

Depuis qu’elle gagne bien sa vie, Karima Delli soutient ses proches. Dans quelle mesure ? Elle tient à garder cette information à sa seule discrétion.

Epargne : 2 500 euros

Chaque mois, Karima Delli met de côté le montant total de ses indemnités journalières.

Allez, en guise de clin d’oeil et de conclusion, voici le dernier clip vidéo de Jeudi Noir où apparaît Karima Delli, tourné à l’occasion de l’ouverture récente d’un squat avec vue sur l’Elysée. (Voir la vidéo)

Photos : Karima Delli dans les bureaux du Parlement européen à Paris, en janvier 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)


Combien gagnez-vous ? Comment dépensez-vous ?

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  • mixture fait maison
    • Posté à 18h49 le 25/01/2011
    • Internaute 91546

    « Mais je trouve ça choquant que l’on soit payé 300 euros par jour pour faire notre boulot, en plus de notre salaire. »

    « Chaque mois, Karima Delli met de côté le montant total de ses indemnités journalières. “

    Ce n’est pas choquant d’épargner une somme dont on ne nous apprend pas ce qu’elle compte en faire...

    Ce qui est globalement choquant c’est le niveau de vie de ces messieurs dames qui nous représentent, nous c’est à dire les smicards, stagiaires préciares chômeurs clodos squatteurs en passe d’expulsion, travailleurs au RSA etc.

    A l’heure où on nous bassine avec les caisses vides de l’État, les dépenses publiques trop élevées etc. On sait maintenant où prendre la thune qui nous manque ! Cet argent nous appartient, rendez-le ! Et dégagez on an a besoin de vous, la Belgique vie depuis des mois sans gouvernement, et je n’ai pas entendu dire que c’était le chaos.

  • nevenoe
    nevenoe répond à pmithrandir
    ONG
    • Posté à 21h29 le 25/01/2011
    • Internaute 95578
      ONG

    y a pas si longtemps, je coûtais 3400 euro à mon ONG belge pour un net de 1400 et un brut de 2300. Un assistant parlementaire doit gagner 2000 euro net, ce qui est LOIN d’être scandaleux parce qu’ils ne sont clairement pas aux 35h les loulous. 2000 net, en belgique ça doit représenter 5000 euro de charge, voire plus.

    Penser 12000 / 3 = 4000 euro de salaire c’est assez rigolo.

  • matelio
    matelio
    actif
    • Posté à 21h46 le 25/01/2011
    • Internaute 65324
      actif

    Au risque d’être à contre courant, je dis bravo à cette élue pour ce beau témoignage de franchise et de transparence. On peut éventuellement critiquer les salaires européens cités, mais sans ce témoignage direct, certains riverains auraient-ils connu les chiffres cités pour protester ainsi ? Cette député semble payée pour un travail à temps plein. Pourquoi ne pas s’acharner plutôt sur les parasites qui n’assurent même pas ce travail (une « célébrité » est citée dans l’article, d’ailleurs).
    Par ailleurs, ironiser sur cette député plutôt que sur le système est tellement facile. Quand le président français décide d’augmenter de 172 % ses rémunérations, y-avait-il beaucoup de gens dans la rue ?
    Quel parti politique compte corriger cet abus s’il est élu ? Je m’étonne du silence des grand partis sur ce point...C’est sur ce genre d’action que la protestation populaire serait efficace pourtant ! ! ! Taper sur un député qui joue la transparence, c’est facile, et depuis son fauteuil, ça mange pas de pain. Faudra pas s’étonner que d’autres rechignent à le faire ensuite. Bravo à Karima Delly, et à l’auteur de l’article aussi.

  • Albert Mudas
    Albert Mudas
    Chercheur
    • Posté à 22h00 le 25/01/2011
    • Expert 113309
      Chercheur

    Beaucoup de commentaires pointent « l’indécence » du salaire perçu. Si je peux comprendre certains points de vue, il ne faut pas oublier que le salaire élevé des élus à été voulu de la sorte par le Législateur pour permettre, justement, à ces élus de faire leur travail à l’abri des pressions et de la corruption. Dans de nombreux pays où les élus (à tous niveaux que ce soit) sont mal payés, on assiste à des cas de corruption, d’achat pur et simple.

    Je ne dis pas que c’est forcément le rêve en Europe, mais force est de constater que ces élus, malgré tout, font leur travail.

    De plus, ils ne sont pas dans un format 35h et 2 jours weekend mais prestent parfois de nombreux jours d’affilée, ne comptent plus les réunions qui se terminent aux aurores, les commissions machins et les meetings truc-muches...

    Il est très facile (trop ?) de tirer sur leurs revenus car ils peuvent paraitre choquants, mais n’oubliez pas également que leur carrière, pour la plupart, est assez courte.

    Pour autant, tout n’est pas rose et plusieurs éléments sont eux, carrément choquant : les jetons de présence. Si je me présente au boulot, je ne reçois pas quelques euros supplémentaires pour me remercier, et c’est bien normal. La Députée le précise dans l’article et elle a raison.
    Le contrôle des notes de frais qui, apparemment, est totalement farfelu et surtout pas transparent.
    L’opacité générale sur les conditions d’octroi des traitements et leur calcul. Je conçois, pour les raisons évoquées plus haut, qu’un élu gagne suffisamment pour se placer à l’écart des pressions, mais comment son salaire est-il calculé ?
    Pourquoi diable n’existe-t-il pas un contrôle plus drastique des dépenses des députés avec retour systématique du surplus dans les caisses du Parlement ?

    Bref, peut mieux faire l’Europe mais il est quand même inutile d’hurler avec les loups du populisme ou de jouer aux Torquemada aux petits pieds. Un poste à responsabilités ne peut pas être rémunéré avec des cachous.

  • Hannibal Forez
    Hannibal Forez
    Chercheur
    • Posté à 22h03 le 25/01/2011
    • Expert 142267
      Chercheur

    Je salue la bonne volonté et la sincérité de cette député. Tous les comptes professionnels des élus, en France et en Europe devraient faire l’objet d’une totale transparence.

    Je suis néanmoins choqué par :
    1. Le niveau de salaire de cette élue. Plus de 6000 euros. Elle reconnaît elle-même que 3000 ou 4000 euros seraient plus décents.
    2. Les indemnités journalières en tant que telles : 300 euros pour séjourner au Parlement ! Mais de qui se moque-t-on ? Une indemnité est supposée couvrir des frais dus à la fonction. Or les billets de train sont déjà payés et séjourner une journée à Bruxelles ne nécessite pas 300 euros. En outre, le fait d’être en fin de compte rémunéré pour le travail que leur salaire rémunère déjà est une aberration. C’est également comme cela que certains députés se sont faits spécialiste des aller-retour matinaux entre la capitale et Bruxelles ou entre leur domicile bruxellois et le parlement pour simplement toucher l’indemnité mais ne pas se conformer à leur obligation.

    La rémunération doit permettre à un député de vivre, en aucun cas être une source de motivation malsaine.

  • pmithrandir
    pmithrandir répond à nevenoe
    http://www.jaiuneidee.net
    • Posté à 22h07 le 25/01/2011
    • Internaute 90097
      http://www.jaiuneidee.net

    En fait, j’avais deja enlevé les charges éstimées.

    20 000 net -> 12 000 après charges
    Et donc 4000 euros / personne.

    Ce qui est peut etre un peu surevalué(meme si je ne crois pas qu’ils dependent du droit belge). Enfin, moi pour un boulot comme ca 4000 euros je ne penserais pas les voler, donc je leeur accorde volontier un salaire de ce niveau.

    N’oublions pas en effet qu’une personne aussi proche du droit de vote doit être un minimum protégé, au risque de voir les lobbies mettre la main au porte monnaie autrement.

  • Fenrir
    Fenrir répond à Le_mouton_noir
    Ingénieur en informatique
    • Posté à 23h18 le 25/01/2011
    • Internaute 54922
      Ingénieur en informatique

    Avec un SMIC à 5000€, le coût des salaires dépasserait le PIB annuel du pays. Visiblement, à 4000€, par contre…

    Plus sérieusement, le problème de la rémunération des représentants du peuple (ce qu’ils sont après tout censé être) est loin d’être simple. Ce salaire doit-il être fixé dans une constitution ou un traité quelconque, à faire voter par référendum ? Mais qui décide de la somme à proposer, à ce moment-là ? Est-ce à l’exécutif de décider de la rémunération du législatif ? (Je suis d’ailleurs curieux de savoir comment sont rémunérés les juges, pour ma culture personnelle.)

    On remarquera qu’il peut être intéressant pour les rémunérations des parlementaires de comparer comment cela se passe dans les différents pays du continent (ou à niveau de vie / organisation politique et économique semblable ou proche). Il me semble que la crise des note de frais a été déclenchée en Grande Bretagne par des dépenses dont les sommes mensuelles pour les MP pris la main dans le sac étaient similaires aux enveloppes de nos députés — dont l’utilisation n’est pas particulièrement surveillée à ce que je sache.

  • Lo B.
    Lo B. répond à pastisglacon-
    Etudiant
    • Posté à 23h23 le 25/01/2011
    • Internaute 79385
      Etudiant

    Si les députés n’étaient pas payés une somme conséquente, seuls les riches pourraient se permettre d’être député, car il ne faut pas oublier que leur mandat ne dure qu’un certain nombre d’années, et que certains (ils ne sont pas tous fonctionnaires), abandonnent leur métier pour pouvoir s’impliquer en politique, souvent quand même avec des idéaux.
    Alors vous qui souhaitez la baisse des salaires des députés, que pensez-vous d’un monde où seul les riches auraient leur mot à dire dans la législation, puisque ce serait les seuls à pouvoir se permettre de faire de la politique ?

  • niang
    niang
    exceptionnelle
    • Posté à 01h07 le 26/01/2011
    • Internaute 123315
      exceptionnelle

    Tout d’abord, merci à Karima d’etre passé au scanner de revenus

    Mais je comprends l’indignation des gens, oui c’est honteux, à plusieurs titres :
    - honteux de gagner autant (imaginez combien d’années de travail du roumain lambda elle fait rentrer en un mois)
    - honteux d’en avoir autant (100 deputés nationaux et 200 européen suffiraient largement)
    - revoltant d’avoir une prime de présence. Ceux qui sont coincés dans le RER ecrasés ont plus souvent une prime d’absence à renfort de coups de pied dans le cul et de retenues sur salaire
    - honteux de se dire trop payée et de garder l’argent au lieu de le donner à des assoc ou des gens qui ont faim dans la rue.

    Je suis bien content d’avoir brulé ma carte d’electeur, et la prochaine voix que je m’exprimerai, ça sera dans la rue. Esperons qu’il ne faille pas attendre 2089 pour voir ça.

    Je conchie la France et je conchie l’Europe

    niang

  • Biloo
    Biloo
    Citoyen éveillé.
    • Posté à 13h17 le 26/01/2011
    • Internaute 141342
      Citoyen éveillé.

    Je salue l’honneteté de cette femme, car ils ne sont pas légion à avouer leur comptes ! !

    Je suis par contre choqué de certains commentaires. Ses comptes sont plus que net et relativements bien fondés. Gagner 8000 euros par mois ce n’est pas la fin du monde. Alors il est facile de jalouser son salaire. Mais comme il a été dit, elle possède 3 lieux de travail, de nombreux déplacements, des responsabilités. Combien d’heure travaille elle par semaine ? ? ? Certainement pas 35... Et elle n’a pas d’heure sup à compter, elle ne travaille que pour un fixe, qu’elle travaille plus ou moins d’une semaine à l’autre. Quelle vie de famille posssède cette femme ? Elle qui passe son temps entre paris strasbourg, bruxelle et le wagon d’un tgv ? ?
    Cette eurodéputée, livre les secret de ses comptes, montre qu’elle prend soin de bien les attribuer. Occupe son siège de député à 96% du temps et vous trouvez à redire ? Qu’en est il des parlementaires francais, zappez sur la chaine parlementaire un peu constater le taux de remplissage de notre assemblée nationale.

    Quand je lit des absurdités telles que mettre le SMIC a 5000 euros, je suis choqué.
    Parce que vous vous imaginez avoir plus de moyen si tout le monde touchait 5000 euros minimum. ? Vous payerez juste votre baguette de pain 10euros... etc...
    Il ne s’agit pas de donner de l’argent à tour de bras, pour rien, il s’agit de justifier les salaires par des compétences. Certes certains ont de faibles revenus malgrès un travail pénible, mais qui dans l’absolue ne demande aucune compétences particulières (je sais de quoi je parle)
    Mais tout le monde veux plus, travailler moins pour consommer plus ! ! ! ! Voila le coeur du problème.
    Stoppez le débat jaloux et stérile du niveau des salaires, mais considéré la justesse des salaires ! ! Vous voulez une paye d’ingénieur ? Faites les études pour.... attention toutefois, je vous préviens vous allez devoir aussi sacrifier votre vie familliale, vos sortie et travailler 50h par semaines payé 35....
    Vous voulez une « paye de ministre » faites vous élire, vous voulez devenir un de ces « patrons surpayés » ? montez votre boite allez y.... vous en avez le droit ! ! ! !

    Revenez enfin sur terre et cessez de jalouser les revenus de votre voisin, la justice n’est pas d’avoir tous la même chose (le même salaire) mais d’obtenir le juste fruit de votre travail.

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