A la une 18/01/2011 à 16h44

Tunisie : l'art du rétropédalage chez les politiques français

Blandine Grosjean | Rédactrice en chef Rue89

Ce mardi matin sur i>Télé, Claude Bartolone, président PS du conseil général de Seine-Saint-Denis, natif de Tunisie, avait la « joie prudente ». La veille, Alain Juppé, ministre de la Défense, avait évoqué « le degré d’exaspération » des Tunisiens, sous-estimé par les « pays occidentaux ». La France, ex-championne des droits de l’homme, deviendrait-elle celle des euphémismes ?

Depuis le succès de la révolution tunisienne, les politiques français opèrent un virage sur l’aile, pesant leurs mots pour ne pas apparaître en contradiction avec leurs récentes et cyniques positions.

« L’expression d’un mécontentement politique »

Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères et européennes, auditionnée ce mardi matin par les députés de la commission des Affaires étrangères, était venue justifier sa proposition controversée d’aide policière à la dictature tunisienne, le fameux « savoir-faire policier français ».

En préambule, elle a d’abord évoqué les « événements considérables » se tenant actuellement dans le pays. Elle rappelle que comme tous les autres – gouvernements, observateurs et journalistes –, elle ne les avait pas vus venir :

« Certes, nous avions pu constater l’insatisfaction de la jeunesse tunisienne, l’exaspération face à l’accaparation (sic) des biens par un clan. »

Après l’immolation de Mohamed Bouazizi, elle avait été informée de « l’expression d’un mécontentement politique » et finalement de « l’usage excessif de la force contre des manifestants ».

La ministre s’est dit « scandalisée » par « l’utilisation et la déformation de ses propos » :

« J’ai voulu exprimer ma sensibilité aux souffrances du peuple tunisien au cours des manifestations. J’ai été bouleversée par les tirs à balles réelles. »

Quand Barack Obama saluait dès le 14 janvier « le courage et la dignité du peuple tunisien », l’Elysée se bornait, le lendemain, à « prendre acte de la transition constitutionnelle ». MAM justifie ainsi ce contraste entre la froideur française et la chaleur américaine :

« Si ça c’était passé au Mexique, où vivent beaucoup de leurs compatriotes, ils n’auraient pas réagi en premier. »

A l’écouter, le gouvernement français a voulu protéger ses ressortissants en ne félicitant pas le peuple tunisien.

Sarkozy : des « limites à la liberté » posées par Ben Ali

Selon Le Parisien du 18 janvier, Nicolas Sarkozy persiste. Lundi, il aurait déclaré en petit comité :

« Ben Ali a fait de bonnes choses pour son peuple, notamment sur l’économie et et la formation, mais dans un deuxième temps il a mis des limites à la liberté de son peuple. »

Le même jour, Henri Guaino, conseiller spécial du Président, a tenté :

« Qu’il y ait pu y avoir des maladresses ou des incompréhensions, après tout cela est possible. [Mais] imaginez que la France intervienne dans les affaires d’un pays qui est un ancien protectorat français, qu’aurait-on dit ? »

Le régime « autocratique » tunisien

Brigitte Barèges, député-maire UMP de Montauban, a diffusé ce mardi matin un communiqué assez étonnant où elle appelle la France à la plus grande vigilance quant au risque d’une prise de pouvoir des fondamentalistes religieux :

« L’ensemble de la communauté est hypnotisée par “la révolution de jasmin” qui a entraîné la chute du régime autocratique tunisien. »

Elle ajoute :

« Il n’y a pas de hasard à ce que la carte de l’activité d’Al Qaeda colle à celle des agitations populaires et parfois insurrectionnelles [au Maghreb et dans une partie du Moyen-Orient, ndlr]. »

Ce communiqué a été cosigné par deux députés UMP, Patrick Beaudouin, député du Val-de-Marne et Valérie Boyer, député des Bouches-du-Rhône et vice-présidente du groupe d’amitié France-Tunisie.

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  • A déménagé le 13-10-2012
    • Posté à 16h50 le 18/01/2011
    • Internaute 19357
      non connue

    M... , les vacances à l’oeil pour ces Messieurs Dames payées par Ben , c’est terminé ? ? ?

    • I.P
      I.P répond à A déménagé le 13-10-2012
      Il manque Hulk en baskets
      • Posté à 17h28 le 18/01/2011
      • Internaute 25391
        Il manque Hulk en baskets

      Il n’y a pas aussi un fils Pasqua planqué là bas pour éviter les juges chez nous ?

    • lancetre
      • Posté à 21h10 le 18/01/2011
      • Internaute 18658

      Ces textes, dirait Alliot-Marie, eurent des contextes.

      Mais si l’on sort les textes des contextes, que reste-t-il ?

       : -))

  • spleenlancien
    spleenlancien
    Merde à l'or
    • Posté à 16h57 le 18/01/2011
    • Internaute 78672
      Merde à l'or

    Sans doute la France en tant qu’ancienne puissance coloniale n’est pas la mieux placée pour donner des leçons.
    Mais alors pourquoi cet empressement à designer le vainqueur des elections de Côte d’Ivoire ? ...
    A propos de la Tunisie, quand la France se taisait, elle était dans l’erreur. Quand elle prit la parole, elle se vautra dans la faute.

    • chica
      chica répond à spleenlancien
      citoyenne du monde
      • Posté à 21h28 le 18/01/2011
      • Internaute 140369
        citoyenne du monde

      il faut dire que sarkozy qui à réponse à tout et se mêle de tout (d’ailleurs il va emmener la France à sa perte en continuant ainsi), n’a pas eu la langue bien pendue cette fois ci, la perte de ses gros interets economiques en tunisie semblent lui avoir fait perdre la voix ........

  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 16h59 le 18/01/2011
    • Internaute 42678
      Orwellien

    J’ai honte de la France, mais je dois avouer que l’attitude du reste du monde, en particulier UE et Etats-Unis, n’a pas été si claire et courageuse qu’on le laisse entendre (sauf si on compare à la France, strictement).

    On a connu la « communauté internationale » bien plus virulente pour d’autres crises aussi graves...voire moins. Pourquoi ?

    • chica
      chica répond à Tofraziel
      citoyenne du monde
      • Posté à 21h22 le 18/01/2011
      • Internaute 140369
        citoyenne du monde

      tout à fait ! !
      je comprend la honte pour la france mais les Tunisiens savent que les francais ne sont pas tous des partisans de l’UMP et compagnie

      un soutien financier en partant en vacances la bas cet été serait un bon geste de soutien car ce pays vit beaucoup du tourisme et cette fois il n’yaura pas une majeure partie de votre argent reversée a une seule grande famille via des commissions prelevées sur de nombreux secteurs

    • shaman de l amour
      shaman de l amour répond à Tofraziel
      cuniculteur potentiel plein d' (...)
      • Posté à 22h02 le 18/01/2011
      • Internaute 117827
        cuniculteur potentiel plein d' (...)

      Paske cété dé communiss

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 18h54 le 18/01/2011
    • Internaute 24252
      卑語

    le gouvernement de Nicolas Sarkozy a pulvérisé les records de l’insanité et de la cécité politiques. A tout seigneur tout honneur, la palme de l’incompétence et de l’Hénormité revient sans doute à Michèle Alliot-Marie qui, ministre des Affaires étrangères, et à deux reprises, n’a su que proposer le « savoir-faire » français en matière de maintien de l’ordre, alors que les morts se comptaient déjà par dizaines. Drôle de conception de la diplomatie, singulière idée de la démocratie ! Le propos était d’autant plus surréaliste que « MAM », ancienne ministre de la Défense, puis de l’Intérieur, est mieux placée que quiconque pour savoir que la Place Beauvau a développé une coopération policière de grande ampleur avec la Tunisie de Ben Ali, depuis vingt-trois ans, avec les résultats que l’on voit. La France a vendu à celui-ci des moyens techniques surdimensionnés qui lui permettaient d’écouter deux fois l’ensemble de ses sujets. Elle lui a envoyé des officiers de liaison et des agents du SCTIP qui ont pu observer de près la manière dont le régime surveillait, emprisonnait, battait, torturait et condamnait à la mort sociale les opposants (et leur famille).

    Aussi faut-il prendre au mot la déclaration pontifiante du ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, le 11 janvier, rappelant qu’« avant de juger un gouvernement étranger » il fallait « bien connaître la situation ». La « situation », les autorités françaises la « connaissaient » fort bien, de l’intérieur, pour en être parties prenantes (et trébuchantes puisque cette coopération policière charriait son lot de contrats). Il leur était aussi loisible de lire les travaux de science politique que les chercheurs d’un CNRS dont elles sont promptes à railler l’improductivité avaient publiés : par exemple Le Syndrome autoritaire. Politique en Tunisie de Bourguiba à Ben Ali de Michel Camau et Vincent Geisser (Presses de Sciences Po, 2003), ou La Force de l’obéissance. Economie politique de la répression en Tunisie de Béatrice Hibou (La Découverte, 2006). Même la désespérance sociale de la jeunesse, à l’origine du soulèvement, était parfaitement documentée grâce aux remarquables analyses de Samy Elbaz (2). Et la fragilité de la réussite économique de la Tunisie avait bel et bien été annoncée dès la fin des années 1990 (3). Il n’y avait pas un pan du régime de Ben Ali qui restait ignoré.
    Désormais, Nicolas Sarkozy entend se tenir aux côtés du peuple tunisien dans sa marche vers la démocratie. Mieux vaut tard que jamais. Sauf que le soutien de la France aux démocrates équivaut au baiser de la mort, si l’on en juge par la séquence tchadienne de 2007-2008
    Néanmoins, Ben Ali a été chassé vendredi par une révolution de palais plutôt que par la foule : soit par les hiérarques du parti unique, qui se sont débarrassés de leur fondé de pouvoir avant que celui-ci ne les entraîne dans sa chute ; soit par l’armée, dont l’un des chefs d’état-major, Rachid Ammar, venait d’être renvoyé, qui désapprouvait le bain de sang et qui n’était sans doute pas fâchée de prendre sa revanche sur la police.
    Le risque est donc grand de voir le régime se refermer comme une huître à la première occasion venue, comme il l’avait déjà fait après le « Changement » du 7 novembre 1987, ou à l’instar de la République algérienne après les émeutes d’octobre 1988 et l’intermède démocratique auquel avait mis fin l’armée à la suite de la victoire électorale du Front islamique du salut.

    Jean-François Bayart Mediapart.

    Ali Seriati : « Peut-être on partira, mais on brûlera Tunis »

    « En octobre, ce clan aurait mis au point, selon lui, un scénario “diabolique” consistant à laisser “le président en poste jusqu’en janvier 2013, puis sa démission aurait été annoncée pour raison médicale, suivie d’un appel pour des élections”. Les partis “amis” auraient été instrumentalisés pour créer une polémique en présentant de faux candidats. Des manifestations organisées un peu partout par le RCD, le parti du pouvoir, se seraient conclues par une “manif monstre d’un million de personnes à Tunis pour réclamer la candidature de Leïla”.

    Mais, le 17 décembre, le suicide de Mohamed Bouazizi, immolé par le feu, change tout. “Ben Ali était totalement indifférent, il a dit quelque chose comme : ‘Qu’il crève’. A ce moment, Abdelwahab Abdallah est devenu le véritable régent, et Abdelaziz Ben Dhia le filtre sans qui rien ne passait.’ Ali Sériati, le chef de la garde présidentielle, fait partie du dispositif.

    L’ancien conseiller décrit des acteurs de plus en plus fébriles au fur et à mesure que le mouvement de révolte prend de l’ampleur dans le pays. Le 29 décembre, au lendemain du premier discours du président, il assiste à une réunion de crise. ‘Abdallah a dit : Il faut que tout ça soit manipulé par un groupe affilié à Al-Qaida au Maghreb islamique. Pour nos amis français, c’est la seule solution.’ Ce à quoi a répondu Ben Ali, très cynique : AQMI en Tunisie, c’est la mort du tourisme, on va se suicider’.’

    lemonde

  • Malzieux
    Malzieux
    Ex-chomeur
    • Posté à 17h21 le 18/01/2011
    • Internaute 124404
      Ex-chomeur

    MAM s’enfonce de plus en plus. Son offre à Benali pour la répression des manifestants n’avait rien à voir « avec sa souffrance » d’apprendre que cette répression se faisait à balle réelle.
    Si la France n’a rien dit, c’est qu’économiquement cela ne l’arrange pas trop, cette soudaine révolution (elle espérait bien qu’elle serait matée). Etant le premier partenaire économique de la Tunisie, dans les conditions offertes par Benali, la nouvelle donne peut gêner ses entreprises présentes et ses investissements.

    Lien
    Lien

    Le chiffon rouge de l’islamiste est agité par l’ump, mais sur place, où est-il ?

    Quant au reste du monde, cette révolution ne lui plaît pas trop non plus. Cela bouleverse les équilibres économiques qui, pour le monde arabe, reposent presque exclusivement sur des dictatures. L’idée que des démocraties puissent fonctionner et renégocier les « partenariats économiques préétablis » ne satisfait pas les multinationales qui ont beaucoup à perdre à ce jeu là.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 17h10 le 18/01/2011
    • Internaute 24252
      卑語

    Tunisie : un avion contenant du matériel de maintien de l’ordre bloqué vendredi à Roissy

    Selon nos informations, un avion cargo chargé de matériel de maintien de l’ordre à destination de la Tunisie a été bloqué vendredi 14 janvier par les douanes françaises, avant son décollage de Roissy (Paris).
    Il s’agissait d’une commande du gouvernement de Ben Ali auprès d’un groupe français, spécialisé dans l’exportation d’uniformes et d’équipement de police. En l’occurrence, des tenues, des protections et des grenades lacrymogènes, soufflantes ou éclairantes, mais pas de matériels militaires.
    L’avion devait partir en fin de matinée et les douaniers se sont soudain montrés très pointilleux, ce qui a conduit le patron du groupe à se rendre sur place. Il a alors reçu un appel d’une haute autorité de l’Elysée, lui signifiant que cette livraison était hors de question. Dans les heures qui ont suvi, le président Ben Ali a quitté la Tunisie.

    Mardi 18 Janvier 2011
    Jean-Dominique Merchet
    Lien

  • Bruno_bxl
    Bruno_bxl
    informaticien
    • Posté à 17h10 le 18/01/2011
    • Internaute 60094
      informaticien

    Et voilà, encore une fois, le fameux « contexte » est invoqué !

    Propos soi-disant déformés, sortis de leur contexte...
    En gros, Alliot-Marie n’aurait jamais dit ce que tout le monde a compris, mais exactement l’inverse.

  • unagi-
    unagi-
    卑語
    • Posté à 17h13 le 18/01/2011
    • Internaute 24252
      卑語

    François Fillon « encourage » les Français résidant en Tunisie à « y demeurer », preuve de « la confiance » de la France « dans le peuple tunisien ». Il propose « l’assistance » de la France pour l’organisation d’« élections libres ». « Nous sommes prêts à fournir au gouvernement tunisien, s’il le désire, l’assistance nécessaire pour participer à l’organisation de ces élections », propose le chef du gouvernement. C’est mieux que de proposer le savoir-faire français à la police tunisienne pour « régler les situations sécuritaires », comme l’a fait Michèle Alliot-Marie, la ministre des Affaires étrangères, mercredi dernier.

    libé

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 17h29 le 18/01/2011
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    « La Tunisie donc était un pays qui avait développé l’éducation puisque c’est une des raisons de la crise aujourd’hui, les diplômés ne trouvant pas de travail »
    Alain Juppé

    On leur a appris à lire et à écrire, pire à utiliser des portables et des ordis . Ah ! Ils en ont eu de beaux Noëls. Et maintenant, ils vous font tout péter, ils vous mettent la panique. Ils n’ont le respect de rien. Ni des affaires, ni du tourisme, avec tous ces gens coincés au bord de leur piscine, ni de l’ordre établi, ni du président bien-aimé. Ni de notre président à nous qui était ami avec le leur, on a même gardé de belles photos avec Carla...

    Dans le concours UMP « une connerie par jour », MAM est battue.

    • unagi-
      unagi- répond à Sixpatte-
      卑語
      • Posté à 18h58 le 18/01/2011
      • Internaute 24252
        卑語

      Encore une manifestation de la supériorité francaise ou le dernier des derniers peut devenir rédacteur en chef de l’argus auto.
      La paix sociale avec une diaspora tunisienne survoltée est à ce prix.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 18h20 le 18/01/2011
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout
  • 0173dom
    0173dom
    retraité
    • Posté à 18h36 le 18/01/2011
    • Internaute 111751
      retraité

    ah ! ils ne sont pas très jolis nos politiques, de droite comme de gauche d’ailleurs, il faut quand même reconnaitre que MAM est hors concours, elle les survole tous.

    • chica
      chica répond à 0173dom
      citoyenne du monde
      • Posté à 02h29 le 19/01/2011
      • Internaute 140369
        citoyenne du monde

      en même temps elle a lu un texte preparé par on ne sait qui et en plus fillon la fermement défendu devant les députés,
      MAM est une marionnette blonde d’un théatre obscur

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h40 le 18/01/2011
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Sur le coup de la « joie prudente », je suis d’accord. Y’a de quoi se réjouir, mais faut pas être débile au point d’imaginer que maintenant tout va aller pour le mieux.
    Le propre des révolutions est de virer un dictateur pour en installer un autre.

  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 18h41 le 18/01/2011
    • Internaute 5710

    Le meilleur, c’est Guaino

    imaginez que la France intervienne dans les affaires d’un pays qui est un ancien protectorat français, qu’aurait-on dit ? »

    c’est vrai ça, imaginez que la France ait proposé son savoir faire dans le maintien de l’ ordre, qu’aurait-on dit ? ?

  • inspecteur crouton
    • Posté à 18h44 le 18/01/2011
    • Internaute 118828
      modéré

    On est admiratif face aux Tunisiens qui ont réussi à se débarrasser de leur tyran, mais on leur sera carrément reconnaissant si grâce à eux Alliot Marie est « démissionnée »...

  • Funkabeat
    Funkabeat
    Grooviste incurable
    • Posté à 19h49 le 18/01/2011
    • Internaute 133395
      Grooviste incurable

    Il ne faut pas oublier Freddy Mittérand qui nous a scié en disant que la Tunisie n’était pas une dictadure ! ! !
    Son goût pour le tourisme sexuel l’a fait voyager souvent en Tunisie, il a même un passeport tunisien...
    La défense du dictateur, sur un plateau de télé, après des dixaines de morts par la police, et moins d’une semaine avant sa fuite du pays, en dit long sur le charactère nauséabon de cet énergumène.

    Existe-t-il encore quelquechose avec lequel les français peuvent être solidaires dans ce gouvernement ? ? ?
    « Diriger c’est prévoir ». Ils disent maintenant qu’ils ne pouvaient pas imaginer ? Qu’est-ce que c’est que cette réponse d’ado ?
    Il manque tout à cette équipe de bras cassés.

  • Yaaakari
    Yaaakari
    Photographe - eye of the tiger (...)
    • Posté à 20h44 le 18/01/2011
    • Internaute 77957
      Photographe - eye of the tiger (...)

    En même temps ce n’est pas leur rôle ! Et c’est même aller dans le sens de l’histoire que les hommes politiques français ne soient plus interventionnistes.

    Dans le temps les français sous couvert d’apporter la civilisation et le christianisme à des peuples, qui n’en demandaient pas tant, les ont colonisés et exploités.

    Dans le même ordre d’idée le french doctor a théorisé l’ingérence humanitaire. On va sauver malgré eux les peuples qui sont assis sur un tas d’or et qui n’arrivent pas à se le partager entre eux.

    Puis ensuite il y a eu le regime change, théorie selon laquelle les pays du grand moyen orient (comprendre les pays arabo musulman du Maroc à l’Afghanistan, de la Syrie au Soudan) deviendraient tous démocratiques suite à l’intervention des Alliés dans les pays (pétrolier) de l’Axe (du mal) (Irak, Iran, Afghanistan).

    Et enfin dernière mésaventure au moment même ou le géant américain est en train de tout doucement vaciller, de tourner les pages sombres des années Bush, les français (encore eux décidement !) veulent donner aux chinois des leçons de démocratie sur le Tibet... avec les conséquences dramatiques pour la diplomatie et la place dans le monde de la France. Avec Sarkozy qui dut faire sa pénitence de Canossa.

    Après s’être aussi souvent trompé, je dirais qu’enfin, les français commencent a avoir un peu de bon sens et d’humilité. C’est aux tunisiens de décider par eux même ce qui est bon pour eux, ce n’est pas aux élus français qui n’ont reçu aucun mandat pour le faire ni des français ni des tunisiens.

  • Jeha
    Jeha
    randonneur
    • Posté à 21h40 le 18/01/2011
    • Internaute 116998
      randonneur

    L’avénement éventuel de la démocratie n’arrange personne (les tunisiens mis à part) .
    Les occidentaux, malgré leurs beaux discours, préfèrent les régimes « autoritaires » (sic !),plus malléables parceque corrompus, les pays voisins, tétanisés par les risques de contagion feront de leur mieux pour aider à l’avortement du processus de démocratisation.
    Dans l’affaire, seuls MAM et le « guide Lybien“ont eu le cri du coeur, la nouvelle Tunisie a des soucis à se faire avec les ‘états frères et amis’.

  • chti blois
    chti blois
    Internaute plus en recherche d' (...)
    • Posté à 22h15 le 18/01/2011
    • Internaute 99032
      Internaute plus en recherche d' (...)

    On assiste à une surenchère dans le « bal des lâches » que nous offre les médias ( Le monde, Le Figaro,le Nouvel Obs, Express, Le Point en particulier) et les hommes politiques français- de l’UMP à l’intégralité du PS de Ségo à DSK- avec la fin de Ben Ali.
    Maintenant si il me fallait choisir entre DSK et sarko, je serais obligé de m’abstenir car tous les 2 préfèrent soutenir les dictateurs corrompus et corrupteurs que les démocrates.
    Tout cela fait le bonheur de Marine et Jean Luc.

    • Blowup70
      Blowup70 répond à chti blois
      professeur
      • Posté à 08h26 le 19/01/2011
      • Expert 109937
        professeur

      Effectivement. C’est la grande semaine de la braderie.

      Je veux parler, bien sûr, de la grande braderie morale des journalistes Télé. De Denisot à Pujadas, tout le monde y passe : C’est la grande Repentance ; pressez vous braves gens, ça ne va pas durer. « Mais comment avons-nous pu fermer les yeux sur ce régime abject ? » Abject, c’est justement le mot qui me venait aux lèvres en voyant tous ces grands prêtres de la déesse lâcheté se refaire une virginité ( morale bien sûr !) à la suite ( évidemment ) des évènements.

      Attendez vous, chers téléspectateurs, au grand tsunami de la confession publique, lors du renvoi probable, et que nous souhaitons proches, des dirigeants Egyptiens, Lybiens, Syriens, j’en passe et des pires ! … Ce sont ces mêmes journalistes qui ricanaient bêtement quand Sarkozy se donnait le luxe de moucher sans risque de réplique, le patron de Libération …

      Plus de regarde les J.T, plus j’apprécie mon chien !

  • mchar
    • Posté à 06h50 le 19/01/2011
    • Internaute 30403

    Et les compromissions d’un nombre impressionnant de politiques et « people(s) » au Maroc, on objecte à chaque fois que ce n’est pas une dictature que le roi est aimé etc.. tous les poncifs de niveau disneyword. Dictature moins brutale certes mais c’est idem : emprisonnements, absence de liberté d’opinion, captation des richesses par une famille et misère du peuple. A quand une grande enquête sur tous ces détenteurs de riads là bas et donneurs de leçon de rigueur ici ! On doit les mettre devant leurs turpitudes et cesser de les inviter en évitant soigneusement ces questions

  • Blowup70
    Blowup70
    professeur
    • Posté à 08h23 le 19/01/2011
    • Expert 109937
      professeur

    C’est dramatique, cette façon que les journalistes ont de déformer les propos de nos politiques :

    * L’un parle des auvergnats et ils entendent « arabe »
    * L’autre veut exprimer sa sensibilité ( ?) aux souffrances des tunisiens, et eux entendent : « coopèration » dans le tabassage du peuple.

    Ce pouvoir est de façon générale un incompris. Sarkozy veut manifestement le bien du peuple ; peut on penser une seconde qu’il se lève le matin en se disant : » qu’est ce que je vais bien pouvoir faire aujourd’hui pour emmerder les français ? » ( argument que j’ai entendu ...)

    Dire que Sarkozy veut surtout le bien des riches est donc un détestable procès d’intention.

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