Raoult, Sarkozy et DSK sur la Tunisie : les vidéos qui font mal
Dans leurs chutes, les dictateurs éclaboussent toujours les bons amis qui ont soutenu leur régime. C’était vrai en 1976 avec le Shah d’Iran ou Bokassa trois ans plus tard. C’est encore plus criant avec le président tunisien déchu Ben Ali.
Mais ce qui fait vraiment mal, aujourd’hui, c’est la multiplication des vidéos qui ressurgissent, renaissent, et se diffusent.
Dans l’ordre alphabétique, Rue89 a mis en ligne les déclarations d’Eric Raoult, Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn. Nous les avons regroupées ici.
► Eric Raoult, membre du groupe d’amitié France-Tunisie, se félicite de la réélection de Ben Ali par 90% des suffrages et soutient l’expulsion d’une journaliste du Monde. Nous sommes le 31 octobre 2009. (Voir la vidéo)
► En visite en Tunisie, en avril 2008, Nicolas Sarkozy estime que certains sont bien sévères avec la Tunisie qui fait de réels efforts d’ouverture et de tolérance, même si des progrès sont encore à faire. (Voir la vidéo)
► En visite le 18 novembre 2008 à Carthage, Dominique Strauss-Kahn félicite le président Zine El-Abidine Ben Ali pour la pertinence de ses
choix économiques :
« Je m’attends à une forte croissance en Tunisie cette
année ; la politique économique adoptée ici est une politique saine et
constitue un bon modèle à suivre pour de nombreux pays émergents. » (Voir la vidéo)
►Mise à jour. Le 19 janvier 2011 à 11H15. Dans le paragraphe Dominique Strauss-Kahan,le président du FMI ne dit pas « meilleur modèle économique » mais ’bon ». Erreur signalée par un riverain.
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C’est vrai que c’est très drôle de voir ça....
Une nuance quand même ( et je ne suis PAS DU TOUT fan de DSK )
Mais : aussi bien Raoult que Sarkozy se placent sur le plan du système politique, le premier en se félicitant d’ élections bidon, le second, comme à son habitude, en soutenant exactement l’in verse de la réalité au niveau des libertés publiques.
DSK se place lui sur le terrain de l’ économie, en évitant soigneusement le sujet qui fâche et en faisant semblant d’oublier que l’économie, ce n’est pas seulement un taux de croissance, mais aussi le partage de cette croissance.
En résumé, deux cyniques et un faux-cul




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