Témoignage 05/12/2010 à 12h59

Comment la France a tué mon envie d'entreprendre

Alexandre Denjean | Consultant


J’ai actuellement 34 ans et je me considère comme un vétéran de la guerre contre l’administration. Je vais vous raconter les deux pires années de ma vie.

Ayant appris à faire des sites internet en autodidacte, je décide en 2008 de créer une entreprise pour développer cette activité, car je souhaite aussi que les sites web de ma ville soient moins affreux. Pour un webdesigner, ces sites font en effet « mal aux yeux ».

Un ami retraité de la fonction publique (impôts) m’indique que fiscalement, le plus intéressant pour moi est de créer ma micro-entreprise. Je me renseigne également à la chambre de commerce et d’industrie de la ville de Sète, où l’on m’explique que je devrai payer l’Urssaf, mais sous forme de forfait trimestriel. On ne m’a jamais parlé d’autres charges supplémentaires.

L’image idyllique du statut d’auto-entrepreneur

Durant l’année, tout se passe plutôt bien. J’achète pour 5 000 euros de licences et je débute mon activité. Je me rends toutefois rapidement compte que je n’ai pas la patience nécessaire avec les clients que je qualifierais de pénibles (ceux qui ne sont jamais contents et qui, au final, essayent de vous arnaquer).

Mes premières cotisations tombent et, sans aucun problème, je paye avec un fond de caisse au minimum mais suffisant pour tenir un an.

En décembre, j’entends parler du statut d’auto-entrepreneur avec le portrait idyllique que nous en a tracé le gouvernement. Me servant principalement de cette entreprise comme d’un apport supplémentaire par rapport à mon principal travail de salarié, je me dis que cela me convient parfaitement. Du coup, en janvier 2009, je m’inscris. Les problèmes commencent, ainsi qu’une bataille administrative sans fin...

Dès les premier mois, je suis surpris car je ne reçois aucun courrier de confirmation ; pourtant mon inscription avait marché car le site web m’avait indiqué que j’étais inscrit. J’avais correctement rentré mon numéro Siret et fait toutes les démarches. Connaissant l’efficacité de notre belle bureaucratie, je me dis que ça ne va pas être rapide... Je continue donc à facturer mes clients sans me poser de questions supplémentaires.

Accumulation de charges

Quelques mois plus tard, je reçois une lettre d’une caisse pour les professions libérales et artisanales. Ne fabriquant pas de chaises, je me dis qu’il y a un problème. D’autant plus que la somme demandée dépasse les 1 500 euros, ce qui n’est pas prévu dans ma trésorerie. Je les contacte donc et ils m’indiquent que je suis sous le statut libéral et non auto-entrepreneur !

Ils se montrent néanmoins à l’écoute et réalisent que je suis de bonne foi. J’apprends aussi qu’il y a eu un problème lors de l’inscription de centaines de futurs auto-entrepreneurs en janvier 2009. Ma chance habituelle ayant encore frappé, je comprends que je fais partie du lot.

Ensemble, nous remplissons un dossier de contestation et quelques jour plus tard, je reçois une lettre de confirmation m’affirmant que je suis bien revenu au stade de la micro-entreprise. Fou que j’ai été de les croire...

En septembre 2009, je reçois un courrier de leur part et de l’Urssaf disant que je dois au total plus de 3 000 euros. Je prends peur et je décide en toute hâte de fermer l’entreprise avant que la situation n’empire. Je fais donc les démarches administratives afin que tout soit réglé le plus vite possible, les courriers étant envoyés en recommandé bien sûr. Toujours pas de nouvelles, je m’inquiète et commence à ressentir sur ma santé les effets du stress, je suis obligé de prendre un arrêt maladie d’un mois pour dépression en fin 2009.

Opacité des organismes sociaux

Début 2010, tout s’enchaîne : je reçois encore une lettre de cet organisme, des lettres de commandement de payer de l’Urssaf et une lettre de la Cipav [Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse, une caisse de retraite pour professions libérales, ndlr] qui me demande de payer plus de 400 euros de charges.

Panique à bord, d’autant plus qu’il m’est impossible de contacter la Cipav : les deux seules fois où j’ai réussi à les avoir, on m’a raccroché au nez en me disant que j’étais un incompétent et que je ne pouvais avoir raison. Impossible pour nous, pauvres entrepreneurs honnêtes, de faire valoir notre droit.

En février 2010, je débute un diplôme universitaire dans le droit social. Les intervenants nous content les mérites des organismes sociaux, moi je rigole et leur prouve que c’est du grand n’importe quoi. Même les professeurs de droit sont choqués et l’un d’entre eux se charge du dossier. Grâce à lui, tout s’arrange durant un temps.

Mais il ressort que l’Urssaf n’a jamais reçu le moindre de mes courriers. Pour eux, je suis toujours en régime micro alors que pour la Cipav, je suis en libéral. Devant ma bonne foi et les preuves dont je dispose, un accord est trouvé avec l’Urssaf et mon entreprise est signalée comme fermée le 31 décembre 2009, soit six mois plus tard.

On me confirme que les autres organismes sociaux seront informés de ce qu’il s’est passé et que désormais, je n’ai plus rien à faire et que je serai remboursé du trop perçu. Là aussi, je fais les démarches nécessaires, mais ce qui suit me fait encore halluciner.

Mon compte bancaire est bloqué

Je reçois un courrier me disant que sur l’année 2008 (je ne sais toujours pas pourquoi cette année-là) je dois être remboursé de 648 euros. Enfin une bonne nouvelle, mais de courte durée... En effet, le remboursement ne venant pas, je décide de les appeler tout les jours afin d’obtenir une réponse. J’apprends en juillet que je ne toucherai finalement que 298 euros car les charges de 2009 ont été retenues. Ensuite, on me demande de payer environ 50 euros ; finalement, je ne serai remboursé que de 248 euros. C’est toujours ça de pris, maigre consolation pour la galère que je viens de traverser.

Surprise en novembre 2010 : je reçois une lettre d’huissier m’informant que je dois payer sans délai la somme de 428,57 euros à la Cipav. De plus, je reçois une lettre du Trésor public qui me demande de payer 502 euros pour l’année 2009. Le Trésor public, fidèle à sa réputation, fait une demande de saisie deux semaine plus tard alors que je suis en train d’être conseillé par un juriste spécialisé sur la question. Mon compte bancaire est bloqué.

Je panique et je ne vois pas de solution à ce problème. Nous sommes le 30 novembre 2010, et je pense au suicide en me disant que sauter du quatrième étage serait la solution pour arrêter enfin ce cauchemar. Mais une amie me sauve en parlant avec moi durant une heure. Il va donc falloir que je trouve un autre travail pour rembourser un de mes proches qui fait l’avance. Concernant la Cipav, j’ai adressé un courrier de contestation et au moment où j’écris ces mots, j’attends la réponse.

Deux dépressions, du stress et une envie de suicide

En conclusion, ce système a tué mon envie d’entreprendre. J’ai passé plus de 90% de mon temps à me battre contre des gratte-papiers totalement incompétents. Mon entreprise a été fermée mais avec un déficit de caisse de - 1 600 euros. Je n’étais certes pas très patient avec les clients difficiles, mais l’administration ne m’a pas laissé le temps d’apprendre le métier de commercial.

Si un jour je dois remonter une entreprise, ce ne sera certainement pas en France. Je vais essayer de trouver une formation diplômante en informatique et je pense quitter le pays après ça. Au total, j’ai connu deux dépressions, des crises de stress à la limite de l’ulcère, et une envie de suicide.

Mon entreprise avait un statut hybride : moitié micro-entreprise, moitié libéral-artisan. Je conseille à ceux ou celles qui veulent se lancer dans l’aventure de bien y réfléchir à deux fois avant. Quant à moi, cette aventure a été un vrai cauchemar, tout ça parce que j’ai voulu faire les choses honnêtement et payer les impôts que je devais au nom de la solidarité nationale. Solidarité que je n’ai jamais connue cela dit en passant...

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  • Karveelt
    Karveelt
    Prof de FLE
    • Posté à 13h22 le 05/12/2010
    • Internaute 55167
      Prof de FLE

    Avant de se lancer dans un tel projet le minimum est de faire des simulations, de contacter des entrepreneurs dans le secteur, de contacter sa banque pour voir quelle est la marge de manoeuvre financière, d’être en lien avec la chambre de commerce et d’industrie et de ne pas s’inscrire en un clic sur internet... cette histoire est aberrante... les administrations sont ubuesques mais elles ont une vraie logique qui n’est pas si complexe, il faut juste respecter les règles et les délais... on ne fait jamais ça seul sans appui extérieur... et vous dites en plus ne pas être patient avec la clientèle ni avoir eu le temps d’apprendre le métier de commercial... avant de rejeter la faute sur les autres, vous devriez regarder là où vous vous êtes planté...

  • Unknown
    Unknown
    boiseux
    • Posté à 13h27 le 05/12/2010
    • Internaute 78653
      boiseux

    C’est exactement ça.
    Votre récit est tellement exact que j’ai cru y lire mes propres mésaventures entrepreneuriales.
    6 ans de galère à devoir prouver sans arrêt ma bonne foi à une horde d’incompétents injoignables et ayant tous les pouvoirs.

    L’indépendant en France, quoi qu’il soit, est présumé coupable pour l’inquisition administrative, et doit sans cesse s’épuiser à prouver le contraire.
    L’attitude des RSI et consorts est inacceptable, logiquement ce sont eux qui sont au service des Indés, ils sont nos salariés...

    Cette mentalité tue les initiatives, et très franchement, n’endigue absolument pas le boulot au black.

  • Giorgio
    Giorgio
    Cinéaste
    • Posté à 13h42 le 05/12/2010
    • Internaute 8133
      Cinéaste

    Salut Alexandre, j’ai 63 ans, je suis cinéaste, j’ai crée tout au long de ma « carrière » une demi-douzaine d’entreprises, (productions TV, développements technologiques, toujours dans le domaine de l’image...) et j’ai connu exactement les affres de ce que tu viens de décrire.
    Aujourd’hui, avec une retraite au montant digne d’un pays du tiers-monde, je continue à tenter de créer...pour ne pas crever de faim et d’ennui ... N’abandonnes pas, tant qu’on est en vie, on les emmerde !

  • emiboot
    emiboot
    No Homs land
    • Posté à 13h53 le 05/12/2010
    • Internaute 81944
      No Homs land

    Merci de votre témoignage, le mieux serait encore de l’adresser, en le détaillant plus, à tous les organismes concernés aussi.
    Votre histoire, et les quelques autres que je peux lire à la suite, sont en train de me convaincre de rester free lance. L’entrepreneuriat à petite échelle est trop risqué pour moi qui est une assise financière à ma taille (petite donc).

  • Excédée
    • Posté à 14h08 le 05/12/2010
    • Internaute 61943

    Je vous comprends et je compatis. Si vous le permettez, je profite de votre article pour vous apporter un témoignage similaire.

    Il y a quelques années, j’étais en profession libérale, je faisais des prestations de services. Je décide au bout de deux ans de commercialiser des objets de ma fabrication, tout en continuant ma première activité. On m’indique que je dois devenir artisan. Je fais les démarches, ce qui m’oblige au passage à prendre un cabinet comptable, ma déclaration d’impôt devenant trop compliquée pour moi. Je reste sous ce statut quelques années.

    Parallèlement, j’entame une formation qui me conduit à une profession différente des deux premières, au statut de profession libérale. Mon diplôme en poche, je décide donc de mettre fin à mon statut d’artisan pour exercer cette dernière profession en libéral, et je fais toutes les démarches nécessaires auprès de la chambre des métiers pour être résiliée. Tout se passe dans les règles.

    Malheureusement pour moi, si l’URSSAF sait admirablement encaisser des cotisations à hauteur de 50 % du revenu, et facturer des pénalités à partir de 30 secondes de retard, elle est incapable de gérer une situation aussi tragiquement compliquée que la mienne.

    Il faut donc neuf mois et des centaines de coups de fil de ma part (donc des heures à se cramponner au bureau pour ne pas insulter tous ces incompétents) pour que l’URSSAF régularise ma situation.

    Dans la semaine suivant la régularisation, je reçois le rappel des neuf mois de cotisation, à payer dans la semaine. J’envoie le chèque avec un jour de retard et on m’inflige des pénalités de retard. J’appelle pour expliquer à ces gens qu’il serait peut-être temps d’envisager de cesser de me prendre pour une idiote, on m’explique que je dois faire une demande de recours gracieux en motivant ma demande. C’est plus rapide de faire le chèque, et l’idée de supplier pour qu’on m’accorde la clémence du jury me révulse. Je préfère payer.

    Bien sûr, je n’ai jamais réussi à avoir au téléphone un chef, ni même à avoir un nom de chef. On m’a clairement dit que ces « informations » n’étaient pas données. Wikileaks devrait se pencher sur la question ; c’est au moins du confidentiel défense.

    J’ai la chance de beaucoup travailler et de n’avoir eu à souffrir que d’énervement (et de temps perdu) par la faute de ces incompétents. Mais si j’avais eu un revenu fragile (c’était tout de même une nouvelle activité), ils auraient pu me couler.

    C’est vraiment à se demander si ce n’est pas leur but ultime : l’élimination des plus « faibles », ceux qui ne payent pas assez de cotisations. Pour pouvoir monter une entreprise ou travailler en libéral en France, il faut être sacrément solide financièrement.

    Pour finir, un an après, je reçois un coup de fil de mon centre des impôts pour qui je suis toujours artisan : l’URSSAF n’a pas transmis les informations de régularisation du dossier. Je leur explique le topo et les invite à se mettre en relation avec les personnes concernées à l’URSSAF. Je rappelle quelque temps plus tard pour vérifier que tout est rentré dans l’ordre, j’apprends que le CDI a préféré trafiquer ses fichiers pour me faire rentrer dans les bonnes cases plutôt que de contacter l’URSSAF.

    Même les impôts savent que ce sont des incapables ; -)

  • phroz
    phroz répond à Karveelt
    it's aliiiive !
    • Posté à 14h59 le 05/12/2010
    • Internaute 115548
      it's aliiiive !

    J’ai environ quinze ans d’expérience dans l’encadrement et le commerce. J’ai pensé et préparé mon projet d’entreprise pendant plus de deux ans avant de le mettre en oeuvre, rédigé mon plan d’affaires sans oublier d’y inclure les tableaux financiers, consulté les relais habituels de la création d’entreprise, et cetera, avant de démarrer.

    Cela ne m’a pas empêché d’être confronté aux absurdités administratives, à la méconnaissance du statut d’auto-entrepreneur, en résumé de tout ce que relate l’auteur de l’article.

    Quand on se rend compte que l’on en sait plus que les organismes supposés vous guider et qu’on passe plus de temps à batailler qu’à se consacrer au développement de son activité, il y a de quoi se poser des questions.

    Il faut bien sûr regarder où l’on s’est planté mais cela n’explique pas tout. Loin de là.

    Là où je vous rejoins c’est quand vous dites : « vous dites en plus ne pas être patient avec la clientèle ni avoir eu le temps d’apprendre le métier de commercial »

    Je n’arrête pas moi-même de rencontrer des prospects ou des clients qui sont aussi passionnés que talentueux dans leur domaine de compétences, mais qui n’ont aucune notion de base en gestion commerciale, alors que c’est absolument indispensable.

    Il ne suffit malheureusement pas d’être talentueux ou d’avoir le meilleur des produits pour le vendre.

  • Alexandre Denjean
    Alexandre Denjean
    Auteur(e) de l'article Consultant
    • Posté à 17h52 le 05/12/2010
    • Internaute 120160
      Consultant

    J’ai bien lu vos réactions et je vais ajouter quelques commentaires afin de clarifier certaines choses.

    1/ Autodidacte

    En effet j’a apprit tout seul, cela ne veut pas dire que je sois moins compétant qu’un diplômé, j’ai tout simplement souhaité apprendre à ma vitesse et selon mon envie. J’ai aussi économisé plusieurs milliers d’euros car les formations dites officielles coûtent très très cher. Cette économie m’a permit d’acheter les licences sans faire de crédit.

    2/ Ma relation avec les clients

    Je n’ai cité dans cet article qu’un seul client qui a eut le malheur de « tomber » dans la période où je commençais à avoir des problèmes avec les organismes sociaux. A sa décharge j’avoue avoir manqué de patience.

    3/ Ma situation professionnelle

    Je suis salarié dans une entreprise depuis plus de 14 ans où je travaille de nuit (je gagne 1300 euros). Quand j’ai créé cette entreprise, je voulais faire autre chose de ma vie, j’ai donc cumulé deux activités et donc je dormais peu. C’était mon choix et je l’assume totalement. Cela ne m’a pas empêché de développer mon activité.

    4/ Ai-je triché pour économiser sur mes cotisations ?

    Non car comme je le dis plus haut, cette activité professionnelle était complémentaire à la première à savoir mon emploi de salarié. En 2008 le statut d’auto-entrepreneur n’existait pas encore, sinon vous pensez bien que je n’aurais jamais créé une entreprise.

    5/ A propos des licences

    Je n’ai pas pensé aux logiciels libres et en cela j’ai fait une grosse erreur, je le sais à présent. Je souhaitais programmer mes sites en VB (visual basic de microsoft) il m’a donc fallut acheter ces licences. Je n’ai acheté Flash que par la suite car certains de mes clients en faisaient la demande. Certains d’entre vous me critiquent sur ce point, sachez que l’utilisation de logiciels piratés est totalement illégal est que les sanctions pénales sont lourdes. De plus les gens qui font comme cela sont un véritable fléau pour les entrepreneurs comme moi qui payent leur licences. En effet les coûts sont nuls et vous avez aussi tendance à casser les prix. Je me suis aligné sur les tarifs pratiqués par la concurrence, ce qui n’aide pas lors d’un début d’activité. Pourtant je l’ai fait.

    6/ Ai je un ego démesuré ?

    Non car je me base sur un constat c’est tout. Je ne donnerais pas de sites à titre d’exemple donc à vous d’aller voir (Google est votre ami). Avant de critiquer je me suis beaucoup renseigné sur ce qui se faisait en Europe et dans le reste du monde. J’ai également lu beaucoup d’articles écris par des professionnels concernant les règles typographiques, de mise en page etc... J’ai simplement voulu apporter ma pierre à l’édifice et tenter d’améliorer les choses, est-ce une crise d’égo ?

    7/ A propos de ma faculté à payer les charges

    J’ai toujours eu le fond de caisse nécessaire pour payer les charges sociales. Toutefois je refuse de payer quand ce n’est pas justifié par mon statut ainsi que par le régime auquel je suis soumis. En tant que salarié, payerez vous l’urssaf suite à une erreur sans broncher ?

    8/ Le manque d’informations

    Oui là je reconnais mon erreur, je me suis laissé bercer par des annonces officielles un peut trop simplistes. Est-ce un crime de croire en ce qu’un gouvernement vous annonce ? Pourquoi m’accuse-t-on et non pas les organismes de la sécurité sociale qui ont une obligation d’information ?
    Prendre un comptable, oui bien sûr mais ce n’est pas gratuit. Vous me l’offrez ?

    9/ A propos de la France

    J’aime la France, ce n’est pas la question. Mais entre rester pauvre et la quitter pour tenter de faire autre chose de sa vie je crois que le choix est évident. Et puis je suis usé par cette bataille sans fin...

    10/ En conclusion

    Je n’ai pas de diplômes à part un DU de droit social que j’ai eu en juin 2010. je ne veux pas vivre dans la misère en tirant sur les aides sociales car je veux gagner mon argent par mon travail. Je souhaite être fier de cela et non pas abuser d’un système social au dépend de ceux ou celles qui en ont vraiment besoin. Quand j’avais 20 ans mes copains sortaient le soir et faisaient la fêtes, moi j’allais travailler la nuit. Je n’ai presque pas de vie sociale mais au moins j’ai essayé de me construire un avenir.

    Alors oui j’ai créé cette entreprise peut-être à la hâte sans vraiment prendre le temps d’avoir toutes les informations possibles. Oui j’avoue que je ne me suis pas méfié des belles annonces officielles. Mais on ne peut pas être entrepreneur / expert comptable / docteur en droit et expert en administration dès le départ.

    Il est certain que je vais quitter le pays, pour un autre pays francophone. Je suis pleinement conscient que ce n’est pas le « pays enchanté mais cela ne peux pas être pire qu’ici.