A la Une 27/11/2010 à 18h56

Rappaz, cultivateur de chanvre en grève de la faim, « en danger »

Zineb Dryef | Journaliste Rue89


Bernard Rappaz dans sa ferme en juillet 2010 (Denis Balibouse/Reuters)

Depuis le mois de mai, Bernard Rappaz ne se nourrit plus. Ce cultivateur suisse, condamné à cinq ans et huit mois de prison pour violation grave de la loi sur les stupéfiants, est en grève de la faim pour protester contre son jugement. Militant pour la dépénalisation du cannabis, il a cultivé et vendu du chanvre pendant des années.

Il est arrêté une première fois en 1996 pour avoir fabriqué une tisane au chanvre. Depuis, son combat pour dépénaliser le cannabis n’en finit plus de le mener devant les tribunaux.

En mars 2010, après quinze années ponctuées de grèves de la faim et d’incarcérations, Bernard Rappaz est emprisonné. Il entame une nouvelle grève de la faim qui entraîne, au bout de 40 jours, une suspension de peine. Quinze jours plus tard, au mois de mai, il retourne en prison et reprend son jeûne.

Il réclame une révision de son procès puis une interruption de peine qui lui sont refusées. Au mois d’août, son état de santé étant de plus en plus critique, il est transféré à l’hôpital de l’Ile à Berne. Puis, en octobre dans l’aile pénitentiaire des Hôpitaux universitaires de Genève.

Les hôpitaux suisses refusent de nourrir Rappaz de force

Son cas divise le pays : la Suisse va-t-elle laisser mourir Bernard Rappaz ? La justice, refusant de céder, a imposé à l’hôpital de le nourrir, mais les juges et les médecins sont en désaccord sur l’alimentation forcée.

Les hôpitaux universitaires de Genève, qui risquent une amende de 10 000 francs suisses, ont lancé un recours au Tribunal fédéral pour réaffirmer leur refus de nourrir Bernard Rappaz de force. (Voir la vidéo d’un débat consacré à Bernard Rappaz sur la TSR)

Contacté par Rue89, Aba Neeman, son avocat, avoue que son client est aujourd’hui dans une impasse. Bernard Rappaz a fait une ultime proposition : il s’est dit prêt à cesser sa grève de la faim s’il obtient une interruption de peine de six mois.

Son avocat s’apprête donc à déposer une troisième requête allant dans ce sens auprès du département valaisan de la justice. L’état physique du chanvrier l’inquiète :

« Le dernier certificat médical établi le 16 novembre révèle 45 battements cardiaques par minute. C’est faible. Il est en train de perdre la vue et ne pèse plus que 58 kilos. Mais il est déterminé à continuer si sa peine n’est pas interrompue, il la juge excessive.

Bernard Rappaz est en danger depuis un mois et demi. Il dit faire confiance à son corps mais il est faible. Il boit de l’eau et son urine. »

Un jugement plus clément dans un autre canton ?

Selon lui, le fait que le jugement ait été prononcé dans le canton du Valais a aggravé son cas :

« Bernard Rappaz est effectivement très mal perçu dans le Valais. Le chanvre est considéré quasiment comme une drogue dure ici. A Zurich et en Suisse Romande, c’est différent. S’il avait été jugé là-bas, il aurait eu une peine moins importante, je pense.

Il ne faut pas non plus oublier qu’à l’époque des faits, on discutait beaucoup de la libéralisation du chanvre en Suisse. Le contexte n’est pas le même. »

Sa dernière chance lui a été refusée le 19 novembre. Le Grand Conseil valaisan a refusé de le gracier par 113 voix contre 14. La demande peut être renouvelée une fois pas an. Pas sûr qu’il sera toujours en vie, protestent ses proches.

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  • biquari
    biquari
    Non suiveur des idéologies
    • Posté à 19h10 le 27/11/2010
    • Internaute 104426
      Non suiveur des idéologies

    En même temps, le chanvre sert à plein d’autres choses que la drogue, mais bon...

    Au passage, ça serait bien un article sur l’appel à la révolution d’Eric Cantona. Ça commence à buzzer fort sur Facebook :

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    Même le Figaro à fait un article ;) ;)

    • pablico
      pablico répond à biquari
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 19h12 le 27/11/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

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      PANIQUE DES BANQUES POUR LE 7 DECEMBRE ! ! !
      du 25 au 29 novembre 2010 : Les banques belges sont inquiètes à cause de la campagne pour retirer l’argent des banques le 7 décembre. « Cet appel peut de nouveau poser des problèmes aux banques », affirme mercredi dans Het Nieuwsblad et De Standaard la fédération du secteur financier, Febelfin. En France, l’ancienne star du football Eric Cantona a appelé chacun à vider son compte bancaire. La Bruxelloise Géraldine Feuillien ... pense que près de 15.000 personnes vont participer à cette action en Belgique et en France. « Cette action peut déstabiliser notre système financier qui est fragile »... « Certaines institutions bancaires en Belgique ont dû être sauvées par le gouvernement ... un tel sauvetage ne doit pas être réitéré car il est très coûteux », a insisté Michel Vermaerke qui espère que les auteurs de cette initiative ne vont pas passer à l’action ». Traduisez : que les Belges laissent leur argent afin de payer les bonus des banquiers à Noël.

       
      • biquari
        biquari répond à pablico
        Non suiveur des idéologies
        • Posté à 19h15 le 27/11/2010
        • Internaute 104426
          Non suiveur des idéologies

        Le pire, c’est que ça va faire comme les stations d’essence. Même les gens qui ne veulent pas participer vont faire des provisions d’argent de peur de voir les distributeur à sec.

        On va bien s’amuser je sens...

        Le groupe Facebook consacré à l’évènement ce cesse de gonfler ! ! !

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         :)

        • pablico
          pablico répond à biquari
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 19h55 le 27/11/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          « Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est parce qu’elles pensent que des sardines seront jetées à la mer », (cantona)

        • xoxo-
          xoxo- répond à biquari
          libre penseur
          • Posté à 20h11 le 27/11/2010
          • Internaute 119008
            libre penseur

          j’espere juste que les petits épargants qui retireront leurs petites economies et se les feront braquer, porteront plainte contre le multimillionnaire Cantona qui je vous rassure va laisser son pognon au chaud ....

          Si ce truc est suivi il y aura des drames a la clé, je vous assure.

      • Dissonance
        Dissonance répond à pablico
        met le doigt où ça fait mal.
        • Posté à 20h48 le 27/11/2010
        • Internaute 70089
          met le doigt où ça fait mal.

        Avec cette initiative, vous vous mettez dans la position d’une meute de lemmings au bord d’une falaise, ce qui ne serait pas vraiment gênant si vous ne mettiez pas du même coup tout le reste de la population (les quelques 65 millions de personnes qui n’ont pas l’intention de participer ou qui n’ont même pas idée de ce qui est en train de ce préparer) dans la même galère.

        Je n’aimerais pas être dans vos pompes quand vous vous rendrez compte du merdier sans nom dont vous faites actuellement la promotion. Faudra pouvoir assumer d’avoir du sang d’innocents sur les mains, les gars...

        • pablico
          pablico répond à Dissonance
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 21h05 le 27/11/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          paranoïaque ?

          c’est juste une lecture de journaux, de blog, de l’information pure et dure..

          personne n’est responsable des actes des voisins...ni des actes des spéculateurs, ni des actes des banques., ni des actes des politiques.. de même de ceux des militaires, des terroristes, des fous, des illuminés, des autres quoi...

          • Dissonance
            Dissonance répond à pablico
            met le doigt où ça fait mal.
            • Posté à 21h37 le 27/11/2010
            • Internaute 70089
              met le doigt où ça fait mal.

            Bin tiens. Personne n’est responsable de la mise en ligne des propos de Cantona. Personne non plus n’en a fait une promotion délirante. Personne n’a monté de blog sur ce seul sujet, et personne non plus n’est créateur d’un groupe Facebook dédié, mais étonnamment on recense quand même 15 000 ahuris qui se déclarent près à passer à l’acte.

            Ces 15000 là ne sont bien entendu personne non plus, juste des bots qui postent automatiquement sur les forums à la vue de certains mots-clés...

            N’empêche que s’il y a de la casse, les autorités ne se priveront pas de chercher et de trouver des responsables. Quant à ceux qui auront miraculeusement échappé à la tourmente, on peut légitimement penser qu’ils auront pas mal de comptes à régler avec les quelques inconséquents qui les auront plongé dans l’indigence.

            Cantona en a de bonnes avec sa révolution « à la Spaggiari » : Une économie qui passe du jour au lendemain de l’époque moderne à la préhistoire, ça m’étonnerait que ça se fasse « dans le feutré »...

            • pablico
              pablico répond à Dissonance
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
              • Posté à 21h42 le 27/11/2010
              • Internaute 14278
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

              si vous vous sentez responsable, bloquez donc le processus.. et on n’en parle plus...

              de toute façon avant de se fâcher, il faut réfléchir :

              il n’y aura pas assez de billets ni de pièces...

              • Dissonance
                Dissonance répond à pablico
                met le doigt où ça fait mal.
                • Posté à 22h14 le 27/11/2010
                • Internaute 70089
                  met le doigt où ça fait mal.

                « de toute façon avant de se fâcher, il faut réfléchir :
                il n’y aura pas assez de billets ni de pièces... »

                Ne serait-ce par hasard pas ça, le nœud du problème ? Si quelques décérébrés s’accaparent l’essentiel des billets et des pièces en circulation, cela ne signifie-t-il pas que les autres en manqueront ? Et si la panique est effective, ce qui conduirait à une fermeture au moins temporaire des banques, ne faudra-t-il pas alors oublier l’idée de pouvoir accéder au contenu de son compte à vue, invalidant alors aussitôt les moyens de paiement de type chèques ou C.B. ?

                Pourquoi croyez-vous que je m’évertue depuis plusieurs semaines à dire que la réalisation de ce genre de proposition revient exactement à un suicide collectif organisé ?

                • screugneugneux
                  screugneugneux répond à Dissonance
                  râleur-NRV
                  • Posté à 00h14 le 28/11/2010
                  • Internaute 43534
                    râleur-NRV

                  eu fait, je crois que c’est le schemat de la crise de 1929, suite au crash, par manque de confiance, tout le monde s’est précipite dans les banques pour retirer de l’argent « papier »,
                  et forcement, les stocks n’étaient pas suffisants pour satisfaire toute la demande, les banques se sont retrouvées en « rupture de stock »
                  mais a l’époque, il n’y avait pas les cartes de crédit,
                  avec la « dématérialisation » de l’argent, les monnaies ne sont plus que des chiffres sur des livres de compte, donc passé la première phase de panique, tout pourrait rentrer dans l’ordre,
                  ce qui pourrait poser plus de problème ce serait si on pouvait a nouveau toucher son salaire sans avoir besoins de passer par l’intermédiaire de la banque,
                  la , le système serait privé d’une manne financière captive qu’il utilise pour alimenter le système financier,

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à screugneugneux
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 00h32 le 28/11/2010
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    Vous avez tout à fait raison à la nuance près qu’en cas de panique bancaire, les banques « se déconnectent », dans « le meilleur des cas » à titre préventif, ce qui veut dire que les guichets sont fermés, les distributeurs cessent d’être alimentés et plus aucune transaction n’est enregistrée.

                    Dans ces conditions, votre carte de crédit n’est plus guère qu’un bout de plastique avec une puce et votre chéquier n’a plus guère plus de valeur qu’un vulgaire bloc de papier.

                • McRasta
                  McRasta répond à Dissonance
                  Humain
                  • Posté à 01h58 le 28/11/2010
                  • Internaute 71884
                    Humain

                  Et ce n’est pas une bonne idée de « suicider » un système collectivement subi/accepté, si il est mauvais ?

                  Sans casse, il n’y aura pas de reconstruction, juste de la rénovation ..

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à McRasta
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 04h51 le 28/11/2010
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    Suicider un système, voilà une jolie formule. Dommage que ça ne veuille absolument rien dire. En revanche « suicider des gens », on voit à peut près ce que ça signifie. « La casse » dont vous parlez, ce n’est pas autre chose.

                    Ce manque de considération pour les vies humaines est abject. Au moins aussi cynique que ce qui peut se faire actuellement... Pas mieux que maintenant, comme je le disais, mais effectivement bien pire.

                • Leon 777
                  Leon 777 répond à Dissonance
                  artiste
                  • Posté à 17h35 le 28/11/2010
                  • Internaute 128120
                    artiste

                  « A l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent. »
                  Gandhi

                  « Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être. »
                  Goethe

                  « Alors soyons désinvolte, n’ayons l’air de rien... »

                • pipolino
                  pipolino répond à Dissonance
                  .
                  • Posté à 18h38 le 28/11/2010
                  • Internaute 89242
                    .

                  Vous préférez que les gens caillassent les banques ?
                  Ce n’est pas une mauvaise idée ma foi.
                  Les gens luttent au cas où vous ne l’auriez pas compris. Les politiques ne veulent rien changer concernant les banques, alors c’est les citoyens qui les y obligeront d’une façon ou d’une autre, après tout les banques qui nous ont fichu dans la merde ne nous font pas de cadeaux
                  Si le système crève hé bien tant mieux, qu’il crève une bonne foi pour toute, vu l’état dans lequel se trouvent une majorité de gens, beaucoup n’en ont rien à foutre, ils se sentiront moins seuls.
                  Et arrêtez de culpabiliser pablico ou d’autres internautes, les responsables sont plus haut.
                  Mais peut-être que c’est pour votre porte-monnaie que vous avez peur.

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à pipolino
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 18h57 le 28/11/2010
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    « Si le système crève hé bien tant mieux, qu’il crève une bonne foi pour toute, vu l’état dans lequel se trouvent une majorité de gens, beaucoup n’en ont rien à foutre, ils se sentiront moins seuls. »

                    Au cas où cela vous aurait échappé, les citoyens font partie intégrante de ce système, que ça vous plaise ou non. Par conséquent si le système crève, les citoyens crèvent avec. Évidemment les morts disposent de ce luxe incomparable de pouvoir se foutre de tout, mais si vous permettez c’est un privilège dont je me passerai volontiers aussi longtemps que possible.

                    On peut prendre l’image d’une démolition d’immeuble. Votre bank run consiste à faire sauter la bâtisse avant même que ses habitants aient quitté les lieux. C’est simplement absurde.

                    Un bank run n’aurait de sens que si un système alternatif était dors et déjà en place et fonctionnel, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui. Or, une fois le système bancaire détruit et l’économie coulée à sa suite, la mise en place d’un tel système s’en trouvera a priori largement compliquée.

                    Que chacun puisse se nourrir, se loger, s’habiller - en bref vivre - sans avoir besoin d’en passer par le système bancaire et alors là oui, la démolition de ce dernier sera sereinement envisageable.

                    Quoi qu’à bien y réfléchir si on parvenait à une organisation sociale de ce type, l’utilité d’une destruction du système bancaire ne serait plus vraiment évidente. En bref, cette solution ne semble jamais en être une.

                    • pipolino
                      pipolino répond à Dissonance
                      .
                      • Posté à 19h18 le 28/11/2010
                      • Internaute 89242
                        .

                      J’ai pas attendu que vous me disiez que le citoyen fait partie du système, pour le savoir.

                      La Banque, Comment Goldman Sachs dirige le monde de Marc Roche -

                      Secrets, arrogants, idéologues et milliardaires. Jusqu’à la crise des subprimes, leur nom était peu connu. Depuis, ils font sans cesse la une des journaux. Ils figurent au premier rang des responsables de la crise qui a failli jeter bas l’économie mondiale ; ils ont joué un rôle trouble dans les grandes banqueroutes du monde anglo-saxon, celle de Lehman Brothers au premier chef ; ils ont été accusés de duplicité et d’illégalité dans la crise grecque ; ils ont des hommes dans les rouages les plus décisifs du gouvernement américain et, tous, prêchent un libéralisme pur et dur. Les « Goldman Sachs », du nom de la principale banque de Wall Street, sont les nouveaux maîtres de la planète.

                      Correspondant du quotidien le Monde à la City de Londres depuis vingt ans, Marc Roche donne un récit précis, sobre et vivant de cette réussite financière phénoménale, qui se double d’une déchéance morale tout aussi vertigineuse. ..................

                      Mais à partir des années 90, cette tradition s’efface. Les activités de marché - le nom poli donné à la spéculation - deviennent la principale source de profit. Les conflits d’intérêt et la duplicité à l’égard de la clientèle sont désormais la règle dans un casino mondial dénué de toute règle. De plus en plus riche et puissante, la banque étend son réseau d’accointances gouvernementales dans le monde entier. Jusqu’à la crise qui voit son ancien président, devenu ministre des Finances de George Bush, John Paulson, faire face à la tourmente financière en liaison étroite avec son successeur, au détriment des concurrents de la banque.

                      La leçon politique de cette saga de l’immoralité financière est transparente : les grandes banques sont désormais autant de féodalités qui, à l’instar des seigneurs du Moyen-Age, tiennent la dragée haute aux Etats souverains. Le livre de Roche le démontre : ce pouvoir illégitime est l’une des principales menaces qui pèsent sur la démocratie.

                      Lien

        • casp
          casp répond à Dissonance
          Artiste
          • Posté à 23h11 le 27/11/2010
          • Internaute 51445
            Artiste

          Je vois pas le problème... Si le systême était normal, cela ne devrait poser aucun problème que chacun puisse disposer librement de son argent...

          Ca m’exaspère cette manie, de constater une injustice et plustot que de vouloir l’arrêter, dire bah c’est comme ça on y peux rien. Faire quelquechoe, serait au choix : irréaliste, utopique, irresponsable.

          Récuperer la nourriture jeter tous les jours,
          Vivre dans des yourtes avec des toilettes sèches,
          Donner de la nourriture à toute le planète...

          Pleins de chose logique qu’on pourrait faire pour supprimer des injustices.. Mais non on le fait pas.

          Vous savez quoi... je crois que vous avez reussit à me motiver ; je vais retirer mes petites economie de la banque ce 7 décembre.

          Et si cet acte irresponsable engendrait la faillite de ce systême quelques années plustôt j’en serai très satisfait. Je n’ai jamais été pour prolongé la vie avec de médicaments...

          Quand un systême est pourri il faut le remplacer.

          • YouL°
            YouL° répond à casp
            RENDEZ NOUS LES 5 BOULES ROUGES (...)
            • Posté à 00h03 le 28/11/2010
            • Internaute 107895
              RENDEZ NOUS LES 5 BOULES ROUGES (...)

            Bien parlé

            De toute façon si on veut vivre dans un monde meilleur, cela ne se fera pas sans une remise en cause sérieuse de nos façons de vivre.

            Rester léthargique ne nous aidera pas.

            La proposition de Cantona mérite réflexion, de même que tout ce qui peut bousculer ce système (ultra) inégalitaire que l’on subit et qui privilégie une poignée d’individus au détriment d’une large majorité.

            • Rensk
              Rensk répond à YouL°
              • Posté à 10h29 le 28/11/2010
              • Internaute 65029

              J’aime bien la « poignée d’individu »...

              En Suisse en 1997 c’était 5% détiennent plus de fortune que les 95%...
              En 2010 c’est devenu : 1% détiens plus de fric que les 99%

          • Dissonance
            Dissonance répond à casp
            met le doigt où ça fait mal.
            • Posté à 00h16 le 28/11/2010
            • Internaute 70089
              met le doigt où ça fait mal.

            Il ne s’agit pas de ne rien faire, juste de ne pas faire n’importe quoi. Vous croyez que le monde sera meilleur une fois le système bancaire, et du même coup le système monétaire détruit ? Il ne le sera pas. Il sera même encore pire que maintenant.

            Réfléchissez deux secondes : N’importe quelle aide sociale passe par le système bancaire. Foutez l’un en l’air et vous privez des millions de familles de l’autre. Si c’est ce genre de violent nivellement par le bas que vous appelez « réduction des injustices », je préfère et de très loin ces injustices à votre justice.

            « Quand un système est pourri il faut le remplacer. »

            Précisément ce que « l’initiative Cantona » ne fait pas, c’est de remplacer quoi que ce soit. Elle propose uniquement de tout foutre en l’air sans la moindre idée des conséquences.

            • McRasta
              McRasta répond à Dissonance
              Humain
              • Posté à 02h08 le 28/11/2010
              • Internaute 71884
                Humain

              Des alternatives économiques existent, on devrait pouvoir trouver mieux que ce que nous connaissons dans ce lot.

              Le problème n’est pas tant comment faire après que de savoir comment amorcer le changement.

              Les systèmes de ce genre (politiques, religieux) ont pour sale habitude de verrouiller toutes possibilités d’évolutions, la seule alternative étant une phase de « crise »,

              Une bonne pression appliquée aux banques pourrait permettre une négociation sur une transition en douceur. Ce n’est pas 15.000 pelots qui vont tout mettre par terre au premier essai ;)

              • Dissonance
                Dissonance répond à McRasta
                met le doigt où ça fait mal.
                • Posté à 04h55 le 28/11/2010
                • Internaute 70089
                  met le doigt où ça fait mal.

                « Des alternatives économiques existent »

                Mais encore ?

                • Rensk
                  Rensk répond à Dissonance
                  • Posté à 10h33 le 28/11/2010
                  • Internaute 65029

                  Ben vous voyez que vous ne regardez pas autour de vous... Aller jusqu’à oser prétendre que les banques sont « social » et qu’ils aident les humains...

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à Rensk
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 19h00 le 28/11/2010
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    Prouvez ce que vous prétendez à mon sujet, que je rigole cinq minutes...

            • Sonchai
              Sonchai répond à Dissonance
              iconoclaste
              • Posté à 13h30 le 28/11/2010
              • Internaute 112878
                iconoclaste

              « Précisément ce que “l’initiative Cantona” ne fait pas, c’est de remplacer quoi que ce soit. Elle propose uniquement de tout foutre en l’air sans la moindre idée des conséquences. »
              Je reprends votre phrase mais je change juste le début :
              Précisément ce que les banquiers ne font pas, c’est de remplacer quoi que ce soit. Elles(les banques) proposent uniquement de tout foutre en l’air sans la moindre idée des conséquences.
              C’est exactement ce qu’il se passe en ce moment, irresponsabilité totale de Wall street and co, sans prêté gare le moins du monde au conséquences sociales que cela peut entrainé...
              Si la solution à la canto ne vous conviens pas( de la à parler, je vous cite « de sang d’innocent sur les mains “, ca fais un peu Pujadas votre vision...) vous m’accorderez que la solution présente, celle des banquiers n’est pas convenable non plus et que ces gens là ont pas mal de sang sur la conscience à défaut d’en avoir directement sur les mains...

              • Dissonance
                Dissonance répond à Sonchai
                met le doigt où ça fait mal.
                • Posté à 16h53 le 28/11/2010
                • Internaute 70089
                  met le doigt où ça fait mal.

                Quelques questions simples : Vous vivez comment ? Vous n’avez pas de loyer à payer, de factures (assurances - eau - électricité - chauffage) ? Si vous travaillez, comment touchez vous votre salaire ? Si vous avez des aides sociales, comment les recevez-vous ?

                Si pour toutes ces choses, vous en passez à un moment où à un autre par une banque, songez simplement qu’une fois qu’elles seront fermées, ce ne sera plus possible. C’est aussi bête que ça.

                • pipolino
                  pipolino répond à Dissonance
                  .
                  • Posté à 18h54 le 28/11/2010
                  • Internaute 89242
                    .

                  Et alors ? Plus de banques plus de factures et alors ?
                  Les politiques seront bien obligés de trouver une solution et surtout régler une bonne foi pour toutes le risque des banques, car c’est elles qui ont mis le monde dans la merde à commencer par Goldman Sachs

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à pipolino
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 19h23 le 28/11/2010
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    Et si, par le plus grand des hasard, les politiques n’ont pas de solution à proposer ? Après tout, je sais bien que notre personnel politique a déjà maintes fois démontré son extrême capacité à résoudre les problèmes du pays (rofl), mais le croyez-vous à ce point tout puissant ?

                    • pipolino
                      pipolino répond à Dissonance
                      .
                      • Posté à 19h51 le 28/11/2010
                      • Internaute 89242
                        .

                      Vous êtes incroyable, vous nous reprochez de vouloir casser ce système nocif et vous nous demandez de trouver une solution.
                      C’est aux politiques de mettre leur nez dans le système bancaire, d’imposer des directives, de faire partie du conseil d’administration, de séparer les banques d’affaires et banques de dépôts, il y a pleins de verrous à placer, qu’ils le fassent au lieu d’être simplement des contemplateurs ils sont payés pour ça non ?

                      Ils ont fait quoi depuis la crise à part de renflouer les banques ?
                      Rien donc les banques s’en foutent complètement ; elles sont privées, elles foutent en l’air tout le tissus social, mais elle obtiennent des finances publiques payées par nous.
                      Imaginez la famille qui a perdu sa maison, son boulot, elle va financer celui qui l’a mis à terre et si elle a besoin d’argent la banque va lui dire non.
                      C’est comique n’est ce pas.
                      La haine des banques et des banquiers c’est logique

                • Sonchai
                  Sonchai répond à Dissonance
                  iconoclaste
                  • Posté à 10h40 le 30/11/2010
                  • Internaute 112878
                    iconoclaste

                  La prochaine fois que je vois ma banquière je lui baise les pieds, je lui doit tant, sans elle je ne pourrai vivre, merci de m’avoir éclairé, moi un mécréant naïf qui croyait que les banquiers étaient des salauds...
                  Merci Mr.dissonance d’exister et de m’avoir ramener sur le droit chemin...
                  Rien n’est immuable cher monsieur, aucun système, de la royauté au communisme de l’Urss...
                  Plus de banques et après ?
                  Un petit rappel l’Homme et l’humanité ont exister avant les banques...
                  je vous laisse une chronologie, vous y verrez que tout ceci est finalement à l’échelle de l’évolution humaine très récent, 3000 ans pour les prémices et la bourse d’Amsterdam(1607) pour mère du système actuel.

                  Voici un petit résumé de l’histoire économique de notre civilisation : ( c’est pas de moi, j’ai piqué ca sur un blog...mais je sais plus lequel, que l’auteur m’en excuse...)

                  - 3000 av.JC : A Sumer, dans le sud de la Mésopotamie, le temple rouge d’Uruk sert de banque et émet déjà des reçus de dépôt.

                  - 2500 - 2000 av.JC : En Mésopotamie, les damgars / tamkarus (marchands) développent la comptabilité. Ils pratiquent le prêt et utilisent déjà des reçus, des lettres de crédit et des billets à ordre. Ils connaissent aussi les « comptes à postes superposés », ceux-ci étant les ancêtres des « comptes en partie double », comportant une partie « recette » (« crédit ») et une partie « dépense » (« débit »).

                  -1800 av.JC : En Mésopotamie, des proto-banques prêtent à intérêt des semences aux paysans. Ceux-ci payent les intérêts en donnant une partie de l’orge qu’ils ont fait pousser.
                  Le Code d’Hammourabi à Babylone crée même un système d’assurances : Si un marchand demande un prêt pour effectuer un transport en caravane, il paye au prêteur une somme supplémentaire servant d’assurance contre le vol. Il n’aura ainsi pas à restituer le prêt si la marchandise se fait voler. Ce sera même les autorités de la ville ou a eu lieu le vol qui devront payer.

                  - 1700 av.JC : Le papyrus BOULAQ 18 montre qu’on utilisait déjà la comptabilité en partie double en Egypte sous la 13ème dynastie.

                  - 1300 - 1000 av.JC : En Chine, des coquillages cauris sont utilisés comme système d’échange. Cette proto-monnaie se répandra ensuite largement dans tous l’océan indien.

                  - 800 - 300 av.JC : En Chine, des objets de bronze remplacent les cauris lors des échanges. On trouve ainsi de la « monnaie-pelle » (ou « monnaie-bêche »), de la « monnaie-houe » (BU) et de la « monnaie-couteau » (DAO). Au sud, dans le royaume du CHOU, on utilisait des cauris (PAIs) de bronze appelés « monnaie en nez de fourmi » (YIBI-QIAN) ou « monnaie en face de démon ».

                  - 652 - 615 (ou 687 - 675) av.JC : Le roi Ardys de Lydie fait frapper les premières pièces de monnaie rondes. Son sceau royal sur les pièces certifie que leur valeur correspond bien à celle du métal précieux qui les compose.
                  Cette invention permet de faire reposer l’économie sur l’échange de monnaies et non plus sur le troc de grains, de lingots métalliques ou d’objets utiles.

                  - 600- 500 av.JC : De véritables banques se forment en Mésopotamie. On trouve ainsi la grande banque de la famille Egibi à Babylone (-600 -500) et celle de la famille Marashu à Nippur (-500 -400). Elles pratiquent le prêt à intérêt d’argent et de grains. (On a même retrouvé le texte de l’hypothèque d’un verger à Babylone, donnée pour garantir un prêt par la banque des Marashu en 430 av.JC). Des « lettres de crédit » étaient déjà employées.

                  - 520 av.JC : A Byzance, on trouve les plus anciennes traces d’activité de change chez les Grecs.

                  - 436 av.JC : Plus ancienne trace d’activité de change chez les Grecs d’Eleusis. A Athènes, les banquiers-changeurs (agents de change) sont appelés « trapézites », ils prennent des fonds en dépôt, prêtent de l’argent et procèdent au change des diverses monnaies existantes. Des « lettres de change » (ordres de paiements écrits) sont déjà utilisées dés le 3ème ou 4ème siècle av.JC. Certains temples peuvent également servir de banques ou on peut y retirer son argent déposé en présentant un « symbolon » / « signa » (sceau). Des découverts peuvent même être accordés.

                  - 340 av.JC : A Athènes un système d’assurance est déjà utilisé : le « prêt maritime » (« argurion nautikos » / « daneismata nautika »). Un prêteur prête de l’argent, avec un intérêt élevé, pour financer une traversée. Si le débiteur perd la cargaison, il ne remboursera pas le prêt.
                  A Rhodes un système d’assurance mutuelle existe déjà : le « Lex Rhodia de jactu ». Les marchands cotisent à une caisse qui servira à rembourser ceux d’entre eux qui perdront leurs marchandises dans un naufrage. Ce système perdurera longtemps.

                  - 221 av.JC : Aprés avoir unifié la Chine, son 1er empereur impose l’usage des pièces de monnaie rondes avec un trou carré au milieu : la monnaie QIAN (sapèques).

                  - 140 (ou 119) av.JC : En Chine, Wuti invente l’argent fiduciaire. Il s’agit de pièces dont le cours est conventionnel et non plus basé sur la valeur du métal les composant. Il crée aussi des carrés de tissus dont la valeur équivaut à 40000 pièces de cuivre. Il s’agit la d’un lointain ancêtre du papier-monnaie ... mais cette invention sera ensuite oubliée pour plusieurs siècles.

                  - 318 av.JC / 300 ap.JC : A Rome les banquiers (changeurs et prêteurs) sont appelés « argentaris » puis « nummularis ». Ils connaissent les « comptes en partie double » puisqu’on a retrouvé des « codex accepti et expensi » (livres de caisse) divisés en deux parties : une colonne « D » (= Debitum) et une colonne « CR (= CReditum).
                  En Egypte romaine, on utilise déjà des sortes de chèque non endossable. Mais cette invention n’est pas utilisée à Rome.
                  Les assurances (ou prêts) maritimes sont également connues, sous le nom de “pecunia nautica”, “trajecticia pecunia ‘ puis nauticum foenus’.

                  Toutes les inventions de ce système proto-capitaliste seront ensuite perdues en Occident à cause des invasions barbares ... mais aussi à cause de l’instauration du christianisme comme religion d’état. Toute richesse gagnée par la spéculation, et non par le travail, était en effet considérée comme un pêché par le christianisme.

                  - 325 : Le concile de Nicée condamne le prêt à intérêt.

                  - Au 4ème et 6ème siècle : Le Talmud de Jérusalem et le Talmud de Babylone apportent des modifications dans la vision juive sur l’usure. Le prêt à intérêt se codifie et devient permis au Juifs en se basant sur le chapitre 23-20 du Deutéronome : ‘Tu peux charger intérêt à un étranger, mais pas un frère israélite’.

                  - 789 : L’empereur Charlemagne publie d’Admonitio Generalis qui interdit les prêts à intérêt. C’est la fin des changeurs ‘Syriens’ qui venaient faire des affaires en Occident.
                  Mais comme cette loi ne concerne que les Chrétiens, les Juifs restent donc autorisés à pratiquer le prêt sur gage. Ils resteront donc les seuls usuriers tolérés en Europe pendant plusieurs siècles. Ils deviennent également les seuls marchands qui continuent à commercer avec les Musulmans en Orient (surtout les Juifs Radhanites).

                  - 8 ème siècle : Les Arabes Abassides utilisent déjà des paiements signés : les SAKKs (ancêtres des chèques) et les HAWÂLAs (ancêtres des lettres de change).
                  A la même époque les Chinois utilisent les HEQUANs (billets de crédit / billets au porteurs). Ce sont des certificats de dépôts en banque qui peuvent être utilisés comme de la monnaie.
                  Et les Marchands Juifs utilisent des SUFTATAs, ancêtres des lettres de crédits.
                  On ignore si ces inventions sont apparues en premiers chez les Arabes, les Juifs de Bagdad ou les Chinois.

                  - 812 : L’’état chinois s’inspire des HEQUANs pour émettre des bons de rachat (appelés FEY-THSIANs, ‘argent volant’) en échange des pièces métalliques en nombre insuffisant. Ce sont, en fait, les premiers vrais billets de banque en papier.

                  - Fin du 9 ème siècle : Les banquiers juifs de Bagdad sont chargés de toutes les affaires financières des autorités musulmanes, permettant ainsi à ces dernières de contourner l’interdit coranique sur les prêts à intérêt.

                  - 969 : Formation du califat Fatimide en Egypte. Les banquiers juifs commencent alors à délaisser Bagdad pour s’installer au Caire.

                  - 1024 : Les billets de banque (appelés ZHU-QUANs) deviennent le monopole de l’état chinois.

                  - 1050 : Les Italiens du nord (appelés collectivement ‘les Lombards’)commencent à installer des comptoirs en Orient et en Afrique du nord pour commercer avec les peuples musulmans. Ils y remplacent peu à peu les marchands Juifs Radhanites (Juifs du Rhône ?).
                  Inversement, de nombreux banquiers juifs des pays musulmans viennent s’installer à Cordoue.

                  - 1063 : Des marchands Italiens (de Gênes et Venise) et Anglais créent le ‘Code d’Amalfi’. C’est une caisse ou cotisent les marchands et qui sert à les rembourser si jamais ils perdent leur cargaison en mer.

                  - 1080 : Venise obtient des privilèges commerciaux dans l’empire Byzantin.

                  - 1095 - 1099 : Début des croisades. Les Vénitiens en profitent pour étendre leur empire commercial en Méditerranée. Déclin du commerce juif à cause de l’antisémitisme grandissant.

                  - 1129 : Création de l’ordre du temple. Les Templiers formeront un grand réseau de commanderies fonctionnant comme des banques et couvrant l’Europe du sud et les pays conquis par les Croisés. Ils pratiquent des prêts sans intérêt (théoriquement) étant donné qu’ils sont un ordre religieux et que l’usure est interdite par la Bible.

                  - 1137 : Le comte champenois Thibaud II commence à délivrer des ‘tractorius’ et des ‘conductis’ aux marchands étrangers venant commercer dans ses foires. Ce sont des saufs-conduits leurs garantissant la protection d’une escorte contre les bandits de grands chemins. Cela lui permet d’attirer les marchands Flamand et de doper le commerce champenois.

                  - 1141 : Création d’un lieu réservé au change sur le Grand Pont (‘Pont au change’) à Paris.

                  - Avant 1150 : Les Lombards de Gènes inventent les ‘Contrats de change’. Ces opérations de change permettent aux marchands d’obtenir des monnaies étrangères pour commercer dans les comptoirs avec les Arabes. C’est un système qui permet aussi aux agents de change de faire des bénéfices en contournant les lois contre l’usure.

                  - 1151 : Les Lombards créent la 1ère banque à Venise. Sous l’influence des Arabes, ils introduisent les ‘lettres de crédit’ (‘lettera di pagament’ ou ‘lettres de paiement’) puis les ‘lettres de change’ en Europe.
                  Une ‘lettre de crédit’ est un engagement d’un banquier de payer un vendeur, pour le compte de l’acheteur, pendant la durée de validité de la lettre (parfois via une banque intermédiaire ‘notificatrice’).
                  Une ‘lettre de change’ est un ordre écrit ou un ‘tireur’ (emprunteur) demande à un ‘tiré’ (banque débitrice) de payer le ‘bénéficiaire’ (le porteur du document) à une date indiquée. Une opération de change peut être pratiquée en même temps si l’opération a lieu entre deux pays ou circulent des monnaies différentes.
                  Les Templiers utiliseront un système du même genre : Les pèlerins pourront leurs confier leurs économies contre un bon de dépôt fonctionnant comme une lettre de change (arrivés à destination, ils peuvent échanger leur bon contre de l’argent local).

                  - 1170 : Les Lombards commencent à aller commercer dans les foires de Champagne. Ils répandent ainsi l’usage des ‘lettres de foire’ (‘lettres de change’ et ‘billets à ordre’).
                  Un ‘Billet à ordre’ est un document ou le ‘souscripteur’ (débiteur) s’engage à payer son ‘créancier’ (bénéficiaire) à une date déterminée.

                  - 1191 : Les Français prennent Arras. Les banquiers Lombards qui s’y étaient installés préfèrent alors partir à Bruges, dans les Flandres, dont ils feront un grand centre économique.

                  - 1193 : Les Lombards créent la 1ère banque privée moderne à Sienne.

                  - 1179 et 1215 : Le concile de Latran rappelle que le prêt à usure est interdit aux Chrétiens... ce qui signifie qu’il est toujours toléré chez les Juifs.

                  - 1198 : Le prêt à intérêt est à nouveau permis au Juifs en France.

                  - 1223 : Le prêt à intérêt est à nouveau interdit aux Juifs en France.

                  - 1227 ou 1234 ou 1236 : Par la décrétale ‘Naviganti vel eunti ad nundinas’, le Pape interdit les ‘contrats de compagnie’ ou ‘prêts à la grosse’. Ce sont des assurances couvrant les risques en mer (Elles existaient déjà dans l’antiquité grecque). Un prêteur avance de l’argent à un armateur qui ne le rend (avec un gros intérêt) que si son navire revient indemne.
                  L’Italie, le Portugal et la France créeront alors d’autres systèmes pour remplacer ces contrats d’assurance.

                  - 1241 : Lübeck et Hambourg fondent la ‘Hanse Teutonique’ (ou ‘Ligue Hanséatique’). C’est une ligue de marchands puis de villes libres formant un espace économique commun qui s’étendra sur les rives de la Baltique et de la mer du Nord. Expansion de l’usage des ‘lettres de change’.

                  - Milieu du 12ème siècle : Les Lombards inventent les ‘comptes à vue’ pour l’argent en dépôt dans leurs banques.

                  - 1250 : La ‘Société des moulins de Bazacle’, prés de Toulouse, crée les premiers ‘UCHAUx’. Ce sont des titres échangeables, ancêtres des actions et obligations.

                  - 1252 : Bruges, principal centre commercial flamand, se lie à la Hanse Teutonique.

                  -Vers 1300 : Création des premiers titres d’emprunts d’état par les Lombards en Italie du nord.

                  - 1277, 1291 et 1311 : Les banquiers Lombards sont chassés de France.

                  - 1298 : Marco Polo décrit l’usage du papier-monnie qu’il a vu en Chine ... mais personne ne s’y intéresse en Europe.

                  - 1307 - 1312 : Le roi de France fait arréter les Templiers. C’est la fin du réseau banquier de l’ordre du temple. Les Templiers avaient cependant permis de développer l’emploi des lettres de crédit, des lettres de change, des dépôts à vue, des dépôts à terme et de la comptabilité en partie double (inventions lombardes).

                  - 1329 (ou 1336 ou 1347) : Apparition des premières vraies polices d’assurances maritimes à Florence.

                  - Vers 1340 : Invention de la ‘comptabilité en partie double’ chez les Lombards de Gènes (c’est plutôt une redécouverte, car elle était déjà connue dans l’antiquité).

                  - 1343 : Fin du pouvoir des financiers Lombards à Londres.

                  - 1348 : Peste noire. Fin du pouvoir des financiers Lombards en Champagne.

                  - 1408 : Première banque publique de dépôt et de virements (la ‘Casa di San Georgio’) à Gènes, pour contrer le discrédit croissant des banques privées.

                  - 1409 : Fondation de la première Bourse de commerce à Bruges (ville flamande faisant partie de la Hanse). C’est un lieu d’échange (à ciel ouvert) pour les marchandises et les titres négociables.

                  - 1424 : Première société d’assurances maritimes à Gènes.

                  - 1441 et 1474 : Amsterdam arrache à la Hanse Teutonique le droit de commercer librement dans la Baltique. Les marchands Hollandais commencent à concurrencer ceux de la Hanse.

                  - 1455 : Lassés par les problèmes d’inflation, les Chinois décident d’abandonner l’usage des billets de banque.

                  - 1460 : Fondation de la Bourse de commerce d’Anvers.

                  -1474 : Création des premiers brevets à Venise.

                  - 1494 : A Venise, Luca Paciolo del Borgo codifie la ‘comptabilité en partie double’ dans son livre ‘Summa di aritmetica, geometrica, proportioni è proportionalita’.

                  - 1509 - 1564 : Le théologien protestant Calvin cesse de considérer le prêt à intérêt comme un pêcher.

                  - 1531 - 1534 : Construction de la première Bourse de commerce permanente, dans un bâtiment fixe, à Anvers.

                  - 1535 : Premiers emprunts publics en France.

                  - 1536 : Début des escomptes (reventes de lettres de changes et de billets à ordre à des banques).

                  - 1540 : Ouverture de la première bourse de commerce française, à Lyon.

                  - 1545 : Dans sa ‘Lettre sur l’usure’, Calvin justifie la légitimité de l’intérêt chez les Protestants.

                  - 1553 : Anvers prend la place de Bruges comme représentant de la Flandre à l’intérieur de la Hanse Teutonique.

                  - 1572 : En France, un édit réglemente le métier des ‘courratiers’ (proto-courtiers).

                  - 1587 : Premiers récipissés de dépôt endossables dans les banques à Venise (billets à ordre correspondant à l’argent en dépôt). C’est un peu l’ancêtre des billets de banque en Europe.

                  - 1592 : Début de la Bourse des valeurs à Anvers. La liste des cotes (cours des valeurs) y est imprimée.

                  - 1602 : La Compagnie néerlandaise des Indes orientales lève des fonds auprès des marchands (société anonyme cotée en bourse).

                  - 1607 - 1611 : Fondation de la Bourse d’Amsterdam pour gérer les actions de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

                  - 1609 : A Paris les changeurs sont remplacés par des banquiers. Création de la Banque de dépôt d’Amsterdam. Les pièces déposées sont échangées contre des certificats de dépôt. Ceux-ci sont des billets au porteurs qui peuvent être considérés comme des proto-billets de banque temporaires.

                  - 1619 : Création de la banque de dépôt de Hambourg.

                  - 1618 - 1648 : ‘Guerre de 30 ans’ qui ruine le commerce de la Hanse Teutonique. En 1630, celle-ci ne réunit plus que Lübeck, Brême et Hambourg.

                  - 1637 : Premiers Krash boursier (sur le cours des bulbes de tulipes).

                  - 1639 : Les ‘courratiers’ deviennent des ‘agents de change’.

                  - 1658 ou 1661 : La Banque de dépôt de Stockholm émet plus de lettres de change qu’elle ne possède de pièces métalliques en réserve. Ces ‘Certificats’ / ‘Banco-sellers’ sont les premiers vrais billets de banque (argent fiduciaire) en Europe.

                  - 1669 : Fin de la Hanse Teutonique.

                  - 1688 : Début des cotations à Londres.

                  - 1701 - 1711 : Utilisation des ‘Billets de Monoye’ en France (billets avec intérét).

                  - 1716 - 1720 : Système de Law en France (Essai d’instauration des 1ers vrais billets de banque en France).

                  - 1724 : Création de la Bourse de Paris.

                  - 1742 (ou 1659 ?) : Premiers chèques en Angleterre.

                  - 1745 : Les billets de banque deviennent la monnaie officielle de la Suède.

                  - 1762 : Création à Londres de la première compagnie d’assurance sur la vie.

                  - 1774 : Séparation, en France, de la Bourse des marchandise et de la Bourse des valeurs. Début de la criée des cours.

                  - 1776 : Adam Smith écrit la ‘Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations’ et pose les bases d’une théorie du capitalisme libéral.

                  - 1778 : Création de la première Caisse d’épargne, à Hambourg, pour les simples particuliers..

                  - 1787 : Création de la ‘Compagnie royale d’assurances sur la vie’ en France.

                  - 1789 - 1797 : Création des assignats, en France, permettant d’acheter les biens nationalisés du clergé. Ils seront progressivement utilisés comme de véritables billets de banque.

                  - 1792 : création du Dollar et de la bourse de New York.

                  - 1801 : Fondation de la Bourse de Londres, qui détronera celle d’Amsterdam..

                  - 1818 : Création de la ‘Caisse d’Epargne et de prévoyance’ à Paris.

                  - 1821 : Instauration de l’étalon-or en Angleterre (les pièces sont convertibles en or).

                  - 1826 : Création des ‘mandats blancs’ en France. Ce sont des précurseurs des chèques.

                  - 1844 : Instauration de l’étalon-or strict en Angleterre (les billets sont convertibles en or).

                  - 1865 : Apparition des vrais chèques en France.

                  - 1871 : Instauration d’un étalon-or strict en Allemagne.

                  - 1873 : Instauration d’un étalon-or strict en Belgique, Italie, Suisse, France et USA.

                  - 1881 : Création des mandats postaux en Angleterre.

                  - 1929 - 1933 : La crise de 29-33 sape l’équilibre de l’étalon-or.

                  - 1944 - 1946 : Les accords de Bretton Woods instaurent l’étalon Dollar. Le Dollar restant lui-même indexé sur l’or.

                  - 1951 : Premières cartes bancaires de paiement, en carton.

                  - 1957 : Premières cartes bancaires de paiement en plastique.

                  - 1967 : Les accords de Kingston démonétisent officiellement l’or.

                  - 1971 : Le Dollar cesse d’être convertible en or. Premières cartes bancaires à pistes magnétiques.

                  - 1974 : Invention de la carte à puce.

                  - 1976 : Les accords de la Jamaïque (ou de Kingston) décident que la monnaie ne peut plus être étalonnée sur un poids de métal précieux.
                  - 2009 : crise des sub-primes et sodomie mondiale...

                  alors effectivement les banques comptent(sans jeux de mots) et faire sauter le système banquaire du jour au lendemain entrainerais un chaos mais après, l’homme, espèce tout aussi géniale que nuisible et qui à la faculté de s’adapter à tout, va trouver un système pour pouvoir vivre...
                  C’est pas Cantona et sa pub qui vont changer le monde mais par contre remettre des curseurs au banquiers en leurs rappelant que nous ne sommes pas du bétail, je trouve que c’est plutôt censé, c’est aussi simple que ca, mais les gens comme vous semble être encré dans un premier degré et dans une grille de lecture unique qui rends les choses immuables, et croyez moi, rien n’est immuable, c’est aussi simple que ca....

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à Sonchai
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 11h00 le 30/11/2010
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    Gros malin, va.

                    Le seul intérêt de votre post réside ici :

                    « alors effectivement les banques comptent(sans jeux de mots) et faire sauter le système banquaire du jour au lendemain entrainerais un chaos »

                    Faire le panégyrique des situations antérieures à l’existence des banques est parfaitement inutile et vain (vous auriez donc pu éviter, ça nous aurait épargné ce pavé immonde). On le sait que l’humain n’est jamais qu’un animal, et en tant que tel il n’a pas fondamentalement de besoins autres que ceux de se nourrir, de boire et de dormir.

                    Priver ainsi la situation de son contexte est terriblement commode pour soutenir votre point de vue, puisque précisément toute la clé de voute du mien, qui est son contraire, réside dans ce contexte :

                    En l’occurrence, dans ce contexte où TOUTE l’économie transite par le système bancaire, où le système circulatoire qu’est la monnaie n’existe pour l’essentiel que par le travail bancaire, alors il est effectivement définitivement absurde de vouloir faire sauter les banques, à moins de vouloir faire sauter également l’économie.

                    Or, l’économie n’est pas autre chose que la principale manifestation de l’existence du fait social, ce mot n’étant en fin de compte que le synonyme grandiloquent de la notion « d’échanges marchands ». Vous me direz qu’il reste encore tous les échanges non-marchands. Certes. Mais justement, encore une fois si l’on prend le contexte en considération, force est de constater qu’aujourd’hui ce ne sont pas les échanges non marchands qui permettent de vivre - ni boire, ni manger ni même dormir - à la plupart d’entre nous.

                    Je pourrais à la rigueur déplorer avec vous cet état de fait, mais en aucun cas je ne peux faire comme vous le faites, « faire comme si » les choses n’étaient pas ce qu’elles sont. Vous faites ainsi de la mauvaise utopie, c’est à dire raconter « ce qui devrait être » sans la moindre considération pour « ce qui est ». Or, pour pouvoir réaliser le premier, il faut bien, que cela vous plaise ou non, prendre acte du second.

                    • Sonchai
                      Sonchai répond à Dissonance
                      iconoclaste
                      • Posté à 13h07 le 30/11/2010
                      • Internaute 112878
                        iconoclaste

                      C’est un dialogue de sourd...
                      Mais vous ne semblez pas être très ouvert au avis et sentiments des autres, donc rien que de très logique à tout ca.
                      Je prends acte du second comme vous dites mais le second ne peut exister sans le premier c.a.d l’humain, arrivez vous à mettre ca dans votre si brillant cheminement intellectuel, que l’humain prédomine, l’humain existe sans l’économie, l’économie n’existe pas sans l’humain, aussi simple que ca, comme vous dites...
                      C’est pour vous montrez que tout n’est pas immuable et que c’est un long cheminement qui a amené les banques à avoir un tel pouvoir que je vous ai joins la chronologie, si vous étiez moins condescendant dans vos réponses vous pourriez vous en servir pour faire évoluer votre vision sur le présent, c’est autre à cela que sert l’histoire.

                      La pub de Cantona est juste la pour dire « stop au pouvoir des banques “, ouvrons un débat, recadrons les choses, changeons ce que vous appelez ‘ la principale manifestation de l’existence du fait social... , cette acte est en évolution constante c’est ce que vous dis la chronologie...
                      Alors bien sur, Canto et sa pub c’est sous un certains regard populiste, naif, vain, démago, mais cela a au moins le mérite de mettre le débat sur le tapis.
                      Croyez vous que le 7 décembre l’économie mondiale va s’effondrer ?
                      Non, vous n’êtes pas aussi naïf, alors pourquoi arrêtez vous le débat a la manière d’un point godwin...
                      L’acte que revendique Canto est juste un appel à la réflexion, pas la peine de crier au chaos ou a la fin du monde,détendez vous et donnez nous des solutions plutôt que des leçons...
                      Je doute vous faire changez d’avis ou d’opinion, j’arrêterais donc la cette échange avec vous car pour être franc, vous prouvez que j’en ai une plus grosse que vous m’ennuie profondément...

                      • Dissonance
                        Dissonance répond à Sonchai
                        met le doigt où ça fait mal.
                        • Posté à 14h39 le 30/11/2010
                        • Internaute 70089
                          met le doigt où ça fait mal.

                        D’abord oui, c’est manifestement un dialogue de sourd_S (vous l’êtes au moins autant que moi).

                        Ensuite, plusieurs remarques.

                        - L’économie n’existe pas sans l’homme, effectivement. En revanche, l’homme sans économie ce n’est même plus l’age de pierre. C’est éventuellement le recours à un mythe de l’ermite ou du misanthrope, encore à définir. Manifestement vous n’avez pas compris la notion que j’intègre dans l’expression « fait social », à savoir la capacité de l’humain à vivre en communauté.

                        En résumé et pour faire simple, je prétends que l’humain ne peut pas vivre avec ses semblables sans économie. Ou encore, une société sans économie est une société qui n’existe pas.

                        C’est un fait observable dans tous les compartiments de l’anthropologie (paléo ou moderne). L’échange marchand, quelle que soit la forme de la monnaie utilisée (coquillages, galets ou autres) est au cœur de toutes les organisations sociales humaines. Ce qui laisse supposer qu’en plus de ne pas exister, la société sans économie NE PEUT PAS EXISTER, sinon depuis le temps on aurait du pouvoir en observer au moins une.

                        - Si la « pub » (j’aurais dit interview plutôt) de Canto est un appel à la réflexion, l’action prévue pour le 7 décembre (ce que vous n’ignorez pas puisque vous y faites référence) n’est pas du tout du même ordre. C’est à l’exact contraire, un passage à l’acte totalement irréfléchi.

                        - Ce que je crois concernant les conséquences du 7 décembre est simple : Dans un cas, ça rate, auquel cas c’est une action parfaitement inutile. Dans l’autre ça réussit, ce qui signifie qu’effectivement, ça ruine complètement l’économie (peut-être pas mondiale, mais au moins française et éventuellement européenne). Étant donné la conjoncture, c’est bien effectivement un risque qu’il est inutile de courir.

            • ALLALA1-
              ALLALA1- répond à Dissonance
              D'ici et d'ailleurs
              • Posté à 18h59 le 28/11/2010
              • Internaute 111446
                D'ici et d'ailleurs

              désolé mon beauf mais si on le veut en une journée plus aucune aide sociale ne transite par une banque :
              il suffit de faire ce qu’on faisait autrefois : se servir des tresoriers payeurs généraux.
              En gros : ne pas servir la soupe aux interets financiers pour etre plus clair ET se servir pour cela des aides sociales.
              Chaque personne aidée touche peu et les banques touchent beaucoup c’est pas beau ca ?

          • Autruchette
            Autruchette répond à casp
            Dieu est mort !
            • Posté à 15h33 le 28/11/2010
            • Internaute 134171
              Dieu est mort !

            Je sens que je vais être totalement irresponsable, le 7 décembre 2010 ; o)

        • ALLALA1-
          ALLALA1- répond à Dissonance
          D'ici et d'ailleurs
          • Posté à 18h54 le 28/11/2010
          • Internaute 111446
            D'ici et d'ailleurs

          Gros beauf, tout les jours des dizaines de milliers de personnes meurent par le monde par la faute du systeme bancaire qui refuse de participer à l’eradication de la pauvreté.
          Et ca ne te derange pas.
          Par contre, le pognon, ca c’est une valeur superieure à la vie pour toi.
          Que va t’il se passer si nous retirons notre argent des banques le 7 décembre ?
          Les banques seront en cessation de paiement et les etats feront ce qu’ils doivent faire dans ce cas :
          les mettre en faillite.
          Les biens detenus par les banques seront mis en vente et la spéculation immobiliere s’effondrera : les gens pourront se loger pour moins cher,
          mais surtout, les etats nationaliseront les banques afin de les soustraire aux mains de la mafia bancaires qui dirige le monde.
          C’est à dire que nous reviendrons à un systeme democratique ou chaque voix de chaque individu comptera également et ou ce ne sera pas une poignée de corrompu qui commandera ... à la police, à la justice, à l’armée etc...
          Donc : sortez tous votre argent le 7 décembre.
          Montrez aux banquiers vereux qu’ils n’ont pas le pouvoir et qu’avec tous vos concitoyens c’est vous qui avez le pouvoir.

          • Dissonance
            Dissonance répond à ALLALA1-
            met le doigt où ça fait mal.
            • Posté à 19h13 le 28/11/2010
            • Internaute 70089
              met le doigt où ça fait mal.

            Je reformule ma question précédente.

            Le 7, bank run réussi, les banques s’écroulent. Le 8, comment ceux qui n’ont pas de monnaie sur eux achètent-ils leur nourriture ? Comment payent-ils leur loyer ? Leurs factures ? Pouvez-vous répondre à cela ou allez vous vous contenter de continuer de m’insulter ?

            • Monokuku
              Monokuku répond à Dissonance
              kessapeutfoutr
              • Posté à 20h56 le 28/11/2010
              • Internaute 101214
                kessapeutfoutr

              Imaginons que l’opération du 7 réussisse. Le 8, il se passera quelque chose de très simple. Si toutes les banques ferment, que plus personne n’a de thunes dans son porteuf’, que les magasins sont eux-mêmes fermés, pensez vous vraiment que les gens vont chercher à « acheter » de la nourriture, payer leur loyer et leurs factures ce jour là alors même que les transactions ne seront tout simplement plus possibles, qu’il n’y aura plus aucun moyen de toute façon de payer quoi que ce soit. A ce moment là, l’argent n’ayant plus aucune valeur, les gens se diront peut-être qu’il peuvent penser et agir par eux même pour se nourrir, se loger, bref, trouver des solutions plutôt que de faire la queue comme des couillons pour trois pauvres morceaux de papier même pas mangeables ou pour un emploi payé au lance-pierre.
              L’argent ne sert à rien d’autre qu’à rendre la populace dépendante au système dans lequel nous évoluons. Alors mettre les banques à bas, ce serait dans tous les cas, franchement libérateur...

              • Dissonance
                Dissonance répond à Monokuku
                met le doigt où ça fait mal.
                • Posté à 21h40 le 28/11/2010
                • Internaute 70089
                  met le doigt où ça fait mal.

                C’est bien mignon, mais ce n’est pas une réponse. Concrètement, le 8, comment on mange ?

                • Monokuku
                  Monokuku répond à Dissonance
                  kessapeutfoutr
                  • Posté à 21h57 le 28/11/2010
                  • Internaute 101214
                    kessapeutfoutr

                  C’est pas la nourriture qui manque dans nos contrées pleines de supermarchés surapprovisionnés. Suffit de tendre le bras, et hop ! on a à manger...pour le 8 décembre, pour jusqu’à la fin du mois peut-être, ce qui nous laisse du temps pour nous organiser nan ?
                  Du genre reprendre les moyens de production etc...’fin bref, des trucs bien « mignons » qui font tout de même flipper la plupart des lobotomisés qui préfèrent rester dans leur petit confort misérable plutôt que d’ESSAYER de faire quelque chose pour améliorer la condition humaine...

                  • Dissonance
                    Dissonance répond à Monokuku
                    met le doigt où ça fait mal.
                    • Posté à 22h24 le 28/11/2010
                    • Internaute 70089
                      met le doigt où ça fait mal.

                    C’est ça, pillages et émeutes, voilà la teneur exacte de votre proposition pour « améliorer » la condition humaine. Merci d’une telle franchise, je n’en attendais pas tant. On s’éloigne par contre vachement de la révolution « à la Spaggiari » dont parlait Canto. Et puis quand vous aurez 5 minutes vous pourrez m’expliquer en quoi il s’agit d’une amélioration, je vois toujours pas l’intérêt de provoquer la sauvagerie.

                    • Monokuku
                      Monokuku répond à Dissonance
                      kessapeutfoutr
                      • Posté à 01h02 le 29/11/2010
                      • Internaute 101214
                        kessapeutfoutr

                      C’est pas sauvage vous trouvez de jeter des populations entière dans la misère, de faire croire à tout le monde que le mode d’existence que l’on mène (metro-boulot-dodo) est viable pour l’humanité et est un modèle de civilisation alors qu’à nos portes, la moitié du monde crève de faim ou sous les bombes ?
                      Et les quelques libertés que l’on a dans notre pays, on les a acquises comment d’après vous ?
                      Je n’appelle pas à la « sauvagerie », comme vous dites, on peut aussi espérer que les gens se mettent à réfléchir calmement et à se bouger le cul pour refuser le système imposé et faire en sorte de vivre dans un monde un peu moins absurde.
                      Et si pour vous l’émeute n’est qu’une forme de violence barbare à éviter absolument, sachez que sans ce moyen de défense spontanée du peuple, les heureux habitants de ce si beau pays seraient encore bien plus enlisés dans la merde qu’ils ne le sont aujourd’hui...

                      • Dissonance
                        Dissonance répond à Monokuku
                        met le doigt où ça fait mal.
                        • Posté à 02h22 le 29/11/2010
                        • Internaute 70089
                          met le doigt où ça fait mal.

                        « moyen de défense spontanée du peuple »

                        C’est sur ce point précis que nous avons une divergence de vues. Je ne pense pas qu’on puisse parler de réaction « spontanée » si quelques uluberlus dans votre genre mettent l’ensemble de la population dans des conditions qui ne lui laisse plus d’autre choix que celui de voler pour survivre.

                        En l’occurrence, on parle en fait à l’exact contraire de tordre le bras de tous ceux qui n’attendent pas le grand soir comme vous, à leurs frais bien entendu. Après que le monde financier l’ait soumise, la population se retrouvera alors soumise par vous. Il s’agit ni plus ni moins que d’une certaine forme de terrorisme.

                        • Monokuku
                          Monokuku répond à Dissonance
                          kessapeutfoutr
                          • Posté à 05h39 le 29/11/2010
                          • Internaute 101214
                            kessapeutfoutr

                          « Je ne pense pas qu’on puisse parler de réaction “spontanée” si quelques uluberlus dans votre genre... »
                           »...la population se retrouvera alors soumise par vous. »
                          ->pour que l’appel du 7 fonctionne vraiment (cad pour que le système s’effondre), il faudrait une majorité d’ « hurluberlus » comme moi pour que ça marche (ce qui ne se passera pas bien entendu).
                          Et je vous ferai remarquer que les hurluberlus comme moi, parce que minoritaires dans ce pays, n’ont souvent pas d’autre choix que d’enfreindre des lois absurdes pour survivre. Et survivre dans ces conditions, c’est toujours moins pénible que de survivre en fermant bien gentiment sa gueule et en ayant quotidiennement l’impression de se faire enculer à sec par une majorité qui ne jure que par le profit.
                          De plus, vous devez le savoir, la population se soumet très bien elle-même, elle n’aura pas besoin de « nous » (je présume que nous=« les-sales-gauchistes-utopistes-de-mes-deux ») pour ce faire.

                          « ... dans des conditions qui ne lui laisse plus d’autre choix que celui de voler pour survivre. “
                          ->on peut faire le choix de piller et de s’entretuer, comme on peut faire le choix de réfléchir posément à la situation qui se présente et aux horizons nouveau qu’elle laisse entrevoir pour s’organiser et éviter tout mouvement de débilité collective...
                          ->voler des voleurs, est ce vraiment voler ?

                          Enfin, si vous considérez que permettre aux gens de prendre conscience que l’argent c’est que du vent est une forme de terrorisme, bah j’peux rien pour vous, à part vous recommander une cure de désintox de télé...

                          • Dissonance
                            Dissonance répond à Monokuku
                            met le doigt où ça fait mal.
                            • Posté à 08h19 le 29/11/2010
                            • Internaute 70089
                              met le doigt où ça fait mal.

                            « ->pour que l’appel du 7 fonctionne vraiment (cad pour que le système s’effondre), il faudrait une majorité d’ “hurluberlus” comme moi pour que ça marche (ce qui ne se passera pas bien entendu). »

                            Faux. C’est bien ça le drame. Le principe de réserve fractionnaire fait qu’une banque a le droit d’engager bien plus de fonds dans des transactions que ce dont elle dispose réellement en caisse, si bien qu’il suffit qu’une fraction de sa clientèle se retire pour la mettre en faillite.

                            « (je présume que nous=“les-sales-gauchistes-utopistes-de-mes-deux”) »
                            J’aurais plutôt dit « les sales anars’ moisis tendance punk lobotomisés à la bière » mais bon, c’est comme vous préférez.

                            « ->[...] on peut faire le choix de réfléchir posément à la situation qui se présente [...] »
                            Dans un épisode des bisounours, très certainement.

                            « ->voler des voleurs, est ce vraiment voler ? »
                            Indubitablement oui. Les fautes des uns n’annulent pas celles des autres, elles s’additionnent. C’est du sophisme de base ça, faites un effort...

                            « Enfin, si vous considérez que permettre aux gens de prendre conscience que l’argent c’est que du vent est une forme de terrorisme, bah j’peux rien pour vous, à part vous recommander une cure de désintox de télé... »

                            Soit vous êtes intellectuellement limitée - ce qui paraît peu probable - soit vous vous imaginez que je le suis - ce qui est nettement plus jouable. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas l’intention qui me pose problème, c’est la méthode.

                            De fait, les risques que comporte un bank run concernent bien d’avantage que les personnes qui y participent. Voilà ce qu’il y a de terroriste là dedans. Les banques ont pris les populations en otages avec le risque systémique, et vous faites exactement pareil (sauf que - jusqu’à preuve du contraire - l’enclenchement du risque systémique par les banques n’était pas volontaire alors que dans votre cas, c’est le cœur même de la démarche). Stratégie de kamikaze.

                            Enfin, juste pour la petite histoire : Ça fait au minimum 3 ans qu’il n’y a plus de télévision chez moi. Faudra essayer d’avoir moins de préjugés la prochaine fois.

                            • Monokuku
                              Monokuku répond à Dissonance
                              kessapeutfoutr
                              • Posté à 10h13 le 29/11/2010
                              • Internaute 101214
                                kessapeutfoutr

                              « ...si bien qu’il suffit qu’une fraction de sa clientèle se retire pour la mettre en faillite. » « ...“les sales anars’ moisis”
                              ->en l’occurrence, les sales anars moisis que vous décrivez n’ont en général pas grand chose sur leur compte en banque (voire rien), et quand bien même il se mettraient tous à retirer leur maigre pécule le même jour, je suis persuadée qu’à eux seuls ils ne pourraient pas foutre une banque en faillite, ils n’épuiseraint même pas les billets disponibles aux distributeurs. Et comme ce sont de sales anars moisis qui font peur -oulala ils sont méchants ! ! ! - je doute que cette initiative soit très suivie par le reste de la population...

                              “Dans un épisode des bisounours, très certainement.”
                              ->pourtant bien des barricades furent le lieu d’intenses réflexions et d’organisation, qui même parfois menèrent à des victoires.

                              “Indubitablement oui. Les fautes des uns n’annulent pas celles des autres, elles s’additionnent. ‘
                              ->en ce qui me concerne je préfère être fautive’ et en vie, plutôt que morte au nom de je ne sais quelle légalité absurde, sans fondement autre que le porte monnaie de sinistres connards qui ne pensent qu’à leur gueule...

                              ‘Soit vous êtes intellectuellement limitée - ce qui paraît peu probable - soit vous vous imaginez que je le suis - ce qui est nettement plus jouable.’
                              ->j’évite généralement d’entamer la causette avec quelqu’un que je juge comme étant intellectuellement limité, et j’ose espérer que quelques commentaires ne suffisent pas à juger un intellect quel qu’il soit.

                              ‘De fait, les risques que comporte un bank run concernent bien d’avantage que les personnes qui y participent. Voilà ce qu’il y a de terroriste là dedans.’
                              ->de fait, placer de l’argent à la banque engage bien d’avantage les gens qui n’ont pas un rond à y mettre que ceux qui y passent leurs journées. Voilà ce qu’il y a de terroriste là dedans.

                              ‘Les banques ont pris les populations en otages’, détruisez les banques, vous aurez des hommes libres.
                              Mais c’est sûr, la liberté c’est flippant, ça signifie faire des choix, se comporter humainement avec ses congénères, sacrifier son confort Ikea pour vivre un peu plus ‘chichement’... Bien des gens pèteraient un câble à l’idée d’une éventuelle séparation d’avec leur tout nouveau écran LED 3D FULL HD. C’est vrai que faire le choix d’être un otage/esclave permanent, c’est quand même beaucoup moins risqué, surtout que si on est la majorité à préférer ce sort, c’est qu’on doit avoir raison...

                              ‘Stratégie de kamikaze.’ Peut-être, mais le libéralisme étant ce qu’il est (voué à l’échec depuis le début), la mondialisation étant ce qu’elle, avec ou sans l’aide des ‘anars-moisis-punk-lobotomie-bière’, on arrivera au même résultat, et dans pas très longtemps.

                              ‘Ça fait au minimum 3 ans qu’il n’y a plus de télévision chez moi.’
                              -> l’assimilation directe anars=terroristes ça fait quand même très TF1, comme quoi, pas besoin d’avoir la télé pour parler comme elle...

                              ‘les sales anars’ moisis tendance punk lobotomisés à la bière’
                              ->en parlant de préjugés...ahem...

                              • Dissonance
                                Dissonance répond à Monokuku
                                met le doigt où ça fait mal.
                                • Posté à 12h36 le 29/11/2010
                                • Internaute 70089
                                  met le doigt où ça fait mal.

                                Cette discussion ne va nulle part, comme à chaque fois. Tant pis.

            • ALLALA1-
              ALLALA1- répond à Dissonance
              D'ici et d'ailleurs
              • Posté à 21h17 le 28/11/2010
              • Internaute 111446
                D'ici et d'ailleurs

              A ton avis, comment on fait les argentins quand les banques ne pouvaient plus donner d’argent ?

              Comment font les personnes dans les moment importants liés au passage d’une situation à une autre ?

              Ils imaginent et s’aperçoivent que les systemes qu’on leur vend ne font que les maintenir sous domination et sous controle.
              Tu en administres la preuve puisque la seule chose qui te fait peur est la création d’une situation nouvelle et non pas pourquoi existe cette situation catastrophique actuelle dans laquelle tu esperes demeurer.

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