Primaires du PS : par élimination, c'est Aubry qui l'emporte
Un peu de sérieux : Valls, Montebourg et même Hollande ne sont là que pour amuser la galerie. Personne (pas même eux, j’espère) n’imagine qu’aucun des trois puisse aller jusqu’au bout. C’est peut-être une manière de prendre du poids dans les débats internes au PS, mais ça n’a aucune chance d’aller plus loin.
Même Royal tend à devenir une hypothèse d’école : la campagne de 2007 a certes montré son énergie, mais elle a aussi montré ses limites.
Simplement, il faut avoir un peu plus d’égard avec Royal pour canaliser son pouvoir de nuisance au cas où elle se monterait le bourrichon et se figurerait qu’elle peut se présenter hors du PS. Sans compter que son principal atout, son énergie, sera très utile pendant la campagne de 2012.
Restent donc à ce jour deux candidats sérieux : Aubry et Strauss-Kahn.
Or, l’un des deux risque d’avoir quelques difficultés à faire gober à la gauche non-socialiste (et même à une partie non négligeable du PS) que les recettes du FMI appliquées à la Grèce ou à l’Irlande sont une grande conquête sociale.
Et dans la mesure où, au second tour, il faudra convaincre tous ceux pour qui le PS doit, au minimum, rester sous surveillance d’une gauche un peu plus décomplexée, il n’en reste qu’une capable de résoudre cette quadrature du cercle.
Sans oublier que, dans tous les cas, gagner contre Sarkozy en 2012 ne se sera pas une promenade de santé...
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modéré
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Ouaip. Sauf qu’ on a quand même ( de plus en plus ?) le sentiment qu’ elle n’ a pas plus envie d’ y aller que son paternel en 95, qu’ elle a un charisme un peu défaillant, et des relations avec la presse ( ça n’ est pas négligeable, si ?) loin d’ être évidentes.
Et puis pour pas mal de gens, elle reste la dame des 35 heures, responsables du « retard français dans le concert des nations » et de la « dégradation de la valeur travail ».




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