enquete 03/06/2011 à 13h00

Mettre fin à « la guerre contre la drogue » : le succès portugais

Lisa Louis | journaliste


Performance artistique lors d’une opération de prévention contre les drogues à Sintra Januar, Portugal (J.M. Ribeiro/Reuters)

Jeudi à New York, la Global Commission on Drug Policy a dressé un constat sans appel :

« La réalité est que la guerre contre la drogue est un échec. La corruption est en hausse, le trafic est en hausse, la consommation aussi. Il faut changer notre façon de voir. »

Le rapport propose d’oser les expérimentations de décriminalisation, sur le modèle du Portugal. Réputé pour être un pays conservateur, le Portugal a, depuis longtemps, libéralisé sa politique anti-drogue.

(De nos archives) C’est le seul pays européen à avoir décriminalisé la consommation de toute sorte de drogues pour des « raisons humanistes ».Les toxicomanes y ont un accès facilité aux traitements et se voient moins stigmatisés.

Le Portugal semble un lieu improbable pour une politique progressiste de drogues. Avec la Révolution des œillets en 1974, le pays sort de quarante ans sous la dictature de Salazar, dans un quasi-sommeil de Belle au bois dormant. Commercialement coupé du reste de l’Europe qui se trouvait en fortes expansion et modernisation, ce régime était basé sur la devise « Dieu, Patrie, Famille ».

Une influence qui, de nos jours, est reflétée dans des valeurs d’une société profondément conservatrice : presque 9 habitants sur 10 sont catholiques, des fêtes religieuses constituent un événement majeur et le pays reste très attaché à ses coutumes et cuisine traditionnelles.

Cependant, côté politique anti-drogue, ce pays a beaucoup d’avance. Certes, d’autres pays européens comme les Pays-Bas tolèrent de facto la consommation de drogues considérées moins dangereuses, comme le cannabis, mais ne l’ont jamais formellement décriminalisée.

Des commissions de dissuasion des drogues pour les toxicomanes

Dans le système portugais, le toxicomane est considéré comme un malade, non pas comme un criminel. Luis Ramos peut en témoigner. Ce Lisbonnais aux cheveux noirs a un lourd passé de drogué derrière lui. Tout commence à l’âge de 14 ans, quand il fume son premier pétard. Peu après, il passe à l’héroïne et à la cocaïne, mélangées avec des somnifères.

Il finance d’abord son addiction par des petits boulots, comme serrurier ou voiturier, avant de se lancer dans la vente de drogues. Par la suite, et probablement parce qu’il a partagé des seringues, il attrape l’hépatite B. Puis l’hépatite C. Et le Sida. En 2000, sa première thérapie de méthadone en Espagne échoue.

De retour au Portugal, il tombe de nouveau sous l’emprise des drogues. Ce n’est qu’en 2009 qu’il retrouve espoir : la police de la capitale portugaise l’appréhende et le renvoie à la commission de dissuasion des drogues (CDD) de Lisbonne.

Cet organisme lui fait faire sa deuxième thérapie de méthadone, qu’il suit avec succès jusqu’à ce jour. Ainsi, ce Portugais dispose maintenant d’un logement payé par l’État et reçoit régulièrement des traitements gratuits de méthadone et contre le sida.

Luis Ramos profite d’une législation qui a été introduite en 2001 en réaction aux taux de consommation de drogues très élevés des années 90.

Après la dictature, une fièvre d’expérimentation

« Cette forte consommation était une conséquence indirecte de la fin de la dictature », se rappelle João Goulão, chirurgien pédiatrique et président du conseil d’administration de l’Institut de la drogue et de la toxicodépendance à Lisbonne, qui coordonne la politique anti-drogue du Portugal :

« Après la Révolution des œillets, le pays s’est ouvert au commerce international, et nous pouvions pour la première fois importer des drogues. Le résultat était une vraie fièvre d’expérimentation, surtout en ce qui concerne la consommation d’héroïne. »

Parmi les 10 millions d’habitants, on comptait ainsi jusqu’à 100 000 héroïnomanes. En 1998, le gouvernement a donc mandaté João Goulão et huit autres experts pour développer une nouvelle politique anti-drogue. Résultat, le fait de consommer des drogues ne représente plus un délit criminel mais devient une infraction administrative.

Seront renvoyés devant le tribunal ceux qui portent sur eux une dose supérieure à dix jours de consommation -par exemple 25 grammes de cannabis en forme d’herbe- et soupçonnés d’être des dealers.

L’enquête juridique suspendue pour faciliter le traitement

Le simple consommateur, lui, est redirigé vers l’une des dix-huit CDD du pays. Là, une équipe composée de psychologues et d’assistants sociaux s’enquiert de ses habitudes de consommation, de sa vie professionnelle et privée. Vasco Gomes, président de la CDD à Lisbonne, détaille la procédure :

« S’il s’agit d’un consommateur récréatif et que c’est sa première infraction, nous suspendons l’enquête juridique -d’abord provisoirement, puis définitivement, s’il ne récidive pas pendant un certain temps. En revanche, pour les toxicomanes, une telle suspension n’est possible que s’ils font une thérapie. »

Un système devant « faciliter l’accès aux traitements et non pas pour stigmatiser les toxicomanes ».

Ana (le prénom a été modifé), étudiante en hôtellerie à Porto, dans le nord du pays, a bénéficié de ce principe de clémence. Il y a quelques années, la police l’a appréhendée avec quelques amis en possession d’une quantité de haschisch sous le seuil critique.

Ce groupe de jeunes a ensuite été reçu l’un après l’autre par l’équipe d’une CDD. Aujourd’hui âgée de 23 ans, Ana explique :

« Je me sentais vraiment bien accueillie. De plus, cela m’a fait prendre conscience des conséquences potentielles de mes actes. Maintenant, je réfléchis avant d’accepter un joint. »

Des chiffres bons, mais des experts qui restent prudents

Les chiffres confirment ce jugement positif :

  • entre 2000 et 2008, le
    nombre de patients dans les unités de traitement a augmenté de presque
    un tiers.
  • la stigmatisation des toxicomanes diminue.
  • entre 2001 et 2007, les dits « taux de continuité de consommation de drogues » -le pourcentage de gens qui ont consommé une certaine drogue pendant la dernière année- ont diminué pour presque toutes les drogues.
  • les nouveaux cas de sida en rapport avec une toxicodépendance ont baissé de trois quarts entre 2001 et 2008.

Un succès de la politique de dissuasion ? « Pas forcément », souligne Brendan Hughes, du Centre européen d’observation des drogues et de la toxicomanie :

« On ne peut parler d’un lien de causalité direct, car, scientifiquement, il est impossible de prouver que les chiffres ont baissé grâce au dispositif en place. En revanche, il est intéressant que la consommation des drogues ne soit pas montée en flèche comparée à d’autre pays en Europe. »

Et ceci alors qu’une telle crainte avait été évoquée avant la mise en vigueur de la législation actuelle. A l’époque, le leader du parti conservateur Partido popular Paulo Portas assurait que « des avions remplis d’étudiants européens arriveront au Portugal afin de consommer de la marihuana ou pire, parce qu’ils savent qu’on ne les mettra pas en prison ».

« Pas toujours les moyens de contrôler le respect des sanctions »

Si de tels avions n’ont évidemment jamais atterri sur le sol portugais, tout n’est pas parfait pour autant. Vasco Gomes le reconnaît :

« Notre commission peut imposer des sanctions, mais n’a pas toujours les moyens de contrôler leur respect -par exemple, en ce qui concerne l’interdiction de fréquenter certains lieux à risque. »

Mieux vaudrait, selon lui, remplacer cette interdiction par l’obligation de réaliser des missions d’intérêt général.

Luis Ramos, lui, voit plutôt les avantages du dispositif actuel. Et pour cause :

« Aujourd’hui je ne toucherai plus aux drogues, assure-t-il sourire aux lèvres, même si elles étaient étalées devant moi sur une table. »

► Article initialement publié le 27/10/2010

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  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h57 le 27/11/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    { Mais en France, on a définitivement rayé le mot « progrès »
    du vocabulaire gouvernemental.}

    * Rayé itou le mot « intelligence », et aussi « le bon sens » on dirait !

    • pablico
      pablico répond à Yvon le Zébulon
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 14h29 le 03/06/2011
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      voir se qui se passe au Mexique....

      vite avant la gangrène générale..

      il vaut mieux soigner des malades, et essayer de canaliser tout cela (de toute façon en bout de course on fini par le faire), que de laisser la pègre prendre pied, emmerder tout le monde, jouer au far west, et finir par gangrener tout le pouvoir.... car un jour ou l’autre la force de l’argent ronge et corrompt le pouvoir...

      mais me direz vous, certains partis font leur choux gras avec l’insécurité...

      non ?

      les dés de l’intelligence, du bon sens sont pipés.....

       
      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à pablico
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 14h36 le 03/06/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « mais me direz vous, certains partis font leur choux gras avec l’insécurité...
        non ? »

        Ça alors, c’est plus que vrai et même pire que ça !
        Certains ne seraient même pas au pouvoir sans ce baratin là.

      1 autres commentaires
  • bloozmarch
    bloozmarch
    indocile heureux
    • Posté à 16h34 le 27/11/2010
    • Internaute 15731
      indocile heureux

    Quand on a l’ esprit mal tourné, comme le mien par exemple, on hésite, qu’ est-ce qui motive cet autisme dans divers pays ?
    Une vision bornée d’ une idéologie du Bien et du Mal rigide et purement moraliste, sans le moindre soupçon d’ humanité et d’ empathie, pour caresser dans le sens du poil un électorat très ciblé ?
    Une coupable complaisance pour les sommes énormes que génèrent les divers trafics, je parle des plus hauts placés, évidemment, pas des petites fourmis du terrain, qui ont amené par exemple la Mafia aux USA à peser fortement sur la politique et l’ économie, grâce à ce que j’ appellerais, toujours mon mauvais esprit, des sortes de rétro-commissions ?
    Le cannabis en vente par la SEITA, par exemple, ce sont des taxes récupérées par les impôts, de la marchandise saine et sans danger pour les consommateurs, et un gros robinet fermé pour une certaine criminalité, donc une augmentation de la sécurité dans certains quartiers, je simplifie bien sûr, mais quand même !

    • poupouille
      poupouille répond à bloozmarch
      ...
      • Posté à 20h41 le 27/11/2010
      • Internaute 57238
        ...

      D’accord avec vous sauf que la SEITA n’a pas empêché l’ajout d’ammoniaque et autres saveurs subtiles dans le tabac pour nous rendre plus accroc, donc s’imaginer que l’Etat se comportera mieux que la mafia, heu..... Non décidément, je ne vois que l’auto-production.

    • Barbote
      Barbote répond à bloozmarch
      Ecrivaine
      • Posté à 16h35 le 03/06/2011
      • Internaute 87416
        Ecrivaine

      C’était le cas avant 1936, la Seita de l’époque vendait 50gr de tabac avec 50gr de kif dans les comptoirs méditerranéens des colonies, ainsi qu’à Marseille, Toulon, Sète ... Et personne n’en mourait à l’époque, pas plus que maintenant ... C’est ma grand mère qui me l’a raconté et ça m’a été confirmé par le codex pharmaceutique de 1936 ...

    • mezneth
      mezneth répond à bloozmarch
      Onomatopée antropomorphe
      • Posté à 18h10 le 03/06/2011
      • Internaute 70709
        Onomatopée antropomorphe

      « Le cannabis en vente par la SEITA, par exemple, ce sont des taxes récupérées par les impôts, de la marchandise saine et sans danger pour les consommateurs, et un gros robinet fermé pour une certaine criminalité “

      Et des élections perdues.

      Ca va pas plus loin que çà.

       
      • bloozmarch
        bloozmarch répond à mezneth
        indocile heureux
        • Posté à 20h15 le 03/06/2011
        • Internaute 15731
          indocile heureux

        Ca ne fait que renforcer mon raisonnement !

      1 autres commentaires
    • Haer
      Haer répond à bloozmarch
      Confortable
      • Posté à 19h01 le 03/06/2011
      • Internaute 85591
        Confortable

      Ne vous inquiétez pas, la criminalité est le secteur économique qui s’adapte le plus vite en France. Ils ont les filières, ils peuvent écouler ce qu’il veulent....le shit sera rapidement remplacer par autre chose...

       
      • McRasta
        McRasta répond à Haer
        Humain
        • Posté à 21h03 le 03/06/2011
        • Internaute 71884
          Humain

        Je me permet de douter de votre vision.

        Sur le marché noir du stupéfiant, tabac, cannabis et alcool ont des places particulières, en raison de leur « faible » cout, et de la capacité du consommateur à en utiliser beaucoup. Dans notre pays, ne reste plus que le cannabis dans les marchandises facilement négociables.

        Qui à le budget pour acheter régulierement cocaine ou héroïne ?
        Qui a l’esprit assez résistant pour consommer ecstasy ou LSD tous les jours ?

      • Malzieux
        Malzieux répond à Haer
        Ex-chomeur
        • Posté à 12h47 le 04/06/2011
        • Internaute 124404
          Ex-chomeur

        Il y a deux sortes de consommateurs, ceux qui vont vouloir tout tester et ceux qui se borneront au cannabis.
        Les premiers prendront pleins d’autres produits, pour voir, certains resteront accrochés par un produit de manière durable. Les autres n’iront jamais voir ailleurs, car le cannabis leur convient. C’est une drogue qui permet de garder le contrôle de soi, lorsqu’elle n’est pas l’objet de mélanges. C’est bien moins nocif que l’alcool en ce sens et presque aussi social.

        • Haer
          Haer répond à Malzieux
          Confortable
          • Posté à 16h43 le 04/06/2011
          • Internaute 85591
            Confortable

          Tout dépend de la consommation et du produit mais je vous garantie qu’on peut aussi se mettre minable avec du cannabis. L’effet ne sera pas pareil mais bon nombre d’embrouilles ou d’accident de voiture ont aussi cela comme origine, même si je ne connais précisément les statistiques (s’il en existe)...

      3 autres commentaires
    • YZ
      YZ répond à bloozmarch
      Vagabond en devenir
      • Posté à 20h55 le 03/06/2011
      • Internaute 127141
        Vagabond en devenir

      « Générant environ trois cent milliards de dollars par an selon les estimations, le trafic de stupéfiants est un enjeu géopolitique majeur. Ces profits illicites sont recyclés à travers les circuits bancaires internationaux, notamment des paradis fiscaux, et réinjectés dans les réseaux économiques légaux, contribuant ainsi au développement économique. La légalisation de la culture du pavot et du cannabis nuirait ainsi durement à l’économie mondiale, puisqu’une importante source de financement s’en trouverait affectée »
      David Elkaim, Petite encyclopédie de Culture générale

  • Sixpatte-
    Sixpatte-
    Sur Mars
    • Posté à 14h43 le 03/06/2011
    • Internaute 77583
      Sur Mars

    Par Lisa Louis | journaliste | 03/06/2011 | 13H00

    C’est quoi ce recyclage de coms de Novembre 2010 ?

    • FuTUrisT
      FuTUrisT répond à Sixpatte-
      Anonymous
      • Posté à 17h07 le 03/06/2011
      • Internaute 153372
        Anonymous

      vous avez dit bizarre...

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 03h46 le 04/06/2011
    • Internaute 3366
      http://www.nouvellesociete.org

    La guerre contre la drogue est pire qu’une erreur : c’est un crime.

    Lien

    PJCA

  • tanguy87
    tanguy87
    Indigné permanent...mais espoir (...)
    • Posté à 09h43 le 04/06/2011
    • Internaute 102312
      Indigné permanent...mais espoir (...)

    mais libérer la vente , bande de nazions, les bandes seront complêtement désorganisées .... ! ! ! ! et ils passeront a la coque où pire alors il faudra dépéinaliser la coque.... le monde est définiftivement pourri .
    Moi j’ai acheté ma clio sur un crédit de 5 ans j’ai pas la télé mais je rigole bien de vos conneries ....
    les BM cab qui roulent dans les cités font marcher les concessionnaires.... et les belles villas les promoteurs ...et papa maman Mohamed où Frédérique ou samuël remplissent leurs cadies

  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 13h47 le 27/11/2010
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    le tout est de savoir comment l’on pose le problème. et quelle réponse on donne aux questions suivantes :

    un drogué est-il un rêveur vicieux ?
    un drogué est-il un malade ?

    un alcoolique est-il un joyeux luron ?
    un alcoolique est-il un malade ?

    un fumeur est-il un bon/mauvais vivant ?
    un fumeur est-il un malade ?

    un malade est-il un tire-au-flanc ?
    un malade est-il vraiment malade ?

    après ce n’est qu’une question de compassion collective.

    un vendeur/pourvoyeur (dealer) est-il un commerçant ?
    ou un empoisonneur ?

    • Ianeak
      Ianeak répond à pablico
      escapiste
      • Posté à 13h52 le 27/11/2010
      • Internaute 104544
        escapiste

      Je pense personnellement qu’un positionnement « moral » sur ces questions ne fait pas évoluer le débat sur ce sujet.
      Qui est drogué, qu’est ce qu’une drogue ? Qu’elle place occupe ces pratique dans notre société et pourquoi ?
      On peut penser que se droguer c’est mal ou cool, dangereux ou festif... la question n’est pas là.

      Le rôle d’un gouvernement n’est pas d’infantiliser mais de responsabiliser.
      C’est facile d’agiter la caricature du tox héroïnomane pour me se planquer derrière son verre de pif.
      Il n’est pas question de compassion, je ne suis pas d’accord, on n’est toujours le drogué d’un autre...
      La France qui cire les pompe de l’industrie pharmaceutique et exporte son pinard à travers le monde n’a d’ailleurs aucune leçon a donner au trafiquant de drogue

      Tout homme est libre d’infliger à son corps ce qu’il souhaite lui infliger.
      Dire que c’est bien ou mal n’empêchera personne de le faire mais contribuera simplement à l’encourager et/ou à l’isoler.
      Il faut sortir de cette vision moralisante qui depuis 40 ans prouve en la matière sa totale inefficacité.

      • pablico
        pablico répond à Ianeak
        Co-NOBEL de la Paix
        • Posté à 14h30 le 27/11/2010
        • Internaute 14278
          Co-NOBEL de la Paix

        ce qui fait se poser la question :

        la soit-disant normalité bien pensante est-elle la normalité ? ?

        qu’est-ce que la normalité.. qui sert d’étalon « or » à notre société ?

         
        • Ianeak
          Ianeak répond à pablico
          escapiste
          • Posté à 14h47 le 27/11/2010
          • Internaute 104544
            escapiste

          Ce genre de question n’a pas d’intéret avant le 5ème pétard.

          Honnêtement sur ce sujet je penserais plutôt à ce genre de questions :
          Quel rôle occupent les addictions dans notre société ?
          Quelles sont celles qui la structurent ? Quelles sont celles qui la déstabilisent ?
          Comment permet-on efficacement la réflexion sur les conduite addictive ?
          Ce genre de chose tu vois, histoire de regarder le sujet bien en face et d’arrêter la posture (com)passionnelle.

          • pablico
            pablico répond à Ianeak
            Co-NOBEL de la Paix
            • Posté à 14h58 le 27/11/2010
            • Internaute 14278
              Co-NOBEL de la Paix

            vos questions comme toutes les questions, n’ont qu’une ou plusieurs réponses qui se fera par apport à la ’normalité’ du moment... l’étalon or... (qui évolue toujours, qui change du tout au tout quelques fois, les exemples ne manquent pas) ...

          • a déménagé le 17 décembre ....
            a déménagé le 17 décembre .... répond à Ianeak
            émophane stable. voir mode d' (...)
            • Posté à 15h11 le 27/11/2010
            • Internaute 130799
              émophane stable. voir mode d' (...)

            Pourquoi la société s’efforce t’ elle de rendre les gens addict ?

            Trouvez la réponse et rien ni personne ne vous mettra plus jamais sous dépendance vu que vous serez devenu un esprit libre.

            Bon courage.

            • Critik
              Critik répond à a déménagé le 17 décembre ....
              Pentagruéliste assidu
              • Posté à 17h47 le 27/11/2010
              • Internaute 131541
                Pentagruéliste assidu

              Ce n’est pas, il me semble, la société qui rend addicts les hommes.

              L’homme est un drogué. L’usage de substance se retrouve dans toutes sortes de cultures, à toutes sortes d’époques.

              Ca fait sans doute partie de la condition humaine. Une recherche de transcendance peut-être. Ou simplement un moyen d’oublier un peu les difficultés du quotidien.

              C’est en tout cas positif d’aborder le problème humainement, comme le font les Portugais.

              ps : dire « bon courage » à quelqu’un qu’on ne connait pas, c’est d’une condescendance et d’une suffisance assez intolérable..

              • a déménagé le 17 décembre ....
                a déménagé le 17 décembre .... répond à Critik
                émophane stable. voir mode d' (...)
                • Posté à 21h41 le 27/11/2010
                • Internaute 130799
                  émophane stable. voir mode d' (...)

                Je vais corriger cela : crevez la gueule ouverte

              • mamouche
                mamouche répond à Critik
                Au potager
                • Posté à 21h52 le 27/11/2010
                • Internaute 15595
                  Au potager

                Bonsoir,

                Ps : un « bon courage » venant d’une personne qui vous est étrangère a des fois plus d’impacte et de sincérité qu’un même« bon courage » venant d’un proche ;

              • a déménagé le 17 décembre ....
                a déménagé le 17 décembre .... répond à Critik
                émophane stable. voir mode d' (...)
                • Posté à 09h09 le 28/11/2010
                • Internaute 130799
                  émophane stable. voir mode d' (...)

                Insuffisance + intolérance.

                L’utilisation du terme ancien d’addiction date du Moyen Âge. Il signifiait une contrainte par corps infligée à des débiteurs ne parvenant pas à régler autrement leur créanciers. Donner son corps pour une dette impayée. Retrouver le chemin du corps par le corps, retrouver le chemin du corps en lui passant au travers.

                Dominique Marinelli, « Addictions : à corps perdu »,
                Lien

            • Sethtes
              • Posté à 13h19 le 03/06/2011
              • Internaute 86642
                Mega Culpa

              Nous sommes des êtres dépendants. Nous organisons notre capital dépendance en fonction de choix, d’éducation, de contexte, de situations, de normes sociales, de décisions politiques (au sens premier du terme), etc...

              La « société » a une part d’influence plus ou moins forte, en fonction des autres paramètres. Vous n’aurez, par exemple, pas du tout les mêmes dépendances dans une zone rurale sans TV que dans une zone urbaine avec. Il n’y en a pas de meilleure l’une que l’autre, juste des différentes.

              Un drogué à l’héroïne ne pourra déplacer cette dépendance là qu’en la faisant vivre dans d’autres domaines très variés.

              La société, donc nous, a simplement établi originellement des règles de protection des individus et de vie sociale cohérente. Bien sûr, il s’agit d’un sens général, car, dans les détails, il y a des incohérences totales sur certaines lois et il y a des dérégulations totales influençant totalement nos choix : publicité, choix médiatiques, marques, propriété intellectuelle,... Là, pour revenir précisément à votre question initiale, notre société occidentale est gouvernée par des individus à l’image de la majorité des gens, qui ont un désir de « contrôle » des comportements afin d’être « tranquilles ».

              Et pour contrôler, rien de mieux que de choisir les addictions des autres...

            • shillom
              • Posté à 13h26 le 03/06/2011
              • Internaute 22134

              J’ai comme l’impression que la réponse est dans le texte. Un indice : ce serait juste avant bon courage.

        9 autres commentaires
      • Haer
        Haer répond à Ianeak
        Confortable
        • Posté à 19h05 le 03/06/2011
        • Internaute 85591
          Confortable

        Est-ce que chacun peut s’infliger ce qu’il veut ? Il est à parier que si je décide de m’envoyer un petit verre de cyanure ou d’eau de javel, on me proposera un séjour en hopital psychatrique...

        Après c’est juste une question de produit...L’eau de javel est-elle moins nocives que certaines drogues ?

         
        • A déménagé le 2 1 2013
          • Posté à 00h57 le 04/06/2011
          • Internaute 108490

          En théorie oui ! et heureusement ! car il ne nous reste plus que ça ; quoi que ...
          depuis la semaine dernière où une loi trés « dure » est passé en ce qui concerne l’internement d’office sur décision des préfets, etc, toute personne voulant mettre fin à ses souffrances se retrouvera internée de force !

        1 autres commentaires
  • Ianeak
    Ianeak
    escapiste
    • Posté à 13h38 le 27/11/2010
    • Internaute 104544
      escapiste

    Une chose est clair : la prohibition a prouvé sa totale inefficacité à régler les questions et les problèmes que soulève l’usage de produitsz psychotropes et les addictions qui en sont du.
    Les sociétés sans addiction n’existent pas, il est temps de mettre en place une vraie politique de prévention et de réduction des risques et d’arrêter de transformer les citoyens en délinquants pour simple fait d’usage et détention.

    A ceux qui me diraient que quand même quand on voit les ravages de la drogue que nos jeunes consomme de plus en plus jeune on peut pas en permettre l’usage je répondrait que l’usage est aujourd’hui, en France plus que partout en Europe, terriblement prohibé et que nous somme l’un des plus grand pays usagé de ces produits interdit.
    Que par ailleurs sans contrôle sanitaire possible tout et n’importe quoi circule ajoutant au risque d’addiction ceux de l’intoxication...

    L’interdiction ne greffe que de nouveaux problème (sanitaire, sociaux, sociétaux) aux problèmes qu’elles prétendait régler et qu’en fait elle aggrave.

    Il est temps véritablement de réfléchir à une autre politique sur cette question.

    • AssistaLand
      AssistaLand répond à Ianeak
      Consultant
      • Posté à 17h04 le 27/11/2010
      • Internaute 122482
        Consultant

      La prohibition permet de vendre plus de SUVs dans nos banlieues.
      Voulez-vous donc reduire le volume d’affaires de nos trafiquants-buteurs et attrister notre pauvre ministre de l’interieur en abbaissant son auto-perception d’utilité publique ?

      Non, un plan coup de poing vaudra mieux ; nous avons tant de policiers, comme aucun pays au monde ! ! et en plus l’opposition a la bonne solution, la bonne alternative : encore plus de policiers, seulement que aux mechants il faut ajouter des gentils ! ! !
      Vive Hortefeux, vive Sarko, vive le PS, vive la Republique des dealers !

      • emiboot
        emiboot répond à AssistaLand
        Mammifère
        • Posté à 10h26 le 28/11/2010
        • Internaute 81944
          Mammifère

        Il y a plus de vigiles que de flic en France
        (cf. article sur le métier de vigile, la rue la semaine dernière)

         
        • AssistaLand
          AssistaLand répond à emiboot
          Consultant
          • Posté à 11h17 le 28/11/2010
          • Internaute 122482
            Consultant

          En 2008, on dénombrait 1 policier « disponible pour intervenir sur la voie publique » pour 753 habitants. Côté gendarmerie, ce rapport est estimé à 1 pour 994 habitants

          Lorsqu’on prend le chiffre global des effectifs de sécurité publique, police et gendarmerie nationales, et que celui-ci est comparé au chiffre obtenu une fois retranchés les effectifs indisponibles et ceux nécessaires au fonctionnement normal des services [absent du terrain, ndlr], on passe du simple au double ».

          Ainsi, on passe d’un policier « sécurité publique » pour 409 habitants à un pour 753 et donc près de 70 700 fonctionnaires à seulement 38 300. « Et encore, sans tenir compte des cycles de travail ou des absences pour congés », relèvent les auteurs. De même, on passe d’un gendarme pour 485 habitants à un pour 994.

          Il faut redistribuer et augmnter la disponibilité du personnel sur le terrain, mais surtout pas en augmenter le nombre : il faut faire des economies à tout prix sur toute la fonction publique pour concentrer notre budget en failite sur la premiere enfance. Dans l’etat actuel de la France plus de policiers c’est moins de chercheurs et d’enseignants.

          • emiboot
            emiboot répond à AssistaLand
            Mammifère
            • Posté à 11h56 le 28/11/2010
            • Internaute 81944
              Mammifère

            Tb merci pour les précisions. Je crois effectivement qu’ils sont assez, mais mal répartis sur le territoire, et missionnés en priorité sur les trucs sans intérêt : faire du chiffres avec les voiture et les motos, arrêter les fumeurs de fumette, traquer du basané, si possible sans papier. Certains résistent et tente de rester centrer sur ce qui est important : agression, vol, dégradation. Mais parfois, loi du chiffre oblige, ils savent regarder ailleurs quand on veut déposer une plainte. Je crois que c’est aussi une urgence : leur missions premières sont encore là, et eux même sont en raz le bol.
            La fonction publique s’est déjà pris suffisamment dans la face, on est d’accord. Même celles qui ne coutent pas un sous à l’Etat (dgac) car en autofinancement se voient menacée de refonte, et externalisation des personnels.

        2 autres commentaires
    • Naradamuni
      Naradamuni répond à Ianeak
      sans
      • Posté à 13h33 le 28/11/2010
      • Internaute 30050
        sans

      Tant que le Politique sera sous le joug de l’Économique rien ne bougeras sur cette question et sur toute les autres.

      Comment passer, sans violence et avec succès, d’un monde tel qu’il est actuellement organisé, à un autre monde ?
      En modifiant la « génétique » de nos sociétés ?
      Modifier génétiquement la société, choisir ensemble et démocratiquement, une règle de partage, transparente, évolutive et révisable ?
      Certains pensent introduire une coupure, une disjonction entre la production des richesses et leur répartition.Introduire une autre économie dite sociale, en donnant à chaque citoyen, un revenu d’existence inconditionnel à décent. Elle est issue du mécanisme de l’économie de marché. On instaurerait de la sorte
      toujours plus de liberté par le biais d’une plus grande égalité monétaire. Que les citoyens de l’humanité entière puissent choisir et maîtriser leur destin, voilà le projet.
      Ce chemin est celui du « libéralisme fraternel » pour une « Clémente Économie ».
      Lien
      Lien

  • A déménagé le 3 mai
    • Posté à 13h49 le 27/11/2010
    • Internaute 112096
      écriveuse

    Ce problème est tellement difficile à résoudre que cette solution assortie d’accompagnement, me paraît vraiment à essayer. Dépénaliser sans accompagnement me paraîtrait dangereux.

    • emiboot
      emiboot répond à A déménagé le 3 mai
      Mammifère
      • Posté à 10h40 le 28/11/2010
      • Internaute 81944
        Mammifère

      Ca dépend de ce qu’on dépénalise.

      Désengorger les tribunaux en cessant de considérer le consommateur comme un délinquant, déjà... Il y a trop peu de juge en France pour tout traiter.
      Au même titre que l’alcool (qui est considéré comme une drogue dure par les addictologues) il faudrait relativiser un brin... Sans compter que le cerveau lui même, tout seul, produit déjà quantité de molécules assez addictives (notement post effort)

    • vincelemat
      vincelemat répond à A déménagé le 3 mai
      Fou incadrable
      • Posté à 01h00 le 04/06/2011
      • Internaute 47435
        Fou incadrable

      Pour l’heroïne, c’est sûr, mais pour le cannabis je ne vois pas en quoi il faudrait « accompagner » (c’est à dire considérer l’usage comme une maladie, ou une tare) un produit qui ne provoque aucune dépendance.

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 13h55 le 27/11/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    { C’est le seul pays européen à avoir décriminalisé la consommation de toute sorte de drogues pour des « raisons humanistes ». }

    Ça permet aussi de faire tourner la boutique et de faire rentrer quelques sous dans les caisses ? ... non ?
    - Comme la prostitution ’organisée’ en Espagne et fiscalisée en France.

    PS : Il est quand même bien de ne pas mettre des accros en taule, car dans ce cas, il faudrait en faire de même ici avec les fumeurs et les alcooliques...et les accros aux médocs anti-dépresseurs ou autres somnifères. (ça rapporte un max aussi, tout ça)

    • Sethtes
      Sethtes répond à Yvon le Zébulon
      Mega Culpa
      • Posté à 16h13 le 27/11/2010
      • Internaute 86642
        Mega Culpa

      Sans parler des accrocs à TF1, internet ou autres...

      Le problème de notre société, c’est qu’elle laisse à penser que tout est accessible, tout de suite, sans contrainte, le plus vite possible. Et, en même temps, la fameuse « morale » fait son retour en force, interdisant et légalisant les interdits de plus en plus.

      Comment une personne sous dépendance peut-elle sortir d’une telle contradiction sociale ?

      • Central Scrutennizer
        Central Scrutennizer répond à Sethtes
        Scrutennizant
        • Posté à 19h16 le 27/11/2010
        • Internaute 77982
          Scrutennizant

        L’addiction est le rêve de tout publicitaire ou marchand de « temps de cerveau disponible ».
        Rions un peu : j’ai une très jeune amie qui présente tout les symptômes du « manque » dès qu’elle est privée d’interface informatique.
        Un jours son ordi et son téléphone dernier cris étaient tous les deux en carafe : elle tournait et virait autour de son écran inutile, tripotait son téléphone, était devenue hyper-agressive et incapable de se concentrer.

        Les NT sont elles des drogues dures ?

         
        • emiboot
          emiboot répond à Central Scrutennizer
          Mammifère
          • Posté à 10h42 le 28/11/2010
          • Internaute 81944
            Mammifère

          Selon une psy(chiatre) que je connais oui : particulièrement les jeux on-line type wow, mais ça s’étend aux utilisateurs de portables, pc, web, et même sur la Rue... je crois que je suis accro...

          • Central Scrutennizer
            Central Scrutennizer répond à emiboot
            Scrutennizant
            • Posté à 10h19 le 29/11/2010
            • Internaute 77982
              Scrutennizant

            Accro à la rue ? Fichtre !
            Voilà une addiction qui est bonne pour la santé :)

            Si je voulais enfoncer le clou, je dirais que ce que nous appelions la « technoconnerie » (terme des 90’s était bien plus que ce que nous supposions à l’époque.

            Nous pensions en effet qu’il ne s’agissait que d’un besoin d’affichage, de « représentation sociale » qui se traduisait par une course maladive derrière toutes les NT (Nouvelles Technologies) dans différents domaine (téléphone, tv, ordis, etc.).

            Après des années à observer ce phénomène, je me rends compte qu’il est en grande parie composé d’addiction à la nouveauté (causé par le matraquage publicitaire qui nous fait toujours valoir que si on n’est pas à la pointe du produit on est « out ») et d’addiction au produit lui même, et à ses fonctions (jeux, applets, réseaux sociaux, etc).

            Ceci dit : la technoconnerie existe, je l’ai rencontré.

            • emiboot
              emiboot répond à Central Scrutennizer
              Mammifère
              • Posté à 10h39 le 29/11/2010
              • Internaute 81944
                Mammifère

              Et addiction à la rapidité de réponse, de réaction, à l’impression de partage ou de simultanéité.
              Y’a du bon aussi au NT, mais y’a un paquet de gadget.
              Par contre les addictions rencontré par certains psy sont tout à fait réelles... et handicapantes pour la vie de tous les jours.

        3 autres commentaires
    • vincelemat
      vincelemat répond à Yvon le Zébulon
      Fou incadrable
      • Posté à 01h02 le 04/06/2011
      • Internaute 47435
        Fou incadrable

      Non, décriminaliser n’est pas légaliser et taxer...

      • Yvon le Zébulon
        Yvon le Zébulon répond à vincelemat
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
        • Posté à 07h56 le 04/06/2011
        • Internaute 65781
          L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

        « Non, décriminaliser n’est pas légaliser et taxer... »

        Certes, on peut se dispenser de taxer, mais connaissant les voraces qui nous gouvernent, ils serait bien étonnant qu’ils ne cherchent pas à tirer quelque profits de ce marché parallèle.
        ...un marché qui pourrait devenir légal, donc !

        C’est d’ailleurs le choix de « Gouvernator » pour la Californie.

  • hagalma
    • Posté à 14h05 le 27/11/2010
    • Internaute 8451

    La gauche gouvernementale aura-t-elle le courage en France d’ébrécher quelques poncifs le moment venu ? Moins de stigmatisation et de répression du consommateur de substances psychotropes (dont l’alcool !) permettrait d’aider davantage ceux qui sombrent dans l’autisme sensuel du produit. Et puis ça permettrait de (re)poser quelques questions sur l’état de notre société : individualisme, consumérisme, cynisme, et son pendant, la financiarisation sans responsable, sans tête, l’anonymat boursier. Les extrêmes se rejoignant toujours : les très gros consommateurs auraient de très gros revenus ?

  • parousnik
    • Posté à 14h27 le 27/11/2010
    • Internaute 18991

    Si le Poprtugal a une réputation de conservatisme la France elle a une réputation d’ultra conservatisme et puis la drogue qui fait le plus de ravage chez les jeunes c’est encore et toujours l’alcool... classée drogue dure par l’OMS...

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