Sur le terrain 21/11/2010 à 12h26

« Prions pour eux » : la Corée du Sud derrière ses lycéens

Eva John | Reporters d'Espoirs


Une mère prie pour la réussite de son enfant, dans un temple bouddhiste de Séoul, le 18 novembre (Truth Leem/Reuters).

(De Séoul) Les lycéens sortent les uns après les autres, se jettent dans les bras de leur mère en poussant des cris soulagés. « Je n’ai rien dit mais cette année a été très difficile pour moi aussi », confie Mme Lee :

« En plus du stress, il y a toute l’organisation. Tous les soirs à minuit, je devais aller chercher ma fille à la bibliothèque. Et puis, nous avons dû nous serrer la ceinture pour lui payer ses leçons privées. »

La Corée du Sud l’a confirmé la semaine dernière en organisant le G20 à Séoul : elle compte parmi les grandes puissances mondiales, symbole du dynamisme économique et du progrès technologique. Mais à quel prix ?

La réussite scolaire est devenue une véritable obsession. La pression autour de l’examen d’entrée à l’université, qui se déroulait ce jeudi, en est la preuve.

Déjà dans les palais du royaume de Goryeo, les Coréens planchaient dur pour réussir leur test annuel.

Le « gwageo », examen instauré au Xe siècle, visait à recruter les meilleurs représentants de la fonction publique. Aujourd’hui, l’alphabet coréen a remplacé la calligraphie chinoise. Et il ne s’agit plus de devenir fonctionnaire, mais de décrocher une place dans une université prestigieuse. Mais une chose n’a pas changé : exigence d’excellence et compétition acharnée sont toujours de mise.

Le premier jour du reste de leur vie

Jeudi, 18h15. Devant le lycée Pung-Moon de Séoul, une cinquantaine de parents attendent dans le froid. Ambiance plutôt silencieuse et solennelle. Et puis le portail s’ouvre. (Ecouter le son)

Audio file

Sortie du lycée après le test.

Depuis leur plus jeune âge, la quasi-totalité des écoliers sud-coréens suivent en effet des cours du soir dans les instituts privés appelés « hagwons ». Leur emploi du temps, digne de celui d’un ministre, ne laisse pas beaucoup de temps pour le repos ou les loisirs. Un système draconien qui coûte cher : la Corée du Sud est le pays de l’OCDE où les familles dépensent le plus pour l’éducation de leurs enfants.

Le test qui se déroulait jeudi dans tout le pays n’est autre que l’aboutissement de ces années de travail acharné. En fonction de leurs résultats, les candidats sont placés dans un établissement plus ou moins coté. Un facteur déterminant pour la réussite professionnelle, puisque les universités sont ici très hiérarchisées. Pas étonnant que la pression soit énorme.

« Dieu, donnez leur la force de réussir »

Pour accompagner au mieux les élèves de terminale dans cette journée éprouvante, tout le monde fait preuve de compassion et de bonne volonté. Les étudiants de première année, qui ont vécu l’épreuve infernale l’an passé, se regroupent au petit matin pour encourager leurs cadets.

Au temple comme à l’église, les prières de la semaine sont dédiées à la réussite des lycéens. (Ecouter le sermon prononcé le jour du test en l’église de Yeouid, plus grande église protestante de Séoul)

Audio file

Sermon de l’église protestante de Yeouido, à Séoul, le jour du test.

Des policiers et des bénévoles sont placés aux quatre coins de la ville pour acheminer en moto les retardataires ; et les automobilistes sont priés de les laisser passer. D’ailleurs, pour éviter les embouteillages, il n’est pas rare que les entreprises décalent d’une heure leurs horaires d’ouverture.

Quant aux avions de l’armée de l’air, ils ont tout bonnement interdiction de voler au dessus des centres d’examen à moins de trois kilomètres au dessus du sol.

Un effort collectif éloquent, mais qui ne parvient pas à masquer les aberrations du système. L’éducation hors de prix est non seulement discriminante, mais elle explique aussi le taux de natalité extrêmement faible au pays du Matin calme. Quant à l’enfance sacrifiée, elle se traduit par un taux de suicide record, particulièrement chez les jeunes.

Le gouvernement, qui semble commencer à prendre conscience de l’ampleur du problème, planche sur une réforme du célèbre test. A partir de 2014, celui-ci devrait se dérouler sur deux jours au lieu d’un seul, et à deux semaines d’intervalle. Par ailleurs, un système d’entrée sur dossier est envisagé. Ce serait une première. Jusqu’à présent, personne n’a jamais remis en question ce véritable rite de passage.

Aller plus loin
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  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 13h15 le 21/11/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    même l’élitisme n’échappe pas au phénomène des effets secondaires.

  • oyibo
    oyibo
    libre-penseur
    • Posté à 13h02 le 21/11/2010
    • Internaute 97344
      libre-penseur

    les Sud-Coreens sont impressionants d’excellence en effet, des tetes bien pleines, mais quels sacrifices.

    ps : .
    euh.. on parle bien ici de ministres sud-Coreens ? Parce-qu’en France...

    • Stump
      Stump répond à oyibo
      Etudiant
      • Posté à 04h07 le 22/11/2010
      • Internaute 49938
        Etudiant

      Totalement d’accord, la Coree c’est l’exemple typique des tetes bien pleines et non bien faites.

      J’ai etudie a la plus prestigieuse universite de Coree.
      L’article n’est pas exagere, les etudes en Corees sont assez codifiees. Le prof est un Dieu vivant, et les etudiants passent jour et nuit a plancher (vraiment) : l’oppose de la France.

      Mais leur niveau scientifique au final n’a rien de transcendant, il est meme tres faible si on le compare au temps passe a etudier (par rapport aux grandes ecoles FR).

      L’avantage, le soutient de la societe favorise la position d’ingenieur ou de chercheur (socialement parlant), et fait que les etudiants ne focalisent pas leur avenir sur devenir PDG/Chirurgien/Avocat.
      Le prix a payer : peu de loisirs au final. Ca explique le manque serieux de culture du pays - industriellement riche mais culturellement rachitique.

      Un bon systeme c’est le juste milieu entre l’exces scolaire coreen, et la lethargie educative type fac francaise.

      • Jerome_B
        Jerome_B répond à Stump
        • Posté à 09h12 le 22/11/2010
        • Expert 81512

        vous, on vous a bien bourré le crâne dans votre GRANDE école .......

      • Kraluna
        Kraluna répond à Stump
        au boulot !
        • Posté à 15h54 le 22/11/2010
        • Internaute 102224
          au boulot !

        A vous lire on croirait que les étudiants FR n’en foutent pas une rame. Soit on n’a vraiment pas fait le même genre d’études, soit le travail a fournir pour réussir ses études a bien changé en 10 ans !
        Certes les situations des deux pays ne sont peut être pas comparables, mais j’ai quand même passé des années, de la Term au DEA, a ne faire que bosser, en moyenne 65h par semaine avec des pauses a ne rien faire d’une a deux semaines par an et les 3 mois d´été dans les champs aux aurores (les 2700€ annuels de bourse CROUS et 1300€ d’ALS n’étaient pas suffisants pour tout payer) et dans mes bouquins le soir. Je n’étais pas la seule dans ce cas.
        La conséquence : santé bien amochée.
        La différence avec la Corée : même pas de reconnaissance sociale !

  • Collectionneur
    Collectionneur
    Mordu de livres et BD
    • Posté à 13h02 le 21/11/2010
    • Internaute 122226
      Mordu de livres et BD

    Trouvé à l’instant :

    Lien

    ’’Selon les statistiques, 18,7 femmes sur 100.000 sud-coréennes se sont suicidées en 2008 alors que le taux de suicide établi dans d’autres pays membres de l’OCED, à l’exception du Japon, s’est établi à entre 4 et 8 sur 100.000 femmes. Le taux enregistré au Japon s’élève à 13,2 sur 100.000.

    Le suicide est la troisième facteur de mortalité des femmes en Corée du sud après les maladies cérébro-vasculaires et les troubles cardiaques.’’...

    L’article ci dessous est plus complet, la Corée du Sud dépasse le Japon dans ce triste domaine :

    Lien

    ’’En Corée du Sud, si le nombre total de morts par suicide est inférieur à celui du Japon (15 413 décès contre plus de
    30 000 pour son voisin insulaire), le pays se retrouve en tête de classement, si l’on considère la proportion des suicides pour l’ensemble de sa population. Avec un ratio de 31 pour 100 000, le pays détient le record du taux de suicide des pays membres de l’OCDE, suivi de près par le Japon (2).

    Une tendance qui ne fait que s’accentuer. En 2006, l’Eglise de Corée du Sud s’alarmait des chiffres de l’année 2004, qui le désignait déjà comme le pays développé comptant le nombre de suicides le plus élevé, avec un taux de 24,2 pour 100 000 (3). A plusieurs reprises, la Conférence des évêques sud-coréens a souligné la gravité de la situation d’une société qui cumule le taux de natalité le plus faible au monde avec l’un des taux les plus élevés de suicide et d’avortement’’

  • muji
    muji
    français
    • Posté à 13h15 le 21/11/2010
    • Internaute 84382
      français

    Espérons que cela fera méditer tout ceux qui souhaitent réformer le système éducatif français en le rendant (encore plus) sélectif et élitiste. Cela semble contre productif et même les Coréens en reviennent...

  • glop-pasglop
    glop-pasglop
    justiciable à merci
    • Posté à 13h18 le 21/11/2010
    • Internaute 117082
      justiciable à merci

    Pour résoudre ce problème de scolarité à hautes doses et de stress chez les écoliers, le gouvernement sud-coréen pourrait prendre modèle sur la méthode sarkozienne et procéder au démantèlement généralisé de son système d’éducation, à l’image de ce qui se passe actuellement en France.
    Car ce n’est pas chez nous que les collégiens sont contraints de se rendre aux cours du soir jusqu’à 11 heures ou minuit !

    Non ? Mon idée n’est pas bonne ? OK, je m’en vais...

  • AttentionAuvergnate
    AttentionAuvergnate
    Étudiante droits-de-l'hommiste
    • Posté à 13h20 le 21/11/2010
    • Internaute 129939
      Étudiante droits-de-l'hommiste

    Ben, ça n’a rien d’étonnant que le taux de suicide soit astronomique : les Coréens sont victimes de la machine du « capitalisme fou » qui s’est emballée il y a quelques années, et qui les détruit progressivement. Je me souviens d’un article où la journée de l’écolier coréen moyen était relatée. Et ça fait peur. Ces pauvres gosses ont une pression monstre sur le dos, ils ne doivent avoir d’autres objectifs que de réussir leurs examens et d’écraser les autres, ils se couchent à pas d’heure parce qu’ils ont une pile de devoirs, plus les cours du soir, et leurs parents se saignent aux quatre veines pour leur payer ces cours du soir. Il ne leur reste qu’un temps très limité pour récupérer après ces heures de travail à une cadence infernale, c’est-à-dire trop peu de temps pour dormir... et le lendemain, c’est reparti : (interminable) boulot-métro-(bref) dodo.
    Et ce n’est pas de prier qui les empêchera d’être épuisés (c’est un doux euphémisme) et débordés.
    Franchement le pays du Matin Calme n’a jamais été si mal nommé.

  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 13h21 le 21/11/2010
    • Internaute 61755

    un peu hors-sujet, quoique...
    Lien

  • Djob
    • Posté à 13h22 le 21/11/2010
    • Internaute 20626

    En France on est un peu plus pervers avec les lycéens ; on leur donne tous le bac en leur faisant croire qu’ils sont aptes à suivre des études, on les admet tous en fac même si plus de la moitié n’ont pas et n’auront jamais la capacité d’être dipômés(ça fait des chômeurs en moins), et puis quand à 25 ans ils ne trouvent pas de boulot avec leurs diplômes inutiles on leur dit qu’il faudra travailler jusqu’à 67 ans. Ici c’est pas les lycéens qui se suicident, c’est le bon sens...

    • umbrellacorp
      umbrellacorp répond à Djob
      chomeuz expat
      • Posté à 15h26 le 21/11/2010
      • Internaute 113485
        chomeuz expat

      Pas faux. Je me souviendrai toujours du prospectus faisant la publicité de mon DUT « 84 % des diplômés ont trouvé un emploi dans les 6 mois ! ». Quelques années après, en dernière année de master, je croise un ancien prof, on discute de chose et d’autre et il me dit « oui, 84 % des anciens étudiants RÉPONDANT AUX QUESTIONNAIRE DE SUIVI ont trouvé un emploi dans les six mois ». Pas la majorité donc..

      • lhérétique
        lhérétique répond à umbrellacorp
        en fuite
        • Posté à 11h27 le 22/11/2010
        • Internaute 128118
          en fuite

        Sont aussi comptabilisés comme emploi les CDD, les missions d’intérim... Et une fois que vous êtes comptés « employé »... Vous le restez définitivement...
        Faut faire briller les chiffres pour obtenir le renouvellement des crédits...

    • AttentionAuvergnate
      AttentionAuvergnate répond à Djob
      Étudiante droits-de-l'hommiste
      • Posté à 15h39 le 23/11/2010
      • Internaute 129939
        Étudiante droits-de-l'hommiste

      « on leur donne tous le bac »
      Essayez donc de le repasser vous-même avant de dire cela. Moi, je l’ai passé l’année dernière, et, j’en réponds, c’était pas de la tarte, loin de là. On a eu des sujets tout sauf faciles. Ceux qui n’en ont pas fichu une ont été (évidemment) recalés... Malgré le taux de réussite élevé de mon ancien lycée, nous sommes quand même, en France, le pays européen qui fait redoubler le plus de monde. À quoi ça amène ? Des élèves qui se sous-estiment, perdent toute confiance en eux (une solution miracle ? Hah !) et se sentent inférieurs... Le problème, c’est qu’on voudrait être tous des intellectuels, et tant pis pour les manuels qui sont oubliés malgré leur importance.

      « on les met tous en fac »
      Ah bon ? Je suis en BTS. Et puis de toute façon qu’est-ce que je serais allée faire en fac !

      « on leur dit qu’il faudra travailler jusqu’à 67 ans »
      Là, par contre, je suis d’accord. Pousser les gens à bosser jusqu’à plus d’âge alors qu’ils se sont déjà fatigués toute leur vie (surtout quand on voit les inégalités au niveau de l’espérance de vie), ’y a de l’abus.

      • Djob
        • Posté à 22h45 le 23/11/2010
        • Internaute 20626

        j’ai fait quelques généralités chère demoiselle, je ne suis pas sans savoir qu’il existe d’autres filières que l’université, je voulais juste dire qu’il est très facile d’entrer en fac en France et que, quoique vous en pensiez, il existe des consignes ministérielles qui imposent un taux (élevé) de réussite ; mes amis profs m’ont parlé des commissions de correction du bac, c’est à mourir de rire ; et je persiste à dire que ceux qui galèrent pour obtenir le bac sont condamnés à galérer pendant leurs études supérieures, à part quelques exceptions dont vous faites sans doute partie. Alors félicitations pour votre bac et bonne chance pour votre BTS...

         
        • AttentionAuvergnate
          AttentionAuvergnate répond à Djob
          Étudiante droits-de-l'hommiste
          • Posté à 10h09 le 24/11/2010
          • Internaute 129939
            Étudiante droits-de-l'hommiste

          Merci :)
          En effet, il est facile d’entrer en fac, par contre le taux d’échec est énorme. Je m’en suis un peu vue pour avoir le bac, mais ça ne me paraissait pas non plus insurmontable... et je m’en suis tirée avec la mention Assez bien, ce qui m’a paru normal étant donné mes résultats pendant l’année, ça correspondait à peu de choses près à ce que je faisais. Mais le BTS, ça s’annonce sportif... ; -)

        1 autres commentaires
  • Nils Wilcke
    Nils Wilcke
    Etudiant
    • Posté à 13h23 le 21/11/2010
    • Internaute 49020
      Etudiant

    Sont dingues !

  • KaioshinDBZ
    KaioshinDBZ
    Etudiant
    • Posté à 13h41 le 21/11/2010
    • Internaute 132186
      Etudiant

    vous imaginez si en France la semaine du bac on arretait toutes activités pour accompagner, encourager les jeunes !

    • glop-pasglop
      glop-pasglop répond à KaioshinDBZ
      justiciable à merci
      • Posté à 16h36 le 21/11/2010
      • Internaute 117082
        justiciable à merci

      Pas besoin ! Puisque chez nous le taux de réussite au bac est quasiment fixé par directive ministérielle (occulte).

  • Atchoum44
    Atchoum44
    étudiant
    • Posté à 13h42 le 21/11/2010
    • Internaute 100730
      étudiant

    Je passe l’agrégation et soudain... je commence à aimer ma vie !

  • ruffryders
    ruffryders
    Jusqu'a la mort - La vie ne (...)
    • Posté à 13h45 le 21/11/2010
    • Internaute 99399
      Jusqu'a la mort - La vie ne (...)

    elitisme nuisible a la société

  • boboland
    boboland
    ex-o'placard
    • Posté à 13h47 le 21/11/2010
    • Internaute 104841
      ex-o'placard

    les asiatiques ont toujours été bosseurs, et avec réussite.
    C’est vrai dans les établissements scolaires et universitaires en France où le taux et leur niveau de réussite est remarquable.
    C’est vrai aussi dans le reste du monde : cf le grand nombre de scientifiques prix Nobel d’origine asiatique.
    Localement, (c’était vrai au japon, c’est vrai en Coree et en Chine), il y a un autre aiguillon, c’est l’envol économique de ces pays qui est stimulant et encourage à (essayer de) ne pas manquer le coche.
    Les scientifiques et les commerciaux ont sur place les usines, les bourses, les entreprises, bref les débouchés, chose que nous n’avons plus trop en France particuliérement.
    Même s’Ils n’ont pas tous des emplois à la sortie et s’en inquiétent.

    • ze_sheep
      ze_sheep répond à boboland
      étudiante
      • Posté à 16h22 le 21/11/2010
      • Internaute 43234
        étudiante

      Regardez cette vidéo pleine de clichés, comparez avec le chiffre de 30% de fils d’immigrés originaires d’Asie du Sud-Est poursuivant leurs études après le bac, et rendez-vous compte de la teneur de vos propos.
      Lien

      • boboland
        boboland répond à ze_sheep
        ex-o'placard
        • Posté à 18h34 le 21/11/2010
        • Internaute 104841
          ex-o'placard

        merci (quand même) pour le lien..
        « la teneur de mes propos ? » qu’est ce que vous voulez dire ?
        Ce que je voulais dire, moi, c’est tout simplement que les jeunes du sud est asiatique (je pense à la Chine que je connais bien) sont stimulés dans leur désir de réussite scolaire parce qu’ils ont sous les yeux le spectacle d’un pays qui progresse économiquement, et qu’ils veulent profiter de cet élan.
        Par opposition à des pays occidentaux dèsindustrialisés, aux économies riquiquis, dans lesquels le chomage est pesant, menacant, alors qu’un jeune surtout diplomé serait en droit de penser qu’on l’attend pour bosser, ça n’incite pas à y croire..

        Quant à la réussite scolaire, les facteurs sont trés nombreux...
        En tant que pere, grand pere de plusieurs d’enfants je me suis demandé pourquoi -chez moi, autour de moi- les réussites étaient si diverses..
        je n’ai pas de réponse..si... UNE idée à laquelle je crois.
        que les deux parents (voire la famille) soient convaincus avec la même force de l’interet d’études poussées. Cette synergie est -dans mon expérience- de nature à aider et convaincre leurs enfants. J’ai « testé » les deux !
        voulez vous me dire ce que vous en pensez ?

         
        • ze_sheep
          ze_sheep répond à boboland
          étudiante
          • Posté à 05h30 le 22/11/2010
          • Internaute 43234
            étudiante

          Veuillez m’excuser, en voyant les commentaires des autres riverains « casser » une personne sur un ton péremptoire j’ai cru qu’il fallait à mon tour que je vous agresse pour vous montrer que vos propos étaient juste légèrement déplacés (le cliché sur l’asiatique bosseur). Désolée, donc, de reproduire la bêtise de certains autres.

          Pour votre premier paragraphe, je dirais qu’en Chine, si la réussite scolaire est très valorisée, il ne faut pas oublier qu’encore une fois les enfants lésés sont ceux des paysans pauvres, à l’ouest, qui doivent être très peu nombreux à accéder aux universités côtées de Beijing, Shanghai, ...

          Ce qui me fait arriver à votre second paragraphe : bien sûr qu’il y a des jeunes asiatiques très brillants (tout comme on rencontre des Maghrébins, des Noirs Africains ou des personnes originaires d’Asie du Sud qui ont réussi), et c’est souvent parce que leurs parents les ont poussés à travailler durement. Mais souvent, ce sont des parents qui ont fui du Viêt Nam, en étant très politisés, bien éduqués et dans des familles aisées et qui arrivent en France avec cet atout que n’ont pas tous les immigrés (même si les émigrés sont rarement les plus pauvres de leur pays).
          Maintenant, si je regarde dans mon lycée d’origine (en banlieue parisienne), les enfants asiatiques n’ont guère mieux réussi que les autres, pas plus, pas moins. Le faible niveau d’éducation des parents, leurs ambitions brisées à cause de la barrière de la langue, l’environnement qui valorise peu le travail, etc., tous ces facteurs sociologiques qui ne touchent pas que ces jeunes d’origine asiatique constituent une barrière à la réussite scolaire. Cela ne signifie pas que les parents n’encouragent pas leurs enfants à poursuivre leurs études mais la plupart d’entre eux n’ont pas les connaissances suffisantes (du système scolaire, niveau d’études) pour forcer le destin. Ainsi, il est réducteur de dire que les Asiatiques (de l’Est) sont bosseurs, tout dépend de l’éducation de l’entourage et de la motivation de chacun pour savoir qui l’est et qui ne l’est pas. Dans votre famille, vous avez su pousser les jeunes à aimer les études, mais beaucoup d’autres peinent à le faire.

          • boboland
            boboland répond à ze_sheep
            ex-o'placard
            • Posté à 08h26 le 22/11/2010
            • Internaute 104841
              ex-o'placard

            assaut d’amablités !
            d’accord avec toi pour consater et regretter que les échanges sur les blogs soient souvent hargneux, mais aussi quelquefois tres amusants, souvent démago ou clichés (mes asiatiques bosseurs !)
            les blogs sont un peu fait pour échanger, provoquer ou se lacher ...à tout age.
            Bonnes études,

        2 autres commentaires
    • alainbibou
      alainbibou répond à boboland
      Mal-pensant
      • Posté à 19h47 le 21/11/2010
      • Internaute 66569
        Mal-pensant

      Encore un poncif éculé : l’asiatique bosseur, et pourquoi pas le « nègre » fainéant ? Au risque de vous contredire, le chinois bosseur, il est gravement en train de se révolter et de brûler ses usines. L’indien aussi. Car quand la coupe est pleine...les civilisations se rejoignent dans le refus de l’inacceptable. Et tant mieux pour nous : nos merdes c’est nous qui allons devoir recommencer à les manufacturer, la re-losalisation a déjà débuté (les skis Rossignol)

      • le farfadet
        le farfadet répond à alainbibou
        Designer
        • Posté à 10h33 le 22/11/2010
        • Internaute 131868
          Designer

        Pour avoir vécu en Chine, je n’ai pas vu les révoltes dont vous parlez, bien au contraire. Pour ce qui est de l’asiatique bosseur, c’est une belle légende.
        C’est le temps qu’on perd en Chine à négocier, contrôler, etc qui fait re-localiser et non les soit disant révoltes chinoises, contrairement à ce qu’on croit en Occident.
        En tout cas je vous rejoint sur le joli cliché de l’asiatique bosseur, il est vrai que nous français sommes tous en ptit pull rayé, avec une baguette et un ptit béret sur la tête ; ... J’oubliais la bicyclette !
         : D
        Enfin j’imagine que l’emploie de la caricature était fait exprès.

         
        • alainbibou
          alainbibou répond à le farfadet
          Mal-pensant
          • Posté à 20h34 le 22/11/2010
          • Internaute 66569
            Mal-pensant

          Lien
          Ce n’est pas moi qui ai inventé cela. Juste une info qui circule depuis longtemps me semble -t-il, confirmée par une internaute passionnée par la Chine, tout comme vous non ?

          • le farfadet
            le farfadet répond à alainbibou
            Designer
            • Posté à 09h11 le 23/11/2010
            • Internaute 131868
              Designer

            certes il arrive qu’il y est une manifestation, mais c’est très très rare, on est très loin d’un pays révolté comme vous le sous entendiez ou certains le sous entendent.

        2 autres commentaires
    • Nils Wilcke
      Nils Wilcke répond à boboland
      Etudiant
      • Posté à 22h45 le 21/11/2010
      • Internaute 49020
        Etudiant

      Le cliché de l’asiatique bosseur ! Bravo ! !

  • parousnik
    • Posté à 13h51 le 21/11/2010
    • Internaute 18991

    50 millions d’habitants sur un territoire grand comme 1/6e de la France métropolitaine, il y a certainement d’autres facteurs qui poussent plus de jeunes à tenter de se suicider car en France en 2005, l’Institut national de la recherche médicale relevait une augmentation des tentatives de suicide chez les 15-24 ans (40 000 par an) et un rajeunissement des sujets « suicidants ». Et puis en 2006 le France était 18è au nombre de suicidés, pourtant nous vivons dans une « démocratie parfaite » n’est il ,pas ?

  • mioumiou
    • Posté à 14h08 le 21/11/2010
    • Internaute 34943

    Ouai et entre temps, en France, on cultive la médiocrité, on dénigre le travail et nos mômes commencent déjà à penser à leur retraites ... On voit de loin le déclin d’un pays.

  • psych0Dad
    psych0Dad
    sociopathe
    • Posté à 14h16 le 21/11/2010
    • Internaute 81504
      sociopathe

    Ca ressemble au systeme francais pousse a son paroxysme.

  • dmz
    dmz
    expat
    • Posté à 14h52 le 21/11/2010
    • Internaute 59103
      expat

    Une chose qui n’est pas precisee dans l’article : l’universite dans laquelle le lyceen coreen sera admis influera grandement sur son avenir professionnel : certaines entreprises ou certaines fonctions lui seront ouvertes (ou pas). Mon amie (coreenne) me racontait que lorsque son frere a commence a travailler, il a eu du mal a s’integrer car presque tous ses collegues provenaient d’une autre universite ; il se demandait meme pourquoi il avait ete embauche la-bas.
    C’est un peu comme la « solidarite » entre anciens d’une grande ecole en France... en pire.

  • Quixano David
    Quixano David
    xénophile errant
    • Posté à 14h59 le 21/11/2010
    • Internaute 33280
      xénophile errant

    Cette pression se traduit aussi par l’exode de dizaines de milliers d’écoliers qui partent s’installer en Amérique du Nord avec leur mère, laissant le père (appelé localement un papa cigogne) gagner de l’argent au pays.

  • salomgp
    salomgp
    géologue
    • Posté à 15h11 le 21/11/2010
    • Internaute 96634
      géologue

    Est-ce le prix à payer pour rester dans la compétition et le rester toute sa vie, mais est-ce une vie ou un éternel concours, qui ne laisse aucune place au batifolage et au moindre écart ? Tout cela est aussi à voir dans le contexte social et politique du pays exacerbé par sa division.

  • umbrellacorp
    umbrellacorp
    chomeuz expat
    • Posté à 15h44 le 21/11/2010
    • Internaute 113485
      chomeuz expat

    J’ai pas mal d’amis coréens (faute à mon M1 LEA Asie pacifique), qui se plaignaient des horaires la BU de La Rochelle, me disant que chez eux c’était ouverts jusqu’à minuit. Mais aussi qu’il fallait une heure de bus pour traverser le campus de Séoul de part en part. Pire, je m’étais fait la réflexion qu’ils portaient tous des lunettes et ils m’ont affirmé que c’est du au fait qu’ils ne peuvent pas voir l’horizon (faute à la ville étant tellement étendue), qu’ils lisaient énormément et que leurs yeux étaient très fatigués dès 20 ans. En france, ils étaient très bons à apprendre par cœur des dizaines de pages en quelques jours, mais complétement paniqués quand les exams portaient sur des questions de réflexion et non pas de restitution d’informations. En Corée, j’étais incapable de suivre leur rythme, même pour quelques jours.
    J’avais aussi été très étonnée de rencontrer quantité de vieux coréens parlant français et ayant lu la plupart des classiques de la littérature française (balzac en particulier). D’après ce que j’ai compris, ça a à voir avec le fait que la littérature était la matière ouvrant le plus de porte surtout pour bosser au gouvernement.

    • Jaya81
      Jaya81 répond à umbrellacorp
      Technichien
      • Posté à 18h08 le 21/11/2010
      • Internaute 89240
        Technichien

      ce pourrait être intéressant de faire le parallèle avec l’article de rue89 traitant de la productivité des sud coréens. De mémoire, il ressortait que les français travaillaient deux fois moins que les sud coréens (1500h/an contre 2700h/an) tout en ayant une meilleure productivité (et en prenant 5 semaines de congés payés par an contre 6 jours !) Si les coréens étaient un peu plus efficaces (ou un peu plus paresseux), ils trouveraient peut-être le temps de souffler un peu...

    • Why Not
      Why Not répond à umbrellacorp
      Lama
      • Posté à 14h22 le 22/11/2010
      • Internaute 107558
        Lama

      ...

    • Why Not
      Why Not répond à umbrellacorp
      Lama
      • Posté à 14h15 le 22/11/2010
      • Internaute 107558
        Lama

      « En France, ils étaient très bons à apprendre par cœur des dizaines de pages en quelques jours, mais complètement paniqués quand les exams portaient sur des questions de réflexion et non pas de restitution d’informations. »

      C’est caractéristique des systèmes d’enseignement secondaire et supérieur copiés sur le modèle anglo-saxon américain. C’est la même chose au Moyen-Orient où le QCM est la principale, voire la seule, méthode d’examen, y compris pour les concours nationaux d’entrée aux universités publiques qui ressemblent surtout à d’immenses Trivial Pursuit.

      La dissertation et l’analyse de documents reste une particularité française face à laquelle les étudiants étrangers se retrouvent souvent perplexes mais qu’ils apprennent à apprécier tout en s’inquiétant néanmoins de l’éventuelle partialité du correcteur.

      COCORICO... jusqu’à ce qu’égosillement s’en suive : D

  • Jean-Sébastien Billard
    Jean-Sébastien Billard
    Elément à Charles
    • Posté à 16h02 le 21/11/2010
    • Internaute 125643
      Elément à Charles

    Une pensée pour Vlaminck, convaincu que « les écoles, ça ne forme que des cons “. Au régime sud coréen, ça risque d’arriver.

  • Alain Provist
    • Posté à 17h29 le 21/11/2010
    • Internaute 19517

    Ne tombons pas dans la caricature. La Corée du Sud était un pays exsangue en 1953 et ne possédant aucune matière première. Les Sud-Coréens ont fait le pari de l’éducation pour s’en sortir et ils ont réussi en un demi-siècle à se hisser parmi les pays les plus riches grâce à cet investissement collectif sur l’intelligence et le travail. C’est vrai que cette réussite a un prix très élevé en termes de pression mentale sur la population mais ne croyez-vous pas que la précarité, le chômage de nos économies occidentales soient une pression autrement plus douloureuse. Les Sud-Coréens savent que jusqu’à présent leurs efforts payent en termes d’amélioration de leurs conditions de vie.
    Quant aux Coréens qui vont faire leurs études aux Etats-Unis ou en Europe, ce n’est pas qu’ils fuient leur pays mais effectivement parce que l’éducation y est finalement moins chère. Mais cette ouverture sur le monde a aussi contribué à rendre la Corée plus performante et mieux adaptée à la situation internationale. Ce phénomène de mobilité internationale des étudiants qui commence à prendre en Europe est déjà ancien en Corée.
    Comme rien n’est jamais simple, ce système a bien sûr ses limites et ses inconvénients mais gardons-nous de le condamner trop vite au nom de notre ethnocentrisme scolaire.

  • Carlos Carnaval
    Carlos Carnaval
    Etudiant
    • Posté à 17h26 le 21/11/2010
    • Internaute 83800
      Etudiant

    Un petit aperçu de ce qui attend les pays qui se plieront aux règles du FMI : une éducation complétement privatisée qui exclus de fait les familles aux revenus modestes, et qui profite avant tout aux entreprises qui vendent du soutien scolaire.

    En France, on y arrive progressivement, il n’y a qu’à regarder les pubs pour Acadomia, Complétude & co qui fleurissent dans le métro parisien. On pourra toujours rabâcher en cour d’éducation civique que la France, c’est liberté,égalité et fraternité, dans des classes à trente-quarante élèves, ne sont libres et égaux que ceux qui peuvent se payer ces cours privés. A défaut d’apprendre des choses intéressantes, les autres apprendront les joies des CDD pourris,du RSA et de la galère.

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 19h05 le 21/11/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    On dirait le projet de l’UMP pour l’école

  • CX2
    CX2
    Au fond du volcan, près du (...)
    • Posté à 19h46 le 21/11/2010
    • Internaute 60901
      Au fond du volcan, près du (...)

    Houlala, Mettre en parallèle la difficulté des études et le faible taux de natalité est très simpliste. Certes la prix de l’éducation des enfants est très élevé et il est certain qu’un financement public des études pour les familles les moins favorisés permettrait de l’augmenter. Seulement c’est un problème a la marge comparé à :

    - un système professionnel qui ne laisse pas de place à la vie privée (journées de travail longues et quasiment pas de vacances, ors c’est bien pendant ces moments là que ça se fait un bébé).
    - l’absence de structures et de réglementations protégeant les femmes. Si elles ont un enfant elles doivent s’arrêter de travailler, sans garantie de retrouver un emploi. Ajoutons à cela un manque de structures subventionnées (crèches publiques ou d’entreprises) et on comprend la difficulté qu’il y à de faire des enfants. Auparavant les grands parents pouvaient assumer le rôle de parents de substitution en échange du gîte et du couvert de leurs enfants, mais cela aussi est plus difficile pour les populations actives urbaines.

  • norebangbang
    norebangbang
    profquiaimelavie
    • Posté à 21h01 le 21/11/2010
    • Internaute 133943
      profquiaimelavie

    Quand on voit les Coréens de tous âges terrassés de fatigue dans le métro de Séoul, le smartphone à la main comme un prolongement de leur corps, les classes moyennes se saignant aux quatre veines pour « offrir » à leur progéniture une éducation dont le rythme et les conditions ressemblent plus à un camp disciplinaire qu’à une vie normale d’enfant, on se dit que tout petits, ils doivent apprendre à trimer, à réussir, à être performant, pour se préparer à trimer dans leur vie adulte. La rentabilité devient hélas dans la plupart de nos sociétés modernes une valeur absolue. Quid du bonheur, de l’insouciance, du jeu, du plaisir d’apprendre, de l’épanouissement personnel, du rêve, de tout ce dont un enfant a besoin pour se construire en adulte libre ? Théoriquement, la richesse économique et le progrès technologique d’une nation devraient servir à rendre ses citoyens plus heureux et plus libres. Or la course effrenée à la compétition, à tous les niveaux, sape les valeurs intrinsèques de la vie. Si l’on n’y prend pas garde, ce système nous guette aussi. C’est pourquoi il est urgent de défendre, en France, notre école publique, et ses missions nobles, comme le développement de l’esprit critique, la créativité, la culture. Les enseignants doivent refuser de rentrer dans le système qui leur est insidieusement suggéré du culte du résultat et de la performance.

    • Nimbusito
      Nimbusito répond à norebangbang
      Humain
      • Posté à 05h59 le 22/11/2010
      • Internaute 50411
        Humain

      Merci.
      Quand on voit les commentaires de certains vis-à-vis de la proposition de supprimer les notes, on se dit qu’ils devraient aller étudier en Corée du Sud, leur système parfait existe.

      Voilà à quoi ressemble une éducation et une société qui prennent pour valeurs de base la compétition et la réussite à tout prix.
      Le choix le plus humain pour ces lycéens serait encore de tout laisser tomber et d’aller cultiver son champ à la campagne.

      • norebangbang
        norebangbang répond à Nimbusito
        profquiaimelavie
        • Posté à 13h48 le 24/11/2010
        • Internaute 133943
          profquiaimelavie

        L’emploi de l’adjectif « humain » est judicieux. Le travail doit permettre à l’Homme de vivre bien ; l’Homme ne doit pas vivre pour le travail ! Surtout quand ce n’est pas lui-même que son travail enrichit ; il devient alors une aliénation.
        Eva John précise bien dans son article (contrairement à ce que dit bmz dans son commentaire), que les universités sont très hiérarchisées, et que l’avenir professionnel des étudiants dépend de la fac dont ils seront diplômés, plus que du diplôme lui-même. Je me demande quels sont les critères pour juger de la « meilleure » université : la qualité de son enseignement ou son degré de partenariat avec les grandes entreprises ?
        Où est l’humain là-dedans ? En effet, on peut se poser la question de savoir si l’agriculteur ou le petit pêcheur ne sont pas plus proches des vraies valeurs de la vie !

  • ung do
    ung do
    retraité
    • Posté à 22h39 le 21/11/2010
    • Internaute 128689
      retraité

    1°) Corée = Chosen=zhao xian en chinois
    Zhao = matin et non royaume ; xian = lumineux et/ou frais ( le même mot dans les poissonneries chinoises ) mais pas calme et pas ermite non plus . Les sinologues anglophones se trompent doublement , corée = royaume ermite ; les francophones ne se trompent qu’à moitié . Je soupçonne les sinologues de n’avoir que très peu maitrisé les caractères chinois ( très difficiles ) et consulter leurs interprètes ou domestiques pour se renseigner sur le sens des mots . Je trouve l’erreur presque partout
    2°) sur le fond de l’article : pourquoi la mondialisation déclenche ce phénomène d’« échappement “ qui transforme la vie des gens en une course folle ( rat race en anglais ) . Qui peut m’expliquer ?
    La Corée du sud était déjà un pays à économie libérale mais pas suffisamment pour les investisseurs étrangers . Ils ont fait élire comme président Lee myung Bak pour parachever l’oeuvre et infliger à l’économie une cure à la Pinochet ( lire la stratégie du choc de Naomi Klein )
    3°) Je rappelle que la prospérité et l’avancement technologique des Sud coréens ( et des Japonais ) ont eu en partie comme origine l’hyperinvestissement US , les Yankees voulaient faire de ces 2 pays une vitrine de propagande pour contrer les chinois communistes .

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