Polémique 19/11/2010 à 18h06

Histoire-géo : plus de dissertation mais des QCM. Vous avez une heure

Yves Chenal | Herodote.net

Le ministère français de l’Education nationale a publié en catimini en août 2010 les futurs programmes d’histoire-géographie de la classe de première. Ils menacent de dénaturer l’enseignement en faisant disparaître la chronologie et, plus grave, remplacent les dissertations par des QCM (questionnaires à choix multiples) ou des jeux type « Questions pour un champion ».

Dans le cadre de la réforme de l’histoire-géographie, les programmes de la classe de première pour la rentrée 2011 étaient très attendus : comment, en diminuant le nombre d’heures et en concentrant les programmes de terminale et de première sur la seule classe de première, le ministère de l’Education nationale allait-il s’y prendre pour maintenir l’étude de l’époque contemporaine ?

Le défi était d’autant plus dur à relever que le nouveau programme de seconde, comme l’ancien, court jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ce programme de seconde, avons-nous précédemment écrit, serait convenable s’il n’impliquait de traiter en première la période 1850-2000 en une demi-année, l’autre moitié étant consacrée à la géographie. Cela fait soit 57 à 62 heures d’après les prévisions officielles, qui plus est avec des élèves par définitions moins matures que ceux de terminale.

La chronologie, c’est ringard !

On se demandait donc quels choix allaient faire les concepteurs du programme de première. Pour enseigner correctement l’époque contemporaine (1850-2000) en si peu de temps, il eut fallu avoir le courage de sacrifier certaines périodes. Au lieu de cela, le ministère propose tout au programme... hors la chronologie qui disparaît, ce qui est pour le moins gênant en histoire.

Citons en guise de détente les justifications dont le grand style cache mal le vide :

« Le programme d’histoire de la classe de première est conçu en cohérence avec celui de la classe de seconde, dans le cadre d’un tronc commun sur deux années :

  • il est dans son prolongement chronologique : consacré au XXe siècle, il prend la suite d’une mise en perspective sur le temps long, de l’Antiquité au XIXe siècle ;
  • il se situe également dans sa continuité en termes d’objectifs d’apprentissage, tant sur le plan des connaissances à acquérir que sur celui des capacités et des méthodes à approfondir. »

L’enseignement est réparti autour de cinq thèmes :

  • croissance économique, mondialisation et mutations des sociétés depuis le milieu du XIXe siècle,
  • la guerre au XXe siècle,
  • le siècle des totalitarismes,
  • colonisation et décolonisation,
  • les Français et la République.

Chacun de ces thèmes est structuré autour de deux questions intégrant trois ou quatre points à aborder. On remarque immédiatement que, s’il suit ces thèmes dans l’ordre, l’enseignant est amené à traiter la Seconde Guerre mondiale avant d’avoir parlé des totalitarismes qui l’ont provoquée !

Conscients du problème, les rédacteurs ont ajouté cette précision à la fin :

« Le professeur peut articuler les thèmes et les questions dans un ordre différent de celui de leur présentation, à l’exclusion du thème 1 qui ouvre obligatoirement la mise en œuvre du programme. »

Autrement dit, « nous comptons sur vous pour limiter les dégâts et rattraper nos erreurs en ne procédant pas par questions, mais en restaurant subrepticement la chronologie ».

Des blancs dans la culture historique des élèves

Sauf qu’il est impossible de procéder (chrono)logiquement, en raison du poids excessif accordé à l’étude de cas. Cette dernière n’est pas critiquable en soi, à condition de venir illustrer un phénomène. Or, elle est ici utilisée pour abréger le traitement des périodes et des phénomènes.

Ainsi la guerre froide est-elle à étudier comme « La guerre froide, conflit idéologique, conflit de puissances : un lieu (Berlin 1945-1989), une crise (Cuba 1962), un conflit armé (la guerre du Vietnam) ».

Ce choix risque de laisser des blancs dans la culture historique de nombreux élèves. De même, la Première Guerre mondiale (1914-1918) se résume à « L’expérience combattante dans une guerre totale », la seconde (1939-1945) à « La Seconde Guerre mondiale : guerre d’anéantissement et génocide des juifs et des Tziganes ».

En somme, on attend de cette année qu’elle donne aux élèves des repères sommaires, non qu’elle leur explique des processus complexes, qui nécessitent par définition plus de temps.

Quelles épreuves ? Des QCM ?

Cette disparition du fil chronologique pose le problème des exercices. A ce jour, on ne sait pas encore à quoi ressemblera l’épreuve d’histoire-géographie au baccalauréat, mais on voit mal comment elle pourrait prendre la forme de la dissertation. Impossible en effet de donner un sujet sur la Guerre Froide ou sur la décolonisation de telle à telle année, si l’élève n’a étudié qu’un exemple et non les évolutions en profondeur.

Or, la dissertation est, dans la tradition française, le moyen de s’assurer qu’un élève est capable de structurer sa pensée et de répondre de manière autonome sur un sujet complexe. Depuis longtemps, elle perd malheureusement du terrain au profit de l’étude d’un ensemble documentaire, suite de questions souvent peu intéressantes et qui visent à limiter au maximum la réflexion globale du candidat.

Le seul intérêt pédagogique pour les bons élèves est précisément d’apprendre à faire une bonne réponse à une question stupide ou mal posée.

Les nouveaux programmes risquent d’accélérer cette tendance, et on peut craindre de voir se multiplier les questions de connaissance du type : « Que se passe-t-il à Cuba en 1962 ? ».

Un nivellement par le bas

Une telle évolution serait en réalité la mort de l’histoire-géographie en tant que discipline scolaire chargée d’apprendre aux élèves à produire une réflexion structurée. S’il ne reste plus que le contenu (et quel contenu !), la matière histoire-géographie perdrait son sens dans le contexte scolaire où elle est pourtant fondamentale et pourrait se réduire à un entraînement aux jeux télévisuels.

Le modèle de cette évolution est à chercher dans les séries STG (sciences et technologies de la gestion, ancien bac G), précisément conçues pour être moins exigeantes en histoire-géographie que les séries générales. Il s’agit très exactement d’un nivellement par le bas.

Le problème n’est pas que les élèves ne savent ou n’apprennent rien, mais qu’on ne veut rien leur enseigner de consistant, ni exiger aucun effort de leur part.

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  • A déménagé le 1-6
    • Posté à 18h46 le 19/11/2010
    • Internaute 61755

    sans compter que dans l’énoncé du « paragraphe argumenté », on trouve aisément le plan à adopter.

    • williamfaulkner
      williamfaulkner répond à A déménagé le 1-6
      sous les cocotiers
      • Posté à 21h42 le 19/11/2010
      • Internaute 128990
        sous les cocotiers

      J’ai passe la bac il y a 6 ans : la dissertation d’histoire c etait de l’etalage de confiture sans aucune reflexion. Je me rappelle encore le sujet du bac « quel est le bilan moral, humain et materiel de la seconde guerre mondiale ? »

      3 parties : bien sur. (le paln est dans l’enonce) on cite plein de chiffres de morts et de batailles sanglantes pour les partie humain et materiel. on cite Sartre et Camus pour le bilan moral. Et on a 11 sur 12. Bravo ! ! Niveau reflexion historique ca vaut zero mais c’est plein de references apprises par coeur.

      Il y a bien longtemps que la dissertation (et la reflexion) regrettee dans l’article est morte. Elle a du exsiter quand le baccaluareat etait un examen elitiste et minoritaire. Il me semble un peu tard pour essayer d’y revenir.

      Le QCM semble en effet encore pire car les eleves ne seront meme plus habitues a ecrire. (a defaut de penser)

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 20h13 le 19/11/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    C’est la bataille de l’Instruction qu’elle perdra.

    Un perroquet ou un chien çà s’éduque, un être humain on l’instruit.

    L’école, selon moi, a voulu libérer les mômes de l’éducation en leur apportant de l’instruction.

    Lorsque l’Instruction Publique a été transformée en Éducation Nationale, c’était un aveu. On remplace l’accroissement de liberté par le dressage.

    • in girum
      • Posté à 09h56 le 20/11/2010
      • Internaute 8170

      organiser l’ignorance nationale, c’est fabriquer de l’électorat pour le p de l’ump.
      si je lis bien les intitulés du système, il s’agit principalement d’une apologie basique du capitalisme hausmanien napoléon3.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 22h10 le 19/11/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    plus de dissertation , c’est se priver de réflexions, de recul, de jugement, de dialectique, de structures.. enfin tout ce qui fait la réflexion.. qui sert dans tout, pour tout, et toujours.

    image :

    quand on a besoin de marathoniens, on leur apprend à courir longtemps..

    • Samuel_A
      Samuel_A répond à pablico
      Expat'
      • Posté à 01h43 le 20/11/2010
      • Internaute 112135
        Expat'

      Quand on pense que l’exercice est typiquement français... mes amis anglais, suédois, danois, canadiens qui n’ont jamais fait la moindre dissertation seront heureux d’apprendre qu’ils sont tous privés de réflexion, de recul, de jugement, de dialectique, de structure... et de tout ce qui fait la réflexion. Et que comme ça sert dans tout, pour tout et toujours, ils ne peuvent rien faire, pour rien, jamais.

      La dissertation n’est qu’un exercice de rédaction argumentée parmi des milliers d’autres possibles. Et même pas le plus intéressant. Le fétichisme franco-français à son égard est parfaitement stérile.

       
      • pablico
        pablico répond à Samuel_A
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 02h03 le 20/11/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        these antithèse et synthèse. déjà si tout était présenté comme cela..

        on écrirait moins de bêtises dans l’ensemble... on aurait des pensées un peu plus équilibrées..

        si l’on pensait comme cela... il y aurait moins de dérives, et de diarrhées intellectuelles...

        non ?

        • Samuel_A
          Samuel_A répond à pablico
          Expat'
          • Posté à 02h47 le 20/11/2010
          • Internaute 112135
            Expat'

          D’abord, mes profs m’ont toujours appris à « dépasser ce plan bateau du thèse/antithèse/synthèse » dans les dissertations.

          Ensuite, je maintiens que c’est pur exercice de style lorsqu’on ne parle pas d’opinions mais de faits ou de données censées être factuelles.

          Que met-on dans l’antithèse dans une dissertation sur la Shoah ? Les thèses de Faurisson ?

          La plupart du temps, l’antithèse n’est de toute façon qu’un prétexte pour valider la thèse officielle avec plus d’énergie. C’est une façon hypocrite de prétendre « non c’est pas vrai on n’impose pas une vision aux élèves, ils doivent peser le pour et le contre » : mais dès le début ils savent lequel doit l’emporter dans le devoir.

          C’est un exercice intéressant au sens où, quelque part, il simule un débat sans nécessiter d’interlocuteur : je suis PS, j’écris ma thèse PS (voire NPA pour donner une impression de neutralité dans la synthèse), ensuite j’écris l’antithèse UMP pour pouvoir mieux la re-contre-argumenter sous prétexte de synthèse. OK, exercice rigolo, ça peut former assez bien au débat en commentaire d’article de Rue89.
          Mais ça n’a rien de sacro-saint. Il y a un tas d’autres manière d’amener une argumentation bien construite par écrit. Je trouve pour ma part par exemple que le pamphlet est injustement banni des lycées sans que rien ne légitime vraiment cela.
          L’idée n’étant pas de remplacer un exercice par un autre, mais plutôt de laisser le choix : à charge de l’élève de choisir le mode d’argumentation qui lui paraît le plus susceptible de le rendre convaincant, en fonction de ses affinités.

          • thegunner92
            thegunner92 répond à Samuel_A
            Etudiant
            • Posté à 11h19 le 20/11/2010
            • Internaute 109374
              Etudiant

            Complètement d’accord, d’ailleurs quand on en fait la remarque au professeur, on nous demande gentiment de fermer notre bouche. Le pire, c’est la philosophie : à quoi sert-il de donner une « conscience philosophique » à des élèves de 18 ans, sans aucune expérience dans la vie ? Souvent, on impose des idées, Sartre, Nietzsche ou Kant ont toujours raison, écrire le contraire serait synonyme de mauvaise note.

            Enfin, mon expérience la plus traumatisante est la « dissertation » de l’épreuve d’éducation civique, où dans un sujet du genre « Le vote : un droit », il faudra écrire que le système français est le plus beau, le plus grand et qu’on est très fort, même chose dans des sujets type « La défense nationale ».

          • pablico
            pablico répond à Samuel_A
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
            • Posté à 13h36 le 20/11/2010
            • Internaute 14278
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

            j’ai toujours la faiblesse d’être convaincu au premier degré, par un ’vendeur’ au sens large du mot, qui a la malice de faire une petite antithèse, même bateau dans une argumentation...
            cela rend sa réflexion plus ’honnête’, plus crédible (la synthèse).

            au second degré, on essaye de reprendre son indépendance..

          • Blowup70
            Blowup70 répond à Samuel_A
            professeur
            • Posté à 14h23 le 21/11/2010
            • Expert 109937
              professeur

            Thèse - antithèse - foutaises ! ! !

      5 autres commentaires
  • Lavengeancedelapelouse-
    • Posté à 05h39 le 20/11/2010
    • Internaute 114476
      chômeur

    Pourriez-vous, cher érudit, conceptualiser, ou, tout du moins, expliciter, la notion de « sens critique » ?

    Avec la joie de vous lire....

    • A déménagé le 9-8
      • Posté à 14h44 le 20/11/2010
      • Internaute 5710

      et si vous commenciez par donner la votre, d’ explicitation-conceptualisation, Mossieur le cracheurdanslasoupeduhautdesahauteur.

      Avec la joie de vous lire

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h28 le 19/11/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Cool, fini ces sales trucs bien lourds. Enfin trop tard pour que j’en profite : D
    Il n’est pas des plus agréables d’écrire des conneries sur un sujet en sachant qu’on va se faire saquer parce qu’on n’a jamais pu comprendre ce qu’on est sensé écrire et que de toutes manières notre façon d’écrire n’étant pas conforme on se fera incendier pour ça.

    Au moins là y’a une question, une réponse, même si le QCM est un peu simpliste vu qu’on peut tomber juste au pif.
    Mais des épreuves comme pour les maths ou la physique avec une série de question ouverte, ça serait parfait.

    Mais je comprends la peine des profs. Vu que les questions auront des réponses, fini la notation arbitraire...

    • Noari99
      Noari99 répond à Keldan
      Objet du scandale
      • Posté à 19h50 le 19/11/2010
      • Internaute 99151
        Objet du scandale

      Pardonne moi d’être aussi directe. Doit t’es un prepubere de 15 and avec ce que cela peut impliquer en terme de réflexion (mais ton message suggère que tu es plus vieux). Soit tu es idiot. Reponds moi s’il-te-plait. Je veux comprendre ce qui mène a un niveau de réflexion aussi faible.

      • Samuel_A
        Samuel_A répond à Noari99
        Expat'
        • Posté à 01h37 le 20/11/2010
        • Internaute 112135
          Expat'

        Je suis désolé, il a juste raison. La dissertation teste bien davantage la capacité de l’élève à appliquer la méthodologie que les connaissances et les capacités de réflexion.
        On peut faire une dissertation sinon honorable, au moins suffisamment notée pour sauver les meubles, sans rien comprendre ni connaitre du sujet traité, pour peu qu’on ait un minimum de talent à l’écrit et qu’on maîtrise bien l’exercice. La dissertation fait de la forme une fin en soi, le fond devenant trop souvent accessoire. Un pur exercice de style, bien plus qu’une démonstration des connaissances et de la capacité de raisonnement de l’élève.

        Autant elle se conçoit (et encore, ça se discute) dans les matières purement littéraires, autant dans les matières qui se veulent un minimum factuelles, cet exercice n’a aucune espèce d’intérêt. Et trop d’élèves sortent de ces examens dégoûtés d’échouer sur des sujets qu’ils maîtrisent sur le bout des doigts parce qu’ils n’arrivent juste pas à acquérir la bonne méthodologie « dissert ».

        Cet exercice, purement français d’ailleurs (à croire que les étrangers, partout dans le monde, sont incapables de structurer leur pensée) est inutile dans toutes les matières basées sur les faits (ou sur une version officielle de ceux-ci dans le cas de l’histoire) plutôt que sur la discussion des opinions.

        Pourquoi ne fait-on jamais de dissertation d’informatique ? Peut-être parce que ça ne sert à rien... Et pourtant Dieu sait si c’est une matière qui nécessite à la fois connaissance, esprit logique, et aptitude à structurer sa pensée...

        Je vous dit ça, j’étais pour ma part extrêmement doué pour cet exercice... mais ça ne m’empêche pas de percevoir la vanité de la chose. D’ailleurs, c’est simple, on ne m’a plus jamais demandé d’écrire de dissertation à la fac. Même dans les matières les plus littéraires, même dans les plus petites promos. On m’a demandé des essais, des devoirs, des dossiers... Mais jamais de dissertation au sens académique du terme.

        Parce que de toute façon on est déjà censés maîtriser ?

        C’est bien ce que je dis : la dissertation ne teste aucune autre aptitude que celle à... faire une dissertation. C’est un outil qui n’évalue que lui-même.

         
        • Lavengeancedelapelouse-
          Lavengeancedelapelouse- répond à Samuel_A
          chômeur
          • Posté à 08h05 le 20/11/2010
          • Internaute 114476
            chômeur

          Désolé, vous n’avez rien compris en quoi consiste une dissertation. C’est bêtement un outil : un outil que l’on doit s’approprier.

          « Autant elle se conçoit (et encore, ça se discute) dans les matières purement littéraires, autant dans les matières qui se veulent un minimum factuelles, cet exercice n’a aucune espèce d’intérêt. Et trop d’élèves sortent de ces examens dégoûtés d’échouer sur des sujets qu’ils maîtrisent sur le bout des doigts parce qu’ils n’arrivent juste pas à acquérir la bonne méthodologie “dissert”. »

          Ce seul paragraphe est une perle. « Minimum factuelles » : cela fait peut-être bien, mais cela ne veut rien dire.

          Ensuite, selon votre puissance intellectuelle dès plus novatrice et prodigieuse, vous dîtes que la dissertation dans les matières « purement littéraires » (il faut alors noter que le mépris pseudo-postmoderne ou moderne se loge dans l’emploi mal compris du terme : « purement ») serait de trop.

          Bien sûr ! Ecrire est de trop !

          Dans le réel, en revanche, c’est la lecture et la pratique soutenue du commentaire de texte qui permet de rendre de « bonnes “ dissertations. Des écrits.

          Mais, le niveau parfois nul à chier des élèves à ce sujet n’a rien à voir avec une méthodologie propre à la seule dissertation, mais avec une incapacité à ordonner sa pensée dans certaines régions de la pensée (incapacité qui résulte de l’état actuel de l’Ecole). Un détail épistémologique qui vous aura surement échappé lorsque vous écrivez cette sottise :

          ‘Cet exercice, purement français d’ailleurs (à croire que les étrangers, partout dans le monde, sont incapables de structurer leur pensée) est inutile dans toutes les matières basées sur les faits (ou sur une version officielle de ceux-ci dans le cas de l’histoire) plutôt que sur la discussion des opinions.’

          Ce propos qui manifeste une sorte de foi - et non une position scientifique - exprime que les faits sont premiers. Une sorte de positivisme des années trente mâtinés de haine de soi franco-française. Rien de très glorieux, donc.

          Car, depuis quand apprendre à écrire de manière argumentée serait une sorte de lubie spécifiquement Française et depuis quand aussi un scientifique, puisque vous semblez avec une finesse de bûcheron couper le monde de la pensée à la hache, ne devrait-il pas aussi savoir écrire ? De même, dans votre exposition vaseuse, que faites vous de Wittgenstein ? etc...........

          Les faits seraient donc comme des sortes de données pures...

          Les ‘littéraires’ ne s’appuieraient sur aucun ‘faits’....

          La dissertation.....pourquoi faire ? ? ? ?

          Mais enfin....lisez un peu...lisez des scientifiques (Khun, Eisntein, Bachelard, etc....) : la science existerait à partir d’un pur empirisme ? La pensée ne serait l’expression que d’une seule région de la vie, la pensée, ou de l’être ?

          Ensuite, confondre l’expression de la pensée, dans la région où elle s’est spécialisée avec ‘la discussion des opinions’ relève d’une confusion assez stupéfiante. Comment voudriez vous que ce qui s’exprime par la langue s’exprime - scolairement parlant ? Des collages ? Des onomatopées ? (Certes cela est envisageable, mais seulement lorsque l’on s’est déjà pénétré d’un passé).

          En tant que très bonne élève, vous tenez un discours démagogique : pendant ce temps, une bonne moitié des élèves maitrise mal l’expression de leur propre pensée.

          Selon vous, à l’école, la seule ‘dissertation’ serait responsable de cet état de fait ?

          Car, à ce sujet, votre ‘vanité,’ votre ‘don’ (ah...le XIXème dans sa belle expression...‘le don’....), on s’en fout un peu.

        2 autres commentaires
      • Keldan
        Keldan répond à Noari99
        Now future & karpe diem
        • Posté à 14h07 le 22/11/2010
        • Internaute 5164
          Now future & karpe diem

        Oh je suis désolé, encore une fois je n’ai pas bêler en chœur avec le troupeau pour défendre la gentille pensée conforme.

        Peut être que tu aimes ça, c’est ton droit, mais je n’ai jamais pu encadrer le fait de devoir se faire chier à remplir des pages de texte pour répondre à une question des plus vagues et avoir un prof qui ose dire qu’on s’est planté parce qu’on a pas répondu précisément de la façon officielle tout en n’oubliant pas de ressortir la tonne de données qu’on a du retenir par cœur mais que bien évidemment on a oublié à moitié vu qu’on a pas de disques durs dans la tête.

         
        • Noari99
          Noari99 répond à Keldan
          Objet du scandale
          • Posté à 12h06 le 23/11/2010
          • Internaute 99151
            Objet du scandale

          Tu préfères sûrement cocher des cases pour voir si tu as bien retenu ta leçon ? C’est vrai qu’avec cet exercice, on pousse la réflexion très très loin...

        1 autres commentaires
  • la panthère verte
    • Posté à 18h54 le 19/11/2010
    • Internaute 32620

    « Si tous les autres acceptaient le mensonge imposé par le Parti – si tous les rapports racontaient la même chose – le mensonge passait dans l’histoire et devenait vérité. “ Celui qui a le contrôle du passé ”, disait le slogan du Parti, “ a le contrôle du futur. Celui qui a le contrôle du présent a le contrôle du passé. ”

    “ Lorsque toutes les corrections qu’il était nécessaire d’apporter à un numéro spécial du Times avaient été rassemblées et collationnées, le numéro était réimprimé. La copie originale était détruite et remplacée dans la collection par la copie corrigée.
    Ce processus de continuelles retouches était appliqué, non seulement aux journaux, mais aux livres, périodiques, pamphlets, affiches, prospectus, films, enregistrements sonores, caricatures, photographies. Il était appliqué à tous les genres imaginables de littérature ou de documentation qui pouvaient comporter quelques signification politique ou idéologique. Jour après jours, et presque minute par minute, le passé était mis à jour. On pouvait ainsi prouver, avec documents à l’appui, que les prédictions faites par le Parti s’étaient trouvées vérifiées. Aucune opinion, aucune information ne restait consignée, qui aurait pu se trouver en conflit avec les besoin du moment. L’Histoire toute entière était un palimpeste gratté et réécrit aussi souvent que c’était nécessaire. Le changement effectué, il n’aurait été possible en aucune cas de prouver qu’il y avait eu falsification. ”

    Georges Orwell 1984

  • mauser
    • Posté à 18h55 le 19/11/2010
    • Internaute 4683

    Si tu ne sais pas d’où tu viens comment savoir où tu vas.

  • Malavita
    Malavita
    Pfff...
    • Posté à 18h56 le 19/11/2010
    • Internaute 116342
      Pfff...

    Je n’aurai jamais ni fait, ni réussi une fac d’histoire, si au lycée, on n’avait fait que de la chronologie et des QCM car il n’y a rien de plus embêtant. Mais il est vrai qu’une dissertation demande une réflexion et des efforts et ça les élèves n’aiment guère !

    « Le modèle de cette évolution est à chercher dans les séries STG (sciences et technologies de la gestion, ancien bac G), précisément conçues pour être moins exigeantes en histoire-géographie que les séries générales. Il s’agit très exactement d’un nivellement par le bas. “

    Vous oubliez aussi les Bac pro où l’étude des documents est de mise. Je me suis vue corriger des copies en juin avec des synthèses et des consignes de notations ne demandant pas d’enlever des points en cas d’absence d’introduction et de conclusion mais de tenir compte de la ‘cohérence de l’écriture !’

    Ce qui est grave dans la mise en place éventuelle de QCM, c’est qu’on sous estime les capacités des élèves et qu’on les prend pour des imbéciles.

    Mais ces QCM ont un sacré avantage : ils sont très rapides à corriger et donc demandent moins de correcteurs, voire pas du tout, si on met en place, comme dans certains tests, des grilles pouvant être traitées par ordinateur !

    Souci d’économie, alors ?

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Malavita
      In enculo cum vibro
      • Posté à 20h03 le 19/11/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Leur rêve, c’est que les élèves étudient chez eux avec internet, avec des conférences en lignes, et quelques heures en visio-conférence, histoire de dire que les gamins ne sont pas à l’abandon. L’interro qcm, çà colle parfaitement...

      Vous vous rendez compte tous les bâtiments que les prochains élus pourront vendre une bouchée de pain à la société de leur femme ou à leur ancien et futur employeur, si on rend les établissements scolaires obsolètes ! ! !

      Et les économies en profs qui pourront permettre de relancer l’emploi en exonérant de charges encore plus d’employeurs...

    • Samuel_A
      Samuel_A répond à Malavita
      Expat'
      • Posté à 01h51 le 20/11/2010
      • Internaute 112135
        Expat'

      Heu, le QCM est loin d’être forcément un cadeau. Ca peut même être sacrément vachard et fourbe, parce que les réponses fausses mais crédibles peuvent induire en erreur même lorsqu’on a la bonne réponse.
      Et un QCM bien fichu peut nécessiter de se creuser sérieusement la tête, et même être stimulant, mais là j’avoue que l’histoire ne me semble pas la matière la plus adaptée pour faire du QCM intelligent.

      Cela étant, vous auriez tort de penser que le QCM est une fleur fait aux élèves parce que le Ministère croirait les élèves trop bête pour connaître la réponse sans qu’on la leur mette sous les yeux : en tout cas si c’est leur but ils vont déchanter.

      • Lavengeancedelapelouse-
        Lavengeancedelapelouse- répond à Samuel_A
        chômeur
        • Posté à 06h36 le 20/11/2010
        • Internaute 114476
          chômeur

        Avez vous fréquenté l’université pour dire cela du QCM ?

         
        • Samuel_A
          Samuel_A répond à Lavengeancedelapelouse-
          Expat'
          • Posté à 01h31 le 21/11/2010
          • Internaute 112135
            Expat'

          J’y suis même encore. Ayant fait une licence de psychologie, j’ai bouffé du QCM en masse parce que vous imaginez bien que le prof qui doit corriger 600 copies, il préfère donner un QCM qu’un sujet qui se réponds en 4 copies d’examen. Chez certains c’était indigeste, et il s’agissait plus d’un exercice de « répondre ce qu’on croit que le prof attends » que de montrer qu’on maîtrise le sujet évalué. Chez d’autres, la difficulté était savamment dosée, les questions pertinentes, et la réponse, à moins de répondre au pif (ce qui, quand il y a des malus, est fortement déconseillé), pouvait nécessiter parfois véritablement une vraie réflexion.

          Je suis aujourd’hui toujours à l’université, dans une autre branche, et je n’ai plus de QCM mais jamais non-plus de dissertation.

          Et vous ?

        1 autres commentaires
      • Malavita
        Malavita répond à Samuel_A
        Pfff...
        • Posté à 12h39 le 20/11/2010
        • Internaute 116342
          Pfff...

        Bien sûr que je sais qu’un QCM peut être très dur. J’ai déjà testé avec des élèves qui trouvaient l’étude de texte trop difficile : ils m’avaient demandé des QCM. J’avoue que je n’ai pas fait du oui/non mais des réponses multiples. Résultat : une hécatombe !

  • Gethro
    Gethro
    Technicien helpdesk
    • Posté à 19h21 le 19/11/2010
    • Internaute 101455
      Technicien helpdesk

    « Or, la dissertation est, dans la tradition française, le moyen de s’assurer qu’un élève est capable de structurer sa pensée et de répondre de manière autonome sur un sujet complexe. »

    C’est aussi malheureusement une source de clivage : cela met définitivement de côté les élèves faibles en français. On favorise la forme au détriment du fond : à la difficulté d’apprendre un contenu rébarbatif on ajoute l’épreuve de l’écrit, à devoir recracher ce qu’on a déjà eu du mal à apprendre mais sous une forme qui va bien.

    • Danielle29
      Danielle29 répond à Gethro
      Soutien à amonhumbleavis
      • Posté à 22h17 le 19/11/2010
      • Internaute 30791
        Soutien à amonhumbleavis

      Je crois vraiment que le traditionnel débat de la forme opposée au fond est une erreur.
      Fond et forme entretiennent des liens forts.
      « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface ! “(Victor Hugo)

      • Samuel_A
        Samuel_A répond à Danielle29
        Expat'
        • Posté à 02h32 le 20/11/2010
        • Internaute 112135
          Expat'

        Certes, mais il y a mille et une formes d’exprimer un fond. La dissertation demande plus une maîtrise absolue de sa méthodologie que du sujet traité. Pour ainsi dire, on peut être une bille en histoire et faire une dissert’ convenable, et être un historien hors-pair rigoureusement incapable de suivre la méthodologie de la dissertation. Evidemment, seul un historien hors-pair maitrisant parfaitement la méthodologie pourra faire une dissertation impeccable.

        Il existe tout de même plein de façons d’exprimer une pensée construite et bien argumentée, autres que la dissertation. La dissertation est une façon de faire possible, particulièrement complexe et technique, au point de mettre en difficulté bien des élèves maîtrisant pourtant parfaitement leur sujet.

        La dissertation n’est pas qu’une histoire de forme, mais c’est bien la forme qui la différencie d’une autre méthode d’argumentation.

         
        • Lavengeancedelapelouse-
          Lavengeancedelapelouse- répond à Samuel_A
          chômeur
          • Posté à 08h03 le 20/11/2010
          • Internaute 114476
            chômeur

          Bien.....

          En lisant votre si admirable prose, je viens d’apprendre que l’on peut démontrer que le contenu (qui n’est pas le même concept que le « fond », soit dit en passant) ne sert à rien, ou si peu, alors qu’un brillant rhéteur, voire un habile sophiste, peut en revanche briller dans un domaine où il est ignare.

          Je viens donc de lire la démonstration de l’art d’enfoncer des portes ouvertes.

          Car je viens de lire un gros baratin admirablement tourné qui exprime que lors d’une dissertation d’histoire et/ou de philosophie, le contenu n’a aucune importance ; car, si un élève le détient, l’a fait sien, il fournira pourtant un travail de moins bonne qualité que celui qui ne sait rien mais présente ce rien selon une certaine « forme » (« forme » étant aussi un concept que vous utilisez d’une manière si vague que cela en laisse rêveur).

          Vu comme cela, la vacuité de votre propos relève bien de la sophistique.

          C’est même vraiment un propos de sophiste.

          • Samuel_A
            Samuel_A répond à Lavengeancedelapelouse-
            Expat'
            • Posté à 01h54 le 21/11/2010
            • Internaute 112135
              Expat'

            En fait, soit je me suis mal exprimé, soit vous êtes mal comprenant. En tout cas vous n’avez rien compris à ce que je tentais d’expliquer.

            Ce que je tente d’expliquer c’est qu’aujourd’hui, concrètement, au bac, un ignare peut sans problème sauver les meubles s’il maîtrise bien l’exercice « dissertation ».

            Regardez le commentaire de williamfaulkner en page 1, je me permet de le citer :

            « Je me rappelle encore le sujet du bac “quel est le bilan moral, humain et materiel de la seconde guerre mondiale ?”

            3 parties : bien sur. (le paln est dans l’enonce) »

            Voilà. Un élève qui a compris ça, même s’il n’entrave rigoureusement RIEN au sujet, il aura déjà autant de points qu’un élève qui maîtrise parfaitement ce sujet mais qui est incapable de faire un plan en trois parties. Ajoutez une compréhension approximative de « comment rédiger un modèle d’introduction » et même chose pour la conclusion, et n’importe quel lycéen peut se taper 10/20 même si concrètement, dans sa dissertation, il n’y a aucune espèce de fait historique valable. C’est malheureux mais c’est comme ça.
            De fait, la dissertation évalue d’abord et avant tout la capacité de l’élève à respecter les règles de l’exercice (une belle intro, un plan en 3 parties, une phrase de transition entre les parties, une conclusion, machin tout ça : l’élève qui fait un squelette impeccable obtient 10 sans soucis même s’il ignore rigoureusement tout de ce qui s’est passé avant sa naissance), que les connaissances historiques. Celles-ci sont évaluées, bien-sûr, mais elles ne sont ni nécessaires ni suffisantes pour avoir la moyenne. En histoire, vous ne me retirerez pas de la tête que c’est un problème.

        2 autres commentaires
  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 19h43 le 19/11/2010
    • Internaute 42678
      Orwellien

    Je crois que l’article dit tout, il n’y a rien à ajouter.

    Tout ça est dans la droite ligne de la destruction des humanités, l’histoire en tête. Il ne faudrait tout de même pas que les futurs citoyens développent trop leur esprit critique hein...

    Lien

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 19h55 le 19/11/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Il est temps que les profs d’histoire prennent le maquis et n’enseignent QUE la Révolution Française, la Révolution de Quarante-huit, la Commune, la Révolution Russe et la guerre d’Espagne.

    Et pour la géographie, n’utiliser QUE Élisée Reclus.

    Comme dirait l’autre, ce sont les profs d’histoire qui fabriquent la Nation, et on sent bien que ce qui manque à la France aujourd’hui, c’est une Nation.

    Jusqu’où le corps enseignant s’impliquera-t-il dans la destruction de tous les savoirs nécessaire au travail de citoyen ?

    • A déménagé le 1-6
      • Posté à 20h25 le 19/11/2010
      • Internaute 61755

      tu oublies une chose...c’est que les enseignants d’histoire-géographie ne lisent pas « hérodote » et ne connaissent pas reclus.

      plus sérieusement, j’arrive à trouver sur le net des docs intéressants que les manuels scolaires ignorent. l’un des problèmes, il me semble, ce sont justement les manuels scolaires, ou plutôt ceux qui les écrivent, ainsi que ceux qui les publient.

      je propose donc l’abandon pur et simple de cet « outil » pour feignasse, mais là je vais me faire saquer. ; -)

      • lancetre
        • Posté à 20h40 le 19/11/2010
        • Internaute 18658

        Je ne m’amuse pas à « nazer », c’est un jeu pour cour de récréation d’école primaire.J’ai un peu passé l’âge.

        Toutefois votre première phrase est insultante.

        Et aucun argument ne vient justifier cette affirmation diffamatoire.

        Il est encore temps,puisque vous ne pouvez plus modifier votre message, de reconnaître que vous écrivîtes une ânerie.

        Errare humanum est ; perseverare diabolicum !

         
        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 20h47 le 19/11/2010
          • Internaute 61755

          bof, si vous vous sentez insulté, c’est votre affaire. tiens j’essaie tant bien que mal d’argumenter ci-dessous [telescopage de post].

          mais comme je sais lire, j’observe que votre commentaire commence par une justification de cour de récrée de vieux.

          alea jacta est et tutti quanti.

        1 autres commentaires
      • A déménagé le 1-6
        • Posté à 20h41 le 19/11/2010
        • Internaute 61755

        un exemple :
        Lien

        un manuel de lycée pro. à l’intérieur, des documents, la démarche à suivre pour l’enseignant...et à la fin, de jolies interros en papier glacé qui reprennent les docs du manuel et des questions...au verso la même chose avec les réponses en rouge [pour le prof des fois qu’il aurait pas pigé]. c’est pas encore du qcm, mais ça s’en approche.

        gageons que d’ici 2-3 ans...

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à A déménagé le 1-6
        In enculo cum vibro
        • Posté à 20h48 le 19/11/2010
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        J’ai failli rajouter qu’on trouverait bien quelques profs de cinquante-neuf ans qui auraient entendu parler de tout çà, mais j’avais décidé d’être mignon avec les profs, pour une fois...

        Pour l’abandon du manuel scolaire, ma daronne a essayé il y a dix ans, le proviseur l’a sommé de désigner un ouvrage au pif parce que les parents prenaient çà pour du dénigrement.

        Les davidées ont fait du chemin, elles sont IEN maintenant.

         
        • A déménagé le 1-6
          • Posté à 20h59 le 19/11/2010
          • Internaute 61755

          en lycée pro, on a encore cette liberté [on n’est pas obligé de suivre nathan/foucher/belin et cie].

          est-ce que cela va durer ? pas sûr. de toute façon, le jour où l’on m’obligera à obtempérer, bye bye.

          on peut à juste titre reprocher à l’école plein de choses, mais il est des profs qui s’échinent à ne pas noter comme des robots, à faire sortir les doigts du cul des élèves.

          mais bon, sur rue89, c’est oui ou non à des questions qui sont autrement plus compliquées que celles d’un référendum.

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à A déménagé le 1-6
            In enculo cum vibro
            • Posté à 21h46 le 19/11/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            J’ai hâte que les profs qui sont au courant que rien ne les oblige à obtempérer foutent tous les autres dehors...

            Sur Rue89, c’est vive montessori et l’absence de note préalable à l’absence de salaire...

            • A déménagé le 1-6
              • Posté à 22h14 le 19/11/2010
              • Internaute 61755

              montessori avait une démarche intéressante selon moi. il est cocasse que les têtes bien pleines en fac de psycho [par exemple] ne la connaissent même pas de nom. doivent préférer se branlouiller sur lacan qui est tellement hermétique que c’en est trop hype.

              j’ai le souvenir d’une conf’ à bordeaux 3 où une jeune étudiante m’avait incité à m’informer sur lacan, j’ai rien compris. [mais bon j’avais d’autres motivations].

              • Autist Reading -
                Autist Reading - répond à A déménagé le 1-6
                In enculo cum vibro
                • Posté à 23h14 le 19/11/2010
                • Internaute 73535
                  In enculo cum vibro

                Montessori a étudié les enfants débiles, et sur la fin les enfants en période préscolaire, l’âge de la crèche quoi. Et elle ne s’occupait que d’éducation, pas d’instruction.

                « Lorsque Maria Montessori quitte l’Inde en 1952, cette méthode a le vent en poupe, puisque Maria a formé des milliers d’enseignants à sa méthode.

                Par contre, la situation est nettement moins rose en Occident. Suite à la Seconde Guerre mondiale, le nombre d’écoles ouvertes est minime. À la fin des années 1950, il ne reste plus que quelques écoles ouvertes aux États-Unis, maintenues en activité par des disciples de John Dewey.

                La méthode imprègne cependant doucement les esprits à travers plusieurs initiatives locales (par exemple sœur Gisèle Pelvey en France). »
                Lien

                Lien

        • Lavengeancedelapelouse-
          • Posté à 06h52 le 20/11/2010
          • Internaute 114476
            chômeur

          Rue 89 !

          Bourdieu !

          Au secours !

          Encore un fils de.... !

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à Lavengeancedelapelouse-
            In enculo cum vibro
            • Posté à 01h00 le 23/11/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            Un fils de..., c’est quand on profite du réseau parental.

            Pour s’incruster dans le BTP, profiter du réseaux enseignant çà ne mène pas loin...

            Mais c’est gentil de me disqualifier pour mal naissance.

            Marx !

            Bakounine !

            Au secours !

            Encore une bête à bourdieu... !

        6 autres commentaires
  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 20h17 le 19/11/2010
    • Internaute 111221
      fée

    Si le ministère de l’éducation nationale était un peu moins hypocrite, il rebaptiserait les cours d’histoire en cours de « Propagande et abêtissement des masses ».

    • Yvon le Zébulon
      Yvon le Zébulon répond à Féline
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
      • Posté à 21h58 le 19/11/2010
      • Internaute 65781
        L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

      « Propagande et abêtissement des masses ».

      « PROGRAMME » au lieu de « propagande », car c’est bien l’objectif réel !

  • lancetre
    • Posté à 20h43 le 19/11/2010
    • Internaute 18658

    Excellent article.

    Les paresseux peuvent ne lire que la dernière phrase.

    Elle résume magnifiquement le fonctionnement de ce que Brighelli a appelé « la fabrique du crétin ».

    Le crétin n’étant pas, ceux qui ont lu le livre le savent, la victime, mais bien le dirigeant de cette fabique.

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