L'HEBDO 17/11/2010 à 11h28

Quatre mois après, les oubliés des inondations pakistanaises




L’Hebdo

L’aide internationale se fait toujours attendre après les inondations qui ont dévasté le Pays des purs cet été. Pourtant, les besoins sont énormes.

« Mais qu’est-ce que nous avons fait à Allah ? », se lamente Akbar Ali. « Pourquoi ce déluge qui a détruit nos vies en une seule vague ? Est-ce une punition divine ? »

Avant de répondre, le jeune Pachtoun d’une trentaine d’années baisse la tête et pose ses yeux fatigués et noyés par les larmes sur son deuxième fils, un bébé de 2 mois et demi, qui dort paisiblement dans ses bras.

A ses côtés, son autre fils de 10 ans et sa fille de 7 ans. Derrière lui, son épouse, le visage en partie caché sous un voile, est plongée dans un silence de mort.

Akbar Ali, qui a réussi à sauver sa famille des flots ce maudit jeudi de la fin juillet 2010, quand la rivière Swat a dévasté son village perché sur les contreforts de l’Himalaya, se tait, assis en tailleur sur le sol en plastique orange d’une des tentes du camp de la gare désaffectée de Charsaada.

Les inondations, « un châtiment divin »

Le Croissant-Rouge local vient de l’ouvrir pour 1 000 survivants grâce au financement de la Croix-Rouge suisse. Dehors, des dizaines d’enfants jouent dans les allées de ce camp de fortune et sur les rails rouillés tout proches.

Ils savent que les trains ne s’arrêtent plus depuis belle lurette dans cette ville de 100 000 habitants aux allures de gros bourg commerçant, située dans le nord du Pakistan. Plus précisément dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, là où les talibans mènent la vie dure aux forces de l’ordre, omniprésentes.

Peshawar n’est qu’à quelques encablures. Tout comme les zones tribales où règnent les fous de Dieu et cet Afghanistan en guerre qu’on peut atteindre après quelques heures de route poussiéreuse, en franchissant la passe de Khyber.

« Oui, ce qui nous arrive est un châtiment divin », finit par dire Akbar Ali qui lève ses deux yeux noirs vers ses invités tout en chassant de sa main gauche l’escadrille de mouches qui tournent autour du nourrisson.

Le montagnard, qui n’est qu’un étranger parmi d’autres dans cette cité régulièrement endeuillée par des attentats suicide des islamistes, explique :

« Nous avons péché. Et Allah, fâché, a déchaîné la nature contre nous. Nous sommes devenus égoïstes. Et violents. C’est pour cela que Dieu nous a punis. »

Alors ce fut le déluge, les plus énormes inondations qu’a connues le Pakistan. « De mémoire d’homme, on n’a jamais vu cela », constate celui qui arrondit ses fins de mois en conduisant des camions sur les routes défoncées et dangereuses des montagnes.

Un bilan humain et matériel catastrophique

En quelques minutes cet été, des ruisseaux de montagne alimentés par les monstrueuses pluies de la mousson se sont transformés en torrents dévastateurs. Rasant ponts et villages. Tuant 1 000 personnes, rien que dans la vallée de Swat, délicieusement appelée la Suisse du Pakistan à cause de ses paysages alpins. Et réduisant des millions de Pakistanais à une pauvreté crasse.

Ces flots en furie, 40 fois plus puissants qu’en temps normal, ont ensuite dévalé les pentes dénudées par une déforestation incontrôlée pour s’abattre sur les plaines avant de rejoindre l’Indus, sorte de cordon ombilical qui traverse le pays du nord au sud sur plus de 2 900 kilomètres.

Le fleuve sacré a alors débordé tout au long de son parcours vers la mer d’Oman, poussant des millions de personnes à chercher refuge sur les hauteurs, les barrages, les canaux d’irrigation et les digues n’ayant la plupart du temps pas tenu.

Trois mois après le début de la catastrophe, le bilan fait froid dans le dos. Selon l’ONU, elle a fait plus de 9,7 milliards de francs suisses (7,2 milliards d’euros) de dégâts.

Elle a détruit et endommagé plus de 10 000 écoles, pas loin de 200 hôpitaux et centres de santé, des milliers de ponts, des routes, des villages entiers ou environ 1,9 million de maisons, alors que la plupart des rivières ont changé de lit.

Parfois en se déplaçant de plusieurs kilomètres, comme ça a été de cas de la rivière Swat, près de la maison de Kazeh, 50 ans, qui tente, à la pelle, d’évacuer les trois à quatre mètres de boue séchée, presque du béton, qui recouvrent encore la cour de sa demeure éventrée par les flots. « Avant les inondations, elle coulait à deux kilomètres de là. Aujourd’hui, c’est à quelques mètres de chez moi. J’ai peur. Mais je n’ai pas le choix. Je n’ai nulle part où aller », dit-il en réajustant son pakol, le chapeau rond que portent les Pachtouns.

Un scénario à la « Apocalypse now »

Plus du tiers du pays a été touché et aujourd’hui encore des régions entières ont les pieds dans l’eau alors que des récoltes entières de riz, de canne à sucre, de maïs, de blé, de coton, ont sombré.

Le bilan humain est lui aussi très lourd : plus de 2 000 morts et 3 000 blessés graves. Mais le plus inquiétant, c’est le nombre de sinistrés plongés dans une misère totale. Ils sont plus de 21 millions sur 176 millions de Pakistanais, dont 12 millions nécessitent encore une aide d’urgence.

« Apocalypse now », titrait en septembre Newsline, le mensuel de Karachi. Des mots trop faibles probablement pour décrire le drame que traverse la puissance nucléaire du sous-continent indien et qui dépasse les autorités pakistanaises. Mais comment pourraient-il en être autrement ?

Comme des millions de ses concitoyens, Akbar Ali a lui aussi tout perdu. Habits, animaux, nourriture, argent, maison, terre. Lui, c’était à la fin juillet. « Tout s’est passé très vite », se rappelle-t-il :

« En quelques minutes, la rivière qui coulait à trois kilomètres a tout emporté. Et quand l’imam du village a donné l’alerte du haut de son minaret, il était trop tard. »

Le jeune paysan a juste eu le temps de se réfugier sur le toit de sa petite bâtisse avec ses enfants et sa femme, alors enceinte de huit mois.

Sous une pluie battante. Par chance, un hélicoptère de l’armée a pu emmener son épouse à l’hôpital de Charsaada, où elle a donné naissance à Akhtar Ali, « notre Moïse », précise son père.

Des survivants qui « tolèrent » les Occidentaux

Depuis, la famille Ali, qui a été chassée de l’école où elle avait dans un premier temps trouvé refuge, attend impatiemment la « Watan card », sorte de carte de solidarité qui lui permettra d’obtenir 20 000 roupies (171 euros) pour reconstruire sa maison.

Et comme des millions d’autres, elle compte aussi sur une aide concrète du gouvernement d’Islamabad, un soutien qui ne vient pas, à la différence de celui de la Suisse dont le drapeau va bientôt flotter sur le vieux bâtiment de la gare de Charsaada, à côté du croissant islamique blanc sur fond vert du Pakistan, promet Muhammad Yousaf Jan, le coordinateur du Croissant-Rouge pour la région.

« Les talibans vont s’étrangler en voyant une croix flotter au vent », sourit cet ancien officier supérieur de l’armée pakistanaise, issu d’une famille noble de la vallée de Swat.

Une bravade dont se moque la population locale. Ce qui compte pour elle, c’est d’être aidée, même si elle se méfie de ces Occidentaux aux habitudes colonisatrices. « On ne vous aime pas. On vous tolère », résume un survivant.

Avec 52 millions de francs, la Suisse est d’ailleurs un des plus gros donateurs après les Etats-Unis (364 millions d’euros), l’Arabie saoudite (186 millions d’euros), la Grande-Bretagne (74 millions d’euros) et l’Australie (52 millions).

Muhammad Ateeb Siddiqui, directeur des opérations du Croissant-Rouge pakistanais, confie :

« C’est une surprise pour nous, mais une bonne. Peut-être que votre pays a des choses à se faire pardonner. Veut-il redorer son blason après l’interdiction des minarets qui est très mal passée ici ? »

Une interprétation que ne veut pas confirmer la Confédération suisse qui tente de tourner cette page. Et pour cause, Berne est en train de négocier son billet d’entrée dans le club des Amis du Pakistan, comme l’a révélé L’Hebdo (21 octobre 2010).

Une organisation qui veut bien appuyer le Pays des purs, mais à condition qu’il chasse Al Qaeda.

« Pas assez de morts » pour mobiliser l’aide internationale

Reste que l’aide étrangère -environ 1,7 milliard de francs, soit 1,2 milliard d’euros- ne suffit pas pour répondre à l’urgence. Stacey Winston, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), s’inquiète :

« La situation est très grave, la réponse internationale à nos appels est trop lente. »

Pourquoi ? La jeune Américaine, qui sirote un thé au bar du Serena, un des cinq étoiles d’Islamabad situé dans un quartier sécurisé, n’y va pas par quatre chemins :

« L’image du Pakistan est catastrophique. Les donateurs ont peur de la corruption étatique et que leur aide profite aux talibans. Et puis, paradoxalement, à la différence d’un tremblement de terre comme celui qui a dévasté Haïti, il n’y a pas assez de morts et la longévité du désastre est unique dans l’histoire. »

Difficile donc de mobiliser les bonnes volontés de la planète. Surtout pour un pays qui est accusé d’héberger et de protéger Oussama Ben Laden, l’ennemi public numéro un.

Muhammad Ateeb Siddiqui abonde :

« Je peux comprendre les inquiétudes occidentales. Mais je peux vous assurer que nous faisons de notre mieux et que cet argent n’ira pas dans les poches des islamistes. Jamais. »

Choléra, gale, dengue et malaria

Et puis, le temps n’est pas à la politique, mais à l’urgence. Car le temps presse. Dans le nord, l’hiver, rude, approche à grands pas. « Il est important d’offrir un maximum de tentes aux personnes déplacées qui ne peuvent pas rentrer chez elles », s’inquiète Muhammad Youssaf Jan, drapé dans sa shalwar kameez battue par un vent frais.

Akbar Ali confirme, lui qui veut rentrer au plus vite dans son village pour reconstruire sa maison :

« Les températures descendent la nuit près de zéro degré dès novembre. Je ne veux pas passer l’hiver dans une tente. J’ai peur que mes enfants n’y survivent pas. »

Dans le centre du pays, la situation est également critique, mais c’est vers le sud que les regards se tournent désormais.

Non pas à cause du froid -la région se trouve sous le tropique du Cancer- mais de l’eau stagnante qui a transformé la région en un océan parsemé d’îlots où quelques villageois tentent de survivre dans leurs maisons en pisé.

« Nous craignons une épidémie de malaria et de dengue à cause des moustiques. La gale fait des ravages, tout comme la diarrhée », confie Farooq Memon, médecin et directeur des hôpitaux de Hyderabad, 3 millions d’habitants, la deuxième ville de la province du Sindh après Karachi.

Une centaine de cas de choléra ont également été recensés par l’Organisation mondiale de la santé.

Et il reste encore plusieurs centaines de milliers de naufragés qui n’ont reçu aucune ration alimentaire. « On meurt de faim au Pakistan », estime un humanitaire :

« Le gouvernement s’en moque complètement. De toute manière, ce sont les plus vulnérables qui sont touchés, et un Pakistanais sur dix est déjà sous-alimenté. »

« Je me dis que j’aurais dû me laisser emporter par l’eau »

Un enfer que connaît Anwar, 45 ans, qui en paraît 60 tant la peau de son visage a été tannée par le soleil du sud. Ce paysan sindhi vient de trouver refuge dans le camp de Khatta, près de Hyderabad, après trois semaines de marche.

« Avec ma famille [il a cinq enfants], nous sommes restés bloqués plusieurs semaines dans notre village, piégés par l’eau. Mais comme nous n’avions plus rien à manger ni à boire, nous avons tenté notre chance à travers les flots. »

Slalomant entre les brigands des autoroutes qui se sont reconvertis dans le piratage et les serpents d’eau, ils ont pu atteindre la terre ferme.

Depuis, il vit dans une tente « offerte par la Suisse ». Mais il ne va pas bien. Comme les millions de sinistrés qui ne savent pas ce qu’ils vont devenir :

« Je suis triste. Je pleure souvent et je me dis que j’aurais dû me laisser emporter par l’eau. »

Alors comme le Pachtoun Akbar Ali, qui survit à plus de 1 000 kilomètres de là, Anwar attend. Un signe de Dieu. Son pardon peut-être.

En partenariat avec :


  • 6745 visites
  • 55 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • Triple buse
    Triple buse
    Quand on voit ce qu'on voit, (...)
    • Posté à 12h12 le 17/11/2010
    • Internaute 117308
      Quand on voit ce qu'on voit, (...)

    C’est bien de ne pas généraliser comme vous faites ! ! Une réflexion « budozer », hyper fine ! !

    • A340AMIRI
      A340AMIRI répond à Triple buse
      funcionario viaçao aerea
      • Posté à 12h36 le 18/11/2010
      • Internaute 132679
        funcionario viaçao aerea

      et pourtant posez vous honnêtement la question au lieu de sauter a la gorge de ceux qui la posent !

  • cicrane
    cicrane
    révolté
    • Posté à 12h47 le 17/11/2010
    • Internaute 50890
      révolté

    Je suis allé trois fois au Pakistan et j’y ai passé 4 mois
    J’ai pas mal bourlingué ailleurs mais JAMAIS je n’ai eu un accueil aussi FABULEUX qu’au Pakistan.
    Les pakistanais ne sont pas plus neuneu que les autres, ils savent bien faire la différence entre un gouvernement et les habitants d’un pays

  • Ygor
    • Posté à 12h56 le 17/11/2010
    • Internaute 23422

    bovin
    pas bouvine
    vous vous êtes trompé de pseudo. bourrin à la limite. ça rime avec crétin.

  • gregCK
    gregCK
    enseignant
    • Posté à 14h03 le 17/11/2010
    • Expert 133378
      enseignant

    J’ai vecu au Pakistan pour un long moment qui m’est apparu trop court... Je n’ai jamais, et j’insiste bien sur ’’ jamais ’’ vécu une réaction haineuse, jamais été victime d’une violence quelconque.
    Le Pakistan est une nation de contradiction où 180 millions d’âmes cohabitent dans un tourbillon de problematiques. Drogues, terrorisme, pauvreté, infrastructures sanitaires, medicales et scolaires insuffisantes, eau impropre à la consommation, conditions climatiques extremes, situation géopolitique instable, et la liste continue... et un pays où malgrés tout, la population s’evertue à vivre ensemble, à présenter la solidarité et l’hospitalité comme les premières des vertues, à respecter (malgrés certaines violences impardonnables) ses minorités. Les gouvernements qui se succèdent et les groupuscules religieux ou mafieux qui nuisent à ce pays ne sont pas le reflet de sa population. Il y a des extremistes dans tous les pays. Notre hexagone contient 64,7millions de citoyens et le Pakistan en contient 180 millions dont plus de 21 millions de refugiés aprés cette catastrophe...c’est comme si un tiers de la population francaise se retrouvait sans rien du jour au lendemain... Imaginez la situation.... Imaginez nos enfants, nos vieux, nos amis, notre famille, le collegue de boulot... imaginez le gouvernement, la situation, la colère, les maladies, les fléaux, l’eau que l’on ne peut plus boire, et cette sensation de se sentir lentement mourir de déshydratation au fond de sa diarhée... Il n’y a pas de frontière à la solidarité, à l’estime que l’on se porte et qui nous permet de respecter un autre être humain. La haine est dans le coeur des hommes qui ont peur de ce qu’il ne comprenne pas, la haine est ce fleuve dans lequel se noie l’intolerant qui emporté par la violence et l’amertume. La haine est comme l’egoisme, le racisme et le sectarisme, il n’a pas de frontiere...tout comme l’amour aussi. A chacun ses choix.

  • gregCK
    gregCK
    enseignant
    • Posté à 14h04 le 17/11/2010
    • Expert 133378
      enseignant

    J’ai vecu au Pakistan pour un long moment qui m’est apparu trop court... Je n’ai jamais, et j’insiste bien sur ’’ jamais ’’ vécu une réaction haineuse, jamais été victime d’une violence quelconque.
    Le Pakistan est une nation de contradiction où 180 millions d’âmes cohabitent dans un tourbillon de problematiques. Drogues, terrorisme, pauvreté, infrastructures sanitaires, medicales et scolaires insuffisantes, eau impropre à la consommation, conditions climatiques extremes, situation géopolitique instable, et la liste continue... et un pays où malgrés tout, la population s’evertue à vivre ensemble, à présenter la solidarité et l’hospitalité comme les premières des vertues, à respecter (malgrés certaines violences impardonnables) ses minorités. Les gouvernements qui se succèdent et les groupuscules religieux ou mafieux qui nuisent à ce pays ne sont pas le reflet de sa population. Il y a des extremistes dans tous les pays. Notre hexagone contient 64,7millions de citoyens et le Pakistan en contient 180 millions dont plus de 21 millions de refugiés aprés cette catastrophe...c’est comme si un tiers de la population francaise se retrouvait sans rien du jour au lendemain... Imaginez la situation.... Imaginez nos enfants, nos vieux, nos amis, notre famille, le collegue de boulot... imaginez le gouvernement, la situation, la colère, les maladies, les fléaux, l’eau que l’on ne peut plus boire, et cette sensation de se sentir lentement mourir de déshydratation au fond de sa diarhée... Il n’y a pas de frontière à la solidarité, à l’estime que l’on se porte et qui nous permet de respecter un autre être humain. La haine est dans le coeur des hommes qui ont peur de ce qu’il ne comprenne pas, la haine est ce fleuve dans lequel se noie l’intolerant qui emporté par la violence et l’amertume. La haine est comme l’egoisme, le racisme et le sectarisme, il n’a pas de frontiere...tout comme l’amour aussi. A chacun ses choix.

    • 1-passant
      1-passant répond à gregCK
      citoyen
      • Posté à 21h08 le 17/11/2010
      • Internaute 124528
        citoyen

      9 novembre 2010 :

      Pakistan : une chrétienne condamnée à mort pour blasphème

      Lien

      vous êtes sure qu’il n’y a pas de « frontières »...

  • my-keul
    my-keul
    bobo
    • Posté à 09h48 le 18/11/2010
    • Internaute 127951
      bobo

    zemmour sort de ce com’ ! ! !

  • Omar Chewel
    • Posté à 12h55 le 18/11/2010
    • Internaute 64497
      Ens

    « Comment aider les peuples qui NOUS haïssent ? » Qui est ce « NOUS » ? d’abord. Ensuite je te propose cette interrogation : « POURQUOI ces peuples (ces racailles, ces AUTRES nous haïssent ? » Plus compliqué n’est-ce pas ? ?

  • Rimbus
    • Posté à 12h24 le 17/11/2010
    • Internaute 5136

    L’épisode de Asia Bibi a permis de justifier pour certain, la haine de ce pays et de ses habitants.
    Un blogueur a même écrit un billet à ce sujet, édifiant, dont je vous livre le meilleur extrait :

    « Vous avez envie d’aide le Pakistan, vous ? Pas moi. Les Chrétiens du Pakistan, oui, volontiers. Mais les autres, tas de fanatiques tarés, détenteurs de la bombe nucléaire en prime, on la leur ferait exploser à la tronche avec délectation. »

    Bouvine, en commentaire ici même, retourne la situation, ce sont ces « peuples » qui nous haïssent…

    Tout cela n’est que le résultat d’une vieille propagande islamophobe initiée par Huttington dans son « choc des civilisations », une rivalité « confessionnelle » reprise par les extrémistes islamistes dans le sens inverse.

    On retrouve cette idéologie nauséabonde dans notre gouvernement, quand l’ex-ministre de l’identité xénophobe proposait il y a quelques jours d’accueillir les chrétiens persécutés en Irak, tout en oubliant les chiites eux aussi persécutés, mais qui ont le malheur de ne pas croire « comme il faut ».

    • DioXene
      DioXene répond à Rimbus
      Développeur Web
      • Posté à 13h18 le 17/11/2010
      • Internaute 122008
        Développeur Web

      Vous allez nous faire pleurer.

      Dans ses pays-là où la religion fait la loi (officiellement ou officieusement), le chrétien ou plus généralement le non-musulman est un citoyen de seconde classe. Quand il n’est tout simplement pas persécuté. Il est hors de question que notre argent aille à ces gens-là.

      Le choc des civilisations n’intervient que dans un contexte de mondialisation ou d’expansion démographique et géographique. Les civilisations, les cultures, « l’autre » existent bel et bien. Affirmer le contraire n’est que le vieux réflexe colonialiste d’un Occident en mal de suprématie.

      Les chiites eux aussi sont persécutés, mais ils constituent la majorité confessionnelle de la population. Les chrétiens, eux, sont passés de 2% à 0,9% en Irak. Quand il n’y en aura plus, je suppose que vous applaudirez ; il n’y aura plus de racistes en Irak. xD

      • Rimbus
        Rimbus répond à DioXene
        • Posté à 14h12 le 17/11/2010
        • Internaute 5136

        votre réponse est étrange. Selon vous, il faut donc laisser crever une population, puisqu’elle est musulmane. Je reprend donc votre argument, quand il n’y aura plus de musulmans, le racisme (la religion est-elle une race ?) n’existera plus ?
        C’est un peu l’esprit de la « soupe au cochon » pour les démunis, laissons les musulmans et les juifs indigents crever de faim, ils ne méritent pas d’être aidés.
        Belle leçon d’humanisme.

         
        • DioXene
          DioXene répond à Rimbus
          Développeur Web
          • Posté à 15h10 le 17/11/2010
          • Internaute 122008
            Développeur Web

          J’ai dit quand il n’y aura plus de chrétiens en Irak, il n’y aura plus de racisme. Simple petit clin d’œil à SOS racisme.

          Je considérerai l’aide aux musulmans quand leurs élites religieuses déclareront unanimement de par le monde que les non-musulmans sont les égaux des musulmans. Je n’ai pas de sympathie à offrir à des gens qui se considèrent supérieurs (fusse de race ou de religion).
          Si vous n’êtes pas familier de ces faits, lisez le coran, c’est gratuit en PDF sur internet.

          • Rimbus
            Rimbus répond à DioXene
            • Posté à 15h51 le 17/11/2010
            • Internaute 5136

            Vous semblez croire qu’il y a des bonnes religions et des mauvaises, c’est votre droit, vous êtes peut-être un croyant.

          • sharrukkin
            sharrukkin répond à DioXene
            ici
            • Posté à 19h47 le 17/11/2010
            • Internaute 82709
              ici

            « J’ai dit quand il n’y aura plus de chrétiens en Irak, il n’y aura plus de racisme. Simple petit clin d’œil à SOS racisme. »

            +c’est quoi le pourcentage de victime chretienne dans toute les victimes depuis l’invasion est elle equivalente a leur proportion dans la population ou pas ?
            est ce que c’est normal que les chretiens d’Iraq soit accueilli indifferement de leur religions dans les pays peripherique(musulman en grande majorité) et qu’on selectionne les refugiés Iraquiens en Europe sur leur confession comme la suede ou en bien plus petite mesure chez nous ?

            pour en revenir au Pakistan :
            les attaques de drones US sur les marchés, les lieux de cultes a l’heure de la prière (...) qui tuent des « insurgés » selon notre presse pourtant tout porte a croire que c’est essentiellement des civils qui ont été tué. les attaques de drone qui ont perduré durant les inondations probablement pour reduire le nombre de tuer du au flot

            ou bien le cas d’Aafia Siddiqui pakistanaise enlevé avec ses 3 enfants torturé et violée a Bagram (durant 5 ans )avant d’etre condamnée pour avoir selon la version americaine desarmé un militaire et tenté de le tuer Mme Siddiqui (sera le seule blessé par balle ) à 86 ans prison aujourd’hui on ignore toujours où est son plus jeune enfant il n’avait que quelque mois au moment de leur kidnapping....qu’on ne veuille pas aider un pays je peux comprendre qu’au moins qu’on arrete de les tuer (au cas ou vous vous demanderiez en quoi cela nous concerne vous vous rappelerez qu’on occupe L’Afghanistan lieu de depart des drones et le centre de detention secrete et de torture de Bagram est en Afghanistan)

            • DioXene
              DioXene répond à sharrukkin
              Développeur Web
              • Posté à 22h13 le 17/11/2010
              • Internaute 122008
                Développeur Web

              La population chrétienne a diminué de plus de moitié depuis le début de l’invasion, c’est-à-dire de 2% à 0,9% comme il a été dit (vous vouliez jouer au con, n’est-ce pas). Qu’en est-il est chiites et des sunnites ?
              Les chrétiens font donc partie de ce qu’on appelle des minorités persécutées, et certaines de ces victimes directes se sont vues proposer une solution d’asile par la France (pays qui adoooooore les minorités persécutées).
              Ensuite, un pays choisit l’immigration qu’il veut, d’après les critères qu’il définit lui-même. De plus, je vous ferais remarquer que les musulmans représentent une écrasante majorité dans l’immigration actuelle.

              Pour le reste, c’est l’affaire de l’armée US ; ce n’est pas parce que ce sont des babtous comme moi que nous avons des comptes à rendre pour leurs méfaits. mais il me semble que ce soit un peu plus complexe que l’affaire de vilains américains tuant de gentils civils innocents pakistanais.
              Et le meilleur quand même, je me le permets : un cas particulier ne peut pas être généralisé (je sais c’est énervant).

              • sharrukkin
                sharrukkin répond à DioXene
                ici
                • Posté à 23h26 le 17/11/2010
                • Internaute 82709
                  ici

                « Pour le reste, c’est l’affaire de l’armée US ; ce n’est pas parce que ce sont des babtous comme moi que nous avons des comptes à rendre pour leurs méfaits. mais il me semble que ce soit un peu plus complexe que l’affaire de vilains américains tuant de gentils civils innocents pakistanais. »
                Je parle de la responsabilité de la France en tant que pays present en Afghanistan de ce qu’y s’y passent quand nos alliés commetttent de grave crimes comme les bombardement illegal du Pakistan nous sommes complices de notre silence si c’est drones partait de l’ocean Indien ou du golf Persique la
                responsabilité serait tout autre

                « Et le meilleur quand même, je me le permets : un cas particulier ne peut pas être généralisé (je sais c’est énervant). »
                un peu comme l’attentat de Bagdad un cas particuliers

                • DioXene
                  DioXene répond à sharrukkin
                  Développeur Web
                  • Posté à 01h01 le 18/11/2010
                  • Internaute 122008
                    Développeur Web

                  Personnellement, je suis opposé à la guerre en Afghanistan. Pas tant par sympathie pour les talibans qui sont de braves saloperies bien lâches, mais surtout parce qu’on se rend compte que les afghans n’en ont rien à foutre de notre mode de vie, de notre Liberté, de notre démocratie. On rejoue une fois de plus nos conneries colonialistes, motivés par un humanisme naïf.
                  J’ai une anecdote d’un ami qui est parti en opex pendant six mois en A-stan ; il m’a raconté qu’une fois il s’était arrêté lors d’une patrouille dans un VAB près d’un village, et saluant un groupe de femmes, une d’elle lui rendit le salut. Quelques minutes plus tard, plusieurs individus ayant vu la scène sont arrivés, on mit un pneu autour d’elle et l’ont immolé devant eux.

                  Que des drones tuent des civils, c’est la conséquence de la guerre. La guerre c’est violent, ça tache, ça tue, ça fait pleurer les mères. C’est comme ça depuis la nuit des temps.

                  « un peu comme l’attentat de Bagdad un cas particuliers »

                  Voilà, exactement.

                  L’attentat contre les chrétiens à Bagdad -> cas particulier.
                  Un ophtalmologue insulte soit-disant un maghrébin -> généralité, persécution des musulmans en terre chrétienne.
                  Un noir/arabe qui agresse gratuitement un blanc -> cas particulier, violence gratuite.
                  JP Guerlain dit une connerie -> généralité, la société française est raciste (dixit Patrick Lozès)

                  On fait donc toujours les amalgames qui nous arrangent et servent notre cause.

                  • sharrukkin
                    sharrukkin répond à DioXene
                    ici
                    • Posté à 12h03 le 18/11/2010
                    • Internaute 82709
                      ici

                    je pense que vous avez un grain....
                    le rapport entre un pays en guerre comme l’Iraq ou on meurt tous les jours et la France ?
                    vous trouvez que le cas de mme Siddiqui est un cas particulier qui merite pas qu’on se penche dessus mais je pense qu’il y a plus de personne innocente qui ont transité dans des prisons secretes comme Bagram et guantanamo que de mort dans des attentats anti chretien... et personnellement je n’ai pas l’indignation selective meme si la prise d’otage de l’eglise n’est pas clair( presence ou non des forces americaines les forces iraquienne disent oui les americains apres le fiasco disent non mais vu la distance avec la zone verte il y a des grosses chances que oui) je n’ai aucun probleme a denoncé les criminels de meme dans les attentats contre les autre communauté iraquienne ou lors des « bavures » et
                    c’est cela qui me gene dans vos propos vous dites que certains meritent de mourir par rapport a ce que vous pensez qu’ils sont

                    • DioXene
                      DioXene répond à sharrukkin
                      Développeur Web
                      • Posté à 14h48 le 18/11/2010
                      • Internaute 122008
                        Développeur Web

                      « je pense qu’il y a plus de personne innocente qui ont transité dans des prisons secretes comme Bagram et guantanamo que de mort dans des attentats anti chretien »

                      Je vous retourne votre dernière remarque. Vous semblez minimiser la mort de certaines personnes, ce qui pourrait être assimilé à une hiérarchie des hommes.

                      Personne ne mérite de mourir, simplement, je m’élève contre cette indignation sélective permanente qui veut faire d’une certaine catégorie de personnes des über victimes en puissance.

                      • sharrukkin
                        sharrukkin répond à DioXene
                        ici
                        • Posté à 15h02 le 18/11/2010
                        • Internaute 82709
                          ici

                        pour moi 1 mort est egal a 1 mort la distinction se fait entre civil et combattant et c’est bien la seule rien a voir avec le groupe ethnique ou la confession de ce mort ....
                        ce qui n’est clairement pas le cas dans vos propos

                        • DioXene
                          DioXene répond à sharrukkin
                          Développeur Web
                          • Posté à 16h22 le 18/11/2010
                          • Internaute 122008
                            Développeur Web

                          Comment fait-on la différence entre civil et insurgé, that is the question.

                          • sharrukkin
                            sharrukkin répond à DioXene
                            ici
                            • Posté à 17h04 le 18/11/2010
                            • Internaute 82709
                              ici

                            quand on tire sur un lieu de culte ou une place de marché vous tirez sur quoi ?

                            • DioXene
                              DioXene répond à sharrukkin
                              Développeur Web
                              • Posté à 17h53 le 18/11/2010
                              • Internaute 122008
                                Développeur Web

                              Quand des insurgés se planquent avec courage dans un lieu où il y a potentiellement des civils à « martyriser », comment fait-on ? Comment distingue-t-on les insurgés des civils sachant qu’ils n’ont pas d’uniformes et sont habillés de la même façon ? Si tuer des civils est vraiment regrettable, vous rentrez dans le jeu des talibans, qui eux, savent pertinemment l’intérêt qu’ils tirent des bavures de la coalition. Si on suit votre raisonnement, le débarquement allié en 1944 n’aurait jamais du avoir lieu ; je vous rappelle que cet épisode de la guerre a abouti à des dizaines de milliers de morts civiles.

        12 autres commentaires
  • Duc du Granlac
    Duc du Granlac
    Républicain
    • Posté à 12h28 le 17/11/2010
    • Internaute 86373
      Républicain

    Voilà le résultat d’une enquête sur ce que pensent les pakistanais.

    Lapidation pour l’adultère 83%
    Couper les membres des voleurs 80%
    Peine de mort pour apostasie 78%
    La justice doit être appliqué par les religieux 71%

    Et le lien complet en anglais : Lien

    Moi je n’ai pas envie d’aider un peuple qui pense que je ne suis qu’un sale mécréant qu’il faut exterminer, je suis généreux pas naïfs...

    • Rimbus
      Rimbus répond à Duc du Granlac
      • Posté à 12h35 le 17/11/2010
      • Internaute 5136

      La propagande continue… Merci de votre commentaire qui justifie le mien.

      • Duc du Granlac
        Duc du Granlac répond à Rimbus
        Républicain
        • Posté à 12h37 le 17/11/2010
        • Internaute 86373
          Républicain

        Vous trouvez que cette étude est mal faite ?

        Non vous considérez juste qu’il faut aider tout le monde pareil et bien moi je pense qu’il faut aider les démocrates avant les nazis ! !

         
        • Ygor
          Ygor répond à Duc du Granlac
          • Posté à 12h57 le 17/11/2010
          • Internaute 23422

          Godwin en 2 coups. Chapeau l’artiste.

          • Duc du Granlac
            Duc du Granlac répond à Ygor
            Républicain
            • Posté à 13h13 le 17/11/2010
            • Internaute 86373
              Républicain

            Merci ! !

            C’est des années d’entrainement pour arriver à le placer si vite.

        2 autres commentaires
    • Rimbus
      Rimbus répond à Duc du Granlac
      • Posté à 14h26 le 17/11/2010
      • Internaute 5136

      Très intéressante étude, en effet. Mais sélectionner juste un petit passage sur les 50 pages est une manière de faire de la propagande.
      Vous pourriez aussi citer ce passage :
      « Nearly eight-in-ten Pakistanis (79%) are concerned about the rise of Islamic extremism in their country, and 69% worry that extremist groups could take control of Pakistan. » (page 8)

      De plus, l’étude sépare souvent les différents groupes ethniques (Pundjabi, pachtounes, Sindhis, Baloutchis) montrant bien qu’il ne faut pas faire d’amalgame. Les pachtounes considèrent souvent que les Pundjabis sont leurs ennemis. Enfin, la population urbaine est bien différente de la population rurale.

      Traiter avec simplisme une situation complexe, c’est faire de la désinformation.

    • a déménagé le 4 février 2011
      • Posté à 15h28 le 17/11/2010
      • Internaute 51971

      Votre lecture de ce rapport est quelque peu parcellaire.
      Vous omettez par exemple :

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 12h39 le 17/11/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    vas falloir encore attendre ,y a le tsunami (thailande) et haiti qui attendent aussi

    chacun son tour

  • Ludik69
    Ludik69
    toxico de l'info
    • Posté à 12h44 le 17/11/2010
    • Internaute 48785
      toxico de l'info

    « Mais qu’est-ce que nous avons fait à Allah ? »
    Si il existait peut être qu’il répondrai a cette question.. Bref on saura jamais.

  • cicrane
    cicrane
    révolté
    • Posté à 12h52 le 17/11/2010
    • Internaute 50890
      révolté

    Article un peu trop romancé...

    Le pakoll n’est pas le chapeau des pachtouns, mais celui de l’ethnie tadjik (présente au Pakistan, en Afghanistan, au Tadjikistan). Massoud par exemple était tadjik.
    Les pachtouns portent plus volontiers le turban

  • DioXene
    DioXene
    Développeur Web
    • Posté à 13h24 le 17/11/2010
    • Internaute 122008
      Développeur Web

    Lien

    La question est : pourquoi faudrait-il donner de l’argent aux pakistanais ?
    Et pourquoi pas une quête pour les anciens combattants d’Al Qaïda, pour les orphelins d’officiers SS ?

    • Rimbus
      Rimbus répond à DioXene
      • Posté à 14h46 le 17/11/2010
      • Internaute 5136

      ce que je trouve vraiment extraordinaire, c’est que vous n’ayez pas honte d’écrire des commentaires comme celui-ci.

      • DioXene
        DioXene répond à Rimbus
        Développeur Web
        • Posté à 15h03 le 17/11/2010
        • Internaute 122008
          Développeur Web

        Absolument pas. Ce que je trouve honteux, c’est de mettre à mort une mère de famille pour blasphème. Si j’étais Pakistanais j’aurais honte de mon pays, effectivement, et je n’oserais pas demander de l’aide impure.

        A mettre en parallèle avec la France (pays raciste) où on subventionne la construction de mosquées avec l’argent public.

         
        • Rimbus
          Rimbus répond à DioXene
          • Posté à 15h44 le 17/11/2010
          • Internaute 5136

          Je suis d’accord avec vous sur la stupidité des croyants, puisque je suis agnostique, et je suis aussi scandalisé qu’on punisse quelqu’un pour ses opinions (mère de famille ou pas).
          Cependant, si il fallait éliminer tous les croyants, il faudrait éliminer 80 % de l’humanité, ce que je ne souhaite pas, et si il ne fallait aider que les gens qui pensent comme soi, on n’aiderait pas grand monde.
          Si je vois un blessé que je peux secourir, je ne vais pas lui demander ce qu’il pense avant de l’aider, ça ne me viendrait pas à l’idée.
          Je suis aussi contre le fait qu’on subventionne des lieux de cultes, que ce soit des églises, des mosquées ou des synagogues (ou des temples bouddhistes etc.).

          • DioXene
            DioXene répond à Rimbus
            Développeur Web
            • Posté à 16h01 le 17/11/2010
            • Internaute 122008
              Développeur Web

            Il n’est pas question d’éliminer qui que ce soit mais d’élever les consciences, qui commence par la critique et la remise en cause de la religion. S’il y a une dernière chose qu’on doit défendre c’est bien l’humanisme.

        2 autres commentaires
  • miktak
    • Posté à 14h38 le 17/11/2010
    • Internaute 28738

    en cette periode de l’aid j’appelle tous les pays Musulman dont ceux qui ont pleins de fric (l arabie saoudite par ex) a aidés d’urgence le Pakistan au nom de la solidarité Musulmane.

    • 1-passant
      1-passant répond à miktak
      citoyen
      • Posté à 21h27 le 17/11/2010
      • Internaute 124528
        citoyen

      « solidarité Musulmane » t’as vu ça ou toi, les muslims sont solidaires pour la guerre sainte, c’est à dire pour défendre un muslim contre un mécréant, mais pas pour le reste... La nation islam n’existe pas (heureusement pour nous), les arabes sont très nationalistes et s’aident surtout eux même (les citoyens d’un même pays, il y a un impôt pour ça), à coté des dirigeants des pays muslims, Le Pen c’est un modéré démocrate...

    • DioXene
      DioXene répond à miktak
      Développeur Web
      • Posté à 22h18 le 17/11/2010
      • Internaute 122008
        Développeur Web

      Tiens, c’est vrai, je me demandais bien ce que foutaient nos « princes du désert ». Ils devaient sans doute être en train de claquer leur pognon pour se faire construire des bars faits de glace ou des collections de voitures d’époque. Auront-ils envoyé quelques miettes à leurs frères pakistanais ? Ho ho ho...

  • kiki le chien
    kiki le chien
    observateur
    • Posté à 15h05 le 17/11/2010
    • Internaute 130584
      observateur

    je veut etre méchant mais au bout de 4 mois
    la decomposition a fait son oeuvre

  • Pierrolasti
    Pierrolasti
    Travailleur dans le monde réel
    • Posté à 18h17 le 17/11/2010
    • Internaute 72724
      Travailleur dans le monde réel

    Encore un bel exemple d’hypocrisie.

    On entend les gens se désoler pour ces populations sinistrées mais etrangement personnes n’y pense plus et très très peu de dons ont été collectés.

    Il faudrait croire que 80 % des donneurs sont devenus racistes.

  • Don
    Don
    • Posté à 18h34 le 17/11/2010
    • Internaute 899

    Si c’est la volonté d’Allah, il est hors de question d’aller contre celle-ci.
    Aller contre la volonté d’Allah, c’est mettre en doute son existence même.
    Vouloir remédier aux conséquence de sa volonté, c’est blasphémer, être traité de mécréant être condamné à mort car c’est aller contre sa volonté.

    Qui donc sommes-nous pour ne fut-ce que commenter la volonté d’Allah ?

    Donc nous ne pouvons aider ceux qui sont victimes de sa volonté...

    • Tristian
      Tristian répond à Don
      moi-même
      • Posté à 20h01 le 17/11/2010
      • Internaute 121503
        moi-même

      « être condamné à mort »

      De toutes les volontés d’Allah, c’est bien la seule dont je suis absolument certain.

      Mais je ne pense pas que tous les médecins qui luttent contre la mort sont des blasphémateurs et des mécréants.

      Juste que leur Jihad ne fait que retarder une fin inexorable.

      La volonté d’Allah, on doit la commenter. Qui êtes-vous, pour vous imaginer connaître Sa volonté ?

      Attention de ne pas vous faire plus grand que Lui.

      Vouloir remédier aux conséquences de ce que certains nomment « Sa Volonté », c’est simplement inutile et vain, si c’est vraiment « Sa Volonté ».

      Mais, il est aussi possible que « Sa Volonté » soit autre. Je suis, bien sûre, beaucoup trop petit, face à Lui, pour connaître toutes Ses Volontés.

      Il reste qu’aider les victimes de ces inondations, ca peut être un Jihad très honorable. Et si, pas malheureux, je me trompe, j’ai toute confiance en Sa Miséricorde.

      • 1-passant
        1-passant répond à Tristian
        citoyen
        • Posté à 21h34 le 17/11/2010
        • Internaute 124528
          citoyen

        Vous croyez vraiment que si un des 5 milliards d’humain meure c’est que votre dieu l’a voulu ?

  • Aller à la page
  • 1
  • 2