Sur le terrain 20/10/2010 à 12h47

Vous êtes nul en langues ? Essayez l'intercompréhension

Camille Garcia | Etudiante en journalisme

L’intercompréhension, « c’est comprendre la langue des autres sans forcément être en mesure de la parler, en se basant sur le sens global d’un texte, et pas le détail ». Une nouvelle approche qu’ont expérimentée une trentaine de personnes au cours d’un atelier à la Maison de l’Europe, à Paris, organisé par l’Association pour promouvoir l’intercompréhension (Apic) le 30 septembre.

Aux manettes, Pierre Janin, linguiste de longue date, fervent défenseur du plurilinguisme et inspecteur général de l’action culturelle au ministère de la Culture. Dès le premier quart d’heure, le ton est donné :

« Il faut arrêter de pinailler et de chercher à traduire exactement. C’est un réflexe qui vient de notre scolarité. »

Dans l’assistance, une trentaine de personnes, jeunes et moins jeunes. On rit, mais un peu jaune quand même.

Le débat porte d’abord sur la meilleure façon de traduire en français un mot portugais, chacun y allant de sa petite remarque. Mon voisin, qui semble être un fin pinailleur, s’exclame : « Ah non, moi, je n’aurais pas traduit comme ça, ce n’est pas le sens exact... » Mais ce soir, le sens exact n’a aucune importance, assène Pierre Janin :

« il ne faut pas se laisser arrêter par un mot, juste laisser le sens du texte nous envahir. »

« C’est génial... Je comprends le catalan ! »

Bon, on tente de laisser le sens nous envahir, mais difficile de sortir de cette méthodologie que l’on nous a inculquée tout au long de notre scolarité.

L’atelier se poursuit avec un texte en catalan. Au fur et à mesure, les visages se détendent, chacun est impressionné -et moi la première- par ses progrès. Le dialogue s’installe, on travaille à plusieurs. Mon voisin pinailleur est finalement un sympathique médecin à la retraite, et avec la voisine de gauche, nous sommes un trio efficace.

A la table d’en face, une femme émerveillée murmure :

« C’est génial... Je comprends le catalan, alors que je suis nulle en langues ! »

De nouveau, les participants butent sur le temps d’un verbe ou le sens d’un article. L’animateur sort alors de son chapeau « la grammaire portative ». Une notion qui consiste à prendre la fréquence d’utilisation d’un mot pour en déterminer son utilisation grammaticale.

Ainsi, le mot le plus employé dans toutes les langues du monde est « faire », et le deuxième « avoir »... (au sens de « posséder »).

« C’est juste le bon sens en pratique quand on voyage »

La plupart des participants à l’atelier ont tous un intérêt pour l’étude des idiomes étrangers, même certains gardent un souvenir cuisant de leurs cours de langue. Mon voisin explique :

« Au niveau scolaire, l’apprentissage était assez limité. Ce soir, la découverte de la langue roumaine a été particulièrement enrichissante, surtout dans le contexte actuel... » (Voir la vidéo)

Pour Patrick Bellecine, professeur d’anglais et d’espagnol, l’impression est plus mitigée. S’il trouve le concept d’atelier agréable, il fustige « ceux qui prônent que c’est une approche nouvelle » :

« Pour moi, c’est juste une stratégie de communication, le simple bon sens en pratique lorsqu’on voyage. Maintenant, on veut en faire une théorie, ça me semble complétement inutile. Et vouloir l’académiser et la substituer à l’enseignement des langues dans les écoles est ridicule. »

Il se sent directement visé par certains propos de Pierre Janin :

« Tous les enseignants font de l’intercompréhension en classe, après, si on ne fait que ça, c’est sûr ça va être facile... Mais l’écriture, c’est une autre paire de manches. Les jeunes adorent les langues jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que cela demande du travail et des efforts ! »

Une approche qui redonne confiance aux « nuls en langue »

Mais pourquoi les Français se considèrent-ils nuls en langues, et ont-ils toujours un peu « honte » de devoir s’exprimer en anglais par exemple ? La faute, selon Pierre Janin à la façon d’enseigner les langues en France, « un enseignement glaçant pour les élèves ». Deux raisons à cela :

  • La séparation stricte des matières dans le système d’enseignement en France. « Penser en anglais, c’est oublier le français. Conséquence : on délaisse une méthode de friction et de comparaison. »
  • Le purisme français et l’idée que l’on ne maîtrise une langue que lorsqu’on est capable de la produire (écrire, parler). Or l’intercompréhension se concentre sur la réception (lire, écouter).

    L’entrée dans la langue par l’écrit est d’ailleurs privilégiée, « moins bloquante que l’oral, cela permet d’éviter la honte et la peur liées à des problème d’accent ou de prononciation ».

Une fois qu’on est désinhibé, il est plus facile d’aller vers l’apprentissage d’un parler. La méthode permettrait même de gagner en clarté et en précision... quand on s’exprime français ! Et permettrait, pour les plus curieux, de partir à la découverte de langages plus éloignés, « comme les langues slaves ou persanes », explique Pierre Janin.

« Un marchepied pour donner l’envie et le goût d’apprendre »

Sans se substituer à l’enseignement traditionnel, l’intercompréhension serait « un marchepied pour rentrer dans la langue et à plus long terme l’envie et le goût d’apprendre ».

Retour à la Maison de l’Europe. Au bout d’une heure et demie vient le moment de déchiffrer du roumain. Manque de bol, c’est sur moi que ça tombe. D’abord hésitante, je m’aperçois avec l’aide de mes compagnons, j’arrive à saisir le sens, à comprendre globalement l’article de ce quotidien roumain.

Le choix de cette langue n’est d’ailleurs pas laissé au hasard « vu le contexte actuel ». Pierre Janin rappelle :

« En France, on a tendance à penser que lorsqu’on doit apprendre une nouvelle langue, il faut entièrement se débarrasser de son passé linguistique, abolir sa langue maternelle. C’est d’une violence symbolique inouïe !

L’intercompréhension veut au contraire se servir des similitudes entre les langues, rapprocher plutôt qu’éloigner, et redonner à l’altérité un visage familier, “loin de la peur de l’étranger”.

Et Pierre Janin rappelle :

“Dans l’humanité ; la forme normale d’échange, c’est l’intercompréhension, c’est-à-dire que chacun parle sa propre langue, mais en aucun cas cela n’empêche la rencontre et l’échange.”

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  • momo la salade
    • Posté à 12h58 le 20/10/2010
    • Internaute 110276
      foutus

    ça fait 40 ans que je comprends l’arabe comme ça

    • Toine Bryx
      Toine Bryx répond à momo la salade
      Supporter de Denis Robert
      • Posté à 00h06 le 21/10/2010
      • Internaute 57531
        Supporter de Denis Robert

      Mr Salade, l’exemple de l’italien n’est pas convainquant car c’est justement la langue la plus facile à comprendre pour des francophones !
      L’intercompréhension, c’est une habitude quotidienne pour de nombreux Belges (dont moi), vous voyez le résultat : on ne peut pas dire que ça permette de résoudre les conflits d’ordre linguistique ! Ce serait trop beau.
      Sans parler des malentendus parfois drôles mais gênants quand même...
      Enfin, on vit avec, bref l’intercompréhension c’est mieux que l’incompréhension totale !

  • BrunoC
    BrunoC
    ( ° ) ( ° )
    • Posté à 13h01 le 20/10/2010
    • Internaute 49016
      ( ° ) ( ° )

    Au parlement européen si les députés avaient la capacité de comprendre sans traduction leurs collègues de langue similaire (ce qui ne nécessite pas un effort immense), les frais de traduction simultanée seraient divisés par deux.

    Sans formation particulière, je me suis surpris de comprendre quasi intégralement des italiens qui voyageaient avec moi.

    • balala
      balala répond à BrunoC
      • Posté à 13h25 le 20/10/2010
      • Internaute 3552

      C’est exactement ce qui se passe pour les discussioons informelles, où chacun parle sa langue et où les autres se débrouilent pour comprendre l’essentiel du message, mais il est clair que cela devient insuffisant lorsqu’il s’agit de négocier des accords complexes et de passer des lois qui s’appliqueront dans tous les pays.
      Les contresens, sans compter les faux amis, peuvent avoir des conséquences trop graves pour qu’on puisse se contenter de ce type de système pôur les réunions officielles oùdes décisions importantes se prennnent

      • BrunoC
        BrunoC répond à balala
        ( ° ) ( ° )
        • Posté à 13h50 le 20/10/2010
        • Internaute 49016
          ( ° ) ( ° )

        Il suffit pour le récepteur de s’assurer qu’il a bien compris, ce qui est une règle de base d’une négociation, y compris entre deux interlocuteurs de même langue.
        A mon avis, on parle là d’écueils qu’un dialogue apaisé doivent éviter.

         
        • mattzz
          mattzz répond à BrunoC
          • Posté à 14h18 le 20/10/2010
          • Internaute 28590

          Ce genre de discours me parait à l’opposé de la réalité qu’on constate tous les jours dans les milieux multilinguistes.

          C’est bien beau de rêver de dialogues apaisés, mais que ce soit au niveau de l’UE ou en entreprise, où l’anglais est devenu lingua franca entre des gens qui reconnaissent avoir des difficultés et d’autres qui sont persuadés de leur maîtrise, les incompréhensions et malentendus sont légions.

          Sans compter que parler en anglais, c’est déjà penser en anglais, et l’omniprésence de cette langue n’est pas complètement étrangère à l’orientation néolibérale des institutions européennes.

          En tout cas je suis d’accord avec le prof cité dans l’article. Cette intercompréhension, c’est juste un joli concept appliqué à un comportement que nous avons tous, par réflexe, face à une langue étrangère. Pas juste confronté à un texte, mais immergé dans la langue, avec l’obligation d’en saisir un maximum de bribes pour avoir un minimum de vie sociale.

        • balala
          balala répond à BrunoC
          • Posté à 14h50 le 20/10/2010
          • Internaute 3552

          vous voyez ça comment dans un hémicycle de plus de 500 personnes ?

        • orange 06
          orange 06 répond à BrunoC
          retraite
          • Posté à 12h23 le 21/10/2010
          • Internaute 116735
            retraite

          exemple historique de dialogue apaisé.
          fin de la 2º Guerre mondiale, la France a besoin de blé, les Etats-Unis en vendent. un technocrate, ne parlant pas l´anglais, sort son dictionnaire français-anglais et lit « corn ». il passe donc une importante commande de « corn » aux Américains, lesquels nous envoient plein de maïs...le récepteur avait très bien compris, il ne s´est simplement pas demandé (et pourquoi l´eût-il fait ?) si par hasard les Français ne voulaient du « wheat » qui pour lui signifie « blé ». et voilà pourquoi, à la fin de la guerre, on a mangé du pain de maïs plus que d´habitude.

        3 autres commentaires
  • Benoit Deschodt
    Benoit Deschodt
    Journaliste/Photographe
    • Posté à 13h11 le 20/10/2010
    • Journaliste 108600
      Journaliste/Photographe

    Il y a une anecdote célèbre sur la décision des Etats-Unis de lancer les bombes atomiques sur le Japon en 1945. Répondant à une menace des alliés, le premier ministre japonais aurait répondu « Mokusatsu », ce qui en gros peut être traduit par « J’en prends bonne note » ou « J’en n’ai rien à carrer ».

    La suite, on la connaît.

    Mais au delà de l’anecdote plus ou moins anecdotique, on voit bien qu’être tatillon peut-être utile.

    Par ailleurs, il paraît peu probable que l’intercompréhension soit compatible hors socle commun de langues comme le Français, Portugais, Allemand ou autres, toutes issues du socle indo-européen.

    Ca serait intéressant de savoir...

    • dmz
      dmz répond à Benoit Deschodt
      expat
      • Posté à 15h46 le 20/10/2010
      • Internaute 59103
        expat

      A propos du mokusatsu, l’histoire est legerement differente. « mokusatsu » est un mot avec de multiples significations. Le premier ministre japonais l’a utilise en reponse aux journalistes japonais qui l’interrogeaient sur les conditions de l’armistice propose au Japon suite a la conference de Potsdam, et signifiait en gros : « sans commentaire ».
      Les agences de presse internationales ont pour leur part interprete la reponse comme : « C’est sans importance », ce qui aurait accelere la decision de bombarder Hiroshima.

      Pour plus de details :
      Lien
      (en anglais...)

      • Benoit Deschodt
        Benoit Deschodt répond à dmz
        Journaliste/Photographe
        • Posté à 16h44 le 20/10/2010
        • Journaliste 108600
          Journaliste/Photographe

        Merci d’avoir pris le temps de préciser mon anecdote... :)

    • Brachamul
      Brachamul répond à Benoit Deschodt
      Multi-Taskeur
      • Posté à 15h52 le 20/10/2010
      • Internaute 94825
        Multi-Taskeur

      Et encore, le socle « indo-européen » est extrèmement vaste. Rester sur le socle latin est aisé (Espagnol, Portuguais, Italien et les dialectes Catalan, Basque, Corse, ...), mais quand on part sur du germanique (Anglais, Néerlandais, Flamand, Allemand), on se perd déjà largement. Et je vous parle pas du Hindi qui est aussi indo-européen :)

      A part ça, j’estime que l’apprentissage d’une langue via l’écrit est extrêmement néfaste. Il incite à une prononciation en langue maternelle. C’est de cet apprentissage que provient le fort accent français de la plupart de nos compatriotes. Une langue s’apprend à l’écoute et à l’oral, l’écriture doit arriver bien après.

      • marabbeh
        marabbeh répond à Brachamul
        au comptoir du café du commerce
        • Posté à 17h17 le 20/10/2010
        • Internaute 20412
          au comptoir du café du commerce

        Lors d’un voyage en Norvège, j’ai été surpris de comprendre la plupart des textes rédigés en norvégien, langue qui m’était totalement inconnue, mais proche de l’anglais et de l’allemand. Pour l’oral c’était une autre paire de manche... Mais c’est une bonne base pour pouvoir parler. Pour ce qui est de l’accent, ça dépend de l’oreille de chacun ; je connais des étrangers qui ont conservé un fort accent malgré leur présence en France depuis de nombreuses années.

        Evidemment l’intercompréhension ne fonctionne pas avec les langues non-européennes. Sauf à apprendre des langues faisant partie de la même famille.

      • Yp2
        Yp2 répond à Brachamul
        Sale gauchiste d'IEP
        • Posté à 00h21 le 21/10/2010
        • Internaute 71496
          Sale gauchiste d'IEP

        Le Basque, langue latine ? ? ?

        Avez-vous déjà entendu/lu du basque ?

        Cette langue ne fait partie d’aucune des 4 grandes branches linguistiques européennes : ce n’est ni latin, ni celtique, ni germanique, ni slave.

         
        • Brachamul
          Brachamul répond à Yp2
          Multi-Taskeur
          • Posté à 03h08 le 21/10/2010
          • Internaute 94825
            Multi-Taskeur

          Toutes mes excuses, j’ai parlé trop vite. Et à cause de vous je viens de passer 3h sur wikipedia à lire les pages des langues de la péninsule ibérique :)

        1 autres commentaires
  • A déménagé le 18-1
    • Posté à 13h09 le 20/10/2010
    • Internaute 116615
      bc

    J’avais une aieule qui parlait un sabire mélangeant le valencien, le catalan et l’espagnol. J’avais 10 ans, je ne parlais que francais et pourtant je comprenais à peu près tout ce qu’elle me disait, elle aussi me captait, pourtant elle ne parlait pas le français.
    Ca doit être proche de cela le concept, mais je doute que l’on puisse dépasser le niveau d’une conversation basique ou quotidienne, et avec des langues proches, latines pour mon cas.

    • LienRag
      • Posté à 21h30 le 20/10/2010
      • Internaute 34767

      Le gros problème c’est dès qu’on bute sur un mot ou une expression, ou qu’on part sur une fausse piste : il n’y a plus aucun moyen de s’assurer que l’autre comprend de quoi on parle.

  • sophieson
    sophieson
    étudiante
    • Posté à 13h09 le 20/10/2010
    • Internaute 105633
      étudiante

    « j’utilise » cette méthode quand je voyage... Chinois, italien, anglais, arabe... Il suffit d’écouter attentivement et de corroborer cela avec les gestes de la personne. 1 chance sur 2 pour comprendre de quoi elle parle ! ! !
    (et encore plus facile pour l’italien !)

    • Sohokino
      Sohokino répond à sophieson
      Célébrité internationale
      • Posté à 18h26 le 20/10/2010
      • Internaute 130255
        Célébrité internationale

      Chinois et arabe une chance sur deux ?

      Ne pas mélanger comprendre et impression de comprendre.

  • A déménagé le 16-01-2012 3
    • Posté à 13h20 le 20/10/2010
    • Internaute 110430
      nc

    Une blague où on ne rit pas de suite :

    Un homme voit une publicité où il est écrit « apprenez l’anglais en deux mois pour 50 euros », il se rend à l’adresse indiquée, sonne, lorsqu’une personne lui ouvre :

    « excusez-moi, c’est bien ici les cours d’anglais accélérés ? »

    la personne lui répond :

    « if, if, between ! »

    • jiemo
      jiemo répond à A déménagé le 16-01-2012 3
      123 ignition lift off
      • Posté à 17h05 le 20/10/2010
      • Internaute 21993
        123 ignition lift off

      Solex, il aurait fallu écrire : « excusez-moi, c’est pas ici » à la place de « c’est bien ici », sinon la blague perd de sa saveur ! ;)

  • -Géo-
    -Géo-
    Tb
    • Posté à 13h24 le 20/10/2010
    • Internaute 51248
      Tb

    C’est ce que font les hispanophones avec le portugais et l’italien. L’autre jour je regardais une chaine brésilienne où une chanteuse mexicaine était interviewée en portugais et elle répondait en espagnol. Tout le monde se comprenait.

    • Sohokino
      Sohokino répond à -Géo-
      Célébrité internationale
      • Posté à 18h29 le 20/10/2010
      • Internaute 130255
        Célébrité internationale

      normal ces deux langues sont quasiment identiques

      • Nimbusito
        Nimbusito répond à Sohokino
        Humain
        • Posté à 05h48 le 21/10/2010
        • Internaute 50411
          Humain

        Pfff n’importe quoi. Le portugais et l’espagnol sont deux langues bien différentes, on se comprendra à la limite pour échanger des banalités mais à par ça... Chaque langue a ses spécificités bien propres.
        Si les lusophones peuvent comprendre un espagnol, l’inverse n’est pas du tout vrai... Ecoutez du portugais brésilien, vous verrez...

         
        • Sohokino
          Sohokino répond à Nimbusito
          Célébrité internationale
          • Posté à 14h34 le 21/10/2010
          • Internaute 130255
            Célébrité internationale

          J’ai déjà entendu plus de portugais brésilien que vous n’en entendrez toute votre vie... et ne me dites pas la contraire sinon vous auriez citez le portugais du portugal qui est déjà un peu plus compliqué à comprendre à l’oral.

          Ces deux langues sont très proches que vous le vouliez ou non et à l’écrit c’est encore plus évident.

          • jdsm
            jdsm répond à Sohokino
            Informaticien
            • Posté à 16h53 le 21/10/2010
            • Internaute 91637
              Informaticien

            Le portugais et l’espagnol sont effectivement très proches. Entre le portugais du Brésil et du Portugal je trouve que c’est juste une habitude à prendre, prendre le pli de la « musicalité »...
            Cela étant il est indéniable que les Portugais (ou Brésiliens) ont plus de facilité à compendre un Espagnol que l’inverse...

          • Nimbusito
            Nimbusito répond à Sohokino
            Humain
            • Posté à 03h38 le 22/10/2010
            • Internaute 50411
              Humain

            Quelle suffisance. Si au moins vous pouviez deviner d’où je vous écris...
            Je comprends mieux le portugais du Portugal... marrant non ? Il faut croire que nos oreilles sont construites différemment.

            Maintenant vous écrivez que ces deux langues sont « très proches ». Dans votre message précédent, c’était « identique ». Je vois que vous commencez à prendre le pli de la nuance. Allez encore un effort...

            • Sohokino
              Sohokino répond à Nimbusito
              Célébrité internationale
              • Posté à 16h59 le 22/10/2010
              • Internaute 130255
                Célébrité internationale

              Ha vous êtes en vacances du côté de faro ? Et alors ?

              Puisque vous parlez de nuance, je vous fais remarque qu’il y a une différence entre l’« identique » que vous m’inventez et le « quasiment identique » que j’ai dis.

              Après libre à vous de voir une différence entre un « quasiment identique » et un « très proche ». De là, à dire que pff c’est n’importe quoi, je me demande qui devrait mettre un peu de nuance.

              Vous comprenez le portugais mieux que le brésilien ? Essayons d’y trouver une explication... Si vous étiez portugais je ne vois pas pourquoi vous m’auriez parler du portugais brésilien. D’ailleurs les nombreux portugais à qui j’ai pu parler lorsque je travaillais à Porto dmettaient, eux même, que leur accent était beaucoup plus difficile à comprendre que le brésilien.

              je ne vois pas d’explications, à moins que vous ayez des origines galiciennes bien sûr...

              Mais puisque je suis loin d’être suffisant et que j’aime bien apprendre, je suis curieux d’en avoir une explication.

              • Nimbusito
                Nimbusito répond à Sohokino
                Humain
                • Posté à 02h38 le 23/10/2010
                • Internaute 50411
                  Humain

                « En vacances du côté du faro ». Quel mépris. C’est marrant cette association Portugal/vacances. comme tout ce que l’on a entendu cette année sur les « pays-cigales ». Dès que quelqu’un parle d’un pays latin, c’est qu’il y est probablement pour faire le clown... Quant au « je suis loin d’être suffisant », c’est beau la méthode Coué.

                Ce que je critique dans vos affirmations, c’est qu’elles sont balancées à la va vite (je vous renvoie à votre premier commentaire), sans nuance, j’insiste, et qu’elles contribuent à nourrir les clichés faciles que l’on sortira pour les dîners en ville. « L’espagnol et le portugais sont quasi identiques ». Collectionnons les poncifs, allez hop, « les pays de l’est ils se ressemblent tous », « Au Brésil tout le monde sait danser la samba », etc... Si l’on affirme que le portugais et l’espagnol sont deux langues, et non une seule, si l’on ne parle pas du portugais comme d’un patois, c’est probablement qu’il y a une raison...

                Enfin je ne répondrai pas à votre curiosité... Pourquoi ? Parce que vous n’avez pas besoin de préjuger de la position de votre interlocuteur pour lui parler avec respect.
                ( Quoique je vous ai laissé un indice, en effet je ne danse toujours pas la samba, et pourtant...).

                • Sohokino
                  Sohokino répond à Nimbusito
                  Célébrité internationale
                  • Posté à 15h37 le 23/10/2010
                  • Internaute 130255
                    Célébrité internationale

                  Cette association Portugal./vacances, c’est vous qui la faites. Si vous aviez bien lu , je vous ai même dis que j’avais travaillé à Porto...

                  J’ai insinué que vous étiez vacanciers rien à voir avec le Portugal, mais avec le décallage entre vos propos et le sous entendu que vous habitez dans un endroit où on connait bien le portugal.

                  Pour le reste ma remarque initiale et rapide, remettons les choses dans leur contexte, était une réponse vis à vis du texte de l’auteur. Si un brésilien et un argentin peuvent se comprendre ça n’est pas une histoire de cours de intercompréhensibilité. C’est juste que leur langue est très proche....

        6 autres commentaires
  • turlututu42
    turlututu42
    pouet
    • Posté à 13h27 le 20/10/2010
    • Internaute 121358
      pouet

    Massacre de la culture accélérée.

    • karlitophone
      karlitophone répond à turlututu42
      plus en France et bien content
      • Posté à 13h40 le 20/10/2010
      • Internaute 36224
        plus en France et bien content

      j’ai passé 7 ans à essayer d’apprendre l’anglais avec le système scolaire : rien, que dalle.
      je suis parti à l’étranger en Erasmus, j’ai compris qu’il ne fallait pas essayer de comprendre mot à mot mais effectivement en gros : quasi billingue anglais en 2 ans.
      ensuite, j’ai voulu apprendre l’espagnol (ma femme étant espagnole). J’ai pris des cours du soir : à chaque faute que je faisais, le prof m’arrêtait : ça m’a gavé. J’ai décidé d’apprendre avec ma femme : en 1 ans, je comprends une conversation et m’en sers en milieu professionnel.

      l’apprentissage des langues en France est nulle, l’intercompréhension est un bon moyen de progresser.

      • Louizon
        Louizon répond à karlitophone
        Enfulte, ou aldente (ah non ça (...)
        • Posté à 14h34 le 20/10/2010
        • Internaute 69629
          Enfulte, ou aldente (ah non ça (...)

        Ce qu’est étrange c’est que vous n’ayez pas d’abord essayé avec votre femme

         
        • karlitophone
          karlitophone répond à Louizon
          plus en France et bien content
          • Posté à 17h59 le 20/10/2010
          • Internaute 36224
            plus en France et bien content

          Nous avions déjà une langue de communication établie (l’anglais), n’ayant aucune notion d’espagnol, il était bien trop dur de repartir de zéro.

        1 autres commentaires
      • Calandria
        Calandria répond à karlitophone
        • Posté à 14h38 le 20/10/2010
        • Internaute 34263

        L’enseignement des langues a évolué ces dernières années. Du moins, il est censé avoir évolué.

        J’enseigne l’anglais et j’utilise les nouvelles méthodes. J’insiste beaucoup sur l’oral. On prépare désormais des séquences axées soit sur l’oral, soit sur l’écrit. Quand on travaille à l’oral, le devoir final se fait à l’oral : exposé devant la classe, enregistrement sur ordinateur. J’insiste alors sur l’importance de la prononciation et de l’accentutation et cela se ressent dans le barême. Par ailleurs, l’élève doit parler sans avoir de notes rédigées pour développer ses compétences orales.

        Côté compréhension de l’oral, on utilise de nombreux documents authentiques (bande-annonces de film, extrait de reportage) et l’idée est de montrer aux élèves qu’ils peuvent comprendre beaucoup de choses sans tout comprendre. On rejoint ce qui est dit dans l’article.

        Côté écrit, idem.

        J’explique toujours à mes élèves qu’ils doivent communiquer (on ne lit pas ses notes, on cherche à bien prononcer sous peine d’être incompréhensible, on essaie de faire des phrases même si elles comportent des fautes). Je fais la différence entre une erreur qui ne gêne pas la compréhension et une erreur qui ne permet pas au message de passer. L’oubli du fameux S de la troisième personne en anglais n’a jamais empêché personne de comprendre le sens d’une phrase.

        Cependant, certains collègues et certains parents voient cela d’un mauvais oeil. Ils pensent que l’on doit surtout écrire, écrire, écrire et que l’on doit faire quantité d’exercices de grammaire pour progresser. Je pense qu’il ne faut pas négliger la grammaire mais il faut laisser la place au vocabulaire (avec des expressions authentiques), à la prononciation, à la communication ! Un élève doué en grammaire n’est pas forcément un élève qui réussit à parler anglais.

        Juste pour vous dire que les choses évoluent :)

         
        • shillom
          shillom répond à Calandria
          • Posté à 15h27 le 20/10/2010
          • Internaute 22134

          « Je fais la différence entre une erreur qui ne gêne pas la compréhension et une erreur qui ne permet pas au message de passer ».
          Ca c’est utile ! C’est exactement ce qu’il me faudrait à l’heure actuelle :)

          Quant aux expressions authentiques, encore une fois vous visez juste : l’Anglais qu’on m’a appris dans les années 90 était l’Anglais littéraire des années 80...

        • A déménagé le 13-10-11
          A déménagé le 13-10-11 répond à Calandria
          non connu
          • Posté à 15h36 le 20/10/2010
          • Internaute 29372
            non connu

          Ça fait 20 ans que j’ utilise ces méthodes pour enseigner l’allemand, ce n’est pas nouveau (pour moi en tout cas).

          Ce qui est nouveau (pour moi), c’est par exemple apprendre sur Second Life. J’ai participé à la conférence SLanguages 2010 qui a eu lieu le weekend dernier sur SL. Des perspectives vraiment passionnantes.

          Voici un lien qui donne un résumé de cette conférence internationale (plus de 300 participants...) :
          Lien

          • Calandria
            • Posté à 15h59 le 20/10/2010
            • Internaute 34263

            J’enseigne depuis trois ans seulement, je ne peux donc faire la différence entre ce qui est vraiment nouveau ou pas. Cela nous a été présenté comme nouveau à l’IUFM et j’ai rencontré beaucoup de collègues qui considéraient ces méthodes comme nouvelles.

            Je sais également que, parmi les autres stagiaires à l’IUFM, certains étaient hermétiques à ces méthodes.

        • A déménagé le 13-10-11
          A déménagé le 13-10-11 répond à Calandria
          non connu
          • Posté à 15h40 le 20/10/2010
          • Internaute 29372
            non connu

          Doublon, désolé.

        • Lictor
          Lictor répond à Calandria
          informaticien
          • Posté à 17h35 le 20/10/2010
          • Internaute 68450
            informaticien

          « Quand on travaille à l’oral, le devoir final se fait à l’oral : exposé devant la classe, enregistrement sur ordinateur. »

          Ça marche encore en passant à 40 par classe, vu que c’est un peu le chemin que le gouvernement semble prendre ?
          C’est toujours le problème. Même à 30 par classe, ça fait 2 minutes de parole par cours et par élève, en supposant que vous ne parliez jamais et que le cours arrive à durer une heure complète. Sur l’année, vous allez péniblement arriver à 4h de conversation par élève, dans le meilleur des cas ! C’est à peine se qu’on fait en quelques soirées avec des amis étranger ou en une nuit sur Internet avec des amis américains... Et dans la réalité, il est courant que 4-5 élèves accaparent le temps de parole.
          Mon niveau en anglais a réellement décollé quand 1/ j’ai commencé à lire tous mes livres anglais en VO 2/ j’ai eu mes cours en fac, où on avait une heure par semaine en tête à tête avec une américaine.

          « L’oubli du fameux S de la troisième personne en anglais n’a jamais empêché personne de comprendre le sens d’une phrase. »

          Je me demande encore si la règle existe aux USA... A lire les américains sur les forums, visiblement non...
          Gag : la première fois que je me suis mis à être actif sur des chatrooms, les américains pensaient que j’étais ... anglais. La grammaire était trop propre pour passer pour un américain...

          « Cependant, certains collègues et certains parents voient cela d’un mauvais oeil. »

          Je n’en doute pas... Mon père a enseigné le théâtre dans des lycées, il y a le même blocage. Pour les enseignants de français, le théâtre, c’est vissé à une chaise en récitant du Marivaux. Du coup, si on commence à faire du vrai théâtre, debout avec du travail corporel, de l’improvisation ou des textes modernes ou des créations, c’est le traumatisme chez les enseignants et parents...
          D’ailleurs, je vois que la ville de Paris a rajouté de l’apprentissage des langues par le jeu théâtral dans ses cours municipaux, il faudrait voir ce que ça donne en terme de progrès...

          « Un élève doué en grammaire n’est pas forcément un élève qui réussit à parler anglais. »

          Non, mais c’est un élève qui aura de bonnes notes à tous les concours où le QCM grammatical règne en maître... Et la finalité des études en France n’est pas de savoir faire quelques chose, mais de réussir des concours et d’avoir des diplômes...

        • Squall Lionheart
          Squall Lionheart répond à Calandria
          Un message que les riverains (...)
          • Posté à 21h57 le 21/10/2010
          • Internaute 103509
            Un message que les riverains (...)

          C’est pas mal, mais pas encore assez à mon goût. C’est bien de faire des présentations que les élèves auront apprises par coeur, ça donne l’impression que les élèves ont un bon niveau, car tout a été préparé à l’avance.
          Mais malheureusement quand on utilise une langue dans la « vie réelle », on doit improviser, car rien n’a été préparé à l’avance. Il faut donc prendre l’habitude de parler sans que ce soit du par coeur.

          Pour cela il faut utiliser une pédagogie qui pousse les élèves à se parler entre eux.
          En fait souvent ça se passe comme ça, le professeur donne un sujet simple (votre ville favorite, les vacances que vous avez préféré, etc..). Les élèves sont en groupe de 3-4 et ils parlent entre eux. Le professeur essaie d’écouter au maximum chacun des groupes. Et à la fin, après 5 minutes, il met au tableau les erreurs qu’il a entendu.

          Autre exemple :
          Le prof donne à chaque élève un morceau de papier avec une question dessus. Ensuite les élèves doivent parler avec un autre élève et lui poser la question (en enrobant les choses comme il le ferait dans la « vraie vie »). Les questions sont « quel est ta chaîne préférée ? », « est ce que Michael est plus grand que Baptiste ? », « quel est ton plat préféré ? », etc ...
          Parfois ce sont des question de grammaire « conjuguez au passé le verbe voyager » par exemple.
          Lorsque les deux élèves ont posé leur question, ils s’échangent leurs papiers et ils se dirigent vers au autre élève et ainsi de suite.

          Après bien sure, il y aussi des présentations apprises par coeur comme vous le faites. Pour ma part, ces présentations étaient sur des romans très simple que nous avions lu (des livres écrits exprès pour l’apprentissage de la langue) et des projets (décrivez comment se passe une journée normale, parlez de votre famille, parlez des vacances que vous avez préféré, etc...).
          Une présentation dure deux minutes, ensuite les élèves et le professeur posent leurs questions.

          A vrai dire très peu de choses sont notés pour éviter de bloquer les élèves, c’est un entrainement. Les élèves peuvent présenter plusieurs fois le même projet pour s’améliorer. Et lorsqu’il se sent prêt, il le présente pour de vrai (il est noté). L’élève peut donner le texte qu’il a écrit au professeur avant sa présentation pour qu’il le corrige.

          Le professeur passe aussi des vidéos et les élèves parlent de ce qu’ils ont compris de la vidéo en groupe de 3-4 (dans la langue que l’on souhaite leur apprendre).

          Je vous ai décrit quelques méthodes d’apprentissages qui sont utilisés dans un pays ou quasiment tout les habitants parlent anglais en plus de leur langue maternelle.
          Après bien sure, il y a aussi des exercices de grammaire, mais je pense que de ce point de vue là, les professeurs de langue français sont plus au point. J’ai tout de même remarqué que mes profs de langue insistaient beaucoup plus sur les bases que les profs de langue français que j’ai eu durant ma scolarité. Ils n’hésitent pas à y passer beaucoup de temps. La difficulté des exercices étaient souvent aussi d’un niveau moins élevé qu’en France pour mettre les élèves en confiance. Il y avait assui plus d’exemples pratiques comme « vous souhaitez inviter un ami à votre fête d’anniversaire, envoyer lui un e-mail pour l’inviter », « Vous êtes en vacance envoyez une carte postale à un de vos amis », « vous avez perdu votre manteau à la cantine, écrivez une annonce pour tenter de le récupérer », etc... (ensuite le prof corrige chaque texte et il demande aux élèves de le réécrire en prenant compte de la correction). Ce sont des textes courts qui sont demandés et la correction est adaptée au niveau de chaque élève. aux meilleurs élèves, le professeur propose une meilleure formulation des phrases. Aux élèves moins bons, on corrige juste les fautes de grammaire et on reformule les phrases quand elles sont incompréhensibles.
          Les profs français visent souvent trop haut et finalement le niveau de leurs élèves est au ras des pâquerettes, car ils ne se sont pas rendus compte qu’ils les ont largués depuis longtemps.

        6 autres commentaires
      • freakfeatherfall
        freakfeatherfall répond à karlitophone
        moonchild
        • Posté à 15h34 le 20/10/2010
        • Internaute 21024
          moonchild

        « J’ai pris des cours du soir : à chaque faute que je faisais, le prof m’arrêtait : ça m’a gavé »

        change d’école, de cours ou de prof.. ya plein de types d’enseignement différents...

        « l’apprentissage des langues en France est nulle »
        ça sert à rien de généraliser à partir de 2 exemples, si tu crois que c’est mieux aux states, au japon, en corée, etc... tu te trompes lourdement..

         
        • averageman
          averageman répond à freakfeatherfall
          RGPP pour tout le monde (caviar (...)
          • Posté à 04h27 le 21/10/2010
          • Internaute 116476
            RGPP pour tout le monde (caviar (...)

          Je suis d’accord avec karlitophone, l’enseignement des langues est nul en france (les Allemand ou les nordiste genre suedois en sont la preuve).

          J’ai etudier l’allemand et l’anglais (en L a l’epoque) ... A 17 je suis aller vivre en allemangne et tout les jeunes de mon age aillant fait Francais (qui est tres dur a apprendre) pouvaient tenir une conversation.... Moi non.

          Apres qq mois a parler j’ai finalement reussi.

          En France les langues sont presque exclusivement enseigner a l’ecrit et c’est dommage car apprendre la grammair aide enormement (pour les langue).

          En plus le francais est maladivement timide quand il s’agit de parler (en fesant des erreurs).

          • freakfeatherfall
            freakfeatherfall répond à averageman
            moonchild
            • Posté à 06h40 le 21/10/2010
            • Internaute 21024
              moonchild

            hmmm... je me souviens surtout qu’au lycée je foutais rien en allemand et que c’est pour ça que j’étais nul, et honnêtement tous mes potes étaient comme moi - pas paske l’enseignement était mauvais

            je veux pas trop m’avancer dans la critique du lycée, vu que je n’ai que ma seule expérience, mais j’ai pas souvenir d’un apprentissage seulement écrit (mais je me souviens que tous, on aimait pas trop parler en classe de peur de se planter devant les autres, donc là dessus je te rejoins mais c’est pas la faute de l’enseignement)

            sinon tu connais beaucoup de nordiques qui parlent français ? ? ? alors oui, ils sont bons en anglais (comme les allemands), c’est normal, leurs langues ont les mêmes racines

            de toute manière on peut pas comparer apprendre une langue dans une école et apprendre dans un pays, ya pas photo...

        2 autres commentaires
      • turlututu42
        turlututu42 répond à karlitophone
        pouet
        • Posté à 15h40 le 20/10/2010
        • Internaute 121358
          pouet

        Vous avez raté l’étape de la définition de l’intercompréhension :

        L’intercompréhension, « c’est comprendre la langue des autres sans forcément être en mesure de la parler, en se basant sur le sens global d’un texte, et pas le détail. »

        Ce n’est pas de l’apprentissage, mais un passage d’une langue à la moulinette, et on arrive à des trucs effectivement « intercompréhensifs » comme le simple english...

      • Sohokino
        Sohokino répond à karlitophone
        Célébrité internationale
        • Posté à 18h35 le 20/10/2010
        • Internaute 130255
          Célébrité internationale

        Si tu n’as rien retenu en sept ans, il y a pas de secret on ne devient pas bilingue en 2 ans, encore moins en Erasmus.

        Peut être que les 7 ans t’ont apporté bien plus que tu ne le croies.

        pour l’espagnol on arrive à le barragouiner en y allant quelques moins. Mais il y a une différence entre demandar du pan et parler d’un sujet sérieux sans être bloqué par une absence de vocabulaire et de grammaire.

  • Sybylle
    Sybylle
    Autodidacte multilingue
    • Posté à 13h33 le 20/10/2010
    • Internaute 117442
      Autodidacte multilingue

    Autant je conçois qu’il puisse être intéressant d’aborder les langues de cette façon dans le cadre d’une activité disons de loisir ou de découverte, autant je pense qu’il est indispensable de maîtriser à minima l’anglais lorsque l’on est dans le cadre d’une charge internationale.

    Quand je vois le niveau lamentable de la plupart des élus (actuels et anciens), je ne pense pas que l’on puisse se cantonner à un baragouinage approximatif.

    Sinon l’activité en soi part d’une simple logique, et quiconque se souvenant un tant soit peu de l’histoire de son pays (et éventuellement de celle de ses voisins) aura cette même démarche d’analyse et de rapprochement.

    Quoi qu’en pensent les aficionados du FN, la France est comme la plupart des pays, multiraciale et multiculturelle à sa naissance, ce qui bien sûr se traduit dans la langue.

    Personnellement j’ai du mal à me contenter d’une simple approximation du sens et je préfère apprendre les langues ainsi que la culture et les mœurs d’un pays pour mieux appréhender le sens.
    Il ne s’agit pas de dire LE mot officiellement accepté comme traduction, mais de s’imprégner de la culture, du contexte afin de mieux restituer le sens.

    Toutes les langues ne sont pas aussi extensives et détaillées que les langues latines !

  • Orientaliste
    Orientaliste
    intermittent de la recherche
    • Posté à 16h38 le 20/10/2010
    • Internaute 73107
      intermittent de la recherche

    Allez, je fais le pinailleur.
    Cette méthode doit assez vite trouver ses limites, surtout lorsque l’on sort des langues européennes. A force de faire croire que les détails sont sans importance, que seul l’ensemble (qui se voit miraculeusement détaché de la somme des détails) importe, on finit par mal comprendre toutes les langues, y compris la sienne.
    Par ce beau principe, je comprends en gros, le reste c’est pour ces crétins de puristes, on a créé un anglais simpliste, utile mais dénaturé qui désole tous les amateurs de cette langue. Compréhension et production ne peuvent être dissociées sans danger.
    Yo speak un puo all the langues del mondo.
    Pauvre monde

  • la choukette
    la choukette
    libre penseur si possible
    • Posté à 14h11 le 20/10/2010
    • Internaute 90914
      libre penseur si possible

    niveau pitoyable d’anglais en france = exception culturelle francaise ou plutot une sistemisation du doublage (catastrophique par ailleurs) des series et films anglophones,

    phenomene qui ne s’observe pas dans les pays ou le doublage est tellement pitoyable et l’activité tellement dépourvue de moyen que les spectateur preferent la VO (et on les comprend). Et ou la population parle et comprend parfaitement l’anglais

    la france ce petit pays qui pete plus que son cul se retrouve coupé du monde à cause d’une élite plus prompte à vivre sur les lauriers d’une grandeur passée que d’admettre la situation de declin dans laquelle cette mm élite la mise.

    mon conseil regardez de la vost, puis dans 6 mois un an vous verrez que la vo non soustitré passera tres bien

    vous apprendrez certaines expressions et formulations qui valent leur pesant d’or, etofferez votre vocabulaire

    vous pourrez surtout constater du talent des acteurs anglophones, talents totalement désintégré par un doublage tres souvent de mauvais gout,

    le tout sans attendre le bon vouloir de tel ou tel directeur de chaine TV, ni une adaption de mauvais gout, ni de traduction hazardeuse qui patauge a reproduire un effet qui n’a de sens que dans sa langue d’origine.

    • dmz
      dmz répond à la choukette
      expat
      • Posté à 15h58 le 20/10/2010
      • Internaute 59103
        expat

      Je suis d’accord avec vous pour la qualite deplorable des doublages francais et du plaisir que l’on eprouve a regarder un film en vo (meme si on ne comprend pas la langue d’ailleurs), mais je voudrais me permettre une remarque concernant l’apprentissage des langues pour les francais, me basant sur mon experince dans les 4 langues que je connais (francais, anglais, japonais, allemand).

      La plupart des difficultes d’apprentissage pour les apprenants francais provient de l’absence d’accents dynamiques (stress en anglais) qui, en anglais et en allemand, rythment la phrase. Quand on parle de l’accent francais, on parle essentiellement de l’absence d’accent dynamique. La phrase est « plate », toutes les syllabes sont accentuees de la meme maniere. Ce n’est par contre pas un probleme pour parler japonais, qui est aussi une langue non-accentuee.
      Non seulement cela pose un probleme pour l’elocution de la langue, mais aussi pour la comprehension, dans la mesure ou on ne sera pas en mesure de reconnaitre un mot parce qu’on n’aura pas capte toutes les syllabes. D’ou l’interet de la methode propose dans cet article... ainsi que le visionnage de films (ou series) en v.o. !

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