tribune 06/10/2010 à 19h11

Lettre ouverte au Premier ministre : débattons du « paquet télécom » !

Christian Paul | Député de la Nièvre

Monsieur le Premier ministre,

C’est avec stupéfaction que j’apprends votre intention de procéder à la transposition en droit français du « paquet télécom » par voie d’ordonnances.

Cet ensemble de directives européennes traite en effet de l’adaptation de notre cadre juridique et réglementaire à la généralisation des communications électroniques de toutes natures, qui remplacent inexorablement les canaux dédiés, notamment de télévision et de téléphonie.

Il organise notamment l’attribution des fréquences, la concurrence entre opérateurs de télécommunications ou encore le partage d’infrastructures. Il tente également de policer les relations verticales entre les opérateurs de télécommunications et les autres acteurs de l’Internet par la séparation fonctionnelle, la filialisation de leurs activités. L’ancien ministre que vous êtes, autrefois en charge de ce secteur, n’ignore nullement les enjeux d’une telle évolution.

L’architecture décentralisée des communications de masse

Pourquoi un tel débat est-il nécessaire ? Parce que derrière les mots des nouvelles technologies se trouvent des sujets essentiels. Sur le plan économique, un nouvel équilibre est à trouver entre les secteurs des télécommunications, de la culture et des médias.

Sur le plan de la liberté d’expression, toute modification du cadre médiatique n’est envisageable par un démocrate que d’une main tremblante. Parce que les intérêts en présence sont considérables et contradictoires. Parce qu’il n’y a pas une seule manière d’imaginer le futur de l’Internet et des télécommunications en France et en Europe.

Parce qu’à décider par ordonnance, vous vous exposez au soupçon de vouloir légiférer à l’abri du regard des citoyens, et donc sous la pression exclusive des intérêts les plus puissants et les mieux organisés.

En un peu plus de dix ans, nous sommes passés d’un monde où les communications de masse étaient essentiellement unidirectionnelles, de quelques émetteurs vers le plus grand nombre, à une architecture décentralisée où, de plus en plus, chacun a l’opportunité de proposer au plus grand nombre des informations, des données ou des services.

Hier utilisée à son plein potentiel uniquement par quelques pionniers, cette décentralisation propre à l’Internet a profondément changé des pratiques de masse. Les canaux de communication électronique sont moins que jamais l’affaire des seuls techniciens. Leur prégnance dans notre société commande un débat politique à la mesure de leur importance.

L’époque où ce principe du « end-to-end » ne valait que pour les sites web est depuis longtemps révolue. Aujourd’hui, une société comme Skype propose par exemple à tous une solution de téléphonie (et de visiophonie) dont les fonctionnalités sont analogues, voire supérieures, à celle des offres téléphoniques historiques.

Des services de diffusion de vidéos comme YouTube, Dailymotion, Vimeo et bon nombre d’autres offrent un accès à des contenus audiovisuels selon des modalités qui ne diffèrent pas fondamentalement de celles des offres propriétaires de vidéo à la demande (VOD) d’acteurs historiques, comme CanalPlay.

La puissance publique a donc une responsabilité considérable : s’assurer que toutes ces offres, et toutes celles qui restent à inventer, puissent se développer dans un contexte économique et juridique ouvert, en définissant au besoin les éléments essentiels d’un cahier des charges garantissant l’interopérabilité et la neutralité du net.

Une intervention vigoureuse est dés à présent requise. Répondant à des logiques uniquement commerciales de court terme, certains opérateurs de télécommunications mettent en avant, sans que cela ne corresponde à une contrainte technique, telle offre de vidéo ou telle offre de téléphonie sur leur « box ».

La vitalité médiatique, un des piliers de la vitalité démocratique

Pourtant, les technologies sous-jacentes ont convergé ou sont très près de converger. Pire encore, des pratiques de limitation de l’accès à certaines offres, notamment par la limitation du débit à certaines heures, peuvent déjà être observées, comme c’est le cas depuis quelques semaines avec un opérateur français, qui propose dans le même temps de payer un supplément pour accéder dans de bonnes conditions à son service de vidéos...

A ces enjeux économiques considérables s’ajoutent au moins deux autres grands enjeux. Le premier est la liberté d’expression dans notre société, où l’accès à l’Internet à été reconnu comme une liberté fondamentale par le Conseil constitutionnel. Si nous n’y prenons pas garde, l’Internet ouvert, de tous vers tous, que nous connaissons aujourd’hui sera demain une juxtaposition de routes à péages, filtrées selon les priorités de court terme des géants des télécommunications.

Comment, dans ce contexte, de nouveaux acteurs comme Mediapart ou Rue89, qui ont démontré à la fois leur indépendance et leur détermination à poursuivre, quelles que soient les difficultés, un travail de journalisme d’investigation, trouveront-t-ils leur place dans un Internet dont le contrôle aura été de fait délégué à quelques opérateurs privés ? La vitalité démocratique de notre société dépend en partie de sa vitalité médiatique.

Le second, et non le moindre, est le maintien et le développement de la diversité culturelle sur les « écrans », dans le sens le plus large que peut avoir ce mot. Fondée hier sur la rareté des vecteurs de communication, essentiellement les fréquences hertziennes, la politique en la matière relève d’une logique dont la disparition est programmée.

Le paquet télécom n’envisage ainsi par exemple plus la réservation de fréquences à certains usages, notamment culturels, que comme une exception à dûment justifier. L’utilisation des fréquences pour des communications de toute nature est désormais la règle, et la marchandisation de cette ressource rare reste à organiser.

Dans le monde d’aujourd’hui, où chacun est libre de choisir parmi un nombre considérable de sources de contenus, les quotas de diffusion n’ont plus guère de sens. La chronologie des médias est également questionnée, et les expériences de diffusion simultanée sur tous les médias (cinéma, télévision, vidéo à la demande, DVD...) se multiplient.

Citoyens, créateurs et opérateurs sortiront perdants

A une transposition étroite du seul paquet télécom, notre devoir de responsables politiques nous impose de préférer un véritable débat de société, où les conséquences de la disparition progressive des canaux de communication dédiés au profit de communications de toute nature seraient analysées dans leur globalité. Des réponses mieux adaptées seraient ainsi apportées.

Alors que la taxe télécom, bricolée à la va-vite par votre gouvernement pour compenser les pertes de recette de France Télévisions suite à la suppression de la publicité, a été rejetée par Bruxelles, il est plus urgent que jamais de débattre du financement de la création par l’Internet, ainsi que des missions de l’audiovisuel public et des modalités de légalisation des échanges hors marché.

En lieu et place de ces débats essentiels, s’esquisse sous nos yeux un compromis triplement perdant, avec la convergence des intérêts des opérateurs de télécommunications, de certains géants de la culture et des médias et de politiques désireux d’afficher leurs intentions sécuritaires.

Les opérateurs cherchent en effet, d’une part, à tirer plus de profits à court terme de leurs abonnés, en les canalisant vers certaines offres. Les géants de la culture et des médias, toujours paniqués par la disparition de la rareté en matière de diffusion des œuvres, cherchent à tout prix à rétablir un contrôle sur les échanges, fût-ce en se mettant ainsi dans la main des opérateurs de télécommunications.

Certains responsables politiques, enfin, s’inscrivent dans cette logique en se faisant les promoteurs d’un filtrage inefficace du Net, mais qui leur permet à court terme de se faire passer pour des régulateurs.

De ce compromis, la masse des citoyens sortira assurément perdante, ne disposant plus que d’un média bridé. Les opérateurs n’ont pas besoin de faire la preuve de leur désir de s’entendre pour maintenir leurs tarifs à un niveau élevé.

Les créateurs seront les seconds perdants, la concentration induite ne pouvant éventuellement profiter qu’à une fraction toujours plus réduite d’entre eux.

Les opérateurs de télécommunication seront également perdants, ces entraves à l’innovation les rendant mécaniquement moins compétitifs que d’autres acteurs, placés dans un contexte plus stimulant.

Les débats à Strasbourg et à Bruxelles à l’occasion de l’examen du paquet télécom ont, enfin, permis de mesurer, s’il en était besoin, l’importance des enjeux de société soulevés par ce texte. Alors que les Français se sont passionnés pour ces discussions, en particulier lors de l’affaire Hadopi, ce serait leur envoyer un bien piètre signal que d’écarter toute discussion lors de ce moment essentiel qu’est la traduction de ce texte dans notre droit national.

Le pire n’est pas toujours sûr... L’intervention du politique, pour que l’intérêt général prévale sur les intérêts particuliers de court terme, relève ici de l’urgence démocratique. C’est pourquoi je vous demande de revenir sur votre projet de transposition par ordonnance, et d’organiser au Parlement le débat que ces questions et que les intérêts essentiels de notre pays méritent.

Je vous prie d’accepter, monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma haute considération.

  • 4810 visites
  • 23 réactions
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  • admirateur-
    • Posté à 19h25 le 06/10/2010
    • Internaute 32111

    Moi, j’ai voté contre le traité constitutionnel ; vous êtes membre d’un parti qui a appelé à voter pour.
    Pour les retraites c’est la même chose, je vous renvoie au document
    6519/02 SOC 95 ECOFIN 72
    Vers l’accroissement de la participation au marché du travail et la promotion du vieillissement actif
    validé apr Chirac et Jospin en 2002
    Mais peut-être ne saviez-vous pas

  • Hutchinson
    Hutchinson
    Etudiant
    • Posté à 19h37 le 06/10/2010
    • Internaute 87820
      Etudiant

    C’est vraiment intéressant mais faut s’accrocher quand on rentre du boulot : -)

    Merci pour cette tribune.

  • A déménagé le 18-1
    • Posté à 19h51 le 06/10/2010
    • Internaute 116615
      bc

    C’est un peu dense et lourd.
    Un lien vers des références des écrits, des actes nationaux ou européens nous aideraient un peu à savoir de quoi il parle le monsieur, après on pourrait éventuellement partager sa colère extremement argumentée.

  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 21h14 le 06/10/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    si ce texte est ardu à comprendre, comment voulez vous qu’un premier ministre qui doit s’en tartiner une centaine par jour ait le sourire, soit heureux de vivre ? ? ?

    c’est un supplice...

    soyez « fluently », nous n’avons pas besoin d’un somnifère oral et auditif, comme à l’assemblée..ou au sénat..

    (ironie bien sûr)

    vendre nos télécommunications, trop les donner au privé, c’est un peu vendre son âme au diable..
    si l’on suit cette tangente, à un moment donné, le fait de parler pour communiquer avec quelqu’un dans la rue va finir par être payant...chaque mot va nous être compté...

     ; -)

    exemple :


    m’aimes tu chérie ? (10cts)
    bien sûr mon amour, et toi m’aimes-tu ? (25cts)

    (les bégayeurs auront un forfait illimité...)

    • yabon
      yabon répond à pablico
      Klingon
      • Posté à 23h18 le 06/10/2010
      • Internaute 98602
        Klingon

      « si ce texte est ardu à comprendre, comment voulez vous qu’un premier ministre qui doit s’en tartiner une centaine par jour ait le sourire, »

      Surtout lorsqu’il est train de faire ses cartons (quoique)...

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 21h02 le 06/10/2010
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    Chaque paragraphe est indépendant et clair. Le contenu est bien présenté.
    Mais comme les arguments sont ceux présentés et agités des mois durant par les opposants à hadopi&cie sans avoir provoqué la moindre réaction positive des représentants du gouvernement, je ne vois pas ce que cela va changer.

  • Le Yéti
    Le Yéti
    yetiblog.org
    • Posté à 21h12 le 06/10/2010
    • Internaute 6095
      yetiblog.org

    « Je vous prie d’accepter, monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma haute considération. »

    Z’êtes pas dégouté, vous !

    Par contre, vos lecteurs, eux, semblent un peu découragés : 348 visites en deux heures, c’est pas bézef.

    Faut dire, j’ai lu en entier votre « lettre ouverte ». 9516 signes, soit quasiment quatre pages, pour ÇA ? ? ? Je comprends leur découragement.

    Bonsoir, Monsieur le député, je vous prie d’accepter l’assurance de ma haute considération etc...

    • bloozmarch
      bloozmarch répond à Le Yéti
      indocile heureux
      • Posté à 21h46 le 06/10/2010
      • Internaute 15731
        indocile heureux

      En fait la question semble être, et pas que pour ça :
      Pour tout ce qui touche aux libertés fondamentales et républicaines, un pouvoir doit-il pouvoir éviter tout débat public en statuant en cachette par ordonnances ?

      • Le Yéti
        Le Yéti répond à bloozmarch
        yetiblog.org
        • Posté à 00h51 le 07/10/2010
        • Internaute 6095
          yetiblog.org

        Un pouvoir mafieux, c’est un pouvoir mafieux. On peut toujours faire semblant de ne pas s’en rendre compte et continuer à faire semblant de lui demander un semblant de débat. Il n’en a strictement rien à foutre. Sinon à essayer de sauver quelques apparences pour la galerie.

        Le reste (la lettre ouverte de notre député Paul, par exemple) n’est que stériles billevesées.

         
        • bloozmarch
          bloozmarch répond à Le Yéti
          indocile heureux
          • Posté à 13h21 le 07/10/2010
          • Internaute 15731
            indocile heureux

          N’ étant pas spécialiste en droit constitutionnel, n’ y a-t’ il pas un certain nombre de domaines, libertés publiques, droits fondamentaux, etc... qui constitutionnellement, ne pourraient faire l’ objet de décrets ou d’ ordonnances, (ça fleure bon l’ ancien régime ou les régimes autoritaires !), sous peine ’ annulation, ce qui semblerait être le socle d’ une vraie république !
          Quant à ce qui se passe actuellement, ça montre que les garde-fous ( !) actuels ne sont pas du tout adaptés pour un exercice du pouvoir qui se torche avec les principes républicains et démocratiques !

        1 autres commentaires
      • zénon denon 84
        zénon denon 84 répond à bloozmarch
        Bonne
        • Posté à 18h22 le 08/10/2010
        • Internaute 30028
          Bonne

        En d’autres termes .Si vous voulez .
        Comme quoi ,quand on veut ,on peut /
        Tout comprendre .
        ou à peu prêt quoi .

  • telemaque50
    • Posté à 22h10 le 06/10/2010
    • Internaute 10420

    Il n’empêche que :

    Ce type a raison, mais je pense qu’il sait aussi que sa lettre ne changera rien.
    Il a l’honneur de l’avoir écrit, parceque c’est son metier de Député, et peut être aussi pour montrer a ses électeurs qu’il est dans son rôle.
    Mais néanmoins, c’est en effet confus, et on n’a pas envie de tout lire.
    J’ai l’idée de penser que cette lettre n’arrivera même pas sur le bureau de Monsieur Toutou, premier ministre de la Sarkosie.
    Mais c’est tout de même méritant de la part de Mr C.Paul.

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 22h17 le 06/10/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    en parlant de télécom...

    Lien

  • obey-
    obey-
     : -\
    • Posté à 23h39 le 06/10/2010
    • Internaute 66286
       : -\

    Verbeux de chez verbeux.

    Aucune proposition, du flou et ... du flou.

    Réguler ce qu’on ne peut réguler, bref créer des commissions du temps perdu à un fric fou, c’est visiblement ce qui satisferait ce monsieur. Pitoyable.

    • Fenrir
      Fenrir répond à obey-
      Ingénieur en informatique
      • Posté à 11h37 le 07/10/2010
      • Internaute 54922
        Ingénieur en informatique

      Aucune proposition ? Il y en a pourtant une, présentée au début de la lettre et répétée à la fin, qui est il me semble relativement claire : permettre au parlement de discuter la transposition de la directive européenne dont il est ici question.

      Certes, on n’est pas dans du concret du genre « les accords d’exclusivité entre producteurs de contenus et canaux de diffusion ne peuvent excéder une période de 2 ans », mais 1) ce genre de proposition a déjà été discuté pendant plusieurs mois au niveau européen et 2) de telles propositions ne se posent pas au même niveau que celle dont il est ici question ; mélanger les deux nuirait fortement à la compréhension du message, déjà difficile d’accès à cause de son sujet (néanmoins précisé de façon que je trouve claire) et de sa longueur.

  • michel 13
    • Posté à 23h59 le 06/10/2010
    • Internaute 49378

    Monsieur le député,
    certes vous évoquez un sujet intéressant mais je préférerais que votre courrier adressé au président de la République évoque une réforme du régime des retraites des parlementaires, sujet qui me semble plus urgent à traiter.
    Il faut bien reconnaître qu’un tel sujet fait l’unanimité chez les élus afin que personne ne tente de régulariser cette profonde anomalie dans notre société.
    Je suis persuadé que vous allez faire le maximum pour que les régimes de retraites des parlementaires soient alignés sur le régime général. Il en va de votre crédibilité.

    • caro
      caro répond à michel 13
      délinquante avérée
      • Posté à 00h47 le 07/10/2010
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      est-ce que vous aurez encore l’occasion d’écrire gratuitement ce commentaire si les ordonnances sont prises dans l’intérêt du privé et non de celui des internautes ?

      • admirateur-
        admirateur- répond à caro
        • Posté à 09h46 le 07/10/2010
        • Internaute 32111

        Ce qui est surprenant c’est que ce député semble découvrir des textes qui sont écrits depuis une dizaine d’années.
        Ou bien, il joue, hypocritement, les vierges outragées et se fait de la pub à bon compte ou bien il frise l’incompétence.
        C’est ce qui me dérange dans cette tribune

         
        • Fenrir
          Fenrir répond à admirateur-
          Ingénieur en informatique
          • Posté à 11h47 le 07/10/2010
          • Internaute 54922
            Ingénieur en informatique

          De quels textes écrits depuis une dizaine d’année parlez-vous ? Ceux qui autorisent le gouvernement à prendre des décisions par ordonnances ?

          J’ai en tout cas du mal à comprendre ce qui vous gêne ici. Cela fait de nombreuses années que ce député travaille sur des sujets liés aux nouvelles technologies. C’est son domaine de prédilection (ou tout du moins apparaît-il comme très compétent sur ce point).

          Si je suis d’accord pour dire que la communication des opposants à l’actuelle réforme des retraite n’est sans doute pas assez agressive, M. Paul n’est sans doute pas la personne la plus calée ni la plus écoutée de son parti sur ce sujet. Ce qui ne l’empêche pas, bien sûr, d’avoir son avis sur la question. Mais la réforme des retraites n’a pas à occulter tous les autres sujets. Imaginez ce que l’on pourrait faire/peut faire/fait passer derrière de tels écran de fumées (toxique ou non).

          • admirateur-
            admirateur- répond à Fenrir
            • Posté à 11h56 le 07/10/2010
            • Internaute 32111

            Les textes « paquet-télécoms » existent depuis 10 ans. Je ne vois pas ce qu’un débat parlementaire apporterait avec ce parlement croupion ligoté dans les institutions de la V ;
            Débat ou pas ce que prévoit le « paquet-télécoms » est difficilement acceptable ; expliquez-moi comment un pseudo débat le rendrait acceptable

        2 autres commentaires
  • sarkophage_xyz-
    • Posté à 12h01 le 07/10/2010
    • Internaute 24987

    Bien dit.
    Mais pour que ce soit éficace, il faudrait que nous soyons en démocratie, ou* une telle lettre aurrait pour conséquence au minimum un débat sur la question. Vous publiez cette lettre ici car vous vous doutez que tel ne sera pas le cas. Vous convennez donc implicitement du caractère antidémocratique de la présente constitution. Je vous invite donc à pousser vos confrères élus de gauche à travailler sur les moyens de proposé une alternative dans ce sens plutot que de se focaliser sur qui serait le plus télégénique.

    • zénon denon 84
      zénon denon 84 répond à sarkophage_xyz-
      Bonne
      • Posté à 18h25 le 08/10/2010
      • Internaute 30028
        Bonne

      Ou alors que le ou la télégénique
      endosse mot pour mot
      les propos de C P __en avant toute ____

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 22h58 le 10/10/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    Un problème très complexe de tuyaux vides et de bandes passantes à débiter sous l’égide d’une haute autorité attentive à satisfaire des intérêts précis et au dessous des pires soupçons pourvue qu’elle soit opaque  ?

    Vous perdez votre temps nous sommes déjà désabusés et l’Union Européenne est trop corrompue avant que d’avoir eu le temps de paraitre utopique.

    Tandis que vous et vos amis plaidez pour obtenir des ressources télécom à bas prix, ce qui est déjà quelque chose, beaucoup mieux que rien, vous mettez tranquillement la main sur les contenus du domaine public en les dérobant à la diffusion la plus large et la plus démocratique pour des raisons tant spécieuses idéologiquement que financières car la numérisation des fonds d’archive est très coûteuse.

    On ne voit guère ce que changera en France en ce qui concerne la transposition forcément désastreuse du «  paquet télécom  » que cela se fasse par voie d’ordonnance ou par la présentation d’un projet de loi devant la représentation nationale. Les élus sont aussi sensibles que le gouvernements aux lobbies des industriels et des financiers surtout quand ceux-ci sont apparentés à une quelconque entreprise ou filiale des sociétés du CAC40.

    Depuis 1993, pas une une majorité n’a pris des lois et des mesures qui instaurerait l’émergence d’une économie numérique. Bien au contraire, le pire est arrivé.

    Il est vrai que l’exception culturelle française, les prix réglementés des industries des arts, de la culture et du divertissement, de l’étatisation de la création culturelle, littéraire et artistique vous doivent presque tout.

    Il ne reste plus aux conservateurs qu’à cadenasser le couvercle que vous avez su si bien installer et prévoir les dispositifs afin de distiller au compte goutte les ressources que vous avez largement aidées à thésauriser.

    Les technocrates sont puritains, en France on dit tartufes.