Portrait 05/10/2010 à 15h41

De « La Haine » à « Hors-la-loi », François est redevenu Hassan

Souâd Belhaddad | Journaliste

Il n’est pas fréquent de faire le portrait d’un attaché de presse : ces gens sont, par leur fonction, invisibles, au service d’une oeuvre. Mais François Hassan Guerrar, attaché de presse du film « Hors-la-loi » de Rachid Bouchareb, n’est pas un communicant ordinaire.

Le double prénom de ce Franco-Algérien très parisien reflète son histoire et dit beaucoup du lien complexe entre les deux pays. Le prénom Hassan (« bon et généreux » en arabe) a dû, pour raison professionnelle, se faire discret durant des années, pour se terrer derrière celui de François, plus conforme :

« A 16 ans, je suis coursier, je m’appelle Hassan, cela ne pose aucun problème pour le travail que j’ai à faire. »

« Tiens, voilà l’Arabe... »

Nous sommes en 1984 et le futur attaché de presse, aujourd’hui parmi les plus reconnus de la place de Paris, ne dérange alors personne avec son casque. Sauf une secrétaire qui l’accueille régulièrement, dans la société de films où il travaille, par un :

« Tiens, voilà l’Arabe qui vient voler le travail des Français. »

Le patron, Jacques Leitienne, a repéré ce gamin -17 ans- malin, futé. Hassan, qui est né à Paris mais a grandi en Algérie, vit avec son frère et sa sœur. Le père est décédé, la mère est restée au pays.

Peu enclin aux études, l’ado se révèle, en revanche, brillant écolier de la vie. Un jour où il se distingue par sa grande débrouille, le boss lui-même lui propose de s’essayer au boulot d’attaché de presse.

Avant de toper là, Leitienne pose un ultimatum et une condition :

  • L’ultimatum  : en six mois, si cette nouvelle vocation ne décolle pas, retour à la case mobylette.
  • La condition, changer de prénom.

« Dans ce travail, Hassan, ça ne marchera pas. »

« J’ai une tête à m’appeler François ? »

Quelques jours plus tard, on demande un certain « François Guerrar » au téléphone :

« Je me suis dit : “ J’ai une tête à m’appeler François ?” sourit-il, avant de souligner : “ Attention, ce type n’était pas raciste, il voulait m’aider ” ».

Un patron paternaliste qui l’inscrit à des cours de perfectionnement pour lire et écrire, l’envoie visionner des films et lui en demande un rapport quotidien, lui interdit de regarder des œuvres sous-titrées afin d’en pénétrer la langue originale, l’initie à la distribution, à la presse... Hassan apprend le métier, mais c’est François qui l’exerce.

Il est très reconnaissant à l’égard de Leitienne, ce mentor qui l’a « vu », lui issu d’une minorité longtemps invisible.

Smaïn, Roschdy Zem... « On s’est mis à nous regarder »

C’est qu’en vingt ans, au travers des films qu’il défend, cet attaché de presse est devenu observateur des changements de la société française :

« Avant, l’Arabe était considéré comme sale, pas beau... La “visibilité” nous a rendus beaux et elle a été possible d’abord par les spectacles de Smaïn, les films de Yamina Benguigui, puis grâce à des comédiens.

Dès qu’on parle de Roschdy Zem ou Sami Bouajila, la première réaction, c’est : “Qu’est ce qu’il est beau !” Pour la première fois, à travers ces acteurs, on nous a vus comme “normaux”.

En fait, on s’est enfin mis à nous regarder. Et quand tu regardes, tu vois l’autre et tu perds tes préjugés.

Oui, un Arabe, ça peut être beau. Si en plus, comme Roschdy, il amène près d’un million de spectateurs juste sur son nom... »

« Tout l’équipe [de “La Haine” ] m’appelait Hassan »

Beau gosse, Guerrar l’est. Quadra à l’allure d’ado, jean, baskets et chemise blanche éclatante (dentition aussi), portable greffé à l’oreille. L’homme peut être excessif, sans mesurer qu’il reproduit le rapport passionnel entre France et Algérie.

Des colères noires, dévorantes, à la limite du divorce. Des amitiés indéfectibles dont toute déception s’assimile à une trahison. Des conciliations difficiles :

« Je ne fonctionne qu’à l’affectif ; ça m’a aussi desservi, je peux faire peur au client. »

Après dix ans de carrière -nanars italiens et autres- lui vient « La Haine ». Celle avec une majuscule, de Mathieu Kassovitz, premier film dit « de banlieue » et qui cartonne :

« Pour la première fois, j’ai pu enfin m’appeler de mes deux prénoms. Toute l’équipe m’appelait Hassan, et Kassovitz, qui est quelqu’un d’engagé, voulait que cela apparaisse sur le dossier de presse.

Mais j’étais travailleur indépendant, j’avais encore peur de perdre du boulot.

“La Haine” a marqué un tournant de ma vie : avant, j’étais l’Arabe de service, en ce sens où on ne m’aurait jamais confié de grands noms. Après, j’ai été mis dans une case “ normale ”, avec des films plus internationaux. » (Voir la bande annonce de « La Haine »)

Après « Indigènes », Hassan est « fier, fier »

« La Haine » n’a pas suffi, il y a eu le talent aussi. Celui de faire, comme il dit, « des coups, comme lancer le buzz de “La Haine” dès le tournage » :

« J’aime la stratégie, et j’aime évoluer en même temps que ce métier. »

Il y a aussi le vocabulaire qui va avec les coups. Comme les abondants -et très parisiens- « Mon ou ma chéri(e) » ou « Hanouna » en arabe. Comme « fermer un deal », pour un magazine qui s’est engagé à rédiger un article -de préférence bienveillant. Gare s’il se dédit ! Il y a encore l’expression « déclencher » :

« On indique une piste à un journaliste, on le met dans la bonne rue et on le laisse chercher. »

Exemple : quand, en 2005, après un échange avec Bouchareb autour d’« Indigènes », Jacques Chirac décide de régler la question des pensions, Hassan ne relaie pas l’info, qui relève de l’Elysée, aux journalistes. Ces derniers, en revanche, auront su que le Président est sorti « bouleversé » de la projection privée...

L’annonce de Chirac, qui coïncide avec la sortie du film, rend François résolument muet, et Hassan résolument heureux « et surtout fier, fier ». Il se sent utile.

Lui, bringuebalé entre deux identités, en trouve désormais le sens. Sa rencontre avec Bouchareb marque un indéniable tournant. Définitif, sans doute.

« Un Noir ou un Beur font baisser les ventes de 20% »

Nous sommes en 2000 quand le cinéaste, pour son film « Little Sénégal » dont Guerrar fait la promo, lui demande d’inscrire son prénom originel sur le dossier de presse.

« J’ai pu enfin le faire, ça collait avec l’époque, les prénoms différents étaient devenus une mode et le Mundial était passé par là. »

Tout n’est pas gagné. Cette année-là, l’attaché de presse réunit pour une séance photo les acteurs d’« Indigènes » -Bouajila, Zem, Jamel Debbouze et Sami Naceri. Le quatuor basané, unanimement récompensé de la Palme d’or du meilleur comédien, chantant, en smocking, « C’est nous les Africains », fait la une.

Mais les principaux magazines de mode refusent la couv :

« J’ai entendu à plusieurs reprises qu’un Noir ou un Beur faisait baisser les ventes de 20% pour cette presse. Ça bouge, mais doucement », dit d’un ton tranquille Hassan qui, la même année, défend « La Graine et le mulet » d’Abdellatif Kechiche, « Les Dalton » de Philippe Haim ou « Pourquoi (pas) le Brésil » de Laetitia Masson.

Première, revue pourtant spécialisée en cinéma, ne cédera que sur l’insistance du red chef de l’époque.

Parfois, en accord avec les comédiens qu’il défend, Hassan refuse certaines interviews, comme à ce journal qui enquêtait sur le cinéma français raciste ou pas, et sollicitait l’avis de Roschdy Zem :

« Au moment où il joue enfin indifféremment un Paul ou un Henri, pourquoi le remettre dans un ghetto ? »

Comment contourner les « journalistes intellos »

Il sait de quoi il parle. En 1998, quand sort « Vivre au paradis » de Boualem Guerdjou, c’est Hassan (plus que François) qui défend ce joli film sur le massacre du 17 octobre 1961, à travers l’histoire d’un émigré dans les bidonvilles de Nanterre.

Flop, le film, « est perçu comme un film d’Arabe. Un réalisateur inconnu au bataillon, un producteur inconnu au bataillon et qui s’appelait Bouchareb, un acteur inconnu au bataillon et qui s’appelait Roschdy Zem... »

Et pour « Hors-la-loi », quelle stratégie ?

« J’ai pris en compte que certains journalistes intellos, qui adorent un plan pendant une demi-heure où il ne se passe rien, trouveraient le film trop grand public. Donc, risque de se faire enfoncer...

Alors, il y a débat avec les rédactions, comme avec Libération. Ils ont attaqué le film mais l’article est encadré d’interviews d’historiens qui, du coup, noient la critique. »

Autre technique : traquer les quotidiens qu’il sait dépendants de l’actu de dernière minute.

« Je négocie d’abord de ne pas être en bas de page mais en ouverture. Puis, je laisse reposer deux heures et je rappelle pour demander la une potentielle.

S’il y a une possibilité, alors, jusqu’à l’heure du bouclage, je guette l’actu sur l’ordi, s’il n’y a pas d’otages libérés ou autre.

Quand je joins à nouveau le journaliste, je sais ce qui est possible ou non. Je lui fais sentir que je connais bien le fonctionnement de son journal. »

Et les manifs des nostalgiques des colonies, c’est bon pour le buzz ?

« Ça, professionnellement, je les occulte complètement parce que cela peut faire peur au public.

Bouchareb, cinéaste franco-algérien, dérange parce qu’il fait des films avec des capitaux algériens.

Du coup, certains considèrent que ce sont des films français, oui, mais faits par un Arabe... Alors que personne ne se préoccupe des capitaux tunisiens dans des films franco-tunisiens. » (Voir la bande annonce de « Hors-la-loi »)

Isabelle Adjani, une « copine »...

Aujourd’hui, la sortie de « Hors-la-loi » conforte l’identité de Hassan Guerrar. Celle d’un Franco-Algérien qui défend depuis dix ans, sans hasard, ces films de mémoire qui apaisent aussi la sienne. Celle, surtout, d’un cinéphile, heureux d’avoir défendu « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », le film roumain de Cristian Mungiu -Palme d’or.

Car le cinéma lui a tant appris. Klimt, Camille Claudel furent, pour lui, d’abord des titres de films avant d’être un peintre et une sculptrice. Adjani est une « copine »...

L’Australie, l’Asie, pour lesquels crèvent de désir aujourd’hui les harraga, ces compatriotes algériens qui fuient leur pays dans des bateaux de fortune, sont des continents qu’il a découverts lors de festivals ou de promo de films. Luin résume à sa façon : « J’ai fait ma vie avec le cinéma, Hanouna. »

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  • J_P_M
    J_P_M
    N/A
    • Posté à 16h33 le 05/10/2010
    • Internaute 91451
      N/A

    Cet article, trop long, on ne sait pas vraiment où il veut en venir. Et le personnage, après tout, n’est pas si intéressant que cela. Un attaché de presse ! ... Bof.

  • hubahup
    hubahup
    râleur
    • Posté à 16h40 le 05/10/2010
    • Internaute 127558
      râleur

    j’ai participé au dossier sur « le cinéma français raciste ou pas ». Avec la honte au final que l’argument que m’ont donné le plus souvent les interviewés -il faudrait surtout que la presse cinéma fasse son boulot en offrant la paroles aux noirs, arabes, asiatiques au moment où ils émergent, pas au moment où la reconnaissance publique est déjà là- soit passé à la trappe par les deux rédac’ chefs. Je me sens encore catastrophé deux ans après que les propos d’Hubert Koundé, Samir Guesmi, Yamina Benguigui et d’autres rencontrés pour ce papier, aient été réduits au strict minimum ou du moins à ce que la rédaction voulait que les gens lisent. Le vrai papier sur le sujet reste à faire, mais probablement pas dans une des deux grosses revues de cinéma, incapables aujourd’hui de se remettre en cause ou d’oser sortir d’un discours promotionnel...

  • PIT LE CHIEN
    PIT LE CHIEN
    Wouaooouh!
    • Posté à 16h50 le 05/10/2010
    • Internaute 25924
      Wouaooouh!

    Formidable et inlassable attaché de presse, François, maintenant revendiqué et devenu Hassan, a longtemps défendu des films intéressants, magiques souvent , (de concerts aussi) mais toujours hors des circuits traditionnels.
    Je suis heureux aujourd’hui (et ce, depuis qq années) qu’il soit l’attaché de presse (et + ) des MEILLEURS films distribués en France.
    Merci François-Hassan !

  • mamane
    mamane
    le futur c'était mieux avant
    • Posté à 17h02 le 05/10/2010
    • Internaute 44657
      le futur c'était mieux avant

    La vie d’un non-blanc en France quoi...

    faut vraiment en tenir une sacrée couche pour demander à changer de prénom pour avoir un poste.

    Une plainte ? non !

    Le pire c’est que Jacques Leitienne se revendique de l’anti-racisme. Il serait bon que ce qui donne cette étiquette se pose des questions sur le sens de ce mot : « anti-racisme »

    mais comme disait mon ancien voisin : « je ne suis pas raciste, j’aime bien les bougnoule ». ça me change de « j’aime bien le couscous » ou « j’écoute beurFM ».

    • Moorice
      Moorice répond à mamane
      assis
      • Posté à 17h30 le 05/10/2010
      • Internaute 112628
        assis

      « La vie d’un non-blanc en France quoi...

      faut vraiment en tenir une sacrée couche pour demander à changer de prénom pour avoir un poste. »

      la preuve que la France évolue, il y a moins de 30ans cela ne surprennait personne pour les italiens et autres de l’époque

    • mamane
      mamane répond à mamane
      le futur c'était mieux avant
      • Posté à 19h07 le 05/10/2010
      • Internaute 44657
        le futur c'était mieux avant

      « faut vraiment en tenir une sacrée couche pour demander à changer de prénom pour avoir un poste. »

      faute de syntaxe ! il fallait, bien évidemment lire, « faut vraiment en tenir une sacrée couche pour demander à un type de changer de prénom pour lui accorder un poste »

      à bon entendeur...

      • 1-passant
        1-passant répond à mamane
        citoyen
        • Posté à 19h33 le 05/10/2010
        • Internaute 124528
          citoyen

        Les mannequins change de prénom aussi, pour paraitre plus glam... Certains juifs aussi, qui prennent un prénom plus français pour travailler ou qui francise leur nom de famille...

         
        • mamane
          mamane répond à 1-passant
          le futur c'était mieux avant
          • Posté à 19h51 le 05/10/2010
          • Internaute 44657
            le futur c'était mieux avant

          « Certains juifs aussi, qui prennent un prénom plus français pour travailler ou qui francise leur nom de famille... »

          cela ne devrait pas exister

          • 1-passant
            1-passant répond à mamane
            citoyen
            • Posté à 20h14 le 05/10/2010
            • Internaute 124528
              citoyen

            Les gens font bien ce qu’ils veulent...

            Je me rappel à l’école primaire j’avais un cours d’anglais et la prof (la maîtresse...) nous avait demandé de choisir un prénom anglais...

            pour les mannequins : « tu est belle et bien faite mais avec un prénom comme le tien tu ne feras jamais rien, pas assez glamour, choisi en un autre... »

            Beaucoup d’artistes aussi change de prénom.

            • mamane
              mamane répond à 1-passant
              le futur c'était mieux avant
              • Posté à 23h18 le 05/10/2010
              • Internaute 44657
                le futur c'était mieux avant

              « Beaucoup d’artistes aussi change de prénom. »

              on ne peut pas tt mettre au même niveau. entre se trouver un pseudo artistique et se voir imposer un prénom pour faire arabe ou noir ou juif ou... il y a un gros delta.

              d’une part c’est une démarche artistique ou que-sais-je d’autre.

              de l’autre c’est une violence. Dire « faut que tu fasses moins arabe sinon tu pourras pas aller loin si tu vas qq part » est porteur d’une violence extrêmement grave (je vous laisse peser la signification de ces mots, de ces idées).

              Après effectivement les gens font bien ce qu’ils veulent. Mais est-on libre de faire un choix quand on a un couteau sous la gorge ?

              • 1-passant
                1-passant répond à mamane
                citoyen
                • Posté à 17h45 le 06/10/2010
                • Internaute 124528
                  citoyen

                C’est vrai qu’il y a une certaine violence du fait de la contrainte. Après il faut aussi essayer de comprendre l’état d’esprit d’une société dans laquelle certaines consonances dérangent... Je trouve qu’il y a souvent trop d’anachronisme quand on parle des phobies.

                Par exemple, et pour revenir sur le changement de nom, la maison de Windsor (famille royale anglaise), était autrefois appelée « maison de Saxe-Cobourg-Gotha » (nom Allemand) et a due changer de nom au moment de la 1er guerre mondiale du fait du sentiment anti-Allemand en Angleterre.

        4 autres commentaires
  • Tofraziel
    Tofraziel
    Orwellien
    • Posté à 17h11 le 05/10/2010
    • Internaute 42678
      Orwellien

    La situation de ce journaliste est évidemment intolérable, et montre qu’il y a encore beaucoup à faire pour combattre les préjugés.

    Je lui conseillerais en revanche de faire attention avec qui il travaille, car je ne suis pas sûr que les intentions de Bouchareb soient si positives (ou en tout cas les conséquences de ses paroles et de ses deux derniers films). Les réactions (et pas toujours à tort) que provoquent ses films ne sont pas pour apaiser les tensions entre Français de différentes origines, ni entre Français et Algériens.

    Pour exemple, en quoi « Hors-la-loi » est gênant :
    Lien

    • zoelyon
      zoelyon répond à Tofraziel
      femme, maman
      • Posté à 17h23 le 05/10/2010
      • Internaute 85951
        femme, maman

      bel article, il est vrai que, quand on fait un film, il doit être dit si il est historique ou romanesque et ne pas changer sa version au fil des interviews, c’est aussi ce qui m’a choqué en entendant Bouchared dans différents médias.

      Pour en revenir à l’article d’Hassan, il n’est pas le seul à avoir dû changer de prénom ou de nom pour se faire accepter en France et c’est inadmissible, un prénom, c’est une histoire, un lien avec ses racines.

      • Tofraziel
        Tofraziel répond à zoelyon
        Orwellien
        • Posté à 17h29 le 05/10/2010
        • Internaute 42678
          Orwellien

        Je crois quand même qu’il y a des progrès dans l’acceptation des journalistes dits d’origine étrangère. On en voit d’ailleurs de plus en plus à la télé par exemple.
        Mais ce sera gagné quand on ne fera plus attention à cette origine, quel que soit le patronyme (ou la couleur de peau).

         
        • zoelyon
          zoelyon répond à Tofraziel
          femme, maman
          • Posté à 17h38 le 05/10/2010
          • Internaute 85951
            femme, maman

          et surtout quand leur apparition ne fera plus la une des journaux des semaines à l’avance, comme pour le présentateur de TF1 (dont je ne sais jamais le nom bien qu’il soit super beau hihi).

          • Lauvergnate
            Lauvergnate répond à zoelyon
            Gardienne du bon goût
            • Posté à 20h12 le 05/10/2010
            • Internaute 99381
              Gardienne du bon goût

            Harry Roselmack

        • Sam_J
          Sam_J répond à Tofraziel
          Concernée
          • Posté à 20h00 le 05/10/2010
          • Internaute 47587
            Concernée

          Juste une rectif’, (François)-Hassan n’est pas journaliste mais attaché de presse. On sait la frontière parfois peu étanche (cf. Laurence Ferrari) mais tout de même. Ce qui n’enlève rien à la justesse de votre propos. ; -)

        3 autres commentaires
  • Corti
    Corti
    Onaniste Otaku
    • Posté à 17h20 le 05/10/2010
    • Internaute 46986
      Onaniste Otaku

    Sa vie pourrait faire un ch’tit film bien sympatoche avec une jolie mise en abîme. Ca nous changerait des biopics américains et autres Louis La Brocante, on aurait celui d’un random français d’origine étrangère qui s’intègre.
    Et qui réussit à vue de nez, ce qui ne serait pas pour déplaîre aux bouffeurs de blockbusters.

  • SEC
    SEC
    cinéma
    • Posté à 17h48 le 05/10/2010
    • Internaute 128164
      cinéma

    Pour l’avoir rencontré lors de la tournée province du film Indigènes, je peux vous dire que ce petit bonhomme est un Monsieur.
    De l’énergie à revendre, très professionnel, il est de ceux qui se démarquent des autres dès la première seconde.
    Une belle réussite c’est certain, c’est dommage que l’on parle de lui juste à cause de ses origines et non uniquement pour son travail. Comme s’il n’était pas possible de réussir en France quand on est maghrébin....
    Bonne continuation Hassan.

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à SEC
      Wouaooouh!
      • Posté à 18h56 le 05/10/2010
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Merci,
      car, pour le connaitre un peu, je peux attester que François Hassan Guerar est une formidable personne, généreuse, passionnée, qui, depuis des décennies met toute son énergie à défendre des films et des artistes de grand , grand talent.
      Merci François !

      Très peu d’attachés de presse sont ainsi remarquables (on peut citer Thierry LENOUVEL...)

    • Orson_85
      Orson_85 répond à SEC
      etudiant
      • Posté à 19h57 le 05/10/2010
      • Internaute 128178
        etudiant

      Justement, vaut mieux que l’on parle davantage de ses origines que des films qu’il promeut qui sont quand même d’un niveau très faible

  • Joie
    Joie
    documentariste radio
    • Posté à 18h23 le 05/10/2010
    • Internaute 128168
      documentariste radio

    Toute cette histoire me rappelle celle de mon grand-père, que je raconte dans un documentaire radio en ligne sur arteradio.com : « Recherche Mustapha, prénom André » Les secrets de mon grand-père kabyle.
    Lien
    L’histoire se répète...

  • Nadia Aouassi
    Nadia Aouassi
    Employée
    • Posté à 18h47 le 05/10/2010
    • Internaute 68357
      Employée

    2010 et rien n’a changé ,toujours les mêmes préjugés sur les arabes ,les maghrébins ...

    Un jeune portant le prénon de Mohamed a dût porter plainte ,son patron lui a demandé de changer de prénon.(info libé)

    A t-on une idée de la violence qui est faîte à ce jeune homme, a qui on oblige de nier son « identité “.

    On s’étonnera ensuite de la violence et de la délinquance des jeunes issues de l’immigration ! ! ! !

  • adieuoscar
    adieuoscar
    La delation n'est pas un devoir (...)
    • Posté à 19h24 le 05/10/2010
    • Internaute 128044
      La delation n'est pas un devoir (...)

    Salut Hassan, si tu lis ces lignes evidemment :))

    Petit bonjour de Los Angeles ou je t’ai rencontre. C’etait pour les Oscars en 2007.

    J’accompagnais la joyeuse equipe du film Indigenes pendant quelques jours, Roschdy, Jamel, Sami. Samy Naceri n’etait pas present. Super souvenir. Rachid Bouchareb est sa gentillesse.
    Malheureusement, vous n’avez pas eu la statuette. Elle est revenue au film allemand La vie des autres (excellent long-metrage)
    Allez, bon vent a toi.

    • adieuoscar
      adieuoscar répond à adieuoscar
      La delation n'est pas un devoir (...)
      • Posté à 19h27 le 05/10/2010
      • Internaute 128044
        La delation n'est pas un devoir (...)

      « et sa gentillesse ». Aujourd’hui n’etant pas un bon jour pour faire des fautes d’orthographes sur la Rue... :))

  • Orson_85
    Orson_85
    etudiant
    • Posté à 19h49 le 05/10/2010
    • Internaute 128178
      etudiant

    Cet article est sans intérêt je trouve : un attaché de presse un peu roublard qui tape dans la revendicaction ethnique une excuse pour défendre des films de merde ! En plus, qui s’intéresse aux attachés de presse ? !

  • Orson_85
    Orson_85
    etudiant
    • Posté à 19h54 le 05/10/2010
    • Internaute 128178
      etudiant

    « J’ai pris en compte que certains journalistes intellos, qui adorent un plan pendant une demi-heure où il ne se passe rien, trouveraient le film trop grand public. Donc, risque de se faire enfoncer… »

    L’argument beauf par excellence ! Qui sont les journalistes intellos selon ce grand esprit ? Ceux qui ne font pas de la promo mais de la critique ! Le problème avec ces gens-là, Zem, Bouchareb, Rose Bosch et ce Guerrar, c’est qu’ils compensent leur manque de talent au ciné par de l’entrisme communautaire et le fonds de tiroir du réglement de compte (Indigènes, la Rafle...)

    Ils refusent toute critique de leur travail : à quiconque qui affirme que Indigènes etc... c’est nul cinématographiquement, on lui balance qu’il est un réac et qu’on refuse le nouveau visage de la France ^^

    • PIT LE CHIEN
      PIT LE CHIEN répond à Orson_85
      Wouaooouh!
      • Posté à 21h01 le 05/10/2010
      • Internaute 25924
        Wouaooouh!

      Orson...Etudiant... en quoi ? Depuis quand ?

      Sans doute pas en Cinéma. Il faut nous en dire davantage.. Avec de tels avis définitifs , notamment sur « l’entrisme communautaire » (Argh ! ! !), ça doit être passionnant .

      A très vite, Orson 85, Etudiant...

      • obey-
        obey- répond à PIT LE CHIEN
         : -\
        • Posté à 22h58 le 05/10/2010
        • Internaute 66286
           : -\

        Il vient de vous l’expliquer, relisez et essayer de donner un avis plutôt qu’un gribouillis sur une interrogation sur ses études.

         
        • adieuoscar
          adieuoscar répond à obey-
          La delation n'est pas un devoir (...)
          • Posté à 23h16 le 05/10/2010
          • Internaute 128044
            La delation n'est pas un devoir (...)

          Et bien c’est vite fait, compte cree aujourd’hui dans le seul but de denigrer le travail de Rachid Bouchareb, et plus globalement de ce qui ne vient pas de la GFCF. « Grande Famille du Cinema Francais ».

          • Orson_85
            Orson_85 répond à adieuoscar
            etudiant
            • Posté à 03h43 le 06/10/2010
            • Internaute 128178
              etudiant

            Pas du tout ! ! Pour dénigrer le travail d’un auteur, encore faudrait-il qu’il y ait à la fois un auteur et un travail, ce dont je doute dans ce cas précis...

            Et je me fous de la GFCF, je trouve le cinéma français très faible ces dernières années entre Klapisch, Honoré, Chapiron et Gavras fils etc... à de rares exceptions près (Dupieux, Beauvois, Kechiche...)

            Bouchareb, Zem, Debbouze... sont en plein dans cette GFCG : films à gros budgets, Cannes, boites de prod’ florissantes, couverture mdiatique etc...

          • Orson_85
            Orson_85 répond à adieuoscar
            etudiant
            • Posté à 03h50 le 06/10/2010
            • Internaute 128178
              etudiant

            D’ailleurs venant de quelqu’un qui a accompagné l’équipe d’Indigènes aux Oscars, l’argument est plus que déplacé.

            Argument corporatiste en somme....

        • Orson_85
          Orson_85 répond à obey-
          etudiant
          • Posté à 03h37 le 06/10/2010
          • Internaute 128178
            etudiant

          Merci Obey ! !

        4 autres commentaires
      • Orson_85
        Orson_85 répond à PIT LE CHIEN
        etudiant
        • Posté à 03h36 le 06/10/2010
        • Internaute 128178
          etudiant

        Etudiant : en cinéma depuis bientôt 5 ans !

        J’ai même réalisé 3 courts-métrages diffusés dans des salles parisiennes (le Cinéma des Cinéastes) et dans certains festivals... Et je suis même critique ciné ! Mais il s’agit pas vraiment de moi je crois...

        Je ne suis peut-être pas un expert mais ma fréquentation assidue de la cinémathèque et d’autres salles dans Paris et mes travaux à la fois universitaires et vidéo me donnent ; je crois ; le droit de m’exprimer...

        Bouchareb, mais il n’est pas le seul, a compris l’utilité du fond de commerce idéologique, du larmoyant et des bons sentiments pour cacher qu’en matière de cinéma pur, ça vole pas haut !

        D’ailleurs personne ne s’interroge sur la valeur cinématographique de ses films mais plutôt sur une pseudo-utilité pédagogique dont perso, je me fous (étant moi-même d’origine maghrébine)

  • actimem
    • Posté à 20h57 le 05/10/2010
    • Internaute 26918

    Article condescendant. Ca fait plaisir de retracer la vie d’un ex-colonisé qui nous confirme dans notre supériorité...imaginaire. Les Arabes ont une image fausse en France à cause du conflit isrelo-palestinien et des despotes arabes qui n’osent défendre les leurs à l’étranger.

    • Orson_85
      Orson_85 répond à actimem
      etudiant
      • Posté à 03h46 le 06/10/2010
      • Internaute 128178
        etudiant

      C’est surtout que les Arabes mais aussi beaucoup de minorités en France rêvent d’une affirmative action à l’américaine avc leurs assos, leurs présentateurs Tv, leurs films etc...

      La plupart des arabes se fout du conflit isr-pal et des pays arabes où ils veulent surtout pas aller

  • Why Not
    Why Not
    Lama
    • Posté à 21h39 le 05/10/2010
    • Internaute 107558
      Lama

    Sinon, rien à voir, mais dans le monde du cinoche y a bien eu Robert Hossein ;) Mais il s’appelait bien Robert : D
    C’est pas gênant un Hossein dans le nom ?

    • KeleK
      KeleK répond à Why Not
      vague à bonds
      • Posté à 12h11 le 06/10/2010
      • Internaute 18668
        vague à bonds

      Non, ses parents n’ayant pas pu faire pire pour le prénom sont au moins reconnus pour avoir fourni cet effort. D’où le Hossein qui passe bien.

  • Buddy Buddy
    Buddy Buddy
    directeur de casting
    • Posté à 20h21 le 06/10/2010
    • Internaute 128293
      directeur de casting

    Je suis assez sidéré de lire un article sur François Guerrar, l’un des attachés de presse les plus arrogants et les moins aimés des journalistes. Je suis moins étonné quand je constate que l’article n’a pas été écrit par un journaliste cinéma (personne n’aurait voulu), mais par une journaliste-reporter (Mme Souad Belhaddad, donc).

    Mais la petite légende du double prénom est bien connue, il aime tellement la raconter. Moi j’ai toujours cru qu’il s’était fait re-baptiser Hassan à partir du moment où il avait voulu faire une OPA sur les acteurs et réalisateurs d’origine maghrébine qui commençaient à se faire un nom dans le cinéma français (Bouchareb, Zem). Je découvre que je me trompais. Je suis tellement langue-de-pute, ceci dit. Bon, ça nous fait un point commun, François et moi.

  • Lavengeancedelapelouse-
    • Posté à 00h44 le 07/10/2010
    • Internaute 114476
      chômeur

    Ah le 3 ème.....

  • JP G
    JP G
    Montpellier
    • Posté à 07h53 le 07/10/2010
    • Internaute 35453
      Montpellier

    Que de stupidités arrogantes écrites ici. J’ai eu la chance de travailler avec lui, qui s’appelait alors François. Il défendait à Cannes un film fort marginal que j’avais produit, et a su lui donner sa chance. Un garçon à la fois efficace et généreux. Quant aux films qu’il défend j’ai aimé Indigènes, je n’ai pas aimé Hors la loi. Et alors ? Tant d’attachés de presse défendent ces films « main stream » sans aucun intérêt, et personne ne leur fait de procès ! François ou Hassan, je t’aime.

  • fabi oc
    fabi oc
    CDDiste
    • Posté à 12h50 le 07/10/2010
    • Internaute 120086
      CDDiste

    blanc, noir, arabe, juif, musulman ou catholique fermez vos bouches vous faites bien trop de bruit. Dans discrimination positive, le premier mot est déja de trop ! rien a péter qu il soit arabe, l’important est ce qu’il fait, non ?