Pourquoi ça marche 09/09/2010 à 17h17

Ramadan : la rupture du jeûne, nouveau business des restos

Souâd Belhaddad | Journaliste


Tajine d’agneau (Jules : stonesoup’s/Flickr).

Le mois du ramadan, qui s’achève vendredi, a révélé une nouvelle tendance : la rupture du jeûne se fête de plus en plus au restaurant, surtout chez les trentenaires. Toute une génération de jeunes restaurateurs l’ont bien compris et ont, tout cet été, habilement allié exigence commerciale et préceptes culturels. Lieux branchés, clientèle mixte, menus appétissants et accessibles, ambiance conviviale... Une réussite, sans porc ni alcool.

Elle parle de « saison ». Tels les plagistes de l’été tropézien, ou le loueur de matériel de ski d’Avoriaz, le ramadan est son « pic de saison »... Attablée au Myanis, restaurant ouvert par ses parents il y a six ans au cœur du quartier parisien de Ménilmontant, Yasmine Arkoub fait une pause avant la grande ruée de la rupture du jeûne, au coucher du soleil.

Après une année Erasmus à Londres, la jeune fille, 25 ans, poursuit ses études de droit international à Paris et travaille comme serveuse dans l’entreprise familiale. A l’image de cette troisième génération, issue de l’immigration, aussi diplômée que décomplexée, Yasmine, très jolie, look à la mode -sobre et élégant-, est une fille ambitieuse et, ce soir, très satisfaite du succès de la « formule ramadan » proposée tout ce mois.

Quelque 150 couverts par soirée, un menu fixe composé de plats traditionnels algériens -soupe chorba, tajines, pâtisseries orientales-, et un excellent rapport qualité-prix. La clientèle est intergénérationnelle et, lors du carême, majoritairement d’origine maghrébine. Hors cette période, le restaurant fidélise plutôt des gourmets bobos du XXe arrondissement qui considèrent que, pour un soir, on peut bien se passer d’alcool. Parce qu’ici, on n’en sert pas.

Yasmine : « On fait tout pour ne pas être dans le communautarisme ! »

Et, jusqu’à vendredi soir, un client avec une fringale ne pourra la satisfaire vers 19h30 ou 20 heures. « On ne sert pas avant l’heure de la rupture du jeûne », prévient, le plus gracieusement qui soit, Yasmine, sur le pas-de-porte. Et si on n’est pas musulman ? Ou musulman non-pratiquant ? N’est-ce pas là une posture communautariste ? Sourire inépuisable, Yasmine proteste :

« On fait tout pour ne pas être dans le communautarisme ! Quand on a ouvert, il y a six ans, on voulait faire une cuisine qui soit “comme à la maison ‘. Or, à la maison, culturellement, on ne sert pas d’alcool à table et la viande est halal.

Pour le reste, quelle différence ? Pendant tout le mois du ramadan, on a ouvert à midi pour, justement, n’exclure aucune clientèle. Idem pour le vendredi durant l’heure de la prière alors que, dans le quartier, presque tout le monde ferme puisqu’il est considéré que faire de l’argent à cet horaire est péché.

De ce point de vue, notre restaurant se démarque dans le quartier. L’important, de toute façon, c’est d’être cohérent avec soi et de s’y retrouver d’un point de vue économique et aussi identitaire.

On veut gagner légalement notre vie selon les codes de notre pays, la France, et, aussi, selon nos croyances personnelles. Tout ça dans le respect de la République. ’

Le ton est tranquille, explicatif, le sourire intact. Yasmine s’inscrit dans cette nouvelle lignée de restaurateurs qui, désormais, allient habilement recommandations religieuses et exigence économique. En région parisienne, ils sont de plus en plus nombreux, en effet, à diriger des restaurants branchés, sans contradiction avec leur foi musulmane, discrètement, mais sans gêne non plus. A l’anglo-saxonne.

Du petit salé au lentilles halal

Certains noms de ces établissements s’inspirent clairement de ce modèle -Go Between, Happy Sushi... Mais la plupart renvoient à un imaginaire bel et bien français : Les Enfants terribles, Le Gastronome, Le Petit Gourmet, L’Ardoise... Leurs directeurs sont Français autant que musulmans -et non pas l’un plus que l’autre.

A L’Alambra, restaurant de la banlieue Nord bondé durant tout ce mois du ramadan, le patron a même conçu un menu proposant ‘ petit salé aux lentilles ’ ou ‘ spaghetti alla carbonara ’. Du halal bien sûr, mais qui fédère une même appartenance culinaire hexagonale. Son fondateur, Nabil Djedjik, la trentaine, a eu du flair : ça marche. Il raconte :

‘ C’est d’abord un besoin que j’ai moi-même ressenti, avec d’autres amis. On est Français et la gastronomie de notre pays est la plus réputée. Mais il y a plein de plats qu’on n’a jamais goûtés.

A l’étranger, ça étonnait quand on disait qu’on ne connaissait pas la blanquette de veau... Alors, on a conçu ce menu pour faire connaître ce patrimoine de la culture française. ’

Lui, pour sa part, a fermé le midi durant tout le mois du ramadan, ainsi que le vendredi. Par choix économique : sa clientèle est à 90% d’origine maghrébine. ‘ Mais cette clientèle est le reflet de la population de Stains qui regroupe une majorité issue de l’immigration ’, précise-t-il.

Installé à Paris, Nabil Djedjik envisagerait de modifier les horaires selon le quartier. Car aucun de ces jeunes restaurateurs n’imagineraient refuser le couvert à un non-musulman, sous prétexte que c’est ramadan.

L’alcool, un manque à gagner non-négociable

Pour eux, légitimement, la logique financière prime, à l’exception de la question de l’alcool. En islam, consommer de l’alcool et gagner de l’argent avec sont interdits et pour la centaine de ces restaurants, tous répertoriés sur le site Halal.com, ce précepte culturel prime sur l’intérêt financier. ‘ Un manque à gagner, c’est sûr, reconnaît Rida, patron du Go Between dans le XIe, mais c’était d’emblée un acquis ’.

Cet élément ne dérange pas toute une clientèle de yuppies plus assoiffée, elle, de lieux branchés où se retrouver en bande. ‘ On sort pour ne pas se couper de nos amis pendant un mois entier’, explique Farah, 29 ans, employée dans une entreprise de marketing et friande de sushis dont certains de ces restaurants ont fait leur spécialité.

‘Par le bouche-à-oreille, on découvre des endroits où on sait que les produits sont bons, l’accueil aussi et moins chers qu’une brasserie. On y va aussi avec des copains non-musulmans, tous ne cherchent pas forcément à boire chaque soir.

On est des jeunes, dans une tranche d’âge qui, après leurs études, ont leur premier job et qui cherchent le cosmopolitisme. Un peu comme à Londres. ’

Nabil Djedji, de L’Alambra :

‘ On avait sous-estimé cette nouvelle génération qui rompt le jeûne dehors parce que nos parents, eux, jamais, ne le faisaient pas. Cette année, cela a été un vrai succès. Des familles entières, maintenant, sortent au restaurant. ’

Rien dans la devanture de ces restaurants n’affiche leur spécificité. Le bouche-à-oreille fonctionne mieux que l’affichage. D’autant que nombre de ces établissements ont choisi des chefs ayant exercé auparavant dans des restaurants de cuisine française. L’ambition est leur principal moteur.

La Bague de Kenza, pionnier du genre

Cette habile association entre religion et commerce, La Bague de Kenza, pâtisserie et traiteur très haut de gamme ouvert il y a quinze ans, en a été le pionnier. Trois boutiques ouvertes à des points stratégiques de la capitale (XIe, IXe et VIIIe arrondissements) et une implantation au Printemps. Avec le vendredi matin comme jour de fermeture. On y explique :

‘ La majorité de notre personnel s’absentait à la prière pour une demi-heure et c’était trop stressant pour eux de courir, revenir... On a trouvé plus simple de fermer toute la matinée.

Mais, concernant Le Printemps, ce n’est pas le cas. On est assujetti à leur règlement et, pour moi, il n’est absolument pas question d’en rediscuter.

Pour notre entreprise, on peut prendre nos propres décisions. Mais quand on vit dans ce pays et qu’on travaille avec d’autres, on se plie à des règles, point. ’

Un bon équilibre : ‘République is république’ et tchin-tchin ! A sa santé. Avec un verre de limonade.

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  • 170 réactions
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  • A déménagé le 9-8
    • Posté à 17h29 le 09/09/2010
    • Internaute 5710

    Une réussite, sans porc ni alcool.

    sans porc, ça peut encore aller. Les merguez pur boeuf et agneau, c’est tout bon.

    mais sans alcool, ce sera aussi sans moi. ( et je bouffe des merguez-rosé AUSSI le vendredi Saint )

  • Sakae Osugi
    Sakae Osugi
    Squatt neun und hartzig
    • Posté à 17h32 le 09/09/2010
    • Internaute 101522
      Squatt neun und hartzig

    faites chier à tartiner avec le ramadan...

    • Hutchinson
      Hutchinson répond à Sakae Osugi
      Etudiant
      • Posté à 18h18 le 09/09/2010
      • Internaute 87820
        Etudiant

      Pas faux, le genre d’article dont on a tellement l’habitude sur la Rue que la plupart du temps plus grand monde se fait chier à les lire en entier, on sait déjà ce qu’il va y avoir dedans.

    • Ginette Bouzigue
      Ginette Bouzigue répond à Sakae Osugi
      concierge dans l'escalier
      • Posté à 19h00 le 09/09/2010
      • Internaute 102660
        concierge dans l'escalier

      D’accord avec vous ! Toutes les religions font chier de toute façon ! !

    • Ginette Bouzigue
      Ginette Bouzigue répond à Sakae Osugi
      concierge dans l'escalier
      • Posté à 19h00 le 09/09/2010
      • Internaute 102660
        concierge dans l'escalier

      D’accord avec vous ! Toutes les religions font chier de toute façon ! !

      • Sakae Osugi
        Sakae Osugi répond à Ginette Bouzigue
        Squatt neun und hartzig
        • Posté à 19h26 le 09/09/2010
        • Internaute 101522
          Squatt neun und hartzig

        c’était sous entendu bien évidemment bien que les autres à part les cathos et les muslims nous bassinent beaucoup moins avec leurs problèmes d’illuminés mortifères

    • Humain
      Humain répond à Sakae Osugi
      • Posté à 21h56 le 09/09/2010
      • Internaute 21387

      Ben quoi, le « rame à dent » c’est une truc qui fait ramer les dents ! !

  • 2Base
    2Base
    Financier gentil
    • Posté à 17h43 le 09/09/2010
    • Internaute 100943
      Financier gentil

    « petit salé aux lentilles » ou « spaghetti alla carbonara » halal, la bonne blague.
    C’est comme les végétariens qui se bouffent des steaks hachés au soja, je ne comprendrait jamais : Par croyance tu ne veux pas bouffer un truc, soit. Mais dans ce cas essayer de s’en approcher gustativement via une copie plus ou moins réussie, je trouve que c’est tricher avec soi-même.

    • mon petit doigt
      mon petit doigt répond à 2Base
      sans
      • Posté à 17h52 le 09/09/2010
      • Internaute 64887
        sans

      Au financier gentil,les végétarien ne bouffent pas des steaks hachés « au » soja mais des steak « de “ soja.

      • A déménagé le 9-8
        • Posté à 18h03 le 09/09/2010
        • Internaute 5710

        Ah, oui, ça change tout ! !

         : -)))

         
        • mon petit doigt
          • Posté à 18h06 le 09/09/2010
          • Internaute 64887
            sans

          Tu sais lire ?

          • A déménagé le 9-8
            • Posté à 18h08 le 09/09/2010
            • Internaute 5710

            Non, mais je sais goûter : -)))

            • speedy38-
              speedy38- répond à A déménagé le 9-8
              Ingénieur des travaux finis
              • Posté à 11h13 le 10/09/2010
              • Internaute 124689
                Ingénieur des travaux finis

              De toutes façons, le steak de soja, ça a un goût de chiotte.

              • A déménagé le 9-8
                • Posté à 11h26 le 10/09/2010
                • Internaute 5710

                T’as gouté ? ? ?

                t’es courageux ! !

                Moi, il faudrait me payer très cher : -))

                • speedy38-
                  speedy38- répond à A déménagé le 9-8
                  Ingénieur des travaux finis
                  • Posté à 11h56 le 10/09/2010
                  • Internaute 124689
                    Ingénieur des travaux finis

                  Ben voui, je teste tout ce qui se mange. On ne sait jamais, on a quelquefois de bonnes surprises...

                  • A déménagé le 9-8
                    • Posté à 12h00 le 10/09/2010
                    • Internaute 5710

                    c’est ce que je dis : t’es courageux...voire téméraire : -))

                    • speedy38-
                      speedy38- répond à A déménagé le 9-8
                      Ingénieur des travaux finis
                      • Posté à 12h17 le 10/09/2010
                      • Internaute 124689
                        Ingénieur des travaux finis

                      Voui.
                      Même en Chine, j’ai goûté à des trucs bizarres.

                      Un fois, dans une espèce de cantine publique de Shanghai, j’avais acheté des machins qui ressemblaient à des boules en gélatine blanchâtres, un peu translucides, avec une autre boule noire au centre.
                      Il y avait bien le nom, mais en caractères Chinois...

                      J’en ai goûté un peu (on est quand même prudent).
                      C’était tellement dégeu que j’ai gerbé tout mon repas.
                      Dommage, le reste était excellent.

                      J’ai aussi essayé de manger des espèces de spaghetti oranges dans un resto populaire à Pékin, mais je n’ai pas pu en manger plus de 2 bouchées.
                      Ça avait une espèce de goût de vieux pneu brûlé... Ignoble.

                      Mis à part ces deux expériences « particulières », la cuisine populaire chinoise est dans l’ensemble excellente.

                      Quand je vais à l’étranger (assez souvent) pour des motifs professionnels, j’essaye de m’échapper du groupe d’Européens pour aller tester la cuisine locale, et c’est souvent très bon.

                      Quelquefois je m’en tire avec une bonne chiasse, mais c’est les risques du métier...

                      • A déménagé le 9-8
                        • Posté à 12h24 le 10/09/2010
                        • Internaute 5710

                        Bon appétit ! !

                        • speedy38-
                          speedy38- répond à A déménagé le 9-8
                          Ingénieur des travaux finis
                          • Posté à 12h32 le 10/09/2010
                          • Internaute 124689
                            Ingénieur des travaux finis

                          Jamais goûté.
                          C’est peut-être bon.
                          En tout cas ça doit être plein de protéines.

                        • labelle92
                          labelle92 répond à A déménagé le 9-8
                          Fonction publique
                          • Posté à 16h26 le 10/09/2010
                          • Internaute 99201
                            Fonction publique

                          A choisir en une entrecôte HALLAL et cette assiette d’asticots... y’a pas photo, même les réticents du HALLAL me suivront...

                        • CX2
                          CX2 répond à A déménagé le 9-8
                          Au fond du volcan, près du (...)
                          • Posté à 16h43 le 10/09/2010
                          • Internaute 60901
                            Au fond du volcan, près du (...)

                          Les larves jamais gouté, mais les grillons frits aux épices c’est pas mauvais !
                          Le meilleur c’est sans doute le scarabée cuit au pot, avec une petite sauce bien relevée. C’est comme de la chaire de crevette en moins salé.

                        • Gorloge
                          Gorloge répond à A déménagé le 9-8
                          Trouveur
                          • Posté à 16h56 le 13/09/2010
                          • Internaute 62816
                            Trouveur

                          oh des Curly ! ! !

        12 autres commentaires
    • claire_
      claire_ répond à 2Base
      Obscure
      • Posté à 18h18 le 09/09/2010
      • Internaute 76292
        Obscure

      Je ne crois pas qu’on essaye de se rapprocher du goût, en tout cas ce n’est pas ce que je recherche personnellement.
      Je pense plutôt que c’est la « présentation » qui est intéressante, que ce soit un steak de soja, des lasagnes au légumes, des courgettes farcies...
      Puis bon la créativité a ses limites, on va pas chercher à faire des aliments en forme d’ovnis sous prétexte qu’il ne faut pas que ça ressemble à un steak de boeuf :)

    • spacimen
      spacimen répond à 2Base
      marchand de vanité
      • Posté à 05h43 le 12/09/2010
      • Internaute 121729
        marchand de vanité

      Drôle de théorie sur la bouffe, vous avez déjà entendu l’expression « chacun ses goûts » ? Si on commence à s’attaquer à la sphère gustative de l’autre qui n’est pas comme moi, alors oui l’enfer c’est les autres...que diriez vous si je venais voir ce qui se passe dans votre lit et en tirerais de grande leçon de psychologie comme « faire ça ou faire ça comme ça c’est tricher avec soi-même, blablabla... »

      • 2Base
        2Base répond à spacimen
        Financier gentil
        • Posté à 09h49 le 13/09/2010
        • Internaute 100943
          Financier gentil

        Quel rapport avec le gout ?
        Je dis juste « c’est bizarre de ne pas vouloir manger un aliment mais de tenter d’en créer une copie conforme et de la manger »

  • Célia
    Célia
    Etudiante
    • Posté à 17h48 le 09/09/2010
    • Internaute 114304
      Etudiante

    Du petit salé aux lentilles halal ? ? ? ? Sans porc ? ? ? ?

  • oliveclaude
    oliveclaude
    fonctionnaire
    • Posté à 18h24 le 09/09/2010
    • Internaute 102170
      fonctionnaire

    « En islam, consommer de l’alcool et gagner de l’argent avec sont interdits » ah bon pourtant une bouteille de whisky ca vaut une fortune en arabie saoudite......mais je suis mauvaise langue et les tartuffes c est bien connu ne sont que catholiques..................sinon (et qu on me tombe pas dessus avec des mots comme fachiste et autres delires )perso je suis agnostique et j aimeraie qu on arrete de nous gonfler avec une religion aussi intruisive dans la vie de tous les jours des gens qui la pratiquent,je trouve ces preceptes alimentaires ridicules (mais ai je encore le droit de le dire ?)

  • diviendres
    diviendres
    ex-tradé
    • Posté à 18h30 le 09/09/2010
    • Internaute 75133
      ex-tradé

    Alors adieu (sans ironie) aux Boulaouane et autres Sidi Brahim qui étaient en vente libre dans tous les bons restaurants « halal » depuis les années 50 en France ?
    Ils ont encore des vignes en Algérie et au Maroc ? Un connaisseur pour me renseigner ?
    Si oui, qu’elle est leur excuse pour gagner de l’argent avec ce commerce de l’alcool en plein pays musulmans sans aller contre leur loi spirituelle ?
    Une réponse a cette question servirait-elle à démontrer à ces restaurants que la non-vente d’un produit même alcoolisé originaire du Maghreb dans un pays laïc « (“à vocation chrétienne ?”) » relève de le scizo ?

    • lapokabrite
      lapokabrite répond à diviendres
      nihiliste
      • Posté à 19h51 le 09/09/2010
      • Internaute 68460
        nihiliste

      si cela peut vous renseigner

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      • diviendres
        diviendres répond à lapokabrite
        ex-tradé
        • Posté à 20h03 le 09/09/2010
        • Internaute 75133
          ex-tradé

        Merci beaucoup pour vos liens.
        Ceci prouve que aprés une période de récession faisant suite à la décolonisation, cette industrie agricole a envie de rennaître de ses cendres. Quel dommage que pour des raisons d’affirmation identitaire, elle ne beneficira pas de débouchés naturels en France.

         
        • lapokabrite
          lapokabrite répond à diviendres
          nihiliste
          • Posté à 21h19 le 09/09/2010
          • Internaute 68460
            nihiliste

          au contraire

          puisque ce sont les francais et les italiens qui investissent dans ce secteurs puisque le marché est en europe et un peu pour les européens du maroc
          c’est comme pour le secteur des primeurs ou les européens font produire au maroc( exemple de la tomate marocaine par des francais et des espagnol)

          vous vous méprenez sur le développement du vin pour les marocains ,c’est plutôt l’ivresse qui est recherché (peut importe le flacon) même si il y beaucoup de soulards ils ne représentent qu’une infime part de la population

          ils consomment le raisins frais ou séchés plutôt que vinifié

          un peu de culture
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          • diviendres
            diviendres répond à lapokabrite
            ex-tradé
            • Posté à 22h07 le 09/09/2010
            • Internaute 75133
              ex-tradé

            J’avais bien compris que ce renouveau des vignes au Magreb n’était pas destinné au marché intérieur. mais qui possède la terre de ces vignes ? Qui la travaille ? Toute ces personnes, même si elles ne boivent pas gagnent de l’argent à la prductio d’alcool. (Et connaissant un peu le système marroquain le grand commandeur des croyants ne doit pas être etrangé à ce commerce.
            Non, je disait seulement que pour trouver un Boulaouane en France, Ben fallait aller au restaurant « halal » du coin (on disait couscous !). Mais si pour des raisons qui leurs appartiennent, l’alcool est interdit dans ces restarant, où se trouve leur vitrine naturelle ?

            • lapokabrite
              lapokabrite répond à diviendres
              nihiliste
              • Posté à 23h01 le 09/09/2010
              • Internaute 68460
                nihiliste

              autant pour moi

              comme partout dans le monde c’est les français et les italiens qui maitrise cet art

              au maroc les français se sont réinstallés ces dernières années pour faire du vin dans la tradition ou avec les nouvelles (qui font hurler les oldschool)
              ils ont rachetés des terres , planter des cépages et exporte leur production

              la plupart des restos marocains ne sont pas halals et il arrive que le patron ne soit pas marocain ni le cuisinier (comme pour les restos dit japonais)

              donc vous trouverez sans peine trouver un couscous accompagné d’un boulaouane ou d’un guerouane

              Lien

              • diviendres
                diviendres répond à lapokabrite
                ex-tradé
                • Posté à 23h26 le 09/09/2010
                • Internaute 75133
                  ex-tradé

                Au temps pour moi, je suis en train de boire du vin qui n’est ni rital ni franchute et il est vraiment pas mal (du Toro pour être précis).
                Je sais bien qu’il existe des chaînes de restaurant « orientaux » qui comme les japonnais ou les chinois font du typique...
                Mais les restaurants où je mettais les pieds avant avaient bien des propriètaires « locaux » et je ne sais si c’etait leur goût du lucre qui faisaisait qu’ils nous servaient du vin à table.
                Ce dont je suis sûr, c’est qu’ils étaient content de notre satisfaction au moment de sortir, et c’est tout ce qui compte pour un commerçant !

        4 autres commentaires
    • NELEPHANT
      NELEPHANT répond à diviendres
      • Posté à 23h17 le 09/09/2010
      • Internaute 16293

      Pfff, vous êtes au vin algérien.....

      Essayez plutôt un bon Beni M’tir de la région de Fès, vous m’en direz des nouvelles....il est classiquement fait avec du Cabernet +Merlot, et quand le maître de chai n’ a pas abusé du bois neuf, il en demande rien à personne !

    • LienRag
      LienRag répond à diviendres
      • Posté à 08h32 le 10/09/2010
      • Internaute 34767

      Tout simplement parce que ce que dit l’article est faux, ce n’est pas l’islam qui interdit la consommation et la production d’alcool, c’est une interprétation particulière de la règle de l’abrogeant et de l’abrogé, portée notamment par les salafistes.

      La seule chose qui soit clairement interdite à un musulman c’est de prier en étant ivre.

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