a la une 05/09/2010 à 18h43

Ces firmes françaises qui jouent avec le droit du travail américain


« Une étrange affaire », c'est ainsi que l'association Human Right Watch (HRW) a baptisé son rapport sur les « violations du droit syndical aux Etats-Unis par des multinationales européennes » publié jeudi.

Etrange, parce que ces grandes entreprises (dont Saint-Gobain et Sodexo) affichent chez elles leur attachement au droit du travail, mais profitent de la législation américaine sur la liberté d'association, moins protectrice qu'en France.

Ce rapport de 128 pages, publié jeudi et fruit d'une enquête qui a duré un an et demi, épingle une dizaine d'entreprises européennes, parmi lesquelles :

  • la filiale T-Mobile USA de la société allemande Deutsche Telekom
  • la filiale DHL du groupe allemand Deutsche Post
  • l'entreprise de distribution alimentaire britannique Tesco
  • le géant mondial de la sécurité G4S
  • l'entreprise norvégienne Kongsberg Automotive
  • la firme hollandaise Gamma Holding.

Parmi elles, Sodexo et Saint-Gobain, qui se sont pourtant engagées à respecter les conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) et de l'OCDE. Toutes deux ont signé le Pacte mondial des Nations unies, qui invite les entreprises à respecter « la liberté d'association et à reconnaître le droit de négociation collective ». Lance Compa, principal auteur du rapport, commente :

« Non seulement ces entreprises violent les normes internationales mais dans certains cas, elles violent même la législation américaine, laquelle n'est pourtant pas très favorable aux salariés.

Pour former un syndicat il faut que la majorité des employés l'approuve : même si 49% d'employés le souhaitent, c'est impossible. Et la loi américaine ne prohibe pas les discours anti-syndicaux, les managers peuvent menacer leurs subordonnés. »

Sodexo, « un employeur engagé » pour « des lendemains meilleurs »

Sur son site, Sodexo se décrit comme « un employeur engagé »
qui appuie sa vocation sur « le respect de principes éthiques : la
loyauté, le respect de la personne, la transparence, la lutte contre la
corruption et la concurrence déloyale ».

Le géant de la restauration collective, qui emploie 100 000 personnes aux Etats-Unis, met aussi en avant son « Better Tomorrow Plan » (qu'on peut traduire par « le plan pour des lendemains meilleurs »). Dans celui-ci, il s'engage auprès de ses collaborateurs à les former et les accompagner pour « les inciter à s'engager dans des programmes et des actions qui contribuent à leur santé et à leur bien-être ».

Pas sûr que les pratiques qui figurent dans le rapport de Human Rights Watch contribuent au bien-être des salariés de Sodexo. Exemples de violation relevée, Jean-Marie Fardeau, directeur France de HRW. : contraindre les salariés à assister à des réunions « avec des projections de vidéos antisyndicats » ; « faire pression et même menacer de geler les salaires ou de perdre son poste ». Le rapport établit par ailleurs :

« Sodexo a soumis des salariés qui avaient tenté de monter un syndicat à des menaces à des entretiens s'apparentant à des interrogatoires, ainsi qu'à des licenciements. »

Depuis la parution de ce document, d'autres plaintes contre Sodexo ont été enregistrées dans l'Ohio par le National Labor Relation Board, agence fédérale indépendante chargée de conduire les élections syndicales. Contactée plusieurs fois par téléphone, l'entreprise n'a pas donné suite.

Chez Saint-Gobain, les salariés votent la dissolution du syndicat

Du côté de Saint-Gobain, même apparence irréprochable. Plus d'une trentaine de sociétés implantées aux Etats-Unis sont recensées sur leur site internet, soit environ 20 000 employés américains.

A gauche, dans l'onglet intitulé « nos valeurs », le respect des employés est ainsi érigé comme une valeur fondamentale du groupe, « unissant les dirigeants et employés et [qui] constitue les principes de comportement de chacun des collaborateurs ».

Parmi les principes d'action de l'industriel de l'équipement : le respect de la légalité ; Saint-Gobain s'engage à s'interdire « de tirer délibérément parti d'éventuelles lacunes ou insuffisances des lois et règlements pour s'écarter des pratiques du groupe ».

C'est dans l'état du Massachusetts en 2002 que les premières tentatives de la direction pour intimider les employés syndiqués commencent. Le nombre d'heure travaillées et par conséquent les salaires sont baissées, et des pressions en tout genre exercées. Finalement, la dissolution du syndicat est votée par les salariés à une majorité de 53%.

Jointe par téléphone, Sophie Chevallon, directrice de la communication de Saint-Gobain, renvoie aux nombreuses correspondances entre HRW et Saint-Gobain Etats-Unis. De son côté, la représentante de Saint Gobain USA, se dédouane dans un courrier :

« Ce sont les employés américains eux-mêmes qui, au cours d'élections libres et justes, ont décidé qu'ils ne souhaitaient plus être représentés par un syndicat. »

Avant d'avancer que la société respecte la liberté d'association et ne l'a jamais entravée. Lance Compa constate que « depuis ce cas, plus rien n'a été signalé dans l'entreprise Saint-Gobain pour cet état ».

La loi américaine permet de ne pas respecter certaines normes

Dans les correspondances publiées par Human Rights Watch, les dix entreprises mises en cause nient avoir violé leurs engagements internationaux. Lance Compa rapporte leur principal argument :

« Ils répondent : “Nous respectons strictement la législation américaine.” Juridiquement, aux Etats Unis, les normes internationales ne s'imposent pas à la loi nationale. »

Arvind Ganesan, directeur du programme Entreprises et droits humains chez Human Rights Watch à Washington, conclut pourtant :

« Même certaines entreprises qui s'autoproclament “progressistes” n'hésitent pas a profiter des insuffisances du droit américain pour étouffer la liberté d'association. A moins que les Etats-Unis ne renforcent leur législation, il paraît difficile pour les travailleurs de ce pays d'exercer leurs droits. »

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  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 18h50 le 05/09/2010
    • Internaute
      Sea lover

    « Ce sont les employés américains eux-mêmes qui, au cours d'élections libres et justes, ont décidé qu'ils ne souhaitaient plus être représentés par un syndicat. »

    Mon oeil !

    • Eliott
      Eliott répond à rrrobotom
      • Posté à 09h28 le 06/09/2010
      • Internaute

      Croyez vous que le comportement des salariés français seraient différents si la loi le permettait ?

      Aujourd'hui le seul nerf de la guerre est celui qui paie. Regardez combien de délégués syndicaux sont mis au placard, ou virés. Le seul moment où on sait qu'ils existent c'est lorsque la boite va fermer, et que là on sait que le seul moyen d'avoir de l'argent est de passer par eux.

      • Moorice
        Moorice répond à Eliott
        assis
        • Posté à 10h55 le 06/09/2010
        • Internaute
          assis

        ce sont aussi malheureusement trop souvent de foutus branleurs qui abusent de leur statut d'intouchable.

        sans contester leur utilité, ils sont trop souvent déconnectés des besoins de rentabilité des entreprises

         
        • nosil35
          nosil35 répond à Moorice
          en mutation
          • Posté à 11h42 le 06/09/2010
          • Internaute
            en mutation

          Hors sujet.

        • Chemical Hector
          • Posté à 11h42 le 06/09/2010

          T'es surtout une belle tache !

          Ce sont surtout des gens qui se battent pour ne pas que les entreprises imposent des coupes trop drastiques aux avancées sociales (chèques vacances, mutuelles, augmentations salariales, etc...) pour des crétins d'employés comme toi qui se plaindront toujours qu'ils ne foutent rien, profitent de leurs heures de Délégation pour se dorer la pilule au bord de leur piscine ! C'est jamais assez, ils ne servent à rien...

          Crétins d'employés qui lorsqu'ils seront sur la sellette ne vont pas hésiter à appeler 20 fois sur le portable dudit représentant parce qu'on leur a signifié qu'on les virait comme des malpropres. Et le représentant de consoler, soutenir, traverser la France pour assister cette personne à son entretien préalable.

          En voyant des réactions comme la tienne, tu m'étonnes que les employeurs peuvent continuer à imposer ce qu'ils veulent ! Cet égoisme dans la société devient affligeant.

          • Moorice
            Moorice répond à Chemical Hector
            assis
            • Posté à 12h00 le 06/09/2010
            • Internaute
              assis

            l'utilité des syndicats est incontestable mais certaines revendications sont autant absurdes économiquement que les lignes de conduite de certains managers. Regardez en Allemagne où il semble avoir un réel dialogue constructif, le pays a bénéficié de la flexibilité des 2 camps.

            n'étant pas scatophile je vous laisse vos attaques personnelles

        3 autres commentaires
      • rrrobotom
        rrrobotom répond à Eliott
        Sea lover
        • Posté à 10h42 le 06/09/2010
        • Internaute
          Sea lover

        Le caractère français est typique. Un français ça râle, ça grogne et ça crie. Je ne peux pas les imaginer sans représentants syndicaux. Donc que la loi le permette ou non il y a un minimum tolérable.

         
        • Lictor
          Lictor répond à rrrobotom
          • Posté à 12h11 le 06/09/2010

          Pourtant, la France est l'un des pays les moins syndiqués au monde... C'est d'ailleurs ce qui cause en partie le profil si typiquement français : des grèves à répétition, mais d'une durée ridiculement courte.

        1 autres commentaires
  • MamaPacha
    • Posté à 19h05 le 05/09/2010

    grosse cure d'amaigrissement à prévoir pour ces charlots et aussi grosse cure de désintoxication pour les victimes. Les louffiats ne seront pas en reste car pour eux, c'est à droite au fond du couloir, tout droit vers la fosse à purin .

    what else ?

     ; o)

  • a_bon_chat_bon_rat
    a_bon_chat_bon_rat
    Responsable de la rubrique (...)
    • Posté à 19h24 le 05/09/2010
    • Internaute
      Responsable de la rubrique (...)

    comme dirait Zemmour : « à Rome, fais comme les romains »... sort of.

  • Naradamuni
    • Posté à 19h42 le 05/09/2010

    Entreprises progressistes, citoyennes, engagées ...

    ... auprès des gouvernances.

  • Troll-en-folie
    • Posté à 19h43 le 05/09/2010

    Les entreprises en France, ne respectent le droit du travail que contraintes et forcées.

    Là où elles le peuvent, elles s'assoient dessus.

    Et en France, leurs lobbyistes font le forcing auprès de nos politiques qui n'ont pas besoin de ça, pour détricoter ce droit du travail.

    Et ça avance à grands pas.

    • bloozmarch
      bloozmarch répond à Troll-en-folie
      indocile heureux
      • Posté à 20h37 le 05/09/2010
      • Internaute
        indocile heureux

      J » aurais plutôt dit : « ça recule à grands pas » !
      Moi je pense que des employés logés dans des containers, avec un loyer modéré, soyons social, dans des locaux tout proches des entreprises, toute la semaine, ça réduirait la fatigue et ça augmenterait la productivité, ça éliminerait les retards, ça éviterait les investissements dans les transports en commun, ça désengorgerait les routes pour les voitures des cadres et des patrons, et puis le week-end, ils en profiteraient vraiment, non ?

      • Troll-en-folie
        • Posté à 20h48 le 05/09/2010

        J » aurais plutôt dit : « ça recule à grands pas » !

        Pour les salariés, sans aucun doute, moi je parlais de la vision côté MEDEF.

        Et pour les containers, ça va venir, ils ont déjà commencé avec les étudiants.

         
        • bloozmarch
          bloozmarch répond à Troll-en-folie
          indocile heureux
          • Posté à 21h07 le 05/09/2010
          • Internaute
            indocile heureux

          C » était bien pour ça que j » avais pris cet exemple, les mauvaises langues, (de la gauchosphère, sans doute) pourraient même penser qu » on les habitue, qu » on les prépare ....

        1 autres commentaires
      • Majesté
        Majesté répond à bloozmarch
        Anti-tout (primaire)
        • Posté à 21h11 le 05/09/2010
        • Internaute
          Anti-tout (primaire)

         »...ça désengorgerait les routes pour les voitures des cadres et des patrons »

        Oui, mais je suis sûr que le lobby de l'industrie automobile y trouverait à redire. L'idéal serait de convaincre ces foutus pauvres d'acheter une ou deux voitures, même s'ils n'en n'ont pas l'usage. Pour la gloire de l'Economie, bien entendu.

         
        • marc_r89
          marc_r89 répond à Majesté
          citoyen
          • Posté à 00h16 le 06/09/2010
          • Internaute
            citoyen

          C'est un peu ce qui se passe à Paris : Delanoé fait tout pour empêcher le banlieusards de venir à Paris. Principal moyen : Supprimer les places pour garer la voiture dans les rues. Et ne rien faire côté transports en commun. En banlieue on est obligé d'avoir une voiture, mais faut pas aller à Paris avec.

        1 autres commentaires
  • D-503
    D-503
    Orwellien
    • Posté à 19h44 le 05/09/2010
    • Internaute
      Orwellien

    Histoire de comprendre cette apparente contradiction entre les discours et les actes de ces deux multinationales françaises, je vais avancer une hypothèse.
    Ces deux firmes sont françaises de part l'implantation de leur siège social, leurs principaux réseaux économiques et leur histoire : elles peuvent donc, le cas échéant, s'engager à respecter des principes éthiques - le minimum étant qu'elles respectent la législation en vigueur en France.
    Néanmoins, en implantant des filiales aux Etats-Unis (ou ailleurs), ces entreprises recrutent une écrasante majorité de leur personnel sur place, excepté sans doute quelques cadres d'état-major. Or, au quotidien, ce sont les cadres et agents de maîtrise qui font fonctionner l'entreprise et c'est donc davantage leurs valeurs et leurs principes qui sont mis en application au quotidien. Si ces cadres ont intériorisé une culture anti-syndicale (qui m'a l'air très développé et depuis très longtemps aux Etats-Unis, cf. la fameuse agence Pinkerton), rien d'anormal à ce qu'elle se retrouve dans les décisions prises au quotidien.
    Les multinationales ne peuvent pas s'affranchir des cultures locales. Un exemple : la fusion entre Daimler-Benz et Chrylser a échoué parce que les cadres dirigeants des deux entreprises ont été incapables de faire coïncider les deux cultures d'entreprises, elles-mêmes largement déterminées par la culture dominante nationalement.
    Ce n'est évidemment qu'une hypothèse. Par ailleurs, je me méfie grandement des engagements éthiques des entreprises qui servent souvent d'arguments marketing sans aucune réalité.

  • Jovan
    • Posté à 20h27 le 05/09/2010

    Il faut savoir que le syndicalisme a l'americaine est un peu different de celui qu'on connait.
    A l'origine les lois du Taft-Hartley Act institutionalisaient le syndicalisme, au nom, entre autre de la liberte d'expression et de la la liberte d'association. Il existe un syndicat par metier et non pas une representation comme en France (ou alors tres peu).
    Le seul probleme est que les accords de groupes que les syndicats obtenaient etaient applicable a toute l'entreprise. Donc meme aux non syndiques. Inadmissible pour un americain d'avoir quelque chose sans y avoir participer (financierement). Les syndicats ont pousse pour que tous les ouvriers soient syndiques. Mais la liberte d'association va dans les deux sens (de la non association aussi), et certains etats ont fait en sorte d'assurer le « Right To Work » a n'importe qui ce qui a circonsrit le syndicalisme aux frontieres de ces etats (souvent ceux du sud). A la base n'est donc pas un capitalisme chevrone, mais un debat sur la notion de liberte individuelle.

    Les etats qui ont le mieux reussis sont les Carolines. En Caroline du sud, moins de 4% des travailleurs son syndiques. En periode de crise, ces etats en ont fait un argument pour attirer des entreprises en leur sein.
    Les syndiques coutent tres cher a l'entreprise du fait de leur toute puissance (dans le nord et l'automobile par exemple) surtout pour tout ce qui concerne les retraites qui ont affecte pas mal d'entreprises comme GM il y a quelques annees.
    Quelques exemples : Michelin a Greenville, SC, GE Energy qui a demenage de ses headquerters historiques a Schnectady, NY (Premiere usine General Electric cree par Edison) pour se poser a... Greenville, SC... Boeing qui va ouvrir ses prochines usines d'assemblage a Charleston, SC pour ne pas avoir a dealer avec les syndicats de l'etat de Washington...

    Alors comment faire face ? Un exemple : Apres 2 ans de negociations pour la reconstruction du One World Trade Center (qui remplacera les twin towers), avec en particulier l'industrie de la siderurgie, les syndicats d'entreprises de l'etat de New York ont signe de ne pas faire greve pour tout le temps de la construction, de ne pas reclamer d'augmentations pendant ce temps la, et en echange d'etre les fiers constructeurs patriotiques du nouveau symbole de la liberte sur le sol americain... Liberte pour qui ?

  • Courforest
    • Posté à 20h41 le 05/09/2010

    Que croyez vous qu'il se passe en France ?
    Les cerveaux lessivés au détergeant tf1, produisent de parfaits moutons soumis qui vous lanceront sans ciller que les syndicats sont un ramassis de fainéants qui coutent cher à leur pauvre entreprise. Que les syndicats ça sert à rien, que les grèves ça ne sert à rien, que discuter même de politique ça ne sert à rien.
    Alors voter, vous pensez bien... ça sert à moins que rien.
    Dormez braves gens, tout est (encore) calme.
    je pense que cet article pourrait donner quelques idées au petit bonhomme pour mettre en place en France un système de vote de brebis : pour ou contre un syndicat dans leur société.

    Faites gaffe rue 89, l'UMP, ça ose tout, c'est même à ça qu'on la reconnais...

  • Myriam Potteur
    • Posté à 20h49 le 05/09/2010

    L'homme est une sale bête.

    • yabon
      yabon répond à Myriam Potteur
      Klingon
      • Posté à 21h19 le 05/09/2010
      • Internaute
        Klingon

      Vivement qu'ils arrivent...

      • Myriam Potteur
        Myriam Potteur répond à yabon
        • Posté à 10h58 le 06/09/2010

        Ne vous inquiétez pas, je dis ça parce que je le trouve drôle. Ce n'est pas moi qui l'est trouvé. Mais quand on voit les actions d'hommes (et de femmes) envers leurs semblables (en entreprise, par exemple), on se dit qu'il y a plus de solidarité chez les bêtes.

  • TFE
    TFE
    stagiaire
    • Posté à 20h59 le 05/09/2010
    • Internaute
      stagiaire

    Aux US on applique la loi des US, normal, non ? Pas compris le débat.

    • marc_r89
      marc_r89 répond à TFE
      citoyen
      • Posté à 00h20 le 06/09/2010
      • Internaute
        citoyen

      Le problème c'est que la communication de ces entreprise est fallacieuse : Elles prétendent suivre au minimum les recommandations internationales (cf. l'article).
      En bref, elles ne font pas ce qu'elles disent.

      • Jovan
        Jovan répond à marc_r89
        • Posté à 00h49 le 06/09/2010

        Nuance, mais de taille. Elles ne font pas ce a quoi elles s'engagent.

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 21h14 le 05/09/2010
    • Internaute
      révolutionnaire en devenir

    Cela fait déjà un moment que je m'interroge sur la « nationalité » des « multinationales ».
    Connaitre la « nationalité » de leurs actionnaires pourrait être utile à l'avenir.

  • Contestatairieux
    Contestatairieux
    (un de ces fameux travailleurs (...)
    • Posté à 23h38 le 05/09/2010
    • Internaute
      (un de ces fameux travailleurs (...)

    Le pays où la vision libérale est parmi la plus poussée : contrairement au discours que l'on entend souvent sur cette doctrine, comme quoi elle serait meilleur pour tout le monde, on se rend ici ainsi compte que ce n'est pas vrai. Faut-il encore des preuves ? Combien de personnes doivent encore souffrir des pratiques odieuses des entreprises sous prétexte d'un capitalisme sans entrave ? ?

  • J-B
    J-B
    Etudiant
    • Posté à 23h50 le 05/09/2010
    • Internaute
      Etudiant

    Euh, cet article, c'est pas juste le plus hypocrite de l'année ?

    Les citoyens d'un Etat qui s'est toujours assis sur le droit international viennent se réfugier dans les jupes de l'OIT et de HRW et il faudrait qu'on tape sur nos entreprises pour ça ?

    Euh sur l'échelle des saloperies potentielles que peuvent perpétrer les entreprises, ça vous semble prioritaire, par rapport à ce qui se passe dans l'hémisphère sud ?

    Vous voulez faire un article sur le dumping social ? OK, mais là ça ressemble à du foutage de gueule.

    Ah et le titre, je le trouve très neutre et objectif, quand on lit les 15 lignes qui suivent.

  • wildbretschütze
    wildbretschütze
    joyeux chasseur
    • Posté à 00h17 le 06/09/2010
    • Internaute
      joyeux chasseur

    L'occasion fait le larron, ils se comportent de la même manière dans tous les pays où ils sont implantés.

  • Errance
    • Posté à 02h44 le 06/09/2010

    Carrefour à payer une grosse amende l'an dernier en Argentine pour non respect du droit du travail.

    Ils essayaient d'interdire l'implantation de syndicat ce qui est interdit dans le pays.

    Plus une capacité à virer les gens dés qu'ils ont un peu d'ancienneté...

    Rien de nouveau sous le soleil, la seule nouveauté c'est que ces entreprises ne restent plus impunies

    C'est quoi une prune de 300 000 euros pour carrefour...

  • Minimaximus
    Minimaximus
    Lucide
    • Posté à 07h59 le 06/09/2010
    • Internaute
      Lucide

    De toute façon, patrons et politiciens, qu'ils soient de droite ou de gauche sont cul et chemise avec les financiers internationaux. Le sort du peuple est déjà écrit sur son parchemin.
    Si vous voulez sortir de cette misère d'exploitation de l'homme par l'homme, alors nous devons cessez de jouer avec l'argent.
    Prenons exemple sur certaines tribus d'amazonie qui partagent équitablement ce qu'elles produisent, et elles le font dans le respect total de la nature.
    Apprenons à nos enfants à ne pas devenir cupide, jaloux, et à convoiter le bien d'autrui au lieu de leur apprendre à être les meilleurs et sans pitié envers les autres pour réussir à tout prix ! ! ..
    Nous n'avons pas besoin d'argent pour vivre ni d'armes pour nous défendre.
    Nous avons besoin d'apprendre à nous respecter les uns les autres.

  • Comment peut on être Persan
    • Posté à 10h28 le 06/09/2010

    Encore un bel exemple d'anachronisme comme on les aime en France. L'article parle du syndicalisme aux Us à l'aune de celui en France. Comme si nous étions le centre du monde et l'échelle de valeur absolue à laquelle tout devrait être comparé. Et les commentaires en rajoutent dans l'autocentrage. C'est au mieux idiot, au pire profondément arrogant.
    Il se trouve, et c'est factuel, que les américains ne voient et ne vivent pas les choses de la même façon que nous, salariés américains compris, qu'ils ont des lois différentes et qu'ils les appliquent. Celà peut nous déplaire mais il est normal dans ce pays que les salariés votent pour accepter ou non un syndicat, (qui ne bénéficient pas de la protection d'état qu'ils ont chez nous, pur s'implanter avec peu ou quasiment pas d'adhérents) et il est possible que ce vote soit négatif. Ils pensent même que la Démocratie c'est ça et que notre système est dirigiste. Ils n'ont pas de leçons à recevoir de nous. Et trouvent notre système aussi inacceptable que nous trouvons le leur.

  • jabier
    jabier
    consultant dans les Landes
    • Posté à 10h28 le 06/09/2010
    • Internaute
      consultant dans les Landes

    Motorola installé en France en 1965-1969 syndicalisme interdit ou à la rigueur syndicat maison.
    SONY la culture maison ne permet pas la syndicalisation des ouvriers(e)
    En France quand une entreprise s'installe souvent la législation, le code du travail ne sont pas appliqués car d'entrée la pression est mise sur la main d'œuvre.
    Ce qui n'excuse en rien les firmes européennes installées aux USA.

    • ras-la-patience
      ras-la-patience répond à jabier
      • Posté à 12h11 le 06/09/2010
      • Internaute

      exemple type : euro- disney qui dès son arrivée en france a pu s'asseoir sur le droit du travail.

      • jabier
        jabier répond à ras-la-patience
        consultant dans les Landes
        • Posté à 15h05 le 06/09/2010
        • Internaute
          consultant dans les Landes

        Exemple...exemplaire ! ; o)

  • nanabel
    nanabel
    1ère version
    • Posté à 10h48 le 06/09/2010
    • Internaute
      1ère version

    Ho ! Les vilaines entreprises françaises qui exploitent le pauvre petit n'américain sans défense ! ...

    A 2 jours de la mobilisation intersyndicale pour lutter contre la réforme des retraites, Rue89 sort un article sensé nous informer que la condition des salariés français est plus protectrice que la condition des salariés outre-atlantique. Les entreprises françaises respecteraient les droits des salariés dans l'hexagone, mais pas à l'étranger.

    C'est bizarre cette manie des journalistes de toujours parler de ce qui ne va pas à l'étranger au moment où tout va mal chez nous.

    L'auteur de l'article ne fait que dénoncer un fait sans l'analyser. En quoi les salariés américains sont-ils plus à plaindre que nous ? Les salariés français sont-ils plus syndiqués que les salariés américains ?

    Le droit syndical anglo-saxon est très différent du droit français et l'on peut dire qu'il est plus protecteur. Dans les pays anglo-saxons, les syndicats représentent tous les salariés par secteur d'activité quelque soit la taille de l'entreprise. De fait, les grèves sont très rares, parce que ce n'est pas une entreprise qui se met en grève,mais tout un secteur économique.

    On pourrait prendre comme exemple la grève des éboueurs de New-York dans les années 80. Toutes les entreprises du secteur se sont arrêtées en même temps et aucune entreprise concurrente n'a voulu se déplacer pour ramasser les tonnes d'ordures qui jonchaient les trottoirs de New-York. Le gouverneur n'a pas eu d'autre solution que de faire appel au gouvernement pour l'autoriser à utiliser l'armée pour nettoyer les rues. Il faut savoir que l'utilisation de l'armée sur le territoire est payante. L'état a donc obligé les employeurs à négocier avec les syndicats sous peine d'astreintes journalières. Les actions comme celle-là sont très rares, les entreprises préférant négocier avant la mobilisation.

    En contre partie le code du travail américain est beaucoup plus allégé que le code français. Ce qui explique peut-être que dans certains secteurs, moins syndiqués, les entreprises imposent leurs lois libérales.

    En France tout salarié a le droit d'adhérer au syndicat de son choix (contrairement aux USA). La particularité française est que, seules les entreprises employant plus de 50 salariés sont soumises à l'obligation d'élire un représentant syndical. Pour supprimer cette obligation, et ainsi diminuer le nombre de syndiqués, les employeurs réduisent le nombre de leurs effectifs, quittent à travailler en sous traitance. Résultat les syndicats ne représentent que 8 % des salariés, dont 4,5 % dans le secteur public.

    Pour autant les entreprises employant moins de 50 salariés sont toujours considérées comme des moyennes entreprises, alors qu'en Allemagne, par exemple, les entreprises considérées comme moyennes, comptent 100 salariés. En Allemagne une entreprise de 50 salariés est une petite entreprise.

    Vue la situation alarmante que l'on subit actuellement, les salariés des petites entreprises devraient prendre conscience que leur participation n'a pas besoin d'être dictée par un syndicat. Prendre une journée de RTT pour rejoindre un cortège (même une ou deux heures) peut faire échouer le projet sur la réforme des retraites. Dans ce cas là, on parlera plus d'une action citoyenne qu'une action syndicale, la portée est plus grande.

  • Malzieux
    • Posté à 11h13 le 06/09/2010

    Malheureusement cela se passe aussi ainsi à Paris. Il y a des secteurs où le syndicalisme n'existe pas. Ceux qui tentent de créer un syndicat ou de se défendre (même sans syndicat) sont tricards et doivent se reconvertir. L'un de ses secteurs est la publicité, par exemple... Car là où il y a de l'argent facile, il n'y a pas de syndicats...

  • zelectron
    • Posté à 11h20 le 06/09/2010
    • Internaute

    Sauf qu'au USA il vaut mieux hurler avec les loups sauf à disparaître, l'angélisme n'est pas le meilleurs moyen de changer les comportements, c'est peut-être à coups de « SI VIS PACEM, PARA BELLUM » qu'il faut régler la question ?

  • jpouille
    jpouille
    En crise
    • Posté à 12h09 le 06/09/2010
    • Internaute
      En crise

    Ben voila la France de demain selon Sarkozy. Une dictature economique et financiere. Ou vous serez tous des pions, tous des robots. Vous n'etes pas content ? On peut geler votre salaire ou vous virer.....

  • speedy38-
    • Posté à 15h27 le 06/09/2010

    Sodexo et Saint-Gobain lavent plus blanc que blanc !

    En clair, elles ne respectent pas le droit du travail en France (pour Sodexo, c'est sûr, je connais quelques esclaves qui y bossent) et elles devraient se gêner pour respecter le droit du travail US ?

    Ohé, les bizounours, il ne faut pas rêver.

    Pour une multinationale US, Française, Allemande ou Ivoirienne, seul le profit maximal et à court terme compte...

    Alors le droit du travail, vous pensez...

    Ce qui me fait par contre marrer, c'est que les Ricains viennent se plaindre des « méchantes multinationales étrangères »... Là, on frise l'apothéose.

    Encore une info manipulée par les lobbies US pour essayer de récupérer les parts de marché que ces « multinationales étrangères communistes » leur ont piqué. On frise le Mac Carthysme.

    De toutes façons, demain, tous dans la rue pour ne pas finir comme les Ricains (les pauvres, pas les riches).

  • toots
    • Posté à 03h37 le 07/09/2010

    Sodexo a eu des problèmes avec l'université de Tulane à la Nouvelles-Orleans. Les étudiants se sont unis avec les travailleurs pour protester sur le campus.
    Un article qui parle du mouvement :
    Lien