decryptage 01/09/2010 à 00h20

La transition à risque de l'Irak voulue par Washington

SwissInfo"

Sept ans après l’invasion abusivement justifiée par la guerre contre Al-Qaeda, mais qui a permis le renversement de la dictature de Saddam Hussein, l’armée américaine a mis fin officiellement à ses opérations de combat en Irak. Une transition solennellement annoncée par le président des Etats-Unis mardi soir depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Passés sous la barre symbolique des 50’000 soldats, les effectifs de l’armée américaine en Irak seront désormais chargés « de conseiller et d’aider » l’armée irakienne. Selon le calendrier énoncé par Barack Obama après sa prise de fonction, ils devront être partis à la fin 2011.

Politologue spécialiste du monde arabe, Hasni Abidi dirige le Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (CERMAM). Ce chercheur genevois souligne les défis qui attendent la république irakienne, maintenant que sa souveraineté est restaurée.

swissinfo.ch : Que signifie cette annonce du président Obama ? Implique-t-elle un changement réel sur le terrain ?

Hasni Abidi : Le président Obama respecte ainsi un engagement pris au début de son mandat. Son administration est également arrivée à la conclusion qu’une présence plus longue en Irak ne changerait pas véritablement la donne politique en Irak, un pays qui ne constitue plus une menace pour la sécurité des Etats-Unis, l’Afghanistan étant devenu une priorité plus importante.

Cela dit, les Etats-Unis maintiennent d’importantes bases militaires et 50’000 soldats sur place, soit près du quart des effectifs de l’armée irakienne. Ils sont là pour - officiellement - épauler et conseiller l’armée irakienne. Dans les faits, ils vont sans doute continuer à participer à des opérations de combat.

Les partis irakiens ont-ils les moyens et la volonté de s’entendre ou les risques d’éclatement du pays sont-ils toujours grands ?

Vu sous cet angle, l’annonce du président peut être perçue comme une maladresse, puisque le gouvernement irakien censé gérer cette transition n’a pas la légitimité pour le faire. Cinq mois après les élections, il n’y a toujours pas de nouveau gouvernement et les tractations entre les différentes factions sont au point mort. Ce retrait américain est une victoire, puisque l’Irak retrouve son indépendance. Mais elle a un goût amer.

N’y a-t-il pas au sein des forces politiques irakiennes l’envie de prendre le destin de l’Irak en main ?

Certains estiment qu’avec les Américains, les Irakiens n’ont pas réussi à former un gouvernement. Or la population, de plus en plus déçue, commence à perdre patience et confiance dans la démocratie, alors que les élections se sont toujours bien déroulées.

L’espoir est donc que le désengagement de Washington incite les forces politiques irakiennes à se ressaisir pour prendre leur destin en main. Mais c’est un pari risqué. Car seuls les Etats-Unis avaient la capacité d’influencer les principales forces politiques en Irak, que se soient les formations kurdes, chiites ou sunnites, afin d’éviter l’éclatement du pays. Une perspective toujours bien réelle.

Pour preuve, le gouvernement du Kurdistan irakien est en train de signer des accords avec des compagnies étrangères pour l’exploitation du pétrole et du gaz. Et ce contre la volonté de Bagdad.

L’économie irakienne est-elle en train de se développer ? Assiste-t-on à l’émergence d’une classe moyenne en Irak ?

Les Etats-Unis ont beaucoup misé sur la développement de l’entrepreneuriat en Irak. Mais vu les conditions sécuritaires et l’instabilité au sein de la classe dirigeante, la création d’une économie réelle en Irak - hors du secteur des hydrocarbures - n’est pas pour demain.

Cela dit, le niveau de vie d’une partie au moins des Irakiens s’est notablement amélioré. Mais l’Etat reste quasiment le seul pourvoyeur d’emplois. Le taux de chômage reste donc très élevé avec un exode toujours très important des compétences irakiennes.

La démocratisation du pays après la chute de Saddam Hussein a-t-elle permis l’émergence d’une société civile irakienne ?

Il y a une ébauche de démocratie en Irak, c’est indéniable. L’Irak s’est doté d’une constitution très pluraliste avec par exemple des quotas pour les minorités religieuses et la représentation des femmes. C’est unique dans le monde arabe.

Et la société civile irakienne existe bel est bien, tout comme la tentative d’assurer une justice indépendante qui puisse par exemple sanctionner la corruption endémique dans le pays.

Les élections de 2005 et de 2010 ont montré un grand degré de maturité politique de la population irakienne. Mais cette aspiration démocratique de la population irakienne est en complet décalage avec les principales forces politiques très dogmatiques et proches de leur mentors iraniens, saoudiens ou autres.

Des pourparlers israélo-palestinien démarrent le 2 septembre à Washington. Y-a-t-il une coordination entre les différents volets de la politique américaine au Moyen Orient, une stratégie globale avec en ligne de mire l’Iran ?

C’est vrai que le calendrier est intéressant. Alors qu’une transition importante a lieu en Irak, démarrent deux jours plus tard des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Washington a également annoncé vouloir durcir les sanctions à l’encontre de l’Iran.

S’il devait y avoir le lancement d’une frappe militaire contre l’Iran, Téhéran et les milices sous son influence en Irak ne manqueraient pas d’attaquer les troupes américaines. Mieux vaut dès lors avoir 50’000 soldats sur place que 150’000.

Le paradoxe est d’ailleurs de voir des responsables sunnites - fervents partisans du départ des américains - leur demander aujourd’hui de rester. Mais ces leaders politiques craignent justement les visées des voisins - surtout l’Iran - qui pourraient profiter du vide sécuritaire provoqué par le départ des troupes américaines.

En partenariat avec SwissInfo.ch


Publié initialement sur
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  • a déménagé le 18 octobre 2010
    • Posté à 00h46 le 01/09/2010
    • Internaute 114231
      heum

    Ha oui ! L’irak, encore et toujours le Moyen-Orient.

    • Inpou
      Inpou répond à a déménagé le 18 octobre 2010
      J'enfonce le clou
      • Posté à 01h45 le 01/09/2010
      • Internaute 92671
        J'enfonce le clou

      Vu comment les États-Unis, épaulés par quelques toutous européens, s’acharnent sur cette région, bientôt il n’en restera plus grand chose... Le prochain pays du Moyen-Orient, à qui on apportera gentiment la liberté et des cookies, sera sûrement l’Iran. A qui le tour ensuite ?

      • TienTien
        TienTien répond à Inpou
        impavide devant les ruines de (...)
        • Posté à 05h46 le 01/09/2010
        • Internaute 86881
          impavide devant les ruines de (...)

        « Liberté et cookies “ : sont-ce de nouveaux mots code pour le carpet bombing ? On oublie toujours de me prévenir...

      • Tokani
        Tokani répond à Inpou
        Oldmole
        • Posté à 08h04 le 01/09/2010
        • Internaute 71184
          Oldmole

        Non je ne crois pas ! Car il est clair que les USA ont perdu vraiment cette guerre . De même qu’il est évident qu’il ne gagnerons pas en Afghanistan d’ou ils se retirons fatalement .
        Pour l’Iran il faudra attendre qu’israël s’ocupe de calmer les barbus lorsqu’ils parviendrons a s’approcher du feu nucléaire !

         
        • Gaston le roux
          Gaston le roux répond à Tokani
          ami des bêtes
          • Posté à 08h14 le 01/09/2010
          • Internaute 120601
            ami des bêtes

          êtes vous sûr que Israël seul arriverait à battre l’Iran ?

          Il leur faudrait probablement l’aide des USA... (en plus il y a la Jordanie a traverser pour aller chatouiller les Iraniens... ce n’est pas si facile et tant mieux car les guerres sont toujours des catastrophes pour les peuples)

        • nanabel
          nanabel répond à Tokani
          1ère version
          • Posté à 09h35 le 01/09/2010
          • Internaute 97292
            1ère version

          Vous voulez rire ! Les américains ont gagné la guerre en Irak et sont sur le point de gagner en Afghanistan.

          Pour comprendre, il faut revenir sur les origines de ces guerres. Il s’agit d’une nouvelle forme de guerre internationale. Des guerres où les gouvernements apportent leurs soutiens aux entreprises privées. On assiste, en ce début du XXIè siècle, à un nouveau type de guerre, jamais vu jusqu’à présent. On ne se bat plus pour un territoire, une idéologie ou pour des divergences politiques. On se fait la guerre pour le pétrole et uniquement pour lui.

          Le seul motif de la guerre en Irak est que Hussein s’obstinait à ne pas vendre son pétrole au prix de l’Opep. Lors du premier choc pétrolier, le prix du baril a flambé. L’Irak, pays non aligné, se refuse à augmenter ses prix, allant même (par provocation ?) les baisser. Les compagnies pétrolières américaines ne peuvent pas accepter une concurrence déloyale d’un pays qui détient le gisement le plus important du monde. La riposte américaine et sans appel. Les USA décident d’un embargo économique sur l’Irak, plongeant le pays dans une crise économique profonde.

          Avec l’aide de la Cia et l’accord du congrès, les compagnies pétrolières américaines commencent une politique de déstabilisation au sein de la population irakienne. On se souvient, dans les années 80, de la tentative de révolte chiite qui s’est soldée par un bain de sang. On a appris par la suite que les chiites se sont soulevés en étant assurés que les américains allaient les aider à prendre le pouvoir. Même chose pour les Kurdes peu de temps après.

          La riposte de Hussein fut d’attaquer les champs pétroliers américains basés au Koweit. Et c’est le déclenchement, en 1991, de « Tempête du Désert ».

          Voilà les raisons de la guerre en Irak. Il n’a donc jamais été question d’apporter la démocratie où autres balivernes, mais bien de s’emparer des champs pétroliers. Il se passe exactement la même chose en Afghanistan, un autre pays au sous-sol riche, non aligné sur les USA.

          Si l’armée américaine se retire d’Irak, les 160 000 employés de sociétés privées de sécurité, comptant parmi elles bon nombres de mercenaires et autres barbouzes, resteront sur place. Ont appelle ça la privatisation de la guerre.

        2 autres commentaires
  • calam
    calam
    poussière parmi tant d'autres
    • Posté à 07h38 le 01/09/2010
    • Internaute 34507
      poussière parmi tant d'autres

    A qui voudrait-on faire croire que 50.000 GI’S resteraient pour aider à la formation des militaires Irakiens ? soit un instructeur US pour quatre soldats irakiens.

    C’est du jamais vu, des cours particuliers pour militaires.... On arrête pas le progrès ! ! !

    • mauser
      mauser répond à calam
      • Posté à 08h32 le 01/09/2010
      • Internaute 4683

      La logistique US fait qu’il faut 9 hommes en arière pour un sur le terrain
      Donc entre 5 à 8000 hommes formant les forces irakiennes réellement sur le terrain Les autres leur passent les outils

  • Gaston le roux
    Gaston le roux
    ami des bêtes
    • Posté à 08h20 le 01/09/2010
    • Internaute 120601
      ami des bêtes

    Bush savait qu’il n’y avait pas d’armes de destruction massive
    Blair le savait aussi.

    Ils savaient aussi que ben laden était en Afghanistan.

    Pourquoi avoir été en Irak si ce n’est pour le pétrole ?

    (il y a aussi peut être la fierté de W de dire à son père qu’il a fait .... « mieux » que lui....)

    On voit le résultat, l’Irak de maintenant est pire que sous Saddam Hussein (qui était pourtant responsable de génocides)

    Pourquoi vouloir s’obstiner à vouloir apporter la culture de la démocratie à des peuples qui n’en veulent pas ? ! Pourquoi imposer une vision occidentale à un pays qui pense différemment ?

    • Di
      Di répond à Gaston le roux
      • Posté à 08h28 le 01/09/2010
      • Internaute 8231

      « Pourquoi vouloir s’obstiner à vouloir apporter la culture de la démocratie à des peuples qui n’en veulent pas ? »

      Pour ce qui est de la démocratie, je suis bien d’accord avec vous, on ne peut pas livrer ça avec des bombes, mais pour ce qui est de la culture, ces peuples n’ont absolument rien à nous envier.

      • mauser
        mauser répond à Di
        • Posté à 08h35 le 01/09/2010
        • Internaute 4683

        Nous sommes la bas pour le fric le dieu vert

         
        • Di
          Di répond à mauser
          • Posté à 09h02 le 01/09/2010
          • Internaute 8231

          « Nous sommes la bas pour le fric le dieu vert »

          Le Saint Pétrole. Surtout qu’en Irak, suffit de grattouiller le sol pour qu’il coule.

          • mauser
            mauser répond à Di
            • Posté à 09h19 le 01/09/2010
            • Internaute 4683

            Vous croyez que les USA se sont refait une santè financière comment
            La guerre est l’activitè capitaliste la plus parfaite Des marchandises à hautes valeurs et durée de vie brève et pas de stock qui dit mieux
            Pour le pètrole l’extraction est infèrieure à l’époque de Saddam

            • Di
              Di répond à mauser
              • Posté à 10h24 le 01/09/2010
              • Internaute 8231

              Avec ces méthodes, c’est la planète qui deviendra rapidement le « stock » non disponible.

        3 autres commentaires
  • Gorn
    Gorn
    Geek farceur
    • Posté à 09h38 le 01/09/2010
    • Internaute 92890
      Geek farceur

    Je pense que ce retrait est une bonne chose. la guerre a été faite sous de faux prétextes c’est clair mais seul l’avenir dira si c’est un succès ou non selon ce que sera la situation de l’irak dans 10 ou 20 ans.

    si c’est une démocratie assez stable ce sera un succès pour les américains.

    • cocacolla
      cocacolla répond à Gorn
      • Posté à 10h45 le 01/09/2010
      • Internaute 121768

      donc, on passerait du concept de « guerre préventive », a celui de « guerre préventive qui se justifiera peut être dans l’avenir »... ça devient un peu acrobatique... enfin au point ou on en était, hein... ; -)

      • Gorn
        Gorn répond à cocacolla
        Geek farceur
        • Posté à 10h51 le 01/09/2010
        • Internaute 92890
          Geek farceur

        Ce qui est fait, est fait de toute façon. Maintenant l’important c’est que le pays se stabilise. Si c’est le cas je pense que ça restera comme un succès dans l’histoire alors que ce sera un échec si l’irak tombe dans la guerre civile ou la dictature.

         
        • cocacolla
          cocacolla répond à Gorn
          • Posté à 11h02 le 01/09/2010
          • Internaute 121768

          c’est le mépris du droit international dans toute sa splendeur... et accessoirement de celui du peuple irakien... ; -)

          • Gorn
            Gorn répond à cocacolla
            Geek farceur
            • Posté à 11h11 le 01/09/2010
            • Internaute 92890
              Geek farceur

            Le droit international est de toute façon bafoué par tous les puissants, tous les jours. Il ne faut pas sous estimer le coté positif de liquider un dictateur qui serait toujours au pouvoir sinon.

            • cocacolla
              cocacolla répond à Gorn
              • Posté à 11h17 le 01/09/2010
              • Internaute 121768

              liquidé un dictateur... mais toues ces puissances se sont longtemps trés bien entendues avec lui... et même aprés l’opération de 91, ou l’armée us l’a laissé régler ses comptes avec les kurdes... non, decidemment, je ne crois pas une minute que l’éventuel mieux être d’un peuple soit pris en compte dans ce type d’équation...

              d’ailleurs combien les usa en on t’ils mis au pouvoir, des dictateurs... que se soit en amérique du sud, en iran... ; -)

              • Gorn
                Gorn répond à cocacolla
                Geek farceur
                • Posté à 12h12 le 01/09/2010
                • Internaute 92890
                  Geek farceur

                Ce fut une erreur de le laisser en place et les dictateurs sont trop souvent soutenus par les pays occidenteux, pour peu qu’il y ait un peu de gaz ou de pétrole...

                Mais les erreurs passées n’empechent pas que ca reste positif de s’en débarasser d’un.

                Quant aux bienfaits ou non pour le peuple, seul le temps le dira.

                • cocacolla
                  cocacolla répond à Gorn
                  • Posté à 18h06 le 01/09/2010
                  • Internaute 121768

                  erreurs passées... dont on devrait en somme tirer les conséquences... bien, et a qui rend on les benefices que nous ont permis d’engranger ces « erreurs passées » ? ..

                  le peuple iraquien , sa liberation, n’a jamais été qu’un alibi tout ce qu’il y a de factice à ce que les americains ont nommes eux même : la guerre préventive...

                  seul le temps nous le dira... et vous et moi attendrons ça d’autant plus peinard que ni l’un ni l’autre ne sommes iraquiens... et que ni vous ni moi ne vivont la bas...franchement, vous ne trouvez pas que nous en sommes presque indecents de nous prononcer ainsi sur d’autres hommes qui vivent dans d’autres pays... accepterions nous cela, a l’inverse.. ? .

                  • Gorn
                    Gorn répond à cocacolla
                    Geek farceur
                    • Posté à 09h46 le 02/09/2010
                    • Internaute 92890
                      Geek farceur

                    je pense qu’une bonne partie des américains a soutenu l’intervention en irak dans l’idée de libérer le peuple irakien, ce snt plus les dirigeants néoconservateurs qui devaient n’en avoir rien a faire.

                    Dans des conditions certes différentes, la libération de la France s’est faite au pris de victimes et de destructions françaises suite au débarquement et au reste des opérations en France.

                    Les destructions et les pertes humaines ayant eu lieu, il ne reste qu’a espérer que qqc de mieux que la situation sous la dictature en ressortira.

                    • cocacolla
                      cocacolla répond à Gorn
                      • Posté à 12h16 le 02/09/2010
                      • Internaute 121768

                      les situations france irak ne sont effectivement pas comparables, puisque dans notre cas il s’agissait d’aider un pays qui avait deja sa propre tradition democratique a se liberer d’une occupation etrangere... alors que l’irak il s’agissais de renverser un pouvoir en place et d’y exporter un modele democratique.

                      de nos jours, et a mon sens, la notion de democratisation, assimilee naturellement a un mieux etre des populations, ainsi que toutes les strategies « a visage humain » auquelles nous pouvons assister sont malheureusement utilisees de facon fallacieuse ... et ceci dans l’unique but de maintenir le leadership americain ainsi que des ses alliés occidentaux...le « Project for the new American Century »,définit clairement que l’un de leurs objectifs est la « démocratisation » du monde. Un moyen d’après eux « d’assurer la paix et la sécurité et de promouvoir l’économie de marche »...et de poursuivre de la sorte le pillage des richesses économiques des autres peuples plus faibles.

                      les transformations democratiques de nos pays europeens ont ete longues, couteuses... et n » ont jamais ete le resultat de pressions exterieures, mais bien de processus politiques internes... en ce sens , une democratie exportee ne sera pas solide.il est loin d’etre certain que cela conduise a l’etablissement d une democratie stable et appaisee, mais plutot a un regime chaotique et conteste... la simple tenue d’election, loin d’etre la base d’une societe democratique et liberale peut deboucher sur la mise en place de regimes autoritaires de fait... et du coup, la perspective d’une veritable democratisation s’eloigne...

                      il y a bien sur l’exmple inverse, je veux dire de democratisation de pays qui n’y etaient pas favorable auparavant, comme le japon, et l’allemegne dans une certaine mesure... mais il s’agissait la de pays alors vaincus dans un conflit qu’ils avaient eux meme declenches... d’ou peut etre l’explication de l’utilisation du pretexte des armes de destruction massive pour en quelque sorte responsabiliser l’irak... mais bon, comme c’est un peu tombe a l’eau...

        7 autres commentaires
  • cocacolla
    • Posté à 10h55 le 01/09/2010
    • Internaute 121768

    « La transition à risque de l’Irak voulue par Washington »

    la loi du plus fort...l’imperialisme, comme d’hab...