Bonnes feuilles 25/08/2010 à 13h03

Daniel, 30 ans, papa, salarié, dépendant à la coke et à l'alcool



Une jeune femme sniffe, photo prise dans les années 1920 -Hulton-Deutsch Collection/Corbis- (Foxtongue/Flickr).

« Une Histoire de poudre. La cocaïne, tout le monde en prend. Pourquoi ? » est publié ce mercredi chez Flammarion. Le psychiatre Laurent Karila qui le signe (avec Sophie Verney-Caillat, journaliste à Rue89) y décrit, entre autres, le parcours de ses patients cocaïnomanes. Plus seulement la jet-set, mais monsieur-tout-le-monde. Extrait.


Daniel [le prénom a été modifié, ndlr] est âgé de 30 ans. Je le reçois en consultation car il souhaite en finir avec son double problème qui le condamne aujourd’hui à une vie maussade et sans rêve : la cocaïne et l’alcool.

Marié, il a deux enfants en bas âge. Il a tenté de poursuivre des études, sans succès. Il est depuis dix ans consultant commercial dans le secteur de la téléphonie mobile.

En consultation, Daniel évoque ses souvenirs d’enfance. Une grand-mère maternelle dépressive, un grand-père ayant de gros problèmes d’alcool. Une de ses phrases favorites :

« Le secret de ma bouteille, c’est qu’elle ne me trompera jamais, je peux compter sur elle... »

Première ivresse à 7 ans


« Une histoire de poudre » (éd. Flammarion).

Sans antécédent particulier, issu d’une famille bien rangée et relativement aisée, il me dit avoir fait une dépression, à l’âge de 20 ans, après une rupture sentimentale. À cette époque, Daniel est suivi par un psychologue pendant plusieurs semaines. Il a connu l’alcool très tôt.

A 7 ans, lors d’une fête de famille, son cousin et lui chapardent une bouteille de vin rouge qu’ils terminent tranquillement dans leur chambre. C’est sa première ivresse « accidentelle ». Daniel m’avoue qu’à partir de 14 ans il consommait irrégulièrement de l’alcool et que, à chaque fois qu’il en avait la possibilité, il finissait ivre.

Au début festive et mondaine, sa consommation d’alcool devient progressivement solitaire. Depuis maintenant deux ans, il la cache à son entourage familial. Depuis six mois, son abus d’alcool a des répercussions très négatives sur sa vie conjugale et professionnelle : disputes régulières avec sa femme, implication minimale dans sa fonction de père, factures impayées, redressement fiscal, retards et absences répétés au travail.

« Ça me stimule pour le travail »

Il sniffe depuis qu’il a 25 ans. La première fois, un rail en soirée avec des amis, puis pendant deux ans, un ou deux grammes par semaine. Aujourd’hui, il prend la même quantité mais de façon quotidienne, le matin pour démarrer sa journée, le midi à la place du déjeuner et le soir pour bien finir sa journée :

« Ça me rend euphorique, je suis bien, je suis fort... et en plus, ça me stimule pour le travail. »

Tant qu’il y a de la poudre, il y a du sniff. L’alcool est bien sûr toujours présent et associé pour gérer les « descentes » de plus en plus pénibles. Il a très occasionnellement cuisiné la cocaïne avec un ami pour voir ce que cela faisait de « baser » mais n’a pas du tout aimé le goût ni les effets. « C’était trop violent pour moi, pourtant j’adore les sensations fortes... »

Il fume aussi un paquet de cigarettes blondes par jour depuis l’âge de 16 ans, a déjà goûté au cannabis et gobé des ecstasy en soirée. Il s’est déjà fait en sniff une ou deux traces d’héroïne et a mangé quelques champignons, ce qui a déclenché un « bad trip » et l’a conduit aux urgences. Il devait rencontrer un médecin psychiatre pour un suivi. Il ne l’a jamais fait : « Pas le temps. »

Deux grammes pour « fêter » la fin de ses addictions

Quatre semaines avant de venir en consultation, Daniel a augmenté exagérément sa consommation de cocaïne et d’alcool. Il s’est même retrouvé un matin dans le lit d’une fille dont il ne se souvenait plus du nom et, plus alarmant, il ne savait pas si leurs rapports sexuels avaient été protégés. Après plusieurs crises de nerfs où il casse tout chez lui, Daniel accepte un suivi régulier en consultation qui aboutit à une hospitalisation « quasi volontaire », sur les conseils de sa femme.

La veille de son hospitalisation, il boit une demi-bouteille de whisky et sniffe deux grammes de coke « pour fêter la fin de [ses] addictions », me dit-il en plaisantant ! Le jour de son entrée, l’ethylotest est négatif, les dosages urinaires sont positifs pour la cocaïne.

Il est triste, tourne au ralenti, a du mal à exprimer ses sentiments, ses pensées. Son sommeil est perturbé, il me décrit un sentiment d’échec et s’autodéprécie fortement :

« Je me sens coupable vis-à-vis de mes consommations. »

Quatre jours après son admission dans le service, Daniel est envahi par des pensées focalisées sur la cocaïne :

« Au début, c’était quand la nuit tombait que j’en avais envie, maintenant, c’est dès que je me réveille que j’en ai envie à en crever... heureusement que je suis ici... [...]

L’intérêt de l’hospitalisation pour moi : je veux être désintoxiqué... Je réalise l’importance de ma dépendance. »

Le plus dur et le plus important : prévenir la rechute

Sa prise en charge a consisté en un traitement médicamenteux permettant de lutter contre le manque et les « envies à crever » de cocaïne et d’alcool. Ces médicaments étaient couplés à une approche psychothérapeutique de type motivationnelle pour booster Daniel et le pousser vers un changement de comportement. Il a participé à différents groupes de parole et à diverses activités proposées par notre équipe.

Au bout de trois semaines de traitement, il quitte l’hôpital sevré, en pleine forme. Il veut continuer à bénéficier de ce qu’il a appris durant ce séjour. Il a d’ailleurs parfaitement intégré que ce sevrage, sans quelque chose derrière, ne servait à rien.

La seconde phase de son traitement, est certainement la plus importante du traitement des cocaïnomanes : prévenir la rechute. Il va donc entrer dans notre programme d’une durée d’un an avec un suivi médical toutes les semaines, des tests urinaires visant à dépister les consommations, une évaluation précise de sa mémoire, des capacités d’attention, de son niveau de concentration et de certaines fonctions comme la prise de décision.

Un nouveau traitement médicamenteux est prescrit et Daniel va suivre différentes séances de thérapie cognitive et comportementale qui sont les suivantes :

  • faire face au craving (envie à crever de drogues) ;
  • renforcer la motivation ;
  • acquérir des compétences de refus (savoir dire non) ;
  • reconnaître des décisions non pertinentes ;
  • apprendre à éviter des situations dangereuses ;
  • savoir résoudre une situation problématique.

Plusieurs étapes successives ont été franchies : abstinence à trois mois, à six mois, à neuf mois.

Aujourd’hui, un an après son séjour à l’hôpital, il est toujours abstinent et continue de venir en consultation une fois par mois. Son répertoire social (nouvelles fréquentations, travail, hobbies) et sa vie en général ont complètement changé. Il a progressé dans son travail et vit pleinement sa paternité.

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  • LienRag
    • Posté à 13h36 le 25/08/2010
    • Internaute 34767

    Vivent les TCC !
    Dire qu’il y a des grincheuses pour dire qu’elles sont fondamentalement fascistes !
    Alors que là, grâce à elles, un cadre commercial en téléphonie mobile va pouvoir redevenir productif économiquement sans avoir besoin ni de revenir sur l’histoire de sa vie ni de se poser des questions existentielles et encore moins de s’interroger sur le sens de son travail. ou le fonctionnement social et hiérarchique en entreprise..
    C’est pas merveilleux ?
    Fini les consommations illégales et l’auto-dépréciation !
    Voici maintenant les temps heureux du suivi médicamenteux et du coaching permanent.
    Si ça ne fait pas redémarrer la croissance ça !

    • puresonic
      puresonic répond à LienRag
      Contempteur irascible
      • Posté à 14h19 le 25/08/2010
      • Internaute 55211
        Contempteur irascible

      oui, c’est clair...un petit comprimé d’extasy remboursé par la sécu matin et soir et vive la vie......comme dans un film..

      Et à 60 ans.....alzheimer...ça tombe bien c’est lâge de la retraite...
      et d’ici 30 ans ont aura bien trouvé des méthodes pour se débarasser proprement de ce problème

      • resistance citoyenne
        resistance citoyenne répond à puresonic
        conseil en gestion - vigneron
        • Posté à 04h23 le 27/08/2010
        • Internaute 120598
          conseil en gestion - vigneron

        Juste pour info, l’ectasy est prescrite contre la maladie de Parkison... et les tests réalisés montreraient plutot que les papys, mamys, vieillissement mieux sous taz.....

        on nous dit pas tout ! ! ! !

    • funnygirl
      funnygirl répond à LienRag
      travailleuse
      • Posté à 14h42 le 25/08/2010
      • Internaute 95809
        travailleuse

      Nous avons ici la seule version du médecin prêt à tout pour vendre ses traitements miracles à la mode. (entretien motivationnel, TTC etc)
      Ca reste à « évaluer » (pour parler dans les termes qu’ils adorent ces coachs) sur le long terme. Ce médecin peut raconter ce qu’il veut bien croire ou faire croire, la fin de l’histoire s’apparente à du comte de fée.
      A quand, la version des consommateur ?

      • Lictor
        Lictor répond à funnygirl
        informaticien
        • Posté à 17h32 le 25/08/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        Pour les TCC, ça fait déjà un moment qu’on les évalue cliniquement, tout comme les autres approches officielles d’ailleurs...
        On sait déjà qu’elles marchent bien pour tout ce qui est phobies ou dépendances. En tout cas, mieux que les autres approches qui vont parfois juste à ignorer complètement le problème pour n’en voir qu’un symptôme (en attendant, le symptôme tue, comme dans le cas des drogues ou de l’anorexie)...

        Le conte de fée n’est là que pour les gens qui croient que le patient se contente d’écouter parler le thérapeute au lieu de travailler et de se mettre en danger pour changer...

         
        • LienRag
          LienRag répond à Lictor
          • Posté à 10h41 le 26/08/2010
          • Internaute 34767

          Vous avez tout à fait raison, et Nicolas Sarkozy l’a d’ailleurs bien dit : quel con, ce Socrate avec son « connais-toi toi-même ! » !

          • Lictor
            Lictor répond à LienRag
            informaticien
            • Posté à 11h37 le 26/08/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            Les TCC sont un très bon moyen de se connaitre soi-même : comprendre comment on fonctionne, ça fait partie de la connaissance de soi ! Apprendre à raisonner autrement, c’est également un outil d’exploration de soi.

            La psychanalyse permet aussi de se connaitre soi-même, mais à mon avis avec trop d’artefacts, un gros risque de faux souvenirs (ce qui est récherché puisque c’est le principal outil thérapeutique) et un décalage dans le temps. Les TCC (et les autres approches, type hypnose, Gestalt, thérapies familiales...) permettent plus de se découvrir tel qu’on est ici et aujourd’hui, au lieu d’aller fouiller incessamment dans un passé révolu.

            Après, la distinction est fine. La plupart des psychanalystes ne font pas que de la psychanalyse, beaucoup sont aussi des psychiatres avec une formation qui dépasse heureusement le strict cadre de la psychanalyse.

        • lambertine
          lambertine répond à Lictor
          Nulle part... ou ailleurs
          • Posté à 20h23 le 26/08/2010
          • Internaute 91509
            Nulle part... ou ailleurs

          Malgré tout, faut pas être naïf.
          Le symptôme tue peut-être et doit être combattu mais si le terrain n’est pas soigné, le symptôme sera vite remplacé par un autre. Et si l’anorexique se remet à manger pour se jeter sous le métro, ou si l’héroïnomane se plonge dans la casinomania (avant de se jeter lui aussi...), on n’est pas plus avancé.
          Et les résultats positifs des thérapies comportementales n’est pas terrible quand on prend comme « population de base » les personnes qui entament la cure et non celles qui en sortent. Je parle d’expérience. Nous avions, un de mes cocuristes et moi, un tableau sur lequel nous inscrivions les « exclusions » et les « abandons ». C’était édifiant (et atroce, quand on sait ce qui attendait les « exclus » au dehors).

          • Lictor
            Lictor répond à lambertine
            informaticien
            • Posté à 11h55 le 27/08/2010
            • Internaute 68450
              informaticien

            Il ne faut pas non plus être naïf : aucun psy ne pratique une approche TCC pure. La plupart mélange les approches : TCC, hypnose, EMDR, Gestalt, thérapie analytique...
            Par exemple, sur le traitement de l’obésité, les TCC sont surtout utilisé sur la partie purement alimentaire et en partie sur l’estime de soi. Pour la gestion des émotions, les psys vont plutôt mélanger les approches. Pour la gestion des proches, ils vont basculer sur des approches spécifiques.
            Dans beaucoup de contexte, les TCC sont surtout une approche d’attaque : elles permettent de gérer l’urgence et d’apporter un mieux être immédiat (mais temporaire). Tout comme les médicaments d’ailleurs. Après, on peut travailler dans de bonnes conditions.
            Autrement, effectivement, on déplace le symptôme. Ce qui arrive souvent aussi en psychanalyse d’ailleurs : le malade qui venait pour un mal être diffus va développer des crises d’angoisses ou des manifestations psychosomatiques. Après, déplacer le symptôme n’est pas toujours un mal, tant que le nouveau symptôme est moins grave que l’ancien...

            Le dogmatisme vient surtout de l’approche psychanalytique, qui elle, est souvent exclusive (et d’ailleurs pratiqué par des non-psychiatres). Et du coup, sur certaines maladies, c’est extrêmement contre-productif ou très lent.

        4 autres commentaires
    • Lictor
      Lictor répond à LienRag
      informaticien
      • Posté à 17h29 le 25/08/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      C’est sur, l’approche psychanalytique pour lui inventer des souvenirs d’enfance expliquant tout ça et le déclarer « guéri » post mortem dans 15 ans (3 consultations par semaine, payées en liquide), c’est vachement plus honnête...

      Pour ce qui est de faire redémarrer la croissance, les approches TCC ne sont pas très rentables ! Le client ne voit assister qu’à quelques dizaines de séances, contre plusieurs centaines voire milliers en psychanalyse. Bon, il est vrai qu’avec le paiement en liquide, une partie va échapper à l’impôt, mais tout de même, avec un tel ratio, il y en a nécessairement qui rentre dans les poches de l’Etat !

      Quant à ce qui est de ne pas se poser de question, la psychanalyse fait également ça très bien ! Je connais des types qui en sont à leur trentième année de thérapie, ils se posent très peu de questions, ne ressentent plus grand chose non plus... Ah, si, ils lisent plein de livres, et ils construisent leurs réactions émotionnelles en fonction de ce qu’ils pensent que leur thérapeute ou auteurs pensent.

      Pour ce qui est du travail et de la production, il est déjà fonctionnel bien que drogué. Donc, pas vraiment de changement de ce côté là. A la limite, il est productif avec la psychanalyse, qui le maintiendra dans sa dépendance plus longtemps, donc dans un état dopé qui finalement est assez avantageux pour l’employeur...

  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 13h35 le 25/08/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    Si à 7 ans il a eu sa première cuite, alors daniel est une victime de sa famille premièrement et du système deuxièmement. Il faut vraiment un traitement personnalisé et intensément suivi, après tout ce temps, pour le ramener à une vie normale. J’entends par vie normale ; une vie sans dépendance à la drogue ou à l’alcool. J’espère que le fait d’avoir publier son cas à Rue 89 l’aiderait à trouver ce qu’il lui faut pour se rétablir.

    • Blinky
      Blinky répond à rrrobotom
      Devious tipiak
      • Posté à 15h00 le 25/08/2010
      • Internaute 83426
        Devious tipiak

      Ma parole, vous êtes incapable de lire l’article jusqu’à la fin ? Y’a des mots trop compliqués pour vous ? o_0

      « Aujourd’hui, un an après son séjour à l’hôpital, il est toujours abstinent et continue de venir en consultation une fois par mois. Son répertoire social (nouvelles fréquentations, travail, hobbies) et sa vie en général ont complètement changé. Il a progressé dans son travail et vit pleinement sa paternité. »

      Quand à dire qu’il est victime de sa famille alors qu’il a piqué une bouteille de pif sur la table de ses parents à 7 ans, c’est franchement gonflé.

      • rrrobotom
        rrrobotom répond à Blinky
        Sea lover
        • Posté à 19h59 le 25/08/2010
        • Internaute 70782
          Sea lover

        Quand vous écrivez vous pensez à la valeur de votre article, quand j’ai écris ma contribution c’est pour voir Daniel devenir carrément indépendant de cette merde qu’est la cocaïne. Et pour moi il n’est toujours pas libéré. Il ne le sera que lorsqu’il exprimera son dégoût envers ce venin. Quant au vin, si tu laisses une bouteille traîner sur la table et que ton fils vienne la prendre pour en boire assez pour une cuite, tu penses que tu n’y es pour rien ?

    • lambertine
      lambertine répond à rrrobotom
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 20h29 le 26/08/2010
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Oui... enfin... euh...

      Mes gamins ont eu leur première cuite aux environs de cet âge (deux ans de plus pour l’un, deux ans de moins pour l’autre) en confondant une bouteille de « Malibu » avec une bouteille de sirop de fruits exotiques... Et je n’étais pas alcoolo à l’époque. Il faisait chaud, ils se sont servis, ils ont bu, et c’est tout. Et, à vingt ans (en moyenne) ils vont très bien.

  • Nislheim
    • Posté à 13h47 le 25/08/2010
    • Internaute 91774

    Comme dit Bill Maher « Je ne comprend pas la cocaïne, si tu as envie d’être stressé et énervé, fait comme tout le monde, va au boulot ».

    Sur un ton plus sérieux, la prise de drogue est souvent une réponse à un profond mal être, et je trouve que cet aspect n’est pas assez abordé dans l’article... qui m’apparait comme un teaser pas trop mal du livre en question. Pas trop mal, dans le sens où j’ai bien envie de lire le livre.

    • Sophie Caillat
      Sophie Caillat répond à Nislheim
      Journaliste Rue89
      • Posté à 15h07 le 25/08/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Réponse à un mal-être ou plutôt recherche de mieux-être et quand on retrouve le mieux-être on doit pouvoir s’en passer.... sauf à avoir plongé trop profond.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Sophie Caillat
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 16h39 le 25/08/2010
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        le mieux-être, oui , mais dans le vivre-ensemble, sinon ça ne marche pas..

    • Athos10
      Athos10 répond à Nislheim
      • Posté à 10h25 le 27/08/2010
      • Internaute 8316

      « Comme dit Bill Maher “Je ne comprend pas la cocaïne, si tu as envie d’être stressé et énervé, fait comme tout le monde, va au boulot”. »

      J’ai personnellement connu des situations ou c’est précisément pour tenir au boulot que certains en son venu à la cocaïne.

      Allez donc faire un tour chez les trader et les start-up. Pour ne citer que ça.....

      @+

      • Nislheim
        Nislheim répond à Athos10
        • Posté à 12h00 le 27/08/2010
        • Internaute 91774

        Je sais, je sais... Je connais des cocaïnomanes, et j’aime bien leur sortir cette phrase pour les taquiner... Ce n’est que la réplique méprisante d’un fumeur de joint face au consommateur d’excitant, elle n’est basé que sur une une vision partielle de la réalité.

        Et plus proche de moi, suffit de voir ceux qui prenne de la coke sur un tournage.

         
        • Athos10
          Athos10 répond à Nislheim
          • Posté à 09h05 le 28/08/2010
          • Internaute 8316

          En tout cas, bien triste société que celle qui pousse ses individu à chercher support et bonheur dans des substances addictives et nuisible à l’individu lui même...

          Pour ma part, c’est philosophie, amour et sport. Ca marche bien aussi. Mais, malgré tout, d’une enfance frappé du sceau de la pauvreté, reste une addiction à la cigarette, que je haie autan que je m’y accroche... Au moins cette substance ne dénature que très peu mon libre arbitre. Ce n’est malheureusement pas le cas de l’alcool, la cocaïne, le cannabis, et des milliers de tonnes de béquilles chimique prescrites sur ordonnance.

          @++

          • Nislheim
            Nislheim répond à Athos10
            • Posté à 11h08 le 28/08/2010
            • Internaute 91774

            Je ne peux vous laisser dire ça... L’homme se drogue depuis la nuit des temps, tout comme les animaux. On ne peut pas donner de point de vue morale sur la prise de drogue et la toxicomanie car ce sont des sujets qui touchent autant à l’intimité, qu’à la spiritualité, ainsi qu’à des questions de société.

            Quand à l’altération du libre arbitre... ; même dans certains états lamentables, cela ne m’est jamais arrivé.

            • Athos10
              Athos10 répond à Nislheim
              • Posté à 09h37 le 30/08/2010
              • Internaute 8316

              Bonjour,

              Nous pourrions débattre des heures, mais sur un forum et par écrit c’est difficile. Je veux juste que vous sachiez que ma position est sans aucun rapport à la morale.

              Quand je parle de libre arbitre, je ne parle pas de cette pauvre fille qui va lamentablement se faire abusée sous GHB. Je parle plus de l’altération cognitive lente et inéluctable à plus ou moins long termes provoquer par la quasi totalité des drogues, cannabis en têtes. Je porte un regard chimico-anatomique sur la consommation de substance addictive psychotrope.

              Quand je parle de tristesse, je parle bien de la société et pas des individus. Que d’aucun, comme vous, « choisissent » et « intègrent » la consomation de drogues à leur vie. C’est votre choix, je le respecte, car après tout on est pas obligé d’avoir envie d’une vie longue.

              Je dis que c’est triste lorsque (et c’est la plupart des cas que j’ai vu) cette consommation est une forme de fuite du quotidien. Et cette remarque vaux aussi bien pour le littre de spiritueux à 30° descendu en moins de 20 minutes à 2 par deux ados (avec ou sans joint) que pour les médocs pris pour « tenir le coup » des mamans esseulées par la vie que pour les gouttes pour dormir de mamie. Encore que dans le cas de mamie, son cerveau n’étant plus destinée à lui servir 60 ans, c’est moins grave.

        3 autres commentaires
    • spartak
      spartak répond à Nislheim
      (comité libertaire lyophilisé)
      • Posté à 11h26 le 28/08/2010
      • Internaute 84113
        (comité libertaire lyophilisé)

      Je ne fais pas l’apologie de ce produit, je n’en ai même jamais pris (oui, ne cherchez plus, c’est moi le mec qui n’a jamais essayé !), mais je dois objectivement faire remarquer que la contribution de la cocaïne au rock n’ roll est essentielle, et j’aime le rock. Il faut toujours faire la part des choses.

      • Numerosix
        Numerosix répond à spartak
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 11h37 le 28/08/2010
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)
         
        • spartak
          spartak répond à Numerosix
          (comité libertaire lyophilisé)
          • Posté à 11h45 le 28/08/2010
          • Internaute 84113
            (comité libertaire lyophilisé)

          On est bien d’accord : comment voulez-vous arriver à ça en sirotant de la Heineken ? C’est comme le Tourmalet à la vitamine C seule, ou les colloques universitaires sans café...
          Le jour où des contrôles antidopages seront pratiqués backstage, le rock sera mort.

        1 autres commentaires
  • rumpus
    rumpus
    friend/unfriend
    • Posté à 13h52 le 25/08/2010
    • Internaute 96441
      friend/unfriend
  • Vicfer-
    Vicfer-
    apiculteur, champion de vélo (...)
    • Posté à 14h02 le 25/08/2010
    • Internaute 101994
      apiculteur, champion de vélo (...)

    Quand on pense aux gens qui rêveraient d’avoir un peu de sous pour vivre comme des êtres humains, je ne comprends pas qu’on puisse s’émouvoir de ces maux de bourgeois de pays riches.

    • Pilobolus
      Pilobolus répond à Vicfer-
      Croudutul
      • Posté à 14h17 le 25/08/2010
      • Internaute 44424
        Croudutul

      Pffff, le junkie de la France d’en bas cherche toujours une ptite pièce pour son caillou de crack, sa 8.6...

      • Vicfer-
        Vicfer- répond à Pilobolus
        apiculteur, champion de vélo (...)
        • Posté à 14h26 le 25/08/2010
        • Internaute 101994
          apiculteur, champion de vélo (...)

        Oui et sa place d’assisté dans un pays riche en fait un bourgeois à l’échelle du monde.
        INTER...MITTENT... RETOURNE DANS TON PAYS !

         
        • Titonèpalà
          Titonèpalà répond à Vicfer-
          Titolélàba
          • Posté à 15h58 le 25/08/2010
          • Internaute 96315
            Titolélàba

          C’est vrai que ce con de clodo qui vient de crever aux halles ne connaissait pas sa chance !

          Et quelle honte pour eux de se plaindre alors qu’ils sont pauvres dans un pays riches... hein le tox pourquoi tu te plainds ? T’es pêté de thune ! Regardes bettancourt elle est pêtée de thune...ALORS TOI AUSSI ! ! !

          Enc...lés de pôvres riches des pays riches.

          Va crever en afrique tu verras comme la faim et la mort y sont bien plus intense ! ! ! ...

          Eh ! Vous en avez pas de plus grosses débilités à proférer ?

          Non... ça doit être ironique. Surement...

        • Loustic in NYC
          Loustic in NYC répond à Vicfer-
          (Nounours)
          • Posté à 16h10 le 25/08/2010
          • Internaute 110923
            (Nounours)

          Pffff, y en a marre de ces pauvres commentaires gaucho/demago a 2 balles.

          Je pense qu’il est tjrs utile de rapeller les dangers de la coke, parce que ta fille/ton fils/ton neveu/ton voisin il a plus de chance de se trouver confronter a ce produit qu’a autre chose genre crack ou autre.

          Parce que l’on va lui dire que de taper de temps en temps, c’est cool, c’est fun, mais c’est bien de faire comprendre que la ligne entre le fun et le glauque est jamais loin...

          2G de CC par jour, mon dieu quelle horeur...

          • kebra
            kebra répond à Loustic in NYC
            Bisounours killa
            • Posté à 02h22 le 28/08/2010
            • Internaute 8550
              Bisounours killa

            « 2G de CC par jour, mon dieu quelle horeur... »

            Je suis bien d’accord. Il faut au moins 10g pour que l’expérience deviennent amusante. Sinon c’est frustrant ou très court. Et Dieu est d’accord avec moi,c’est certain.

            • Numerosix
              Numerosix répond à kebra
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 10h07 le 28/08/2010
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              ..et le Diable oui, aussi , probablement ..

              C’est vrai n’empêche, t’as raison, je suis d’accord : 0, 025 g par heure pendant 10 ans , ça doit être vraiment usant..

              • kebra
                kebra répond à Numerosix
                Bisounours killa
                • Posté à 10h58 le 28/08/2010
                • Internaute 8550
                  Bisounours killa

                Vachement crispant, t’es jamais vraiment foncedave mais tu vides ton compte et tu niques ton nez quand même, c’est naze.

                • Numerosix
                  Numerosix répond à kebra
                  Prisonnier dans le village (...)
                  • Posté à 11h01 le 28/08/2010
                  • Internaute 14499
                    Prisonnier dans le village (...)

                  Et en plus, au lieu de rigoler, tu bosses comme un malade ! ! ? ?

                  • kebra
                    kebra répond à Numerosix
                    Bisounours killa
                    • Posté à 11h10 le 28/08/2010
                    • Internaute 8550
                      Bisounours killa

                    C’est effectivement du dopage et pas du droguage. D’où la tolérance forte pour la coke dans certains secteurs ultra-compétitif comme les traders.

        7 autres commentaires
    • lambertine
      lambertine répond à Vicfer-
      Nulle part... ou ailleurs
      • Posté à 17h36 le 25/08/2010
      • Internaute 91509
        Nulle part... ou ailleurs

      Oui, tiens, c’est sûr. Dans les pays pauvres, on ne se drogue pas...

      Qu’est-ce qu’il ne faut pas lire !

  • puresonic
    puresonic
    Contempteur irascible
    • Posté à 14h11 le 25/08/2010
    • Internaute 55211
      Contempteur irascible

    et il prend quoi comme médocs à la place ? ? ? ?

    Parce que arrêter la dope et l’alcool en trois semaines tout en continuant un travail stressant j’y crois pas.

    On lui aura simplement remplacé son addiction par des petits bonbons qui
    font voir la vie en rose....

    • Sophie Caillat
      Sophie Caillat répond à puresonic
      Journaliste Rue89
      • Posté à 15h05 le 25/08/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Il n’arrête pas en trois semaines, il passe trois semaines de sevrage et ensuite il met un an à se libérer totalement, avec une consultation psy et des médicaments qui rendent moins pénibles le manque.

      • puresonic
        puresonic répond à Sophie Caillat
        Contempteur irascible
        • Posté à 19h06 le 25/08/2010
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        oui...j’avais bien compris....
        Reste à savoir si l’arrêt médicaments intervient à l’issue de ces 12 mois. J’en doute...et j’espère que cette personne y parviendra car il me semble que les labo pharmaceutiques jouent un peu aux apprentis sorciers avec la chimie du cerveau et ,en tous cas, ces produits devraient être utilisés trés ponctuellement et non comme une prescritpion à vie

      • kebra
        kebra répond à Sophie Caillat
        Bisounours killa
        • Posté à 02h26 le 28/08/2010
        • Internaute 8550
          Bisounours killa

        « ensuite il met un an à se libérer totalement » Affirmation très abusive tant du point de vue de l’observation empirique que des études scientifiques sur les mécanismes de dépendance. C’est un délai bien trop court pour être aussi péremptoire.

        Et vous venez d’écrire un livre sur le sujet. Il va falloir me payer pour que je le lise. Le pire est que cela risque d’arriver...

    • marc_r89
      marc_r89 répond à puresonic
      citoyen
      • Posté à 23h15 le 25/08/2010
      • Internaute 121487
        citoyen

      [supprimé par moi même, car doublon d’autres réponses similaires que je n’avais pas vues]

    • Foster
      Foster répond à puresonic
       ?
      • Posté à 13h03 le 26/08/2010
      • Internaute 69593
         ?

      Bonne question.
      Un neuroleptique cher (remboursé) est très à la mode pour permettre le sevrage des drogues illégales. Encore faut-il pouvoir le supporter parce que c’est une drôle de bombe.
      Le traitement propose donc dans un premier temps de se droguer au frais de la Sécu sachant que le sevrage des médicaments pose aussi de gros problèmes.

      Tout cela sans remettre en question la nature du stress qu’un individu subit dans sa vie quotidienne, comme si tout était rose et acceptable dans notre monde à condition qu’on soit sages et bienveillants (sous camisole chimique et en psychothérapie).

      • puresonic
        puresonic répond à Foster
        Contempteur irascible
        • Posté à 14h42 le 26/08/2010
        • Internaute 55211
          Contempteur irascible

        eh oui....l’idéal étant de prendre un congé total d’un an ou 2 voir plus afin
        de se reconstruire sainement sans addictions.
        évidemment, il faut s’en donner les moyens et , dans le cas de vie en couple, avoir un (e) partenaire possédant de vraies valeurs humaines et une vision à long terme..
         » »« Oui mon amour. on vend l’appartement et on va planter des tomates dans le Larzac ou en Bretagne.....comment ? ? tu divorces ? ? ? ? » »

  • Sybylle
    Sybylle
    Autodidacte multilingue
    • Posté à 14h11 le 25/08/2010
    • Internaute 117442
      Autodidacte multilingue

    Quand je vois le nombre de mes connaissances qui, particulièrement dans les métiers « pénibles », comme le BTP, consomment au minimum de manière hebdomadaire pour supporter la cadence et la pénibilité du travail, je pense qu’il serait temps de légaliser le produit afin de remplacer la caféine, fort peu efficace !

    Mais bon, ça ferait baisser les prix, et ça c’est pas bon pour le commerce.
    En attendant les millions claqués chaque année pour en acheter partent dans la nature, alors qu’ils seraient bien utiles à l’Etat...

    Enfin...Encore faudrait-il avoir le choix de mourir en France ! Et vu le résultat suite au débat sur l’euthanasie, c’est pas gagné !

    • Sophie Caillat
      Sophie Caillat répond à Sybylle
      Journaliste Rue89
      • Posté à 15h04 le 25/08/2010
        rédacteur
      • Journaliste 50753
        Journaliste

      Vos amis consomment de la cocaïne pour supporter leur métier pénible ? A la place du café ? Racontez nous comment ils gèrent leur vie avec ....

      • Tropicaleyes
        Tropicaleyes répond à Sophie Caillat
        Jean-Christophe, En Slim, (...)
        • Posté à 16h13 le 25/08/2010
        • Internaute 95001
          Jean-Christophe, En Slim, (...)

        Et dans le monde des médias et du journalisme, racontez-nous ?

         
        • Numerosix
          Numerosix répond à Tropicaleyes
          Prisonnier dans le village (...)
          • Posté à 16h38 le 25/08/2010
          • Internaute 14499
            Prisonnier dans le village (...)

          Oh , ce n’est plus ce que ça a été vous savez, mon pauvre .
          Ils sont au Coca Zéro et à la Badoit le midi. .
          D’ailleurs ont voit bien que les journaux sont beaucoup plus conformistes et ennuyeux qu’avant . C’est bien la preuve..

          • Hulk
            Hulk répond à Numerosix
            Gros con de droite
            • Posté à 17h06 le 25/08/2010
            • Internaute 108405
              Gros con de droite

            Et ils mangent des salades et des crudités !

            • Numerosix
              Numerosix répond à Hulk
              Prisonnier dans le village (...)
              • Posté à 17h12 le 25/08/2010
              • Internaute 14499
                Prisonnier dans le village (...)

              Mais parfois ils craquent : ils prennent quand même un petit café gourmand..

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