21/08/2010 à 19h44

Sécurité : Montebourg veut un « pacte de tranquillité publique »

Pascal Riché | Redchef Rue89

Primaires socialistes, questions sécuritaires, projet PS-Verts : entretien avec le député socialiste Arnaud Montebourg.


Le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, président du conseil général, a choisi de placer sa traditionnelle Journée de la rose, dimanche à Frangy-en-Bresse, sous le double signe de l'ouverture vers les autres gauches (approche des primaires oblige) et de la sécurité.

La guest-star de cette journée doit être Jean-Pierre Chevènement, qui a longtemps incarné la gauche sécuritaire, anti-atlantiste, industrialiste. Le sillage idéologique dans lequel Montebourg s'inscrit désormais. Interview.

Vous avez invité Jean-Pierre Chevènement, et la moitié de votre discours portera sur les questions de sécurité... C'est un positionnement ?

Je crois dangereux d'esquiver ces questions. Cela nous a coûté trop cher en 2002 et en 2007, et cela a contribué à désunir le PS. La sécurité est une des questions encore irrésolues de la gauche, et sur laquelle nous devons absolument élaborer des réponses en rapport avec nos valeurs.

Revendiquez-vous l'héritage de ce qu'on appelle la « gauche sécuritaire » ?

Tant l'angélisme de la gauche que l'ultrarépressif de la droite ont échoué. Il faut trouver un équilibre entre la tradition politique de la gauche, qui considère le respect des libertés comme un point fondamental, et les réponses concrètes qu'attendent les populations exposées aux violences. Des violences dont Nicolas Sarkozy n'a pas été capable d'enrayer la montée.

La police de proximité a été une tentative de synthèse entre ces deux exigences, en favorisant une meilleure insertion de la police dans la population, une amélioration du « vivre ensemble »... Elle a eu des résultats en termes de recul des incivilités, mais elle a été supprimée par le pouvoir actuel. On ne lui a pas laissé le temps de s'installer.

Chevènement avait vu cela, l'un des premiers. Il avait vu juste, comme il a vu juste sur d'autres questions : les expéditions militaires américaines, le traité constitutionnel européen... Son expérience sera utile dans la construction du projet pour 2012.

Vous travaillez sur un « livre d'idées » et vous dites que les candidats actuels aux primaires « ne vous conviennent pas ». Il y a de bonnes chances pour que vous soyez vous aussi candidat ?

Ce n'est pas d'actualité. Pour l'instant, le PS doit bâtir un projet, montrer qu'il est capable de bâtir une alternative durable, une transformation de l'économie et de la société. Ce qui m'intéresse, c'est la façon dont on va construire ce modèle différent, puis de faire émerger un candidat en position de battre Sarkozy en s'appuyant sur cette offre politique renouvelée. Pour cela, la gauche doit changer.

Aubry peut-elle porter ce changement ?

Il le faudrait, mais je demande à voir. Pour l'instant tout est flou, rien n'est déterminé. On verra quand le projet du parti aura été accouché. Les réponses sont encore trop partielles, trop incomplètes. Mais pour avancer, il ne faut pas avoir peur d'affronter tous les problèmes.

Qui peut incarner la rénovation ?

J'en suis un des avant-gardistes... Quand le parti sera en ordre de marche, qu'il n'y aura plus de cumul des mandats avec celui de parlementaire, de nouveaux visages apparaîtront. Ce parti va changer : des millions de Français vont être appelés à choisir avec nous notre candidat, ils vont se mêler eux aussi de reconstruire la France et vont contribuer à transformer le PS, pour en faire un parti plus vivant, moins coupé de la population.

Sur la sécurité, que proposez vous concrètement ?

Je propose une mobilisation de tous. Un « pacte de tranquillité publique », préparé avec les syndicats de policiers, les représentants des gendarmes, les élus locaux... Il faut d'abord évaluer ensemble l'usage que l'on fait des forces publiques.

Pourquoi y a-t-il des endroits où il n'y a plus de lois ? Pourquoi y a-t-il un policier pour 172 habitants à Paris et seulement 1 pour 418 à Aubervilliers ? Pourquoi a-t-on supprimé 9131 postes de policiers depuis 2007 ?

Il faut aussi s'interroger sur l'efficacité des méthodes. La vidéosurveillance par exemple : on remplace des hommes par des caméras, mais une caméra n'a jamais empêché de commettre un crime.

Enfin, il faut remobiliser les habitants eux-mêmes pour qu'ils participent à l'identification des problèmes et des solutions, qu'ils soient partie prenante du service public du respect de la loi. A Chicago, la police a mis en place des « community policies » : tous les mois, elle rencontre les habitants pour discuter des problèmes, des objectifs, des moyens...

Cette reconquête de la tranquillité suppose évidemment des moyens. C'est ainsi que l'on sera efficace. Pas en utilisant la carte de la sécurité pour capter les voix du FN. Malgré une trentaine de lois, le bilan de Sarkozy est désastreux, le taux de progression des violences sur les personnes atteint un record en Europe. On a compté en 2009 75 000 cas de plus qu'en 2004 !

J'ai l'impression d'entendre le Chevènement des années 90.

Ah bon ? Incroyable [ironique] !

Vous parliez de plusieurs questions irrésolues, quelles sont les autres ?

L'autre grande question est celle de l'économie productive : quelle création de richesse, quelle croissance, comment créer les revenus de demain ? On ne peut se résigner à décréter que l'économie est incapable de rebondir. Les Asiatiques n'ont pas ce problème, eux !

Il faut recréer de la richesse, lutter contre la perte de savoir-faire. Nous avons perdu dans cette crise 250 000 emplois industriels, c'est gigantesque. Au PS, on parle des impôts, de la répartition de la richesse (un peu), de certains thèmes écologiques... mais pas du chemin du renouveau productif, ou pas encore.

Ceux qui, chez Europe Ecologie, appellent à se préparer à la « décroissance » font donc fausse route ?

La décroissance n'est pas majoritaire chez les Verts. Et franchement, moi, je ne sais pas comment on fait sans croissance. Je suis en accord avec la mutation écologique de l'économie que prônent les Verts. Il y a des secteurs qui ont besoin de croître, et d'autre de décroître. Mais nous avons besoin de croissance, ne serait-ce que pour payer nos dettes et créer des emplois. Il faut donc trouver une synthèse rose-verte sur ces questions. Pour l'instant, le sujet n'est pas mûr.

Vous avez invité Cécile Duflot, qui n'est pas venue...

J'ai aussi invité Eva Joly. Tous les ans, j'invite dix personnes, certains peuvent venir et d'autres non. Je ne pense pas qu'elles aient décliné pour des raisons politiques. On se parle. Il le faut, d'ailleurs, c'est une année d'ouverture. En vue des primaires, il faut qu'on se prépare à travailler ensemble pour élaborer un projet pour la France.

Vous avez annoncé que vous ne resterez pas député, préférant votre mandat au conseil général de Saône-et-Loire que vous présidez depuis deux ans. Ne craignez-vous pas un effacement de la vie nationale ?

Le Parlement est particulièrement bridé, il a perdu sa puissance d'expression, surtout depuis la réforme constitutionnelle de Sarkozy. Les débats parlementaires ressemblent au rituel de la messe en latin : tout est réglé, dans un jeu de rôle complet et fermé. Je préfère cent fois l'action politique locale, la transformation concrète de la vie des gens. C'est un choix personnel. Alors un effacement ? L'Histoire le dira.

Mis à jour le 21/08/2010 à 20h55 : correction sur les chiffres malencontreusement inversés des policiers à Paris et Aubervilliers.

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  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 19h50 le 21/08/2010

    Je ne suis pas vraiment chevènemento-montebourgeois, mais j'adhère à sa vision des solutions à essayer contre l'insécurité.

    Pas mal, son analyse de la perte d'efficacité du Parlement.

  • Asse42-
    • Posté à 19h58 le 21/08/2010

    Ce pacte sur la sécurité sent bien la démocratie participative cher à Ségolène Royal. Celle que le PS a tenté de diaboliser comme étant de droite alors qu'elle s'attaquait franchement aux problèmes de sécurité avec le concours de ...Chevénement d'ailleurs. Comme quoi le PS a raté le coche en 2007 en voulant jouer le coup d'après et en livrant la France à Sarkozy. Les réponses on les a déjà sur la sécurité dans le pacte présidentiel.

    Mais j'avoue que j'aime bien l'idée Eva Joly pour EE même si il faudra montrer concrètement sur le terrain ce qu'elle vaut. Car l'emballement médiatique parisien ne suffira pas à convaincre. En tout cas ces deux femmes sont dans l'actualité et le seront aussi pour 2012 j'en prends ici le pari :
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  • désinscrit-
    • Posté à 20h01 le 21/08/2010
    • Internaute

    Qui peut incarner la rénovation ?
    J'en suis un des avant-gardistes… Quand le parti sera en ordre de marche,...

    ça a le mérite d'être clair ! ! ...

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 20h12 le 21/08/2010
    • Internaute
      délinquante avérée

    comment veut-il faire du neuf avec du vieux, par exemple Chevènement ? je ne parle pas de son âge mais de son passage au gouvernement, quand il n'a pas changé les lois Pasqua ? juste un peu réaménagées ? Ca me reste encore en travers de la gorge.

    Si Montebourg veut faire du neuf, qu'il fasse du vraiment neuf ... on attend toujours ...

  • thierry reboud
    • Posté à 20h24 le 21/08/2010
    • Internaute

    Décidément, il y a quelque chose qui me surprend durablement : on dirait que l'angélisme de la gauche sur les questions de sécurité est devenu un axiome, y compris chez les socialistes. Or, à ma connaissance, dans les faits du moins, il n'y a jamais eu d'angélisme (demandez donc à Chevènement, Vaillant ou Quilès). Il y a peut-être eu un discours angélique, mais il n'a jamais été unanime, ne serait-ce qu'au PS.

    Si un discours sécuritaire de gauche, c'est donner des coups de menton de gauche... bof. En revanche, considérer que la sécurité publique (y compris son volet répressif) sera d'autant mieux assurée que la sécurité économique et sociale le sera également, on peut discuter, à condition de mettre les budgets qui vont avec, tant à l'Intérieur qu'à la Justice.

    C'est d'ailleurs là que Montebourg me surprend défavorablement : pourquoi donc ne fait-il pas l'articulation, qui me semble pourtant évidente en termes de programme, entre sécurité et économie productive ?

    Taper sur le désastreux bilan de Sarkozy en matière de délinquance et de criminalité, très bien : piétinons cette idée reçue qui prétend que la droite saurait faire de la sécurité comme par nature. Mais proposons autre chose. Ce que donne à voir Montebourg n'est qu'une ébauche, pour le moment au moins.

    Pour le volet économique, très bien, belle déclaration d'intentions. Mais alors, cela signifie-t-il qu'il appelle le PS à dépasser le dogme (voire le mythe) de l'efficacité néolibérale ? Parce que si ce n'est pas le cas, je ne vois pas bien ce que le PS pourra proposer de neuf. Mais alors pourquoi semble-t-il se cantonner à une alliance rose-vert en laissant de côté le rouge du Front de Gauche ?

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 20h53 le 21/08/2010
    • Internaute
      non connue

    Si vraiment il manque de « maturité » sur le sujet, je propose à AM de consulter les chiffres sur les moyens donnés à la Justice.

    De comparer le budget avec le reste de l'Europe...

    La France est avec la Finlande l'un des pays qui consacre la plus faible part de son budget à la justice. Elle se situe au 35e rang européen, allouant 0,19% de son PIB à la justice, si l'on se réfère aux budgets 2006, selon le rapport de la Commission européenne pour l'efficacité de la justice (Cepej), rendu public, mercredi 8 octobre.Ce rapport compare 43 pays du Conseil de l'Europe sur les 45 qui ont fourni des résultats. (source Le Monde)

    [...]Derrière l'Arménie, la Moldavie ou la Roumanie.
    Elle est au 35e rang pour le nombre de juges par habitant et au 39e rang pour les effectifs de personnels de justice.
    Avec 1,2 tribunal pour 100 000 habitants, la France reste dans le bas du tableau, derrière la Turquie, l'Espagne ou le Portugal, mais devant le Royaume-Uni.
    source Lien

    Le problème n'est pas de mettre des délinquants en prison, mais de faire ressortir des gens socialisés. Et ça ne se fait pas d'un coup de menton.

  • Gibert Because-Youno
    • Posté à 21h06 le 21/08/2010

    Sans compter qu'il reprend à son compte l'horrible terme de « tranquillité », avancé par Estrosi.

    Qu'est-ce que c'est que cette notion de tranquillité - qui sous-entend toujours le bon vieux clivage entre les « honnêtes gens » et les « crapules » (ceux qui nuisent à la tranquillité).

    Qui veut vivre dans un pays « tranquille » ? (c'est à dire, en gros, un pays mort...)

    Pas moi.

    La tranquillité, c'est quand on met un gros couvercle répressif sur la violence de chacun, et qu'on attend que ça explose.

  • Elcondorpasa
    Elcondorpasa
    irresponsable
    • Posté à 21h11 le 21/08/2010
    • Internaute
      irresponsable

    La police de proximité dans les quartiers sensible ; ok.
    Mais ce ne sont que des gardiens de prison. La seul solution durable, c'est l'emploi.
    Au lieu d'embaucher un flic, embauchez un jeune. Qu'il puisse avoir les moyens d'avoir un logement, de fonder une famille, d'avoir des enfants.
    Les coups de matraque n'ont jamais rien résolu.

  • cactusun
    cactusun
    retraité
    • Posté à 21h18 le 21/08/2010
    • Internaute
      retraité

     » Il faut trouver un équilibre entre la tradition politique de la gauche, qui considère le respect des libertés comme un point fondamental, et les réponses concrètes qu'attendent les populations exposées aux violences. « 

    Ces propos d'Arnaud Montebourg sont un bel exemple du simplisme et du manichéisme dont ce personnage fait preuve. Ainsi, lutter contre la violence serait le pendant à la réduction des libertés. On ne pourrait donc garantir liberté individuelle et respect d'autrui ! ! !

    “Mais nous avons besoin de croissance, ne serait-ce que pour payer nos dettes et créer des emplois.”

    Pour créer des emplois, nul besoin de hausse du PIB. Le PIB inclut fortement le gaspillage que la société de consommation outrancière nous conduit à produire. Hélas, monsieur Montebourg n'a pas intégré que le terme de décroissance s'oppose linguistiquement au terme croissance alors que dans le même temps, la notion de croissance de PIB (car c'est bien de cela qu'il s'agit) n'a aucun intérêt économique et est rejetée par les décroissants.

    En d'autre termes, par décroissance, il faut penser croissance de la valeur humaine, croissance des mises en réseaux, croissance de l'emploi, croissance du respect , aussi bien, en terme de consommation qu'en termes d'échange social, et décroissance des Montebourg et autres consors.

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 21h23 le 21/08/2010
    • Internaute
      trouveur

    « Il faut recréer de la richesse, lutter contre la perte de savoir-faire. Nous avons perdu dans cette crise 250 000 emplois industriels, c'est gigantesque. Au PS, on parle des impôts, de la répartition de la richesse (un peu), de certains thèmes écologiques… mais pas du chemin du renouveau productif, ou pas encore. »
    Vous avez enfin compris, Mr Montebourg.
    Le chemin du renouveau productif...
    Vous pourriez ajouter que la droite de Mr Sarkozy, en favorisant le système financier, en ne réagissant que sur le court terme, en n'agissant pas sur l'économie réelle liée à la production, a précipité notre pays dans l'inefficacité et le chômage.
    Malheureusement, une partie importante de l'électorat du PS n'a pas les pieds sur terre. Ils n'ont aucune notion de la compétition industrielle, du métier d'ingénieur, et s'imaginent que tous les dirigeants d'entreprises sont des voyous...
    Le plein emploi est possible à condition de produire ne serait ce que 50 % de ce que nous achetons. Nous sommes totalement déficients dans les secteurs de l'électronique, des nouveaux matériaux, des appareils électriques, ...

  • fredjean
    • Posté à 21h28 le 21/08/2010

    On va bien s'amuser, voila le PS obligé d'aller combattre sur le terrain choisi par l'adversaire.

    Le jour ou Montebourg et ses « pactes de sécurité » et autres colloques avec les policiers et les gendarmes (pour lutter contre l'immigration illégale et la délinquance qui en est la conséquence ! ) seront crédibles, les poules auront des dents.

    Tout le monde sait que le PS a toléré et qu'il tolère encore cette immigration illégale, mais personne ne sait encore pourquoi.

    il faudra que Montebourg s'explique sur cet intéressant sujet. Les débats qui auront lieu en France dès la rentrée et jusqu'à l'élection présidentielle qui se jouera en grande partie là-dessus permettront sans doute d'avoir des éclaircissements.

  • Atlantis
    Atlantis
    Etudiant apolitique
    • Posté à 21h28 le 21/08/2010
    • Internaute
      Etudiant apolitique

    Enfin un qui commence à comprendre pourquoi le PS a perdu en 2002 et surtout en 2007. Ce que veulent les Français, c'est une politique qui leur garantisse (entre autre) une certaine sécurité physique. Ce que la gauche n'a jamais semblé capable de proposer face à une droite extrêmement agressive et communicatrice sur le sujet. Sans oublier que « l'angélisme de gauche » n'est pas qu'une invention de Frédéric Lefebvre, suffit de voire sur Rue 89 les excuses qu'on trouve toujours aux povregensdebanlieuesemmerdésparlesméchantsflicsraciste...

  • Xavier Denamur
    Xavier Denamur
    Restaurateur
    • Posté à 21h56 le 21/08/2010
    • Internaute
      Restaurateur

    « Quand le parti sera en ordre de marche, qu'il n'y aura plus de cumul des mandats avec celui de parlementaire, de nouveaux visages apparaîtront. Ce parti va changer »
    Que la vision de monsieur Montebourg soit entendue, la défiance des citoyens dans leurs représentants et leurs institutions ne pourra se réduire que par l'arrivée de personnes issues de la société civile prêtes à travailler pour la France en acceptant de se limiter 1 ou 2 mandats consécutifs. Citoyen-sentinelles, ayant prouvées leurs compétences et leur indépendance au travers de leur carrière professionnelle, elles seront les garantes de la transparence dans la République et permettront au peuple de France de reprendre espoir dans un projet collectif.
    Un YES WE CAN made in France est nécessaire si l'on ne veut pas subir encore cinq années supplémentaires la politique désastreuse de Nicolas Sarkozy.

  • moluda
    moluda
    ingénieur developpement web
    • Posté à 22h22 le 21/08/2010
    • Internaute
      ingénieur developpement web

    J'ai habituellement une répulsion viscérale pour Arnaud Montebourg, tant je le trouve axé sur ses petites phrases piquantes et hautaines à l'égard du président, sans jamais proposer quoi que ce soit.. De plus, je lui trouve un air bourgeois parisien particulièrement agaçant.

    Mais j'avoue que dans cet article, il m'agace moins que d'habitude, il fait preuve d'un peu de retenue, et j'aime çà ! !

    Non pas que je le vois au pouvoir, mais je souhaite un vrai débat, avec de bonnes idées des deux cotés, et depuis une quinzaine d'années, on a la droite qui propose de bonne et de mauvaise idées, et la gauche qui les critique.

    C'est comme un match de foot que votre équipe favorite remporte, on préfère tous gagner sur un 3-2, avec de belles actions, et des accolades entre adversaires, qu'un massacre à 4-0 (toujours pour votre équipe), truffé de fautes et d'anti-jeu...

  • vincentp1
    vincentp1
    chomiste
    • Posté à 00h00 le 22/08/2010
    • Internaute
      chomiste

    Que le PS aborde le thème de la sécurité sous le seule angle des policiers me sidère. Et quid des éducateurs, animateurs, de l'éducation populaire, de celle nationale, d'un projet social, de l'amélioration des conditions sociales comme solution à la baisse de la délinquance ? Le débat ne semble se cantonner à « moi j'ai mis plus de policiers que vous ». Un simple alignement sur le discours de la droite (avec la variante de proximité), et c'est cette dernière qui donne le tempo.
    L'idée de l'angélisme semble être acceptée comme un fait comme si il n'y avait pas d'autres voies entre angélisme et politique sécuritaire. N'y a t-il pas d'études, pas de professionnels sur le terrain, pas d'expériences menées... C'est une absence de débat de fond. Pas un socialiste pour monter au créneau pour défendre les associations, structures éducatives qui font un travail efficace mais dont les financements ne cessent de diminuer. Pour la police de proximité oui.
    Ce n'est plus de l'angélisme à gauche (au PS pardon), ça frise le populisme. Cher PS, parti comme ça, je vous souhaite une bonne gamelle en 2012.