Tribune 19/08/2010 à 08h15

La question difficile des droits palestiniens au Liban

Walid Salem | Dans les livres

Ce mardi, le parlement libanais a adopté une loi accordant des droits civiques de base aux réfugiés palestiniens, 60 ans après leur arrivée au Liban.

Cette loi permet aux Palestiniens d’être embauchés au sein d’une entreprise, alors qu’il leur était permis jusqu’à maintenant de travailler uniquement dans le secteur agricole ou les métiers du bâtiment. Les professions de soldat, policier, médecin ou avocat restent elles réservées aux Libanais.

Selon un responsable :

« Le Parlement a approuvé une loi levant les restrictions imposées en matière d’emploi aux réfugiés palestiniens, qui auront désormais le droit de travailler dans n’importe quel secteur ouvert aux étrangers et pourront, par ailleurs, bénéficier de prestations, dont la sécurité sociale, issues d’un fonds spécial. »

Ce responsable a préféré garder l’anonymat, un anonymat qui illustre parfaitement la délicatesse de cette question ! En quoi cette question est difficile et en quoi il n’était pas si simple que des « frères » libanais donnent autant à des « frères » palestiniens ?

Le poids des réfugiés palestiniens

Le Liban est un pays de 4millions d’habitants. Le nombre de réfugiés palestiniens recensés dernièrement par l’ONU s’élève à 373 000. Ce nombre était de 250 000 à la première vague d’exil en 1948, époque où le pays était tout juste indépendant et souverain.

Il a augmenté avec les événements politiques qu’a connus le Proche-Orient, surtout après le 17 septembre 1970, où l’armée jordanienne intervient massivement contre les fédayins sur son territoire et bombarde les camps de réfugiés et les bâtiments qui abritent les organisations palestiniennes. Au bout de dix jours de pilonnages, les camps sont rasés et les organisations palestiniennes doivent trouver refuge au Liban, en particulier l’OLP menée par Yasser Arafat.

Les Palestiniens sur le territoire libanais sont alors les plus engagés militairement et politiquement, un sommet des pays arabes allant jusqu’à leur accorder la permission d’une résistance à partir de ce petit pays.

Les derniers chiffres annoncent 2 293 000 réfugiés palestiniens vivant hors de Palestine mais étant toujours dans la région. 373 000 se trouvent au Liban, 378 000 en Syrie (20 millions d’habitants), et 1 542 000 en Jordanie (6 200 000 d’habitants).

La résolution 194 de l’ONU (11 décembre 1948) reconnaît aux réfugiés palestiniens le droit au retour sur leurs terres et le droit à l’indemnisation pour les biens qu’ils ont perdus. Israël, par le fait même de son admission à l’ONU, a implicitement accepté les termes de cette résolution sans jamais passer aux faits.

Le droit au retour

Depuis cette résolution, le problème du « droit au retour » des réfugiés palestiniens a été soulevé plusieurs fois, en voici les plus médiatiques :

  • Lors des accords d’Oslo, le 13 septembre 1993, par la Déclaration de principes qui fut signée à la Maison Blanche sous l’égide du Président Bill Clinton. Le monde entier retient la poignée de main historique échangée entre le premier ministre israélien Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Le monde entier a oublié le reste.
  • Lors du sommet de Camp David en juillet 2000, sous l’égide de Bill Clinton, entre Yasser Arafat et Ehud Barak, des propositions étaient attendues. Elles furent mises de côté, le temps de médiatiser l’événement et de se féliciter d’un semblant d’accord qui n’a jamais vu réunis les deux responsables. Ces propositions n’ont jamais été établies.
  • Le « droit au retour » a été ensuite au centre des négociations de Taba de janvier 2001. La délégation israélienne formule alors pour la première fois des propositions reconnaissant une responsabilité de l’Etat d’Israël dans la création du problème des réfugiés.

    L’article 8 stipule qu’en « ce qui concerne le retour, le rapatriement et la réinstallation, chaque réfugié devra s’inscrire dans l’un des programmes suivants, remplissant ainsi la clause de la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies ». L’alinéa -a- autorise un retour « vers Israël - dans la limite convenue de XX réfugiés [le document ne comportant aucun chiffre], la priorité étant accordée aux réfugiés palestiniens qui vivent actuellement au Liban. L’Etat d’Israël reconnaît son engagement moral pour la résolution rapide du problème de la population réfugiée des camps de Sabra et de Shatila. »

Devant ces remous politiques d’envergure, l’Etat et le gouvernement libanais, affaiblis par des crises internes au lendemain d’une guerre qui a duré quinze ans, se sont contentés d’attendre le résultat des négociations internationales.

Priorité à la réconciliation nationale au Liban

Autrement dit, la réconciliation nationale était la priorité, reléguant le problème palestinien au dernier rang. Surtout que l’opinion publique avait en mémoire le déclenchement de la guerre civile suite à un accrochage entre Palestiniens (et propalestiniens) et des Libanais chrétiens, pour qui l’implantation en masse de combattants palestiniens au Liban était un danger à la souveraineté du pays, déjà fragile politiquement.

Ceux qui connaissent l’histoire du Liban pourraient alors s’indigner de constater que d’autres réfugiés, des Arméniens chassés d’Arménie, (dont certains ont trouvé refuge en Palestine à partir de 1915 !), ont accédé, eux, à des droits et des fonctions publiques et politiques, beaucoup plus rapidement.

En effet, les Arméniens constituent une communauté de 300 000 personnes qui ont toutes obtenu la nationalité libanaise. Cette communauté est active dans la société libanaise et a su conserver son identité. Elle est représentée par un parti politique avec des élus au parlement libanais. Cependant, leur implantation dans le pays s’est faite en trois étapes.

La première colonie s’implante au Liban au début du XVIIIe siècle quand commencèrent les persécutions dirigées contre les Arméniens catholiques à Constantinople et dans les provinces de l’Empire ottoman. Des religieux arménien ont aussitôt fondé en 1749 un couvent qui est devenu le siège du patriarcat arménien-catholique. Ce couvent a eu alors un effet aspirateur et des familles entières sont venues s’installer dans les régions chrétiennes. Certaines ont même choisi de se défaire de leur identité ethnique et de s’intégrer dans la communauté maronite.

Une deuxième vague, plus massive, a eu lieu en 1921, lorsque les troupes françaises quittèrent la Cilicie (qui correspond aujourd’hui à la province turque d’Adana), après la Première Guerre mondiale. Des navires français ont débarqué les Arméniens sur les côtes libanaises après des semaines d’attentes au large du Liban, le temps qu’un patriarche maronite puissent convaincre les autorités françaises. D’autres Arméniens sont arrivés par le désert de Syrie.

La troisième vague intervient en 1939 où toute la population de Sandjak d’Alexandrette, situé à l’extrémité orientale du littoral méditerranéen de la Turquie qui correspond à l’actuelle province turque du Hatay, fut implanté dans la plaine de la Békaa à Anjar où ils demeurent toujours.

Le Liban, terre historique des chrétiens d’Orient, a donc facilité l’absorption de toute cette population venue enrichir la population chrétienne. Bien que la décision ne soit prise en toute liberté, et que des mouvements géopolitiques menés par des grandes puissances en ont facilité la tâche (tout comme l’« implantation » de juifs en Palestine) et que l’approbation ait été donnée par les colonisateurs, cela a fait l’affaire des chrétiens qui ont vu leur nombre augmenter pour rester maître du pays, selon la constitution définie après l’indépendance du Liban en 1943 qui prévoyait un président chrétien (cette constitution n’a pas changé, mais le président a perdu beaucoup de pouvoir politique au dépens du premier ministre).

Un véto chiite ?

Le sort contraire réservé au Palestiniens au Liban (pour la majorité de confession sunnite), n’est pas seulement dû au refus des chrétiens de voir subitement la population musulmane enrichie de 370 000 personnes. On peut y voir également un veto chiite.

Qu’il émane de l’intérieur ou de l’extérieur du pays, ce veto est soutenu en tous cas par des régimes qui sont des acteurs majeurs dans la guerre militaire et politique menée contre Israël. Ces Etats luttent d’avantage contre l’existence de l’Etat juif comme « plateforme relais » à la politique de l’Occident, que comme occupant privant les palestiniens de leur terre.

Ces Etats ne verront pas d’un bon œil la croissance de l’autre branche musulmane au Liban d’autant que les pays leaders de cette branche (majoritaire dans l’islam) ont établi des traités économiques et militaires avec l’Occident sans pour autant reconnaître l’Etat d’Israël.

Que l’on ait des arguments pour reprocher aux Libanais d’entasser les Palestiniens dans des camps et de ne pas leur accorder les fondamentaux des droits de l’homme, c’est tout de même aller vite en besogne. Le Liban n’a jamais été à la hauteur du problème et n’a jamais eu les moyens d’y faire face avec sa propre politique.

Ceci étant dit, l’ONU a plus de facilitées à distribuer l’aide internationale accordée aux réfugiés en les cantonnant dans ces territoires que sont devenus les camps. Les voir installés librement dans tout le pays l’obligerait à renforcer ses structures, étant donné qu’elle n’envisage pas d’en céder la gestion à un Etat libanais fébrile, instable et tenté par des arrangements entre amis.

Entre la politique agressive d’Israël, celle des chants des sirènes occidentales, et celle, incohérente, des pays arabes qu’il est tenu de suivre, le Liban n’a pas la place importante qu’on veut bien lui accorder. On y ajoute ce que Jean Marguin (chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique) qualifie de faits générateurs qui ont provoqué l’installation des juifs sur des terres palestiniennes, « principalement par la volonté des puissances de l’époque, spécialement de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, et dans une moindre mesure, des Etats-Unis et de la Russie », cela fait beaucoup trop pour ce rôle d’acteur loin d’être taillé sur mesure.

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  • GoodGuy
    GoodGuy
    Chti
    • Posté à 09h32 le 19/08/2010
    • Internaute 59429
      Chti

    Ce n’est pas trop tôt !

    Depuis plus de 60 ans, au Liban, les palestiniens étaient parqués dans des camps sans droits civiques ni possibilité d’exercer le métier de leur choix et l’on en parle que maintenant !

  • LienRag
    • Posté à 13h22 le 19/08/2010
    • Internaute 34767

    le déclenchement de la guerre civile suite à un accrochage entre palestinien (et pro palestiniens) et des libanais chrétiens

    Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites, pour parler du mitraillage d’un bus de civils palestiniens par les phalangistes, dont le nom indique plus l’origine idéologique que la confession - même si la politique désastreuse menée par les pays voisins et certains acteurs libanais de tous bords a fini par effectivement cliver les camps opposés sur des bases confessionnelles, comme le souhaitaient les réactionnaires internes et externes...

  • Pragmatix
    Pragmatix
    Allogène
    • Posté à 15h26 le 19/08/2010
    • Internaute 64201
      Allogène

    Deux commentaires seulement pour débattre de ce problème crucial pour les palestiniens, et plus de 300 pour parler d’une photo sur Face Book mettant en cause Tsahal ! ! ...J’attends que les hardis débatteurs de la cause palestinienne viennent un peu se mêler de ce que les pays arabes font vivre à leurs protégés...Au Liban, le projet présenté par Walid Joumblatt de leur accorder tous les droits octroyés aux minorités a été rejeté par le parlement, notamment le droit à la propriété.

    La solidarité arabe vis-à-vis des palestiniens, est inexistante. J’en veux pour preuve cette déclaration de Saleh Rafat, membre du comité exécutif de l’OLP. Selon lui, les pays arabes n’ont pas respecté leurs engagements en matière d’aide économique. « Les Arabes ne payent pas. Nous les exhortons de respecter leurs promesses », a-t-il dit. De son côté, les Nations Unies ont mis en garde contre un risque d’effondrement de l’Autorité Palestinienne.

    Seuls les israéliens et les occidentaux respectent leurs engagements vis-à-vis des palestiniens. Cherchez l’erreur.

    • adrak
      adrak répond à Pragmatix
      • Posté à 15h55 le 19/08/2010
      • Internaute 31361

      « Seuls les israéliens et les occidentaux respectent leurs engagements vis-à-vis des palestiniens. »

      Les Israéliens ont violé impunément de nombreux traités qu’ils avaient signé ou des résolutions de l’ONU qu’ils avaient soi-disant accepté, et ce, depuis la création du pays en 1848. Après les belles déclarations, ils revenaient systématiquement en arrière en ajoutant des conditions préalables.

      Ils n’ont pas respecté les plans de partage (questions territoriales), ni la dignité des Palestiniens (réfugiés ou vivant en Israel).

      Au début des années 2000, ils ont détruit les quelques attributs qui pouvaient assurer la survie des Palestiniens en tant que peuple riche de sa culture, notamment les universités.

      Puis ils ont cherché à les étouffer économiquement et territorialement avec le mur. Peut-être que l’évolution aurait été différente si Itzhak Rabin n’avait pas été assassiné.

      Il est intéressant de souligner les lâchetés du monde Arabe, souvent prêt à jouer les martyrs en invoquant la question palestinienne, mais on ne peut pas oublier pour autant ce que fait Israël depuis sa création.

      Lien

      • Pragmatix
        Pragmatix répond à adrak
        Allogène
        • Posté à 19h05 le 19/08/2010
        • Internaute 64201
          Allogène

        Cher M. Adrak,

        Je vous cite :

        « Ils n’ont pas respecté les plans de partage (questions territoriales)... »

        Relisez bien la résolution 181 (II) et tirez-en vous-même les conclusions :

        « ...L’Agence juive a accepté cette résolution bien qu’elle ne fût pas satisfaite de la solution apportée à des questions comme l’immigration juive d’Europe et les limites territoriales imposées à l’État juif proposé. Le Plan n’a pas été accepté par les Arabes palestiniens et les États arabes, »

        Pour que les plans de partage puissent être respectés, encore faut-il que les deux partis les acceptent ! ! Israël l’a fait. Pas les arabes.

        Non contents d’avoir refusé le plan de partage, les arabes crurent opportun d’en détruire la partie juive :

        « ...Le 14 mai 1948, le Royaume-Uni mit fin à son mandat sur la Palestine et dégagea ses forces. Le même jour, l’Agence juive proclama la création de l’État d’Israël SUR LE TERRITOIRE QUI LUI AVAIT ETE ALLOUE aux termes du Plan de partage.... »

        D’où tirez-vous qu’Israël n’a pas respecté le plan de partage ? Qui n’a pas respecté le plan de partage ?

        « ...De sanglantes hostilités éclatèrent immédiatement entre les communautés arabes et juives. Le lendemain, des troupes régulières des États arabes voisins pénétrèrent sur le territoire pour venir en aide aux Arabes palestiniens... »

        Un singulier secours, en vérité, qui va jeter sur les chemins de l’exil, des milliers de palestiniens.

        A propos de la résolution relative aux réfugiés (194) :

        « ...les réunions de 1949 de la Commission ont pris fin sans qu’un règlement ait été trouvé, les États arabes insistant sur le retour des réfugiés en tant que première étape, et Israël insistant pour que la priorité soit accordée à la question territoriale... »

        C’était le bon sens même, nous sortions d’une guerre territoriale. On en est toujours là : les arabes insistent pour en faire la priorité et Israël aimerait s’assurait de la fiabilité de leurs intentions en définissant des frontières avant tout. Il ne faut pas être très futé pour se rendre compte de l’intention qui se cache derrière la priorité accordé au problème des réfugiés : ne pas être obligé de reconnaitre Israël et continuer ainsi à refuser la résolution 181 ! !

        Pour preuve de la bonne foi d’Israël et de son engagement à respecter les résolutions du Conseil de Sécurité :

        « ...le 11 mai 1949, Israël est devenu Membre de l’Organisation des Nations Unies. En admettant Israël, l’Assemblée générale a expressément pris acte des déclarations et explications qu’il avait fournies devant la Commission politique spéciale en ce qui concerne la mise en oeuvre des résolutions 181 (II) et 194 (III). Ces déclarations et explications avaient notamment trait au régime international envisagé pour Jérusalem, au problème des réfugiés arabes et aux questions de frontière ... »

        Qu’advient-il alors des résolutions des Nations Unis : la chambre des députés Jordanienne et la chambre des notables a voté le 24 avril 1950 l’annexion de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. La résolution 476 et La résolution 478 du Conseil de sécurité de l’ONU sont relatives à cette décision. Elles réaffirment que « l’acquisition de territoire par la force est inadmissible », qu’il doit être mis fin à l’occupation de Jérusalem...Ces résolutions n’ont jamais été respectées par la Jordanie, jamais ! !

        Venons-en maintenant à la fameuse résolution 242 relative au retrait des troupes israéliennes après la guerre des six jours (1967)

        « ...L’Égypte et la Jordanie acceptèrent la résolution 242 (1967) et exigèrent un retrait israélien de tous les territoires occupés lors de la guerre de 1967 comme condition préalable aux négociations. Israël, qui accepta également la résolution, déclara que la question du retrait et celle des réfugiés ne pourraient être réglées que par des négociations en direct avec les États arabes et par la conclusion d’un traité de paix global. La Syrie rejeta la décision du Conseil, faisant valoir que celui-ci avait subordonné la question centrale du retrait israélien à des concessions exigées des pays arabes. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) critiqua énergiquement la résolution qui, à son avis, ramenait la question de Palestine à un problème de réfugiés... »

        La paix fut signée avec la Jordanie et l’Egypte et les territoires conquis furent restitués, dans le respect du droit international. pour les syriens et les palestiniens, affaire en cours. Les libanais devront attendre que Téhéran regarde ailleurs

        Alors, d’après vous, qui n’a pas respecté les résolutions des Nations-Unis ? Israël ? Cet état a, je viens de vous en faire la démonstration, respecté ses engagements. Il reste un certain nombre de points à résoudre dont seule la partie arabe a la solution : acceptation claire et définitive de la résolution 181, acceptation de la résolution 242, définition des frontières, accord sur Jérusalem, retour ou dédommagement des réfugiés.

        Toutes ces questions ne seront pas résolus par la lutte armée, pour effacer les humiliations subies par les défaites successives, mais par la négociation, uniquement par la négociation. L’Egypte et la Jordanie l’ont bien compris. Il reste à en convaincre les palestiniens, les libanais et les syriens. Pour les premiers, mis à part le Hamas et son délire de califat islamique, c’est en bonne voie avec Abbas. Quant aux deux autres, il faut attendre que l’Iran soit suffisamment affaibli pour conclure, car ce ne sont que des satellites de la république islamique...

        Mais nous nous éloignons de la question soulevée par cet article : que font concrètement les pays arabes pour venir en aide aux palestiniens, à part les pousser à mourir en martyrs pour une cause qui n’est pas la leur ? Je vous le demande...

        Je vous salue bien.

         
        • padremon
          padremon répond à Pragmatix
          Pluri-tâches
          • Posté à 02h25 le 20/08/2010
          • Internaute 122730
            Pluri-tâches

          « Alors, d’après vous, qui n’a pas respecté les résolutions des Nations-Unis ? Israël ? Cet état a, je viens de vous en faire la démonstration, respecté ses engagements. Il reste un certain nombre de points à résoudre dont seule la partie arabe a la solution : acceptation claire et définitive de la résolution 181, acceptation de la résolution 242, définition des frontières, accord sur Jérusalem, retour ou dédommagement des réfugiés. “

          Décidément le ridicule ne tue pas ! Méconnaissance volontaire ou ignorance de l’évolution de la position des palestiniens et des pays arabes depuis bien longtemps ?
          ”“Seuls les israéliens et les occidentaux respectent leurs engagements vis-à-vis des palestiniens. Cherchez l’erreur.” ! !
          C’est écœurant et c’est malhonnête d’affirmer des énormités pareilles.

          • Pragmatix
            Pragmatix répond à padremon
            Allogène
            • Posté à 03h48 le 20/08/2010
            • Internaute 64201
              Allogène

            Allez-y je vous écoute. Qu’avez-vous à corriger dans ce que je viens d’écrire ?

            • adrak
              adrak répond à Pragmatix
              • Posté à 07h09 le 20/08/2010
              • Internaute 31361

              J’ai la flemme de lire votre post, il est trop long.

              La création de l’Etat d’Israel était légitime, mais celle de l’Etat palestinien tout autant. Tant qu’il n’existera pas, ne me parlez pas de la bonne foi des Israeliens s’il vous plaît.

            • padremon
              padremon répond à Pragmatix
              Pluri-tâches
              • Posté à 11h58 le 20/08/2010
              • Internaute 122730
                Pluri-tâches

              Les faits sont suffisamment éloquents pour qu’un esprit objectif sache ce qui se passe au Proche Orient : un peuple palestinien spolié et écrasé. Décrochez de votre endoctrinement sioniste, vous apprécierez autrement la situation. Salut !

        • StuntmanMike
          StuntmanMike répond à Pragmatix
          Ingénieur de recherche Energie/ (...)
          • Posté à 18h14 le 21/08/2010
          • Internaute 97433
            Ingénieur de recherche Energie/ (...)

          Une telle mauvaise foi et une telle ignorance imposeraient presque le respect. C’en est presque fascinant...

          Je pense qu’il n’est pas utile de dépouiller chacun de vos « arguments ». Vous vous êtes suffisamment griller tout seul...

          Aller... Juste le premier, pour le plaisir...

          « ...L’Agence juive a accepté cette résolution bien qu’elle ne fût pas satisfaite de la solution apportée à des questions comme l’immigration juive d’Europe et les limites territoriales imposées à l’État juif proposé. Le Plan n’a pas été accepté par les Arabes palestiniens et les États arabes, »

          Pour que les plans de partage puissent être respectés, encore faut-il que les deux partis les acceptent ! ! Israël l’a fait. Pas les arabes. »

          Mais comment vouliez-vous que les arabes acceptent ça ? ? ? Evidemment que l’agence juive a accepté et que les arabes ont refusé. Ca n’est même pas un argument. C’est de la mauvaise foi pure et simple.
          Imaginez une seconde qu’un beau jour l’état vous dise, sans vous avoir demandé votre avis bien entendu :
          « on va donnez la moitié de votre terrain et de votre maison à un mec qui vient d’arriver d’on ne sait pas trop où ». Vous faites quoi vous ?

          Et vous avez juste oublié de dire, pour continuer dans le cynisme et la mauvaise foi, que l’agence juive a même trouvé le moyen de se plaindre parce que la surface qu’on leur « donnait » n’était pas suffisante.

          • Pragmatix
            Pragmatix répond à StuntmanMike
            Allogène
            • Posté à 21h18 le 21/08/2010
            • Internaute 64201
              Allogène

            Monsieur Stutman,

            Je n’ai fait, dans mon propos, que retranscrire le CR de l’ONU sur le plan de partage : Lien
            Où est la mauvaise foi et l’ignorance là-dedans ?

            « Mais comment vouliez-vous que les arabes acceptent ça ? ? ? Evidemment que l’agence juive a accepté et que les arabes ont refusé. »

            Soit, mais ce plan de partage a été voté et donc devenu la loi. C’est comme si vous disiez que vous n’acceptez pas de respecter la loi, parce que la majorité de l’assemblée qui l’a voté n’est pas à votre goût. Belle preuve de maturité de votre part.

            L’Agence juive n’était pas d’accord mais elle s’est soumise à la décision des Nations Unis. Les pays arabes ont non seulement bafoué la loi mais en plus se sont permis d’attaquer Israël.

            Ils ont bafoué les décisions des Nations Unis à chaque fois que celles-ci ne leur convenaient pas.

            Je tenais à remettre les pendules pour ceux qui s’obstinent à décrire Israël comme un pays hors-la-loi....Les faits sont tenaces. Ils démontrent exactement l’inverse.

            Votre commentaire inutile n’est ni du cynisme ni de la mauvaise foi, c’est un simple délire monomaniaque. Soignez-vous et tout ira bien.

            Bonsoir

            • StuntmanMike
              StuntmanMike répond à Pragmatix
              Ingénieur de recherche Energie/ (...)
              • Posté à 08h35 le 22/08/2010
              • Internaute 97433
                Ingénieur de recherche Energie/ (...)

              « mais ce plan de partage a été voté et donc devenu la loi. C’est comme si vous disiez que vous n’acceptez pas de respecter la loi, parce que la majorité de l’assemblée qui l’a voté n’est pas à votre goût. Belle preuve de maturité de votre part. »

              Une résolution de l’ONU n’est applicable à un pays uniquement si celui-ci fait partie de l’ONU. Certes la Palestine faisait partie de l’ONU mais parce que les anglais les y avait intégré. Au lieu de donner son indépendance à la Palestine à la fin de la guerre et à la création de l’ONU comme il était prévu, ils en ont laissé la gestion à l’ONU... Comme par hasard... C’est uniquement pour ça que la Palestine faisait partie de l’ONU et qu’elle a subi ces décisions.

              Et la suite de votre « argument » est tout de même bancal. Ne me dites pas que vous ne manifesteriez pas si une loi vous déplaisait à vous et à d’autres. Ce n’est pas parce que la majorité de l’assemblée l’a voté qu’elle est nécessairement représentative de l’opinion (même si ces gens ont été élu).

              « L’Agence juive n’était pas d’accord mais elle s’est soumise à la décision des Nations Unis »

              Elle s’est soumise de quoi ? ? ? ? ? ? ? La blague...

              Israël fait appelle au droit international uniquement quand ça l’arrange. Vous avez oublié tout de même la dizaine de résolutions qu’elle ne respecte pas...

              • Pragmatix
                Pragmatix répond à StuntmanMike
                Allogène
                • Posté à 09h14 le 22/08/2010
                • Internaute 64201
                  Allogène

                « Ne me dites pas que vous ne manifesteriez pas si une loi vous déplaisait à vous et à d’autres. »

                Entre manifester et vouloir détruire l’autre il y a une nuance qui, manifestement, vous échappe.

                « Ce n’est pas parce que la majorité de l’assemblée l’a voté qu’elle est nécessairement représentative de l’opinion »

                Et alors où est le problème ?

                « Israël fait appelle au droit international uniquement quand ça l’arrange. Vous avez oublié tout de même la dizaine de résolutions qu’elle ne respecte pas... »

                Citez-moi les, qu’on en discute...

                • StuntmanMike
                  StuntmanMike répond à Pragmatix
                  Ingénieur de recherche Energie/ (...)
                  • Posté à 19h40 le 22/08/2010
                  • Internaute 97433
                    Ingénieur de recherche Energie/ (...)

                  Veuillez m’excuser, il y en a plus de 30...

                  Source : Le Monde Diplomatique

                  Résolutions de l’Onu non respectées par Israël
                  Assemblée générale (ayant alors fonction d’organe décisionnaire)

                  Résolution 181 (29 novembre 1947). Adoption du plan de partage : la Palestine est divisée en deux Etats indépendants, l’un arabe, l’autre juif, et Jérusalem est placée sous administration des Nations unies.

                  Résolution 194 (11 décembre 1948). Les réfugiés qui le souhaitent doivent pouvoir « rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et vivre en paix avec leurs voisins » ; les autres doivent être indemnisés de leurs biens « à titre de compensation ». Création de la commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine.

                  Résolution 302 (8 décembre 1949). Création de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
                  Conseil de sécurité

                  Résolution 236 (11 juin 1967). Au lendemain de la guerre de juin 1967, le Conseil de sécurité exige un cessez-le-feu et un arrêt immédiat de toutes les activités militaires dans le conflit opposant l’Egypte, la Jordanie et la Syrie à Israël.

                  Résolution 237 (14 juin 1967). Le Conseil de sécurité demande à Israël d’assurer « la sûreté, le bien-être et la sécurité des habitants des zones où des opérations militaires ont eu lieu » et de faciliter le retour des réfugiés.

                  Résolution 242 (22 novembre 1967). Le Conseil de sécurité condamne l’« acquisition de territoire par la guerre » et demande le « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés ». Il affirme « l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique » de chaque Etat de la région.

                  Résolution 250 (27 avril 1968). Israël est invité à ne pas organiser le défilé militaire prévu à Jérusalem le 2 mai 1968 considérant que cela aggraverait les « tensions dans la région ».

                  Résolution 251 (2 mai 1968). Le Conseil de sécurité déplore la tenue du défilé militaire de Jérusalem « au mépris » de la résolution 250.

                  Résolution 252 (21 mai 1968). Le Conseil de sécurité déclare « non valides » les mesures prises par Israël, y compris l’« expropriation de terres et de biens immobiliers », qui visent à « modifier le statut de Jérusalem », et demande à celui-ci de s’abstenir de prendre de telles mesures.

                  Résolution 267 (3 juillet 1969). Le Conseil de sécurité censure « toutes les mesures prises [par Israël] pour modifier le statut de Jérusalem ».

                  Résolution 340 (25 octobre 1973). A la suite de la guerre de Ramadan ou de Kippour, création de la deuxième Force d’urgence des Nations unies (FUNU-II) qui vise à « superviser le cessez-le-feu entre les forces égyptiennes et israéliennes » et à assurer le « redéploiement » de ces mêmes forces.

                  Résolution 446 (22 mars 1979). Le Conseil de sécurité exige l’arrêt des « pratiques israéliennes visant à établir des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés depuis 1967 », déclare que ces pratiques « n’ont aucune validité en droit » et demande à Israël de respecter la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre.

                  Résolution 468 (8 mai 1980). Le Conseil de sécurité déclare « illégales » les expulsions à l’étranger de notables palestiniens de Hébron et de Halhoul par les autorités militaires israéliennes et demande à Israël de les annuler.

                  Résolution 592 (8 décembre 1986). Le Conseil de sécurité rappelle que la convention de Genève relative à la protection des civils en temps de guerre « est applicable aux territoires palestiniens et autres territoires arabes occupés par Israël depuis 1967 ». Il condamne « l’armée israélienne qui, ayant ouvert le feu, a tué ou blessé des étudiants » de l’université Bir Zeit.

                  Résolution 605 (22 décembre 1987). Après le déclenchement de la première Intifada, le Conseil de sécurité condamne les pratiques d’Israël « qui violent les droits de l’homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, en particulier le fait que l’armée israélienne a ouvert le feu, tuant ou blessant des civils palestiniens ».

                  Résolution 607 (5 janvier 1988). Israël doit « s’abstenir d’expulser des civils palestiniens des territoires occupés » et respecter les obligations que lui impose la convention de Genève.

                  Résolution 608 (14 janvier 1988). Le Conseil de sécurité demande à Israël « d’annuler l’ordre d’expulsion des civils palestiniens et d’assurer le retour immédiat et en toute sécurité » de tous ceux déjà expulsés.

                  Résolution 636 (6 juillet 1989). Le Conseil de sécurité demande à Israël, en conformité avec ses précédentes résolutions et avec la convention de Genève, de « cesser immédiatement d’expulser d’autres civils palestiniens » et d’assurer le retour en toute sécurité de ceux déjà expulsés.

                  Résolution 641 (30 août 1989). Le Conseil de sécurité « déplore qu’Israël, puissance occupante, continue d’expulser des civils palestiniens » et lui demande d’assurer le retour de tous les expulsés.

                  Résolution 672 (12 octobre 1990). Après les violences de l’esplanade des Mosquées - le mont du Temple, le Conseil de sécurité condamne « les actes de violence commis par les forces de sécurité israéliennes » à Al-Haram Al-Charif et dans d’autres lieux saints de Jérusalem et demande à Israël de « s’acquitter scrupuleusement des obligations juridiques et des responsabilités qui lui incombent » vis-à-vis des civils des territoires occupés.

                  Résolution 673 (24 octobre 1990). Le Conseil de sécurité condamne le refus d’Israël d’appliquer la résolution 672.

                  Résolution 681 (20 décembre 1990). Israël est sommé d’appliquer la convention de Genève.

                  Résolution 694 (24 mai 1991). Le Conseil de sécurité déclare que l’expulsion de quatre nouveaux civils palestiniens en mai 1991 par les forces israéliennes constitue une violation de la convention de Genève.

                  Résolution 799 (18 décembre 1992). Le Conseil de sécurité condamne les quatre cents expulsions de décembre 1992, soulignant qu’elle est contraire aux obligations internationales imposées à Israël par la convention de Genève. Le Conseil réaffirme l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban.

                  Résolution 904 (18 mars 1994). A la suite du massacre de la mosquée de Hébron, le Conseil de sécurité demande à Israël de prendre les mesures nécessaires « afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens » envers les civils palestiniens.

                  Résolution 1322 (7 octobre 2000). A la suite du début de la seconde Intifada, le Conseil de sécurité déplore les violences et condamne le « recours à la force excessif contre les Palestiniens ». Il demande à Israël de respecter ses obligations relatives à la convention de Genève.

                  Résolution 1397 (12 mars 2002). Le Conseil de sécurité demande la « cessation immédiate de tous les actes de violence, y compris tous les actes de terreur et toutes provocations, incitations et destructions », et réclame la coopération des Israéliens et des Palestiniens visant à la reprise des négociations.

                  Résolution 1402 (30 mars 2002). Après la réoccupation totale de la Cisjordanie, le Conseil de sécurité demande un cessez-le-feu immédiat et le « retrait des troupes israéliennes des villes palestiniennes ».

                  Résolution 1405 (19 avril 2002). Le Conseil de sécurité déclare qu’« il est urgent que les organismes médicaux et humanitaires aient accès à la population civile palestinienne ».

                  Résolution 1435 (24 septembre 2002). Le Conseil de sécurité exige « le retrait rapide des forces d’occupation israéliennes des villes palestiniennes ». Il demande à l’Autorité palestinienne de « faire traduire en justice les auteurs d’actes terroristes ».

                  Résolution 1515 (19 novembre 2003). Le Conseil de sécurité se déclare « attaché à la vision d’une région dans laquelle deux Etats, Israël et la Palestine, vivent côte à côte, à l’intérieur de frontières sûres et reconnues », et demande en conséquence aux parties en conflit de s’acquitter des obligations relatives à la « feuille de route » du Quartet.

                  Résolution 1544 (19 mai 2004). Le Conseil de sécurité demande qu’Israël respecte « les obligations que lui impose le droit humanitaire international » et « l’obligation qui lui est faite de ne pas se livrer aux destructions d’habitations ».

                  Résolution 1850 (16 décembre 2008). Le Conseil de sécurité soutient le processus d’Annapolis, et demande aux parties de « s’abstenir de toute mesure suceptible d’entamer la confiance » et de ne pas « remettre en cause l’issue des négociations ».

                  Résolution 1860 (8 janvier 2009). Après l’incursion de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, le Conseil de sécurité exige « l’instauration immédiate d’un cessez-le-feu durable et pleinement respecté menant au retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza ». Il demande de ne pas entraver l’entrée des organisations médicales dans Gaza et d’empêcher le trafic illégal d’armes.

        9 autres commentaires
  • piecam
    piecam
    capenoule
    • Posté à 16h04 le 19/08/2010
    • Internaute 60079
      capenoule

    On aurait pu s’attendre à une pluie de commentaires sur ce sujet.
    Mais non. Rien !

    Ce qui tend à prouver que tous les farouches partisans « de la cause palestinienne » qui déclarent que le Hamas est une ’organisation résistante » et Israël un « pays fasciste », n’en ont rien à battre des Palestiniens.

    Je me demande quelle est leur motivation profonde...

    • Hugues Serraf
      Hugues Serraf répond à piecam
      Chroniqueur
      • Posté à 17h00 le 19/08/2010
      • Internaute 26641
        Chroniqueur

      Je me faisais la même réflexion : la situation des Palestiniens n’intéresse manifestement que dans le contexte israélien.

      La question du statut et des droits de la diaspora palestinienne dans le monde arabe (et particulièrement en Jordanie et au Liban) est pourtant un vrai sujet d’indignation indépendamment de ce que l’on pense du problème des territoires occupés.

      • hoshiko
        hoshiko répond à Hugues Serraf
        • Posté à 17h37 le 19/08/2010
        • Internaute 28938

        J’irai plus loin : il y a plus d’antisémites que de véritables humanistes (y compris donc sur Rue89).
        Ca me désole...

         
        • NGNG
          NGNG répond à hoshiko
          • Posté à 01h22 le 20/08/2010
          • Internaute 104811

          Etre contre Israël et sa politique envers la palestine n’est pas être antisémite sinon Noam Chomsky est antisémite ...
          Vive les amalgames.

          En ce qui concerne le problème des réfugiés palestiniens dans les pays arabes j’avoue mon ignorance et de ce pas je vais essayer de combler ce vide.

          Pour parler de l’article je trouve qu’après 60 ans accorder des droits partiels est certes une avancée énorme mais pas encore complète et j’espère que le gouvernement Libanais ira plus loin à l’avenir afin de ne pas faire peser encore une injustice sur un peuple qui souffre déjà tellement.

        1 autres commentaires
      • tambien
        tambien répond à Hugues Serraf
         ?
        • Posté à 18h10 le 19/08/2010
        • Internaute 114710
           ?

        Bonjour,
        Je trouve que vous êtes un peu hâtif dans vos jugements !

        Tout le monde ne vit pas avec rue 89 en permanence sous les yeux et rajoutez que nous sommes au mois d’aout !

        Je pense à Mahmoud Darwich : qu’aurait il dit ?

        Est ce qu’il se serait réjoui ou aurait il pris sa plume pour rédiger un poème dénonçant cette nouvelle ?

        La résolution 194 du 11 novembre 1948 de l’Assemblée générale de l’ONU dit : « les réfugiés qui le désirent peuvent rentrer dans leurs foyers. »
        Nous connaissons la suite : ils n’ont jamais pu rentrer D’autant qu’ Israël ose demander l’acte de propriétés , aux réfugiés, des terres ancestrales qui ont été confisquées !

        Les Palestiniens ne gagent absolument rien dans cette décision :
        ils restent expatriés voir apatrides.

        Par contre, espérons que le Liban arrive à stabiliser sa situation politique avec cette mesure qui ressemble à une mesurette Sarkosienne qui décide de donner des cartes de séjour à quelques travailleurs clandestins de restaurants de Neuilly !
        Je n’y crois guère, le Liban est pris dans des enjeux géopolitiques avec un ennemi sérieux : la Syrie.
        Les extrémistes qui ont fait leur nid dans l’exil et la souffrance des Palestiniens n’auront que faire de cette décision décalée avec la réalité .Ils continueront à déstabiliser le Liban, aidés par la Syrie.

        Leur credo sera « avoir le droit de travailler mais vivre en paria dans un camp : à quoi ça sert ? »

        Le problème de fond n’est donc pas résolu.Les palestiniens veulent travailler chez eux.

        Israel ne peut que se réjouir de cette décision qui semble légitimer la place des Palestiniens au Liban.Ce qui est faux.Elle fait porter et supporter (une fois encore) aux pays voisins la gestion de sa politique de guerre.

        Les Palestiniens ont une terre : elle est envahie, confisquée.
        Ce n’est pas un droit au travail (comme si les Palestiniens avaient besoin d’une carte pour travailler !) qui va masquer l’illégalité d’Israël et de sa politique de confiscation des terres qui continuent.

        Un grand Merci à l’auteur de cet article qui est très bien documenté.

         
        • caro
          caro répond à tambien
          délinquante avérée
          • Posté à 20h13 le 19/08/2010
          • Internaute 6484
            délinquante avérée

          les Palestiniens réfugiés en Jordanie sont Jordaniens. D’ailleurs, une très grande partie de la Jordanie a été faite à partir de terres palestiniennes du temps des Anglais. Pourquoi les Palestiniens nés au Liban, dont les parents et grand parents vivent dans ce pays depuis 60 ans ne pourraient pas devenir libanais ? Beaucoup ne connaissent que le Liban et n’ont jamais été en Cisjordanie ou à Gaza. Le Liban est devenue leur terre, comme tous les immigrés qui, pour une raison ou une autre ont dû fuir leur pays pour se réfugier dans un autre.

          • tambien
            tambien répond à caro
             ?
            • Posté à 20h38 le 19/08/2010
            • Internaute 114710
               ?

            Excellente stratégie pour qu’ Israel ne voit jamais revenir un Palestinien sur sa terre que de dire à un colonisé : vous avez fait des enfants en dehors de la Palestine (et pour cause !) , ils sont nés dans un autre pays...c’est votre nouveau pays.

            Ce genre de raisonnement me fait froid dans le dos.

            Aimer ces racines , vouloir les retrouver : voilà ce que disait Mahmoud Darwich dans un poème extrait « du lanceur de dés » intitulé « scénario pet à jouer »
            « nous n’avons pas dialogué
            Je m’étais souvenu de son art du dialogue
            dans l’absurde partagé,
            lorsqu’il me disait par le passé :
            tout ce qui est désormais mien m’appartient
            et ce qui est tien t’appartient
            et m’appartient ! »

            Cet extrait que vous pourrez retrouver dans son intégralité est un dialogue avec l’ennemi, imaginé par DARWICH.

            Il dit que les Palestiniens n’ont plus rien , plus leur terre et ce n’est pas le fait de naitre dans un autre pays qui va leur donner une identité.
            Être nait sur une terre ne donne pas une identité.Elle donne au mieux une place dans l’espace géographique.

            Détrompez vous : ça ne fera qu’aiguiser leur désir de rentrer chez eux.D’autant qu’ils auront idéalisé la terre perdue.

            • caro
              caro répond à tambien
              délinquante avérée
              • Posté à 20h55 le 19/08/2010
              • Internaute 6484
                délinquante avérée

              je suis fille d’immigrée et je sais de quoi je parle ... mes parents ont tout perdu en venant en France, ils se sont intégrés. Il ne me viendrait pas à l’idée, étant française, de vouloir retourner dans le pays de mon père ou celui de ma mère.
              Je suis bien loin d’être la seule dans ce cas. Je ne vois pas pourquoi il n’en serait pas de même pour les Palestiniens. Ce sont les non Palestiniens, les antisionistes virulents, ne voulant pas de l’existence de l’Etat israélien, qui veulent décider pour les Palestiniens eux-mêmes. Il serait intéressant de faire un référendum parmi les Palestiniens qui ne connaissent que le pays où ils sont nés pour savoir ce qu’ils veulent, eux.

              Quand on est intégré dans un pays, on a tendance à vouloir y rester. C’est le cas des Palestiniens de Jordanie, par exemple.

            • Pragmatix
              Pragmatix répond à tambien
              Allogène
              • Posté à 03h26 le 20/08/2010
              • Internaute 64201
                Allogène

              « Excellente stratégie pour qu’ Israel ne voit jamais revenir un Palestinien sur sa terre... »

              Votre cynisme n’a d’équivalent que celui des régimes qui se servent de la cause palestinienne pour des raisons de basse politique intérieure...Ne pas leur donner les mêmes droits que les nationaux, c’est leur mentir sur leur avenir et c’est ce que vous ne manquez pas de faire...

              Les palestiniens sont les otages de vos délires antisionistes. Vous me faites irrésistiblement penser à ces leaders arabes qui, lors de la guerre de 1948, avaient demandé aux populations locales de quitter leurs terres, en contrepartie de quoi, ils leur firent la promesse qu’ils reviendraient quand ils en auront fini avec l’invasion sioniste...

              Autrement dit, vous n’en avez rien à faire des palestiniens. Tous les réfugiés de tous les pays du monde, et dieu sait qu’il y a des précédents, se sont intégrés dans leur nouvelle patrie, tous, sauf les palestiniens, exemples uniques dans l’histoire...Ce droit est régulièrement refusé aux palestiniens du Liban et à leurs enfants, sous prétexte qu’ils doivent porter le deuil ad vitam aeternam de cette patrie perdue. Leur faire endurer une telle souffrance est inhumain mais cela ne semble pas vous choquer outre-mesure

              Mais qui êtes-vous pour parler en leur nom ? Qui sont ces élus libanais qui ont intégré bien d’autres minorités avant eux, pour leur refuser ce droit à eux, les palestiniens ? Leur a-t-on seulement demandé leur avis ? Pourquoi ? Pour respecter des équilibres confessionnels ? Mais dites-moi est-ce que ce n’est pas de l’apartheid que d’enfermer les gens dans des camps, dans des banthoustans en leur faisant miroiter le retour imminent dans la patrie de leurs ancêtres.

              « c’est la crainte que toute disposition visant les Palestiniens ne soit un premier pas pour leur installation définitive »

              Il faut prevenir les Libanais - les Palestiniens du Liban sont la pour toujours. Ils ne partiront pas, Etat palestinien ou pas.

              « Ce genre de raisonnement me fait froid dans le dos. »...Pauvre chéri.

              J’en conclus que votre défense des palestiniens n’est que pur effet de style, sans aucun égard pour ceux envers lesquels vous manifestez, en toute hypocrisie, votre intérêt, à défaut de votre...compassion.

              Aaaaah, ce que c’est beau ce qu’écrit Darwish ! !

          • adrak
            adrak répond à caro
            • Posté à 07h00 le 20/08/2010
            • Internaute 31361

            Caro, pour avoir passé du temps en Jordanie, je peux vous dire que les Palestiniens et les Jordaniens sont deux peuples différents. Les Jordaniens étaient des bédouins sédentarisés récemment, les Palestiniens étaient un peuple plus érudit et cultivé. Il y a eu de nombreux clashs entre ces deux peuples.

            • caro
              caro répond à adrak
              délinquante avérée
              • Posté à 10h23 le 20/08/2010
              • Internaute 6484
                délinquante avérée

              s’il y a eu des clashs, est-ce une raison pour que les Jordaniens-Palestiniens veuillent partir ? Je ne le pense pas

            • piecam
              piecam répond à adrak
              capenoule
              • Posté à 10h42 le 20/08/2010
              • Internaute 60079
                capenoule

              Tout comme il y a eu des frictions entre Palestiniens des camps et Palestiniens jordaniens (installés avant 1948). C’est compréhensible : ils ne sont pas du même monde et n’ont pas la même histoire.

              Il y a aussi des Bédouins réfugiés. Ils viennent du Negev, territoire anexé par Israël en 1948.

              Mais contrairement au Liban, il y a des possibilités de sortir des camps.

        7 autres commentaires
      • padremon
        padremon répond à Hugues Serraf
        Pluri-tâches
        • Posté à 18h52 le 19/08/2010
        • Internaute 122730
          Pluri-tâches

        Toujours le même, Serraf. N’importe quoi ! Ces réfugiés ont une terre dont ils ont été chassés. C’est le fond du problème.

         
        • Hugues Serraf
          Hugues Serraf répond à padremon
          Chroniqueur
          • Posté à 19h16 le 19/08/2010
          • Internaute 26641
            Chroniqueur

          Vous pourriez être un poil plus sophistiqué dans vos réactions. Je ne sais pas ce qu’est « toujours le même Serraf ». Je suis personnellement tout à fait conscient de ce qu’est le drame des Palestiniens et je n’en fais aucun mystère dans mes engagements et dans ce que j’écris. Et si vous lisiez mes papiers au lieu d’en avoir une idée glanée je ne sais où (je suis favorable à une réforme des retraites, je dois donc être anti-palestinien...), vous constateriez que vos présupposés n’ont rien à voir avec la réalité.

          Donc, je me disais seulement qu’un papier sur une ex-soldate totalement demeurée qui poste une photo dégueulasse sur Facebook (et scandalise la majorité des Israéliens) recevait hier 85 000 visites et suscitait plus de 600 commentaires. Aujourd’hui, cette tribune sur l’évolution du traitement des réfugiés palestiniens au Liban n’intéresse personne.

          On peut très bien se poser la question historique des événements qui font qu’il y a des réfugiés palestiniens en Jordanie et au Liban sans débrancher son cerveau au moment de comprendre pourquoi ils y sont si mal traités. Ça n’enlève aucune responsabilité à Israël, comme d’éventuels mauvais traitements de, disons, réfugiés politiques cubains, chiliens ou argentins en France par la France n’enlèveraient aucune responsabilité initiale à leurs dictatures respectives (présentes ou passées).

          Ainsi, au Liban, les réfugiés ont été l’objet de discriminations pendant des décennies, notamment parce qu’ils étaient perçus comme un facteur déstabilisant au plan des équilibres confessionnels. Cette discrimination a même conduit aux fameux massacres des camps de Sabra et Chatila par les phalanges chrétiennes, massacres que les Israéliens ont laissés se produire sans lever le petit doigt.

          On peut donc tout à fait rester conscient du problème israélo-palestinien et avoir de l’intérêt pour ce que vit la diaspora palestinienne hors des territoires. Je dirais même qu’on doit forcément s’y intéresser sauf à n’être qu’un tartuffe dont les motivations sont ailleurs.

          • tambien
            tambien répond à Hugues Serraf
             ?
            • Posté à 20h04 le 19/08/2010
            • Internaute 114710
               ?

            J’aurais apprécié que vous répondiez à mon post qui me semblait posé et argumenté : nenni !

            Les Palestiniens ne déstabilisent pas le Liban : c’est Israel qui en expatriant les palestiniens a déstabilisé le Liban , la Jordanie.
            Les discriminations sont le fait d’Israël pas des Palestiniens.Le Liban est un pays multiconfessionnel qui a toujours vécu en paix avant l’arrivée d’Israël et qui accepte toutes les religions.

            Les massacres auxquels vous faites allusion se sont fait sous les yeux des Israéliens qui sont à l’origine du « parcage “ des Palestiniens dans des camps.

            Le Liban en 1975 a vu son pays détruit par Israel : pas par les Palestiniens.

            Les Palestiniens ne sont que des pions qu’Israel promènent sur un échiquier.

            Le Liban (la Suisse du moyen orient ) est un terrain stratégique de guerre pour Israel.
            Et cela continuera.

            Nous ne pouvons pas nous rejouir que l’on fasse l’aumone à des humains rejetés de leurs foyers, de leur patrie.
            Nous ne pouvons qu’espérer que les Palestiniens rentrent chez eux et que les pays limitrophes cessent de souffrir sous les bombes d’Israël.

            PS la vulgarité (dégueulasse) n’amène aucun enrichissement à votre écrit, au contraire !

            • piecam
              piecam répond à tambien
              capenoule
              • Posté à 00h37 le 20/08/2010
              • Internaute 60079
                capenoule

              1975 : la « guerre de deux ans » est une guerre civile entre communautés libanaises (et palestiniennes) qui s’est terminée en 1976 avec l’intervention syrienne.
              La « première guerre du Liban » avec intervention des Israéliens,Sharon et Sabra et Chatila, c’est 1982.
              Il ne faut pas réécrire l’Histoire comme ça vous arrange. Sinon, on vous range dans le camp des Faurisson & co.

              Toutes les lois libanaises discriminatoires empéchant les Palestiniens d’accéder au travail, à la sécurité sociale, à la moindre protection juridique (interdit d’avoir un avocat en cas de litige), ce ne sont pas les Israéliens qui les ont votées.

              PS : la vulgarité est une chose relative. Tout dépend de celui qui la prononce. La photo mise en ligne par la moitié d’abrutie d’ex soldate est dégueulasse (si, si) et votre insistance à accuser Israël d’être responsable de tout ce qu’il se passe au Liban est une injure aux Libanais et c’est beaucoup plus vulgaire qu’un qualificatif justifié.

              Tant pis !

          • padremon
            padremon répond à Hugues Serraf
            Pluri-tâches
            • Posté à 02h11 le 20/08/2010
            • Internaute 122730
              Pluri-tâches

            J’ai bien compris, à la lumière de vos interventions le sens de votre message. Celui d’un tartuffe (sic) ou un d’ un hypocrite qui joue avec les mots.

            « Cette discrimination a même conduit aux fameux massacres des camps de Sabra et Chatila par les phalanges chrétiennes, massacres que les Israéliens ont laissés se produire sans lever le petit doigt. » Cela se passait en 1982, avec la complicité active du Tsahal, n’ayez pas peur de le dire.

            • adrak
              adrak répond à padremon
              • Posté à 07h06 le 20/08/2010
              • Internaute 31361

              et d’Ariel Sharon, qui est devenu Premier Ministre d’Israel pendant quelques années à partir de 2001.

        5 autres commentaires
      • GoodGuy
        GoodGuy répond à Hugues Serraf
        Chti
        • Posté à 19h38 le 19/08/2010
        • Internaute 59429
          Chti

        Effectivement.

        Gageons qu’un article de rue89 sur la prochaine flottille libanaise de soutien aux palestiniens de Gaza suscitera beaucoup plus de réactions de la part de riverains qui semblent ne pas se préoccuper du sort des palestiniens quand ils sont maltraités par leurs « frères » arabes.

         
        • GoodGuy
          GoodGuy répond à GoodGuy
          Chti
          • Posté à 10h25 le 22/08/2010
          • Internaute 59429
            Chti

          Bingo !

          Après 2 jours, 175 réactions pour une brève sur la flottille libanaise et seulement 43, cinq jours après sa publication, pour ce post sur les conditions lamentables de vie des palestiniens du Liban !

        1 autres commentaires
      • piecam
        piecam répond à Hugues Serraf
        capenoule
        • Posté à 20h54 le 19/08/2010
        • Internaute 60079
          capenoule

        Il y a une nette différence entre le Liban et la Jordanie.

        L’article précise que des métiers interdits jusque là aux Palestiniens leur sont désormais ouverts, et qu’ils auront droit à une protection sociale qui était inexistante depuis 1948. Bien, c’est une avancée.
        Mais qu’en est-il des autorisations spéciales de travailler en dehors des camps ? Qu’en est-il de l’interdiction de faire entrer des matériaux de construction dans les camps ? Qu’en est-il de l’absence de papiers d’identité, juste un laisser-passer ?

        Tous cela n’existe pas en Jordanie où les camps commencent à ressembler à des petites villes plutôt qu’à des bidonvilles. Ce n’est pas parfait.

        L’article semble dédouaner un peu facilement les différents gouvernements libanais.
        Ce n’est pas de la faute de l’UNRWA si le Liban n’a pas signé la Convention de Genève de 1951, ne donnant pas aux Palestiniens le statut de réfugiés défini par l’ONU et aucuns droits juridiques.
        Et ce n’est pas l’ONU qui a promulgué les différents arrêtés discriminatoires à l’encontre des réfugiés.

        Le sommet de l’hypocrisie a été atteint quand il est écrit que l’ONU préfère qu’il y ait des camps pour distribuer son aide ! Comme si c’était l’ONU qui justifiait le parcage des Palestiniens par la non-application de la résolution 194 (droit au retour).
        Comme si c’était l’ONU qui distribuait, chichement, les autorisations spéciales de travailler hors des camps.

        Quant au veto chiite... Je signale que les opposants les plus obstinés à cette minime avancée sont Kataëb (les phalanges de Gémayel) et le CPL (Aoun). Deux partis chrétiens.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 17h50 le 19/08/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    La reconnaissance d’un minimum de droits civiques aux Palestiniens par le Parlement libanais est une grande avancée. Elle va enfin leur permettre de travailler et de mener une vie presque normale, non continuer à être d’éternels assistés.
    En Jordanie, les réfugiés de 48 à 67 ont même la nationalité jordanienne.
    D’après ce que j’ai lu, même si le droit au retour est accordé, bien peu de Palestiniens retourneraient dans leur village d’origine, car la grande majorité, née en Jordanie, ne le connait pas.
    Cela se passerait peut être pareil pour les Palestiniens du Liban, au grand dam de leurs soutiens occidentaux qui voudraient décider pour eux.
    Qu’en pense le Hezbollah ?
    Les associations israélo-palestiniennes demandent dans leurs propositions que les Palestiniens qui ne reviendraient pas soient indemnisés. Les droits accordés, au bout de 60 ans, doivent permettre enfin une meilleure négociation entre l’Etat israélien et les pays arabes.
    On ne peut que se réjouir de cette reconnaissance pour le plus grand bien de la population palestinienne du Liban.

    • GoodGuy
      GoodGuy répond à caro
      Chti
      • Posté à 19h43 le 19/08/2010
      • Internaute 59429
        Chti

      L’indemnisation des palestiniens qui ne pourraient pas faire valoir leur droit au retour ne serait que justice.

      Faut-il également indemniser les centaines de milliers de juifs qui ont fuit ou ont été expulsés des pays arabes après la création de l’état d’Israël ?

      • caro
        caro répond à GoodGuy
        délinquante avérée
        • Posté à 20h06 le 19/08/2010
        • Internaute 6484
          délinquante avérée

        « Faut-il également indemniser les centaines de milliers de juifs qui ont fuit ou ont été expulsés des pays arabes après la création de l’état d’Israël ? »

        oui, ce serait à titre de réciprocité. On n’a que trop tendance à oublier ces quelques 800 à 900 000 juifs qui ont tout perdu, même s’il y a une grande différence entre les juifs et les palestiniens : les premiers ont été intégrés dans les pays d’accueil, les seconds ont été parqués dans des camps.

  • Perlipop
    Perlipop
    peintre en batiment
    • Posté à 19h27 le 19/08/2010
    • Internaute 122254
      peintre en batiment

    on pourrait faire plus simple,par exemple que la communauté internationale se réunisse et exige d’Israël la restitution des territoires occupés,plus simple et certainement plus efficace non ?

  • Jeha
    Jeha
    randonneur
    • Posté à 10h51 le 20/08/2010
    • Internaute 116998
      randonneur

    Ces réfugiés palestiniens, ils viennent bien de quelque part, ils ont étés chassés de leurs terres par l’irgoun et l’organisation terroriste qui lui a succédé : tsahal.
    Même les sionistes les plus forcenés de RUE 89 n’ont pas trouvé de terme plus « adéquat » pour nommer ces géneurs.
    Le sort qui leur est fait par les pays arabes est loin d’être enviable et fait le jeu de l’entité sioniste.
    Qui sonT ces pays ? Des dictatures moyen-âgeuses, à la solde de l’occident et protégées par lui, alliées objectives d’israél , et qui gardent pour lui le « troupeau » en échange d’un parapluie et de quelques subsides.Ces palestiniens refusent l’intégration dans des pays qui ne sont pas le leur, ils maintiennent vivante la flamme du retour, ils font corps avec leurs frères de Gaza de Cisjordanie et d’israél et tous les massacres israéliens et les forfaitures arabes n’y feront rien et c’est là que le bât blesse l’âne sioniste.
    Israél , grand expert en » retour à la terre promise » ( après 5000 ans, éxcusez du peu !) sait que le retour des palestiniens est inéluctable, que le temps joue contre lui : qu’il fasse tout pour leur « intégration » chez ses voisins ( avec l’aide d’un occident attentionné.) relève de la banale stratègie,
    Il faudra bien moins de 5000 ans pour que les palestiniens recouvrent leurs droits, l’occident n’est pas à un reniement près et les juifs sont les mieux payés pour le savoir !
    Un seul état pour deux peuples réconciliés et ke temps est un grand médecin !

    • Pragmatix
      Pragmatix répond à Jeha
      Allogène
      • Posté à 14h11 le 20/08/2010
      • Internaute 64201
        Allogène

      « ...Des dictatures moyen-âgeuses, à la solde de l’occident et protégées par lui, alliées objectives d’israél , et qui gardent pour lui le “troupeau” en échange d’un parapluie et de quelques subsides... »

      En feignant de les défendre, par ces propos, vous manifestez là un profond mépris tant des palestiniens (un troupeau) que des arabes (dictatures moyen-âgeuses ) en général. Faites attention, la queue du diable sort de votre pantalon...

      « Ces palestiniens refusent l’intégration »

      C’est cela, oui...Les riverains n’avaient rien compris : les réfugiés palestiniens, en fait, ont supplié les libanais de ne leur accorder aucun droit pour maintenir en eux la « flamme du retour » ! ! Ingénieux, non ?

      « ...Israél , grand expert en » retour à la terre promise »

      Si je suis bien votre raisonnement, on pourrait en déduire que, là aussi, les juifs ont de demandé aux nazis et autres progromistes de les martyriser pour maintenir pour maintenir en eux...« la flamme du retour », non ? Certains négationnistes soutiennent la thèse abjecte d’un accord tacite entre nazis et sionistes à propos de l’immigration juive en Palestine...N’en feriez-vous pas partie, par hasard ? »...

      « ...Un seul état pour deux peuples réconciliés et ke temps est un grand médecin ! »

      Pour quoi faire ? Pour « garder le troupeau » ? Puisque vous pensez, à l’évidence, que l’histoire se répète, juste une petite question : ne craignez-vous pas, à terme, que ce futur état ne devienne, à son tour, une dictature moyen-âgeuse, à la solde non plus de l’occident, mais des islamistes, alliés objectifs des progromistes iraniens, et qui garderaient pour eux, le « troupeau juif » en guise de boucliers et de quelques subsides...pour les renvoyer là d’où ils n’auraient jamais du partir, quand les circonstances le permettront ?

      C’était juste une question qui, je l’avoue, n’atteint pas le brio de votre commentaire. Vous phosphorisez grave. Tenez bon, les renforts ne vont pas tarder à arriver ! !

      • Jeha
        Jeha répond à Pragmatix
        randonneur
        • Posté à 14h37 le 20/08/2010
        • Internaute 116998
          randonneur

        D’abord, on ne dit pas « phosphoriser » mais « phosphorer »
        Ensuite le phosphore surtout quand il est blanc est une spécialité de vos maitres israéliens...
        Enfin, face à votre maigre argumentation, je n’ai nul besoin de renforts pour vous clouer le bec, vous devriez rafraichir vos cours de propagande, vous baissez dangereusement !
        Un seul état, oui, c’est d’ailleurs semble-t-il ce que réclame l’éxtrême droite israélienne pour arriver au fantasme du grand israél par le nettoyage éthnique dont les sionistes se font une spécialité.

  • adrak
    • Posté à 11h47 le 20/08/2010
    • Internaute 31361

    Une chanson à écouter :

    Fayrouz : Al Quds al Atika

    Lien

  • StuntmanMike
    StuntmanMike
    Ingénieur de recherche Energie/ (...)
    • Posté à 18h00 le 21/08/2010
    • Internaute 97433
      Ingénieur de recherche Energie/ (...)

    « Ceux qui sont contre Israël n’en ont en fait rien à foutre des palestiniens parce qu’ils ne critiquent pas non plus le Liban et la Jordanie, donc ils sont antisémites... »

    Non mais sans rire... C’est le nouvel « argument » (si on peut appeler ça un argument) à la mode ?

    Bien sur que le Liban ne fait pas grand chose pour les palestiniens, tout le monde le sait. Mais à leur décharge vous ne pensez qu’ils ont déjà pas mal à faire avec leur propre politique intérieure et leur population ?
    C’est moche mais ça c’est toujours passez comme ça partout dans le monde, « nous d’abord, on verra les autres après ».

    Pour ce qui est de la Jordanie, pour y être allé il y a quelques mois et avoir posé la question à un jordanien sur le sujet, les palestiniens, qui en font la demande, ont automatiquement la nationalité jordanienne et sont autorisés à voyager librement vers la Cisjordanie pour aller voir leur famille.
    Ce qu’il s’est passé en septembre 1970 (« septembre noir »), c’est que des réfugies palestiniens étaient en train de créer un « état dans l’état » en commentant des délits et en attaquant Israël depuis la Jordanie, la mettant donc en danger. Qu’est ce que n’importe quel chef d’état au monde aurait fait ? Hussein de Jordanie leur a foutu sur la gueule comme n’importe qui d’autre aurait fait. Mais ça ne veut pas dire que les jordaniens se foutent des palestiniens, bien au contraire. Encore une fois, pour y être allé, il y a un soutien indéfectible.