Sur le terrain 18/08/2010 à 12h47

Chômage des jeunes : ce qu'ils en disent


Rue89 est allé à la rencontre de jeunes croisés à la sortie de Pôle emploi à Massy, Saint-Denis et Paris.

Saint-Denis - « Il ne reste que les ménages au noir »


Nathalia à Saint-Denis, le 17 août 2010 (Caroline Venaille).

Même en plein mois d’août, le Pôle emploi de Saint-Denis ne désemplit pas. Le flux de chômeurs est continu. Parmi eux, de nombreux jeunes.

CV, RIB, formulaire du Pôle emploi, carte d’identité et carte de séjour : dans la pochette, tout y est. Nathalia, 20 ans, vient pour la première fois. Après avoir passé plusieurs mois à chercher un travail en faisant du porte-à-porte dans les supermarchés, elle a fini par s’inscrire à Pôle emploi via Internet.

Titulaire d’un BEP vente, Nathalia signe d’abord un CDD dans un magasin de prêt-à-porter avant de renoncer à cause de ses problèmes de dos. Elle retourne au lycée, en première STG, mais elle arrête après des difficultés familiales.

Depuis huit mois, en attendant de trouver un travail, elle dépend financièrement de son copain qui travaille en intérim :

« Je ne supporte pas de dépendre des autres. Même si, jusqu’à présent, je n’ai pas pu faire autrement. »

Nathalia est venue à l’agence avec la cousine de son copain. Alors que toutes deux rentrent pour le rendez-vous fixé à 14h40, Sandra sort des locaux.

« J’attends un rendez-vous à Pôle emploi depuis deux mois »

Originaire de Vitré en Bretagne, cette jeune mariée vient d’emménager à Saint-Denis. Il y a deux mois, en quittant l’Ouest de la France, elle a dû abandonner son job à l’usine. Elle passe au Pôle emploi en coup de vent, pour prendre des nouvelles de son dossier, transféré de Vitré à Saint-Denis sans problème. Les délais de rendez-vous, pourtant, ne sont pas les mêmes :

« Si à Vitré j’ai eu un premier rendez-vous avec un conseiller en deux semaines, à Saint-Denis, ça fait deux mois que j’attends. »

Après une première année de BEP hôtelier, elle décide d’arrêter :

« Il n’y a pas beaucoup de travail dans l’hôtellerie en ce moment. Et puis ça me coûtait cher : c’était une école privée à 600 euros par mois. »

Finalement, la jeune fille de 19 ans espère beaucoup d’un entretien à la RATP. Elle l’a obtenu grâce à « un piston » comme elle dit : l’une ses amie y travaille déjà. Si cela ne fonctionne pas, elle reprendra une formation par le biais de la mission locale.

Elle prend les choses comme elles viennent, du moment qu’il y a de l’embauche. « Mais tout ça, c’est en septembre. Au mois d’août, c’est mort. »

Elle ne sait pas encore si son installation en Seine-Saint-Denis est définitive :

« Ici, la vie coûte cher. Nous pensons peut-être aller vivre vers Vitré avec mon mari, qui est peintre. »

Adepte de la débrouille

Le piston, c’est également la règle d’or de Cellou. Cet étudiant étranger habite à deux pas du Pôle emploi. Il y passe sans plus rien en attendre, si ce n’est les pages des petites annonces qu’il épluche régulièrement. Comme la plupart des jeunes rencontrés, il estime qu’il n’y a rien de tel que la débrouille pour trouver un job.

A 20 ans, il entre en troisième année de droit à Créteil. Originaire de Guinée, il cherche vainement du travail pour l’été. L’année, il a un contrat de 25 heures avec une chaîne de fast-food.

Le fonctionnement de Pôle emploi le laisse perplexe :

« Au départ, on vous demande cinq documents, genre pièce d’identité, certificat de travail... Puis on vous envoie une lettre pour que vous apportiez encore d’autres papiers. C’est à croire qu’ils veulent retarder votre demande. Il m’arrive de recevoir des convocations périmées de trois jours, par exemple, le 17 pour le 14 aout. Comment voulez-vous venir à un rendez-vous qui a eu lieu dans le passé ? »

Pourtant, il n’a pas hésité à traverser Paris pour trouver du travail :

« On m’a dit qu’à Val d’Europe, à proximité de Disneyland, il y avait de l’embauche. Mais rien. Il ne me reste plus que les ménages au noir. »

Paris - « Difficile de trouver un job en province »


Jérémy dans une rue parisienne, le 17 août 2010 (Audrey Cerdan/Rue89).

Mon inscription à Pôle emploi

Depuis la fusion de janvier 2009, impossible de se présenter
spontanément en agence, l’inscription se fait désormais par le biais de services dématérialisés, par Internet ou au 3949.

Rythmé par le jingle désespérément enjoué du Pôle emploi, un répondeur vocale vous accueille : « La communication sera facturée 11 centimes d’euros la minute ». Certains jours, l’attente peut atteindre quinze minutes.

Après un long sommaire, enfin une voix humaine. Mais jamais la même d’un coup
de fil à l’autre. Au bout du combiné, un télé-opérateur se charge de remplir un formulaire, complète votre identité civile et vous interroge sur la raison de votre perte d’emploi.

A aucun moment le mot
« chômage » n’est employé. En moins de trois minutes, vous êtes enregistré. On vous indique une prochaine convocation en agence.

« Ce matin, nous avons travaillé non-stop », explique un agent du Pôle
emploi. « Plus de 91% de l’aboutement des appels ont pu être résolus en moins de cinq minutes. » Les performances sont enregistrées statistiquement : c’est une question de rationalisation. « Nous avons pas
le temps pour nous occuper des problèmes », répond une voix anonyme du 3949. C.V.

Au cœur du mois d’août, l’agence Spectacles du canal de l’Ourcq (XIXe arrondissement de Paris) est déserte. Ce mardi, les demandeurs d’emplois sont tout au plus une dizaine à pousser la porte d’entrée. Jérémy arrive autour de 17 heures, une demi-heure avant la fermeture.

A 29 ans, constructeur de décor pour le théâtre et statutairement intermittent du spectacle, il a décidé d’élargir ses compétences. A partir de septembre, l’Afdas lui finance une formation en décoration métallique :

« Pour le moment, je ne travaille que sur les constructions en bois. Savoir travailler le métal, ça me permettra d’avoir plus de savoir-faire. Beaucoup de constructeurs sont compétents dans les deux domaines, il vaut mieux être polyvalent. »

Pendant sa formation, il ne touche pas d’Assedic. A l’issue des six mois, il doit se réinscrire.

Le Pôle emploi est une étape ordinaire dans le quotidien d’un intermittent du spectacle, même si les offres d’emplois y sont rares :

« C’est à nous de nous débrouiller et de trouver du travail. Je travaille depuis quatre ans et je ne suis passé au Pôle emploi que pour des raisons administratives. Une formation, une inscription... De temps en temps, il y a une annonce mais ce n’est pas comme ça qu’on travaille. »

Son premier job, Jérémy l’a décroché au culot. Originaire de Franche-Comté, il débarque à Paris en 2005 sans contacts, ni expérience. Il n’en tire aucun orgueil :

« C’est comme ça qu’on fait dans ce métier. Je suis passé dans plusieurs ateliers pour voir s’il y avait du travail. Au début, j’étais surtout dans l’événementiel et les salons professionnels puis petit à petit, j’ai réussi à trouver des choses dans le théâtre.

On arrive, on demande s’il y a du travail, on nous répond : “Oui, tu reviens mercredi à 8 heures”. A partir de là, on reste une semaine, deux, parfois trois. C’est de l’improvisation. »

Au début, sans grande expérience, Jérémy était affecté à des fonctions de bases, pas forcément passionnantes. Surtout, on ne le rappelait pas. Pour lui, ce n’est pas tant une question d’âge que d’expérience - un de ses supérieurs était plus jeune que lui.

En deux ans, il réussi à tisser son réseau et à travailler pour la Comédie-Française et le Théâtre de la Colline. Un de ses chantiers dure trois mois, une « chance ».

Il accumule les 507 heures de travail nécessaires à l’obtention du statut (ouvrant droit aux Assedics), mais sait qu’il peut le perdre à tout moment :

« C’est surtout au début que c’est dur. Sans expérience, 507 heures, c’est énorme. Là, ça commence à le faire pour moi, même si j’ai commencé relativement tard.

Je sais que les intermittents plus âgés s’inquiètent parce que notre statut se dégrade depuis plusieurs années mais si j’ai le choix, je préfère quand même mon job d’intermittent à celui d’un salarié. Je peux travailler sur des ateliers différents et rencontrer des gens. »

Si l’ancien étudiant des beaux-arts de Dijon juge « quasi impossible » de trouver du travail en province, sauf dans les grandes villes comme Lyon et Toulouse, il pense à quitter Paris :

« Dans la construction de décor pour le théâtre, il n’y a qu’à Paris qu’on a autant d’opportunités, mais j’aimerais bien bouger. D’abord parce que je ne suis pas d’ici et parce que Paris, c’est super mais spécial. C’est très cher. A bientôt 30 balais, j’ai envie d’autre chose. »

Massy - de la mode à McDo


Jessy à Massy, le 17 août 2010 (Céline Vigouroux).

En période de pré-rentrée scolaire, à Massy, où près de 15% des jeunes de moins de 25 ans sont au chômage, les bureaux de la mission locale Vita Cité se remplissent surtout de jeunes en quête d’orientation.

Dans le bureau d’un conseiller, Jessy Cytadin, 21 ans, essaye de voir clair dans ses projets d’avenir. Après son bac pro métiers de la mode en poche, la jeune fille veut se réorienter. Elle pense à une carrière sociale.

C’est son premier rendez-vous. Le responsable la rassure : « La balle est dans ton camp, nous sommes à tes côtés pour trouver la meilleure solution. »

Elle raconte :

« Je voulais devenir styliste. Les professeurs m’avaient pourtant prévenue des faibles débouchés de la formation. »

L’expérience amère de l’accumulation des lettres de refus a fini par la décourager. Pendant deux ans, elle travaille à mi-temps chez McDonald’s pour 500 euros par mois. Elle économise pour passer le permis.

C’est après un passage au Centre d’information et d’orientation (CIO) et un test de carrière qu’elle décide de s’orienter vers le social, un domaine plus porteur d’emploi.

Après avoir échoué trois fois au concours d’entrée à l’école des moniteurs-éducateurs, Jessy a fait le choix de quitter Nancy et ses parents pour s’installer à Paris. Ici, elle espère trouver des stages qui lui permettront de réussir ses examens qu’elle va passer pour la quatrième fois.

En parallèle, elle cherche un emploi d’appoint pour partager les frais de son oncle, chez qui elle loge. Elle attend une réponse de Pôle emploi pour un job d’assistante de vie scolaire.

Zineb Dryef, Caroline Venaille et Céline Vigouroux

► Les jeunes et le chômage : envoyez-nous vos témoignages.

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  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 13h05 le 18/08/2010
    • Internaute 21378
      Précaire

    Et les cons, eh nos élus, elle est là la vraie insécurité.
    Mais c’est voulu,c’est idéologique, 10% de chomeurs, (le chiffre parfait, ça pète pas mais ça ne réclame pas de hausse de salaire)

    du travail y en partout des vieux à balader, des appart à isoler, des fleurs à entretenir, mais y a pas d’argents sauf pour les banquiers qui le stockent, idéologie de l’argent rare..
    (euh les billets c’est du papier, c’est pas à partir du bois) ;

    • pablico
      pablico répond à karlM
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
      • Posté à 14h06 le 18/08/2010
      • Internaute 14278
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

      ce qui est désolant, c’est que les jeunes, depuis la maternelle(il y a si longtemps que le chômage dure), se sont fait à l’idée qu’ils vont être chômeurs..
      pour eux c’est quasiment normal d’être au chômage jeune.. et à partir de 50 ans.. ils n’ont pas d’autres points de référence.

      ce qui fait qu’ils ne se révolteront jamais..ils subissent...

      le système pourri a gagné...

      • Petrus Panificus
        Petrus Panificus répond à pablico
        Etudiant
        • Posté à 14h10 le 18/08/2010
        • Internaute 113584
          Etudiant

        Une certaine catégorie de jeunes, à la rigueur, les plus défavorisés, ce qui ont le moins l’accès à l’information en tout cas.
        Je ne sais pas ce que vous appelez « système pourri » mais pour moi, c’est d’abord le système éducatif qui ne donne pas aux jeunes -à ceux qui ne disposent pas d’autres moyen pour accéder à l’info- les clés pour s’insérer facilement sur le marché du travail. Exemple cette fille qui a fait un BTS et qui veut travailler (à un poste intéressant s’entend) dans la mode...mais bien sûr qu’elle ne trouvera rien ! Le mec qui l’a orientée vers un BTS devrait être éloigné de tout bureau d’orientation professionnelle à vie !
        Pareil pour les boulots dans le monde du spectacle et de l’art : tu ne peux pas décemment vouloir bosser là-dedans et en même temps vouloir la sécurité de l’emploi...

         
        • pablico
          pablico répond à Petrus Panificus
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
          • Posté à 14h15 le 18/08/2010
          • Internaute 14278
            À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

          vos exemples sont ces fils ou filles de ceux qui peuvent subvenir... si l’on « crève la dalle » .. on essaye de faire n’importe quoi.. même avec un « bac +10 »..

          • Petrus Panificus
            Petrus Panificus répond à pablico
            Etudiant
            • Posté à 14h37 le 18/08/2010
            • Internaute 113584
              Etudiant

            Pas forcément, pas forcément. De multiples exemples à commencer par le mien montrent qu’il est possible de s’en sortir. Et même si c’était le cas, c’est précisément mon argument : le système pourri, c’est le système éducatif qui envoie des personnes comme cette jeune fille faire une formation de mode un peu au rabais -bon, je n’ai rien contre cette formation en particulier- et qui laisse les ’crève la dalle’ -pas la majorité de la société française d’ailleurs, la plupart font simplement partie de la classe moyenne inférieure mais passons- « faire n’importe quoi ».

            • pablico
              pablico répond à Petrus Panificus
              À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
              • Posté à 14h52 le 18/08/2010
              • Internaute 14278
                À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

              tout le monde fini par s’en sortir, mais il faut un temps fou, « galèrer » à s’en rendre malade, se déprécier.. mais tout le monde fini à trouver quelque chose.. la vie active commencera à 30 ans.. et finira vers 50... même si on met l’âge de la retraite à 80 ans..

              au fait :

              on impose un âge de la retraite, mais personne n’impose un âge du début de travail...

              c’est marcher sur la tête dans l’illogisme...

              • Petrus Panificus
                Petrus Panificus répond à pablico
                Etudiant
                • Posté à 15h00 le 18/08/2010
                • Internaute 113584
                  Etudiant

                Si ca ne tenait qu’à moi il n’y aurait pas d’âge imposé pour la retraite sauf pour certaines professions pénibles physiquement mais simplement une plus grande part de l’épargne personnelle, au delà d’un montant minimum garanti à chacun, dans les retraites.

                Ok, tout le monde finira par s’en sortir mais nous sommes d’accord sur le fait que ca devrait pas se passer comme ça. Et d’accord sur le fait que le système éducatif français, à défaut d’être nul en tout, est particulièrement mauvais et inefficace pour préparer les jeunes à obtenir une emploi intéressant et correctement rémunéré dans une économie de marché. Après, vous pouvez être d’accord ou non avec le principe d’une économie de marché, mais c’est un autre débat.

                • pablico
                  pablico répond à Petrus Panificus
                  À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
                  • Posté à 15h09 le 18/08/2010
                  • Internaute 14278
                    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

                  une économie de marché est tellement fluctuante, que pour orienter un jeune, il faut être une Madame Soleil fiable.

                  personne de devinera le job ’à la mode’ et demandeur d’emploi dans 10ans.. personne. (temps très minimum de l’éducation d’une personne lambda sans désirs, ni rêves)

                  ce n’est pas la peine de cracher sur l’éducation. Tout le monde n’a pas la capacité, ni les moyens matériels de suivre une école d’ingénieur polyvalente..

                  • Petrus Panificus
                    Petrus Panificus répond à pablico
                    Etudiant
                    • Posté à 15h21 le 18/08/2010
                    • Internaute 113584
                      Etudiant

                    ...ce qui n’est d’ailleurs pas mon cas, et loin de là. Il ne s’agit pas de former des gens aux métiers « à la mode », mais de leur apprendre à penser par eux-mêmes et comprendre le fonctionnement et les rouages de l’économie et du marché du travail, n’importe quel marché du travail, aujourd’hui comme dans dix ans, comme dans vingt ans etc.
                    Cela ne signifie pas que l’on doive en faire de bons petits soldats de l’économie de marché, cela signifie exactement l’inverse, c’est à dire que des personnes formées au monde réel, à la vie réelle seront toujours plus fortes, plus indépendantes et au besoin critiques.

                    Par ailleurs merci de ne pas caricaturer mes propos, je ne « crache » pas sur l’Éducation Nationale pour laquelle j’ai la plus grande affection (d’ailleurs je ne crache pas tout court), j’émets une opinion critique, ce qui est mon droit le plus absolu.

                • emiboot
                  emiboot répond à Petrus Panificus
                  No Homs land
                  • Posté à 17h04 le 18/08/2010
                  • Internaute 81944
                    No Homs land

                  Je me permets de réagir, depuis plusieurs post je lis la formule « éducation nationale » ou « éducation reçue à l’école ». C’est précisément parce qu’on ne reçoit PAS son éducation de l’école qu’il y a bug entre ce qu’on espère de l’école et ce qu’on va vraiment y trouver.
                  L’ancien nom de l’éducation nationale c’était « ministère de l’instruction publique ». Et c’est bien ce que c’est : une voie pour s’instruire, pas pour s’éduquer, l’éducation, c’est la vie qui la fait plus largement, les parents, les rencontres.
                  Vous lui reprochez entre autre de ne pas être au niveau pour trouver un job dans ce monde : encore une fois, parce que ce n’est pas non plus sa mission. L’économie de marché n’est pas son affaire et N’A PAS A L’ETRE.
                  Et puis nous avons un très bon système de retraite, (mieux encore si tout le monde payait vraiment ses cotisations sociales, un petit clin d’œil à nos amis de Bercy et à tous ceux qui fraudent), proposer l’épargne personnel c’est revenir 50 ans en arrière et mettre beaucoup de petites gens dans la merde.
                  Le système éducatif français n’est pas « nul » (un peu dramatique comme termes) : depuis des années il est en déliquescence, et récemment quelqu’un à mit une bonne louche de gravier dans la machine, puis a viré une partie des boulons sous prétexte que ça coûte cher : bizarrement ça tourne mal.
                  Et de toute façon l’économie de marché n’instruit pas - elle forme à son usage. Je préfère être dé.formée ;)

                  • Petrus Panificus
                    Petrus Panificus répond à emiboot
                    Etudiant
                    • Posté à 18h01 le 18/08/2010
                    • Internaute 113584
                      Etudiant

                    Ok,pour la substitution instruction/éducation et pour que l’éducation ne tienne pas compte de l’économie de marche mais alors vous reconnaissez la schizophrénie de la société actuelle. Nous vivons dans une société régie par une économie « de marche », il faut changer soit cela, soit en partie, la nature de l’instruction.
                    Par ailleurs, je suis un exemple vivant du fait que l’on peut recevoir une instruction faite d’humanités et de matières déconnectées de l’économie, instruction ensuite complétée par une école de commerce, et rester quelqu’un de tout a fait équilibré !

                    • emiboot
                      emiboot répond à Petrus Panificus
                      No Homs land
                      • Posté à 19h36 le 18/08/2010
                      • Internaute 81944
                        No Homs land

                      Ah mais je n’ai pas pensé que vous étiez déséquilibré :) et nous vivons bien dans une société schizophrène à personnalité multiple. C’est pire qu’avant parce qu’en plus, on ne peut PAS ignorer les infos qu’on reçoit, ni les nier, et au delà de la société nous avons conscience de vivre tous sur une planète, un espace clôt et fini.
                      A propos de changer ce monde ou non, il s’agit déjà de le connaitre : j’ai été très intéressé par un exposé de Attali sur l« économie dites globale et de marché dans un arrêt sur image (web), notamment la déconnexion entre le dollar et l’or. Ce système étant bancal à la base, il ne peut que continuer à se casser la gueule sans fin. Les jeunes en l’occurrence sont la variable d’ajustement au marché du travail.

                  • Plus_de_liens
                    Plus_de_liens répond à emiboot
                    enseignante
                    • Posté à 18h50 le 18/08/2010
                    • Expert 118818
                      enseignante

                    @emiboot
                    Bravo et merci de remettre les pendules à l’heure sur la mission initiale de l’école : la transmission du savoir.
                    Pour des raisons purement économiques, on a démantelé cette extraordinaire institution. Un vrai travail de sape mis en place depuis longtemps et programmé inexorablement.
                    Fut un temps où il était encore possible de résister ponctuellement aux réformes assassines, aux ravages des pédagogistes à la Meirieu, au délitement VOULU de l’autorité, aux mesures annonçant la privatisation etc.
                    Désormais, ce n’est plus possible.
                    Un collègue me disait cette année qu’il avait quelquefois le sentiment d’être « un fonctionnaire de Vichy ».
                    La seule façon de survivre psychologiquement est de faire le deuil de notre métier de professeur et d’accepter l’idée que nous sommes des sortes d’animateurs de garderie.
                    Personnellement, je n’y parviens pas et c’est extrêmement douloureux.

                    Pour ce qui est du chômage des jeunes, le pire est certainement cette atmosphère de « no future » qui gagne progressivement toute une génération. Une sorte de perte générale du désir d’entreprendre quoique ce soit, un gigantesque « à quoi bon ? » face aux études et à l’existence.
                    Ne pas oublier qu’ils ont sous les yeux des parents qui, la plupart du temps, ont bossé toute leur vie et s’acheminent vers des retraites de misère...à un âge indéterminé.
                    Quand ils ne se retrouvent pas au chômage...

                    • emiboot
                      emiboot répond à Plus_de_liens
                      No Homs land
                      • Posté à 19h21 le 18/08/2010
                      • Internaute 81944
                        No Homs land

                      Merci de votre post :)

                      « Une sorte de perte générale du désir d’entreprendre quoique ce soit, un gigantesque “à quoi bon ?” face aux études et à l’existence. »
                      Je crois que c’est parce qu’on à fait croire aux parents comme aux enfants qu’étudier sert à travailler/décrocher un job. C’est faux, s’instruire, étudier, ça sert à devenir de meilleur humains, au mieux, être qualifié au travail c’est une autre histoire. On reste des étudiants toute notre vie, mais on travaille plus ponctuellement et on reste moins dans la même entreprise. Je trouve ça plus sain.
                      Personnellement je suis très satisfaite d’être une précaire sans CDI, sans engagement envers un patron sinon celui que je décide : je n’en suis que plus efficace et surtout, surtout, ça me donne envie de me lever le matin. Du fait du « désenchantement » du travail, on accède enfin à un questionnement sur le travail en lui même et sa nuance avec le salariat. Etre artiste, bénévole associatif, être mère, retaper sa maison, faire son jardin, élever ses enfants... Est ce du travail ?

                      • spoutnikkk
                        spoutnikkk répond à emiboot
                        étudiante
                        • Posté à 12h19 le 19/08/2010
                        • Internaute 123229
                          étudiante

                        Salut,

                        hum... Je me fais souvent des réflexions similaires : que la précarité quelque part sert à regarder aux fond des choses... que si on veut arreter de se mentir, on finit par se poser de vraies questions sur la valeur du travail et de ce qu’on y met, comme énergie, comme temps, comme passion...

                        Je relis en ce moment la « politique du rebelle » de Michel Onfray, qui pense que nous sommes tous très aliéné au travail : quand on en a on s’en plaint, quand on en a pas et court après... ouai...
                        c’est un peu manichéen, mais ça a le mérite de faire réfléchir...

                        Moi aussi j’ai fait des études « pas professionalisantes », et je le savais en les commençant, pourtant aujourd’hui j’ai du mal à réagir comme toi et me dire « satisfaite » de la précarité que je vis depuis trois ans. Le pire dans tous ça, c’est que je culpabilise grâve, de ne pas avoir fait « des rencontres enrichissantes » ( pour trouver du travail sur le terrain vu que la fac me condamnait à devenir un énième mouton supplémentaire) de ne pas m’être « sortie les doigts du cul » comme disent les gens, pour m« investir » dans quelque chose ( une asso, un projet...)

                        Du coup et là où je te rejoins, c’est que j’essaie de trouver plus de sens à ma vie quotidienne, à ce que je fais à manger, à mes lectures, à l’endroit où je veux vivre...
                        Mais je n’ai vraiment pas encore trouvé mon équilibre...et je ne pense pas être la seule.

                        • emiboot
                          emiboot répond à spoutnikkk
                          No Homs land
                          • Posté à 13h20 le 19/08/2010
                          • Internaute 81944
                            No Homs land

                          La réflexion sur le travail, sa place et son rôle pour soi et au delà pour le fonctionnement de la société qui en découle est fondamentale : y’a qu’à voir les couleuvres qu’on nous fait avaler sinon ;) et surtout l’exemple de la mentalité du siècle dernier. Bref, chacun a sa petite quête à mener, quête que je trouve nettement en deçà en importance vis à vis de la quête qui consiste à être humain. C’est mon avis :)
                          Quand à trouver l’équilibre, je t’avoue que ça fait 1 an que les choses vont mieux pour moi, avant ça j’ai fait 9 métiers avec et sans qualification (usine et ménage entre autre), et c’est pendant cette forte précarité que j’ai trouvé un fil de réflexion intéressant sur le travail : parce que je me sais capable de vivre avec peu (financièrement), je ne me sens plus redevable qu’on m’offre un travail (après tout je suis payée pour une tâche), ni éperdue de reconnaissance d’en avoir (2 en l’occurence, manière de ne pas dépendre d’un patron).
                          Par contre la valeur ajoutée vient de ce que j’apprends (je viens de changer de métier) et de la qualité relationnelle que je rencontre. Mais doc Panel dit que je suis une anarco-libérale et que tout le monde n’a pas le profil pour être non seulement polyvalent mais incapable de faire une tache répétitive ;)
                          Bon courage à toi, dispo en pv si tu veux cotinuer le fil de conversation :)

              • Errante
                Errante répond à pablico
                être humain
                • Posté à 15h45 le 18/08/2010
                • Internaute 122931
                  être humain

                « tout le monde fini par s’en sortir » ? C’est beau d’être optimiste, mais ce n’est pas vrai, hélas.

                Pas mal de gens restent sur le carreau (la misère et/ou la dépression et/ou la rue et/ou le suicide…). De ce que je peux constater chaque jour sur le chemin de mon appartement (banlieue ouest parisienne) à mon boulot (centre de Paris) — et oui, j’ai la chance d’avoir les 2 à 37 ans, une chance inouïe, je sais —, c’est qu’il y a de plus en plus de personnes qui mendient et surtout, de plus en plus de jeunes.

                Désolée, je sais que ce n’est pas agréable à entendre, mais non, tout le monde ne finit pas par s’en sortir, aujourd’hui, en France.
                Y a-t-il jamais eu une époque où l’on pouvait affirmer cela, d’ailleurs ? Pendant les trente glorieuses peut-être, lorsque mes parents avaient la trentaine et que l’avenir souriait, et encore… Quand tu viens d’un milieu de merde, tu as toujours moins de chance de t’en sortir. C’est comme ça sur toute la planète et la France ne fait pas exception.

                • PIT LE CHIEN
                  PIT LE CHIEN répond à Errante
                  Wouaooouh!
                  • Posté à 16h07 le 18/08/2010
                  • Internaute 25924
                    Wouaooouh!

                  Oui, il y a eu une époque : les années 70 à 90. On trouvait du travail. On pouvait démissionner et retrouver un emploi aussitôt.
                  C’est bien loin....C’est bien fini.

                  • damienl
                    damienl répond à PIT LE CHIEN
                    Chercheur
                    • Posté à 09h32 le 19/08/2010
                    • Expert 101560
                      Chercheur

                    Dans les années 70 à 90, je pense que les gens regardaient avec nostalgie les années 50 à 70 en disant la même chose. Mais vous avez raison jusqu’à un certain point, à part pour les années 70 et le début des années 80, où la crise (choc pétrolier dans les années 70, même si cela n’a pas fait exploser le chômage immédiatement).

                    Le chômage est resté élevé entre 80 et 90 aussi.

              • titi3
                titi3 répond à pablico
                • Posté à 19h00 le 18/08/2010
                • Internaute 33333

                Tout le monde finira par s’en sortir ? Tu es bien optimiste, ce système est absolument révoltant et surtout d’une bêtise affligeante. Je suis en train de réfléchir sur le bien fondé ou non d’envoyer mon témoignage à Rue89 mais il y a de quoi avoir peur à l’heure actuelle.

        • billyj
          billyj répond à Petrus Panificus
          désespéré par la situation
          • Posté à 15h42 le 18/08/2010
          • Internaute 71025
            désespéré par la situation

          un des problèmes, dans l’orientation, c’est la non prise en compte des conseils, ou leur non écoute, ou leur non lecture.
          Par exemple, vous vous même : vous écrivez :
          « Exemple cette fille qui a fait un BTS et qui veut travailler (à un poste intéressant s’entend) dans la mode...mais bien sûr qu’elle ne trouvera rien ! Le mec qui l’a orientée vers un BTS devrait être éloigné de tout bureau d’orientation professionnelle à vie ! »
          et pourtant ......... si vous aviez lu l’article correctement, vous auriez vu qu’elle même disait :
          « Je voulais devenir styliste. Les professeurs m’avaient pourtant prévenue des faibles débouchés de la formation. »
          Les conseillers d’orientation ont donc correctement fait leur travail....... C’est dur, de lutter contre les clichés.......

          • Petrus Panificus
            Petrus Panificus répond à billyj
            Etudiant
            • Posté à 17h24 le 18/08/2010
            • Internaute 113584
              Etudiant

            Ok, c’est vrai que cette phrase m’avait échappé

        19 autres commentaires
      • Lictor
        Lictor répond à pablico
        informaticien
        • Posté à 18h28 le 18/08/2010
        • Internaute 68450
          informaticien

        Tout à fait, sur deux génération, c’est frappant !

        Sur celle de mon père, né en 50, le chômage, ça n’existait pas ! La pire chose qui pouvait arriver, c’était de se retrouver cadre moyen dans la fonction public, comptable ou un truc terrifiant comme ça - en gros, ce dont rêvent beaucoup de jeunes aujourd’hui. Il a arrêté ses études en secondes, les a repris à 40 ans (jusqu’au DEA en théâtre), pourtant, il n’a jamais été au chômage. Il a toujours trouvé des petits boulots : travail de force sur les chantiers, vendanges, animation scolaire...

        Sur la mienne, années 70, le chômage, ça existait vaguement, mais si on faisait des études, ça ne nous concernait pas trop. On pouvait encore étudier par plaisir ou passion, et puis trouver le boulot qui irait avec sans trop de mal.

        Par contre, sur la génération actuelle, le chômage est présent partout. Si tu ne fais pas d’études - chômage. Si tu en fais trop d’études - chômage. Si tu ne fais pas les bonnes - chômage. C’est absolument terrifiant. Du coup, beaucoup font des études par optimisation et non par passion ou même intérêt.
        C’est très sensible en entretient d’embauche - ma compagne en fait passer. Beaucoup de jeunes candidats sont complètement brisés ou n’existent même plus à force de vouloir absolument plaire ! On sent des gens qui ont subis leurs études, qui cherchent un boulot sans passion, qui n’osent plus rien revendiquer...

        Et effectivement, comme tu dis, ça commence à la maternelle. Ma petite soeur a eu de petites difficultés au CP (comme beaucoup d’enfants bilingues). Résultat : convocation des parents et on a expliqué devant la gamine qu’elle ne trouverait jamais de boulot si elle n’apprenait pas plus vite à écrire... Au CP ! Il a fallu des années pour réparer l’état de terreur face à l’échec scolaire dans laquelle ça l’avait plongée... Terreur qui génère surtout de l’échec d’ailleurs...

    • Tintinac
      Tintinac répond à karlM
      • Posté à 16h21 le 18/08/2010
      • Internaute 15124

      « Sarko est incapable d’offrir le tout-à l’égout à la maman de Carla ». Je me demande comment il pourrait résoudre le chomage de toute une nation. Comme il est le seul à prendre les décisions, les autres élus exécutent ses ordres (uniquement). A croire qu’ils n’ont plus de cerveau. C’est normal, sarko en a plusieurs (dixit Carla)

    • jpn
      jpn répond à karlM
      conseiller à l'emploi
      • Posté à 22h27 le 18/08/2010
      • Internaute 116393
        conseiller à l'emploi

      Bonsoir karlM,

      Vous devriez aller jusqu’à dire que la vie est un facteur d’insécurité !

      Etes-vous sûr qu’il n’y a que 10 % de chômeurs ?

      Personnellement, je compte plus de 4.000.000 d’inscrits à Pôle-Emploi, soit un actif sur six. Cela fait plus de 10 % de chômeurs.

      Bon courage karlM,

      JPN

  • vilmorpheus
    vilmorpheus
    Idéaliste
    • Posté à 13h11 le 18/08/2010
    • Internaute 86413
      Idéaliste

    Cela soulève des problèmes typiquement liés au système éducatif français. :
    - En France, sans diplôme (de préférence Bac+5 dans un secteur qui rapport, finance, commerce, ingénieur) vous n’êtes rien et on ne prendra même pas la peine de vous contacter pour voir ce que vous valez vraiment.

    - du coup, pour palier à ça, la France est devenu le pays champion des diplômes en tout genre (regardez seulement la multitude de baccalauréat), dans lesquels les étudiants s’engouffrent, et qui à la sortie n’assureront rien, mais ça les conseillères d’orientations, toutes les personnes qui font du business sur ces filières se garderont bien de le dire.

    edit : c’est la mentalité de beaucoup de patrons qu’il faudrait changer.

    • Six renards
      Six renards répond à vilmorpheus
      Esclave heureux de la FPT
      • Posté à 13h20 le 18/08/2010
      • Internaute 73359
        Esclave heureux de la FPT

      Oui, même avec un bac +5, c’est pas forcément évident. J’en fais l’expérience amère.

    • Flipette le Dauphin
      • Posté à 13h43 le 18/08/2010
      • Internaute 113213
        ...

      Je ne pense pas qu’on puisse assimiler les conseillers (eh oui il y a aussi des hommes) d’orientation à des « personnes qui font du businness » sur des « filières ». Ceci dit je suis complètement d’accord avec vous pour m’ériger en faux contre cette multiplicité d’options et de spécialisations toutes plus inutiles les unes que les autres. De la poudre aux yeux.

      • Homer555
        • Posté à 13h57 le 18/08/2010
        • Internaute 45141

        J’ai fait des études en BTS informatique vers 2001.

        Un an après la fin de mon cursus. Sur un salon de formation/emploi, j’ai rencontré un de mes anciens prof d’informatique en train de dire à un jeune que les débouchés était énormes en terme d’emploi sur la formation.
        Seulement, dans le même temps (1 an), 2 personnes de ma promo avaient trouvées un emploi dans le secteur à l’étranger. Les autres nous étions tous au chômage ou reconvertis et aux entretiens, on rencontrais les anciens de la promo précédente.

        La faute au fait que à l’époque, il y avait profusion de programmeurs et que l’embauche était au niveau bac +5 minimum.

        Donc soit ce prof n’était absolument pas au courant des débouché de sa propre formation, soit il remplissait délibérément son cour de jeunes tout en sachant que les débouché étaient inexistants pour ne pas perdre son propre job. Dans les 2 cas c’est grave.

      • Wildleech
        Wildleech répond à Flipette le Dauphin
        révolutionnaire en devenir
        • Posté à 18h52 le 19/08/2010
        • Internaute 81842
          révolutionnaire en devenir

        Et, plus tu es spécialisé, moins tu as de choix.

    • Lictor
      Lictor répond à vilmorpheus
      informaticien
      • Posté à 18h35 le 18/08/2010
      • Internaute 68450
        informaticien

      Oh, il y plein d’autres problèmes... Par exemple :

      - la difficulté à créer son entreprise
      - la difficulté pour les TPE à être crédibles auprès des gros clients. Du coup, les TPE sont condamnées à la sous-traitances et n’arrivent pas à faire de la croissance.
      - le problème encore pire pour les indépendants
      - la méfiance des recruteurs pour tout ce qui dépasse. Elle concerne bien sûr les diplômes, mais aussi tout ce qui est atypique. Par exemple, créer son entreprise puis repasser en salarié est extrêmement pénalisant en France. Prendre une année sabbatique est une tare.
      - la schizophrénie française, qui fait que les grands groupes détruisent de l’emploi, mais c’est chez eux que tout le monde postule. Résultat, chez les TPE et petites PME, on galère pour recruter à cause de la difficulté à entrer en contact avec les candidats. Alors que c’est souvent dans ces entreprises que le recrutement est plus humain et s’affranchie un peu du diplôme...
      - la frilosité des recruteurs, qui malgré leurs six mois de période d’essai n’osent pas prendre le moindre risque lors du recrutement...
      - le racisme latent chez les employeurs, qui fait que si tu habites Sarcelle et que tu es arabe, tu vas ramer même avec ton diplôme d’ingénieur. « Racismes » qui s’étendent à toutes les catégories : handicapés, femmes, moches, vieux, gros...

      • zergo
        zergo répond à Lictor
        globe-trotters
        • Posté à 20h57 le 18/08/2010
        • Internaute 122010
          globe-trotters

        Pourquoi vous nous avez fait naître ? l’enfant n’est pas un gadget, un faire valoir social rémunérateur pour les « démunis » !
        L’enfant n’est pas un pansement pour adulte en mal d’enfant !
        L’enfant sur cette planète est un être maltraité, mal aimé, mal éduqué, il n’est pas préparé à devenir un adulte responsable, autonome, intellectuellement évolué.

        Nous les jeunes de ce pays, des campagnes et des villes, de souche ou d’ailleurs d’origine, nous galérons tous dès la naissance !
        Pour la plupart nous naissons prématurés, prédisposés à des maladies liées à la mauvaise hygiène de vie de nos parents, des adultes immatures qui préfèrent se séparer dès la première dispute, et nous baladent d’un foyer à l’autre et nous subissons leur vie sentimentale chaotique.
        NOUS N’AVONS PAS DEMANDE A VENIR AU MONDE !
        Nous sommes entourés d’adultes qui ont ravagé l’environnement pour les mille ans à venir, nous font ingurgiter de la nourriture bourrée de produits chimiques trop grasse, trop sucré qui nous rend obèse, anorexique ou allergique à tout... Comme si cela ne suffisait pas, ils fument devant nous n’importe où, nous concoctent des programmes TV, films,jeux vidéos immondes pour nous rendre débiles.
        A l’adolescence nous développons des troubles du comportement, des TOC, une agressivité et une violence inouïe envers nos potes, ils nous proposent de la dope, alcool gratuits et nous développons des addictions multiples, et n’arrivons pas à apprendre passer le cap du bac (écrémage universitaire), le pire est qu’il nous font croire qu’ils s’adonnent 24/24 à la pornographie en chambre ou dans des boites d’échangisme...
        Pour conclure, si on avait demandé notre avis avant de débarquer sur cette planète, nous aurions répondu : NON MERCI

         
        • gnoc
          gnoc répond à zergo
          autre
          • Posté à 13h03 le 19/08/2010
          • Internaute 123145
            autre

          Tout à fait !

        1 autres commentaires
  • orange 06
    orange 06
    retraite
    • Posté à 13h09 le 18/08/2010
    • Internaute 116735
      retraite

    « tu reviens mercredi », « la balle est dans ton camp », le tutoiement semble être de rigueur ailleurs que dans les dérives cryptocolonialistes de certains « représentants » français en Afrique (cf le militaire français au Togo). mais passons sur cette condescendance clairement affichée par tous les détenteurs d´une quelconque parcelle de pouvoir et regardons le constat établi : mieux vaut être jeune, riche et sans formation que jeune, diplômé et à la recherche d´un emploi. les Français vont retrouver certaines valeurs qu´ils laissaient volontiers aux pays moins développés : la famille et la débrouille (entre autres).
    mais ces jeunes en veulent, alors haut les cœurs et m...

    • caro
      caro répond à orange 06
      délinquante avérée
      • Posté à 13h55 le 18/08/2010
      • Internaute 6484
        délinquante avérée

      vous vous trompez totalement, le tutoiement n’est pas du tout de rigueur et beaucoup de conseillers mission locale vouvoient. Ca dépend souvent de leur âge, ils sont parfois guère plus âgés que les usagers et à ce moment, le tutoiement, c’est dans les 2 sens. Il n’y a rien de péjoratif à tutoyer.

      • orange 06
        orange 06 répond à caro
        retraite
        • Posté à 21h14 le 18/08/2010
        • Internaute 116735
          retraite

        votre réponse me conforte dans mon idée première et montre bien que d´un cas particulier il ne faut pas faire une généralité. le tutoiement de condescendance tel que je l´évoquais ne signifiait pas que les malotrus avaient gagné, mais que tutoyer (sans autoriser la réciproque) leur confère une part supplémentaire d´autorité qu´ils ne peuvent affirmer que par ce biais, car ils manquent de la compétence (comme le montrent l´article et certains commentaires) et du charisme.
        mais ne perdons pas de vue que l´article pose bien un problème de fond auquel nos technocrates semblent ne pas vouloir (pouvoir ?) trouver de solutions.

  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 13h12 le 18/08/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    Même si vous publiez de telles listes tous les jours sur Rue 89 vous n’arriverez pas à sensibiliser ce gouvernement sur leur cas qui est celui de millions de chômeurs en France. Puisqu’ils veulent s’attaquer au problème de la sécurité eh bien la meilleures façon est de commencer par les racines en l’occurrence le chômage. L’oisiveté est la mère de tous les vices. Mais eux ils préfèrent acheter des caméras ôter la nationalité française à des français, débattre de l’identité nationale, renvoyer des sans papiers chez eux, éradique les Roms, etc... tout pour nous détourner de leur incapacité à résoudre les vrais problèmes et en particulier l’un des plus grands celui du chômage des jeunes et adultes.

    • jpn
      jpn répond à rrrobotom
      conseiller à l'emploi
      • Posté à 12h09 le 20/08/2010
      • Internaute 116393
        conseiller à l'emploi

      Bonjour rrrobotom,

      Comment croire que des politiques puissent créer des emplois, créer de la richesse, créer du bonheur, créer de ........

      On arrête de rêver debout !

      Tout au plus, ils ne sont créateurs que d’idées, de mots certes bien agencés mais ils ne peuvent résoudre vos problèmes économiques.

      Adressez-vous aux dirigeants économiques, aux partenaires sociaux pour trouver les meilleures solutions pour lutter contre le chômage.

      Regardez quelle est votre implication sociétale et sur surtout syndicale pour changer les règles économiques de ce monde ?

      Aujourd’hui en France, le taux de syndicalisation ouvrier n’est que de 5% (tout syndicat confondu). Que faire avec ce taux aussi bas pour négocier une répartition plus juste ?

      Ce n’est pas en mettant un bulletin de vote selon une périodicité définie par ceux qui trouvent la place sympa que vous résoudrez vos problèmes matériels et financiers.

      Combien de chômeurs ont manifesté en 2009 et 2010 pour la retraite ou des augmentations des minimas sociaux : zéro.

      Bon courage à tous et syndiquez-vous dans un des syndicats de chômeurs.

      JPN

    • jpn
      jpn répond à rrrobotom
      conseiller à l'emploi
      • Posté à 12h09 le 20/08/2010
      • Internaute 116393
        conseiller à l'emploi

      Bonjour rrrobotom,

      Comment croire que des politiques puissent créer des emplois, créer de la richesse, créer du bonheur, créer de ........

      On arrête de rêver debout !

      Tout au plus, ils ne sont créateurs que d’idées, de mots certes bien agencés mais ils ne peuvent résoudre vos problèmes économiques.

      Adressez-vous aux dirigeants économiques, aux partenaires sociaux pour trouver les meilleures solutions pour lutter contre le chômage.

      Regardez quelle est votre implication sociétale et sur surtout syndicale pour changer les règles économiques de ce monde ?

      Aujourd’hui en France, le taux de syndicalisation ouvrier n’est que de 5% (tout syndicat confondu). Que faire avec ce taux aussi bas pour négocier une répartition plus juste ?

      Ce n’est pas en mettant un bulletin de vote selon une périodicité définie par ceux qui trouvent la place sympa que vous résoudrez vos problèmes matériels et financiers.

      Combien de chômeurs ont manifesté en 2009 et 2010 pour la retraite ou des augmentations des minimas sociaux : zéro.

      Bon courage à tous et syndiquez-vous dans un des syndicats de chômeurs.

      JPN

  • guyome
    • Posté à 13h15 le 18/08/2010
    • Internaute 11884

    J’ai eu la chance de déménager dans un pays « sans » chômage (<3%). Pour comparaison, avec un bac+3 et 6 mois de recherche en France (Toulouse), on ne trouve rien. Mais en Norvège, sans parler la Langue, on arrive à trouve un CDI à 1800€/net sur la même période.

    Faut faire comme les multi-nationales et les Bétancourts : aller là où c’est le mieux.

    • sot6son
      sot6son répond à guyome
      Pâtre apatride
      • Posté à 13h57 le 18/08/2010
      • Internaute 120134
        Pâtre apatride

      Je ne suis pas fan de la dernière phrase, mais globalement d’accord sur le reste. La France s’est construit un chômage « utile » pour les patrons et syndicats contre lequel il ne fait rien si ce n’est stigmatiser ceux qui y sont soumis...
      Même choix pour moi : l’émigration. Mais plus loin encore.
      Par curiosité, pourquoi avoir choisi la Norvège ? Par certitude de trouver un emploi ? Par goût personnel ? Autre ? Et dans quel secteur on peut trouver 1,8K net là-bas ?

      • guyome
        guyome répond à sot6son
        • Posté à 14h12 le 18/08/2010
        • Internaute 11884

        le 1800 € c’est dans une crêche et l’opportunitéc’est présenté.

         
        • sot6son
          sot6son répond à guyome
          Pâtre apatride
          • Posté à 14h38 le 18/08/2010
          • Internaute 120134
            Pâtre apatride

          Oui effectivement, ça fait dans ce cas près de deux fois le salaire d’une personne travaillant en crèche en France.
          Juste une autre question : la Norvège est censée être un des, sinon LE, pays où la vie est extrêmement chère. En comparaison de parité de pouvoir d’achat, à combien correspondraient ces 1800e ramenés au coût de la vie français ? 1200 ? 1500 ?

          • guyome
            guyome répond à sot6son
            • Posté à 18h59 le 18/08/2010
            • Internaute 11884

            Il y a Lien qui explique assez bien la différence entre le coût de la vie en France et Norvège. En moyenne, il y a 25 % mais voilà la moyenne entre le coûts d’une voiture (50% plus chère), d’un litre de vin (100% plus chère) et les vêtements (10% plus chère) : ça n’a pas trop de sens.

            En plus, le salaire est donné net ,mais net de tout impôt car tout est directement pris à la source. Donc en france faut retirer l’impôts sur le revenus, les impôts locaux, etc...

            Par contre, l’échelle des salaires ne monte pas bcp. Faut mieux être ouvrier en Norvège et ingénieur en France.

            En brut :
            France Norvège
            Ingé ~ 50k€ 75k€ +50%
            Crêche ~ 17k€ 27k€ +60%

            • sot6son
              sot6son répond à guyome
              Pâtre apatride
              • Posté à 19h49 le 18/08/2010
              • Internaute 120134
                Pâtre apatride

              Merci pour ces informations !
              Quand même nettement plus « rentable » que travailler en France.

        3 autres commentaires
    • SlyTheSly
      SlyTheSly répond à guyome
      • Posté à 14h05 le 18/08/2010
      • Internaute 24414

      Vous êtes dans quel secteur ? Industrie pétrolière ? Vous travaillez en anglais ?

      • guyome
        guyome répond à SlyTheSly
        • Posté à 14h10 le 18/08/2010
        • Internaute 11884

        je travaille dans une université (logistique) et ma femme dans une crêche.

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