Tribune 23/07/2010 à 11h40

Où sont donc passés les psychothérapeutes ?

Serge Ginger | Psychologue et psychothérapeute

D’après une récente enquête nationale, le nombre des « usagers » ayant recours (ou ayant eu recours) à une psychothérapie serait de 8% de la population générale adulte -soit environ quatre millions de nos concitoyens, souffrant de problèmes psychosociaux : dépression, anxiété, phobies, conflits conjugaux ou familiaux, stress au travail, chômage, traumatismes psychologiques, solitude...

Il s’agit donc d’un problème sociétal important. Jusqu’à présent, il n’existait aucune réglementation concernant l’exercice de cette profession, et ainsi un certain nombre de charlatans, sans formation sérieuse, voire de « gourous » de certaines sectes (comme la scientologie) s’étaient infiltrés dans cette activité.

Bernard Accoyer, actuellement président de l’Assemblée nationale, s’est attelé à cette question dès 1999 et a proposé plusieurs amendements à des lois existantes. Après onze années de débats parlementaires houleux, les textes réglementant l’usage du titre de psychothérapeute sont enfin parus au Journal officiel (loi, décret et arrêtés) et ils étaient censés entrer en application dès le 1er juillet 2010.

Ces textes réglementent le titre de « psychothérapeute » et non l’exercice de cette fonction -qui n’est toujours pas définie par le législateur. Ils précisent les formations de base nécessaires pour se spécialiser en psychothérapie.

Le Certificat européen n’est pas reconnu par la France

Aucune formation professionnelle n’est actuellement proposée en France dans les universités publiques ; seuls quelques établissement privés d’enseignement supérieur proposent des formations sérieuses -qui impliquent une psychothérapie personnelle, une sélection sévère portant sur l’équilibre et la maturité de la personnalité (et non sur le seul niveau de connaissances), une formation théorique et pratique de quatre à cinq années, une supervision du travail sur le terrain, une accréditation par des pairs qualifiés et un engagement déontologique.

Une telle formation complète permet d’obtenir notamment le Certificat européen de psychothérapie -dont le niveau s’établit à bac + 7... Mais ce certificat n’est pas reconnu par les pouvoirs publics français. L’université publique n’étant pas à même de remplir l’ensemble de ces conditions (qui font consensus au niveau européen), se contente de proposer un enseignement de psychopathologie -qui ne représente que 20% environ de la formation globale.

La psychopathologie permet de préciser le diagnostic des troubles, mais pas les stratégies de traitement (une douzaine de méthodes sont couramment pratiquées en France : la psychanalyse, les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), les thérapies humanistes (Gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, approche « centrée sur la personne », etc.) ; les thérapies familiales ou conjugales...

Les formations décidées par le législateur seraient insuffisantes

La nouvelle loi ne prend en considération que les diplômes universitaires de psychologue ou de médecin (bien qu’ils ne comprennent pas de formation en psychothérapie proprement dite). Elle prévoit un régime d’exception pour les psychanalystes (pourtant formés eux aussi dans des instituts privés) et des mesures transitoires pour les autres psychothérapeutes exerçant depuis au moins cinq ans à la date du décret.

Cependant, seuls les psychiatres peuvent prétendre à l’utilisation immédiate du titre de psychothérapeute ; tous les autres professionnels doivent se soumettre à une formation complémentaire en psychopathologie, assortie d’un stage de plusieurs mois dans des établissements qui doivent être accrédités prochainement par arrêtés. Les détails de cette formation seront décidés au cas par cas par des commissions régionales (non encore constituées). Rien n’est prêt encore pour l’application effective de cette réglementation... au 1er juillet !

Toutes les organisations professionnelles de psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes protestent avec véhémence contre ces nouvelles dispositions -qui semblent mettre en doute la valeur des formations qu’ils ont déjà longuement suivies.

De plus, les formations décidées par le législateur leur paraissent notoirement insuffisantes pour garantir la sécurité du public ayant recours à la psychothérapie, puisqu’elles font l’impasse sur plusieurs éléments essentiels et spécifiques à une telle formation (thérapie personnelle, formation à des méthodes scientifiques, supervision, etc.).

Si cette loi n’est pas appliquée, le public ne risque rien

La loi incite donc les spécialistes qualifiés à exercer sous un label nouveau, tel que celui de « psypraticien certifié », et il est probable que peu de professionnels sérieusement formés vont entreprendre les longues démarches, formations et stages exigés par la loi et son décret d’application, daté du 20 mai dernier, pour bénéficier d’un titre fondamentalement dévalorisé.

Si cette loi inappropriée n’est pas appliquée, le public ne risque rien. Il est même souhaitable pour lui qu’elle tombe dans l’oubli et soit « mise entre parenthèses ».

Les usagers pourront continuer à se fier aux annuaires des organisations professionnelles -qui ont, depuis plus de trente ans, mis en place des conditions rigoureuses de sélection, de formation et de supervision, accompagnées de règles d’éthique, et il leur est conseillé d’interroger directement les professionnels consultés, sur leur formation et leur code de déontologie, selon les termes de la Charte nationale des usagers de la psychothérapie.

Aller plus loin
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  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 12h01 le 23/07/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    Dans ce DOMAINE....Les PEUTES...sont beaucoup trop CHER.. ?
    Trop de CHARLATAN (comme vous dites)... !

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 12h01 le 23/07/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Wilhelm Reich s’est fait virer de la société psychanalytique de Vienne aussi parce qu’il s’opposait à la formation des non-médecins.

    Il considérait Anna Freud et ses futurs successeurs comme des charlatans dangereux.

    J’ai tendance à penser qu’il avait raison.

  • ON M RSA2012
    ON M RSA2012
    Touché en plein coeur
    • Posté à 12h25 le 23/07/2010
    • Internaute 85545
      Touché en plein coeur

    La révolution émotionnelle avec le social-media permet à un nombre croissant de personnes de ne plus avoir recours aux services de cette population où charlatans et sectes sont légions.

    Lien

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 13h25 le 23/07/2010
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Quand je vois le mot « coach » et des mots comme « révolution émotionnelle », je sais où sont les charlatans !
    Il y a plus grave : l’entreprise de dénigrement systématique (et servie par des crétins comme Onfray) de dénigrement de toute thérapie par la parole au profit des médicaments et du dressage que sont les thérapies behavioristes. Il suffit de voir l’effarant doc diffusé par Arte sur Ste Anne où les patients sont non seulement infantilisés, mais subissent des contentions. Une régression vers la psychiatrie asilaire et répressive des années 50 et auparavant... Alors même que des neurologues ont montré des évolutions positives dans le cerveau après des thérapies de la parole !
    Il ne s’agit pas d’être intégriste et de refuser toute prescription chimique, utile dans certaines pathologies. Mais de s’inquiéter de cette intolérance à la folie, de cette volonté normopathe, et de la camisole chimique de plus en plus systématiquement utilisée.

    • Le_mouton_noir
      Le_mouton_noir répond à Valdo Lydeker
      www.delaservitudemoderne.org
      • Posté à 13h41 le 23/07/2010
      • Internaute 119868
        www.delaservitudemoderne.org

      L’intolérance est générale, elle se développe dans ce domaine comme dans les autres. Il me semble que le gouvernement actuel a d’ailleurs mis en place, il y a quelques années, une « philosophie » à suivre par les établissements psychiatriques très critiquée par les professionnels. Ceci explique peut-être cela.
      Il me semble aussi qu’un collectif de professionnels de la médecine avait tenté d’alerter le public contre un recours aux neuroleptiques qui leur semblait abusif.
      La question qu’il faut toujours se poser dans ces circonstances étant : à qui profite le crime ?

    • ON M RSA2012
      ON M RSA2012 répond à Valdo Lydeker
      Touché en plein coeur
      • Posté à 14h26 le 23/07/2010
      • Internaute 85545
        Touché en plein coeur

      Il est difficile de vivre dans un monde où tous les autres ont tort.
      Que l’auteur du billet émette des réserves sur les travaux des psychologues, des neuro-psychologues montrent à quel point certains cordonniers sont mal chaussés.

      La connaissance nuit gravement aux croyances, la remise en cause permet d’évoluer.

      Des différences de l’autre, je préfère voir les points d’accord mais je sais que certains préfèrent une vie dans une tour d’ivoire !

      Bien à toi le « clinicien »

    • StuntmanMike
      StuntmanMike répond à Valdo Lydeker
      Ingénieur de recherche Energie/ (...)
      • Posté à 15h05 le 23/07/2010
      • Internaute 97433
        Ingénieur de recherche Energie/ (...)

      Je crois que vous confondez certaines choses comme psychiatrie, psychologie et psychanalyse.
      La psychiatrie s’applique aux personnes malades qui peuvent être dangereuses pour les autres et pour elles-mêmes.
      La psychologie s’applique à l’étude des comportements et des idées des personnes. Les personnes ayant des soucis et n’étant pas ou peu dangereuses pour elles mêmes ou la société vont voir un psychologue.
      La psychanalyse est l’analyse « d’aujourd’hui » par rapport aux traumas du « passé ». C’est Freud qui l’a inventé.

      La psychologie défendue par Onfray ne dénigre pas la thérapie (au sens curatif du terme) par la parole. A aucun moment il ne dit que la thérapie par la parole est inutile et qu’il faut se gaver de médicament et enfermer tous ceux qui ne sont pas dans la « norme ».
      Ce que dit Onfray, c’est que la psychanalyse est bidon, et comme elle a été inventé par Freud, que celui ci est un charlatan. Pour Onfray, la psychanalyse équivaut à une religion. Dans la psychanalyse une personne n’est jamais responsable de ses actes, si il/elle agit d’une certaine manière c’est à cause des traumas de son passé avec les trucs du genre « si vous n’allez pas bien aujourd’hui c’est parce que votre mère vous a allaité trop longtemps », ou encore « vos pulsions sexuelles déviantes, comme votre besoin de vous masturber, vient du fait que votre période anale a été traumatisante » (oui, pour Freud, la masturbation est un acte déviant...)

      • ozi
        ozi répond à StuntmanMike
        Mauvais-goûteur
        • Posté à 16h28 le 23/07/2010
        • Internaute 111670
          Mauvais-goûteur

        Ouais, m’enfin, comme ça a été mille fois dit, Onfray enfonce des portes ouvertes. Freud, c’est tout de même un peu dépassé hein...

      • Valdo Lydeker
        Valdo Lydeker répond à StuntmanMike
        journaliste, auteur
        • Posté à 18h02 le 23/07/2010
        • Journaliste 7922
          journaliste, auteur

        Vision globalisante et caricaturale de la psychanalyse, qui a évolué depuis Freud, dont nul n’a dit qu’il avait raison sur tout ! Jamis un psy ne dira les absurdités que vous leur prêtez. La voir comme une religion prouve surtout l’inculture crasse d’Onfray à ce sujet. L’objet d’une analyse, c’est de conduire à l’autonomie, y compris par rapport à son propre passé, pas d’assujettir... Mais ce qu’il révèle, c’est à quel point l’idée que l’homme n’est pas qu’un être de raison mais aussi de rêves , de fantasme, d’irrationnel et d’incontrôlé fait peur dans une société obsédée par l’efficacité et le contrôle.

         
        • StuntmanMike
          StuntmanMike répond à Valdo Lydeker
          Ingénieur de recherche Energie/ (...)
          • Posté à 20h08 le 23/07/2010
          • Internaute 97433
            Ingénieur de recherche Energie/ (...)

          La psychanalyse n’a que très peu évoluée depuis Freud. Les psychanalystes ne sont même pas d’accord entre eux pour en donner une définition claire. C’est une pratique basé sur des théories qui ne reposent sur rien du tout et qui est plus du domaine du mystique.
          La psychologie est une science basées sur des faits, même si l’interprétation de ces faits divergent selon les psychologues (et « diverge » c’est énorme comme disait Desproges). Il n’en reste pas moins qu’il y a des bases solides sur lesquelles on peut s’appuyer contrairement à la psychanalyse qui elle se base sur les « traumas » de l’être et enlève toutes responsabilités de ses actes à l’Homme.

          « Mais ce qu’il révèle, c’est à quel point l’idée que l’homme n’est pas qu’un être de raison mais aussi de rêves , de fantasme, d’irrationnel et d’incontrôlé fait peur dans une société obsédée par l’efficacité et le contrôle. »

          Vous êtes en contradiction, ceci est du domaine de la religion, de la croyance. La psychanalyse veut nous faire passer l’inconscient comme le grand « maitre à penser » de ce monde. Autrement dit, une entité invisible et inaccessible qui dirigerait les hommes à leur insu. Et les psychanalystes sont là pour vous aider à trouver la voie, le chemin vers la rédemption qui fera que vous irez mieux...

          Ca ne ressemblerait pas à un dogme ça ? Autrement dit une religion...

          Après libre à vous de croire en ce que vous voulez...

          • Valdo Lydeker
            Valdo Lydeker répond à StuntmanMike
            journaliste, auteur
            • Posté à 23h49 le 23/07/2010
            • Journaliste 7922
              journaliste, auteur

            Le rêve, pas plus que la part d’ombre de l’homme n’a rien à voir avec la croyance, ni avec la religion... Pas besoin du moindre sentiment religieux pour rêver ! Que les religions se soient servies de cette part non rationnelle de l’homme, c’est une autre histoire. et appremment, c’est vous qui ne connaissez rien à la psychanayse, pou prétendre qu’elle n’a pas évoué depuis Freud (il uffi de voir les querelles entre freudiens et lacaniens) . Quant à prétendre que l’inconscient serait le grand maître à penser, c’est un contresens total, la notion de « maître à penser étant parfaitement contradictoire avec l’objet de la psychanalyse, comme la “rédemption” qu’elle laisse aux culs bénits. Le travail de l’analyse, c’est précisément de permettre d’élucider la part d’inconscient qui contrarie la volonté et l’autonomie de chacun et d’acquérir de l’autonomie.

        2 autres commentaires
      • Valdo Lydeker
        Valdo Lydeker répond à StuntmanMike
        journaliste, auteur
        • Posté à 18h03 le 23/07/2010
        • Journaliste 7922
          journaliste, auteur

        Vision globalisante et caricaturale de la psychanalyse, qui a évolué depuis Freud, dont nul n’a dit qu’il avait raison sur tout ! Jamis un psy ne dira les absurdités que vous leur prêtez. La voir comme une religion prouve surtout l’inculture crasse d’Onfray à ce sujet. L’objet d’une analyse, c’est de conduire à l’autonomie, y compris par rapport à son propre passé, pas d’assujettir... Mais ce qu’il révèle, c’est à quel point l’idée que l’homme n’est pas qu’un être de raison mais aussi de rêves , de fantasme, d’irrationnel et d’incontrôlé fait peur dans une société obsédée par l’efficacité et le contrôle.

         
        • lulu.sur.rue89
          lulu.sur.rue89 répond à Valdo Lydeker
          Entre deux chaises, assez (...)
          • Posté à 19h23 le 23/07/2010
          • Internaute 99634
            Entre deux chaises, assez (...)

          « Mais ce qu’il révèle, c’est à quel point l’idée que l’homme n’est pas qu’un être de raison mais aussi de rêves , de fantasme, d’irrationnel et d’incontrôlé fait peur dans une société obsédée par l’efficacité et le contrôle. »

          Mais non, cela c’est la défense classique des tenants de la psychanalyse : « c’est parce qu’on fait peur parce qu’on révèle des secrets (ou des pulsions ou autres) alors on veut nous éradiquer ». En fait, comme le font remarquer pas mal d’auteurs critiques (je ne sais pas si Onfray en parle), aucune technique n’a eu un succès aussi foudroyant, étendu et durable que la psychanalyse - et en France, cela dure encore.

          Je précise que je n’ai pas lu Onfray, par contre j’ai lu Freud, et en version originale : excellent écrivain, piètre observateur, médiocre théoricien - et une misogynie et une homophobie à toute épreuve, que malheureusement beaucoup de psychanalystes partagent encore.

          Je précise aussi que je suis pour les thérapies par la parole, que cela soit clair (c’est une autre des défenses classiques des psychanalystes : si vous n’êtes pas absolument à cent pour cent pour la psychanalyse, c’est parce que vous voulez rétablir les électrochocs et les douches froides - et bien non, le monde n’est pas si simple...).

        1 autres commentaires
    • LienRag
      LienRag répond à Valdo Lydeker
      • Posté à 17h27 le 23/07/2010
      • Internaute 34767

      Pour abonder dans votre sens, un parent d’un ami avait été impliqué professionnellement et malgré lui dans un des scandales de l’agro-alimentaire révélé par le Canard Enchaîné.

      Comme cette personne était d’une intégrité personnelle forte, apprendre qu’il avait été involontairement un empoisonneur l’avait fortement perturbé, au point de commencer à « disjoncter » quelque peu, et avait été hospitalisé. Je n’ai plus la certitude qu’il s’agisse bien de Sainte-Anne, mais je sais par contre qu’il avait été traité aux électrochocs...

      Certes, il s’agit d’une nouvelle génération d’électrochocs, pas ceux de nos grands-parents, mais il est intéressant de voir que pour certains psychiatres l’électricité est censée pouvoir règler des dilemnes éthiques !

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 13h40 le 23/07/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    Les corporatismes sont difficiles à combattre au niveau national.
    Chacun tire la couverture à lui sans se préoccuper de l’intérêt général.
    Les réglementations européennes devraient nous permettre de contourner beaucoup de nos archaïsmes.
    Le certificat européen de psychothérapie est sans doute une excellente chose pour moderniser cette profession et la dégager de la mafia médicale française.
    Mais....pas facile...sans la construction d’une Europe forte.

    • Chou marin
      Chou marin répond à Marcantoines
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 13h38 le 25/07/2010
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      ah oui, le corporatisme...

      vous vous rappelez du retrait du rapport de l’Inserm sur les psychothérapies apr Douste-Blazy, le copain à J.-A. Miller et BHL ?
      Vous aimerez certainement les manœuvres de Roudoudou, qui demande à Sueur de manœuvrer pour retirer les subventions de l’UP d’Onfray, ou dernièrement, de ses conférences sur France-Q :

      Lien

      l’émission à censurer :

      Lien

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 14h48 le 23/07/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    « Des conditions rigoureuses de sélection ! » Hahaha !
    Dans le business de l’âme on parle comme le gringo de Jacques Vabre ! C’est drôle.
    Presque moins en fait que le futur titre de « psypraticien » dont la proximité phonique avec « péripatéticien » ressemblé étrangement à un lapsus, comme on dit dans ce milieu.

  • Chou marin
    Chou marin
    sal'bête plein'd'poils
    • Posté à 18h11 le 23/07/2010
    • Internaute 12261
      sal'bête plein'd'poils

    Une petite info au sujet de la FF2P, dont l’auteur fait partie :

    « Le plus inquiétant dans l’article 52 et son projet de décret d’application réside dans le risque non négligeable de détournement de l’usage de l’appellation “ psychanalyste ” puisque la loi préconise qu’il suffit d’appartenir à une association de psychanalystes que n’importe qui peut créer dès demain (sous forme d’association loi 1901) pour prétendre en toute légalité faire usage du titre de “ psychothérapeute ” . Le rapport Guyard avait déjà épinglé certaines de ces associations douteuses se réclamant de la psychanalyse : l’Atelier de Psychanalyse Existentielle, connu aussi sous le nom de Famille de Nazareth, amalgamant références à l’orgone de Reich, au cri primal de Janov et aux archétypes de Jung ; l’Institut de Recherches Psychanalytiques créé en 1978 par une psychologue, Maud Pison, formée à la psychanalyse freudienne, se proclamant réincarnation de la Vierge, et condamnée par le tribunal correctionnel de Draguignan... Certaines organisations de “ psychothérapeutes ” ont d’ailleurs saisi l’intérêt de la loi puisqu’elles ont modifié l’intitulé de leur association en y ajoutant la référence à la psychanalyse (cf. la Fédération Française de Psychothérapie – FFdP - devenue la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse – FF2P) de façon à pouvoir contourner l’exigence légale d’une formation en psychopathologie préalable à une formation psychothérapique, si jamais le décret d’application n’est pas en faveur des “ psychothérapeutes ” non-psychiatres et non-psychologues… »

    in : Lien

  • tambien
    tambien
     ?
    • Posté à 19h22 le 23/07/2010
    • Internaute 114710
       ?

    Monsieur Ginger
    votre article est relativement surprenant.Il manque de précision : un acte manqué ? !
    la psychothérapie englobe un suivi fait par des psychologues ou des psychiatre ou(et) des psychanalystes

    1-psychologue : fac de sciences humaines.Aucune prescription médicale-aucun remboursement
    2-psychiatre : des médecins qui ont une FORMATION MÉDICALE et Humaine =remboursement et possibilités d’un appui médical en cas de troubles le nécessitant
    3-Psychanalyste : il suffit d’avoir fait une analyse.

    les personnes en souffrance (8% ?) poussent n’importe quelle porte si elles n’ont pas eu un généraliste pour les conseiller, orienter.

    Mesurez vous le risque de dérive qu’il peut y avoir à se faire soigner par un individu qui uniquement suivi une analyse pour nettoyer sa propre souffrance psy ? (bonjour le transfert ! !)

    Oui à un contrôle de l’exercice d’un métier qui parfois peut rejoindre les dérives sectaires si l’on n’y met pas d’ordre(psychogénéalogiste, coach etc = ? ? ? ? ?)

    Qu’est ce qui vous dérange réellement dans cette remise en ordre ? !

    • Chou marin
      Chou marin répond à tambien
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 20h25 le 23/07/2010
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Je me permets de répondre car je crois connaitre les réponse que l’on ne vous donnera pas :
      - les ’dérapeutes’ de tous poils sont jaloux du succès des psychanalystes, branche toute aussi farfelue de la psychologie que le sont la gestalt, la psychogénéalogie et tous les trucs que l’on ne retrouvera pas sur des programmes universitaires dignes de ce nom.
      - la FF2P n’est pas comparable à l’afforthecc ou l’aftcc en matière d’exigence de scientificité envers les cursus de ses adhérents.
      - voir mon message ci-dessus expliquant le passage de FFdP à FF2P.

      Finalement, comme vous le dites : quel intérêt de critiquer le résultat d’un âpre combat contre le lobby psychanalytique pour, 8 ans après, voire déboucher un décret qui amoindrit les risques sectaires dans le domaine de la santé mentale, si ce n’est pour sauvegarder des parts de marché, et ce au prix de la sécurité des usagers ? je ne crois pas avoir entendu quoi que ce soit comme critique venant du coté des professions diplômées de façon adéquates (psys TCC, psychiatres, médecins) ?

      • tambien
        tambien répond à Chou marin
         ?
        • Posté à 21h28 le 23/07/2010
        • Internaute 114710
           ?

        Merci

        Il est amusant de voir l’absence de réponse d’un auteur d’un « article » non argumenté et qui frise la propagande pour une église : le denier du culte étant substantiellement pris dans la souffrance de personnes souvent démunies.

        Combien de personnes me disent devoir payer en espèce les consultations. : on se demande pourquoi ? !

        Tout comme vous je n’ai entendu aucune critique des personnes diplômées .Vous avez raison de le souligner.

        Qu’est ce qui peut tant déranger des personnes qui se nourrissent de la souffrance des autres avec des méthodes de charlatans lorsque on leurs propose des formations ? !

        Vous souffrez d’un mal être ?
        Nous vous proposons
        - soit un psychiatre remboursé , formé (médecin ) soit un psychologue formé et souvent en supervision et analyse de la pratique pour exercer professionnellement)

        -soit .....une voyante : là ça aura le mérite d’être clair et lumineux comme démarche !

        Merci à vous chou marin (quel pseudo : allo Freud ? ? ? « il est né dans un chou le petit »)de nous informer en nous transmettant des pistes de compréhension sur la démarche de l’auteur de cet « article ».

        La professionnalisation lui fait peur .

        Devoir répondre de sa pratique dans un cadre professionnel , l’expliquer en l’appuyant sur les notions suivantes (sans les confondre !) :
        éthique
        déontologie
        rôle
        mission
        place
        fonction

        va faire exploser les abstractions fumeuses des faux thérapeutes.

        Enfin , le ménage sera fait et le règne du flou ne pourra plus entretenir la confusion si enrichissante pour certains !

         
        • Chou marin
          Chou marin répond à tambien
          sal'bête plein'd'poils
          • Posté à 23h02 le 23/07/2010
          • Internaute 12261
            sal'bête plein'd'poils

          peu de temps nous reste avant que la meute des psychanalystes et autres Raeliens rapplique ; -)
          Donc pour faire court : oui, La professionnalisation fait peur, et de plus, surtout : l’évaluation fait peur - et à juste raison.

          • tambien
            tambien répond à Chou marin
             ?
            • Posté à 09h00 le 24/07/2010
            • Internaute 114710
               ?

            bravo !

            l’évaluation peut en effet faire peur à des charlatans et usurpateurs qui vont devoir se reconvertir en bonimenteur dans les fêtes foraines !

            je leurs fais confiance : les pseudos centre de formations, les pseudos techniques pour savoir trouver un emploi, les pseudos lieu de « bien être »....sauront les accueillir pour augmenter leur chiffre d’affaire !

            je sens qu’on doit déranger....allez savoir pourquoi ? ! ! !

        2 autres commentaires
    • CEDHIC
      CEDHIC répond à tambien
      • Posté à 22h05 le 26/07/2010
      • Internaute 20745

      « Mesurez vous le risque de dérive qu’il peut y avoir à se faire soigner par un individu qui uniquement suivi une analyse pour nettoyer sa propre souffrance psy ? (bonjour le transfert ! !) »

      La priorité est-elle d’avoir l’assurance que le psychothérapeute a lui-même réglé un tant soit peu ses névroses ? Si oui, le seul thérapeute assurant cela est le psychanalyste.
      Les autres peuvent avoir un cabinet sans être jamais être allé voir un psy de leur vie. Dans ces cas, oui, on peut craindre que le contre-transfert ne soit pas assez travaillé pour éviter les errements thérapeutiques.
      Heureusement, que dans la plus part des cas, les professionnels ont une éthique, n’en déplaise à tous les délires paranoïdes qui pullulent dés qu’il s’agit des psys.

  • clojea
    clojea
    Profession libérale
    • Posté à 10h02 le 24/07/2010
    • Internaute 47479
      Profession libérale

    Comme dans toutes les professions, il y a des professionnels et des charlatans. Un diplôme n’ajoute ni n’enlève pas grand chose. On peut avoir un excellent praticien et un mauvais, tout dépend de l’individu.
    Il y a des psychothérapeutes qui sont efficaces et d’autres pas. Et c’est valable dans toutes les professions. Le seul critère à retenir est : Est-ce que cela fait du bien et apporte quelque chose. Si la réponse est oui, alors c’est bien.
    Vouloir tout mettre dans des cases est débile, car cela n’empêchera pas les dérives et ou le manque de professionalisme. Je me souviens d’un dentiste ultra diplômé qui n’avait pas vu que j’avais juste une carie mais qui voulait me coller un devis pour des implants pour un montant plus que substanciel.

    • Chou marin
      Chou marin répond à clojea
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 11h29 le 24/07/2010
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      Votre argument est en grande partie valide, il y a en effet des charlatans partout. Il s’agit cependant ici de limiter les risques et les dérives.

  • Capitol
    Capitol
    Professeur
    • Posté à 14h21 le 24/07/2010
    • Expert 120613
      Professeur

    Le certificat européen de psychothérapie est un pseudo-certificat qui, à juste titre, n’est pas validé ni par l’enseignement supérieur ni par les autorités sanitaires et sociales en France, par aucune instance officielle européenne non plus. A juste titre d’ailleurs. M. Ginger parle de Bac + 7 pour son obtention. Mais cela ne veut rien dire, hormis le fait qu’il faille payer sept années pour l’obtenir, quand ce n’est pas huit ou neuf... Commercialement parlant, c’est très juteux pour la pseudo-école le délivrant. Par ailleurs, ce qui compte dans les années d’études, c’est la qualité de l’enseignement donné, avec un programme précis et des heures de cours en conséquence. Or l’insuiffisance de l’enseignement dans le cadre du soi-disant CEP est notoire. Deux choses encore : l’école en question n’est guère regardante sur ses étidoantes. Certains titulaires du CEP n’ont même pas le bac ! Enfin, l’école demande de faire un travail sur soi, de suivre une thérapie c’est-à-dire, en bonne logique, de se soigner à la mode-maison... Bref, le CEP est une coquille vide.
    On peut trouver des informations utiles sur le site : Lien

  • egide
    egide
    Littéral
    • Posté à 17h39 le 26/07/2010
    • Internaute 45067
      Littéral

    Onze années de corporatisme acharné et de clientélisme politique pénible ont donné prétexte à une de ces lois lamentables dont le parlement et le sénat français ont le secret.

    Une exception française dont il n’y a pas lieu d’être fier et qui fait de notre pays l’un des plus réglementé au monde.

    Il n’y a pas une activité à vocation économique qui échappe à cette diarrhée législative et qui fleure bon la notabilité et ses contradictions d’intérêt.

    Cette nouvelle réglementation est illisible et inapplicable.
    Elle révèle que dans le secteur de la santé il existe deux corporations solides celle des médecins, on pouvait s’en douter, mais celles des psychologues qui ont tout obtenu afin de sauvegarder l’exclusivité de leur propre filière si avantageuse par ailleurs en terme de statut et de carrière.

    Cette réglementation est évidemment liberticide et l’exception accordée aux psychanalystes renforce ce sentiment que pour les conservateurs français et même une partie de la gauche, la liberté est exceptionnelle de plus en plus, en France.

    Écœurant.

  • CEDHIC
    • Posté à 22h11 le 26/07/2010
    • Internaute 20745

    Je suis curieux de savoir combien d’anti-psychanalyse qui vouent aux gémonies Freud et ses nombreux successeurs, ont eux-même fait une psychanalyse...

  • CEDHIC
    • Posté à 11h54 le 27/07/2010
    • Internaute 20745

    « Détruire est identique à aider pour un psychiatre » (LRH, Ability Publication 72, avril 1958) ;
    « Et ce que vendent les psys, c’est la douleur et le sexe » (LRH, HCOB 26 août 1982) ;
    « On pourrait supposer que ces praticiens ont utilisé l’hypnotisme, les drogues, la douleur et d’autres méthodes (sous couvert de traitement) afin d’induire chez le criminel l’envie de commettre d’autres crimes » (HCOB 26 avril 1982) ;
    « Mais de nombreux psychiatres ne se limitent pas à un comportement sexuel néfaste avec leurs patients. Certains commettent de simples meurtres ordinaires. »

    Voilà ma petite contribution pour les anti-psy qui continuent de diffuser leur impressionnante crainte et rejet de ce genre de thérapie.
    Ces citations sont issues de pubilcations scientologues (notoirement anti-psychiartie) recensées sur le site prevensects.com.

    Chacun ses croyances, même si évidement je ne dis pas que les anti-psy sont scientologues.

    • Chou marin
      Chou marin répond à CEDHIC
      sal'bête plein'd'poils
      • Posté à 19h15 le 27/07/2010
      • Internaute 12261
        sal'bête plein'd'poils

      dianétique, psychanalyse, astrologie, etc
      des pseudo-sciences basées sur des croyances.
      Qu’est ce qui vous gène dans la remise en cause des vôtres ?

      • CEDHIC
        CEDHIC répond à Chou marin
        • Posté à 22h33 le 27/07/2010
        • Internaute 20745

        Mettre dianétique, psychanalyse et astrologie, sur un pied d’égalité est pour le moins audacieux.
        La complexité est de le démontrer.
        Disons que dans mon travail où j’accompagne des enfants et adolescents ayant subis diverses maltraitances, j’ai pu observer sur le long terme les effets positifs de la psychanalyse, avec de notables diminutions voir la disparition de syndromes anxieux, dépressifs, agressifs/auto agressifs, incapacité à se concentrer etc...
        Dans tous ces cas, il ne s’agit pas de mes croyances, mais d’observations basées sur différents critères, dont l’un des plus importants est la parole des enfants/ados eux-même.

        Je ne suis pas certain que cela a valeur de démonstration, mais c’est mon expérience.

         
        • Chou marin
          Chou marin répond à CEDHIC
          sal'bête plein'd'poils
          • Posté à 07h50 le 28/07/2010
          • Internaute 12261
            sal'bête plein'd'poils

          « Mettre dianétique, psychanalyse et astrologie, sur un pied d’égalité est pour le moins audacieux.
          La complexité est de le démontrer. »

          Facile : sur quelles données vérifiées se basent ces trucs ?
          Voilà.

          « j’ai pu observer sur le long terme les effets positifs de la psychanalyse »

          Et seriez-vous prêt à laisser évaluer ces affirmations ? De manière objective ?
          J’en doute.

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