Snatch magazine 20/07/2010 à 13h03

Debré : « Je ne me retrouve ni dans la droite ni dans la gauche »

Snatch Magazine | Bimestriel


Jean-Louis Debré (Vincent Desailly/Snatch).


Il y a eu un ponte socialiste, Michel Rocard, puis un mammouth communiste, Robert Hue, il est donc temps de virer de bord pour venir s’amarrer sur les pontons de la droite. Voilà donc Jean-Louis Debré, vieille figure du RPR de papa.

De l’homme politique, on garde surtout le souvenir d’un président de l’Assemblée nationale en mode bonhomie tout sourire. L’image d’un bon gars aux petits soins avec ses parlementaires.

Mais aujourd’hui, c’est sous les lambris boisés du Conseil constitutionnel, son nouveau spot, qu’on rencontre l’animal politique. Discuter à l’aise avec lui revient à passer à la moulinette un demi-siècle de politique à la française.

Calé dans un fauteuil Louis XV, on voit défiler le temps, de de Gaulle à Chirac, en compagnie d’un témoin qui a toujours baigné dans le bain profond de l’Histoire.

Entre chuchotements et exclamations, JLD fait le job pour mener le flash-back comme il faut. Voilà le sage qui parle, entre grandiloquence et anecdotes.

Snatch : À l’époque de la nomination de votre père à Matignon, votre vie d’adolescent de 14 ans doit donc bien changer un peu...

Jean-Louis Debré : Oui, oui. Alors, le regard des autres sur vous est un regard différent. On ne vous passe rien et on exige tout de vous. On me regarde avec un côté particulier. Lors du deuxième jour de la rentrée des classes, le professeur ne retient qu’un nom, le mien. Quand vous avez une mauvaise note, ça prend des allures de drame national ; quand vous avez une bonne note, c’est considéré comme normal.

À l’époque, c’est aussi le drame de la guerre d’Algérie, le drame de mon père qui voit l’Algérie s’en aller de la France. Il faut donc prendre des précautions car l’on devient des cibles de l’OAS. Mais écoutez, finalement, cette adolescence un peu particulière, on la vit assez bien. Mon père a su séparer la vie publique de notre vie privée.

Généralement, les adolescents ont, à un moment donné, l’envie soudaine d’afficher leur indépendance à l’égard de leurs parents. Vous, avez-vous eu aussi cette « crise d’ado » ? Avez-vous signifié des désaccords à votre père ? Des désaccords politiques même ?

Vous savez, je crois que c’est Malraux qui disait : « Il y a deux façons d’être un homme parmi les hommes. La première consiste à cultiver sa différence, la seconde à approfondir sa communion. » Moi, je dis qu’il y a deux façons d’être un fils parmi les fils : la première, c’est d’approfondir sa communion par admiration pour son père ; l’autre, c’est de se construire par affirmation de sa différence. Eh bien, je me suis construit par recherche de l’harmonie et non pas de la dissociation.

Vraiment jamais ?

Non, jamais, jamais. Je n’ai jamais eu de volonté de rupture dans ces années. C’était toujours l’expression d’un respect. C’était une époque aussi où la relation père-fils était une relation différente de celle qu’on peut avoir aujourd’hui. Et puis, le poids de l’histoire, le poids de la famille. Nombre de fois où j’ai entendu mon père raconter comment, se promenant le long de la Loire avec son propre père, il avait rencontré Clémenceau ! Je ne pouvais avoir que de l’admiration pour mon père...

De Gaulle, « un homme de légende »

Si je vous parle d’hérédité en politique...

Je ne sais pas ce que c’est !

Non ?

En fait, à la différence des dynasties économiques et financières, chez les Debré, on ne se lègue pas un paquet d’actions ou une entreprise, on se transmet des valeurs. Et dans ma famille, on se transmet des valeurs républicaines.

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, j’ai tout de suite su ce que c’était. La Constitution de 1848, les grands textes fondateurs de la République ont très vite fait partie de mon univers. L’héritage familial est donc avant tout républicain mais ça n’empêche pas que l’on puisse se promener à droite ou à gauche.

Vous savez, le cousin germain de mon père était Laurent Schwartz, un mathématicien connu pour son communisme. Et mon père a commencé au Parti radical avant de passer dans le sillage du Général de Gaulle.

D’autre part, je ne suis pas sûr que mon père se reconnaissait dans la droite française et moi, je ne me suis jamais reconnu dans la droite française.

Plutôt dans le gaullisme...

Je me suis reconnu dans un ailleurs, ni à droite, ni à gauche, le gaullisme. D’ailleurs, si ça s’est très bien passé pour moi à l’Assemblée nationale comme président, c’est parce que là, j’ai pu affirmer mon héritage républicain. C’est pour ça que parfois, j’étais mal compris par mes amis de droite car pour moi, l’important n’est pas l’appartenance partisane mais bien la République.

J’ai en mémoire une phrase d’Anatole France et ça serait bien si les hommes politiques pouvaient s’en inspirer : « Heureux ceux qui n’ont qu’une vérité. Plus heureux et plus grands, ceux qui ont fait le tour des choses et qui ont assez approché la réalité pour savoir qu’on n’atteindra jamais la vérité. Alors, enrichissez-vous de la vérité des autres ». C’est cette phrase que mon père me rappelait sans arrêt.

L’honnête homme, c’est celui qui est capable d’entendre la vérité des hommes, qu’ils soient de droite ou de gauche ou qu’ils n’aient pas d’idées politiques.

Au cours de cette adolescence, vous deviez croiser souvent le Général de Gaulle. Quels sont vos souvenirs de ces moments ?


Jean-Louis Debré

30 septembre 1944 : naissance à Bordeaux

8 janvier 1959 : son père, Michel Debré, devient Premier ministre

1967 : rencontre avec Jacques Chirac

1995 : devient ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac

25 juin 2002 : devient président de l’Assemblée nationale

5 mars 2007 : nommé président du Conseil Constitutionnel

Ecoutez, je ne l’ai pas croisé souvent non plus. Mais j’ai un souvenir très précis en tête (chuchotements). C’était un 18 juin. En réalité, chaque année, le 18 juin, nous nous rendions en famille et avec le Général, au Mont Valérien dans la Crypte des fusillés.

Ça, c’était avant 1958, pendant la « traversée du désert » de de Gaulle. On voyait à ces moments-là quelques personnages, le maréchal De Lattre, le maréchal Leclerc. C’était une petite cérémonie familiale où le Général passait, nous disait bonjour, où il nous demandait si ça allait bien à l’école, où il prenait son temps. Et puis tout d’un coup, 1958.

Un monde extraordinaire ! Des préfets, des hommes en uniforme, des photographes, des journalistes, des milliers de personnes qui applaudissent ! On est parqués, le Général passe sans même nous saluer. J’étais effondré, je ne retrouvais plus cette petite cérémonie intime et poignante de mon enfance. Ce jour-là, j’ai eu le sentiment qu’on m’avait volé mon 18 juin.

À votre avis, pourquoi le Général De Gaulle exerce une réelle fascination sur tout un pan de la classe politique ? Pourquoi ce personnage et ses idées peuvent-ils émouvoir autant ?

D’abord parce que c’est un personnage de légende. Dans la vie, on côtoie beaucoup de copies et peu d’originaux. Là, vous avez un original par son histoire et par son combat. La vie de de Gaulle est marquée de manière très forte du sceau de la France.

Sa capacité d’attraction, c’est qu’il n’est ni l’homme d’un clan, ni d’un parti, ni d’une idée mais d’un pays. C’est une rencontre absolument exceptionnelle entre un homme, une époque et des circonstances qui fonde la légitimité du Général.

Mais vous n’avez pas l’impression que vous en faites un peu trop ? À vous entendre, on a le sentiment que de Gaulle est un personnage plus qu’humain...

Mais c’est un personnage qui sort de l’ordinaire. C’est un homme de légende du fait de cette rencontre avec un pays et son peuple. C’est une alchimie très particulière. Il y a très peu d’hommes qui arrivent à ce niveau, De Gaulle y est arrivé !

Revenons à vous. Vous baignez pendant toute votre jeunesse dans un environnement bien politique et pourtant, vous n’entrez pas en politique après vos études. Vous entrez dans la magistrature. Pourquoi ?

Euh... J’ai toujours eu envie de faire de la politique. Mais je voulais d’abord être libre et pour être libre, il faut avoir un métier. Je suis devenu magistrat. C’était la fin des années 70, l’époque du terrorisme de Carlos, d’Action directe. J’avais le sentiment, peut-être illusoire hein, d’avoir un rôle, de donner un sens à mon engagement républicain.

À ce moment-là, j’ai considéré que j’étais devenu un soldat de la République, que je jouais un rôle peut-être plus fort, plus important qu’avec engagement électoral.

Mais alors comment décidez-vous à un moment de vous écarter de la magistrature pour embrasser une carrière politique ?

J’avais fait près de douze ans dans la magistrature ; j’en avais fait probablement un peu le tour. Et j’avais rencontré Jacques Chirac. Le personnage m’avait intéressé. J’avais tout de suite eu un bon contact avec lui. On s’est retrouvés et je me suis engagé.

« Un grand monsieur qui fume plein de clopes »

Vous nous racontez votre première rencontre avec lui ?

C’était en juillet 1967, j’avais 23 ans. De Gaulle avait prononcé à Montréal son « Vive le Québec libre ». Il rentre à Paris. Je dînais avec mon père et celui-ci me dit qu’il doit partir accueillir le Général à l’aéroport. Je l’accompagne. L’avion du Général a du retard, il y a à l’aéroport quelques ministres qui attendent et un grand monsieur qui fume plein de clopes, qui n’arrête pas de fumer. Je le trouve assez sympa : c’est Chirac.

Je commence à bavarder avec lui, il est un peu étonné parce que je lui donne le sentiment de ne pas savoir qui il est. Et puis il me propose de le revoir pour continuer à bavarder. Moi, je prends ça comme une parole en l’air. Mais quelques semaines plus tard, je l’appelle. Comme ça.

Il devait être secrétaire d’Etat à je ne sais plus quoi [en 1967, Jacques Chirac est secrétaire d’État à l’Emploi auprès du ministre des Affaires sociales. À 35 ans, il est le plus jeune membre du gouvernement, ndlr] et je l’appelle. Je lui dis : « Ben vous savez, on a bavardé ensemble à l’aéroport, j’ai envie de passer vous dire bonjour et de discuter avec vous ». Il me répond : « Y’a pas de problème ! Viens, on va déjeuner ensemble ».

Je vais donc le voir, ça se passe bien, on bavarde, sympa, décontract et il me propose d’intégrer son cabinet. Je me dis pourquoi pas, c’est une expérience. Je rentre donc dans son cabinet et je me suis très bien entendu avec lui. Je crois qu’il m’aimait bien. On ne s’est plus quittés.

Je l’ai donc suivi après quand il est devenu ministre de l’Intérieur [en 1974, ndlr] puis à Matignon quand on l’a nommé Premier ministre en 1976, mais je ne l’ai pas accompagné quand il est devenu maire de Paris [en 1977], ça ne m’intéressait pas. Je suis donc reparti dans la magistrature mais j’ai continué à voir Chirac régulièrement. J’allais bavarder, fumer des clopes avec lui.

Mais alors de quand date véritablement votre entrée en politique ?

En 1986, Chirac me demande justement si je ne veux pas faire de la politique. Je lui réponds que si, que j’ai envie de me présenter. C’était un département (l’Eure) qui m’intéressait pour une raison très simple : mon grand-père maternel avait acheté une petite maison près de Pacy-sur-Eure, juste à côté de celle de son ami intime Aristide Briand, pour aller pêcher avec lui le week-end. Et Chirac me propose de me présenter là-bas.

À l’époque, les RPR du coin se disputaient, le département semblait perdu avec un sortant socialiste. Je n’ai rien à perdre donc j’y vais et je suis élu député ! Je me prends au jeu de la politique, ça m’amuse beaucoup. Arrive alors l’élection de 1988.

On considère que je vais perdre la circonscription. On refuse même de financer ma campagne, et à la stupéfaction de tout le monde, je suis réélu (rires). La mayonnaise avait pris. Ça a lancé ma carrière.

Est-ce que votre amitié de longue date avec Jacques Chirac fait de vous ce qu’on appelle un chiraquien ?

Je ne sais pas ce que c’est que le chiraquisme. Je ne sais pas.

Vous ne savez pas...

Non, non.

Mais vous expliquez comment le fait qu’on puisse parler de chiraquisme ? Vous avez bien un avis ?

Je dis simplement qu’en tant que doctrine, je ne sais pas ce qu’est le chiraquisme. Je sais simplement qu’il y a dans la politique suivie par Chirac, si on élimine le facteur circonstanciel, des constantes qu’on retrouve dans le gaullisme et dans le pompidolisme.

Ces constantes, je les résumerais ainsi : une certaine idée de la France et de son indépendance. La non-intervention en Irak est l’expression de cette indépendance par exemple. Une certaine idée de la France aussi, à équidistance d’un libéralisme intégriste et d’un communisme total avec la recherche d’une réelle
cohésion sociale.

Oui, enfin ce sont des choses qui ont l’air très bien sur le papier mais que l’on n’a pas vraiment vues non plus...

Non, mais je ne dis pas que Jacques Chirac a réussi. Si vous voulez, le gouvernement des Hommes est quelque chose de très compliqué. Simplement, vous me demandez ce qu’est le chiraquisme pour moi.

Ok. Au début des années 90, vous faites partie de la garde rapprochée de Jacques Chirac. Quels sont vos souvenirs de la conquête, la lente conquête qui mène à la présidence de la République en 1995 ?

D’abord, je n’aime pas beaucoup cette notion de garde rapprochée. On n’est pas dans un film de série B qui passe à 23 heures sur la chaîne cryptée.

Mes affiliations, mes sympathies vont d’abord à des hommes. Je vous l’ai dit, je m’entends bien avec Jacques Chirac. Et nous avons de vraies discussions où je peux lui dire non. Ce qui est très difficile en politique puisque les hommes politiques sont souvent enfermés dans leurs vérités.

La grande qualité de Jacques Chirac, justement, c’est d’avoir toujours essayé d’écouter avant de prendre ses responsabilités. Je suis convaincu à cette époque que c’est lui qu’il faut pour la France.

« Je n’avais pas vocation à être chef de parti »

Cette conviction, elle s’illustre comment alors ?

Nous sommes en 1993, la droite a gagné les élections. Quelques temps avant le résultat, je vois Chirac et il me demande au cours d’une conversation personnelle : « Qu’est-ce que tu veux faire à l’avenir ? Est-ce que tu veux devenir ministre ? ». Je réponds que ça m’intéresse, oui. Là, ilme demande de quel ministère je voudrais avoir la charge, ce à quoi je réponds que je suis très intéressé par le secrétariat d’Etat à l’outre-mer.

Ensuite ?

Arrive le soir de la victoire électorale. Chirac m’appelle à Evreux où je suis maire et me demande de le rejoindre. Il me dit : « Tu veux toujours être ministre ? », je réponds oui et là, il m’annonce : « Eh bien, tu ne le seras pas ». Il continue : « Tu ne seras pas utile comme ministre, je vais te mettre à un poste clé, tu vas devenir secrétaire général adjoint du RPR. Je veux que tu tiennes la boutique ».

Je rétorque alors que je ne suis pas un militant dans l’âme, que ce n’est pas un job pour moi. Mais qu’est-ce que je vais aller foutre là-bas moi ? Ça m’emmerde, ça m’ennuie ! Je n’ai pas vocation à être chef de parti. Chirac me dit quand même que je m’entends bien avec les militants « et de toute façon, c’est comme ça » conclue-t-il.

Alors, je sais pourquoi il m’a mis à ce poste. C’est le début du combat avec Edouard Balladur qui vient d’être nommé Premier ministre. Chirac sent à ce moment qu’il va y avoir un duel pour être chef de file de la droite pour la présidentielle de 1995.

En tenant la boutique, moi, je dois faire en sorte que tout le RPR se place derrière Chirac. Je me prends à ma fonction, je vais dans tous les départements, je réorganise le parti. Je construis un réseau. Et ce réseau doit tenir jusqu’à l’épreuve de la présidentielle. Et le jour J, le réseau tient. Tout ça m’a considérablement rapproché de Chirac et m’a donné le sentiment que c’était lui et pas un autre.

Pourtant, ce n’était pas gagné de le voir gagner...

Ça me fait penser à quelque chose. Si vous le permettez, je fais un flash sur mon passé. J’avais 14 ans, j’arrive à la maison. Plein de bonbons, plein de fleurs, plein de chocolats, le téléphone sonne tout le temps (chuchotements). Une agitation folle. « Qu’est-ce qu’il se passe maman ? - Ton père est Premier ministre. » Oh, bonheur !

Trois ans plus tard, j’arrive à la maison. Plus de bonbons, plus de fleurs, plus de chocolats, plus de téléphone qui sonne. Le calme absolu. « Maman, qu’est ce qui se passe ? - Ton père n’est plus rien. »

Cette situation ressemble à celle que nous avons vécue de 93 à 95. Pendant cette période, tous ceux qui doivent leurs carrières à Chirac, qui sont ministres grâce à Chirac, uniquement parce que Chirac l’a voulu [en 1993, le RPR remporte les législatives, Edouard Balladur devient Premier ministre mais les nominations ministérielles se font avec l’accord de Chirac, le grand patron du RPR, ndlr], ces gens détournent leurs regards de lui pour soutenir Balladur. Ils pensent que Chirac ne vaut plus rien, qu’il ne peut rien contre Balladur.

Et plus je travaillais aux côtés de Chirac, plus les gens se détournaient aussi de moi et me proposaient même de les rejoindre. « Chirac n’a aucune chance ! » entendait-on.

« Tous les deux on ouvre une agence de voyages »

Vous avez un souvenir précis de cette époque ?

Je me souviens, c’était en décembre 1994, à Saint-Denis de la Réunion, on venait de faire un meeting avec Chirac alors qu’on était à 12% dans les sondages et que Balladur était à 30. C’était pathétique. On n’avait aucune chance, personne ne pariait un kopek sur nous. Je me balade avec Chirac et je lui demande : « Monsieur, comment voyez-vous les choses ? ». Il ne me répond pas et me demande ce que je vais faire plus tard. Je dis que si c’est Balladur qui gagne, avec tout ce que j’ai fait contre lui, tout ce que je lui ai mis dans la figure, je suis tricard donc je regagnerai la magistrature et puis voilà.

Et là, Chirac me dit qu’il a un projet pour moi. Ce projet, il me le présente en m’invitant dans un restaurant chinois du coin où il s’en tape plein la panse. Il me dit : « Si jamais on ne gagne pas cette élection, tous les deux on ouvre une agence de voyages. Toi, tu la tiendras et moi, je voyagerai ». (Rires)

Et puis la tendance s’est inversée...

Oui, tout d’un coup, un petit coin de ciel bleu (chuchotements). Alors, je vois tous mes camarades qui ne me regardaient plus, me demander rendez-vous. Et ça, ça a été l’un des plus grands moments de ma carrière. Parce que tous ces personnages n’osaient plus se regarder dans la glace !

Vous les avez en tête ces personnages ?

Oh, j’ai des noms là, là et là. Et chaque fois que je les vois, je me dis : « Mais mes pauvres, vous avez été pathétiques ». Voilà.

Alors, en 1995, vous êtes nommé ministre de l’Intérieur du gouvernement Juppé. Le premier souvenir que l’on garde de vous à ce poste, ce sont les événements de l’Eglise Saint-Bernard et l’expulsion brutale de sans-papiers...

Je crois qu’on a tort. Le plus important au cours de cette période, ce sont les attentats terroristes islamistes de juillet 1995. Je ne suis là que depuis quelques jours qu’il y a le premier attentat à la station Saint-Michel à Paris.

Une situation que vous, ancien magistrat anti-terroriste, connaissez déjà donc...

Oui. C’est sûrement l’un des éléments de ma réussite à ce niveau. Ce genre de lutte, c’est mon métier. Je connais les flics, je connais les juges. Pendant six mois, c’est un combat permanent et hautement plus dramatique que l’épisode de Saint-Bernard et qui va traumatiser la France. Toute ma vie, je me souviendrai de ma descente dans le métro avec l’odeur de la bombe et de la mort.

En quelques mois, la police française, partant de rien, a identifié et interpellé tous les auteurs des attentats.
Après ça, effectivement, il y a Saint-Bernard. Là, mon discours est très simple : oui, la France est une terre d’immigration mais nous ne pouvons pas accepter les immigrés illégaux. Cela porte tort aux immigrés légaux. On a expulsé les sans-papiers de l’église car les lieux de culte ne sont pas des endroits où on se laisse assiéger.

Alors, ça sera monté en épingle parce que quelques vedettes en feront leur tribune et que, par ailleurs, je multiplierai les avions de renvoi d’étrangers, 46 durant mon mandat.



Jean-Louis Debré (Snatch magazine).

Quelques années plus tard, vous êtes nommé président de l’Assemblée nationale. C’est en 2002. On a l’impression que vous avez réellement apprécié ce rôle bien plus que celui de simple homme politique ou de ministre ; comme si vous vous sentiez plus à l’aise dans une position surplombante que dans l’arène...

Oui, sûrement. Quand je suis devenu président de l’Assemblée nationale, je ne me suis plus considéré comme membre d’un parti politique. J’ai traité à égalité la droite et la gauche. Je pense être apparu comme un président républicain. D’ailleurs, quand j’ai quitté ces fonctions, tous les parlementaires, de droite comme de gauche, se sont levés.

Le jeu politique, ça vous a toujours fatigué, non ?

Je ne me suis jamais retrouvé dans la politique politicienne. Ces constitutions de réseaux, ça ne m’intéresse pas, ça m’endort, ça m’ennuie (soupirs).

Même quand vous êtes président du groupe RPR à l’Assemblée avant de devenir justement président ?

Oh, vous savez, j’ai fait le job. Mais ce n’était certainement pas ma nature !

Finalement, vous n’êtes pas vraiment de droite...

Je vais vous dire une chose, je ne me retrouve ni dans la droite, ni dans la gauche de manière générale.

Comme une conclusion presque logique de ce parcours politique un peu particulier, vous vous retrouvez aujourd’hui au-dessus des jeux partisans en présidant le Conseil constitutionnel. On dit d’ailleurs de ce Conseil qu’il est celui des sages. Vous, vous en êtes un de sage ? Faut-il être sage pour être membre du Conseil ?

Je n’ai jamais compris pourquoi on nous appelait les sages. Je n’ai jamais utilisé ce mot. C’est un vrai mystère. C’est vraiment un truc de journalistes en fait, demandez à vos collègues. Ça fait peut-être référence à notre détachement, notre désappartenance politique. En tout cas, ce n’est vraiment pas un mot qui me convient.

Parmi les membres du Conseil constitutionnel, on retrouve deux anciens présidents de la République, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac. Et vous, vous siégez entre ces deux personnages lors des réunions du Conseil. On se sent comment à ce moment-là ?

Quel que soit le jugement politique que l’on peut porter sur l’un et l’autre, il n’en reste pas moins
que l’un et l’autre sont des personnalités qui sortent de l’ordinaire. Vous ne devenez pas président
de la République si vous êtes totalement comme les autres. Et donc ce qui m’intéresse quand je
les regarde, quand je les observe, c’est leurs personnalités.

Sans les juger, ce sont des gens qui ont un sens de l’Etat de la République tout à fait exceptionnel. J’écoute toujours leurs observations avec beaucoup d’intérêt même si je ne les suis pas toujours.

Vous ne pensez pas qu’à leurs âges -ils tournent tous les deux autour de 80 ans- ils peuvent être moins alertes, moins réactifs à l’évolution du temps ?

Je ne sais pas, je ne peux pas en dire plus... C’est comme ça. À chaque fois qu’ils interviennent,
c’est toujours intéressant.

Alors comment on fait quand on n’est pas d’accord avec eux ?

Bah, on s’assume. Et eux, ils sont suffisamment intelligents pour comprendre.

Bon. Aujourd’hui, vous partagez votre temps entre la présidence du Conseil constitutionnel et l’écriture. Parlez-nous de ce besoin de respiration, de ce besoin de s’écarter du politique...

C’est essentiel pour moi. Le métier politique est un métier où on parle, où on court, où on ne se pose pas, où on n’est pas précis. L’écriture est le complément de cela. Dans l’agitation permanente des mots, il y a un moment où, quand vous vous retrouvez devant la page blanche, il faut structurer sa pensée pour donner du sens. J’ai toujours considéré que l’homme politique devait, tous les jours, prendre une heure avec un papier et un crayon pour écrire. Sans secrétaire ! Sans dictée !

Et puis quand vous êtes un peu fatigué et las d’interroger l’avenir, se réfugier dans l’ailleurs, dans ses rêves est quelque chose d’assez fascinant. Avoir la capacité de faire abstraction de tout, d’oublier la crise, les sondages, les indices, le CAC 40 et de se retrouver avec un héros qu’il faut faire vivre, c’est un bonheur absolu.

Justement, en parlant de héros, en 1986 vous publiez un roman qui s’appelle « Le Curieux » dans lequel l’héroïne est une prostituée qui s’appelle Josiane Baladur...

Oui, oui. Eh bien, c’est une question que je ne me suis jamais posée. À l’époque, Edouard Balladur n’était pas connu et c’est l’éditeur qui m’a dit de mettre ce nom-là. J’ai toujours dit que c’était un pur hasard et on ne m’a jamais cru. Bon, au moins ça a fait vendre. Ça, c’est très bien.

Et aujourd’hui, vous écrivez sur quoi ?

Je mets la touche finale à un roman qui parle de rivalités politiques à la fin du second mandat du président de la République. Vous savez, désormais, le président est obligé de partir après deux mandats. Ici, je ne cite pas de noms... Il y a donc à ce moment-là un réveil des ambitions, à droite et à gauche. Tout est possible !

Vous vous êtes inspiré de l’actualité pour écrire ce livre ?

Non, peu importe. Simplement, puisque l’élection est ouverte, les rivalités et les rancœurs s’exacerbent.



Couverture du troisième numéro de Snatch magazine.

Mais cette compétition accrue ne vous gêne pas ?

Non, je trouve que cette compétition attise les passions des hommes. Et quand ces passions dominent tout, l’irrationnel arrive...

Oui, enfin, c’est quelque chose qui ne fait pas forcément bon ménage avec la politique. Ah, mais ce n’est pas mon problème. C’est la réalité quand vient le temps d’une élection ouverte. Moi, j’ai connu ce moment avec Chirac. Les amitiés, les rivalités, eh bien elles s’exacerbent. Ah, la lutte pour le pouvoir...

► L’interview de Jean-Louis Debré est extraite du troisième numéro de Snatch magazine, disponible en kiosque ce mardi dans toute la France.

En partenariat avec Snatch magazine


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  • jnk1961
    • Posté à 13h27 le 20/07/2010
    • Internaute 119895

    Ahh tous ces hommes honêtes qui se trompent de carrière ! Dommage qu’il ne soit pas resté dans la justice. Procureur !

    • Frenchym
      Frenchym répond à jnk1961
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
      • Posté à 13h39 le 20/07/2010
      • Internaute 61048
        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

      Vous avez dit honnête ?
      Il en est de l’honnêteté comme de la mauvaise foi, cela n’exsite pas il n y a que la foi qui arrange.

      • jnk1961
        jnk1961 répond à Frenchym
        • Posté à 13h46 le 20/07/2010
        • Internaute 119895

        Il y en a des honnêtes ! Vous n’en n’êtes pas ?

         
        • Frenchym
          Frenchym répond à jnk1961
          Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
          • Posté à 13h57 le 20/07/2010
          • Internaute 61048
            Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

          Je suis aussi malhonnête que le reste du genre humain, à la différence de mes congénères je l’assume.
          Que celui qui n’a jamais menti de sa vie, ou qui n’a jamais dépassé les 50 en ville me jette la première pierre.
          POur e reste ce n’est qu’une question de curseur. CHacun viole la Loi, au sens très large du terme, selon sa propre acceptation des contraintes.

          • jnk1961
            jnk1961 répond à Frenchym
            • Posté à 14h09 le 20/07/2010
            • Internaute 119895

            Donc il ya bien des gens honnêtes ! Ravi que vous en conveniez !

            • Frenchym
              Frenchym répond à jnk1961
              Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
              • Posté à 14h32 le 20/07/2010
              • Internaute 61048
                Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

              non cela n’est qu’un fantasme.

              • jnk1961
                jnk1961 répond à Frenchym
                • Posté à 15h02 le 20/07/2010
                • Internaute 119895

                Ne vous en déplaise, l’honneté existe bien !
                Evidemment puisque ensuite on a constaté son contraire : « Malhonnêteté ». Sans avoir eu besoin de créer le mot « Bienhonnêté »...

                • Frenchym
                  Frenchym répond à jnk1961
                  Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                  • Posté à 15h06 le 20/07/2010
                  • Internaute 61048
                    Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                  jolie rhétorique.
                  reste à savoir lequel existait dans son fondamental le premier ...

                  • jnk1961
                    jnk1961 répond à Frenchym
                    • Posté à 15h15 le 20/07/2010
                    • Internaute 119895

                    Vous avez la raie’ponse concernant « son fondamental » ?

                    • Frenchym
                      Frenchym répond à jnk1961
                      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                      • Posté à 15h31 le 20/07/2010
                      • Internaute 61048
                        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                      LA réponse, certes non, mais des questions :
                      Qui peut dire que le sens prositif que veut se donner le genre humain est préexistant ? en quoi ce sens est il préférable ? ...
                      Le doute est le concept dont je ne doute pas.

                      • jnk1961
                        jnk1961 répond à Frenchym
                        • Posté à 15h38 le 20/07/2010
                        • Internaute 119895

                        Sur cette base, le doute rend la conviction plus certaine.

              • tessnel
                tessnel répond à Frenchym
                parce que fraise des bois
                • Posté à 15h26 le 20/07/2010
                • Internaute 102897
                  parce que fraise des bois

                Dans votre réalité sûrement !
                Pas dans la mienne...

                • Frenchym
                  Frenchym répond à tessnel
                  Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                  • Posté à 15h32 le 20/07/2010
                  • Internaute 61048
                    Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                  c est le charme sans cesse renouvelé de ce genre de forum. La confrontation des mondes des uns et des autres.

                  • tessnel
                    tessnel répond à Frenchym
                    parce que fraise des bois
                    • Posté à 15h43 le 20/07/2010
                    • Internaute 102897
                      parce que fraise des bois

                    Et comme personne n’a le monopole du bon goût................ ?

                    • Frenchym
                      Frenchym répond à tessnel
                      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                      • Posté à 16h55 le 20/07/2010
                      • Internaute 61048
                        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                      mais si justement chacun a le monopole du bon gout dans son monde ! ! ! !

          • fouqs-
            fouqs- répond à Frenchym
            cadre du BTP
            • Posté à 21h31 le 21/07/2010
            • Internaute 28729
              cadre du BTP

            ce genre de penser ,c’est bien l’anarchie ,non ? je vol ,je viol , mais en fait je peux ,parce que les memes enforés que moi le font, bravo !

            • Frenchym
              Frenchym répond à fouqs-
              Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
              • Posté à 23h43 le 21/07/2010
              • Internaute 61048
                Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

              ce que vous dites n’a rien à voir avec l’anarchie,
              et ce que vous dites en corresponds en rien à ce que je suis.
              Vous avez du mal me lire ou je me suis mal exprimé les deux n« étant pas incompatibles.

        14 autres commentaires
  • Erminethrude
    Erminethrude
    Psychohistorien
    • Posté à 13h28 le 20/07/2010
    • Internaute 76284
      Psychohistorien

    Donc pour résumer, Debré a vu de la lumière, il est entré et il est tombé sur Chirac. Et paff, ça fait des chocapic !

    • Sakae Osugi
      Sakae Osugi répond à Erminethrude
      abstentionniste réfractaire
      • Posté à 15h34 le 20/07/2010
      • Internaute 101522
        abstentionniste réfractaire

      si tant est que sarko soit un chokapic vu que c’est quand même à ce genre de zèbres qu’il a du cirer les babouches pour en arriver là ou il est...

  • sot6son
    sot6son
    Pâtre apatride
    • Posté à 13h28 le 20/07/2010
    • Internaute 120134
      Pâtre apatride

    Certes il a commis quelques petites « bêtises » au cours de sa vie politique, mais c’est à mon sens un de ceux qui avaient l’air le plus intègre et le plus investi de sa, ou plutôt ses, fonction(s). Et pour avoir assisté à plusieurs audiences à l’Assemblée Nationale, le partage gauche-droite qu’il décrit était une réalité.

    Il représente une France finalement ancienne, mais que je révèrerai pendant encore de longues années, par sa splendeur et sa construction sociale.

    • Frenchym
      Frenchym répond à sot6son
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
      • Posté à 13h37 le 20/07/2010
      • Internaute 61048
        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

      montre moi un politique integre je te montrerai un pervers.

      • sot6son
        sot6son répond à Frenchym
        Pâtre apatride
        • Posté à 14h08 le 20/07/2010
        • Internaute 120134
          Pâtre apatride

        Ce concept du « tous pourris » pour le simple objectif de dédouaner vos propres errements (cf votre commentaire au-dessus), c’est au mieux consternant.

        Sauf erreur de ma part, vous n’avez aucune preuve qu’il ait été un « pervers » dans sa vie politique. Qu’il n’ait pas fait que des choses qui vous plaisent, ou que des choses qui vous semblent morales, soit. Mais partir du principe ex nihilo que c’est un pourri... dans quelle catégorie classez-vous ceux qui été rattrapés par les affaires ? Super-pourris ?

         
        • Frenchym
          Frenchym répond à sot6son
          Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
          • Posté à 14h41 le 20/07/2010
          • Internaute 61048
            Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

          la perversion est est une composante naturelle de tout le monde. certains ont ce versant plus affuté que d’autres.

          Concernant les politiques je n’en connais pas un seul dont le seul moteur soit le bien de la France comme ils le prétendent tous.

          Ils agissent tous sans exception pour satisfaire leur besoin d’identité sociale, et autres appât du gain, du pouvoir ...
          quant à ce que vous appelez mes errements ce sont de mon point de vue une conscience de la réalité de la nature humaine Mais chacun a ses tabous, Libre à vous de vous croire parfait.

          • sot6son
            sot6son répond à Frenchym
            Pâtre apatride
            • Posté à 14h48 le 20/07/2010
            • Internaute 120134
              Pâtre apatride

            J’ai des défauts à titre personnel. A titre professionnel, je fais de mon mieux dans l’intérêt exclusif de l’organisme pour lequel je bosse - pour autant que mes valeurs ne soient pas durement remises en cause.

            Vous parlez comme si vie privée et vie publique ne faisaient qu’un, comme si un vol de pommes pour nourrir ses enfants et un scandale politique se trouvaient sur un pied d’égalité.
            Si demain je vole une pomme dans un étalage, ce n’est pas la France entière qui va en pâtir, seulement le patron du lieu où j’aurai volé cette pomme. Alors que si un homme politique joue de corruption, de perversion, de clientélisme... etc, c’est l’ensemble de l’attirail politique, sa stabilité, sa légitimité et son efficacité qui sont remis en jeu. Bref, la France.

            Quant à avoir une ambition, évidemment qu’ils en ont une. Mais l’existence de valeurs morales ou d’un professionnalisme de circonstance peuvent exister. Ce n’est pas parce que le gouvernement actuel fait montre de tous ses vices internes qu’il faut considérer que 100% des politiciens en France font de même.
            Et rien ne les empêche d’atteindre ce poste pour satisfaire une considération sociale, financière ou autre, tant qu’ils savent conserver ces valeurs ou ce professionnalisme. Ce n’est pas incompatible.

            • Frenchym
              Frenchym répond à sot6son
              Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
              • Posté à 14h52 le 20/07/2010
              • Internaute 61048
                Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

              CQFD
              l’e,fer est pavé de bonnes intentions.
              L’important est que le peuple croit à ces dites « bonnes intentions ». Ce à quoi je ne crois plus depuis bien longtemps.

              • sot6son
                sot6son répond à Frenchym
                Pâtre apatride
                • Posté à 15h24 le 20/07/2010
                • Internaute 120134
                  Pâtre apatride

                Vous êtes étonnamment manichéen : parce que la majorité fait preuve d’un comportement honteux n’empêche pas quelques individualités de fonctionner de manière différente.
                Vous généralisez à outrance.

                Et je ne crois pas aux bonnes intentions, simplement à quelques (très rares) individualités. Confiance qui reste teintée de suspicion.

                • Frenchym
                  Frenchym répond à sot6son
                  Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                  • Posté à 15h26 le 20/07/2010
                  • Internaute 61048
                    Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                  c’est ce que je disais en filigrane, chacun est libre de ses croyances. Me concernant je ne n’en ai aucune.

                  • sot6son
                    sot6son répond à Frenchym
                    Pâtre apatride
                    • Posté à 15h32 le 20/07/2010
                    • Internaute 120134
                      Pâtre apatride

                    Seriez-vous anarchiste ? Je ne vois pas d’autre hypothèse...

                    Edit : notez que ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Ma question relève de la pure curiosité, pour comprendre votre perception de la politique.

                    • Frenchym
                      Frenchym répond à sot6son
                      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                      • Posté à 16h53 le 20/07/2010
                      • Internaute 61048
                        Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                      doit on etre anarchiste quand on ne croit en rien ?
                      c’est un sujet passionnant l anrchie mais elle me semble un peu hors du débat ?

                      • sot6son
                        sot6son répond à Frenchym
                        Pâtre apatride
                        • Posté à 16h58 le 20/07/2010
                        • Internaute 120134
                          Pâtre apatride

                        Vous n’avez confiance en personne, qui peut donc vous gouverner ? Je ne vois que l’anarchie... ou que vous sortiez littéralement de la société.
                        Faute de quoi je plains votre impasse actuelle et future.

                        • Frenchym
                          Frenchym répond à sot6son
                          Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                          • Posté à 17h05 le 20/07/2010
                          • Internaute 61048
                            Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                          Il y a une différence à mon sens entre être libre (de pensée faute de mieux) et être anarchiste.
                          Quant à me plaindre je vous en fait grace. J’ai choisi ma liberté alors que bien des personnes subissent leur affiliations de pensées.

                          • sot6son
                            sot6son répond à Frenchym
                            Pâtre apatride
                            • Posté à 09h37 le 21/07/2010
                            • Internaute 120134
                              Pâtre apatride

                            Libre de pensée, donc apolitique ? Sincèrement j’ai passé des années à me considérer « au-dessus » de la politique parce qu’ils étaient tous pourris, que de toute façon même s’ils ne l’étaient pas ils ne représentent pas ceux qu’ils entendent gouverner, etc. Mais arrive un moment où il faut choisir un modèle d’administration. La « liberté » en soi est donc soit un déni de la politique, soit un cynisme profond qui vous fait penser que « tant qu’à vivre dans un univers pourri de l’intérieur, autant que je laisse les choses se faire, je ferai pareil moi aussi dès que j’en aurai l’occasion ». Soit, mais vu l’immobilisme social en France, je ne saurais trop recommander d’être bien né. A moins qu’une arnaque de 300 euros au fisc suffise à votre bonheur, bien entendu.
                            Sur le principe des idées politiques devenant dogmes justifiant tout et n’importe quoi, je suis relativement d’accord mais on s’écarte du sujet. Quoique ne me revendiquant d’aucune idéologie, j’ai certaines idées politiques que je souhaite défendre. Et un homme politique ne sera pas a priori plus vicié qu’un autre parce qu’il ne défend pas ces mêmes idées ou valeurs.

                            • Frenchym
                              Frenchym répond à sot6son
                              Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                              • Posté à 11h04 le 21/07/2010
                              • Internaute 61048
                                Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                              En quoi un libre penseur est il apolitique. ? non enarté oui, mais apolitique certainement pas. La politique est aussi une pensee et il est une chose de penser la politique, il en est une autre de soutenir peu ou proue le « system democratique » actuel.

                              Je suis fort aise de voir que vous n’avez pas un bandeau trop epais devant les yeux et de vous apercevoir que les dogmes francais ne servent qu’à justifier tout et n importe quoi, de mon point de vue le n’importe quoi est déjà largement suffisant.

                              nous sommes aussi d’accord sur le fait que si nous ne partageons pas la meme vision politique nous battrons l un et l autre pour que chacun puisse l’exposer (la vision).

                              Ce que je dénonce ce nest pas pas cela. c’est tout simplement un systeme democratique abscon ; des partis politiques obsolete dans leur conception comme dans leur fonctionnement et enfin une caste politique qui n’a absolument rien à envier à la noblesse de l’ancien régime tant elle lui ressemble en tout point.

                              l’absence totale d’imagination (politique)de gens soit disant élus donc ayant tous les droits que lon paye tres cher pourqu’ils nous appauvrissent encore plus. Quele difference avec l’ancien régime plus de 200 après quelle differences relles ? si ce n’est qu’avec un roi on entretien qu’une seule famille alors que l’a il faut entretenir des familles nouvelles a chaque fois.
                              Et je ne parle pas du soi disant « courage politique » dont la courbe est inversement proportionnelle à la duree du mandat restant à couvrir.
                              Pour toutes ces raisons et bien d autres encore j exercre ces hommes et femmes politiques à lexeception de quelues un(e)s peu etre, mais debre n en fait pas partie loin s en faut. Ce n’est qu’un opportuniste de plus qui mange au ratelier comme les autres.

                              • sot6son
                                sot6son répond à Frenchym
                                Pâtre apatride
                                • Posté à 16h19 le 21/07/2010
                                • Internaute 120134
                                  Pâtre apatride

                                Finalement il n’y a que sur la personne de Debré que nous ne sommes pas d’accord.

                                Pour les dogmes qui justifient tout et n’importe quoi, le principal problème réside dans le fait que d’une part la population a besoin d’une vision d’ensemble, un lifestyle diraient des marketeurs, pour s’identifier à une ligne politique. Le sentiment d’appartenance est beaucoup trop ancré, monsieur tout le monde a besoin du groupe pour sentir qu’il défend une idée valable. Or ce qui pouvait découler de bonnes idées dans la théorie devient rapidement une masse informe complètement en décalage une fois appliquée, pour divers motifs fallacieux. Mais reste que le dogme, construit en vague relation avec la base initiale (principalement par le discours employé) permet d’enfumer un peu tout le monde, et avec le sourire s’il vous plait. A ce sujet, je viens de finir la lecture d’une biographie de Khrouchtchev : quand on voit ce qu’il arrivait au nom du « marxisme-léninisme », c’est grotesque. Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. L’autre raison, c’est que pour être élus, les politiques ont besoin d’avoir la « machine » du parti, qui offre un cadre dogmatique donc, mais aussi tout l’attirail financier, de légitimation, logistique, etc. Et ceux-ci doivent conserver voire développer leur base électorale, comme une entreprise avec ses clients. Le dogme a donc bon dos, rien ne vaut un bulletin dans l’urne.

                                D’accord également sur le caractère dépassé des partis politiques, qui ne représentent au mieux que leurs élus, dans le seul but (avoué ou non) de continuer à évoluer dans leur milieu.
                                La noblesse aristocratique est devenue un poil plus « noblesse bourgeoise » mais avec toujours le même caractère de « caste » que durant l’Ancien Régime. Et encore, bon an mal an les anoblissements pouvaient être plus importants numériquement que leurs équivalents actuels.

                                Je vous suis totalement sur la défense de la liberté d’expression des avis contraires (une évidence).

                                Maintenant, et au-delà de Debré, qui jusqu’à preuve du contraire peut aussi bien être une ordure qu’un politique un peu droit, j’aimerais bien savoir quel modèle de société vous voudriez voir émerger à la place de l’actuel. Personnellement tous les modèles qui me paraissaient de bonnes alternatives ont été démontés soit par l’histoire, soit par l’argumentation de tel ou tel contradicteur.

                                • Frenchym
                                  Frenchym répond à sot6son
                                  Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
                                  • Posté à 18h29 le 21/07/2010
                                  • Internaute 61048
                                    Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

                                  Au risque de paraitre totalement incohérent, mon ideal est evidemment une anarchie. Sauf que cet ideal ne peut fonctionner qu’à toute petite echelle avec des gens intelligents qui respectent les autres donc cela reste uthopique sauf une ile du pacifique ...

                                  La démocratie francaise est un leurre. Les monarchies constitutionnelles ont des avantages mais aussi quelques inconvenients majeurs du au fait que le roi n’a plus de pouvoirs reels. Peut être que penser une nouvelle forme de monarchie constitutionnelle où le roi serait garant dun véritable équilibre une notion de Justesse à inventer ? imagination politique ...
                                  pour ce qui est de l’executif la solution est pour moi beaucoup plus simple
                                  l’autorité superieure (le roi dans mon exemple) au vu des elections donne une feuille de route avec des indicateurs simples. Si C’est fait l’exécutif reste, et on fait une autre feuille jusqu aux elections ; si c’est pas fait ils est viré. les motivations vont être tout autre d’un seul coup. et on arrete les rentes de situation inadmissible que s’offeent sans le consentement des electeurs ces super fonctionnaires de la politique.

                                  Tout cela s’accompagne d’un nettoyage au nettoyeur à tres haute pression de toute la fiscalité pour qu’elle devienne enfin lisible, un engagement à ne pas mofifier des regles d’entreprise tous les six mois ..
                                  Des choses simples que tout le monde comprends et qui sont tout a fait faisables.
                                  Exemple :
                                  A quoi sert d’avoir 3 000 taxes en France ? dont chacun sait qu’elle sont faite pour satisfaire tel ou tels lobby pour qu’il y echappe.
                                  une TVA un import sur le revenu, et basta, on bouge l’un ou l’autre et terminé. Bercy va faire une cure d’amaigrissement d’un seul coup.
                                  Année N-1 on fait un budget on regle l’impot pour N. L’exedent sert à l’investissement / Dette. cest simple efficace. Aucune niche posible chacun sait ce qu il peut gagner dans son activité sans risque de voir une nouvelle taxe mettre à plat tous ses efforts de 20 ans. (cf pour les biens immobiliers de ceux qui se retrouvent sur des zones surévaluées). La LOLF permettrai cela.

                                  Et bien d’autres simplifications du genre.
                                  L’autre solution plus realiste est d’aller vers une europe de région fédérales. Le pays comme les départements n’ont plus aucne raison d ’etre. UN président européen et des régions exécutives. c’est plus complexe mais plus réaliste in fine. dans 2300 ans peut être....

        13 autres commentaires
  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 13h30 le 20/07/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    C’est ce que François Bayrou aimerait bien entendre.

  • Frenchym
    Frenchym
    Même vu d'ailleurs, la pomme (...)
    • Posté à 13h36 le 20/07/2010
    • Internaute 61048
      Même vu d'ailleurs, la pomme (...)

    70 balais passés, gardien du club hors d’age censé nous protéger des lois contre républicaine, ni de droite ni de gauche et il aurait pu ajouter ni du centre, bref un vieillard ordinanire que le généreux peuple francais continue de payer une petite fortune pour qu’il écrive des bouquins dont limmense majorité des français se fout completement parcequ’ils ont pas de quoi bouffer, payer les études des jeunes et la maison de retraite des vieux sans compter les remboursement de ce que coute les banques ...
    .
    Elle est pas belle la vie ? ... pour eux ?
    Ils n’ont même pas la pudeur de se la fermer.

    • kafountine
      kafountine répond à Frenchym
      Libérable
      • Posté à 16h15 le 20/07/2010
      • Internaute 76704
        Libérable

      Parfaitement d’accord.

      On a eu le malheur de m’offrir son dernier bouquin, soyons clairs : c’est nul. Vous avisez pas de tenter de faire publier un truc pareil, ça marchera pas.

      JLD est certes trés sympathique. Faudrait quand même pas oublier les turpitudes du RPR datant d’une époque où il y tenait une place éminente.

      Oui, elle est belle la vie, parfois...

  • Archange
    Archange
    Perso
    • Posté à 17h58 le 20/07/2010
    • Internaute 44640
      Perso

    « Je ne me retrouve ni dans la droite ni dans la gauche »

    Pareil pour moi et j’ajouterai

    « Je ne me retrouve ni dans la droite ni dans la gauche, ni dans le centre, ni dans les extrêmes, ni dans sans étiquettes.... »

    Avant on disait que les Français ne s’intéressaient pas à la politique. Maintenant on peut dire que les Français sont dégouté des politiques !

  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 13h46 le 20/07/2010
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Si tous les personnages de droite étaient comme lui, il y aurait encore un espoir dans le système d’alternance.

    Il possède encore les circonvolutions de la langue française bien maîtrisée.
    Il a incarné une droite que je n’ai jamais aimée, mais j’ai presque toujours trouvé cet homme agréable, plein de bon sens et d’humour.

    De toute façon quelqu’un qui écrit des polars ne peut pas être foncièrement mauvais.

    Je trouve cet article de bonne facture, dommage de ne pas avoir assez insisté sur les turpitudes et autres coups fourrés dont « l’animal » doit détenir pas mal de petits secrets croustillants.

    Si tous les personnages de droite étaient comme lui, dommage pour la droite il ne le sont pas, plus que des passeurs de plats, d’aboyeurs et de défendeurs de l’indéfendable.

    Au fait il n’a pas dit ce qu’il pensait de notre président, de son action et de la si grande réussite de la politique ?

    • FabiendeMénilmontant
      FabiendeMénilmontant répond à 101.7
      journaleux - blogueur
      • Posté à 14h07 le 20/07/2010
      • Internaute 14145
        journaleux - blogueur

      Sa fonction actuelle lui interdit de dire ce qu’il pense…

    • Erminethrude
      Erminethrude répond à 101.7
      Psychohistorien
      • Posté à 15h07 le 20/07/2010
      • Internaute 76284
        Psychohistorien

      Finalement cette interview c’est du vent pour moi. C’est de la com afin de montrer qu’il existe encore. Ce mec sait très bien qu’aujourd’hui il ne vaut plus grand chose à UMP, il n’a plus de rôle dans les tensions internes et on l’a placé là où on place tous ceux qui sont en fin de carrière pour leur donner l’illusion d’une responsabilité et d’une importance. Du coup, afin de montrer qu’il est encore là, il joue sur l’image qu’on(les médias) a crée au fil du temps : le gars sympa, honnête, cultivé. le conservateur d’une vieille France moins vieux jeu que ces compères. Il sort des phrases toute faites, qui ne veulent finalement rien dire, attise le public avec des goûts populaires.
      bref, c’est comme l’oeuf Kinder(pour rester dans la métaphore publicitaire, un peu comme son interview) le cadeau c’est cool, mais le reste c’est du vide et c’est pas bon.

  • clozedor
    • Posté à 13h47 le 20/07/2010
    • Internaute 112179

    Debré victime des humoristes a longtemps passé pour un bénêt.
    Il n’en est rien et l’homme à encore beaucoup à faire et à dire...

  • Cataphractaire
    Cataphractaire
    Keodedour ar bed
    • Posté à 13h55 le 20/07/2010
    • Internaute 58787
      Keodedour ar bed

    En général quelqu’un qui se dit ni de droite ni de gauche est de droite.

    • zzzut
      zzzut répond à Cataphractaire
      étudiant
      • Posté à 14h36 le 20/07/2010
      • Internaute 78406
        étudiant

      voire toujours...

      et puis bonjour l’honnêteté et la conséquence :
      « En tenant la boutique, moi, je dois faire en sorte que tout le RPR se place derrière Chirac. Je me prends à ma fonction, je vais dans tous les départements, je réorganise le parti. Je construis un réseau. Et ce réseau doit tenir jusqu’à l’épreuve de la présidentielle. Et le jour J, le réseau tient. »

      « Je ne me suis jamais retrouvé dans la politique politicienne. Ces constitutions de réseaux, ça ne m’intéresse pas, ça m’endort, ça m’ennuie “

      y’a pas comme une contradiction ? bonimenteur et cabotin.

    • marsatak-
      marsatak- répond à Cataphractaire
      ontheroadagain
      • Posté à 19h35 le 20/07/2010
      • Internaute 115715
        ontheroadagain

      exact. Un peu comme quelqu’un qui répète a tous les coins de rue qu’il est de gauche pour se sentir plus à l’aise dans ses baskets.
      Disons que je pense qu’il ne se reconnait pas dans la droite de sarkozy

  • Ken-zo
    Ken-zo
    voyageur
    • Posté à 14h01 le 20/07/2010
    • Internaute 116800
      voyageur

    Ce Debré est un débris de la vieille France ! Le toutou de Chirac qui, paraît-il, le baladait avec une laisse dans les couloirs de l’Élysée.

    A vécu l’histoire politique française de l’intérieur mais n’a jamais eu la moindre fulgurance...Un homme parfaitement insignifiant.

  • diogene_
    diogene_
    depuis mon amphore
    • Posté à 14h07 le 20/07/2010
    • Internaute 98794
      depuis mon amphore

    Bon, j’ai tout lu. C’est intéressant pour des gens qui avait au moins 20 ans en 1986, ou pour ceux qui ont un peu travaillé cette période.

    Maintenant, le plus intéressant est peut-être dans les non-dits et dans ce qui n’est pas abordé dans l’article.

  • solènejazz
    • Posté à 14h20 le 20/07/2010
    • Internaute 89346

    Monsieur Debré fait une grosse erreur quand il différencie les élites politiques et économiques car ce qu’on transmet ce n’est jamais un paquet d’actions ou un poste politique, non c’est beaucoup plus subtil.

    Ce que se transmettent les élites, l’outil qui leur permet de truster les postes et d’éliminer les hommes nouveaux c’est UN RESEAU, un carnet d’adresses. Carnet d’adresses dont ne dispose aucun fils d’ouvrier

  • Cyril JACQUE
    Cyril JACQUE
    Consultant
    • Posté à 14h24 le 20/07/2010
    • Internaute 20901
      Consultant

    Très bien la nostalgie sur le de Gaulle , seul (ou quasi) de 46 à 58.
    L’on pourrait se croire avec lui, son père, de Lattre, Leclerc et de Gaulle dans la Crypte des fusillés. Bien sur Leclerc est mort en 47 et lui est né en 44. Les souvenirs d’un enfant de 3 ans et demi sont rarement aussi précis.
    Ah nostalgie quand tu nous tiens...

    Pour autant, j’ai eu l’occasion de le rencontrer d’homme à homme à l’Assemblée qu’il présidait, et il est vrai que il est un homme accessible, sympathique et à l’écoute

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