Le centre d'hébergement ferme, les filles retournent à la rue
A Paris, l'Apaso était le seul lieu qui accueillait en urgence des filles de 18 à 25 ans. Il a fermé le 30 juin, faute de budget.

« Ça a servi à quoi tout ça ? Je vais où maintenant ? » Lydia évite le retour à la rue et repart dans un appartement, où onze personnes cohabitent. Elle y retrouve le compagnon violent qu'elle avait fui.
Elle a dû partir l'Apaso le 30 juin : le seul centre d'urgence pour jeunes femmes SDF de 18 à 25 ans de Paris a fermé. La Ddass n'a plus les crédits pour continuer à le financer, et la Croix-Rouge n'a pas réussi à le garder ouvert. Et ce malgré les risques que courent les femmes réduites à dormir dans la rue. (Ecouter le son)
Monique Bonnet, la directrice, et Caroline Acard, l'éducatrice, se sentent impuissantes face au départ de Lydia et des seize autres filles du centre :
« On prend un risque majeur en laissant une jeune fille quinze jours dans la rue. On ne veut pas être responsable d'un viol ou d'une agression. »
Départ en auberge de jeunesse ou chez des « connaissances »
La fermeture a été brutale, la réaction des hébergées violente : Lydia a quitté son travail, avec le sentiment d'avoir été trahie une nouvelle fois. On lui avait promis un suivi, et voilà que la porte se ferme.
Cinq filles ont trouvé des solutions « plus que “limite” », déplore Caroline Acard. La moitié sont parties dans des hôtels ou auberges de jeunesse financés par des associations, les autres ont supplié des « connaissances », pas toujours des meilleures.
Depuis sa création à l'hiver 2008, le centre, qui comptait alors 25 places, répondait à un besoin : recevoir les filles dans l'urgence. Il suffisait d'un coup de fil pour venir le soir même. On y restait en moyenne un mois et demi, le temps d'avancer et de penser la suite de son parcours.
En 2009, 221 filles sont passées par l'Apaso. Deux demandes arrivent chaque jour, et la liste d'attente est longue.
La fermeture, « un acte face aux pouvoirs publics »
Le projet, porté à bout de bras par Monique Bonnet, s'effondre faute de budget, mais aussi à cause d'un manque d'anticipation. La Croix-Rouge dit « monter au créneau », mais un peu tard. Didier Piard, directeur de l'action sociale, veut faire de la fermeture un acte politique : « Il faut que l'Etat assume ses responsabilités. »

« Je ne voulais pas appeler le 115. » Toutes le disent. Derrière ce numéro, trois lettres, SDF, étiquette dont elles ne veulent pas. D'où l'idée d'un lieu où elles ne seraient pas confrontées à des hommes et des femmes qui ont le corps et les visages abîmés par des années d'errance.
Elles sont à la rue souvent pour la première fois : elles fuient un mariage forcé, des violences familiales, un réseau de prostitution ou sortent des services sociaux pour l'enfance. Les jeunes femmes sont de plus en plus nombreuses dehors, revendiquant leurs droits, mais sans en avoir toujours les moyens.
Caroline les recevait et leur expliquait la démarche et les règles du centre. (Ecouter le son)
« La première nuit dans la rue, je marchais, je marchais, je ne pouvais pas m'arrêter », explique Eva. La journée, elles errent : le quartier de Châtelet, les restaurants MacDonald's… « On est les premiers Parisiens, on connaît la ville mieux que personne », ironise Anne-Grâce.
Farida : « On surveille les toilettes en permanence »
La moitié des filles avaient moins de 21 ans, des « gamines ». Farida était l'agent de nuit, dans le couloir, elle pointait les filles. « On surveille les toilettes en permanence, elles peuvent s'en prendre à elles-mêmes. Je suis toujours sous tension, ça peut dégénérer très vite. » Depuis l'ouverture du centre, trois tentatives de suicide, aucune réussie.
Dans sa précédente vie, Monique Bonnet a passé plus de vingt ans au ministère de la Défense. Elle a la certitude qu'imposer un cadre rend les gens responsables. La lumière était éteinte à 21h30, allumée à 7h30, tous les jours.
La journée, les filles devaient avancer. Entre leurs mains un emploi du temps, l'adresse d'un gynécologue, celle de la Mission locale pour l'emploi, celle de la bibliothèque de Beaubourg pour s'abriter le dimanche.
Les hébergées que j'ai rencontrées n'acceptent pas de montrer leurs visages. « Sinon, on va nous dire dans la rue : c'est toi la fille SDF. » Une seule accepte, Lucile. Elle était au centre du 11 novembre au 11 janvier. C'est précis. « Oui, c'est précis, tu te souviens de toutes les dates quand tu es à la rue. »
Lucile a 20 ans. Elle habite à Toulouse en couple, et se fait quitter. Sa mère habite chez sa grand-mère, impossible de l'héberger chez sa sœur. Tout peut aller vite : elle prend une tente, part à Perpignan, fait la manche devant un supermarché Lidl, se douche à la bouteille d'eau. Et trouve des techniques : vers 14 heures, la cantine d'une école veut bien lui donner les restes du jour.
Un jour, elle décide de partir à Paris pour une semaine, mais elle restera, « parce qu'il y a plus d'aide ici ». Elle refuse d'appeler le 115, par fierté encore, jusqu'à ce qu'il fasse trop froid. On l'oriente ici, il suffit d'avoir sa carte d'identité, c'est tout : « J'ai fait un “bad trip”, je me suis retrouvée à l'hôpital. »
Le whisky l'accompagne dans ses premières nuits au centre s'accompagnent, puis il disparaît petit à petit : « Ici, ça a été le tournant dans ma vie. La rue, ce n'est plus pour moi : une fois, pas deux ». L'Apaso l'en a sorti. L'a fait entrer dans une boutique Subway du quartier Pasteur, à Paris.
Beaucoup de vigilance pour éviter les intrusions
Eva a fui sa famille et un mariage forcé, s'est réfugiée chez Pauline. Les deux filles se sont retrouvées seules à la rue, menacées. Après une nuit dans une voiture, elles ont trouvé l'adresse de l'Apaso pour se cacher.

Jean-Claude, agent de nuit, n'était pas si effrayé : « L'habitude… » Monique a ajouté : « Et je ne t'ai pas tout dit… elles sont du 93… des bandes les recherchent… » Le système de sécurité est déclenché, les filles savent : pas de coups de téléphone, ne pas donner l'adresse, même à des « copines ».
L'Apaso ne se trouve pas sans être cherché : il y a un mur, c'est au bout. C'est un lieu dont on tait l'adresse, le silence permet la sécurité. La porte est fermée à clé à partir de 17 heures, il faut sonner pour qu'un agent vienne ouvrir. « Pas de visite », pour ne pas mettre en danger les filles recherchées.
« Pendant un hiver un réseau de prostitution venait alpaguer les filles autour du centre, et on s'est aperçus bien plus tard qu'une jeune fille rabattait pour eux ici », explique Monique Bonnet. (Ecouter le son)
L'expérience aguerrit, tout est vigilance pour éviter les tentatives d'intrusion, notamment par des réseaux religieux.
Comme s'il fallait attendre le froid…
Malgré les coupes dans les budgets de l'Etat, tous espèrent une réouverture hivernale. L'Apaso cherche donc un mécène, rêve que ce soit la ville de Paris.
Le centre coûte 25 000 euros par mois : personnel, alimentation, administratif, loyer… Les autres centres ont des critères d'entrée : revenu minimum, papiers en règle) peu adaptées à de l'accueil d'urgence
(Les prénoms des filles, à part celui de Lucile, ont été changés.)
Photos : au centre d'hébergement d'urgence Apaso, à Paris ; Caroline reçoit les SDF (Aurélie Charon) ; Lucile, au centre de novembre à janvier (Benjamin Horvais) ; Monique Bonnet, directrice (Aurélie Charon).
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De duarn
11H34 | 15/07/2010 |
Elle devrait s'inviter à l'Élysée...
à duarn
De Iv
Roboticien utopiste | 11H48 | 15/07/2010 |
On a dit qu'on évitait les réseaux religieux et le repaire des bandes organisées...
à Iv
De Goulidet-
plutot molle | 12H15 | 15/07/2010 |
1000 euros par mois et par pensionnaire pour ne même pas fournir une chambre individuelle!
33 euros la nuit pour ca???
ces associations sont gérées comme de la merde.
à Goulidet-
De Iv
Roboticien utopiste | 12H18 | 15/07/2010 |
Le logement n'est pas le principal : il y a des permanences, une ligne téléphonique qui répond à toute heure et au moins un gardien, des services de réinsertion, etc...
1000/mois/pensionnaire ce n'est pas si élevé que cela quand on fait le compte. Ça veut dire que chaque pensionnaire occupe entre 1/3 et un 1/4 de personne employée là à temps plein, sans compter le loyer. Avec le loyer on doit surement arriver à 1/5 ou 1/6. Niveau efficacité, c'est pas si mal...
Les assoces sont souvent aussi bien gérées que les entreprises. Elles ont toutes deux le désir de diminuer leur cout le plus possible. La différence est le moteur de cette motivation : dans une entreprise c'est le profit, dans l'assoce la volonté d'être pérenne. Pour avoir vu pas mal d'assoces et de boites, je ne suis pas sur qu'un système évite plus les gâchis que l'autre.
à Iv
De Goulidet-
plutot molle | 13H15 | 15/07/2010 |
1000 euros par mois pour etre dans un environnement violent et glauque, c'est cher.
On traite les pauvres absolument comme de la merde en france. Vous feriez mieux d'envoyer ces filles nager avec des dauphins dans un hotel de luxe au bout du monde. En terme de reconstruction personnelle ce sera toujours plus efficace qu'une assistante sociale qui passent dans les chiottes vérifier que les filles ne se mutilent pas.
De surcroit, l'existence de ce genre de structure est un élément de plus sur la catastrophe de l'immigration en France.
à Goulidet-
De Iv
Roboticien utopiste | 13H22 | 15/07/2010 |
On parle de 1000 par mois hein, pas par nuit... Si vous trouvez un hotel de luxe dans ce budget là, en effet, autant les laisser aller s'ouvrir les veines dans un grand hotel. Cependant à Paris, c'est dur de trouver un hotel à moins de 1500 euros par mois.
La photo montre deux lits, mais rien ne dit qu'il n'y ait pas de chambres individuelles.
Ceci dit, la solution que vous proposez est utilisée par de nombreuses assoces qui logent à l'hôtel des personnes en difficulté. Seulement voila, un hôtel a le droit de refuser une personne, même si elle paie. L'assoce que je connais a du louer tout un hotel (ou tout un etage je ne sais plus) pour que la direction accepte d'accueillir des "clients à problèmes". Mais vous avez raison, il faudrait une loi pour les obliger à les accueillir quand même et à protéger leur identité, n'est ce pas ?
à Iv
De Goulidet-
plutot molle | 13H42 | 15/07/2010 |
je vous trouve des hôtels en Thaïlande a 10 euros la nuit sans probleme. Ca n'est évidement pas un shangrila mais un hotel tout ce qu'il y a de plus sympa et au bord de la plage.
Je loue un appartement pres de canton a 40 euros par mois pour 2 chambres. ( bon canton c'est pas ibiza je vous l'accorde)
Economiquement et humainement vous feriez mieux d'exporter vos pauvres plutot que d'entretenir une armée de fonctionnaires qui s'en occupent fort mal.
''Mais vous avez raison, il faudrait une loi pour les obliger à les accueillir quand même et à protéger leur identité, n'est ce pas ?''
surement pas.
à Goulidet-
De davdav
Oui | 13H56 | 15/07/2010 |
Bien entendu, vous aurez compris que le but final était de réinsérer des personnes dans la vie active, pas de les isoler dans des quelconques pays étrangers dans l'espoir de ne plus les voir...
D'autant qu'on connait un peu vos méthodes : D'abord un hôtel en thailande à 10€ pour le 20h de TF1, et puis on se dit que 2 ou 3€ par nuit c'est déjà bien assez pour ces pauvres, et on finit par les mettre sous des tantes sans bouffer ou boire et à devoir se prostituer pour que dalle...
Sans toit, pas de boulot.
Sans boulot, pas de toit...
à davdav
De Goulidet-
plutot molle | 14H10 | 15/07/2010 |
Bien entendu, vous aurez compris que le but final était de réinsérer des personnes dans la vie active, pas de les isoler dans des quelconques pays étrangers dans l'espoir de ne plus les voir...
D'autant qu'on connait un peu vos méthodes : D'abord un hôtel en thailande à 10€ pour le 20h de TF1, et puis on se dit que 2 ou 3€ par nuit c'est déjà bien assez pour ces pauvres, et on finit par les mettre sous des tantes sans bouffer ou boire et à devoir se prostituer pour que dalle...
c'est stupide comme argument.
en asie une année de fac coute 200 euros. vous pouvez fournir sur place toutes les formations que vous voulez. Vous pouvez reconstruire la vie d'une personne pour moins cher qu'en france. Passer un an ou deux en thailande a obtenir un bep ou un bts, se faire refaire les dents ( on vous fait un sourire hollywoodien en Thaïlande pour le prix d'un arrachage d'incisive en france) bref se reconstruire vraiment une vie et une estime de soi: je préférerais 1000 fois ca a des structures d'hébergement aussi précaires que sordides.
La gauche n'aime pas les pauvres. Elle ne voit les pauvres que comme un argument contre le capitalisme. c'est désolant.
Ce qui empêche ce genre de politique, ce n'est pas '' le capitalisme'' c'est l'armée d'éducateurs d'assistantes sociales d'association qui ne vivent QUE de la pauvrete et sont un lobby électoral politisé et bien lourdement militant.
à Goulidet-
De ethnix73
19H23 | 15/07/2010 |
Il y a des gels et suppressions de budgets dans le secteur social depuis environ 10 à 15 ans...Ainsi, il y a de moins en moins de postes d'assistante sociale et d'éducateurs. Parallèlement, le développement des méthodes d'évaluation est venu parasiter le travail social en laissant moins de temps pour l'accompagnement (au sens de marcher avec,faire avec). A ceci s'ajoute le contexte économique, social devenant plus exigeant et par là-même plus excluant. Au final, moins de personnes avec moins de temps.
Parallèlement, il est observable que la pauvreté progresse en France...
Ainsi, votre dialectique stipulant que l'action sociale empêche la disparition de la pauvreté est tout simplement fausse à l'épreuve des faits.
Je vous accorde cependant qu'un des aspects pervers de l'action sociale peut parfois contribuer à fragiliser certaines personnes, les limiter dans leurs capacités d'autonomie. C'est un débat très important et- bien complexe. Bien plus que vos élucubrations taillées à la hache.
Pour votre information, il existe des séjours à l'étranger pour des ados en grande difficulté. Je devrais plutôt dire "existait", car ce type de projet s'est tout simplement vu supprimer la plupart des crédits. Concernant les centres d'accueils pour adulte, depuis 20 ans nombre de CHRS ont fermés leurs portes faute de subventions suffisantes de l'Etat.
Toujours pour votre information, l'Etat se désengage progressivement de la lutte contre la pauvreté, toujours depuis 20 ans environ. Hors que constate-t-on? Qu'elle augmente tout simplement...
Ce désengagement de l'état est très bien caché par un artifice efficace:
Les CHRS sont progressivement fermés (lorsque c'est possible sans retombées médiatiques importantes). Ces structures sont constituées d'équipes pluri-disciplinaires apte à apporter une aide à la réinsertion. Mais le problème aux yeux de l'état est leur cout!
Ainsi, depuis environ 5 ans, les structures d'accueil sont plus nombreuses. Mais nous assistons à la création de foyers d'urgence dont les équipes sont beaucoup plus réduites. Et nous passons progressivement d'un travail d'aide à la réinsertion à un travail de gestion de la misère...
Aider une personne à se réinsérer nécessite du temps et des moyens humains.
Maintenant, si nous commençons à supprimer également les foyers d'urgence, peut-être est-ce pour les exporter. Non pas en dehors de nos frontières (solution idéale à vos yeux), mais en dehors des regards. Cacher moi ces pauvres que je ne saurai voir.
Les foyers d'après-guerre furent le plus souvent construits en dehors des villes, mais les années 70 ont vu apparaitre une orientation différente avec des foyers situés au sein des villes mêmes, ou encore des foyers à la campagne dans les années 50-60, ce sont retrouvé en ville du fait de l'urbanisation...Peut-être assistons-nous simplement à une nouvelle mise au ban, puisque c'est le sens initial de ban-lieue.
Si la technique de "l'éloignement" est parfois utilisée, l'objectif est certes la re-construction d'une personne, mais non pas d'accentuer un sentiment d'isolement souvent très présent. Aider une personne à construire, se re-construire des repères est un travail long. La couper d'absolument tous ses repères en l'envoyant sur un autre continent (avec lequel elle n'a aucun lien) est un travail de sape à la base.
Si cette expérience fut une réussite pour vous, tant mieux (malgré les propos détestables que vous puissiez tenir ici). Cependant, l'écueil principal de votre réflexion est la généralisation. La maxime "si c'est bon pour moi, c'est bon pour les autres" est un simple lieu commun digne d'une personne auto-centrée ( ou égocentrique dans son sens commun, et non dans son sens psy)...
Cette solution pourrait certes convenir à quelques personnes. Mais elle ne serait favorable, à mes yeux, qu'aux personnes les moins fragilisées, ayant juste besoin d'un petit coup de pouce. Ce qui fut votre cas, au travers d'un système d'ailleurs déjà en place puisque vous en avez profité.
Le sens du travail social s'inscrit dans la prise en compte de l'unique de chaque être humain (la reconnaissance d'une identité personnelle), et de son contexte social, familial...
Malheureusement ce sens est actuellement largement remis en cause par la dogma individualiste libérale ou l'être humain n'est plus qu'un client (vous en faites d'ailleurs un bel exemple avec vos photos d'hôtel) complétement désaffilié; où seuls survivent les plus sauvages et les plus favorisés.
Dans vos amalgames vous confondez allégrement la formation, l'enseignement, l'éducation, l'insertion professionnelle, sociale et par le logement, valorisation et regard de l'Autre...
Voici quelques éléments d'information pour vous aider à mettre un peu plus en perspective cet article, et peut-être vous rendre compte de l'erreur d'analyse que vous commettez. Erreur liée à une méconnaissance et des jugements à l'emporte-pièce...
à ethnix73
De Goulidet-
plutot molle | 19H34 | 15/07/2010 |
Je n'ai jamais parle d'un systeme ideal et generalisable. Le choix personnel doit l'emporter. Suis liberal, pas communiste. L'etat n'a pas a se meler de social sinon sous la forme de chèques dédiés.
''puisque c'est le sens initial de ban-lieue''. non le terme banlieue signifie '' a une lieue du ban'' c'est a dire a moins d'une lieue de l'enceinte d'octroie.
à Goulidet-
De ethnix73
19H53 | 15/07/2010 |
Et c'est tout ce que vous avez à dire?
"Je n'ai jamais parle d'un systeme ideal et generalisable. Le choix personnel doit l'emporter. Suis liberal, pas communiste. L'etat n'a pas a se meler de social sinon sous la forme de chèques dédiés."
Je réitère:
Espèce de crétin décérébré!
Crois-tu qu'il est uniquement question de choix personnel dans les foyers d'urgence et les CHRS...
Le choix, libéral, chèque!
Mais tu n'es pas chez ton boulanger ducon!
Encore une fois, vous faites preuve de votre obscurantisme libéral. Vous voulez uniquement des chèques dédiés? C'est ça?
En gros, vous êtes à la rue, et on vous donne un chèque pour choisir l'hôtel de votre choix. Que va-t-il se passer d'après vous?
Les requins vont se jeter dessus (des libéraux profitant de la création de ce marché d'ailleurs), et l'apparition de marchants de sommeil va se faire.
Pour votre information, la création du 115 est une très bonne chose en soi. Mais l'aspect pervers est justement l'apparition de ces marchands de sommeil alors que pourtant c'est encore géré un minimum par le département...
Votre idéalisation de la relation vendeur-acheteur fait preuve d'un crétinisme sans nom.
à ethnix73
De Goulidet-
plutot molle | 20H38 | 15/07/2010 |
Crois-tu qu'il est uniquement question de choix personnel dans les foyers d'urgence et les CHRS...
Le choix, libéral, chèque!
Mais tu n'es pas chez ton boulanger ducon!
Encore une fois, vous faites preuve de votre obscurantisme libéral. Vous voulez uniquement des chèques dédiés? C'est ça?
En gros, vous êtes à la rue, et on vous donne un chèque pour choisir l'hôtel de votre choix. Que va-t-il se passer d'après vous?
Les requins vont se jeter dessus (des libéraux profitant de la création de ce marché d'ailleurs), et l'apparition de marchants de sommeil va se faire.
Et pourquoi ce ne serait pas comme chez le boulanger?
vous croyez qu'un sdf en situation de choix irait dans des taudis bruyant et crado?
Oui les requins cyniques capitalistes verront un marche et seront en concurrence pour en prendre leurs part. les gens vont vers le meilleur rapport qualité prix. Ce qui élève la qualité de l'offre.
vous pouvez beugler des insultes si ca vous chante.
à Goulidet-
De ethnix73
20H53 | 15/07/2010 |
Vous ne comprenez rien, mais rien du tout...
Vous croyez que vos chèques va permettre à une personne à la rue de choisir ou elle ira?
Vous rêvez complétement. Il n'y aura pas plus de choix...mais des profiteurs tout simplement. Le choix sera inverse. Vous verrez de jolies pancartes: chèque logement pas accepté!
Et surtout, vous continuez à mettre de coté qu'il n'est pas question uniquement de logement, d'hébergement! Nous ne parlons pas de touristes. Merde alors!
Je ne beugle pas des insultes, mais j'hallucine de voir une personne bornée à ce point!
à ethnix73
De Goulidet-
plutot molle | 21H37 | 15/07/2010 |
Si on enleve les cas relevant de la psychiatrie, donner acces a un logement a quelqu'un arrête une bonne part du processus de clochardisation.
Donnez a quelqu'un accès a une douche, une chambre individuelle fermée a clee ou stocker ses affaires, il ne deviendra pas un gros clodo qui pue et dont personne ne veut.
Libéralisez le marche immobilier, arrêtez le regroupement familial et l'immigration du tiers monde et vous réduirez les loyers et le nombre de gens a la rue.
S'il y a un marche solvable, il y a une offre en face. c'est comme ca pour tous les produits et services.
à Goulidet-
De ethnix73
22H05 | 15/07/2010 |
Sans espoir avec vous, je me réconforte avec l'humour...
à Goulidet-
De Geriobine
coloscopieur | 22H52 | 15/07/2010 |
On sent dans vos propos l'individu qui parle avec toute la force de son ignorance. Je ne vous donne pas trois jours dans un dispositif tels que CHRS, accueil temporaire, stabilisation, maisons relais ou autre accueil de nuit pour que vos constructions mentales s'écroulent comme un vulgaire château de cartes basées sur du vent.
A esprit simple, solutions simplistes et forcément inappropriées quand il s'agit de l'humain. Et dire que les libéraux se targuent généralement d'être pragmatiques ; ça fait peur.
à Goulidet-
De Oodini
00H42 | 16/07/2010 |
La Thaïlande, plate-forme mondiale de la vente d'enfants et du trafic d'esclaves philippins à destination de la péninsule arabique.
Quel beau pays pour se reconstruire...
à Goulidet-
De RiGeL
(métrologue) | 15H16 | 16/07/2010 |
C'est possible de dire autant de conneries en si peu de lignes ???
Alors là, bravo.
Personellement, j'ai une solution encore moins chère. On leur met tout de suite une balle dans la tête, et on n'en parle plus, le problème de la pauvreté sera réglé en France en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Tant qu'à raconter des conneries, autant ne pas faire dans la demi-mesure.
à Goulidet-
De affreuxjojo
14H03 | 15/07/2010 |
"Vous feriez mieux d'exporter vos pauvres".
Comme vous avez raison Goulibet.
Des camps dit de "travail" avec douche obligatoire dans l'Est de l'Europe , disons en Pologne par exemple, couterais tellement moins cher. La voila la solution finale à la pauvreté...
à Goulidet-
De Iv
Roboticien utopiste | 14H34 | 15/07/2010 |
En gros la solution c'est d'exporter nos pauvres mais il ne faut surtout pas que d'autres pays s'avisent de faire la même chose ?
La Thailande c'est bien pour y passer ses vacances, mais si c'est comme la plupart des pays, y obtenir un visa de plus de trois mois permettant d'y travailler n'est pas chose aisée. De plus, un des grands services qu'offre ce centre c'est de pouvoir aller (à pied et sans ressources) y dormir le soir même en cas de problème.
à Iv
De Goulidet-
plutot molle | 14H43 | 15/07/2010 |
La définition de la pauvreté en france et dans un pays du tiiers monde n'est pas exactement la même. Avec un RMI vous vivez tres bien en chine.
Si un etats riche nous envoyait en france leur pauvres en formation avec 4 fois le salaire moyen ( 5500 euros par mois) on les acceuillerait a bras ouvert.
je ne parle pas specifiquement de ce centre, mais de l'environnement miteux dans lequel on fait vivre les plus pauvre.
à Goulidet-
De Iv
Roboticien utopiste | 14H57 | 15/07/2010 |
Perso ça ne me poserait pas de problème de leur proposer cette possibilité. Je doute cependant que l'Etat Français voie d'un bon oeil le RMI qu'il paie être injecté directement dans l'économie Chinoise, mais en effet de mon point de vue, soit on participe à fond à la mondialisation soit on n'y participe pas.
Après, c'est sur, le billet d'avion vient vite annuler votre économie de loyer...
Ceci dit, réinsérer les personnes défavorisées en France est un projet de société, on a tendance à l'oublier. On essaie de trouver un remède à ce problème mondial et on l'expérimente à notre petite échelle locale. Si nous déportons nos pauvres, fussent-ils plus riches que ceux de nos voisins, cela ne fait pas exactement de nous des exemples de société.
à Iv
De Goulidet-
plutot molle | 15H09 | 15/07/2010 |
Perso ça ne me poserait pas de problème de leur proposer cette possibilité. Je doute cependant que l'Etat Français voie d'un bon oeil le RMI qu'il paie être injecté directement dans l'économie Chinoise, mais en effet de mon point de vue, soit on participe à fond à la mondialisation soit on n'y participe pas.
On verse 250 millions d'euros a la chine au titre de l'aide au développement (!) et personne ne sait comment s'en defaire. Vous pourriez y envoyer 50 000 personnes pas ans en formation sans changer d'un centime la balance des paiement avec la chine.
un aller retour paris hong kong coute 500 euros, c'est vite amorti.
Ceci dit, réinsérer les personnes défavorisées en France est un projet de société, on a tendance à l'oublier. On essaie de trouver un remède à ce problème mondial et on l'expérimente à notre petite échelle locale. Si nous déportons nos pauvres, fussent-ils plus riches que ceux de nos voisins, cela ne fait pas exactement de nous des exemples de société.
Se couper d'un environnement qui vous rappelle souvent des experiences pénibles, vivre un an au bout du monde c'est quelque chose qui change une vie, et le regard qu'on porte sur la vie. Le seul projet de societe qui vaille la peine d'etre defendu, c'est celui qui permet le bonheur des gens.
à Goulidet-
De Iv
Roboticien utopiste | 15H52 | 15/07/2010 |
Hong Kong, c'est une autre catégorie de prix les loyers tout de suite :) Mais admettons...
Notez qu'on va retomber sur le même problème : vous ne parlez plus d'hébergement mais de formation. Et la formation, ça coute généralement un peu plus cher que le loyer, surtout s'il faut trouver des formateurs Francophones à Hong Kong.
à Iv
De Goulidet-
plutot molle | 16H01 | 15/07/2010 |
hong kong est une ville trop chere, c'est juste un exemple de prix de billet d'avion. vous avez plein de chinois qui parlent tres bien le francais. Offrez en chine des salaires de 200 euros a des chinois francophone vous aurez tous les formateurs que vous voulez.
à Goulidet-
De Iv
Roboticien utopiste | 16H14 | 15/07/2010 |
Oh, si c'est ça le plan, je suis sur que le gouvernement Chinois sera ravi d'offrir gracieusement des formateurs pour personnes désorientées disposant d'un passeport pour l'UE, ne vous inquiétez pas pour ça...
à Iv
De Goulidet-
plutot molle | 16H19 | 15/07/2010 |
Ou ai je dit que la chine ou la thailande paierait quoi que ce soit?
à Goulidet-
De Oodini
00H45 | 16/07/2010 |
C'est étrange, parce que moi qui habite près de Belleville, je trouve qu'il y a plein de Chinois qui ne parlent pas un mot de Français.
C'est peut-être eux qu'il faudrait envoyer prendre des cours de français en Chine ?
à Oodini
De Goulidet-
plutot molle | 01H04 | 16/07/2010 |
vous devriez faire deux stations de plus vers la goutte d'or, histoire de voir si les etudiant du togo sont bon en math...
La chine compte 1,4 milliard d'habitant. Les grands centres urbains rassemblent des millions d'étudiants sur le nombre vous trouvez des milliers de locuteur d'a peu pres toutes les langues.