A la une 12/07/2010 à 19h59

Sarkozy « conseille » à Woerth de ne plus être trésorier de l'UMP


Même s’il considère son ministre du Travail « lavé de tout soupçon », le Président préconise la fin d’un cumul qui fait polémique.


Nicolas Sarkozy sur France 2 le lundi 12 juillet (Reuters).

Il avait annulé la garden-party et la traditionnelle allocution télévisée du 14 juillet, mais Nicolas Sarkozy a été rattrapé par l’actualité. Une cote de popularité en chute libre, une attente de remaniement loin d’être freinée par la démission de deux secrétaires d’Etat, un ministre du Travail soupçonné de conflit d’intérêts... Autant d’éléments qui ont poussé le chef de l’Etat à s’inviter sur France 2, ce lundi soir, pour une interview d’une heure et dix minutes, décryptée en direct par Rue89.

A propos de l’affaire Woerth, sur laquelle David Pujadas a engagé l’interview (lui consacrant seulement dix minutes), pas de surprise. Le Président considère son ministre comme « lavé de tout soupçon » par le récent rapport de l’Inspection générale des finances. Eric Woerth, dit-il, a été victime d’une campagne de « calomnies ».

Pour déminer le terrain, il a « conseillé » à Eric Woerth de renoncer à ses fonctions de trésorier de l’UMP et a promis la création d’une commission pour réfléchir « à la façon dont on devra modifier la loi pour éviter dans l’avenir toute forme de conflit d’intérêts ».


Dessin de Chimulus

Pendant l’interview

20h10. Le chef de l’Etat et David Pujadas s’installent sur la terrasse de l’Elysée. On aura au moins droit au soleil durant cette interview.

20h19. Ils commencent par l’affaire Woerth-Bettencourt. « Oui ! Oui ! », répond d’emblée le président de la République qui « maintient toute [sa] confiance » à son ministre du Travail, notamment pour mener la réforme des retraites. « Eric Woerth est un homme profondément honnête qui vient de subir la calomnie et le mensonge pendant trois semaines », argumente-t-il sans surprise et comme tous les membres de la majorité, rapport de l’Inspection générale des finances à l’appui. Celle-ci, tranche-t-il, « a conclu que jamais, à aucun moment ni d’aucune façon, Éric Woerth n’est intervenu dans les affaires fiscales de Mme Bettencourt. Il est donc lavé de tout soupçon »

20h20. L’épouse de l’ex-ministre du Budget gère la fortune d’une des premières contribuables de France, suspectée de fraude fiscale ? Nicolas Sarkozy se garde bien de se prononcer sur l’éventuel conflit d’intérêt, mais il a trouvé la parade : créer « une commission représentant toutes les familles politiques pour réfléchir dès semaine prochaine à la façon dont on devra modifier la loi pour éviter dans l’avenir toute forme de conflit d’intérêts ».

20h23. Pour le chef de l’Etat, cette « calomnie » ne s’explique que par ses réformes, qui dérangeraient. Il explique avoir déjà été touché il y a trois mois avec son épouse. Et remonte même plus loin :

« Il y a quatre ans, quand j’ai pris la présidence de l’UMP, j’ai eu droit à l’invraisemblable affaire Clearstream. »

20h25. « Deux témoins parlent de visites d’hommes politiques chez les Bettencourt pour venir y chercher de l’argent “, tente David Pujadas. Nicolas Sarkozy rétorque :

‘M. Pujadas, est-ce qu’ils parlent de moi, ces gens ? J’ai lu dans la presse le témoignage du majordome de M. et Mme Bettencourt. Il a travaillé 17 ans chez eux. Il dit à la police : J’ai vu deux, peut-être trois fois, M.Sarkozy pour des dîners avec d’autres personnes. Vous m’imaginez venir à un dîner avec d’autres gens et repartir avec de l’argent. Il faut revenir à la raison.’”

20h28. Question sur le rôle de Philippe Courroye, procureur de Nanterre (nommé contre l’avis du CSM à ce poste), qui mène les
différentes enquêtes préliminaires : “Ne faut-il pas un juge indépendant et non un procureur pour mener l’enquête ?” Réponse :

“Comme c’est curieux. Lorsque c’était à charge, la semaine dernière, contre Eric Woerth, les juges étaient indépendants. Le même magistrat est soupçonné lorsqu’il travaille à charge et à décharge ? Il a été pendant des années juge au pôle anti-corruption et il a envoyé des gens de droite devant la justice. Vous croyez que serait indépendant de dire aujourd’hui : ‘Il faut qu’on change de juge’.”

20h30. Nicolas Sarkozy est pressé d’en finir avec les questions sur l’affaire Woerth-Bettencourt, et David Pujadas s’y perd un peu, lui demandant de clarifier une de ses réponses :

- “Vous parlez du conflit d’intérêts ?”
- “Non, je parle des problèmes de la France, et notamment de cette réforme des retraites.”

20h32. Eric Woerth doit quitter le poste de trésorier de l’UMP. “J’ai souhaité qu’il se consacre exclusivement” à la réforme des retraites, annonce Nicolas Sarkozy. Oups, il se rattrape : c’est un “conseil”, parce que “je ne suis pas en charge du fonctionnement de l’UMP”.

20h35. Au bout d’un quart d’heure d’interview, fin du chapitre sur les “affaires” qui ont touché le gouvernement avec deux chiffres chocs et un voeu :

“Nous avons supprimé 10 000 appartements de fonction et 7000 voitures de fonction. Je souhaite que la France rentre dans les critères des grandes démocraties, notamment anglosaxonnes.”

20h37. Il n’y aura pas de remaniement dans les jours qui viennent, mais il y en aura bien un en octobre. “Je n’ai pas le droit de céder à la fébrilité du commentateur”, répond Nicolas Sarkozy à ceux qui évoquent un changement d’équipe pour faire oublier les scandales.
Mais il y aura “une nouvelle étape dans l’action politique” une
fois la réforme des retraites votée.

20h40. On passe aux retraites. Avec d’abord les bonnes intentions. “La pénibilité ? Vous reconnaissez qu’il y a des métiers plus pénibles que d’autres ?” :

“Oui. Je veux rendre
hommage aux partenaires sociaux. C’est par leur rôle d’endosser la
réforme des retraites, c’est le mien.”

Puis Nicolas Sarkozy fait trois promesses :

  • “ Ceux qui ont travaillé
    avant 18 ans, nous leur garantissons de pouvoir partir à 60 ans. ”
  • “ Toute personne ayant une incapacité de travail de 20% pourra partir à la retraite avant 60 ans. ”
  • “ Nous aurons un régime de retraite bénéficiaire à l’horizon 2020. ”

20h45. Nicolas Sarkozy s’attend-il à une rentrée sociale agitée ? Oui. Reviendra-t-il sur la réforme des retraites en cas de manifestations et de grèves massives ? Non. “Je respecte les manifestants, je comprends que c’est une forme d’expression sociale”, explique-t-il, mais “je ne fais pas ça pour qu’il n’y ait personne dans les rues, je fais ça parce que c’est l’idée que je me fais de mon devoir de chef d’Etat”.

20h50. David Pujadas aborde le cap de la politique économique aujourd’hui. Il y a eu la rupture, la relance. Est-ce qu’on entre dans la rigueur ? :

“En tant que chef de l’Etat, j’ai été
gâté. La crise financière, la crise économique, la crise agricole et la crise de l’euro. Quatre crises en deux ans ! Je ne veux pas entrer dans la spirale de la rigueur, il n’y a pas de risque puisque la France prend le bon tournant avec la réforme des retraites. Quelle est la stratégie ? Redonner de la productivité à la France.”

20h55. Où faire des économies ? Visiblement, l’Elysée s’inspire des calculs de la Cour des comptes :

- “ La Cour des comptes analyse les niches fiscales : 75 milliards d’euros par an. ”

- “ Toutes les niches ?”, relance Pujadas.

- “ Nous n’avons pas encore décidé. ”

20h58. “Les exonérations sur les emplois à domicile, en revanche, nous les conserverons, sauf quelques aménagements”, affirme le chef de l’Etat. Pourtant, le ministre du Budget affirmait la semaine
dernière que plus de 300 millions d’euros seraient économisés dans ce secteur, soit bien plus que ces “quelques aménagements”.

21h00. Du passé, faisons table rase :

“L’époque où il n’y avait pas d’ordinateur, pas d’Internet, c’est fini. Je dois préparer la France au monde d’aujourd’hui, pas au monde des années 60.”

21h02. Le bouclier fiscal plie, mais ne rompt pas. Le Président s’arc-boute sur le dispositif tant décrié :

J’ai refusé de supprimer l’Impôt sur la fortune (ISF) en France. J’ai refusé. Nous sommes le dernier pays d’Europe à l’avoir, parce que je considère que lorsqu’on gagne bien sa vie, il est normal de payer beaucoup d’impôts. ”

21h05. “C’est un métier difficile d’être journaliste. Ce n’est pas facile, je le sais bien”, dit calmement Nicolas Sarkozy, faisant une parenthèse. Pense-t-il, comme Xavier Bertrand, que Mediapart utilise “des méthodes fascistes” ? “Je suis chef de l’Etat, ce n’est pas mon rôle.” Mais ne peut s’empêcher d’ajouter :

“Je sais bien que derrière il y a des officines, des politiques qui ont des tâches. Mais quelques journalistes ne font pas honneur à la profession.”

21h10. Il est temps de se réconcilier avec l’argent, ou en tout cas de mettre fin à un “rapport malsain” envers la richesse :

“Qu’est-ce-que c’est, depuis quelques semaines, que cette attitude vis-à-vis de l’argent ? J’entends des gens qui disent leur détestation de l’argent. Mon Dieu !

Je me méfie autant des gens qui idolâtrent l’argent que des gens qui le détestent. Cela revient aux mêmes choses. C’est un
rapport malsain.

L’argent n’est pas une fin, c’est un moyen et toute famille souhaite grimper dans l’échelle sociale, avoir un meilleur appartement et de meilleures conditions de vie pour ses enfants. Arrêtons de tourner de façon malsaine autour de cette question”

21h13. “Je veux rendre hommage à M. de Carolis et à son équipe, ils ont fait du bon travail”, assure Nicolas Sarkozy. La première fois où Nicolas Sarkozy dira du bien de Patrick de
Carolis sera donc aussi la dernière.

Concernant la procédure de nomination de Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions, il se fait là plus classique, répétant que le CSA et le Parlement ont aussi leur mot à dire. Comme s’ils allaient/pouvaient le contredire.

21h15. “La courtoisie, ça existe aussi dans la République”, dit le chef de l’Etat à propos de Patrick de Carolis, qu’il affirme avoir
reçu pour lui apprendre son éviction. Alain Joyandet, ex-secrétaire d’Etat à la Coopération, doit apprécier : il a démissionné sans prévenir, après avoir attendu en vain pendant plusieurs jours le coup de téléphone du Président qu’il avait sollicité.

21h20. Voilà le thème de... la sécurité. Que faire ?
Réponse :

“ Un mot sur le sarkozysme. Je suis un chef
d’équipe. Sur la sécurité, on a obtenu des résultats spectaculaires, mais il faut aller plus loin. Je prends deux exemples :

1/ La Seine Saint-Denis et d’autres lieux ; nous ne laisserons plus la sécurité dériver.

2/ Il y aura à la rentrée un texte de loi pour mettre en cause la responsabilité de parents, lorsque des mineurs sont
dans la rue à casser des bus ou à jeter des pierres en pleine nuit. Pour que les parents soient un petit peu pénalement responsables. ”

Nicola Sarkozy oublie de préciser le “ un petit peu ”, avant d’annoncer la création, à la rentrée de septembre, d’une vingtaine d’établissements “ adaptés de réinsertion scolaire, avec encadrementrenforcé ”.

21h22. Enfin, on aborde le sujet qui fâche : mais pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il reçu Thierry Henry, en pleines manifestations contre la réforme des retraites ?

“Je suis un passionné de sports, il a porté le maillot de l’équipe de France 124 fois, c’est le joueur qui a marqué le plus de buts en équipe de France, ça compte.”

Et lorsqu’on aborde les résultats des Bleus, on retrouve le Nicolas Sarkozy omniprésident :

“J’ai dit ‘les responsables doivent partir’, ils sont partis, ne les accablons pas. J’ai dit ‘les joueurs ne doivent pas toucher de primes’, ils n’en ont pas touché.”

21h25. Comme à chaque entretien, David Pujadas termine par la question du second quinquennat :

“ C’est un métier particulier, une charge tellement lourde. Ils ont tous dans la classe politique, le droit et le devoir de penser à la présidentielle. Je n’ai pas une minute pour cela. Je n’ai pas une miette de mon énergie pour savoir ce qui se passera dans deux ans. Ma décision, je la prendrai pas avant, pfff... pas avant l’automne 2011. ”

Nous voilà fixés.

Avant l’interview

La prise de parole du chef de l’Etat était souhaitée jusque dans les rangs de la majorité, très agitée par le climat actuel. “Ce qui est important, c’est que le président de la République parle aux Français [...] pour que les choses soient remises en perspective”, estimait le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, mardi dernier sur France 2.

La demande a donc été entendue. La même chaîne a publié vendredi un communiqué, pour indiquer qu’il allait finalement répondre ce lundi soir, une heure durant, aux questions de David Pujadas :

“A la veille des réformes des retraites, le président de la République répondra à toutes les questions d’actualité.”

“Une feuille de route pour les six mois à venir”

Ces “questions d’actualité” devraient porter sur le choix de Rémy Pflimlin pour la présidence de France Télévisions, sur le remaniement annoncé pour le mois d’octobre, sur la préparation du budget pour 2011... Son conseiller en communication, Franck Louvrier, a précisé dans Le Parisien :

“Les trois quarts de son intervention vont vraiment porter sur le fond des gros dossiers. Il veut apporter des messages clairs sur les grandes réformes, avec une feuille de route pour les six mois à venir. Son idée, c’est de faire de la pédagogie et d’être bien compris au moment où on demande à tout le monde de faire des efforts.”

Mais c’est évidemment sur le brûlant dossier de l’affaire Bettencourt-Woerth que Nicolas Sarkozy est attendu. Nul doute toutefois qu’il se contentera de clamer l’innocence de son ministre du Travail. A moins que David Pujadas ne lui adresse la liste de questions précises généreusement dressée pour lui par Mediapart.


Dessin de Chimulus

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  • désinscrit-
    • Posté à 21h58 le 12/07/2010
    • Internaute 736

    Sarkozy « conseille » à Woerth de ne plus être trésorier de l’UMP

    A titre personnel je leur conseille de mettre Baroin à la place ! !

  • louis60
    louis60
    consultant
    • Posté à 22h07 le 12/07/2010
    • Internaute 48645
      consultant

    Il faut vous faire une raison, le coup d’état anti-sarkozy a échoué : l’homme n’est pas plus coriace qu’un autre, c’est le système qui résiste parfaitement.
    Chapeau Guéant !
    Du grand art politique.

  • Axis7
    Axis7
    Attaché
    • Posté à 22h24 le 12/07/2010
    • Internaute 47590
      Attaché

    Sur le fond il maintient la même politique.
    Droit dans ses bottes sur la retraite, sur le bouclier fiscal, sur les ministres décriés.
    Il nous ressort une énième loi sur la responsabilisation des parents d’enfants délinquants.

    Il soigne le cœur de son électorat : agriculteurs, médecins et bouclier fiscal.

    Et puis pommade pour les personnes âgées autre cœur de cible de son électorat avec son plan alzeimer qu’il nous a vendu déjà par le passé.
    On remarquera son ton grimaçant et agressif sur ceux qui détestent l’argent.
    Bref rien de neuf et toujours le même aplomb d’un comédien qui surjoue jusqu’au ridicule.

    Pujadas a bien servi la soupe.

  • Angrod
    Angrod
    Etudiant en faculté de médecine (...)
    • Posté à 22h48 le 12/07/2010
    • Internaute 116149
      Etudiant en faculté de médecine (...)

    A présent nous pouvons recenser toutes les erreurs et mensonges par omission de Sarkozy.

    Tout d’abord Nicolas Sarkozy affirme que deux ministres ont commis des indélicatesses, que sa république est irréprochable. Il n’y aurait donc que deux ministres ? C’est oublier l’insulte raciale de Brice Hortefeux, oublier Christian Estrosi, Fadela Amara, Rama Yade et bien d’autres encore.

    Il se fait une fierté de nous annoncer son initiative du contrôle de l’Elysée par la cour des comptes mais cet argument ne tiens compte ni du fait que les dépenses de l’Elysée ont été épinglées ni du fait que son budget a littéralement explosé. A ce propos, la cour des comptes a critiqué la manière dont les logements de fonctions et les moyens de transports étaient gérés, vraisemblablement le gouvernement ne bouge que lorsque l’opinion publique fait entendre son mécontentement. Il oublie évidemment de mentionner la hausse de son propre salaire et de celui des conseillers.

    Il explique qu’il est Chef de l’Etat, Président de la République, et de ce fait ne peut se plier à l’opinion publique. Pourtant c’est exactement ce qu’il fait. Tout d’abord le gouvernement ne prend des mesures qu’après les révélations journalistiques (comme le cumul des mandats, merci au Canard), ensuite cette mascarade télévisuelle ne suit-elle pas des annonces pour calmer l’opinion ?

    Sarkozy conseille à Eric Woerth de démissionner de sa fonction de trésorier de l’UMP. N’est-ce pas justement une mesure prise à cause de l’opinion publique ? Et pourquoi le lui conseiller seulement maintenant ? Pourquoi changer d’opinion alors qu’au début de cette affaire la droite semblait n’y voir aucun conflit d’intérêt ?

    Encore une fois Sarkozy commet plusieurs erreurs en prenant l’Allemagne comme modèle. Erreur au sujet de son bouclier fiscal, sur les socialistes, erreur quant à leur accession au pouvoir (1998 et pas 1997), et des socialo-démocrates et pas socialistes d’ailleurs, ainsi que leur durée au pouvoir (2 ans et pas 8 près de la période où l’ISF fut supprimé).
    Le mensonge par omission concernant les retraites Allemande ne passe pas inaperçu, pour rappel l’Allemagne poussera l’âge légal à 67 ans mais en 2030 et conservera 35 ans de cotisations. Pour un pays dont la durée de travail est inférieure à la France si je ne m’abuse, il est comique de rejeter encore une fois la faute sur les 35 heures quelques minutes plus tard.

    La partie sur Bettencourt laisse beaucoup de questions en suspens, cet auto-blanchiment fut une franche rigolade. Le « juge » Corroye serait donc l’homme de la situation. Je profite de l’occasion pour vous rappeler que lors d’un précédant discours Sarkozy avait trouvé scandaleux le fait que des chercheurs scientifiques soient évalués par d’autres chercheurs. Ici, qu’un ministre du Budget soit examiné indirectement par un ministre du Budget semble tout à fait honorable et respectable.

    Qu’en est-il de Karachi ? Du financement de l’UMP ? Pourquoi Bettencourt n’a pas été contrôlée en 15 ans ?

    Concernant les 38 millions d’impôts du PS, quelle exagération dans les chiffres. J’espère que ce n’était pas volontaire mais j’en doute.

    Nous apprécierons ce double discours au sujet des fonctionnaires. Amalgamant fonctionnaires et haut fonctionnaires, la première partie de son monologue les caressait dans le sens du poil, vantant leur sérieux et leurs mérites. La seconde partie les fustige. Normal, dans le premier cas ils ont (tel que présenté, ce n’est pas le cas) participé au rapport de l’IGF.

    Concernant le domaine de la recherche, Sarkozy ment à deux reprises. Il y a eu d’autres grèves et les moyens alloués n’ont pas augmenté. Lien

    L’ISF est dépeint pas la droite et la gauche comme un impôt injuste. Souvent j’entends des libéraux me sortir que nous voudrions taxer encore plus les riches et reprochent l’ISF. A gauche des propositions pour le supprimer et créer une nouvelle branche dans la TVA ont été faîtes. Je suis heureux d’apprendre que Sarkozy défend l’ISF, il s’enfonce encore un peu plus.

    Double discours au sujet des journalistes, tantôt il les aime, tantôt il les critiques avec vigueur. Point Godwin pour le nazisme, avec le fascisme des médias nous auront eu droit à tout.
    Concernant la délinquance et les fameux résultat obtenu ou ceux qu’il obtiendra, ce n’est pas glorieux, que du contraire :
    Lien

  • Patrick Guergnon
    • Posté à 23h30 le 12/07/2010
    • Internaute 10669

    Je viens de me fader les commentaires sur le figaro

    Il y en a un que je trouve « amusant »

    Lapin Blanc 87 
    Quelqu’un a l’oeil expert peut il me confirmer le nom de la « jolie plante verte » sur la terrasse en arrière plan de notre président....Moi j’ai comme un doute ...Ca serai ENOOORME ...non ?

    Non ! Pas la potiche ....la plante verte a l’angle de la terrasse. Avec de belles feuilles lancéolées ... un pied de .... ? ? ? ? rooohh ! non je le crois pas