Copé soutient Woerth comme la corde le pendu
Mercredi soir, les députés UMP ont bloqué un amendement gouvernemental, événement extrêmement rare dans l’histoire du quinquennat de Nicolas Sarkozy. L’amendement, proposé dans le cadre du projet de loi « TPE » (très petites entreprises), prévoyait des « commissions territoriales » favorisant le dialogue social dans les petites sociétés.
L’introduction d’un rôle syndical dans la vie de ces petites entreprises hérisse en effet Jean-François Copé et ses amis. Un détail : l’amendement était défendu par le ministre du Travail Eric Woerth, mis en minorité.
« Quand on n’est pas d’accord avec une position, on l’assume », a expliqué
Copé. Rien à voir, jure-t-il, avec le scandale du jour.
D’une main, donc, Jean-François Copé ne ménage pas sa parole pour défendre Eric Woerth dans l’épreuve que le ministre traverse. De l’autre, il l’affaiblit en votant contre un amendement qui aurait pu faire l’objet d’un consensus gauche-droite. Le ministre du Travail, qui se débat dans les sables mouvants de l’affaire Bettencourt, n’avait pas besoin de ce message-là.
Un message qui s’adresse surtout à Nicolas Sarkozy. Une façon, pour les députés UMP, de lui signifier qu’ils n’entendent pas mourir (politiquement) pour Woerth.
Une fois de plus, Copé, qui guigne officiellement la place du Président, lui envoie un message aigre-doux. Ces derniers jours, il lui donnait des conseils publics : il faut qu’il s’adresse aux Français, qu’il organise un « rendez-vous de courage ». Mercredi soir, il est allé un pas plus loin, en plantant sa banderille dans le dos de l’ex-homme fort du Président, aujourd’hui affaibli. (Voir la vidéo)
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Promeneur
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Je crois que l’UMP n’a pas bloqué un amendement pour « embêter » Zarkozy ou Fillon.
Ils ont bloqué l’amendement pour faire plaisir au patronat.
Ce n’est qu’un jeu de dupes car au final qui est perdant ?
Les salariés des TPE qui ne pourront pas être représentés légalement et leurs patrons auront toujours « leur » droit prioritaire.
Ce n’est qu’une mascarade dictée par un machiavel qui perd la main au fil du temps.
Les annonces de réduction des aides de l’état aux plus faibles est la chose à camoufler, alors on met en avant des nuages de fumée pour nous faire avaler les pilules amères.
Les affaires du moment, pour être graves et représentative de l’état de délitement du pouvoir, ne doivent pas faire oublier la casse systématique de la solidarité à la française.
On veut aussi faire oublier ces 30 millions d’euros reversés au titre du bouclier fiscal à la pauvrette Mme Bettencourt.
A quand une conférence de presse du président avec de vrai journalistes sérieux et en direct à la télé ?
Et que ça dure le temps que ça dure... toute une soirée s’il le faut.
Là au moins on saurait vraiment ce qui se trame au dessus de nos têtes.
Les palabres mielleuses de Copé ou les vociférations indignes de Bertrand on n’en a rien à faire, ce sont des chiures de mouches à côté de la grosse commission qui nous recouvre de jour en jour.
Merci à des sites comme Médiapart et Rue89, nécessaires contrepoids à l’artillerie lourde des médias inféodés.




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