Bettencourt-Woerth : les éditeurs en ligne ne sont pas « irresponsables »
C’est un vrai ras-le-bol : les éditeurs de services en ligne, rassemblés depuis 1987 au sein du Geste, ont publié jeudi un communiqué dans lequel ils s’indignent des attaques portées contre eux, et plus généralement contre Internet, par « de nombreuses personnalités politiques ».
Rue89 (qui fait partie du Geste) le notait mercredi dans un article sur Mediapart (qui n’est pas membre du Geste). Nous publions l’intégralité du communiqué du Geste, qui regroupe 123 membres aussi divers que Radio France, Paypal, PMU, Le Figaro...
Depuis quelques jours, les éditeurs de presse en ligne, et Internet d’une manière générale, font, dans le cadre de l’affaire Woerth-Bettencourt, l’objet de violentes attaques de la part de nombreuses personnalités politiques. Ces agressions tendent à décrédibiliser notre profession en nous faisant passer pour des irresponsables, colporteurs de ragots, bien loin de la réalité d’une profession organisée et parfaitement responsable.
L’éditeur de presse en ligne est en premier lieu un éditeur de presse
Internet devenu un mode de communication incontournable, les éditeurs de presse n’ont eu d’autre choix que de se l’approprier, non pas en tant que nouvel Eldorado mais en tant que nouveau canal de diffusion.
Cette mutation s’est accompagnée de nouveaux usages et de nouvelles manières de travailler, sans pour autant dispenser les éditeurs de leur devoir de respect des règles juridiques préexistantes et applicables en ligne.
Rappelons qu’Internet n’a jamais été une zone de non droit, les éditeurs de presse, eux, ont toujours milité pour un exercice responsable de leur métier, que ce soit par le biais de l’autorégulation ou par des actions ayant permis d’obtenir notamment la création en 2009, d’un statut d’éditeur de presse en ligne.
L’exercice d’une activité en ligne ne dégage les éditeurs de presse d’aucune responsabilité incombant à un éditeur de presse traditionnelle. De la même manière, ils disposent des mêmes droits, le droit à l’information et la liberté d’expression étant également pleinement applicables en ligne.
Enfin, la majorité des sites de presse en ligne emploient des journalistes, pour la plupart issus de la presse traditionnelle, également conscients des devoirs et des droits dont ils bénéficient sans considération du support.
Internet bénéficierait-il d’un régime de défaveur ?
Force est de constater que toute révélation par la presse d’« affaires » touchant le milieu politique s’accompagne presque instantanément d’une critique acerbe de la part des principaux mis en cause, ne visant non pas le contenu publié mais le contenant.
Si ces critiques restent, en général, tempérées lorsqu’il s’agit de médias traditionnels, le droit de répondre et de se défendre, dont jouit tout individu, se mue systématiquement en une diatribe contre Internet, et tout particulièrement contre les sites d’informations, lorsqu’une telle information est publiée en ligne. Cette hostilité des politiques envers le principal moyen de communication utilisé dans le monde n’a d’équivalent que leur incompréhension face à cette technologie.
L’utilisation de termes aussi graves que « méthodes fascistes » ou « presse des années 30 » injurie et jette le discrédit sur une profession entière au seul prétexte qu’elle exercerait son activité en ligne.
Chaque jour, près de 15 millions de Français s’informent via la presse en ligne. Les politiques ne peuvent aujourd’hui se contenter de mépriser notre profession au prétexte qu’elle ne donnerait pas les informations que ceux-ci souhaitent diffuser.
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Prisonnier dans le village (...)
Prisonnier dans le village (...)
Le truc c’est qu’il y a 4 niveaux d’infos aujourd’hui :
1) Internet , les pures players , les gros blogs , qui poussent en direct live à la révolte et à l’énervement général (souvent à juste titre)
2) La presse quotidienne papier qui dégonfle l’internet ( Oui , voila, c’est vrai, mais on se calme)
3) La Radio et les chaines d’Infos en continue qui brouillent tout,au milieu du foot et autres sports de beauf’s ( et maintenant ou en sommes nous du match Syldavie-Bretzelburg : toujours zero-zero ?)
4) Les chaines télés généralistes ( publiques ou privées) qui retournent tout en faveur des pouvoirs officiels ( voire un tout petit peu des contre pouvoirs) , mais uniquement des établis.( Et monsieur le ministre est notre invité ce soir et va s’expliquer longuement et calmement . Mais avant , rappelons les faits dans un bref reportage avec une brève intervention du député Machin de l’opposition centristomolliste dans la salle des 7 colonnes)




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