A la une 07/07/2010 à 11h19

Droits d'auteur : les coiffeurs alsaciens coupent la musique

Lucie Hennequin | Journaliste


Un salon de coiffure (Andrew Stawarz/flickr).

En Alsace, certains salons de coiffure sont silencieux depuis lundi. Pour protester contre l’augmentation de la redevance Spre (Société pour la perception de la rémunération équitable), ils ont décidé de ne plus diffuser de musique. Premiers à réagir, ils espèrent mobiliser les autres régions.

Depuis hier, impossible pour les clientes de certains coiffeurs d’Alsace d’écouter tranquillement leur radio préférée diffusée sous leur casque séchoir.

Car depuis le 5 juillet, ils font la grève de la radio. Christelle Pelka, secrétaire générale de l’Union des coiffeurs d’Alsace, explique les raisons de leur colère :

« La redevance de la Spre est passée de 18,5% à 37,5% des droits d’auteurs en 2010. Mais surtout, dès 2011, un nouveau tarif prévoit de nous faire payer 47 euros par employé pour toute entreprise de plus de deux employés. »

Avec ce nouveau nouveau barème, un salon de cinq employés verrait par exemple sa redevance passer de 60 euros en 2010 à 235 euros en 2011, selon Christelle Pelka :

« Nous payons à la fois une redevance à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem), qui augmente tous les ans de façon raisonnable, et une à la Spre, qui ne fait pas partie du même organisme. Avec la TVA, ça commence à faire beaucoup. »

La Sacem hors de cause

La décision, qui concerne aussi la grande distribution, le commerce de détail, les cafés et restaurants et les bars musicaux, est le fruit d’une commission paritaire composée de membres de la Spre et de diffuseurs, conformément au code de la propriété intellectuelle. Et l’organisme n’appartient pas à la Sacem, comme l’avaient suggéré certains sites, ce qui a poussé cette dernière à publier un communiqué aujourd’hui.

Directeur général de la Spre, Pierre Jabouley ne semble pas inquiété par la réaction des coiffeurs alsaciens :

« Ce nouveau barème, qui date du 5 janvier 2010, n’aura pas beaucoup d’impact, puisque 87% des salons de coiffure en France ont moins de deux employés. L’augmentation, de 24 à 90 euros, est certes forte, mais elle part d’une base qui est très faible et qui n’avait pas augmenté depuis 1987 ! Les artistes ont le droit d’être rémunérés.

En plus, les études montrent que les consommateurs aiment la musique, et c’est bien le client qui décide ! C’est une réaction normale de la part des coiffeurs, mais qui est momentanée. »

Les autres lieux sonorisés verront leur pourcentage de droits d’auteur atteindre 65% en trois ans.

Les irréductibles coiffeurs alsaciens

Pourtant applicable partout en France, ce sont les coiffeurs alsaciens qui ont fait entendre leur voix sur le sujet de la redevance. Déjà, en 2008, la région avait été le point de départ du combat contre la suppression du brevet professionnel de coiffure.

Une mobilisation qui s’explique par le dynamisme de l’union régionale alsacienne, assure Christelle Pelka :

« Nous avons un président d’union très dynamique. Nous avons lancé une pétition, déjà signée par la moitié des coiffeurs alsaciens -700 sur 1400-, écrit aux représentants locaux et demandé une audience auprès du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Un effet boule de neige a déjà poussé d’autres unions régionales à écrire au gouvernement. »

Reste à savoir si l’effet boule de neige escompté sera effectif ou non. En attendant, il reste toujours les magazines et les éternelles conversations de salon de coiffure pour occuper les clients privés de musique.

  • 20796 visites
  • 128 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or Inscription
  • MathieuMa
    MathieuMa
    Responsable systèmes et réseaux (...)
    • Posté à 11h45 le 07/07/2010
    • Internaute 42766
      Responsable systèmes et réseaux (...)

    Figurez-vous que même si vous ne passez que de la musique n’étant plus soumise à droits (anciens morceaux de jazz par exemple) ou libre de droits - vous devez quand même payer la taxe !

    Même si la musique n’est que pour vous, dans l’arrière boutique - car des clients peuvent l’entendre ...

    Le tarif varie selon la puissance sonore des haut-parleurs.

    • kikekoi
      kikekoi répond à MathieuMa
      toujours de bonne foi
      • Posté à 11h47 le 07/07/2010
      • Internaute 29279
        toujours de bonne foi

      encore un monopole facheux
      une solution demandé aux radios écoutées de payer les droits ( car les clients immobilisés et le personnel se tape la pub )

       
      • Iv
        Iv répond à kikekoi
        Roboticien utopiste
        • Posté à 13h16 le 07/07/2010
        • Internaute 39192
          Roboticien utopiste

        Votez parti pirate !

      1 autres commentaires
    • abns
      abns répond à MathieuMa
      • Posté à 12h07 le 07/07/2010
      • Internaute 101879

      Mais non mais non, il ne faut pas prendre pour argent comptant les menaces et autres tentatives de racket de ces sociétés.

      La diffusion de musique libre de droits est, comme son nom l’indique, non soumise au versement de droits d’auteurs.

      Il suffit de ne diffuser QUE des morceaux tombés dans le domaine public et de morceaux libres, tels que ceux proposés par les auteurs eux-mêmes sur jamendo ou dogmazic, et vous aurez tout à fait le droit de sortir le racketteur de votre salon de coiffure à grands coups de pieds au cul...

      Et contrairement à ce que l’on pourrait penser a priori, il y a largement de quoi avoir une « musique d’ambiance » de qualité et variée.

       
      • Satiricon
        Satiricon répond à abns
        • Posté à 17h16 le 07/07/2010
        • Internaute 14537

        Jamendo fait payer les lieux de diffusion et exige l’exclusivité en plus de racketter les artistes à 50 % de leurs gains. Moyennant cela leur tarif est moins élevé pour les lieux recevant du public que celui de la SACEM et de la SPRE. Pour échapper à l’impôt en France ils se sont délocalisé au Luxembourg. Rien de nouveau sur le soleil : un discours bisounours et derrière le masque, les dents longues…

        • watashi_baka
          watashi_baka répond à Satiricon
          ...
          • Posté à 18h23 le 07/07/2010
          • Internaute 47330
            ...

          Jamendo fait payé uniquement pour les artistes ayant explicitement une clause non commerciale, car dans ce cas là ils vendent une licence commerciale,
          peut être que la commission est plus élevée qu’a la SACEM,.
          Peut être que les tarifs sont meilleurs marché pour les coiffeurs
          Toujours est il que les artistes Jamendo tiennent largement le choc face aux artistes SACEM et que je vous recommande des écouter !

          • Satiricon
            Satiricon répond à watashi_baka
            • Posté à 19h07 le 07/07/2010
            • Internaute 14537

            Je vous crois sincèrement quand vous dites que les artistes Jamendo ne sont pas à négliger. Je mets simplement en doute les pratiques de Jamendo qui empoche 50 % des gains sur les artistes alors que la Sacem ne retranche que 15 % de frais de fonctionnement et la Spre, 9 %. Je veux simplement signaler qu’il faut se méfier des simplifications abusives. Car dans ce cas si la Sacem rackette Jamendo assassine ! Pour le reste chacun choisira en connaissance de cause et suivant ses intérêts. Je pense aussi qu’il est légitime que les artistes soient rémunérés. Si la musique est un plus qui draine et fidélise une clientèle, il est légitime que ceux qui en sont à l’origine bénéficient un peu de cette prospérité à laquelle ils contribuent.

        • Musicology
          Musicology répond à Satiricon
          Ouvrier - Musicien
          • Posté à 19h52 le 07/07/2010
          • Internaute 62696
            Ouvrier - Musicien

          Il y a des artistes sur Jamendo qui peuvent-être diffusés gratuitement dans tous les endroits (dont les salons de coiffure), il suffit juste de ne pas soucrire à leur arnaque de SACEM alternative.

          Hey, les coiffeurs, au lieu de faire la grêve de la musique, passez des disque comme par exemple : Lien
          et dites adieux à la SACEM !

          • Satiricon
            Satiricon répond à Musicology
            • Posté à 20h18 le 07/07/2010
            • Internaute 14537

            Voici la page Jamendo pour la commercialisation de la musique d’ambiance :

            Lien

            … ainsi que celle des tarifs :

            Lien

            • Varg Veum
              Varg Veum répond à Satiricon
              • Posté à 01h19 le 08/07/2010
              • Internaute 21980

              Jamendo ne fait rien d’autre que d’essayer de se substituer à un système dont il se pose en alternative.

              Autant aller à la source sur Lien qui est une plateforme ou vous trouverez pléthore de style et qualité !

              A l’étranger il y a l’excellent Lien ou il y a carrément une sélection à l’entrée pour un degré ed qualité « assuré » (en terme de production s’entend). On y trouve de vraies perles en pop, rock, reggae, acoustique, electro...

              Vous pouvez également chiner avec « Netlabel » dans google, vous y trouverez de nombreux artistes qui méritent d’être soutenus autant sinon plus que ceux qui sont lourdement promotionnés.

              Enfin, les webradios 100% libres (licences, pas radio, quoique...) sont une excellente alternative également.

              Bref, au lieu de boycotter un système véreux et inéquitable pour avoir le droit de l’utiliser pour moins cher, pourquoi ne pas changer pour un autre qui place l’artiste au centre pour une fois ? !

            • xtrof
              xtrof répond à Satiricon
              • Posté à 09h34 le 10/07/2010
              • Internaute 119198

              Ou sinon, gratuit sur

              Lien

              • Satiricon
                Satiricon répond à xtrof
                • Posté à 17h46 le 11/07/2010
                • Internaute 14537

                Gratuit pour le merlan et pas une thune pour l’artiste. C’est bon ça coco. Merci AIMSA. Vive la liberté !

                • xtrof
                  xtrof répond à Satiricon
                  • Posté à 23h30 le 11/07/2010
                  • Internaute 119198

                  Et ouais mon pote du vrai bénévolat, quel anachronisme !

      9 autres commentaires
    • steed1
      steed1 répond à MathieuMa
      Franco-Breton
      • Posté à 12h47 le 07/07/2010
      • Internaute 29140
        Franco-Breton

      Là, j’avoue ne pas comprendre. Pour quelle raison devraient-ils payer pour une musique libre de droits ?

       
      • Tyrian
        Tyrian répond à steed1
        Informaticien
        • Posté à 13h09 le 07/07/2010
        • Internaute 61861
          Informaticien

        C’est ce qu’on appel du racket. Il y a énormément de mensonge et de mauvaise fois de la part de ses sociétés de perception pour faire croire que la musique libre provoque de telles contraintes alors que c’est faux.

        • steed1
          steed1 répond à Tyrian
          Franco-Breton
          • Posté à 14h10 le 07/07/2010
          • Internaute 29140
            Franco-Breton

          J’aimerais quand même en savoir plus sur le fondement légal d’une telle pratique. Sinon, siffler on peut ?

          • Tyrian
            Tyrian répond à steed1
            Informaticien
            • Posté à 20h24 le 07/07/2010
            • Internaute 61861
              Informaticien

            Sachant qu’une école s’est fait attaquée par la SACEM car les gamins avaient chanté une chanson pour un professeur allant en retraite, non toute interprétation publique est illégale sans versement d’une obole.
            Vous avez le droit de le faire s’il n’y a vraiment aucune chance qu’un publique vous entende. Donc une fois enterré (vif ou mort, la SACEM ne s’est pas accordé de pouvoir divin, juste à la limite d’un état avec sa milice et ses impôts, donc vous pourrez chanter au paradis...), il y a des chances pour que vous puissiez siffler.

          • vivi
            vivi répond à steed1
            • Posté à 22h42 le 07/07/2010
            • Internaute 33813

            Petite précision, d’après l’article L. 214-1 du code de la propriété intellectuelle il faut payer la SPRÉ dans le cas de « phonogrammes publiés à des fins de commerce ». Les enregistrements non commerciaux ne sont pas concernés.

            Attention aussi à la notion de domaine public, une interprétation de Bach ne sera pas dans le domaine public, les musiciens on des droits d’interprétation.

            Les droits à payer aux différentes sociétés de perception (SACEM ...) sont en plus.

      • Satiricon
        Satiricon répond à steed1
        • Posté à 17h10 le 07/07/2010
        • Internaute 14537

        Il ne s’agit pas ici de droit d’auteur mais de droits d’interprétation qui concernent aussi les œuvres du domaine public tant que les interprètes ne sont pas morts ou que la fixation de leur interprétation ait plus de 50 ans d’âge. Bref comme bien précisé dans l’article cela ne concerne pas la SACEM. Mais alors pourquoi parler de droit d’auteur dans le titre et à longueur d’article ? Cela induit en confusion. Autre chose que je ne comprends pas « passée de 18,5% à 37,5% des droits d’auteurs » qu’est-ce que ça veut dire ? Ou encore « leur pourcentage de droits d’auteur atteindre 65% en trois ans » 65 % de quoi ? Du chiffre d’affaire de la boutique ! Mais c’est du vol !

         : -)

        Tout cela n’est pas clair.

      5 autres commentaires
    • xtrof
      xtrof répond à MathieuMa
      • Posté à 09h33 le 10/07/2010
      • Internaute 119198

      Je pense que vous vous trompez.

      Allez voir là : Lien

      Ca dit le contraire de ce que vous dites mais cette asso existe depuis des années. Si c’était du vent, la SACEM lui aurait fait fermer boutique.

  • Grunt_
    Grunt_
    Technicien informatique
    • Posté à 12h10 le 07/07/2010
    • Internaute 119275
      Technicien informatique

    La musique est rarement « libre de droit », par contre elle peut être sous licence libre (c’est différent).

    Et diffuser de la musique sous licence libre, dont les artistes n’ont pas signé à la Sacem, permet effectivement de ne pas payer de droits à la Sacem. Il faut savoir que la Sacem est une société de droit privé qui reste parfaitement optionnelle pour les auteurs et les diffuseurs : un auteur n’est pas obligé de signer à la Sacem, et un diffuseur n’a pas de comptes à rendre à la Sacem s’il ne diffuse pas de musique dont les auteurs y sont inscrits.

    Par contre, la SPRE (société pour la perception de la rémunération équitable) est une mafia légalisée qui prétend avoir des droits sur toute diffusion de musique, y compris de la musique élevée dans le domaine publique, ou de la musique dont les auteurs ont choisi une licence libre. Ils viennent dans tous les cas racketter les diffuseurs (et l’artiste ne verra jamais la couleur de l’argent s’il n’a pas décidé de rentrer dans le moule Sacem/majors)

    Les talibans interdisaient la musique, toute la musique, la SPRE la taxe : ils ont à peu près le même fonctionnement totalitaire.

    • kikekoi
      kikekoi répond à Grunt_
      toujours de bonne foi
      • Posté à 12h11 le 07/07/2010
      • Internaute 29279
        toujours de bonne foi

      mafia c’est bien çà

       
      • I.P
        I.P répond à kikekoi
        Il manque Hulk en baskets
        • Posté à 12h35 le 07/07/2010
        • Internaute 25391
          Il manque Hulk en baskets

        Ah oui, le petit blanc bec de la SPRE qui débarque en territoire conquis et vous traite comme un moins que rien... un grand moment, surtout quand il prend la porte.

      1 autres commentaires
    • Satiricon
      Satiricon répond à Grunt_
      • Posté à 17h19 le 07/07/2010
      • Internaute 14537

      Faux. Je ne suis ni à la SACEM, je n’ai signé avec aucune major et je touche mes droits d’interprétation issus des collectes de la SPRE.

       
      • Grunt_
        Grunt_ répond à Satiricon
        Technicien informatique
        • Posté à 11h18 le 09/07/2010
        • Internaute 119275
          Technicien informatique

        Par quel moyen ? Les droits sont calculés comment ?
        Et si vous refusez leur argent, peut-on s’arranger directement avec vous pour vous rémunérer sans passer par ces parasites d’état ?

        • Satiricon
          Satiricon répond à Grunt_
          • Posté à 01h11 le 10/07/2010
          • Internaute 14537

          Ces droits me sont versé par la société d’interprètes dont je suis membre.

          Lien

          Ne soyez pas stupide. Personne n’a les moyens, ni l’infrastructure pour aller quémander ses droits à chacun des utilisateurs. C’est pourquoi les interprètes passent par une société de gestion de droits à laquelle il n’est d’ailleurs pas obligatoire d’adhérer pour être rémunérer. Enfin pour traiter des gens de parasites il faut au moins avoir des preuves de ce qu’on avance. Faute de quoi on reste au niveau du troll banal et bien sûr inutile.

      2 autres commentaires
  • pablico
    pablico
    Co-NOBEL de la Paix
    • Posté à 11h36 le 07/07/2010
    • Internaute 14278
      Co-NOBEL de la Paix

    si les coiffeurs vont se mettre maintenant à couper les cheveux en 4 on ne va plus s’en sortir..
    –––

    les coiffeurs mettent la musique à part
    tout comme le fait médiapart
    sarkosy aussi ( sur l’air de Félicie)

    –––

  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 11h33 le 07/07/2010
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    L’article oublie de dire que le patron des coiffeurs alsaciens (le « président d’union très dynamique »), le truculent Bernard Stalter, est par ailleurs président de la Chambre de Métiers et du Conseil économique et social d’Alsace. Ca aide pour avoir l’oreille des responsables régionaux et nationaux...

    Petite question : et si nos coiffeurs écoutent une web-radio étrangère, ils sont aussi obligés de payer les redevances ?

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 11h44 le 07/07/2010
    • Internaute 24462
      Parisien abonné au gaz

    Dans les années soixante dix, les coiffeurs ont demandé aux flics d’intervenir pour casser le choix de porter les cheveux longs chez les jeunes mecs. Là c’était les coiffeurs qui réclamaient un droit d’hauteur.

  • aumusee
    aumusee
    en direct de l'élysée Montmartre (...)
    • Posté à 11h44 le 07/07/2010
    • Internaute 6663
      en direct de l'élysée Montmartre (...)

    SPRE et SACEM sont des macs, qui vivent de leurs gagneuses, pour le compte des pauvres nartistes.
    Il y a belle lurette que je n’achète plus de nouveaux disques, je me contente des anciens. Je n’écoute pas de musique à la radio.
    Et que tous ces gens là travaillent un peu (le métier d’un artiste c’est sur la scène, quoi que... ils vivent de plus en plus de la pub), plutôt que de vivre sur le dos de la bête.

  • jma14
    • Posté à 11h49 le 07/07/2010
    • Internaute 31729

    Le SPRE et la SACEM sont typiquement des impôts qui vont à l’encontre de toute logique commerciale.

    Si à la création de cet impot au début du XXème siècle, on pouvait concevoir que le premier artiste à avoir pensé à ce système (dans ce fameux café que les clients consommaient son oeuvre en sirotant une boison : histoire qui m’a été raconté par une opératrice de la SACEM) avait entièrement raison.
    Il en ai pas moins aujourd’hui absurde de faire payer aux commerçants la publicité de ces mêmes chanteurs.

    1/ On sait aujourd’hui que le client en fonction des réseaux de distribution reste moins de 2 minutes dans une boutique, donc pas assez pour écouter une chanson en entier ;
    2/ Le client n’écoute pas véritablement la musique. Il a une impression générale et sonore agréable, mais ne profite en rien de la musique. Le fond sonore devient donc plutôt un message subliminal qui le poussera plus tard à acheter l’album !

    Autrement dit aujourd’hui le magasin est un support de diffusion et de publicité. Peut-on me donner un exemple aujourd’hui de métier où le diffuseur soit obligé de payer au lieu de facturer ces prestations pour vivre ? ? ? ! ! ! ! ! !

    Si la loi adopi (bonne ou mauvaise) a été créé pour suivre les évoltuions dans ce métier. Le législateur a oublié de se demander quelle était la légitimité de cet impôt aujourd’hui ridicule !

    • Grunt_
      Grunt_ répond à jma14
      Technicien informatique
      • Posté à 12h11 le 07/07/2010
      • Internaute 119275
        Technicien informatique

      La SACEM n’a rien à voir avec un impôt : elle ne prélève d’argent que lors de la diffusion d’oeuvres dont les artistes sont inscrits à la SACEM. C’est un organisme collectif de gestion qui est totalement optionnel, si vous ne diffusez pas d’oeuvres de leur catalogue, vous ne leur devez strictement rien.

      • I.P
        I.P répond à Grunt_
        Il manque Hulk en baskets
        • Posté à 12h38 le 07/07/2010
        • Internaute 25391
          Il manque Hulk en baskets

        La radio paie une taxe pour diffuser les oeuvres.
        La radio diffuse de la pub pour payer les taxes.
        On écoute la musique et la pub chez un commerçant.
        Et malgré la pub qu’on a dû se goinfrer on paie une taxe pour avoir écouté la musique chez le commerçant (vu qu’il va répercuter sur ses prix le montant de la redevance).
        Et après on s’étonne que la SACEM et la SPRE aient mauvaise presse....

      • jma14
        jma14 répond à Grunt_
        • Posté à 14h08 le 07/07/2010
        • Internaute 31729

        Moi, j’appelle cela un impôt, parce qu’une partie sert à payer le fonctionnement de ces fonctionnaires.
        J’ai une boutique et je peux vous garantir qui ni moi ni eux savent ce que je passe dans ma boutique, c’est à dire qu’ils ne savent pas si je passe leur titre. L’entretien téléphonique est assez rapide puisqu’il vous demande si vous écoutez la radio, si oui, vous devez payer, point à la ligne ! ! ! ! ! Peu importe si vous écoutez de la musique classique libre de droit.
        Je me suis renseigner sur des prestataires de type banamoon, même en passant par eux (bande passante internet, boitier...) vous payez et eux aussi d’ailleurs une autre redevance ! ! ! ! !
        S’il y a encore des choses que je peux défendre, ces deux organismes sont en revanche hors du temps.

         
        • Grunt_
          Grunt_ répond à jma14
          Technicien informatique
          • Posté à 14h42 le 07/07/2010
          • Internaute 119275
            Technicien informatique

          « Moi, j’appelle cela un impôt, parce qu’une partie sert à payer le fonctionnement de ces fonctionnaires. »

          Comme dans le cas de n’importe quelle société de service.

          « J’ai une boutique et je peux vous garantir qui ni moi ni eux savent ce que je passe dans ma boutique, c’est à dire qu’ils ne savent pas si je passe leur titre. L’entretien téléphonique est assez rapide puisqu’il vous demande si vous écoutez la radio, si oui, vous devez payer, point à la ligne ! »

          Il suffit de ne pas mettre de radio qui diffusent d’oeuvre leur appartenant. Sur le hertzien, tout est sacémisé. En revanche, sur Internet, on peut trouver de la musique sous licence libre, dont les auteurs n’ont rien à voir avec la Sacem.

          Si vous mettez la musique du chanteur X dans votre boutique, vous ne pouvez pas reprocher à la Sacem le fait :
          - que le chanteur X ait décidé de s’inscrire à la Sacem,
          - que vous avez décidé de diffuser sa musique.

          Idem pour les radios : à vous de bien choisir votre radio, en fonction des auteurs qu’elle diffuse.

          • jma14
            jma14 répond à Grunt_
            • Posté à 20h19 le 07/07/2010
            • Internaute 31729

            Sauf erreur de ma part mais la sacem et le spre sont public. Même si ce n’était pas le cas, cela ne changerait rien. Il faut savoir que les boites comme moonmedia paye aussi la redevance. Nous sommes donc deux à payer, le distributeur et le commercant. Cherchez l’erreur.

            J’entends bien. Mais ce que je reproche ce n’est pas cela c’est cette cotisation qui avait un fondement économique et social il y a un siècle et qui n’a plus lieu d’être.
            Concernant la musique je passe par musicme sur internet, la plupart sont donc à la sacem.

            • Grunt_
              Grunt_ répond à jma14
              Technicien informatique
              • Posté à 11h06 le 09/07/2010
              • Internaute 119275
                Technicien informatique

              la SACEM est certes reconnue par l’État, mais elle n’a strictement rien d’obligatoire et d’incontournable, au contraire de la SPRE.

              Si vous décidez de diffuser de la musique dont les auteurs sont à la Sacem, il est parfaitement normal qu’ils vous réclament de l’argent.

        3 autres commentaires
  • Lemmy_Nothor
    Lemmy_Nothor
    Aintgonnaworkformaggiesfarm
    • Posté à 11h47 le 07/07/2010
    • Internaute 12434
      Aintgonnaworkformaggiesfarm

    En Espagne la même chose est en train de se passer.
    Je l’ai aussi vécu, mais il y a plus longtemps, au Canada.

    J’imagine que les principes sont les mêmes.
    Je vis chez moi, et j’écoute la radio. Pas de problème .
    J’ai un commerce, et cette radio joue a un nivau tel, que les clients peuvent entendre la zizique. Ici, on rentre dans le problème de la retransmission....et c’est cela qu’ils veulent taxer.

    • Grunt_
      Grunt_ répond à Lemmy_Nothor
      Technicien informatique
      • Posté à 12h17 le 07/07/2010
      • Internaute 119275
        Technicien informatique

      C’est absurde, étant donné que les clients entendent aussi la publicité, qui est censée financer la musique sur les radios privées.

      • Lemmy_Nothor
        Lemmy_Nothor répond à Grunt_
        Aintgonnaworkformaggiesfarm
        • Posté à 12h38 le 07/07/2010
        • Internaute 12434
          Aintgonnaworkformaggiesfarm

        Je sais que c’est tres contestable....mais il s’agit de lois. C’est comme sur les vieux vinyls.....si on regarde bien, sur l’étiquette il y a un avertissement....

        Lien

        il est à l’envers ici....mais je le recopie....

        All rights of the manufacturer and of the owner of the recorded work reserved. Unauthorised public performance, broadcasting and copying of this record prohibited.

        Meme faire une copie sur une cassette était interdit...

        Ce sont ces lois qu’il faut modifier

        EDIT.....
        Les publicitaires ne se plaignent pas eux.....je voulais souligner....

         
        • Grunt_
          Grunt_ répond à Lemmy_Nothor
          Technicien informatique
          • Posté à 14h48 le 07/07/2010
          • Internaute 119275
            Technicien informatique

          « Ce sont ces lois qu’il faut modifier »

          Non, ce ne sont pas les lois qu’il faut modifier. Le droit d’auteur permet aussi à l’auteur d’utiliser des licences libres, ou d’être un peu plus permissif que le « tout interdit ».

          Il faut surtout réfléchir avant d’acheter un support. Quand je vois ce genre d’interdictions sur un CD, avec à côté le logo de la Sacem (ceux qui ont défendu Hadopi), je n’ai pas envie de l’acheter, et je ne l’achète pas. Ça me paraît plus cohérent que l’attitude qui consiste à l’acheter et à se plaindre ensuite.

        1 autres commentaires
  • ANTOINE34
    ANTOINE34
    Caméraman
    • Posté à 11h50 le 07/07/2010
    • Internaute 90010
      Caméraman

    On l’appelle bien « l’industrie du disque ». Donc un produit comme les autres sous l’alibi de la culture. Que les marchands de disques fassent comme tout le monde, qu’ils ouvrent leur petite boutique et vendent leurs disques.
    Non seulement, en plus de la pub qui leur est faite tous les jours en radio, ce qui me fait parfois acheter le disque, la pub qui leur est faite en télé où on est invité gratos pour vanter son nouveau » produit culturel » il faudrait aussi des droits d’auteur ?
    Faut pas non plus que les artistes poussent le bouchon trop loin, ils ne sont pas les seuls à travailler et tout le monde n’a pas les droits d’auteurs pour des travaux qui le mériteraient largement et qui font autant de bien sinon plus à la collectivité que certaines rengaines de merde pour lesquelles il faudrait encore payer. STOP A L’EGOISME CORPORATISTE

  • ANTOINE34
    ANTOINE34
    Caméraman
    • Posté à 11h50 le 07/07/2010
    • Internaute 90010
      Caméraman

    On l’appelle bien « l’industrie du disque ». Donc un produit comme les autres sous l’alibi de la culture. Que les marchands de disques fassent comme tout le monde, qu’ils ouvrent leur petite boutique et vendent leurs disques.
    Non seulement, en plus de la pub qui leur est faite tous les jours en radio, ce qui me fait parfois acheter le disque, la pub qui leur est faite en télé où on est invité gratos pour vanter son nouveau » produit culturel » il faudrait aussi des droits d’auteur ?
    Faut pas non plus que les artistes poussent le bouchon trop loin, ils ne sont pas les seuls à travailler et tout le monde n’a pas les droits d’auteurs pour des travaux qui le mériteraient largement et qui font autant de bien sinon plus à la collectivité que certaines rengaines de merde pour lesquelles il faudrait encore payer. STOP A L’EGOISME CORPORATISTE

    • Wildleech
      Wildleech répond à ANTOINE34
      révolutionnaire en devenir
      • Posté à 13h56 le 07/07/2010
      • Internaute 81842
        révolutionnaire en devenir

      Dans la musique, à part une poignée d’entre eux, ils sont peu nombreux les artistes qui peuvent vivre des droits de « diffusions ».
      Ce sont surtout les maisons comme Universal qui font leurs marges là-dessus.

  • davdav
    davdav
    Oui
    • Posté à 11h54 le 07/07/2010
    • Internaute 119233
      Oui

    Et quand la radio est diffusée en gare, la sncf paye aussi ?

  • slave1802
    slave1802
    Technicien telecom
    • Posté à 11h58 le 07/07/2010
    • Internaute 58485
      Technicien telecom

    Il reste aussi les solutions libres !

    Jamendo (Lien) propose une offre de diffusion de musique libre pour un montant nettement inférieur !

    • Satiricon
      Satiricon répond à slave1802
      • Posté à 17h44 le 07/07/2010
      • Internaute 14537

      Jamendo rackette les artistes de 50 % du prix de vente.

      • slave1802
        slave1802 répond à Satiricon
        Technicien telecom
        • Posté à 11h01 le 08/07/2010
        • Internaute 58485
          Technicien telecom

        Du racket ?

        et les 80 à 90% que ce prennent Universal et compagnie c’est quoi ?

        Lien

  • Aller à la page
  • 1
  • 2
  • 3
Verbes thématiques