Pourquoi la baisse du prix du tabac « scandalise » Bachelot ?
Une baisse de 20 à 35 centimes sur trois marques (Lucky Strike, Rothmans et Drum le tabac à rouler) et la ministre de la Santé sort de ses gonds. Sur RTL, Roselyne Bachelot s’est dite « absolument scandalisée ». De n’avoir pas été au courant ou d’être impuissante ?
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Le Journal officiel sur la baisse du prix du tabac. 
Si c’est le cas, c’est le signe d’une mauvaise communication entre les services de l’Etat. En effet, c’est le ministère du Budget qui a validé la nouvelle liste de prix, suite à une demande déposée fin mai par les industriels. Si Bercy n’a pas informé sa collègue de la Santé, ce n’est peut-être pas très fair play. Mais, comme l’explique Yves Martinet, président de l’association Alliance contre le tabac, dans une interview à Liberation.fr :
« Bercy est sensible aux industriels du tabac, c’est clair. Le ministre Woerth ne s’en est d’ailleurs pas caché en novembre dernier, en disant qu’il fallait concilier les intérêts des parties prenantes. »
L’industrie « cherche à attirer de nouveaux fumeurs » ?
Pour Roselyne Bachelot, cette baisse est une « initiative délibérée des industriels du tabac pour attirer de nouveaux fumeurs, tout spécialement des jeunes et des femmes ». Les jeunes seraient-ils plus sensibles au tabac à rouler, notamment le Drum, dont le prix vient de passer de 7 à 6,65 euros ? Deux visions s’affrontent, remarque LePoint.fr :
- Joseph Osman, le président de l’Office français de prévention du tabac, voit dans la baisse « un sale coup » pour la lutte contre le tabagisme, et s’inquiète pour la santé des jeunes, particulièrement « consommateurs de cigarettes roulées », beaucoup moins chères que les cigarettes industrielles mais aussi « beaucoup plus nocives ».
- Imperial Tobacco souligne que la baisse de prix concerne « des produits mineurs de [sa] gamme » qui ne représentent que « 0,5 % (Drum Jaune) et 0,7 % (le Drum blanc) du marché du roulé » alors que sa principale référence, dont le prix reste inchangé, pèse « 3,20 % du marché ». Il dément aussi cibler les jeunes. « L’essentiel de notre gamme se compose de mélange de tabac blond et blanc » appréciés « de fumeurs plutôt âgés », note-t-il.
Sur les paquets de cigarettes, le passage de 5,30 à 5,10 euros a peu de chances de susciter des vocations, car de nombreuses autres marques, telles les Chesterfield, les Basic ou les Winfield sont déjà à ce prix là.
« L’industrie en a profité, je vais augmenter les taxes »
Ne sachant pas trop où voulait en venir la ministre quand elle déclare que « les industriels ont profité de décisions prises, en particulier en matière de droit communautaire, pour pratiquer cette baisse du tabac », j’ai demandé des précisions à son cabinet, sans succès. J’ai aussi posé la question à British American Tobacco, qui m’a expliqué qu’il n’avait pas cassé les prix et se conformait à la législation :
« L’Etat français a été récemment condamné par l’Europe pour avoir mis en place un
minimum, ce qui est contraire au droit européen. Depuis, le minimum de perception [au sens de “taxe”, ndlr] existe
toujours, et en respectant la structure de taxes fixée par l’Etat, on peut pas vendre à moins de 5,10 euros. »
Comme pour se venger de ce mauvais coup porté à sa politique de hausse perpétuelle des prix, Roselyne Bachelot a fait savoir :
« Il me reste un moyen : augmenter les taxes, une décision qui ne peut se prendre que dans le cadre de la loi de finances, pour remettre les cigarettes à un prix dissuasif. »
Sauf qu’on attend toujours de savoir quel prix dissuasif fera vraiment reculer le tabagisme. En 2009, la consommation est repartie à la hausse, ce qui a d’ailleurs incité la ministre à lancer les images choc sur les paquets -dans un an.
British American Tobacco assure aussi que la hausse des tarifs ne fait qu’alimenter le marché parallèle et avance que « 55 milliards de cigarettes sont vendues en France, mais on estime la consommation à 11 milliards de plus, ce qui fait un manque à gagner de plus de 3,4 milliards d’euros pour le budget de l’Etat. »
- Sur Rue89Et si on avait surévalué les risques du tabagisme passif ?
- Sur Rue89Anti-tabac : la controverse est moins chère que la pub
- Sur liberation.frSur Liberation.fr interview du président de l'association Alliance contre le tabac
- Sur google.comLa dépêche AFP sur le sujet
- Sur romandie.comLe député Bur "scandalisé" par le "cynisme" des industriels
- Sur lepoint.frSur Lepoint.fr "Une baisse du prix des cigarettes controversée"
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doctorant
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Laissez moi fumer en paix ! Non à l’apartheid anti-fumeurs ! J’aime fumer, avec un café après le repas ou une bonne bière bien fraiche dans la soirée, sur une terrasse la nuit en regardant les étoiles, après l’amour, en regardant un film dans lequel les acteurs fument, un cigare à partager à l’occasion d’un mariage, dans le froid hiver en marchant dans la rue. Fumer tue, et ? Je veux bien m’engager à mourir jeune, à ne rien coûter en retraite, je suis prêt à signer (franchement je ne vois pas ce qui obsède tant les gens à vouloir vivre vieux, et puis on verra d’ici quelques années si c’est le tabac le problème, avec toute la m... qu’on bouffe). Laissez moi faire mes ronds, faire le dragon par le nez, me réchauffer la gorge, goûter à l’amertume chaude d’un D4, au caramel d’un short perfecto, à la simplicité d’une Marlboro. Je vous promets de ne pas embêter les gens qui mangent au restaurant, mais de rester bien au comptoir du bar ou dehors à la terrasse du café. Je vous promets de garder ma pipe pour le jardin. Mais par Jupiter, laissez moi fumer en paix...
Les drogués de la consommation frénétique, de l’achat compulsif, de l’info people, des amis sur facebook, twitter et consoeurs, de TF1, M6 et NRJ, les drogués de Call of Duty et du remaniement ministériel, voilà des cibles dignes d’intéret, des addictions qu’il faudrait supprimer.




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