A débattre 02/07/2010 à 11h27

Les gimmicks de l'insécurité font du citoyen un maniaque de la loi

Bénédicte Desforges | - ex flic et auteur -


des policiers de Paris, le 6 février 2010 (Audrey Cerdan/Rue89).

Il est important de mettre des mots sur les craintes d’une population en proie au sentiment d’insécurité, parce que le simple énoncé d’un diagnostic lui procure le sentiment d’être mise en sécurité. À peine le mal est-il identifié, qu’un remède est prescrit. Qu’importe l’effet placebo sur un malade imaginaire, la thérapie passe par le verbe : il faut savoir que le sentiment d’insécurité est inversement proportionnel au risque véritable de se trouver en insécurité. Ce qui est tout de même la preuve d’un discours très efficace.

La grande messe médiatique est la courroie de transmission essentielle, dans un sens comme dans l’autre. À force d’asservissement au discours politique, et de micros-trottoirs pour servir la cause populiste, n’importe quel fait divers est traduit en fait de société.

Le journaliste-prédicateur quotidien, tout en se donnant des airs d’analyste averti capable de faire autre chose que de la paraphrase de dépêches AFP, sait transformer un épiphénomène délictuel en endémie criminelle.

Les faits divers, quels qu’ils soient, sont multiples et nombreux tous les jours. Il suffit d’en faire une sélection calculée, et d’en faire de l’information pour donner l’illusion d’une aggravation particulière, préambule de mesures répressives ciblées... ou d’effets d’annonce.

Inventer de nouveaux mots pour faire croire à de nouveaux crimes

Les relations entre médias et services de presse policiers sont mystérieuses, mais le fait est -par exemple- qu’un accident mettant en cause un chien dit dangereux réveille aussitôt une meute d’autres chiens dangereux partout en France, mordant et mutilant tout et n’importe qui dans un temps limité.

Une loi est promulguée dans la foulée, catalysée par les médias et applaudie par les adeptes du tout-sécuritaire. Qui dans leur urgence d’interdiction, ont oublié de relever que les chiens les plus mordeurs sont les labradors, les plus tueurs les bergers allemands, qui eux sont pourtant autorisés à continuer de gambader sans muselière.

La loi sur les « chiens dangereux » avait donc un objectif plus obscur, mais là n’est pas le sujet.

Pour maintenir un niveau de peur permettant la perméabilité au discours sécuritaire, il faut donc parfois inventer de nouveaux mots, des formules nouvelles. Ainsi, on peut croire à des infractions émergentes, des crimes inédits, produits par des délinquants d’un nouveau genre.

Un état de crise sémantique, une intensification de la communication, où la prévention s’appelle désormais « gestion des risques », et où on met en place des stratégies territoriales de sécurité. Rien que ça.

Nouveaux mots, nouvelles cibles, potentiel de victimes exponentiel, nouvelles peurs.

Action directe, de l’hypra-méga-supra-gauche ?

La peur annihilant le jugement, la question de savoir si la frénésie des mots est proportionnelle à une augmentation de la délinquance devient sans objet.

J’aime beaucoup le mot « ultra ». Il a le goût d’un point de non-retour.

On connaissait l’extrême-gauche, et on a vu arriver l’ultra-gauche sous les traits d’un exalté sans envergure politique qui aurait balancé des saloperies sur les caténaires du TGV en guise d’acte qualifié de terroriste. Avant, on disait vandalisme.

Alors si le vandalisme est d’inspiration ultra-gauchiste, comment pourrait-on aujourd’hui désigner Action directe ou la bande à Baader ? Hypra-méga-supra-gauche ?

La rhétorique s’emballe, joue de surenchère.

Dans le même ordre d’idée, on a vite fait de rebaptiser un manifestant d’« activiste », ou encore un Arabe de « musulman », et un musulman d’« islamiste », un islamiste d’« intégriste », un intégriste de « fondamentaliste » et un fondamentaliste de « terroriste » -voire lui coller un muezzin en fond sonore au montage, ces incantations moyen-orientales tout droit sorties d’un minaret laissant entendre qu’un type mal intentionné pourrait exploser d’un moment à l’autre.

Et après, on nous fait rigoler avec le « Vivre ensemble »...

Il y a toujours autant de dingues, c’est-à-dire pas tant que ça

Dans la catégorie des ultra-concepts, l’ultra-violence a désormais sa place dans les faits divers, comme s’agissant qualitativement de faits nouveaux.

Faux. Complètement faux.

Le nombre de crimes très violents, faits de déséquilibrés, viols, actes de barbarie, et autres sauvageries listées dans le code pénal, est linéaire dans le temps -à condition bien sûr que le temps sur lequel s’opère la mesure soit significatif. Des fluctuations de faits peu nombreux enregistrées sur des périodes courtes n’ont aucun sens, c’est une contrainte de la statistique.

Il y a toujours autant de dingues, c’est-à-dire pas tant que ça pour une société qui marche sur la tête. On a beau retourner les chiffres dans tous les sens, les homicides sont en baisse constante. On a beau regarder les gamins d’un sale œil, depuis des années l’âge du premier délit a tendance à croître.

En fait -quitte à faire hurler de réprobation les convertis- globalement, la violence est en baisse.

Ce serait un affront à l’intelligence de rappeler la violence des pratiques infractionnelles d’un passé lointain, de citer des extraits de Zola, ou de se souvenir que le baron Haussmann a fait installer l’éclairage public dans Paris parce qu’on s’y égorgeait au coin des rues, etc.

Et même si les plus intégristes du tout-sécuritaire appellent de leurs vœux une répression implacable, l’histoire du droit et de la criminalité démontre que -hormis un effet de catharsis sur une société qui in fine reconnaît quelques bienfaits à la violence- la brutalité de la sanction pénale (de la torture à la peine de mort en passant par les travaux forcés) n’avait pas d’effet sur la délinquance qui lui était contemporaine.

La violence scolaire, qui a toujours existé, est marginale

La violence scolaire est un autre exemple intéressant. Elle fait partie de ces nouvelles catégories d’infractions, et pourtant elle a toujours existé aussi, à ceci près qu’elle était indifférenciée, et considérée comme du fait divers.

Le véritable changement est l’augmentation des effectifs et de l’âge de la population scolaire de l’enseignement secondaire, et de fait, le transfert de délits inhérents aux postadolescents et jeunes adultes dans l’enceinte de l’école.

Quoiqu’on en dise aujourd’hui, quel que soit l’écho qu’on lui donne, la vraie violence à l’école a toujours été marginale. Les incivilités et autres dégradations relevées seraient plutôt à mettre en rapport avec les suppressions de postes opérées dans l’Éducation nationale.

Dans le même esprit de saturation en incantations sécuritaires, la loi se gonfle de mots nouveaux, comme autant d’infractions non-encore prévues par les textes.

Mais à y regarder de plus près...

  • Le guet-apens rentre dans le cadre de l’association de malfaiteurs,
  • l’inceste était superflu, la loi dispose déjà qu’une agression sexuelle ou un viol commis sur un mineur par un ascendant ou toute personne ayant autorité constitue une circonstance aggravante,
  • un senior fait partie des « personnes vulnérables ». Prévu par la loi aussi. Etc.

Ce gavage de mots doit persuader que tout est mis en œuvre pour que la population se sente rassurée et protégée, tout en sous-entendant de nouvelles pratiques délinquantes très inquiétantes.

Même si les annonces concernant la délinquance sont faites sans aucun paramétrage, aucune indication, permettant une meilleure compréhension.

Récemment, on apprend que les délits contre les seniors sont en augmentation. L’explication se trouve dans la courbe démographique. La France vieillit et les vieux ont toujours été une cible privilégiée des agressions physiques. Ils ne sont pas plus en danger, ils le sont autant qu’avant.

Un poubelle qui brûle, ça menace la République

La préoccupation sécuritaire occulte tout le reste, et tombe toujours à point nommé pour occuper l’espace médiatique. La vulnérabilité économique et sociale s’efface quand il le faut derrière le sacro-saint chiffre de la délinquance et toutes ses déclinaisons.

Ce concept-là fait vendre -ou élire- le reste, plus personne n’y croit.

La sécurité apparaît de plus en plus comme un argument électoral par défaut.

On finira par se convaincre qu’une poubelle qui brûle met davantage en danger la République qu’un système de retraites qui se délite. Ou qu’une police nationale bientôt sacrifiée sur l’autel de la sécurité privée.

Ou peut-être est-ce un écran de fumée ?

Et justement, la police dans tout ça ?

Les policiers n’ont pas une vision macroscopique de la délinquance, mais une observation très précise de ses formes et ses modalités là où ils exercent.

Ils peuvent témoigner de certaines formes de radicalisation de la violence, notamment à leur encontre. La preuve la plus infecte que cette option prise sur la gestion de la sécurité et de la paix publiques est une impasse.

Plus que jamais, la police de proximité fait défaut. Contrairement à ce qui est plaidé, préconisé, annoncé, vidéosurveillance, drones ( !), etc, plus la situation s’envenime et plus une police de proximité serait nécessaire. Ou plus exactement, l’état d’esprit qui animait cette orientation.

La police, c’est par définition de la proximité. Dès lors qu’on fait une partition des missions policières, c’est de la politique.

Et c’est en partie pour cela que les relations police/population n’ont cessé de se dégrader.

La police se trouve au cœur de la réalité des effets de la férocité sociale, économique, et la délinquance. Même s’il se trouve aujourd’hui des idéologues pour affirmer qu’il n’y a pas de lien entre la délinquance et la précarité...

La police doit absorber toutes les conséquences de la politique sécuritaire. Intrinsèquement, par l’application de la culture du résultat qui va constituer la matière première d’une statistique dopée, et les effets pervers qu’elle génère en interne (esprit de compétition, course au bâton, à la prime au mérite, etc).

Mais aussi -le désengagement de l’État en matière de sécurité est limpide- par la baisse de ses effectifs, par un recrutement anémique qui souffre de trop de jeunesse, un encadrement qui prend ses distances avec la base, par une déprime qui se généralise moins à cause du contexte professionnel que de son malaise interne.

Et face à une population de plus en plus hostile, dans une sorte d’engrenage réciproquement haineux, avec qui la communication n’est pratiquement plus possible.

Transformer le citoyen en maniaque de l’interdit

Les scénarios catastrophe plaisent au cinéma, la recette est simple et le public réceptif. Les journaux télévisés sont des feuilletons où tout doit être générateur de peurs. La météo, la santé, la nourriture, la voiture, etc... autant dire qu’avec la délinquance -la menace de l’autre- c’est de la balade...

L’importance relative des informations d’actualité servies par les médias dominants est hallucinante de mauvaise foi, le fait divers fait la une plus que de raison.

L’endoctrinement est médiatique, et l’émotion a pris le pas sur la réflexion : si « on » ne parle pas de quelque chose, cette chose n’existe pas, si « on » parle d’un fait, il se doit de concerner tout le monde. C’est ainsi que le suffrage de petites communes tranquilles démontre une paranoïa irraisonnée, et une radicalisation de la peur que les quartiers sensibles ne connaissent même pas.

L’histoire contemporaine de la délinquance est amnésique, elle se raconte sur les pages rédigées d’avance d’un futur sécuritaire, avec un maigre argumentaire constitué d’une indigestion de faits divers. Jusqu’à une oppression qui finit par rendre hors sujet toute tolérance du minimum de brutalité indissociable de l’être humain, et transforme le citoyen en maniaque de la loi et de l’interdiction.

L’honnêteté intellectuelle est bannie du débat, le court terme des chiffres, des mots, et des lois, n’est pas raisonnable. C’est de la propagande. À croire que l’objectif est une mutation de la société toute entière, qui avec logique accepterait de vivre de méfiance mutuelle, et sous un contrôle permanent.

La criminologie est aujourd’hui une discipline quasi négationniste, sans passé, sans recul, sans sérénité, dont la plus belle arme est l’instrumentalisation. De la population, des délinquants, de la police. Et des médias mis au diapason politique.

Et bizarrement, rien ne sert de leçon.

Et les uns accuseront toujours les autres de déni de réalité. Et vice-versa.

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  • Renard15
    Renard15
    Militaire
    • Posté à 12h37 le 02/07/2010
    • Internaute 71790
      Militaire

    Excellent article qui dépeint très bien la situation. Plus une population a peur et plus elle est manoeuvrable et influençable !
    Concernant la fin de la police de proximité, c’est le résultat de la politique du chiffre qui est une politique néfaste pour tout le monde. De l’aveu même d’un officier de Police qui travaillait à Toulouse, la police de proximité version « gouvernement Jospin » commençait à donner de bons résultats. La gendarmerie est aussi en train de se couper de sa population mais elle fait de la résistance.

    Pour en revenir au début de l’article, nous pourrions croire que la France est un pays dangereux et pourtant, nous n’y avons jamais vécu autant en sécurité.

    Bon, il ne faut pas se leurrer, ily aura toujours de la délinquance.

  • Riboulbo
    Riboulbo
    Marche ou rêve
    • Posté à 13h20 le 02/07/2010
    • Internaute 48839
      Marche ou rêve

    Bonjour,
    Un très bon article, très vrai, mais j’ai quand même une petite remarque à faire. Vous assénez beaucoup de vérités, mais d’où tirez-vous ces informations :
    - Le nombre de crimes très violents [...] est linéaire dans le temps -à condition bien sûr que le temps sur lequel s’opère la mesure soit significatif.
    - On a beau retourner les chiffres dans tous les sens, les homicides sont en baisse constante.
    - On a beau regarder les gamins d’un sale œil, depuis des années l’âge du premier délit a tendance à croître.
    - la violence est en baisse.
    Etc...

    De même, est-ce que ceci s’est vraiment produit ? :
    « lui coller un muezzin en fond sonore au montage, ces incantations moyen-orientales tout droit sorties d’un minaret laissant entendre qu’un type mal intentionné pourrait exploser d’un moment à l’autre. »

    Je dis pas ça pour montrer un quelconque désaccord, je l’ai déjà dis, je suis plutôt de votre avis et ai tendance à croire ces vérités, m’enfin ce serait bien d’avoir une source officielle pour les confirmer : -)

  • naturopath
    • Posté à 15h16 le 02/07/2010
    • Internaute 104898

    Mes réponses, à vos arguments, avec de 0% à 100 % de mauvaise foi...

    « pompiers agressés, c’en est une, et une nouvelle »
    La question est de savoir pourquoi des jeunes en sont au point d’agresser tout ce qui ressemble de près ou de loin à un uniforme ou à une propriété de l’Etat....

    « gratuité des manuels au collège et maintenant au lycée »
    Dégradation de la valeur de la connaissance, avec dégradation physique des manuels utilisés.

    « allocation de rentrée scolaire »
    Normal, vu l’inflation généralisée, le passage à l’euro, la qualité merdique des produits pas chers...

    « redoublement en voie de disparition »
    en quoi est-ce une avancée ? ? ? ? ?

    « mentions négatives (avertissement ou blâme) interdites sur les bulletins scolaires »
    en quoi est-ce une avancée ? ? ? ? ? Ah oui, les profs ne se feront pas poignardés après que les gamins se soient pris une rouste par le daron...

    « interdiction de faire état des problèmes de discipline d’un élève l’année suivante »
    Laissons leur une chance de casser les couilles des profs et des camarades chaque début d’année !

    « passage dans la classe supérieure sur décision des parents en 5e et en 1ère »
    en quoi est-ce une avancée ? ? ? ? ?

    « représentation des élèves et des parents dans les conseils de discipline »
    en quoi est-ce une avancée ? ? ? ? ? à part pour siphonner l’autorité de l’école ?

    « droit d’appel à une décision d’orientation »
    fonctionne mieux avec quelques connaissances et quand on est blanc

    « réussite record au brevet et au baccalauréat dans toutes les séries »
    Baisse générale du niveau de l’examen et hausse générale de la tolérance des correcteurs pour manipuler les chiffres et éjecter les mauvais élèves qui coûtent cher ! ! ! ! ! !

  • cutily
    cutily
    étudiante
    • Posté à 15h24 le 02/07/2010
    • Internaute 74677
      étudiante

    Cet article dit enfin les choses comme elles sont.

    J’habite dans le 93 jusque là j’ai toujours vécu dans une ville très bourgeoise du 78, et vivre dans un département sensible me rendait malade. Et pourtant je n’ai jamais eu de problèmes. Je passe par une cité pour aller prendre le metro et les jeunes ne m’embêtent pas.
    Je suis une jeune fille, et quand je rentre tard le soir, je prie pour qu’il y ait encore des jeunes aux pieds des immeubles, ça me permet de me sentir en sécurité.

    Mais bon l’insécurité, c’est ceux qui la connaissent le moins qui en parlent le plus.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 15h24 le 02/07/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    C’est vrai que la mode de la peur est bien installée, surtout dans les coins les moins concernés et surtout chez les vieux.
    Je sais pas combien de fois ma grand-mère m’a dit d’être prudent parce que Paris c’est dangereux... Et à chaque fois je suis obligé de lui rappeler que je risque cent fois moins pour ma vie qu’elle durant l’époque où elle était en Algérie.

    Mais il faut comprendre les gens, ils ont besoin d’avoir peur pour se sentir bien. Pendant cinquante ans, c’était génial, les gens pouvaient crever de peur grâce à la guerre froide, chaque soir ils pouvaient se coucher en disant que durant la nuit ils allaient être pulvérisés.
    Mais maintenant c’est fini. Oussama a bien essayé de nous aider, mais ça ne marche pas bien, les attentats on en a déjà eu plein, les Basques, les Corses et les Irlandais nous y ont habitués.
    Et c’est pas les Chinois qui veulent surtout du fric ou Armani Djihad et son pote King Kong Hill avec leurs trois têtes nucléaires qui font le poids.
    Alors on se cherche un nouveau corque-mitaine, et en attendant on utilise notre substance de substitution préférée : nous mêmes.

    Et sinon y’a vraiment une différence entre musulman et islamiste, c’est pas des synonymes ? Cool, j’ai souvent employé le deuxième sans penser à mal, mais maintenant je pourrais l’utiliser pour faire chier le monde : D

    Et j’aime bien le mot ultra, surout depuis que le cinquième blogueur le plus influent du pays a inventé le terme « ultra-gentil » : D

    Par contre, c’est dans quel pays que la violence scolaire est marginale ?
    Enfin quelle violence, genre guerre des gangs digne de Chicago, ou alors les habituelles bastons ?
    Parce qu’au collège c’était une baston par classe toutes les semaines, et idem au lycée. Et ça n’était pas comme ça que dans mon lycée. Mais bon y’a jamais eu de mort ni de blessé grave, rien de plus que des coquards et des nez sanglants, au pire une arcade amochée ou un poignet foulé. Trop défoncer un type, c’est un coup à avoir des sacrées emmerdes parce qu’il se contentera peut être pas de dire qu’il a glissé dans les escaliers...

  • A déménagé le 02-02-2012-2
    • Posté à 15h28 le 02/07/2010
    • Internaute 82025
      non connue

    Merci pour cet article.
    Une vue de l’intérieur, mais qui sait prendre de l’altitude, au point que ça donne le vertige à certains...

    Au passage, voici la définition du mot « insécurité » :

    Manque de sécurité ; inquiétude provoquée par l’éventualité d’un danger. Climat, impression, sentiment, zone d’insécurité ; insécurité de la vie.
    Lien

    Rien à voir avec des faits, donc.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 15h31 le 02/07/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Y a un truc qui ne va pas dans les articles de Bénédicte Desforges , c’est qu’ils sont classés dans la rubrique « A débattre » .

    Qu’est ce que vous voulez qu’on débatte avec elle ? Elle dit des choses avec lesquels on est 100 % d’accord et elle les écrit mieux que nous ..

  • Bénédicte Desforges
    Bénédicte Desforges répond à Riboulbo
    Auteur(e) de l'article - ex flic et auteur -
    • Posté à 16h01 le 02/07/2010
    • Internaute 116230
      - ex flic et auteur -

    C’est vrai que j’aurais dû préciser.
    Voilà des sources que je consulte très régulièrement :
    Lien
    Lien
    Lien ?
    Lien
    Lien
    (je vais les rajouter sur l’article qui est sur mon blog, tiens...)
    et puis les sites des syndicats de police, l’actu, etc.
    Le muezzin, c’était il y a qlq temps sur France-info... (ambiance « Oussama, sors de ce corps ! »)

  • tarmac
    tarmac
    étudiant
    • Posté à 16h16 le 02/07/2010
    • Internaute 60206
      étudiant

    Non je rêve ! Vous vivez dans un autre monde , ça y est j’ai compris. Ou dans le 16eme arrondissement.
    « malade imaganaire » : la plupart des gens ont peur de prendre le rer à partir de 22h, vous entendez ? ? ont peur de prendre le RER ! ! ! J’ai des tonnes d’amis qui se sont fait volé, frappé, dépouillé, massacré...parce qu’ils etaient dans le RER.

    A chaque fête de la musique, 31 decembre... les gens à Paris sont de moins en moins dans les rues parce que des bandes trainent et dépouillent tout le monde... bon dieu mais réveillez vous, même les commentaires de Rue89, à priori à gauche se rendent compte que c’est nimporte quoi.

  • Balthazar75
    Balthazar75
    Informaticien
    • Posté à 19h31 le 02/07/2010
    • Internaute 84150
      Informaticien

    Il y a à boire et manger dans cet article... qui est très bien écrit et qui recèle de quelques vérités.

    Mais je regrette par exemple que dans « insécurité », l’auteur occulte complètement le chapitre des incivilités, qui sont pourtant une réelle violence faites aux personnes et qui ont explosé depuis 20 ans.

    Tout juste a-t-on droit à un famélique « Les incivilités (...) relevées seraient plutôt à mettre en rapport avec les suppressions de postes opérées dans l’Éducation nationale. »

    Ben voyons... c’est tellement simple... Il aurait été plus intéressant d’analyser en profondeur la violence verbale, psychologique et physique d’une grande partie de la jeunesse de ce pays, violence à laquelle ne sauraient faire face 1 ou 2 pions supplémentaires dans chaque bahut.

    Alors oui, les chiffres montrent peut-être que le nombre d’actes délictueux et criminels n’augmente pas, ou si peu. Mais la forme qu’à pris cette délinquance est autrement plus virulente et effrayante, et surtout n’est pas quantifiable et échappe aux statistiques. Un « fils de pute » lancé pour un refus de cigarette par un gosse de 14 ans participe au sentiment d’insécurité général, mais n’aura jamais sa place dans les stats officielles.

    Il est par ailleurs amusant de constater que ces mêmes chiffres officiels de la délinquance sont contestés par la gauche quand il s’agit de critiquer le gouvernement au pouvoir, mais que cette même gauche (cf. le présent article) s’appuie volontiers dessus dès qu’il s’agit d’expliquer au Français que « n’ayez pas peur, l’insécurité n’augmente pas, ne votez pas à droite ! »

    source : Lien

    Enfin un dernier mot. Je m’étonne de lire Bénédicte Desforges poster un tel article sur Rue89, site où l’on ne compte plus les articles à charge contre les flics et qui n’a même pas eu la décence de pondre un billet sur le meurtre d’Aurélie Fouquet, alors qu’en décembre dernier cette même Bénédicte s’émouvait que « La mort d’un flic semble inutile, insignifiante, tant l’écho qui y est fait est inexistant ».

    source : Lien

  • orangevox-
    orangevox- répond à Goulidet-
    Licencieuse
    • Posté à 22h06 le 02/07/2010
    • Internaute 114473
      Licencieuse

    Ce qui me gène dans cet article c’est que sur un sujet statistique ou de dénombrement il ne donne aucun nombre significatif. Pour le sujet de la rhétorique on parle aussi d’islamophobie qui est une position de défense de religieux qui nourrit tout autant les attaques.

    Les lois et les concepts populaires du 21ème siècle se modernisent, c’est plutôt un signe de réactivité plutôt que de rester avec des lois de crimes désuets. Finalement le français est une langue qui évolue et les journalismes sont les premiers à inventer et utiliser par promotion médiatique des néologismes pour former les opinions sur des sujets de société.

    La délinquance et la criminalité ont évolué car les zones de non-droits et les incivilités impunies voire intouchables se multiplient laissant les populations les plus fragiles sous la coupe d’individus des plus consommateurs et absolument pas révoltés mais individualistes et adeptes du je-m’en-foutiste et du chacun sa merde.

  • Bénédicte Desforges
    Bénédicte Desforges répond à Balthazar75
    Auteur(e) de l'article - ex flic et auteur -
    • Posté à 22h08 le 02/07/2010
    • Internaute 116230
      - ex flic et auteur -

    Ah parce que c’est une histoire de décence de « pondre » (ou non) un billet ? Vous rigolez ou quoi ?
    Je ne suis pas chargée de la rubrique nécro. D’ailleurs, consultez mon blog dans la marge, vous en aurez déjà pour votre compte.
    Quant à Aurélie Fouquet, police nationale/polices municipales, j’en ai parlé sur France-info.