Tribune 30/06/2010 à 16h41

Argent public : pourquoi pas un conseil de surveillance citoyenne ?

Séverine Tessier | fondatrice d'Anticor (www.anticor.org)

Si le scandale éclate chaque jour, alors il se banalise. Au point d’alimenter l’abstention voir le rejet par le vote extrême, comme en attestent les études du Cevipof sur « démocratie et corruption ». A ce coût démocratique aisément perceptible, s’ajoute un grave préjudice économique et social pour la société victime de la corruption.

Car il est avéré que la corruption selon le Pnud peut grèver les investissements jusqu’au tiers, et représenter de 0,5 à 1 point de croissance ! Faire de la lutte contre les détournements de fonds et la fraude fiscale et le renforcement des contrôles le premier objectif d’une politique de maîtrise des comptes publics pour dépenser mieux est une ardente obligation.

Surtout à l’aune de la mesure de leur coût estimé tant par les vérificateurs fiscaux (50 milliard par an selon le Snui) que par la Cour des comptes à travers ses rapports successifs.

Malgré les plaintes déposées par des associations visant d’éventuels prise illégale d’intérêt, favoritisme, corruption, visant des personnalités nationales ou locales, la justice suit de moins en moins.

Soit elle n’en n’a plus les moyens, soit elle en est empêchée... Preuve en est l’absence d’ouverture d’information ou d’enquête préliminaire sur des dossiers brûlants par l’évocation médiatique, les rapports, ou certaines plaintes.

Comment entendre la vox populi ?

Mais où donc sont relayées ces actions et la parole du peuple dans les institutions où l’intérêt général ne prime plus sur les intérêts des lobbies économiques et dans les médias où la vox populi est cantonnée aux rubriques sondages ou dans les brèves colonnes « microtrottoir » de quelques journaux quotidiens ?

Que reste t-il alors à ceux qui osent contester les détournements de fonds publics (et qui le peuvent sans doute mieux aujourd’hui qu’ils ne le pourront demain du fait de la mort programmée de la fonction de contrôle des juridictions financières vigoureusement dénoncée par les magistrats des chambres régionales à travers leur grève historique de novembre dernier) ?

Certes, les médias ont un rôle à jouer, mais dénoncer ne suffit pas.
Il n’est plus admissible, ni socialement soutenable que des élus décident seuls et quasiment sans contrôle de la chose publique, quand il ne s’agit pas plus exactement de l’octroi de privilèges.
La démocratie a un prix élevé. A ce compte là ; c’est trop cher payé !

Pouvoir se faire entendre en amont

Il faut se battre pour obtenir la restauration d’un contrôle indépendant des politiques publiques, souveraineté populaire oblige.
Cette mission pour être impartiale et utile doit être exercée en amont concernant le processus informationnel en direction des élus et tout au long de l’exécution d’une décision. Là où où se décide de la dépense jusqu’à l’évaluation de son impact.

Mais aussi là où se décident les nominations aux plus hautes fonctions échappant au choix démocratique direct, et tout au long de l’exercice de celles ci.

La création d’un conseil de surveillance citoyenne pourrait réconcilier les citoyens et leurs élus tout en servant de vigie pour remplir ces missions impératives.

Des citoyens tirés au sort

L’objectif étant clairement de promouvoir l’intelligence éthique des politiques publiques, et surtout, oui surtout de réhabiliter la démocratie dans une forme plus aboutie et collective qu’elle ne l’est.

En clair, il serait audacieux que, par exemple sur proposition parlementaire, des citoyens bénévoles tirés au sort, magistrats en retraites, autres personnalités qualifiées constituent rapidement une instance dont l’indépendance serait garantie pour expertiser, conseiller, censurer, transmettre à la justice le cas échéant les projets, nominations, décisions, avis dont elle serait saisie.

On pourrait promouvoir cette instance au plan européen et mondial pour sortir de l’ornière d’un rapport de force inéquitable entre des dirigeants autoproclamés donc sans légitimité de la gouvernance mondiale, des groupes de spéculateurs financiers et des collectifs altermondialistes désabusés, dont les luttes et les intérêts sont si mal défendus qu’ils en viennent parfois à des manifestations plus violentes.

Ainsi, la France ferait un petit pas vers l’éthique et un grand pas pour la démocratie dans un exercice collaboratif !

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  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 17h14 le 30/06/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    la corruption a toujours existé
    dans la chine impériale il y avait un impot specialement prévu pour récuper une partie de cet argent sale
    et on executait aussi pas mal les mandarins ayant (trop) failli

    les medias modernes mettant sur la place publique les fautes de nos gouvernants devraient inciter ceux ci à respecter une décence élémentaire

    apparement c’est trop leur demander

    les cigares, les appartements de fonctio, les conflits d’interets,les deplacemnents en jets.....partout ailleurs ces « affaires “ auraient conduits à des demissions
    mais apparement les ministres actuels (décomplexés) manquent de décence

    c’est un signe de l’effondrement de notre sociéte
    que nous ayons affaire à un grave problème et nous ne pourrons pas réagir

  • Autist Reading -
    Autist Reading -
    In enculo cum vibro
    • Posté à 17h15 le 30/06/2010
    • Internaute 73535
      In enculo cum vibro

    Les Autorités administratives indépendantes, c’est des bidules où on s’empiffre de subventions sans en ramer une.

    Il existe une cour des comptes, si nos élus la grugent, ils grugeront aussi le bidule.

    Tous les documents sont publics et chaque citoyen peut ester au tribunal administratif contre ses élus.

    Votre idée ne solutionne rien, et gaspille encore de l’argent public.

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 17h24 le 30/06/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Un conseil de surveillance citoyenne... Ouais, bonne idée, ça permettra à d’autres type de profiter de la corruption.

    On est vraiment en pleine rêverie là. Les élus, les flics, les juges sont déjà censés tenir ce rôle, ils sont déjà des citoyens représentants du peuple selon la théorie. On voit la gueule du résultat.

    Alors on va faire quoi, voter pour de nouveaux pourris ? Bien entendu, pour que cela convienne, des pourris encartés au PS...

  • fdrebin
    fdrebin
    Dilettante doué
    • Posté à 17h33 le 30/06/2010
    • Internaute 78377
      Dilettante doué

    On va tirer au sort un plombier, un prof et ma grand-mère et du jour au lendemain on va en faire des experts des comptes publics ?

    Si vous voulez vraiment assurer un contrôle de l’utilisation des comptes publics et de réelles sanctions en cas de manquements, il suffit de donner aux magistrats administratifs (Conseil d’Etat et tribunaux administratifs) et aux magistrats financiers (Cour des comptes et chambres régionales des comptes) les mêmes pouvoirs d’investigation et de sanction que les magistrats judiciaires.

  • Gorn
    Gorn
    Geek farceur
    • Posté à 17h40 le 30/06/2010
    • Internaute 92890
      Geek farceur

    Oui difficile d’obtenir une expertise poussée en tirant au sort desn gens.

    par contre si la cour des comptes qui fait souvent de bonnes remarques disposait d’un pouvoir de décision voir même de sanction pour un ministère, une commune ou un département qui abuserait, ce serait pas mal.

  • Waldeck
    Waldeck
    Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)
    • Posté à 17h43 le 30/06/2010
    • Internaute 36864
      Vivement dimanche 20 mai 2012 ! (...)

    Alors à quoi servent la Cour des comptes, les Commissions (permanentes) de l’AN & du Sénat des comptes économiques de la Nation ?

    La représentation nationale n’ est-elle plus « citoyenne » ?

  • Bon Scott
    • Posté à 18h16 le 30/06/2010
    • Internaute 24531

    Mais non, mais non, tous des gens honnêtes dans ce milieu

    Le Président de l’Union De la Mafia Présidentielle ( UMP )
    paie lui-même son dentifrice et c’est le plus honnête des citoyens qui le dit en la personne de Frédéric Lefèbvre, ce monsieur a par le passé, fait l’école du rire ! ! ! !

    Lien

    • C. Creseveur
      C. Creseveur répond à Bon Scott
      D'actualité, de dessin surtout
      • Posté à 18h57 le 30/06/2010
      • Internaute 7715
        D'actualité, de dessin surtout

      C’est très joli comme histoire. A quelqu’un qui paie son dentifrice, on donne le bon dieu sans confession, non ?
      Mais je ne sais pas pourquoi on aimerait bien voir le ticket de caisse, quand même !

  • Lurker
    Lurker
    Neant
    • Posté à 18h40 le 30/06/2010
    • Internaute 43564
      Neant

    « Au point d’alimenter l’abstention voir le rejet par le vote extrême, comme en attestent les études du Cevipof sur “ démocratie et corruption ”. A ce coût démocratique aisément perceptible, [...] »

    Vous avez mal compris le sens de « democratie ». Les extrêmes font partie du paysage politique, que cela vous plaise ou non. En quoi les éjecter ferait d’un pays une instance plus « démocratique » ?

    « En clair, il serait audacieux que, par exemple sur proposition parlementaire, des citoyens bénévoles tirés au sort, magistrats en retraites, autres personnalités qualifiées constituent rapidement une instance dont l’indépendance serait garantie [...] »

    Au juste, c’est quoi « d’autres personnalités qualifiées » ? Par qui, pourquoi ? Quid du « proposition parlementaire » ? « magistrats en retraites » pourquoi ? Encore des vieux ? Encore des riches ? La representation citoyenne, ça ne veut rien dire pour vous ? Les vieux qui ont eut leur carrière sont plus respectables que les autres ?

    En gros, vous essayez de nous vendre ... la démocratie. Ben oui, si les parlementaires et sénateurs n’étaient pas tous des vioques riches à centaines de milliers, à millions, on en serait peut-être à un autre point. Vous savez, si le parlement était la representation du Peuple, ce qu’il est censé être. Si *toutes* les decisions politiques étaient transparentes, si tous les partis étaient financés clairement, si ...

    Ce que je vois là, c’est un pansement sur un charnier. Pourquoi ne pas refonder carrément un vrai système, plutôt que de vouloir (à peine) contrôler les instances foireuses ?

    « La création d’un conseil de surveillance citoyenne pourrait réconcilier les citoyens et leurs élus »

    Vous oubliez une chose, c’est que les élus, on s’en contrefout (pour utiliser un terme de ministre). Les élus sont censés être la representation du Peuple, DONC des citoyens, pas « des élus ». Vous êtes en train de nous dire que non non, que ce n’est pas le cas, et qu’il faut donc quelqu’un pour contrôler les élus. J’abonde dans votre sens, à un détail près : il serait bon que les élus fassent partie du Peuple. Faire la difference entre les deux (citoyen/élu) est déjà le signe que vous vivez dans votre monde.
    Attaquez vous aux problèmes de fond, vous intéresserez peut-être quelqu’un.

    Pansement sur un charnier, je repete.

  • C. Creseveur
    C. Creseveur
    D'actualité, de dessin surtout
    • Posté à 18h45 le 30/06/2010
    • Internaute 7715
      D'actualité, de dessin surtout

    Créer une instance populaire de surveillance revient il me semble à créer un étage de plus à la cour régionale des comptes et à la fonction de contrôle que les députés peuvent exercer sur le finances publiques.
    Ne serait-il pas plus judicieux de protéger ce qui existe déjà (en commençant par les cours régionales des comptes, qui sont scandaleusement menacées par Sarkozy), et en obligeant nos élus à être un peu plus sourcilleux, à la manière d’un René Dosières ?

  • Vincenzo_Sentenza-
    Vincenzo_Sentenza-
    Fort de café
    • Posté à 19h22 le 30/06/2010
    • Internaute 104025
      Fort de café

    Je suis désolé mais faire de la « démocratie participative » et plus d’intervention du peuple en général ne pourra se faire sans l’annihilation totale de structures secrètes ou semi-secrètes comme la Franc-maçonnerie et ses combines, le groupe Bilderberg ou les lobbies qui chaperonnent l’omerta (sur ces groupes et intérêts) organisée qui siège à la TV, dans l’édition et la presse...

  • solènejazz
    • Posté à 19h33 le 30/06/2010
    • Internaute 89346

    si on commençait par un bilan des actions engagées
    un bilan des dépenses :
    un bilan des salaires : coût, à qui, selon quelle compétence
    un bilan du coût des dépenses de bouches..

    PUIS une évaluation du résultat et pourquoi pas par les citoyens

    PARCE que les rapports qui ne sont pas rendus publics, c’est inadmissibles

    pourquoi ils ne sont pas rendus publics : parce que ces rapports sont du vent ? ? ? parce que leur coût par rapport aux résultats donneraient la nausée à beaucoup de citoyen ? ? ?

    j’attend avec impatience le rapport de madame boutin et j’espère que ce ne sera pas une simple compilation d’articles d’universitaires

    • A déménagé le 25-01-2012 3
      • Posté à 20h46 le 30/06/2010
      • Internaute 118782
        non connue

      On peut commencer simplement. En prenant des données rapidement sur le web (pas forcément le plus fiable mais c’est pour avoir une idée) :

      Baisse de TVA dans la restauration : 3 000 000 000 euros
      Mettons que grâce à l’augmentation de la consommation, ou grâce aux quelques emplois créés suite à ça on a économisé un demi milliard (d’ailleurs si quelqu’un à une estimation réelle de la chose, ça m’intéresse). Il reste encore 2 500 000 000 euros

      Autre gros budget, la gestion de la grippe A : 2 000 000 000 euros

      Ces deux chiffres sont les plus gros, mais on peur en rajouter une pelleté de petits.

      Dans la catégorie dépenses non essentielles :

      Augmentation du salaire du président : 138 512 euros brut soit 106 654 euros net si la différence brut/net est la même pour le président et pour Mme Michu
      La garden party 2008 : 475 500 euros
      Le concert du 14 juillet 2008 : 500 000 euros
      Augmentation des salaires des collaborateurs de Nicolas Sarkosy : 3 510 000 euros
      Nouvel avion avec un coût d’heure de vol 2,5 fois plus élevés : 176 000 000 euros
      Tant qu’on parle des voyages, ceux-ci ont déjà commencé à augmenter, et avec le nouvel avion ça ne va pas s’arranger : on peut considérer un surcoût de 14 000 000 euros
      Surcouts liés à la présidence de l’union européenne (Au vu de l’article cité, je considère, au vu des dépense d’autres pays, que 71 000 000 était une dépense correcte) : 100 000 000 euros

      On peut continuer longtemps comme ça, mais ça fait déjà quasiment 4 700 000 000 euros de dépensé inutilement. Mais là où c’est le plus drôle c’est quand on compare ce chiffre au déficit public.

      Pour 2009 on prévoit un déficit de 138 milliards, mais on est dans une période difficile. Comparons aux chiffres de 2008, et là on de rend compte que ces quelques chiffres font 8% du déficit !

      Intéressant non ?

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 21h06 le 30/06/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    « Argent public : pourquoi pas un conseil de surveillance citoyenne ? “

    pourquoi pas simplement un service public des impôts digne de ce nom ?

    • Chercheur de Bon Sens
      Chercheur de Bon Sens répond à leo s
      France d'en Bas
      • Posté à 21h39 le 30/06/2010
      • Internaute 85446
        France d'en Bas

      J’ai un peu de mal à comprendre pourquoi il y a autant de réponses hostiles à cette idée pour au minimum 2 raisons...
      a) les plombiers, les profs et et les grand-mères sont amenés à voter ; on présuppose qu’ils sont en capacité de bien comprendre les projets des candidats
      b) les plombiers, les profs et et les grand-mères peuvent participer à la cours d’assise pour condamner à perpétuité d’éventuels meurtriers.
      Dans les 2 cas, ils engagent leur responsabilité pour la vie de la Nation.

      Ce type de système -justement parce qu’il n’est pas composé de spécialistes- peut assurer un contrôle très strict de la vie nationale puisque visiblement nos représentants élus ne s’en chargent pas (par exemple, le vote de la constitution par les Assemblées, en désaccord complet avec le vote des citoyens). Cet organisme de contrôle pourrait toujours se faire aider par des institutions spécialisées (expert en tout domaine) pour des taches précises. J’ai la certitude que cela couterait moins cher que de laisser quelques uns se goinfrer !

      Donc, oui pour essayer un système de contrôle citoyen dont les représentants seraient changés de contrôler les dépenses de la nation avec une certaine périodicité (1 an ?) afin d’éviter la dérive très humaine de la compromission.

      S’ opposer -au moins pour test- démontre assurément une vision bien limitée de la notion de citoyen, et partant de là de celle de démocratie.. car il ne faut pas oublier que tous ces élus sont nos employés et que nous leur déléguons la conduite de la société.

      Et pour revenir aux élections et aux promesses.. il faut bien comprendre que travailler plus pour gagner plus en allégeant par exemple les impôts, c’est par exemple moins d’hôpitaux.. donc effectivement payer moins d’impôts mais payer des charges supplémentaires pour alimenter les caisses des assurances complémentaires santé (et aussi les actionnaires de ces mêmes institutions)...

      [edit] désolé... erreur de ma part ; ce n’est pas une réponse à cette contribution ; . mais une réponse au topic même.. trop nul je suis, et ne peut être intégré dans l’organisme de contrôle lol

      • Autist Reading -
        Autist Reading - répond à Chercheur de Bon Sens
        In enculo cum vibro
        • Posté à 19h00 le 01/07/2010
        • Internaute 73535
          In enculo cum vibro

        « ...afin d’éviter la dérive très humaine de la compromission. »

        Encore un bourgeois convaincu par son curé que l’Homme est un pécheur par nature.

        Nos élus ne seraient pas des bandits méritant le tribunal, mais des pécheurs auxquels il faudrait que la nation subventionne des directeurs de conscience, pour les aider dans leur bonne volonté.

        On voit tout de suite d’où vient l’attaque (la négation, en fait) des institutions républicaines.

         
        • Chercheur de Bon Sens
          Chercheur de Bon Sens répond à Autist Reading -
          France d'en Bas
          • Posté à 23h58 le 01/07/2010
          • Internaute 85446
            France d'en Bas

          OK... étant agnostique, le curé a peu de chance de me servir de directeur de conscience.. Je note simplement que la société file vers l’anomie à grand pas et qu’il serait bien que des citoyens (ceux qui étaient dans le rue en 89) s’occupent de contrôler ce qui se passe puisque les institutions actuelles ne peuvent le faire.

          Cela dit, si j’ai parlé des plombiers, c’est qu’ils étaient cités dans un poste précédant.. je n’ai rien contre les plombiers, mais ce serait bien que le plombier soit un peu moins agressif et un peu plus dans la réflexion...
          Peut être mon texte est-il un peu abscons, mais je ne sais pas mieux m’exprimer.. chacun n’a pas forcément la capacité à être clair !

          • Autist Reading -
            Autist Reading - répond à Chercheur de Bon Sens
            In enculo cum vibro
            • Posté à 00h47 le 02/07/2010
            • Internaute 73535
              In enculo cum vibro

            Il est vrai que je suis agressif, mais ce n’est pas envers vous, c’est envers l’auteur de l’article qui sait très bien ce qu’elle suggère.

            1789 c’est fait contre l’Eglise. L’Eglise ne l’a jamais accepté, mais devant la montée du socialisme elle a adopté une stratégie pour les pays à structure républicaine, et surtout la France.

            Le pape Léon XIII a publié en 1891 l’encyclique Rerum Novarum qui, suivant la pensée de précurseurs tels Albert de Mun, définit la Doctrine Sociale de l’Eglise. ( Lien )

            Son objectif est de créer des organismes qui imitent les organisations du mouvement ouvrier (CFTC, CFDT, partis politiques chrétiens démocrates, association) pour gruger les masses, et, si possible de remplacer toutes les structures héritées des combats des travailleurs par des structures qui auraient les mêmes fonctions mais qu’on ne pourrait pas attaquer au tribunal administratif ou condamner par les urnes (communes remplacées par communautés de communes non élues, service public remplacé par privé subventionné, solidarité nationale remplacée par solidarité régionale, cour des comptes remplacée par bidule subventionné, etc.)

            La république n’a peut-être pas établi la liberté, l’égalité ni la fraternité, mais il est certain que pour l’assainir, il vaut mieux chercher ses idées dans les bibliothèques anarchistes ou bolchéviques que dans la bibliothèque du vatican.

            Anticor évoque le corps, et justement l’Eglise pensent que l’humanité est un corps. Les mains et les bras font ce que dit la tête, et les anticorps sont là pour éviter que les bras se libèrent de la tête...

        2 autres commentaires
  • _bernardo_
    _bernardo_
    sourd-muet
    • Posté à 00h03 le 01/07/2010
    • Internaute 111480
      sourd-muet

    faisons adopter dans notre constitution le compte des votes blancs et avec ce poids, peut être majoritaire, redefinissons un système démocratique réel citoyen, et non tourné vers l’argent roi.(entreprise, bourse, corruption..) en réglementant plus ces derniers, plutôt que les premiers.

    mais bon, c’est en rêve bien sûr.

  • Wildleech
    Wildleech
    révolutionnaire en devenir
    • Posté à 21h59 le 30/06/2010
    • Internaute 81842
      révolutionnaire en devenir

    Il faut que l’information circule, tout simplement.
    Or, les circuits d’information aujourd’hui sont, à l’image du réseau, asymétriques.
    On a bien fait en sorte que les administrations, privées comme publiques, obtiennent toutes les informations vérifiables dont elles ont besoin. D’un autre côté, le citoyen ordinaire reste dans le flou le plus total quand il veut se renseigner sur (au hasard) le candidat à une haute fonction républicaine.
    La faute en revient à toutes les parties concernées.
    Principalement par manque de volonté, le français moyen laisse « aux autres » le soin de superviser la vie politique et économique du pays.
    Les médias, même celles qui ne se soumettent pas aux contraintes hiérarchiques, préfèrent l’info facile et vite rentabilisée ; l’info spectacle qui fait appel aux sens plus qu’à la raison.
    Les institutions démocratiques sont entravées par leur propre architecture byzantine, quand elles n’étouffent pas par manque de moyens.
    Les politiques « n’insistent pas beaucoup » sur le droit à l’information du peuple, quand ils n’en tirent pas un profit immédiat.
    Les financiers aiment que leurs affaires restent privées, surtout quand elles sont embarrassantes ou perturbatrices.

  • blackbear-
    • Posté à 22h33 le 30/06/2010
    • Internaute 117716

    « Il serait audacieux que, par exemple sur proposition parlementaire, des citoyens bénévoles tirés au sort, magistrats en retraites, autres personnalités qualifiées constituent rapidement une instance dont l’indépendance serait garantie pour expertiser, conseiller, censurer, transmettre à la justice le cas échéant les projets, nominations, décisions, avis dont elle serait saisie. »

    Dans un monde idéal peut-être. Regardez ce que le pouvoir à fait du CSA, qui à son origine devait servir à ça.

    A envisager, bien sûr, souhaitable certainement et sans équivoque, mais face à la réalité de ce pays autant croire au Père Noêl.

    Si le désir de ce genre d’organisme est fort, ne faudrait-il pas commencer à l’appliquer à la vie de tous les jours, dans le monde du travail par exemple où le copinage, les passe-droits, le « mobbing », les abus de biens sociaux sont courants.

    Pour ex. essayez comme moi de trouver du boulot en France, malgré la valeur de l’expérience, la solidité des ressources dans le monde de la musique, des radios, des majors, ou l’imposture et l’incompétence rêgnent en maître. 1 exemple parmi tant d’autres.

    Ce qui se passe au gouvernement, est un mal français en général tout comme chez nos bons voisins italiens. La loi de la « Combinazione » est aussi présente que ce soit à l’échelle du plus petit pékin que jusqu’au sommet de notre « république ».

    Nous avons les élites que nous méritons qui ne font que ni plus ni moins ce que nous appliquons nous même à notre petite et ridicule échelle. Nous nous disputons quelques Euros minables, des petits postes de petits chefs, ces messieurs qui nous dirigent eux au moins voient grand. Pas excusable pour autant.

    Bien sûr reste l’exemple, celui que,par devoir,par éthique, nos gouvernants devraient donner. Mais sommes nous irréprochables. qui parmi nous aujourd’hui n’as pas, ne serais-ce qu’essayer de faire une petite magouille ?

    Je ne défend pas, ni ne justifie ces scandales politico-financiers, ils me font gerber tout autant.

    Y’a du boulot, n’est ce pas ? Eva Joly sauve nous ! ! !

  • jmc06
    jmc06
    chasseur de gorille
    • Posté à 07h09 le 01/07/2010
    • Internaute 75030
      chasseur de gorille

    ouai ,l’jour où vous voulez savoir quelque chose,ont vas vous répondre c secret défense

  • zinzolin09
    zinzolin09
    Mauvais esprit
    • Posté à 07h33 le 01/07/2010
    • Internaute 70144
      Mauvais esprit

    Le problème vient de nous mêmes, je veux dire les citoyens français.
    En effet, il existe en Allemagne une association de contribuables, forte de 320 000 adhérents, qui exerce un contrôle très sérieux et très craint pas les politiques.
    Elle a d’ailleurs déjà fait sauter plusieurs ministres ou personnages politiques.
    Voir un article :
    Lien

    Mais nous mêmes, petits français individualistes, serions-nous capables de nous grouper en association pour contrôler ce que nous ferions sans doute si nous étions à leur place ?

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 07h46 le 01/07/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    La cour des comptes ! ...avec enfin des « POUVOIRS »...indépendants !
    Instructif, ses rapports !
    Pour vous amuser, faites le compte des gaspillages depuis dix ans ?

  • Séverine Tessier
    Séverine Tessier
    Auteur(e) de l'article fondatrice d'Anticor (www. (...)
    • Posté à 11h08 le 01/07/2010
    • Internaute 33714
      fondatrice d'Anticor (www. (...)

    Pour répondre à quelques commentaires, en particulier sur la nécessité de rétablir de vraies instances de contrôle.. cela va de soi, mais ce n’est pas- ce n’est plus suffisant ! et il y a urgence.

    Observons la réalité lucidement :

    Nos élus rendent des comptes à des actionnaires davantage qu’aux électeurs désormais. Ils votent des lois, prennent des décisions sous influence de lobbies (rapport de force, argent, voyez les conséquences sur notre santé et notre environnement entre autre !). Les informations, expertises sont tronquées. Les nominations sont sujettes à caution. Même en augmentant les moyens nécessaires aux bon fonctionnement des services publics, -ce qui est nécessaire j’en conviens-cela ne suffira pas.
    Bientôt les collectivités locales seront de simples sociétés et les structures intercommunales captant de plus en plus de responsabilités avec de trop faibles contreparties démocratiques compte tenu de la technicité des dossiers à débattre ne sont pas assez solides pour résister. Cette grave situation (mépris des mobilisations citoyennes, refus de prendre en compte les propositions d’associations, aux ong, syndicats etc), le tout « imposé » en dehors de la légitimité par la souveraineté popualire implique un rééquilibrage qui n’est pas exclusif du reste. Ma proposition va clairement bien au delà de la dimension « participative » (un gadget à mon sens). Je propose une méthode vraiment collaborative. On associerait deux formes de système dans le choix public : la représentation, et la démocratie directe avec ce conseil.
    Pour établir un tel choix, il faudrait énormément de courage politique car les outils comme le service central de prévention de la corruption, la commission nationale des comptes de campagne, la commission pour la transparence financière de la vie politique, la justice, les chambres régionales des comptes, la DGCCRF, ne sont pas saisissables par les citoyens et ne peuvent agir qu’après coup et sur une base légale de surcroît, pour constater les dégâts ..qui ne sont jamais ou trop rarement réparés !

    Voilà, pourquoi je propose également une culture de l’intelligence éthique indispensable de mon point de vue pour changer des pratiques, et mener la bataille contre la corruption de nos sociétés
    .

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Séverine Tessier
      In enculo cum vibro
      • Posté à 18h42 le 01/07/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Votre collaboration plus que participative porte un nom, c’est le corporatisme.

      Lien

      Les partisans de cette doctrine affirmaient que, si l’on réussissait à inculquer à ces groupes (particulièrement le capital et la main-d’oeuvre) un sentiment d’obligations et de droits mutuels comme ceux qu’on attribue aux « états » (groupes sociaux) du Moyen Âge, il serait possible d’établir un nouvel ordre stable fondé sur l’ « unité organique ». Bien qu’on ait souvent évoqué la notion de parlements industriels dans les démocraties libérales après la Première Guerre mondiale, les seuls États qui ont adopté une représentation corporatiste sont les régimes fascistes de l’Italie, de l’Allemagne, de l’Espagne, du Portugal, du gouvernement français de Vichy et de diverses dictatures sud-américaines.

      Lien

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à Séverine Tessier
      In enculo cum vibro
      • Posté à 18h49 le 01/07/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Il y a des classes antagonistes, aux intérêts diamétralement opposés, et chercher la voie du milieu n’est que pure forfaiture.

      Il n’y a pas d’intérêt commun aux travailleurs et aux négriers.

      L’économie négrière doit disparaitre au profit d’une économie œuvrant à la satisfaction de tous.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h19 le 01/07/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    C’ et une bonne idée et ce serait bien pour notre argent,
    peut - être n’ aurions - nous pas un tel déficit, et peut - être ne serions nous pas obligés de nous serrer la ceinture alors que
    l’ oligarchie se goberge en dilapidant notre argent.

  • alberte
    alberte
    Sage-femme retraitée
    • Posté à 18h22 le 01/07/2010
    • Internaute 60250
      Sage-femme retraitée

    Voyez ce que le monarque fait de notre argent, j’ ai entendu tout à l’ heure qu’ il a nommé un mr obésité , sans doute un copain à placer. On constate que la gabegie continue avec notre pognon.

  • LE GRAUD SAUT
    LE GRAUD SAUT
    CHEF D ENTREPRISE
    • Posté à 19h33 le 01/07/2010
    • Internaute 118715
      CHEF D ENTREPRISE

    On fait un inventaire !

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 14h39 le 02/07/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    bah comment ils vont se payer des cigares ?

  • YVANBACHAUD
    YVANBACHAUD
    Porte parole www.ric-france.fr
    • Posté à 14h50 le 02/07/2010
    • Internaute 24559
      Porte parole www.ric-france.fr

    SEVERINE TESSIER a fait une réponse aux commentaires qui étaient globalement contre sa proposition de création d’un comité de surveillance citoyenne. C’est également ma position.
    °°°°°°°°°°°°°°
    Elle écrit :
    Observons la réalité lucidement :
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Je lui demande de faire de même avec mes commentaires 
    Je pense que les Tribunaux et les Cour des comptes peuvent faire le boulot en changeant un peu leurs prérogatives.. !
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Sévérine TESSIER écrit :
    « Nos élus rendent des comptes à des actionnaires davantage qu’aux électeurs désormais. Ils votent des lois, prennent des décisions sous influence de lobbies (rapport de force, argent, voyez les conséquences sur notre santé et notre environnement entre autre !). »
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    La solution à cet état de fait est simple que les citoyens disposent du référendum d’initiative citoyenne pour pouvoir imposer un référendum soit pour abroger une loi soit pour donner force de loi a des « propositions alternatives » élaborées par des citoyens et leurs associations et sélectionnées par les citoyens.
    82 à 88% des Français y sont favorables. Et encore 68% à la demande de 500.000 signatures. (C’est le seuil en Italie.)

    En Suisse qui en dispose les citoyens le 07 MARS 2010 ont voté à 73% OUI à l’abrogation d’une loi qui aurait entrainé une baisse des retraites. Le gouvernement devra revoir sa copie. Ils avaient également en 2002 refusé la privatisation de l’électricité !

    Quelques exemples en Allemagne où le RIC existe que dans les communes et Länder .
    En Allemagne, par référendum d’initiative citoyenne…
    + A Leipzig.
    87,4% des 148.767 votants = 130.000 voix rejeter la vente de 49,9% du groupe
    Leipziger Stadtwerke à GAZ DE France .

    -+A Fribourg-en-Brisgau,
    En 2006, 70% de non à la privatisation des logements municipaux ce qui, en plus, a amené quelques maires à retirer leur projet.. !

    + A Dresde
    Une initiative citoyenne était en cours pour empêcher la privatisation rampante d’hôpitaux publics.
    Et les citoyens ont voté pour un pont contre un tunnel préconisé par l’UNESCO…
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Je pense que la question de la « surveillance » peut être régler en donnant aux citoyens l’outil leur permettant d’en appeler à l’arbitrage de la population concernée quand une loi ou une décision des élus leur semble injuste.
    Les citoyens pourront changer les règles du jeu et d’abord institutionnelles : Mode de scrutin, non cumul des mandats, nombre de parlementaires, etc et fiscales : encadrement strict de la spéculation, mise hors circuit des paradis fiscaux, réforme générale de la fiscalité etc
    Et avec les Cours de comptes et la Justice et de nouvelles « règles du jeu », les citoyens pourront rapidement améliorer les choses.
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Séverine TESSIER écrit :
    « Cette grave situation (mépris des mobilisations citoyennes, refus de prendre en compte les propositions d’associations, ong, syndicats, etc.), le tout “imposé” en dehors de la légitimité par la souveraineté populaire implique un rééquilibrage qui n’est pas exclusif du reste. »
    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Pour moi ce qui serait grave dans un état de droit c’est que le Gouvernement et sa majorité retirent leur réformes à cause d’une descente dans la rue des syndicats qui ne représentent à tous que 8% ( ?) des salariés. Et qui en plus sont dans la rue, 800.000 selon la police et 2 millions selon les syndicats c’est en gros 60% de leurs adhérents qui sont 3,2 millions selon LEURS chiffres ! .
    Et encore moins des propositions des grandes associations dont le fonctionnement n’est pas toujours des plus démocratique.
    Ex A l’A.G annuelle de ATTAC en 2004 , une motion « AGIR pour le référendum d’initiative citoyenne » a fait 90% de OUI. Mais la « Direction » n’en a fait aucune..( C’est logique et à rapprocher des 82 à 88% des Français qui y sont favorables)

    A AGORA 2007 au Parlement européen j’ai proposé aux ONG européennes réunies censées représenter la société civile européenne une motion en faveur du RIC européen qui permettrait aux citoyens d’abroger une directive ou d’en proposer de nouvelles. Dans mon atelier, 47 ONG , pas une seule n’a voté ma proposition .Alors que 82 à 88% des Français sont pour le RIC et qu’il en est a peu près de même dans les autres pays européens.
    Voir mon intervention de 2 mn en plénière : Lien sur Lien

    Cette preuve de la non représentativité de la « société civile » par les ONG me semble importante et nette.

    Pour moi dans un état de droit si la politique ne doit pas se faire à la corbeille ou sur des Yachts elle ne doit pas non plus se faire dans la rue..
    La décision ne peut venir que d’un VOTE de la population concernée par la décision.
    Mais pas un syndicat ne m’a répondu quand je leur ai demandé de réclamer aux partis de gauche qui les soutiennent la mise à l’ordre du jour d’une proposition de loi en faveur du RIC. Pas une seule grande association écolo ou « citoyenne » ne milite pour avoir le droit d’imposer un référendum.
    370 personnalités dont 80%( ?) d’universitaires lancent une pétition sur les exigences des citoyens sur les retraites mais ils ne demandent pas le RIC aux cosignataires députés PCF dont le dernier congrès propose expressément le référendum d’initiative populaire ! ! ! Mais le groupe parlementaire ne le met pas à l’ordre du jour…
    Il est grand temps que le double langage et la langue de bois cessent et que l’on instaure ENFIN la DEMOCRATIE en France , puis en Europe en donnant – également - aux citoyens l’initiative et le vote des lois…