a la une 19/06/2010 à 13h15

Cancer : des remèdes sur mesure conçus grâce à votre ADN



Représentation d’un ADN humain (Micahb37/Flickr)

Certains patients atteints d’un cancer réagissent positivement à un médicament, qui ne fait aucun effet à d’autres : une question code génétique. D’où l’idée d’adapter les traitements à chacun, en fonction de son ADN. La cancérologie, en avance sur d’autres spécialités, se lance ainsi dans la voie du « diagnostic génétique ».

En cancérologie, les traitements étaient jusque-là très standardisés. L’analyse de la tumeur permet depuis peu de classer les malades selon leur réaction prévisible aux médicaments. Pour cela, les médecins se basent sur la carte d’identité génétique de la tumeur, établie à partir d’une analyse au microscope de cette dernière.

L’enjeu est double, indique Eric Solary, professeur et directeur de l’Institut de recherche intégrée en cancérologie à Villejuif :

« Il s’agit d’éviter aux patients les effets secondaires d’un traitement inadapté, mais aussi de limiter les coûts d’un traitement onéreux et inefficace. »

En fonction de la « carte d’identité », une thérapie ciblée, qui attaque la tumeur et non pas l’ensemble de l’organisme du patient, est proposée.

Leucémies et cancers du sein parmi les premiers concernés

La médecine personnalisée existe pour le traitement des maladies du sang depuis 2002. En 2001, la mise sur le marché d’un nouveau produit, le Glivec, a levé une vague d’espoir pour les patients atteints de leucémie.

Le hic, c’est que ce médicament ne soignait que la moitié des sujets. Les autres y étaient totalement insensibles. Les recherches se poursuivent afin de cibler ces patients.

Certains cancers du sein sont particulièrement difficiles à traiter. Ils représentent 20 % des cas et sont dits « triple négatif ». Une nouvelle molécule, appelée anti-PARP-1 vient d’être développée « sur mesure » pour les patients atteints de ce type de cancer.

Selon l’étude, après six mois de traitement, les tumeurs ont régressé chez près de la moitié des femmes recevant l’anti-PARP-1 associé à la chimiothérapie, contre 16 % pour les autres.

« Ça laisse forcément place à des dérives »

Pour Eric Solary, le développement de cette médecine personnalisée présente aussi des risques :

« La médecine sur mesure est aussi liée à la connaissance du profil génétique de chacun. Ça laisse forcément place à des dérives, comme des dépistages sanguins pour détecter des cancers mal validés.

Ou des situations extrêmes, dans lesquelles la connaissance de certaines mutations familiales génétiques amènent des jeunes femmes à faire des mammectomies à l’age de 20 ans pour ne pas développer de cancer du sein.

Les assureurs seraient également friands de connaitre nos prédispositions génétiques à des maladies. »

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  • CAUSTICUM
    CAUSTICUM
    désabusé de plus en plus ...
    • Posté à 15h06 le 19/06/2010
    • Internaute 29966
      désabusé de plus en plus ...

    Bigre, je ne puis m’empêcher de penser à l’homéopathie et à ses traitements différenciés selon le type de personne (carbonique, phosphorique ou fluorique) et selon le type de réactions.

    L’homéopathie est vivement décriée par la communauté scientifique, et l’un des arguments qu’on lui oppose, c’est précisément la difficulté à reproduire un même résultat sur des échantillons de cobayes par définition identiques, alors qu’ils ne le sont peut-être pas

  • raleuse13
    raleuse13
    idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)
    • Posté à 18h58 le 19/06/2010
    • Internaute 39632
      idéaliste ? oui ! j'assume ! (...)

    Mais tout est fait depuis plus de vingt ans, pour la mettre à bas, notre sécu !
    Pas question que les autre pays de l’Europe s’alignent dessus : donc, il faut la détruire.
    Quant à « maintenant »... un Sarko se trouve bosser dans une grosse compagnie d’assurances... cherchez la non-erreur !

    Quant aux mutuelles : ma fille, atteinte d’un cancer, et payant une mutuelle, trouve anormal que ces mutuelles ne prennent rien en charge quant à sa maladie.

    J’espère, je souhaite que les recherches avancent vite, vite vite ! ! !