Tribune 30/05/2010 à 17h58

Les vide-greniers, lieu de mélange et de lutte contre le gaspillage


Depuis plusieurs années, un peu partout en France, on voit fleurir les vide-greniers. Au départ, le principe de ce type de manifestation était simple : on met sur la rue, devant chez soi, tout ce dont on ne veut plus. Mais vraiment tout. Puis ça s’est compliqué...

Sont venus vendre les brocanteurs et les faux-professionnels. Le bouquet s’est gâté, les premiers reprochant aux seconds une concurrence déloyale. Il est vrai que ceux-ci sont parfois presque aussi équipés que les vrais, vendant souvent de gros volumes, sans payer de charges.

Une loi a donc été votée, dite loi Dutreil. Au passage, quand on sait de quelle façon élégante ce smicard de la politique a quitté celle-ci, et pour quoi faire, on se dit
que la boîte-à-gifles serait une bien bel objet à dénicher aux puces...

Pour l’essentiel, ce texte oblige tout particulier à ne vendre que deux fois l’an. Il commence à être appliquée, et les « faux-professionnels » ont eu la possibilité de devenir des vrais en adoptant le statut d’autoentrepreneur.

Une source de revenus pour de nombreuses associations

Résultat, les vide-greniers continuent de fleurir. Fleurir étant le mot, tant les couleurs des gens et des objets s’y voient. Couleurs variées comme la nature des vendeurs, des acheteurs et des objets.

De plus, ils sont une bonne source de revenus pour de nombreuses associations socio-culturelles, et une possibilité pour bien des familles pauvres de vivre moins mal.

Quel plaisir de voir ces dernières au grand complet parmi un bric-à-brac parfois récupéré à la déchetterie (la plus grande brocante de France !), vivre un dimanche ensemble au grand air plutôt que collées à la télé ou en vadrouille dans un centre commercial, se faisant des envies impossibles ou se ruinant en achats à crédit !

Et une belle occasion de rencontres populaires. Ceux qui en font le savent : les vide-greniers sont d’abord des fêtes de ce qui est précieux en nos temps d’égoïsme ; la rencontre toutes classes sociales brassées, les Le Quesnoy pouvant tenir stand pile à côté des Groseille.

Faire des économies et de lutter contre le gaspillage

Vendeurs professionnels et non-professionnels se côtoient : les pros allant tôt le matin faire des affaires chez les amateurs (quelques goujats « éventrent les caisses », mais de moins en moins) qui en retour vont sur leurs stands pour se faire des idées de prix.

Ça discute, ça échange des tuyaux, et les acheteurs, tout à leur passion, ne sont pas les derniers à faire circuler les idées : c’est ainsi que votre serviteur a appris que ce qu’il prenait pour un entonnoir géant en verre était en fait un écrémoir, l’ancêtre de l’écrémeuse !

Ils sont, avec les dépôt-vente et surtout les Emmaüs ou assimilés (notamment les Trocantons en Loire-Atlantique, une entreprise de réinsertion pratiquant le recyclage et la vente), une façon maline de lutter contre le gaspillage, de faire face à la crise en pouvant consommer sans se ruiner (votre serviteur s’est payé un costard-cravate-chemise comme neuf pour... 7 euros).

Aller plus loin
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    • Lavengeancedelapelouse-
      • Posté à 19h39 le 30/05/2010
      • Internaute 114476
        chômeur

      Sujet intéressant.

      Les vides greniers, et aussi bien les puces de certaines villes, permettent en effet un apport de revenus non négligeable. Sur le plan de l’écologie, il est vrai que cette pratique du recyclage (vieille idée des années 70) est très importante.
      Ceci dit, la récup’ s’effectue partout, et pas seulement dans des déchetteries : en 15 ans, je n’ai jamais mis les pieds dans une déchetterie : nos villes regorgent d’objets, de vêtements, de meubles, etc....jetés tous les jours.
      Neufs, de marques, cassés, il y a de tout. Il faut faire le tour d’une ville une seule fois au moins dans sa vie durant un petit mois pour mesurer la masse de tout ce qui est jeté, avec raison ou pas. Deux exemples : il y a 3 mois, environ, je suis sorti pour m’acheter une baguette de pain. L’oeil aiguisé, j’aperçois un sac de supermarché rempli de ce qui semblait être des vêtements : ce sac contenait 4 costumes de marques (pantalon et veste Ungaro,notamment) neuf ou comme neuf. Il y a un peu plus longtemps, je me rendais souvent dans le 3 ème arrondissement de Paris ; là bas, j’ai à plusieurs reprises pu récupérer des sacs (soit de voyages, soit des sacs « poubelles ») remplies de fringues de « marques » (donc facilement négociables) dans des états quasi neufs. Suffit de se servir. Je ne parle pas des livres, de la vaisselle, lecteur de DVD, lampes, cafetière, meubles, etc...allègrement jetés lors des déménagements.
      Et c’est la même chose dans les villes de province. Lorsque j’ai commencé à faire de la récup’, certaines personnes de mon entourage avait du mal croire que tout ce que je trouvais provenait de la rue, jusqu’à ce qu’il essaient eux-mêmes ou m’accompagnent parfois.

      • A déménagé le 2 mai 2011
        A déménagé le 2 mai 2011 répond à Lavengeancedelapelouse-
        Délinquante au coin de la rue
        • Posté à 20h24 le 30/05/2010
        • Internaute 26137
          Délinquante au coin de la rue

        Les déchetteries des petites villes ou villages sont sympas aussi.

        Ma sœur a eu une expérience intéressante : elle trouve à la déchetterie de son village un joli sac à mains qu’elle récupère pour le vide-grenier prévu le dimanche suivant.
        Elle le nettoie, et découvre dans une pochette sur le côté un joli billet de... 500 francs ! !
        Elle a vendu le sac et gardé le billet ; -))

        • Lavengeancedelapelouse-
          • Posté à 20h47 le 30/05/2010
          • Internaute 114476
            chômeur

          Oui, bien sûr, je ne doute pas du tout que les déchetterries regorgent soit de bonnes affaires, ou de belles surprises ; c’est juste que je n’ai jamais pratiqué ces lieux.

          Anecdote pour anecdote, très recemment, en bas de chez moi, dans ce que je suppose être un déménagement, j’ai trouvé un bocal empli de centimes d’euros (des cuivres) et de pièces étrangères. Concrètement, il y avait dans les pièces étrangères une douzaine de pièce commémorative américaine en état supérieur (classification des numismates, dont je fais partie) , que j’ai revendu pour 4 euros le lot et cinq euros environ de pièces en cuivre. Cela parait peu, mais, si on y réfléchit, cela revient au même que trouver un billet de 10 euros par terre, ou de gagner une heure de boulot...( :)). Hier, j’ai récupéré un vieil ampli pionner et d’autres petites choses : je sais que je vais vendre cet ampli 15 à 20 euros : deux heures de boulot, ou un gros billet trouvé sur le sol de la rue, c’est kif-kif...( ;))

          Ceci dit, là, votre soeur, elle a eu du bol ; mais, au regard de ce que j’ai pu trouver dans la rue en 15 ans, je ne m’étonne plus de rien. Ce que je sais, c’est que l’on développe une sorte de « sens » visuelle aiguisé, lorsque l’on pratique la récup’ dans la rue. Une sorte d’alerte sensorielle...on sait que tel regroupement de « poubelles » au loin, à trente mètres, mérite que l’on s’y attarde, par exemple. On sait, en passant en vélo quil faut s’arrêter en sortant du boulot en apercevant une personne poser un meuble près d’une poubelle. On s’arrête, on soulève le couvercle, et paf, au dessus, il y a des bouquins, des objets, etc....

           
          • framboise92
            framboise92 répond à Lavengeancedelapelouse-
            essayons pour voir.
            • Posté à 07h41 le 31/05/2010
            • Internaute 24519
              essayons pour voir.

            Bonjour,
            En temps qu’ institutrice en maternelle, ce fut pour moi un lieu de prédilection ! Aménager ma classe avec mon abnégation de fouilleuse de poubelles .
            (voir le livre « Maîtresse détresse » de Nancy Bosson)

          1 autres commentaires
    • LienRag
      • Posté à 19h15 le 30/05/2010
      • Internaute 34767

      Sujet intéressant mais article tout de même limité...
      Si la convivialité est effectivement intéressante, aller imaginer que les barrières de classe sont abolies le temps d’un après-midi est plus que de la licence poétique !

      Dans un pays où la ségrégation spatiale est aussi forte qu’en France, les vide-greniers de quartier regroupent logiquement des gens de même horizon social. Et s’il arrive effectivement que des prolétaires s’égarent dans des vide-greniers qui ne sont pas de leur monde, ils ne sont pas virés à coup de pierre certes, surtout s’ils ont l’intention d’acheter, mais le ménagement avec lequel ils sont traités est assez directement proportionnel à la façon dont ils restent à leur place...

      La différence d’ambiance est très nette entre les vide-greniers de riches, où l’ambiance est souvent très détendue (lorsqu’il s’agit de vide-greniers familiaux en particulier, où le prix des objets vendus est quasiment sans enjeu pour des classes moyennes supérieures qui jouent à la marchande), où on ne cherchera pas à vous arnaquer sur la marchandise, et les vide-greniers de quartier populaires où à côté des familles se trouvent nombre de semi-professionnels, où on sent que sous le marchandage se joue bien plus la survie de secteurs paupérisés que le plaisir du doux commerce, et où l’âpreté au gain de certains et l’absence de scrupules d’autres ou des mêmes donne une ambiance nettement plus tendue.

      Quand aux professionnels qui viennent rafler à bas prix, le matin avant le début de l’affluence, tout ce qui a de la valeur, ils tiennent plus du parasitisme que du commensalisme dans l’affaire.

      Reste qu’effectivement sur le plan écologique les vide-greniers sont probablement plus efficaces que les systèmes de type « freecycle », puisqu’ils regroupent acheteurs et vendeurs en un seul lieu, limitant donc les déplacements.

      • Lavengeancedelapelouse-
        Lavengeancedelapelouse- répond à LienRag
        chômeur
        • Posté à 20h12 le 30/05/2010
        • Internaute 114476
          chômeur

        Je vous rejoins dans l’idée naïve que les barrières de classes ne s’évanouiraient que de manière illusoire, ou seulement très provisoire, lors des vides greniers.

        Ceci dit, je n’ai jamais constaté que les « prolétaires » soient plus mal traités que n’importe qui, aussi bien en tant que vendeurs ou qu’acheteurs, lors des vide greniers. Pourtant, j’en ai fais beaucoup, dans différentes villes de France. Mais bon, cachun son expérience...

        Ensuite, que les « pros » viennent rafler -ou tenter de rafler- le matin ce qui est rare, cela fait partie du jeu : il ne faut pas oublier qu’un vide grenier, c’est quand même du commerce. On se fait avoir une fois ; puis on apprend à jouer avec ces gens : ils paient plus cher ou ils n’ont rien ( :)).

        Perso, ce que j’apprécie dans ce type de « commerce », c’est que l’on est sans intermédiaire. En recyclant, on part de rien, on gagne un peu de fric, et, aussi, il arrive souvent que l’on fasse plaisir : parce que ce que l’on propose n’est pas cher et que cela dépanne vraiment bien. Un exemple : en bas de chez moi, un libraire spécialisé en B.D, chez qui j’achetais mes B.D, a déménagé. Il ne savait alors que faire de quelques centaines de picsou et autre mickey magazines. Il me les donne. Je n’imaginais guère en tirer beaucoup d’argent ( c’est pas le but, dans ce cas) ; mais, vendre à des parents pour leur gamin qui se tient à côté, avec dans son regard encore présent un imaginaire en alerte, un lot de dix de ces magazines (qui finissaient sinon à la poubelle) pour 1 euro, cela a fait plaisir à chacune des parties concernées.
        Le gamin repart, tout content, et l’échange, malgré la dimension économique de celui-ci, demeure bien humain. C’est pareil pour des lots de fringues pour enfants, par exemple.

      • A déménagé le 8-10
        A déménagé le 8-10 répond à LienRag
        Auteur(e) de l'article nc
        • Posté à 20h52 le 30/05/2010
        • Internaute 1001
          nc

        « Sujet intéressant mais article tout de même limité... »

        Mais c’est ça, Rue89 : des articles qui permettent aux lecteurs d’enrichir, ce que vous faites !

        J’ai bien conscience d’avoir fait court et d’avoir un peu forcé sur la peinture rose, sur le « poétique ». C’est en bonne partie parce que ralbol de la sinistrose, de focaliser sur ce qui va mal, sur ce qui se délite dans notre pays de plus en plus cabossé. Alors si je peux montrer un endroit où ça va mieux, je fais. Pas pour masquer, hein, pas pour jouer à « panem et circenses » en barrant « panem » comme fait le pouvoir et ses médias. Mais parce que, à mon âge et avec mon expérience, je crois plus aux petite révolutions qu’à la grande, parce que tout ce qui réunit les gens, même modestement, même imparfaitement, vaut mieux pour eux que ce qui les isole. Moi, je n’ai pas besoin de FB pour me faire de nouveaux amis*, pour avoir des conversations qui parfois dépassent l’objet de la transaction : je n’ai pas oublié cette dame qui fouillait des cartons de photos à la recherche de sa mère génétique…

        Il y a quinze ans que je fais dix à quinze vide-greniers par an (et depuis que je suis passé auto-entrepreneur, tous les dimanches). Principalement dans des petites villes ou des villages de campagne, de 20 à 200 vendeurs). Et dans ces endroits, désolé LienRag (non, heureux) mais la mixité je la vois. Jamais ce mépris silencieux que vous voyez (le « ménagement » à géométrie variable). VG de riches, je sais pas ce que c’est, sauf si vous pensez qu’on est riche dès qu’on n’est plus rmiste mais employé, prof ou coiffeuse. Je ne suis pas encore allé faire de vg dans des quartiers populaires mais vous me donnez envie de voir ce que vous dites.

        Mais je ne crois pas que les professionnels y fassent de vraies affaires : ce n’est pas chez les pauvres des villes que vous allez trouver des objets de brocante. Ne pas s’emballer non plus sur les « affaires » : croyez-moi, on en fait un fois tous les trente-six du mois et ce qui est acheté n’est pas vendu ipso facto.

        J’ajoute que de plus en plus de gens, et c’est heureux, savent comment trouver la valeur d’un objet avec internet. Résultat : certains amateurs vendent plus chers que les pros !

        PS Freecycle reste intéressant pour les encombrants et à cause de la gratuité. Notion, je veux bien l’admettre, parfaitement choquante pour les winners !

        * Il y a quinze jours, dans un endroit où je n’avais jamais mis le pieds, je suis reparti avec deux cadeaux : une assiette « Terre de fer » et une bouteille de pommeau !

    • A déménagé le 2 mai 2011
      A déménagé le 2 mai 2011
      Délinquante au coin de la rue
      • Posté à 20h18 le 30/05/2010
      • Internaute 26137
        Délinquante au coin de la rue

      J’étais une acharnée au début (c’était encore les francs !) et j’avoue avoir fait un peu de sous, peut-être aussi un peu « arnaquée » par les professionnels qui adorent venir le matin tôt voir ce que vous déballez de la voiture.
      On ne connaît pas forcément le prix réel de ce qu’on vend, mais c’est le jeu.

      Maintenant, depuis l’euro, certains vendeurs sont passés de l’objet à 1 franc à l’objet à 1 euro, ce qui n’est pas tout à fait la même chose ! ; -)
      Mais on promène, c’est coloré, un peu poussiéreux aussi ! !

      Par contre, je continue à y acheter des livres : un vieux Marcel Pagnol, le dernier Chattam, il y a du choix quelquefois !

    • telemaque50
      • Posté à 22h11 le 30/05/2010
      • Internaute 10420

      En contre partie..ceux qui payaient patentes, les vrais brocanteurs ont été floués..pendant des années, ils payaient leurs charges, alors que des particuliers ne payant aucune charges faisaient le même metier et étaient concurrents, jusqu’a même acheter en salles des ventes ! !
      Donc concurrence déloyale
      Il y eut des décrets et autres lois. sous la pression d’un syndicat de brocanteurs.rien n’y fît...
      L’état avait évidemment intérêt a laisser courir..
      Travailler plus pour gagner plus n’était il pas sa devise ! ,
      N’empêche que.... les vrais brocanteurs ont pour la plupart disparus
      Les soit disant « “vides greniers” ont tués une profession !
      alors que l’on n’y trouve rien..sauf les conneries de mauvais gouts achetés en solderies et des habits pour marmots du super marché voisin.. Les vrais brocanteurs avaient au moins l’intérêt de présenter une marchandise interessante et d’avoir une certaine culture de l’objet
      Moi le Dimanche matin je dors...

      • revilio
        revilio répond à telemaque50
        roc de fenestre
        • Posté à 01h24 le 31/05/2010
        • Internaute 95204
          roc de fenestre

        la culture de l objet.....tu as parfaitement raison,cette notion là est ’en voie de disparition ,comme les brocanteurs dont je fais encore partie ...pour combien de temps..... ? ? ? ? ?

        • telemaque50
          telemaque50 répond à revilio
          • Posté à 01h41 le 31/05/2010
          • Internaute 10420

          Il y en a evidemment encore, mais bon, ca semble désormais assez galère
          bon courage

      • Lavengeancedelapelouse-
        Lavengeancedelapelouse- répond à telemaque50
        chômeur
        • Posté à 03h11 le 31/05/2010
        • Internaute 114476
          chômeur

        N’importe quoi...

      • Waldeck
        Waldeck répond à telemaque50
        Le désenchantement, c'est (...)
        • Posté à 08h03 le 31/05/2010
        • Internaute 36864
          Le désenchantement, c'est (...)

        -« Les soit disant “‘vides greniers’ ont tué une profession !”

        Pfffff, c’est comme dire “les Restos du Cœur ont tué la Gastronomie Française”.

        Les “déballeurs” du dimanche ne paient peut être pas patente, mais ils offrent gracieusement une animation dans un quartier, un village, une rue.

        Et puis le lot de Légos et Playmobils , la collection d’encyclopédie Atlas trouble-t-elle la vente de la commode Louis XV et de l’armoire normande ?

        “Faire” un vide-grenier, c’est décoller à 5 h 00 du matin le dimanche, trouver une place pour la voiture, repérer l’emplacement, véhiculer à pied la “marchandise” qu’on a préparée la veille, mettre en place ( mettre en valeur) des objets qu’on peut être achetés 15 jours auparavant dans un autre V.G.

        Non , ceux qui déballent leurs postiche ne mettent pas en péril l’économie mondiale.

        Il y a plus de similitude entre Sarkozy et Madoff, qu’entre un déballage sur le trottoir et une échoppe de Broc du Village Suisse (Paris 15ème)

      • lancetre
        lancetre répond à telemaque50
        • Posté à 22h17 le 01/06/2010
        • Internaute 18658

        De deux choses l’une :

        1) ou bien on ne trouve rien de valable dans les vide-greniers : dans ce cas, ils ne font pas concurrence aux brocanteurs ! Le public qui achète un meuble, un bibelot ou un tableau ancien, en centaines ou milliers d’euros, n’est pas du tout le public des vide-greniers ! Autant écrire que Lidl fairt de la concurrence déloyale à Fauchon !

        2) ou bien on y trouve effectivement de l’ancien : et dans ce cas, qui achète à dix euros, à 5 heures du mat,pour revendre en boutique à 400 euros l’après-midi même ? Ce ne seraient pas les brocs, par hasard ?

        L’épouvantable mauvaise foi des brocs, qui pestent contre les vide-greniers mais en sont les premiers clients, m’insupporte.

        Et d’où sortez-vous qu’ils auraient disparu ?

        Brocanteurs et antiquaires pullulent !

        • telemaque50
          telemaque50 répond à lancetre
          • Posté à 22h25 le 01/06/2010
          • Internaute 10420

          A mon pauvre monsieur.. vous faites donc aussi de l’économie souterraine pour être si vindicatif..
          Vous lisez trop de romans d’aventures, changez donc de lecture.

           
          • lancetre
            lancetre répond à telemaque50
            • Posté à 22h36 le 01/06/2010
            • Internaute 18658

            Lecture ?

            Hanxuema, de Serge Fréchet, en série Noire.

            Sinon, ce que je vous raconte, c’est du vécu.

            J’ajoute un point : comme les bouseux, les commerçants ne cessent de se plaindre d’être victimes de concurrence déloyale.

            Mais, comme les bouseux, depuis des décennies, les commerçants votent massivement à droite.

            Or, la droite , c’est la concurrence libre et non faussée.Que le plus fort gagne ! Barre-toi de mon herbe ! Pousse-toi de là que je m’y mette ! « Casse-toi, pauvre con ! » comme le dit si bien l’élu des boutiquiers.

            Il faut savoir ce qu’on veut !

          1 autres commentaires
    • A déménagé le 02-02-2012-2
      • Posté à 22h57 le 30/05/2010
      • Internaute 82025
        non connue

      Pour ceux que ça intéresse, et qui fréquentent brocantes et autres, vous trouverez sur le site suivant tous les évènements, y compris les mini vide-greniers dans les bleds les plus improbables :

      Lien

      (Je m’en sers souvent)

    • ritondecaen
      ritondecaen
      Chauffeur de maître
      • Posté à 02h07 le 31/05/2010
      • Internaute 115854
        Chauffeur de maître

      Les vide-greniers c’est sympa, on peut se faire un peu de thune en revendant des vieilles ou moins vieilles choses.
      A l’achat, certains objets sont plus chers sur e-bay et moins chers dans les VG, et vice-verça.
      Normalement, on ne doit pas dépasser 2 vide-greniers par an, certains organisateurs sont plus sévères là-dessus, d’autres plus cool.
      Une fois même, on m’a demandée une déclaration sur l’honneur ! !
      Les transactions sur e-bay ont l’avantage qu’on peut les faire de chez soi ou au boulot.
      Pour bien vendre faut se lever tôt, mais attention aux margoulins qui viennent au cul du fourgon pendant que vous déballez pour acheter vos trucs pour presque rien.
      Reste plus qu’à espérer qu’il fera beau et que les clients seront nombreux !

    • Tropicaleyes
      Tropicaleyes
      Jean-Christophe, En Slim, (...)
      • Posté à 09h26 le 31/05/2010
      • Internaute 95001
        Jean-Christophe, En Slim, (...)

      Moi j’aime bien faire la brocante, y’a le contact avec les gens, la négociation et puis on fais le tri, gagne un peu d’argent et permet de vendre a des gens ou des collectionneurs des produits a des bons prix.

      Et puis je l’avoue j’aime bien faire des prix fort aux bobos ! Les cons c’est les plus facile a entubés hihihih ^^

      • guerzit-
        guerzit- répond à Tropicaleyes
        Incomprenant majeur
        • Posté à 10h30 le 31/05/2010
        • Internaute 28472
          Incomprenant majeur

        « Et puis je l’avoue j’aime bien faire des prix fort aux bobos ! Les cons c’est les plus facile a entubés hihihih ^^ »

        N’empêche qu’apparemment ils ont mieux réussi leur vie que toi, hein, ces cons de bobos...

        • Tropicaleyes
          Tropicaleyes répond à guerzit-
          Jean-Christophe, En Slim, (...)
          • Posté à 10h39 le 31/05/2010
          • Internaute 95001
            Jean-Christophe, En Slim, (...)

          C’est sûr que naitre avec une cuillère en or dans la bouche, ça aide pour plus tard. Après je crache pas sur leur réussite, j’ai des amis, collègue bobos, j’en ai sauté qq une aussi, mais bon j’aime bien les entuber lol

          Maintenant il est clair que je les aime pas, vu que ils ne font que du mal autour d’eux.

           
          • Autre raleur
            • Posté à 10h52 le 31/05/2010
            • Internaute 39310

            Vous avez des amis bobos et vous n’aimez pas les bobos. Ah. C’est quoi au fait un bobo pour vous ?

            • Tropicaleyes
              Tropicaleyes répond à Autre raleur
              Jean-Christophe, En Slim, (...)
              • Posté à 10h54 le 31/05/2010
              • Internaute 95001
                Jean-Christophe, En Slim, (...)

              Hors-sujet à l’article, on parle de la brocante ici.

              Oui j’ai des amis bobo, mais l’amitié va au-dessus des valeurs sociales, politiques, culturelles.

              • Autre raleur
                • Posté à 11h09 le 31/05/2010
                • Internaute 39310

                Ah. Je ne comprends toujours pas comment vous levez la contradiction entre « Je n’aime pas les bobos » (que je comprend comme je n’aime aucun bobo, parce qu’ils sont bobos justement) et « J’ai des amis bobos » (qui entraine que vous aimez certains bobos).

                A moins que vous ne soyez capable d’aimer quelqu’un tout en ne l’aimant pas. A moins que « je n’aime pas les bobos » signifie en fait « je n’aime pas le côté bobo des bobos ». A moins que ... Bref, si pouviez préciser le sens de votre penseé, qui n’est pas claire pour moi.

                Et puis si vous pouviez préciser le sens que vosu donnez à « bobo », qui est un mot fourre-tout, utilisé par exemple sur le site du Figaro pour dénigrer toute personne s’attachant, par exemple, au devenir des prisonniers.

          • guerzit-
            guerzit- répond à Tropicaleyes
            Incomprenant majeur
            • Posté à 10h54 le 31/05/2010
            • Internaute 28472
              Incomprenant majeur

            « vu que ils ne font que du mal autour d’eux. »

            Mouais... Ça c’est de la jalousie, pas des faits... J’ai pas souvenance d’une coalition internationale de bobos spéculateurs mangeurs de petits enfants...

            Je sais que ca aide à se construire les mythes mais faut pas leur donner trop d’importance... Ça rend pas intelligent...

            • Tropicaleyes
              Tropicaleyes répond à guerzit-
              Jean-Christophe, En Slim, (...)
              • Posté à 10h56 le 31/05/2010
              • Internaute 95001
                Jean-Christophe, En Slim, (...)

              Certain quartier ont explosé au niveau loyer, prix m² à l’achat ! parce que ils se sont installés.

              Après c’est un tout, mais comme j’ai dit sur un autre post à côté, je juge le style de vie, pas la personne

              Stp retourne au sujet now

              • guerzit-
                guerzit- répond à Tropicaleyes
                Incomprenant majeur
                • Posté à 11h07 le 31/05/2010
                • Internaute 28472
                  Incomprenant majeur

                « Stp retourne au sujet now »

                C’est pas ca le sujet ? La prise de pouvoir des nouveaux riches sur les bons vide-grenier d’antan où qu’on était bien entre pauvres mais qu’on se connaissait que que bon hein, les riches......

                J’avais du me gourer...

                J’ajouterai si vous le le permettez que si « Certain quartier ont explosé au niveau loyer, prix m² à l’achat ! parce que ils se sont installés. », il convient d’en vouloir aux responsables, les proprios, histoire d’user a bon escient de votre indignation sélective...

          6 autres commentaires
    • telemaque50
      • Posté à 10h45 le 31/05/2010
      • Internaute 10420

      Je vois qu’il y a ici des brocanteurs occasionnels, deballeurs de vides greniers.
      qui vont défendre bec et ongles leur économie souterraine.....
      Je ne reproche rien a ceux qui font cela pour gagner un peu plus...mais il y a aussi parmi eux de vrais faux professionnels qui font du tord aux brocanteurs qui eux payent des charges sociales et sont déclarés comme tels

    • Brainycrow
      Brainycrow
      Dubitatif radical
      • Posté à 11h00 le 31/05/2010
      • Internaute 79627
        Dubitatif radical

      « De plus, ils sont une bonne source de revenus pour de nombreuses associations socio-culturelles, et une possibilité pour bien des familles pauvres de vivre moins mal.

      Quel plaisir de voir ces dernières au grand complet (...) vivre un dimanche ensemble au grand air plutôt que collées à la télé ou en vadrouille dans un centre commercial, se faisant des envies impossibles ou se ruinant en achats à crédit !

      Et une belle occasion de rencontres populaires. Ceux qui en font le savent : les vide-greniers sont d’abord des fêtes de ce qui est précieux en nos temps d’égoïsme ; la rencontre toutes classes sociales brassées, les Le Quesnoy pouvant tenir stand pile à côté des Groseille. »

      Méfiez-vous : il n’y a apparemment pas grande distance entre un certain enthousiasme (justifié, par ailleurs) et la condescendance.

      • Albufera
        Albufera répond à Brainycrow
        Observateur.
        • Posté à 12h11 le 31/05/2010
        • Internaute 29241
          Observateur.

        Vous avez raison de le souligner. On devine hélas ce qui se cache sous le tapis des bons sentiments. Lire que PMB se félicite -sans rire et sans complexe- de voir les familles pauvres ensemble au grand air » dans les vides greniers... On est à mi-chemin entre Emile Zola, les dames patronnesses, les oeuvres de monsieur le curé et d’ Amélie Poulain, surtout. J’ image que pendant que les pauvres sont au grand air hors de la mine dans les vides greniers -« ensemble » ! - ils ne boivent pas, ne trompent pas leurs femmes, ne couchent pas avec des hommes et ne désirent pas de Rolex. La vraie vie, quoi... On est pas très loin des salauds de pauvres qui hanteraient les centre-commerciaux ou se perdraient en regardant la télé. Et des salauds de bobos qui dépouilleraient les pauvres des trésors accumulés sans qu’ ils n’ en sachent rien. Bref le lieu de tous les fantasmes. On t’ a reconnu Christine Boutin ! Sors la tête de PMB !

        • A déménagé le 8-10 2
          • Posté à 16h47 le 31/05/2010
          • Internaute 41917
            nc

          Quand on poste sur Rur89, a fortiori quand on écrit un article, on s’expose à la critique, au mépris voire à l’insulte (ce qui, pour cette dernière au moins, n’est pas le cas ici), c’est la règle du jeu.

          Je ne vais donc pas pleurer ou pousser des cris de pucelle outragée en me voyant accuser de condescendance (salut Brainycrow) et pire (ha oui, zêtes dur Al) de boutinisme.

          Ni non plus tendre la deuxième joue.

          Surtout que je sais mieux que mes critiques, pour être dans ma propre peau, comment je suis en matière de condescendance. Et ne suis pas.

          Quant aux pauvres… Albufera, je meurs d’envie de vous retourner le compliment en vous faisant dire que vous aimez les voir solitaires, bourrés, congneurs, cocus, pétés par les crédits et crevant d’envie d’avoir une Rolex (pas de chance pour vous : j’en connais plus d’un qui ne rêve pas de Rolex). Je peux, dites ?

          Pauvre, je l’ai été, longtemps, trop, et j’arrête sinon je vais montrer du Zola. Donc, les leçons là-dessus, je passe mon tour.

          (A la relecture, je réalise que mon ton euphorique peut prêter à moquerie. Peut-être aurais-dû faire dans le cynique et le sinistre, j’aurais reçu l’adhésion des gens à qui on ne la fait pas et qui ne font rien ? - mais non, pas vous Brain et Al, qui luttez certainement et plus efficacement que moi pour un monde meilleur !)

          PS Et à part ça, Albufera, si vous avez mieux et surtout plus concret à nous proposer comme façons de vivre moins « fantasmes », moins connes et moins tristes, allez-y, je suis toute ouie.

          Edit : ce n’est pas moi qui vous ai nazé.

           
          • cébéa
            cébéa répond à A déménagé le 8-10 2
            brocanteur
            • Posté à 22h00 le 31/05/2010
            • Internaute 115940
              brocanteur

            Je suis un professionnel assumé et pire, j’en suis fier. Mon travail consiste bien, comme votre boucher, votre boulanger ou MM. Leclerc ou Auchan, à acheter pour revendre plus cher.
            Je n’en ai pas honte.

            Pire, je suis un professionnel responsable d’un syndicat national et d’une association professionnelle.
            Qui l’un et l’autre ont effectué de véritables enquêtes sur la réalité ou non du paracommercialisme dans notre métier.
            Il faut cesser de rêver : le paracommercialisme est énormément présent depuis plus de vingt ans.

            La preuve ?
            Quand Ritondecaen écrit « Une fois même, on m’a demandée une déclaration sur l’honneur ! ! ». Celle-ci devrait être systématique dans tous les vide-greniers, elle est inscrite dans la loi ( décret du 9 Janvier 2009 ).
            De même les registres d’organisateurs de vide-greniers ne sont pas tenus : entre 2007 et 2008, nous avons enquêté auprès de 29 Préfectures ( après avoir du faire intervenir la Commission d’ Accès aux Documents Administratifs ) sur le dépôt des registres. Pour les deux années, moins de dix pour cent des registres avaient été déposés.
            Bref, depuis toujours les vide-greniers ont été des zones de non-droit et la situation aujourd’hui, depuis ce fameux décret de 2009, est pire : il n’est plus possible de contrôler quoi que ce soit.

            Alors oui, les brocanteurs ont pris une sacré claque. Beaucoup de confrères ont préféré plier bagage, parfois dans des conditions difficiles. Notre profession vit des moments très durs qui ne sont jamais évoqués par la presse. C’est le jeu : aujourd’hui, l’essentiel des journalistes écrivent pour vendre du papier et notre profession incontestablement n’est pas dans l’air du temps donc non-vendeuse. Pire, elle ose penser que les politiques sont les premiers responsables de cet énorme travail au noir …

            Il nous reste pourtant une force, même si nous sommes aussi des commerçants : pour l’essentiel nous faisons ce métier par passion, par amour du beau ou de l’incongru, du rare ou de l’historique et que l’argent et donc ce fameux bénéfice dont il nous est tant fait reproche ne reste jamais qu’un outil.

            Contrairement au « videgreniertiste » ( qu’il me soit pardonné ce néologisme effroyable … mais que j’aime bien ) pour qui l’argent est le but ultime.

            PS : pour en savoir un peu plus sur ce que font les professionnels qui se battent pour exercer normalement leur métier ( et si cela ne contrevient pas aux règles de Rue89 ) on peut se rendre sur notre forum Lien

            • A déménagé le 8-10
              A déménagé le 8-10 répond à cébéa
              Auteur(e) de l'article nc
              • Posté à 22h48 le 31/05/2010
              • Internaute 1001
                nc

              Puisque je suis passé professionnel, je peux comprendre ce que vous ressentez. Ne serait-ce que « acheter pour revendre plus cher ». Et, bien sûr, l’amour du beau et de l’incongru. J’ajoute que, même du temps où j’étais non-déclaré, j’avais de bonnes relations avec nombre de professionnels : je leur donnais de « tuyaux » sur ce qu’ils ignoraient et je leur achetais si ça me convenait (on va encore me reprocher ma « condescendance » !).

              La claque que prennent les brocanteurs, bien réelle, n’est pas due aux seuls « vide-grenieristes ». Elle vise tout le monde, et est liée à la crise, qui fait que les gens se restreignent sur les achats de loisir. Quand il y a deux ans je rentrais le dimanche soir avec 150 euros de bénéfice, là je suis content si c’est 70. Et c’est plus souvent 50 ou 40. Y a-t-il beaucoup de gens qui acceptent de passer huit dix heures dehors le dimanche (et je ne parle pas du temps passé dans la semaine à chiner ici et là pour alimenter le stock) pour 7 euros de l’heure ?

              • ritondecaen
                ritondecaen répond à A déménagé le 8-10
                Chauffeur de maître
                • Posté à 23h42 le 31/05/2010
                • Internaute 115854
                  Chauffeur de maître

                J’ai un cpoain broc qui m’aide à déballer dans les vide-greniers, je l’aide aussi, il me dit également qu’il gagne 6 ou 7€ de l’heure pour 10h de boulot par jour. Il fait ça parce que ça le passionne. Il m’a dit que pour continuer, il faut avoir une fortune personelle ou alors une femme fonctionnaire LOL !

          3 autres commentaires
    • mercipourtout
      mercipourtout
      libraire en grande précarité
      • Posté à 23h30 le 31/05/2010
      • Internaute 115946
        libraire en grande précarité

      C’est formidable les vide-greniers. Grâce à eux, maintenant, je touche la prime pour l’emploi. Grâce à eux, maintenant, il me reste 350 euro par mois un fois que j’ai payé mon loyer et tout ce qui va avec... Grâce à eux, je ne peux plus cotiser pour ma retraite complémentaire... Alors qu’il y a 15 ans, j’étais content avec l’équivalent de 1100 euro net... Ben oui, je suis un salaud de « pro », depuis plus de 15 ans ; je découvre maintenant que je suis traité de « parasite » par un gentil internaute plus haut ; c’est vrai, c’est vachement sympa, tous les commerçants sont des salauds de parasites, n’est-ce pas ? Les commerçants qui financent les allocations familiales et toutes les autres choses dont vous profitez. Je vois que la haine débile envers les commerçants est généralisée. Quand ils auront tous disparus, à qui vous en prendrez-vous ?
      Sachez que tous les « pros » que vous voyez soi-disant rafler les « bonnes affaires » sur vos manifestations chéries sont à 99 % des fonctionnaires, des salariés, des retraités aisés qui ont tout simplement décidé de voler le métier des commerçants, en toute impunité, comme ils ont de l’argent à investir.
      Tous les gros stands que vous prenez pour des stands de « pros » sont tenus en réalité par les mêmes personnes, des profiteurs du système.
      Renseignez-vous, vous verrez. Tous vous sortiront l’alibi de la « collection » alors qu’en réalité ils font du bizness et toujours du bizness.
      Ces gens là venaient se vanter autrefois de leurs « affaires » à mon magasin, avec un aplomb et une méchanceté sans bornes ; ils venaient faire « estimer » leurs trouvailles afin de les revendre sur internet ; cela a fini par me rendre malade (dépression).
      J’ai vu presque tous mes confrères arrêter les uns après les autres, démoralisés, écoeurés.
      J’ai perdu presque toute ma clientèle de magasin qui se rue maintenant sur les vide-greniers, « réservés aux particuliers » (sic), certains faisant plus de 200 km par week-end pour « chiner ». La « bonne affaire », la « bonne affaire » !
      A croire qu’ils ne payent pas le carburant pour y aller !
      Et moi, je ne vais pas sur les vide-greniers, trop de haine envers les « pros », trop de commerce au noir, trop de marchandise volée.
      Ces manifestations devraient être supprimées, trop de dérives et trop de dégâts pour l’économie du pays.
      Elles n’existaient pas il y a vingt ans et on s’en passait très bien, alors que c’était déjà la « crise » et ce depuis les années ’1970.
      Tous les alibis, la convivialité, l’animation communale, la lutte contre le gaspillage, les économies (sic), la « crise » (re-sic) sont des leurres, voire des mensonges.
      Dans ma spécialité, nous ne sommes plus que deux dans le département alors qu’il y a vingt ans nous étions sept.
      Et dans ma spécialité, les revendeurs au noir sont au moins quinze, il ne se cachent même pas ! ! ! ...

    • lancetre
      • Posté à 22h21 le 01/06/2010
      • Internaute 18658

      Un bon livre sur le sujet, écrit par un connaisseur :

      Hanxuema, par Serge Fréchet, Série Noire.

      Il y a Chine et chine...

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