Epibag, le sachet de sandwich sans contrefaçon
Message du sachet de sandwich. ![]()
« Message à notre ami lecteur : 23 ans de publications sur la France nous amènent à vous dire NE COPIEZ PAS EPIBAG, mais rejoignez-nous !
Vous gagnerez en qualité, efficacité pour le respect du boulanger et pérennité du concept. »
Derrière Epibag, la directrice Claire Warnon, et des régies publicitaires. Claire Warnon a racheté en 1987 un concept original à un ami : le sac à pain publicitaire. Un sachet distribué gratuitement aux boulangers, entièrement financé par la publicité imprimée recto/verso.
Chaque année, Epibag distribue 15 à 20 millions de sacs dans les boulangeries. « Si j’en vis depuis 23 ans, c’est que ça marche très bien ! », affirme sa fondatrice. « Je me souviens même d’un procès où un homme prétendait être à l’origine du concept, un imposteur », poursuit-elle, de la rancune dans la voix.
L’annonceur en contact direct avec le consommateur
Scan du sachet de sandwich de Julien Martin. 
- Nutella, diffusé dans 160 villes,
- Uniqlo, marque de vêtements japonaise qui cherchait à se faire connaître en 2005.
Commentaire de Florian Gibault de Tac-tic média :
« Ça peut paraître étonnant de mettre des vêtements sur du pain. Mais ils cherchaient à s’implanter facilement en France.
Il suffisait de faire de la publicité sur ce que les gens consomment tous les jours. Ici, l’aliment de base est le pain. Ça a fait parler d’eux.
Dans la même veine, on propose aussi d’imprimer des publicités sur des sets de table, des panneaux en entreprise, un packaging de chocolat...
Les annonceurs veulent des réseaux publicitaires différents des médias de masse, en contact direct avec les consommateurs. »
Dans le domaine public depuis treize ans
Mais pourquoi cette adresse au « lecteur » ? « Le message d’alerte ? Il a toujours été là », raconte Claire Warnon. Il s’adresse d’abord aux pilleurs.
Le concept Epibag est une marque déposée. Le copier expose donc à des poursuites, d’après le code de la propriété intellectuelle.
« Ces quelques lignes mettent en garde des sociétés isolées qui commencent à s’implanter un peu partout parce qu’elles trouvent l’idée originale. Il n’y a pas d’agressivité dans ce message.
Je veux simplement que les sociétés fassent appel à nous ou deviennent nos partenaires. »
Mouais. En fait, le concept du sachet est tombé dans le domaine public depuis treize ans, d’après M. Olivo, fondateur de Mediabag. Ce concurrent, l’un des quinze (petits) en France, précise :
« Editer de la pub sur un sac à pain, c’est un peu comme éditer de la pub sur un panneau d’affichage. Une procédure judiciaire lancée par Epibag ne serait pas valable.
Plus encore, le message sur les sacs veut faire peur aux concurrents. Mais ça ne donne pas une bonne image de l’objet. Claire Warnon, c’est un peu l’ayatollah du sac à pain ! »
Pour Florian Gibault de la régie publicitaire, le message s’explique autrement :
« Pour nous, un consommateur peut être un client de demain, un annonceur. Il doit savoir qu’il y a des règles à respecter pour ce genre de publicité, des règles alimentaires. »
Des règles alimentaires ? Élémentaire : le sac doit pouvoir être mangé, même si c’est généralement involontaire (mâchoires malhabiles).
« Pour fabriquer ce genre de publicité, il faut un papier et une encre alimentaires avec des normes très strictes. Pour ne pas que les gamins qui croquent dedans tombent malades ! »
Le message s’adresse aussi aux boulangers. Claire Warnon se targue de les « respecter ». Sous-entendu, c’est ce que ne fait pas la concurrence : ceux qui ne font pas gaffe au papier avalé et qui, désorganisés, n’assurent pas un approvisionnement sans accroc de leur clients.
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Déchoukeur
Déchoukeur
Pourquoi pas un « papier » mangeable ? C’est à dire un support fin comme du papier ou presque, dans un genre de pâte à crêpe, que l’on pourrait même imprimer avec de la sauce tomate ou du boudin ? Julien Martin pourrait vendre ainsi à la criée des « nouvelles fraiches » et se nourrir à l’heure du repas avec les invendus. En ces temps de crise il faut savoir faire flèche de tout bois.




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