A qui appartiennent les écoles privées ?
La question posée par funsocier a à la fois une dimension juridique (droit de la propriété) et « immobilière » (à qui appartient le bâtiment de l’école).
« Les écoles privées en France sont majoritairement associatives », résume El Gaucho. Comme le souligne le riverain Pierre Eudes, les écoles privées peuvent être religieuses ou laïques. Dans l’enseignement primaire et secondaire, elles peuvent être sous-contrat avec l’Etat ou hors-contrat.
Les différents types d’écoles privées
Explications sur le site du ministère de l’Education nationale :
« [Dans le cadre d’un établissement sous-contrat], les pouvoirs publics prennent en charge tout ou partie des dépenses de fonctionnement des établissements privés, en échange d’obligations de service public. »
Les écoles sous-contrat sont par définition à but non-lucratif et sont soumises à un contrôle plus étendu de l’Etat.
95% des écoles privées sont catholiques et sous-contrat, explique l’historien Bruno Poucet, professeur à l’université d’Amiens et auteur du livre « La liberté sous contrat, Une histoire de l’enseignement privé ». « La plupart sont sous-contrat avec l’Etat, sans quoi les frais de scolarité sont très élevés. »
Cas de figures
Le cas le plus courant est qu’une association (loi 1901) possède à la fois l’école et son bâtiment. Bruno Poucet évoque un fonctionnement à deux structures, l’association propriétaire louant l’école à une association de gestion. Lorsque l’école est sous-contrat, c’est l’association de gestion qui reçoit les fonds de l’Etat.
L’historien énumère les autres possibilités :
« Certaines écoles sont la propriété d’individus, même si c’est assez rare. Il arrive aussi que des congrégations religieuses soient directement propriétaires d’une école. Dans ce cas, l’école en tant qu’institution et le bâtiment appartiennent à l’association de gestion qui agit au nom de la congrégation. »
Il arrive parfois, affirme Bruno Poucet, qu’une ville loue ses locaux à une association possédant une école privé, même si c’est assez rare.
« Pas de bénéfices mirifiques »
Autre cas de figure évoqué par l’historien, les écoles à but lucratif, hors-contrat :
« C’est ce qu’on appelle couramment les “ boîtes à bac ”, qui préparent les élèves à des examens en un temps réduit. »
Ces écoles privées, comme le fameux Ipesup, agissent notamment dans l’enseignement supérieur pour préparer à différents concours.
Enfin, les écoles « de type patronal » appartenant à des entreprises (par exemple des SARL), existent aussi même si elles sont moins courantes aujourd’hui.
« Dans la majorité des cas, être propriétaire d’une école privée est une charge plus qu’autre chose, ce n’est pas là qu’on peut faire des bénéfices mirifiques », conclut Bruno Poucet.
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émigrant potentiel
émigrant potentiel
Bonjour,
D’après ce que j’en sais il faut distinguer plusieurs catégories.
1- les écoles religieuses vs écoles laïques
2- les écoles sous-contrat vs les écoles hors contrat
1 et 2 peuvent se combiner.
En règle générale le personnel enseignant et une partie des équipements des écoles sous contrat est financé par les collectivités. Souvent, mais pas toujours, la contrepartie de cette « subvention » est une ouverture à un large public c’est à dire pas forcément des élèves sélectionnés sur critères confessionnels.
Les écoles hors-contrat sont les « vrais » écoles privées. On y trouve des choses extraordinaires. Cherche un peu sur le net des « cours » sur Paris, regarde les programmes, les méthodes et surtout la liste des anciens élèves. Tu seras surpris...
Et oui, il y en a qui on compris depuis longtemps que l’enseignement sous-contrat -public ou religieux- trop occupé à faire du social ne développe plus assez les talents. Beaucoup de grands noms sortent des écoles privées (les vraies).
Si tu veux savoir quels sont les établissements sous contrat que tes impôts financent, une petite recherche sur le site de ton rectorat te permettra de connaître leur nom et leur évaluation. Mais si tu es du genre « contribuable sensible à où va mon argent », je te déconseille cette démarche.




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