tribune 15/05/2010 à 00h22

Crise grecque : il faut assujettir la Banque centrale européenne

Alexandre Gerbi | Ecrivain

L’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE) a été inscrite dans le marbre du traité de Maastricht de 1992. La crise grecque nous confronte à l’absurdité du principe, et à son extrême dangerosité.

L’euro, jusqu’à récemment, oscillait entre 1,35 et 1,40 dollars, après avoir touché un plus haut à 1,60 dollars en 2008. Depuis les différentes péripéties de la crise grecque, il ne vaut plus que 1,26 dollars. Certains s’en inquiètent.

Or sachant qu’il y a huit ans, l’euro-monnaie a été introduit à la quasi-parité avec le dollar, et qu’il a chuté ensuite jusqu’à ne plus valoir que 0,86 dollar en 2002, on mesure qu’à ses niveaux actuels, l’euro est plutôt bien portant, en dépit de son récent, et encore limité, dévissage.

A quand une dévaluation de l’Euro par la BCE ?

Pour aider la Grèce, l’Union européenne, ou plutôt la zone euro, en particulier la France et l’Allemagne, mais aussi l’Espagne et surtout le Portugal, sont conviés à jouer les bailleurs de fonds. Une façon, qui se veut habile, de court-circuiter le petit jeu auquel se livrent les agences de notation.

Solidarité touchante, mais étrange quand on sait que l’Espagne et le Portugal sont plutôt mal en point, et menacés de dégradation par les très redoutées agences de notation basées à Wall Street, par ailleurs point de départ de la crise financière mondiale...

A ce stade, une question s’impose : à quel niveau d’émission de valeur « sans contrepartie » (c’est-à-dire sans bons du trésor en échange, contrairement à la pratique habituelle) la BCE provoquerait-elle une dévaluation de l’euro comparable à celle que la crise grecque a provoquée pour l’instant, soit dix à vingt centimes ?

Des centaines de milliards d’euros à injecter dans des grands travaux

Autrement dit, si la BCE n’était pas indépendante, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et leurs partenaires de la zone euro pourraient commander à Jean-Claude Trichet quelques dizaines, et probablement quelques centaines de milliards d’euros pour commencer, sans craindre de dévaluation excessive de l’euro sur les marchés.

Il faudrait pour cela que la France, l’Allemagne et leurs partenaires de la zone euro s’engagent à injecter ces sommes non seulement dans le sauvetage de l’Etat grec, mais aussi le lancement de grands travaux à travers toute l’Europe (par exemple dans la construction de centrales nucléaires, de champs d’éoliennes en mer ou de panneaux solaires géants dans le Sahara), et surtout de vastes politiques de développement éducationnel et social en direction de l’Afrique.

Avec pour objectif, notamment, dans plusieurs pays favorables à cette expérience-pilote, de scolariser d’ici dix ans 100% de la jeunesse dans les conditions qui, jusqu’à présent, ne bénéficient qu’à une bourgeoisie très minoritaire.

De sorte que, si l’opération est concluante, elle puisse être étendue à l’ensemble des populations d’Afrique, afin que celles-ci profitent au plus vite, et dans les faits, des mêmes normes que l’Europe dans les domaines scolaires mais aussi sociaux. Afin de les aider à devenir, enfin, des Etats stables et des marchés solvables.

Eviter les dangers de la planche à billets

Bien entendu, cette manne financière, sans contreparties autres que morales, garantie par le politique et permise par l’assujettissement de la BCE, devrait être utilisée avec le souci permanent que chaque euro injecté soit créateur de richesse ou de bien-être humain et/ou matériel, selon un plan scrupuleusement chiffré et respecté.

Pour que la monnaie se trouve affermie par l’émission assurée par la BCE plutôt qu’amollie et finalement dangereusement dévaluée, sur fond d’inflation galopante. Pas question de connaître le syndrome de l’Espagne et des torrents d’argent venus d’Amérique, il y a quelques siècles. Car tel est l’écueil, bien connu des économistes, du recours à la « planche à billets »...

Le continent noir mérite une aide exceptionnelle

Les marchés européens étouffent d’être à la fois globalement suréquipés et démographiquement faibles. Ils sont parvenus au point où se croisent les courbes de la saturation, certes relative, du marché et de l’affaissement humain inhérent à une dénatalité européenne qui sévit depuis des décennies.

A court terme, l’état de sous-production que connaît l’industrie européenne devrait contribuer à limiter, voire à déjouer durablement tout impact inflationniste lié à l’émission de monnaie « sans contrepartie ». A moyen et long terme, l’Afrique, avec ses immenses richesses naturelles et son formidable dynamisme démographique, permet d’espérer de nouveaux marchés.

En même temps, l’histoire de son largage par l’Europe (dans le cadre de la prétendue « décolonisation ») et du néocolonialisme, après des siècles de flétrissures contre le Nègre, de l’esclavage au colonialisme en passant par le racisme « scientifique », fait mériter au continent noir une aide exceptionnelle par son ampleur et, si l’on ose dire, par son esprit. Pour tenir enfin la promesse de la civilisation universelle, nourrie de toutes les facettes du génie humain, depuis les antiques sagesses jusqu’aux Lumières modernes.

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 14h24 le 15/05/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Crise grecque : il faut assujettir la Banque centrale européenne.

    Il faut, faut qu’on, il n’y a qu’à etc.

    tous les spécialistes n’ont que ces mots à la bouches dans les débats en ce moment..

    mais qu’en disent les politiques, et les financiers ?
    qu’en pense le bon peuple ?

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 13h48 le 15/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    La banque centrale européenne....se GAVE d’actifs pourris de la Grèce ? ...comme les banques Françaises ? ...des milliards d’euros ! qui ne valent plus rien ?
    Question...jusqu’ou...d’après vous faut il aller ?
    L’économie MONDIALE...est dans le ROUGE ?

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 13h52 le 15/05/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    Au moment où tout s’effondre, tout le monde a bien le d’y aller de sa combine et de ses rêves les plus utopiques. Ce charmant article, se basant sur une remise en cause radicale du Traité de Maastricht en fait partie...
    « J’ai ma combine... »

  • Hulk
    Hulk
    Gros con de droite
    • Posté à 14h34 le 15/05/2010
    • Internaute 108405
      Gros con de droite

    Génial !

    Pour mettre fin à la crise, il suffit de créer quelques centaines de milliards d’euros et de les donner aux africains.

    On se demande pourquoi personne n’y avait pensé avant...

    Il y a là de quoi faire un beau roman de science-fiction.

    • christobal0094
      christobal0094 répond à Hulk
      citoyen du monde
      • Posté à 16h04 le 15/05/2010
      • Internaute 77671
        citoyen du monde

      Il commence pas mal... et puis il derape gravement

      etr en rajoute une couche sur le bienfait de ne plus produire. En gros financons l’Afrique pour qu’elle devienne enfin un vrai marche.
      Ah mais, pas question d’aller acheter les calicots chinois.

      la premiere lecon de ces 2 dernieres annees, soulignee en gras par le fracas grec, c’est la faillite du dogme du marche global : faites ce qu’on vous dit, faites comme nous vous deviendrez riche et gros comme nous.

      ca marche pas.

  • arctus
    arctus
    Toujours vivant - pas pour (...)
    • Posté à 16h42 le 15/05/2010
    • Internaute 89769
      Toujours vivant - pas pour (...)

    L’indépendance opérationnelle de la BCE réduit les chances de deux types d’erreurs politiques : l’inflation et l’instabilité économique. Premièrement, il empêche les gouvernements de succomber à la tentation d’utiliser la banque centrale pour financer les déficits budgétaires. Deuxièmement, elle permet aux décisionnaires de regarder au-delà du court terme, en leur permétant d’évaluer (à long terme) les effets de leurs mesures de politique monétaire sur la stabilité des prix et de l’emploi.

    Remettre en cause l’indépendance de la BCE serait remettre l’avenir de l’économie dans les mains des politiques.
    La question qui se poserait alors serait : dans les mains de qui ? - De quel état « souverain » ?

    C’est une consolidation fiscale qu’il faut à l’europe. Une union fiscale pour que marche l’union monétaire.

    • papy55
      papy55 répond à arctus
      prof. en province
      • Posté à 17h05 le 15/05/2010
      • Internaute 24237
        prof. en province

      Sans vouloir (ou pouvoir) prendre position sur le fond de l’article.

      Vous dites :
       »....Remettre en cause l’indépendance de la BCE serait remettre l’avenir de l’économie dans les mains des politiques.
      La question qui se poserait alors serait : dans les mains de qui ? - De quel état « souverain » ? .... »

      Actuellement l’avenir de l’économie est dans les mains de qui ?

      Les financiers sans âme, les politiques, la nébuleuse qu’on appelle le marché, ....... ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

      • arctus
        arctus répond à papy55
        Toujours vivant - pas pour (...)
        • Posté à 18h12 le 15/05/2010
        • Internaute 89769
          Toujours vivant - pas pour (...)

        Dans la nébuleuse qu’on appelle le marché, il y a aussi le « bon peuple » qui spécule (toujours trop tard) dans le même esprit que les financiers, c’est à dire avec cupidité.
        Une bulle financière débute toujours par la spéculation (penser que le marché va changer de direction) de gens trés avisés, puis par des gens moins avisés ; pour atteindre enfin un état irrationnel lorsque le plus grand nombre se met à investir quand il voit que tout le monde s’enrichit (en général, lorsque les medias en font leur titres).
        On ne peut pas toujours rejeter la faute sur les autres. Goldman Sachs, la banque que l’on montre du doigt aujourd’hui, avait prévenu ses clients que les choses allaient se gater deux mois avant la crise de 2007. Personne n’a écouté !
        Il n’existe pas d’argent facile. Et le « bon peuple » a tendance à se laisser porter par des promesses qui sont aussi toxiques que leur irresponsabilité. A chacun de gérer un peu son argent en y prétant un minimum d’attention. Un minimum aurait suffit à éviter la violence de cette crise. Et l’abscence de cupidité de TOUS, aurait évité tout bonnement la crise .

        Pour ce qui est de l’indépendance de la BCE, le fait qu’elle le reste permet que les décisions soient prises à long terme alors que les politiques pensent souvent à trés court terme. C’est un des avantages.

         
        • Sakae Osugi
          Sakae Osugi répond à arctus
          abstentionniste réfractaire
          • Posté à 22h01 le 15/05/2010
          • Internaute 101522
            abstentionniste réfractaire

          « Dans la nébuleuse qu’on appelle le marché, il y a aussi le “bon peuple” qui spécule (toujours trop tard) dans le même esprit que les financiers, c’est à dire avec cupidité. »
          y en a plein parmi le « bon peuple » qui seront vachement heureux d’aprendre qu’ils spéculent aec cupidité alors qu’ils n’ont pas un radis de côté...Ah,non,c’est vrai,ceux là,c’est « la france d’en bas »,donc le « mauvais peuple »...salauds de pauvres irresponsables et cupides qui spéculent sur le bénéfice tellement mérité de nos chers « décideurs »...ils n’ont qu’à s’enrichir comme tout le monde ou crever...Ben voyons...

          franchement obscène ton commentaire,vu la situation...

          • arctus
            arctus répond à Sakae Osugi
            Toujours vivant - pas pour (...)
            • Posté à 23h14 le 15/05/2010
            • Internaute 89769
              Toujours vivant - pas pour (...)

            Vous me faites dire ce que je n’ai pas dit.
            C’est votre cinéma, pas le mien !

        • Dede11
          Dede11 répond à arctus
          Desinformaticien
          • Posté à 13h26 le 17/05/2010
          • Internaute 98311
            Desinformaticien

          Dans la nébuleuse qu’on appelle le marché, il y a aussi le « bon peuple ».

          Ou surtout les banques qui elles se chargent de spéculer avec l’argent de nos comptes, sans nous demander notre avis.

          • arctus
            arctus répond à Dede11
            Toujours vivant - pas pour (...)
            • Posté à 13h35 le 17/05/2010
            • Internaute 89769
              Toujours vivant - pas pour (...)

            Comme pour les politiques, les banques sont les intermédiaires du « bon peuple ».
            En revanche, les agences de notations qui « vendent » leurs notes aux plus offrant - là, il y a un gros problème.

        • kikekoi
          kikekoi répond à arctus
          toujours de bonne foi
          • Posté à 13h50 le 17/05/2010
          • Internaute 29279
            toujours de bonne foi

          un autre intérêt est d’avoir petit à petit la mainmise sur la politique des états souverrain.
          les financiers dirrigent donc les programmes de pseudo démocratie avec des acteurs de pubs comme bouc émmissaire ( bien rémunérés)

          • arctus
            arctus répond à kikekoi
            Toujours vivant - pas pour (...)
            • Posté à 14h17 le 17/05/2010
            • Internaute 89769
              Toujours vivant - pas pour (...)

            J’ai rien compris !

            • kikekoi
              kikekoi répond à arctus
              toujours de bonne foi
              • Posté à 14h55 le 17/05/2010
              • Internaute 29279
                toujours de bonne foi

              les actions politiques sont subbordonnées aux exigences des groupes financiers.
              les elections sont des leurre qui calment les peuples et leur font croire à une responsabilités dans les choix
              les hommes politiques sont des comédiens rompus aux techniques de communications signent des accords dont ils ne sont pas auteurs

              • arctus
                arctus répond à kikekoi
                Toujours vivant - pas pour (...)
                • Posté à 15h08 le 17/05/2010
                • Internaute 89769
                  Toujours vivant - pas pour (...)

                Si le « leurre » c’est 65% de types qui votent pour un mec et se retrouvent 35% après trois ans - j’appelle cela 30% de crétins qui n’ont pas fait leur boulot de recherche et se sont gentiment laissés berner par des promesses mirobolantes !

                • kikekoi
                  kikekoi répond à arctus
                  toujours de bonne foi
                  • Posté à 15h31 le 17/05/2010
                  • Internaute 29279
                    toujours de bonne foi

                  que notre président actuel soit le prototype du leurre ne changent rien
                  aucun homme politique européen qu’il soit de gauche ou de droite n’échappe à cette règle.
                  le lauréat d’un parti, en position pour chercher à être élu a d’abord dû :
                  faire l’unanimité en discréditant ses concurrents au sein de son groupe politique, pour cela il doit s’attirer le soutien du monde financier et industriel.
                  cela lui apporte une crédibilité affichée dans les médias, et une respectabilité auprès des électeurs qui attendent encore le petit père de la nation.
                  discréditer les champions de l’autre camp et donc encore une fois donner des gages de fidélité au monde industriel et financier.
                  il ne faut pas croire que le repas du fouquet’s n’aurai pas eu lieu en cas de victoire de Royal ou Bayrou, mais mieux éduqués ils l’auraient fait en un autre jour et dans un autre endroit

        9 autres commentaires
      • arctus
        arctus répond à papy55
        Toujours vivant - pas pour (...)
        • Posté à 18h42 le 15/05/2010
        • Internaute 89769
          Toujours vivant - pas pour (...)

        Il m’arrive de penser que Descartes, ce génie qui s’était enfui de son pays pour aller écrire des pages mémorables sur la bétise d’un peuple (qui n’a, d’ailleurs, toujours rien compris) était parfois, un doux réveur. Il n’y a pas en effet que le bon sens qui soit au monde la chose la mieux partagée. La bétise y trouve aussi son lot ; à la différence que les gens semblent en désirer plus qu’ils n’en ont.
        Hein Papy ? - C’est ti pa que les gens sont bêtes ?

         
        • papy55
          papy55 répond à arctus
          prof. en province
          • Posté à 19h03 le 15/05/2010
          • Internaute 24237
            prof. en province

          Je vous rappelle que je précise dans mon commentaire initial que je ne prends pas position sur le fond de l’article !

          Vous semblez absoudre Goldman Sachs et ses semblables pour leur éventuelle responsabilité dans la crise qui secoue actuellement l’économie. Les coupables se trouveraient dans le « bon peuple » !

          Il y a sans doute des spéculateurs dans le « bon peuple », encore faudrait-il en situer les contours ! Spéculateurs conscients de l’être (quelques uns), et spéculateurs sans le savoir (beaucoup) !

          Votre argumentation suprême, citer Descartes et surtout employer un ton familier à mon égard dans le but d’apporter une forme de discrédit au contenu de mon commentaire, je ne fais pas partie des gens sérieux donc mes interrogations sont forcément simplistes et populistes !

          • arctus
            arctus répond à papy55
            Toujours vivant - pas pour (...)
            • Posté à 23h20 le 15/05/2010
            • Internaute 89769
              Toujours vivant - pas pour (...)

            Je ne cherchais pas à vous offenser Papy, juste à mettre un peu de complicité dans notre débat. Veuillez m’excuser !

            Je ne cherche pas à absoudre - J’explique ce qu’est la « spéculation ».
            En fait ce n’est que l’art de savoir quand les tendances vont s’inverser.
            Quand, par exemple, l’indice (la moyenne des performances boursières) des 40 plus grandes entreprises françaises - ce que l’on appelle le CAC 40 - fait plus de 60% de hausse cette année, l’homme avisé qui est un peu raisonnable et responsable de son argent se dit « ca ne devrait pas monter plus haut, je vends ! »
            En revanche l’homme cupide, soit investit à ce moment là en se disant « je vais faire du pognon comme mon voisin », soit garde ses actions en espérant qu’elles monteront plus haut.
            Mais ca s’écroule ! - parce que la cupidité est un vilain défaut.

            Le « bon » spéculateur, dans ce cas est le premier - l’homme sérieux !
            Celui qui s’occupe de son argent et sait que la situation va s’inverser.

            Il est certain qu’il existe des supports financiers qui vous permettent de jouer la bourse à la baisse comme à la hausse. Mais c’est légal ! Et ce sont nos gouvernants (donc nous, le « bon peuple ») qui avons accepté que ces lois passent et nul est censé ignoré la Loi.

            • Wildleech
              Wildleech répond à arctus
              révolutionnaire en devenir
              • Posté à 05h02 le 16/05/2010
              • Internaute 81842
                révolutionnaire en devenir

              L’investisseur choisi un projet, le soutien par son investissement et en tire bénéfice.
              L’investisseur est prudent et surveille le projet car son investissement peut être perdu en cas d’échec.
              Un lien se créé entre l’investisseur et le projet, chacun d’eux gagne quelque chose avec se lien. C’est une symbiose.

              Le spéculateur n’a que faire des projets.
              Seul son bénéfice l’intéresse, même si celui-ci se fait au détriment de l’objet de son investissement.
              Il ne soutien rien puisqu’il se retire du projet à la moindre rumeur négative ou que son bénéfice pourrait être plus important ailleurs.
              Le spéculateur est un parasite.

              Il est vrai que des politiques lâches et irresponsables ont permis le retour des spéculateurs.
              Le système financier, ivre d’argent facile, a favorisé la spéculation et par la même occasion a rendu le simple investissement plus risqué.

              Comment confondre le « bon peuple » (les gogos ?) avec ses dirigeants ?
              Quand le choix qui est offert est bonnet blanc ou blanc bonnet.
              Quand la protestation faute de choix (abstention ou vote blanc) est ignorée.
              Quand les dirigeants présents cooptent leurs éventuels successeurs.
              Quand l’incompétence des anciens ou des nouveaux n’est pas sanctionnée (ne parlons pas de la malhonnêteté).

              • arctus
                arctus répond à Wildleech
                Toujours vivant - pas pour (...)
                • Posté à 11h49 le 16/05/2010
                • Internaute 89769
                  Toujours vivant - pas pour (...)

                Le « bon peuple » est le reflet de ses dirigeants ; en particulier le jour des élections.
                Le « bon peuple » est cette entité qui se jette avec frénésie sur un candidat qui lui promet monts et merveilles (le cooptant a plus de 60%), puis soudain « découvre » que la bête n’est pas si merveilleuse et ne représente plus que 35% de satisfaits. Tant pis pour lui, mais qu’il ne vienne pas l’ouvrir !

                Le « bon peuple », c’est ce fonctionnaire grec qui, en toute sincérité affirme avoir vécu de manière « vertueuse » toute sa vie - n’ayant jamais pris un sou de plus qu’il ne lui était du - et qui se voit aujourd’hui obligé de remboursé l’état grec.
                Mettant de coté le fait que son train de vie, bien au dessus de ce qu’il pouvait escompter, était financé par la corruption dudit gouvernement. Détournements successifs des prêts de la communauté européennes (« commissions occultes ») qui permettaient de gonfler lesdits salaires, et de « gentiment » éliminer toute forme de contestation. Tout le monde y trouvait son compte.
                Le principe même de la corruption !
                Irresponsable et vertueux le fonctionnaire grec ? - j’en doute ! - Il a, inconsciemment (de manière irresponsable) ou non, participé à la grande magouille ! Et ce n’est pas prêt de s’arréter (avec ce qu’onest en train de leur balancer).
                Je vous parie que si, à force d’aller sur les barricades, il conserve son statut d’antan, il trouvera cela tout à fait normal ! Ce sera un nouveau concept : « l’austérité dans la continuité ». Une avancée « sociale ». Et surtout, ne pas avoir à y regarder de plus près !

                Et j’en passe sur les exemples du « bon peuple » vertueux, prêt à chercher des noises à tous sauf à lui même. Prêt, comme toujours, à aller sacrifier (dans un bain de sang) sur l’autel de son irresponsabilité.

                En revanche, vous soulevez un point fondamental !
                Le vote blanc.
                Il est inadmissible qu’un projet de loi datant de 2003 n’ait pas encore été passé devant le sénat. Inadmissible que nous n’ayons que la honte de devoir nous abstenir pour montrer notre désaccord. Une honte sans autre pareil !

              • arctus
                arctus répond à Wildleech
                Toujours vivant - pas pour (...)
                • Posté à 12h33 le 16/05/2010
                • Internaute 89769
                  Toujours vivant - pas pour (...)

                Quant à la spéculation, elle aura eu l’avantage de mettre à jour toute cette corruption.
                Les politiques voudraient mettre les banquiers en première ligne - mais ce sont eux (donc nous), leurs lois et leurs pratiques douteuses qui ont permit ce disfonctionnement pour le peu inquiétant.
                Il faudrait voir à leur remuer le derrière pour qu’ils s’attèlent à régler tout cela et pas juste à faire les beaux sans résultats.

                La spéculation à TOUJOURS servie à mettre en avant ce qui ne fonctionnait pas et, le plus souvent, empéché que cela n’aille jusqu’au point de non retour.
                Cette fois, il est vrai, la limite est atteinte et, nul ne sait si nous ne l’avons pas dépassée.
                Le tout est de savoir si l’on recule devant l’obstacle ou si on essaie de le repasser !

                C’est la spéculation sur la livre anglaise, tant décriée, qui a déclenché en chaine (dans les années 80) toute une série d’évènements dont l’apogée est décrite dans le film Wall street. L’angleterre était alors une vieille dame poussiéreuse dont les entreprises (souvent « de famille ») étaient en léthargie et produisaient plus de chomage qu’autres choses. Avec l’effondrement de la livre est venue le temps des vilains spéculateurs qui ont rachetés, puis dépecés ces dinosaures (jettant, par la même des milliers de personnes au chomage). Et puis l’onde de choc s’est propagée au reste du monde - faisant découvrir aux gens l’horreur que ces prédateurs engendraient. En fait, derrière tout cela se batissait la révolution des années 1980-2000. En peu de temps (du moins, dans les pays anglo-saxons) le chomage était complètement résorbé et commencait l’ère de la révolution technologique.

                Alors, les spéculateurs, des salauds sans âme - certainement ! - mais des parasites - pas si sur !

                Faut-il voir dans cette spéculation d’aujourd’hui, la chance de mettre à bas la politique corrompue et innéficace de nos dirigeants ! - L’occasion est là !
                Mais, de grâce, nous pouvons le faire de manière sereine. Nous avons tous les outils (pour combien de temps encore ?) pour nous faire entendre.

              • Orwelle
                Orwelle répond à Wildleech
                sarko-verdose.bbactif.com
                • Posté à 19h55 le 17/05/2010
                • Internaute 62370
                  sarko-verdose.bbactif.com

                Le « bon peuple » responsable de l’action du gouvernement, c’est l’argument cynique invoqué par un lèche-bottes de sarkozy pour justifier le plan de rigueur imposé aux Grecs.
                Alors que, comme vous le dites, le peuple doit choisir entre bonnet blanc et blanc bonnet.
                Qui plus est, avec le non-respect d’une proportionnelle intégrale, des votes blancs, avec des lois électorales iniques, le charcutage de carte électorale, le mépris des scrutins, les politiques font en sorte que la voix du peuple ne soit surtout pas respectée, et que le « bon peuple » ne se déplace même plus pour voter.

            • Dede11
              Dede11 répond à arctus
              Desinformaticien
              • Posté à 13h33 le 17/05/2010
              • Internaute 98311
                Desinformaticien

              Et surtout à la nano-seconde. Cela fait plusieurs années que les spéculateurs volontaires du « bon peuple » compte pour des prunes.

              Faire des millions d’opérations boursières à la secondes, avec notre argent, pour retirer quelques dixièmes de centimes par opérations, voila la réalité du « marché ».

              Où quand l’argent est la matière première pour faire de l’argent.

              • arctus
                arctus répond à Dede11
                Toujours vivant - pas pour (...)
                • Posté à 13h37 le 17/05/2010
                • Internaute 89769
                  Toujours vivant - pas pour (...)

                Depuis toujours !

                Et quoi ? vous voulez revenir au boulier ?

                • Dede11
                  Dede11 répond à arctus
                  Desinformaticien
                  • Posté à 13h45 le 17/05/2010
                  • Internaute 98311
                    Desinformaticien

                  Ben oui, si c’est par l’achat de mes actions en bourses, soutenir une fabrique de jouets en bois du Jura.

                  Investir en bourse, c’était faire un pari sur l’avenir d’une société. Avec l’achat et la vente d’action par millions à la seconde, c’est faire le pari que mon ordinateur et plus rapide que celui du voisin. Rien à voir avec l’économie réelle.

                  • arctus
                    arctus répond à Dede11
                    Toujours vivant - pas pour (...)
                    • Posté à 15h46 le 17/05/2010
                    • Internaute 89769
                      Toujours vivant - pas pour (...)

                     ? ! ? ! ? !

                    Maintenant, vous pouvez aller voir un fabricant de boulier dans le Jura et lui proposer de prendre des participations dans sa société, sans passer par le marché (réservé aux grandes entreprises). Vous toucherez des dividendes d’action sur ladite société et une possible plus-value sur la revente de vos actions.
                    Vous pouvez aussi y aller en char à boeuf.

                    Si vous désirez revenir dans le passé, tout est possible.
                    Mais, ce sera toujours le futur qui sera le plus dur à conquérir.

                    Quant à cette « moralisation dégoulinante » dont sarkozy se fait le chantre (sans que j’y crois une seconde), si l’on commencait par se moraliser soi-même, je pense qu’il y aurait bien des changements. Les autres ont trop souvent bon dos !

                    • Orwelle
                      Orwelle répond à arctus
                      sarko-verdose.bbactif.com
                      • Posté à 19h53 le 17/05/2010
                      • Internaute 62370
                        sarko-verdose.bbactif.com

                      Pourquoi mépriser le passé ? Le présent, la « modernisation », les « réformes » à la sarkozy sont-ils si admirables ?
                      Le plus dur et la meilleure chose qui puisse nous arriver, ce serait de fermer la Bourse.

                      • arctus
                        arctus répond à Orwelle
                        Toujours vivant - pas pour (...)
                        • Posté à 20h15 le 17/05/2010
                        • Internaute 89769
                          Toujours vivant - pas pour (...)

                        Commences déja par éteindre ton ordinateur ! - ca en mettra un coup à la « modernisation ». Après, on ferme la Bourse et puis Microsoft, Google, IBM (le fabricant de la plupart des composants de ton ordinateur) etc, etc. Et puis, les chinois et les indiens (+ de la moitié du globe) vont s’arréter aussi en hommage à ta grande sagesse française et à tes « lumières » qui inondent l’univers.

                        Vas-y, commence ! - Eteins et jettes ton ordinateur !
                        N’oublies pas de faire une dernière video sur YouTube en expliquant ton geste et postes là - Ca devrait faire un tabac.

                        • Orwelle
                          Orwelle répond à arctus
                          sarko-verdose.bbactif.com
                          • Posté à 18h38 le 18/05/2010
                          • Internaute 62370
                            sarko-verdose.bbactif.com

                          Pour répondre à votre « argumentaire », fermer la Bourse n’empêcherait pas les usines de tourner.

                          Mais pourquoi me tutoyez-vous ?

                          • arctus
                            arctus répond à Orwelle
                            Toujours vivant - pas pour (...)
                            • Posté à 19h02 le 18/05/2010
                            • Internaute 89769
                              Toujours vivant - pas pour (...)

                            Ah non ? - Comment croyez vous qu’elles se financent ?

                            Je suis désolé de vous avoir tutoyé - C’est vrai ! , je n’ai jamais gardé de cochons !

                            • Orwelle
                              Orwelle répond à arctus
                              sarko-verdose.bbactif.com
                              • Posté à 01h22 le 19/05/2010
                              • Internaute 62370
                                sarko-verdose.bbactif.com

                              Si la bourse se contentait de financer les investissements, il n’y aurait pas de raison de s’en passer. Le problème est que la bourse permet aussi la spéculation des fonds de pension et des banques, que les actionnaires trop gourmands en viennent à détruire les emplois et des entreprises qui marchent. Alors, au lieu que la bourse soit au service de l’entreprise, c’est maintenant l’entreprise qui est au service de la bourse.
                              Je suppose qu’elle n’est pas indispensable et qu’un autre mode de financement est viable, parce que cette fermeture est la solution envisagée par un économiste, Frédéric Lordon, dans un article du Monde diplomatique.
                              On y lit que les petites et moyennes entreprises non cotées font l’écrasante majorité de la production et de l’emploi, donc que la majorité de la production et de l’emploi se passe parfaitement de la Bourse, que l’essentiel des fonds propres ne vient pas de la bourse mais des entreprises elles-mêmes, via leurs profits.
                              Lien

                              • arctus
                                arctus répond à Orwelle
                                Toujours vivant - pas pour (...)
                                • Posté à 12h15 le 19/05/2010
                                • Internaute 89769
                                  Toujours vivant - pas pour (...)

                                Et le char à boeuf pollue beaucoup moins que la voiture et l’avion !

                                Et on peut toujours revenir au bon vieux marché du coin comme la vente à bestiaux. C’est sur !

                                En attendant, je vois mal les chinois et les indiens (+ de la moitié de la population du globe) remettre en question la bourse.
                                1. Ils n’ont pas de crise (pour l’instant) - (seule la chine devrait avoir une crise due à une inflation galopante, parceque sa croissance économique est trop rapide !) - Donc, il n’y a pas que la bourse !
                                2. Les épargnants asiatiques rebondissent beaucoup plus rapidement que nous lorsqu’ils perdent en bourse (voir la crise thailandaise de 1997 - ils ont mis moins de deux ans pour s’en sortir et personne n’a gueulé, parceque cela faisait parti du « jeu » - ils s’en sont mis plein les fouilles - ils ont perdus - ils recommencent et ne sont pas mauvais joueurs). Il n’existe pas un asiatique qui pense que la bourse n’est pas un jeu !

                                La bourse a toujours été un endroit ou l’on spécule. Si vous ne voulez pas spéculer, vous n’y allez pas. Rien ne vous empêche de mettre vos billes dans l’entreprise du coin en y prenant des actions , au lieu de les mettre en bourse.
                                Quand vous investissez, vous espérez que ca va monter. Cela implique une spéculation !
                                Le crash de la bourse, c’est le crash des petits épargnants qui croient au père noël ! - Quand tout va bien, personne ne s’étonne - quand tout va mal, tout le monde gueule !
                                Mais c’est tout de même le petit épargnant qui met ses billes là-dedans ! - qui spécule.
                                Personne ne l’oblige !
                                Et puis dernièrement, il y a eu le crash de 2000 ! - Vous croyez qu’ils auraient pu se méfier cette fois ci ? - Non ! la cupidité l’a emportée !

                                Les gens se plaignent - Si ils avaient vendu au bon moment, ils ne seraient pas en train de se plaindre !
                                Prenez l’exemple d’aujourd’hui. La bourse tombe. On va parler de spéculation, d’euro, de vilains banquiers, de méchants traders, etc - Mais elle est tout de même montée de 65% en un an (l’indice CAC 40). Vous ne trouvez pas normal que ca tombe ?
                                Moi j’aurai vendu dès que ca avait atteint + 20%. Parceque je suis « raisonable ». Mais vous avez des crétins aveuglés par la cupidité qui ont investis il y a trois semaines ! - Tant pis pour eux ! Tant pis pour eux !

                                La spéculation est une trés bonne chose qui assainie des situations pourries avant qu’elles deviennent mortelles.
                                Maintenant, allons de l’avant !

                                Mais le véritable problème, ce n’est pas la bourse ou la banque mais le politique qui nous bassine !

                                • Orwelle
                                  Orwelle répond à arctus
                                  sarko-verdose.bbactif.com
                                  • Posté à 16h30 le 19/05/2010
                                  • Internaute 62370
                                    sarko-verdose.bbactif.com

                                  A vous lire, on croirait que la société ne doit pas s’interroger sur le but qu’elle poursuit, que les hommes sont des boeufs qui doivent foncer tête baissée avec pour seul horizon l’argent, le rendement, le bénéfice, la bourse...
                                  C’est sans doute pour cela que vous parlez de char ( !)

                                  Mais pourquoi vivons-nous ? Pour faire du profit ?
                                  Les hommes sont-ils au service de l’économie ou l’inverse ?

                                  Quand on n’envisage la vie que sous un angle financier, il n’y a pas de raison de s’arrêter à la Chine. On peut aussi copier certains pays en développement pour que les patrons aient encore moins de charges, supprimer le droit du travail, instaurer une dictature, faire marcher le peuple à coups de trique. De cette manière, la France deviendrait la meilleure élève de la grande école capitaliste.

                                  Moi, je me moque éperdument des gens qui perdent ou pas en spéculant en bourse. Ce qui m’importe c’est que ceux qui travaillent soient licenciés parce que des actionnaires en veulent toujours plus.
                                  Si ça ne vous dérange pas que le salarié soit la victime d’un système qu’il fait vivre, au profit de parasites, c’est bien triste pour vous, et la conversation s’arrête là.

                                  Quant à la spéculation qui serait une « trés bonne chose qui assainie des situations pourries avant qu’elles deviennent mortelles », on peut pas dire que ça saute aux yeux actuellement avec ce qui se passe en Europe ! ! !

                                  Le mieux serait de lire les économistes.

                                  • arctus
                                    arctus répond à Orwelle
                                    Toujours vivant - pas pour (...)
                                    • Posté à 17h47 le 19/05/2010
                                    • Internaute 89769
                                      Toujours vivant - pas pour (...)

                                    Vous recommencez Orwelle avec votre cinéma !
                                    Je n’ai jamais dit que j’étais pur « foncer tête baissée avec pour seul horizon l’argent, le rendement, le bénéfice, la bourse... »

                                    Je dis seulement que nous avons intérêt à nous magner le popotin pour que ce qui a foiré soit vite réparé.
                                    Parce que ce n’est pas avec Sarko et ses belles promesses que l’on va s’en sortir face à des mecs (les asiatiques) qui n’ont qu’une envie, c’est de nous voir nous bouffer entre nous et qui, pour l’instant, sont en position de force !
                                    C’est tout.

                                    C’est à nous de moraliser la bourse - pas à sarko - vous y croyez encore vous ?
                                    C’est à nous de dire à ces politiques qu’il est temps qu’ils tiennent leurs promesses et arrètent de nous mentir. Qu’il allouent le fric de nos impots de manière à ce que l’on sache ou va le pognon, que le chomage entre 8 et 12% depuis 30 ans cesse (car cela fait 30 ans que patrons et syndicats profitent d’une situation qui permet une quasi-servilité dans ce pays) etc, etc.

                                    Mais, ce que je vois, ce sont des gens qui se plaignent de la bourse, des banquiers, etc !
                                    Oui, mais c’est NOUS (le peuple), qui a merdé ! et des salauds en ont profités.
                                    C’est différent de voir les choses de cette façon !

                                    Quant à mon petit moi, j’ai beaucoup investi dans ma vie et maintenant, j’ai laissé tomber. Mais j’ai toujours investi « raisonnablement ».
                                    J’ai vendu ma bagnole et je roule en vélo (ce qui ne m’empêche pas de prendre l’avion et de ne pas cracher dessus).
                                    Et je vois un monde pour mes gamins comme j’ai vu le monde, aux Etats-unis, dans les années 70 ou l’on s’est bien éclaté et bougé le derrière pour mettre en place la révolution technologique et surtout, changer les mentalités de ces crétins qui gouvernaient.
                                    Aujourd’hui, les employés de Google vont au travail tous les jours en « Friday-wear ».

                                    Mais de la a revenir en arrière, non ! - Ce serait reculer devant sarkozy !

                      • Titonèpalà
                        Titonèpalà répond à Orwelle
                        Titolélàba
                        • Posté à 15h46 le 18/05/2010
                        • Internaute 96315
                          Titolélàba

                        Quelle idée ! ! !

                        Après plus de crise systémique !

                        Pas de « révolte des tapas », plus de gens pour se vouer à la culture d’export alors que chez eux ils crèvent de faim !

                        Pas de profits faramineux réalisés à partie de rien pour seul but de ne rien réaliser sinon des profits !

                        Pas de profiteurs des inégalités sociales !

                        Pas de multinationales pour faire valoir le droit au travail des enfants 16h par jour !

                        Pas de droits aux entreprises de délocaliser et de vous proposer un travail dans ces paradis pour travailleurs, comme la roumanie, aux salaires exhorbitants !

                        Pas de droits aux Africains de se faire joyeusement dépouiller équitablement de leurs pétrole et de leurs diamants !

                        Pas d’actionnaires pour pousser les entreprises à lâcher tous les investissements à long termes car pas assez rentables tout de suite !

                        Pas de financiers pour décider de réduire et encore réduire les effectifs sur des installations dites sensibles afin de gonfler leur bourse et d’augmenter les incidents !

                        Voyons voyons

                        Vous êtes bien rétrograde !

                        La Bourse et ses spéculateurs sont le fer de lance des progrès humains ! ! !
                        Il suffit de croire en ce fabuleux « rêve Américain » qui nous permet à tous de pousser une dame de 96ans au suicide, qui nous permet grâce à Dieu (Katrina) de nettoyer la pauvreté...

        19 autres commentaires
  • achille 4d
    achille 4d
    Basta la Muerte
    • Posté à 17h17 le 15/05/2010
    • Internaute 114415
      Basta la Muerte

    C’est surtout d’un énorme transfert de technologie que les Africains ont besoins .
    Et de formateurs pour apprendre à s’en servir .

  • Shockwave
    Shockwave
    Lecteur
    • Posté à 19h02 le 15/05/2010
    • Internaute 103044
      Lecteur

    Cet article part dans tous les sens, il est complètement décousu.

    Mais revenons à la BCE : assujettir la BCE au pouvoir politique ? Curieuse idée quand on sait qu’elle nous a évité des déboires bien plus importants en refusant, avant la crise, de baisser les taux d’intérêts - et donc de faire grossir plus encore la bulle prête à éclater - alors que sa cousine américaine, la FED, elle sous contrôle politique, a laissé ses taux à des niveaux abusivement bas, qui ont très largement amplifié la crise que nous traversons aujourd’hui.

    • arctus
      arctus répond à Shockwave
      Toujours vivant - pas pour (...)
      • Posté à 23h40 le 15/05/2010
      • Internaute 89769
        Toujours vivant - pas pour (...)

      Vous avez raison, le sujet des vilains spéculateurs revient à chaque fois sur le tapis comme un caca nerveux, je dirais même plus un caca hystérique, qui fait que l’on a du mal à avancer.

      Mais je reste dubitatif sur votre vision d’une FED sous controle politique. La BCE a des statuts calqués sur la FED. Les deux banques centrales sont relativement indépendantes, bien que, dernièrement, le rachat d’actifs toxiques dans les deux unions ait montré une évolution de cette « indépendance ». Evolution d’ailleurs TRES inquiétante !
      Néanmoins, on ne peut pas comparer les taux d’intérêts des deux unions et en déduire une quelconque relation entre leur montant et la dépendance de ces banques avec le pouvoir politique.
      Une monnaie forte requiert des taux élevés. C’est plutot là que je vois une corrélation.

      • Orwelle
        Orwelle répond à arctus
        sarko-verdose.bbactif.com
        • Posté à 01h39 le 19/05/2010
        • Internaute 62370
          sarko-verdose.bbactif.com

        Un article très intéressant à ce sujet : « €uro : l’hypothèse du pire »
        Pour Jean-Michel Vernochet (qui ne semble pas hystérique), la crise de l’euro n’est pas la conséquence d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée, qui participe d’une guerre géoéconomique visant à mettre l’Union européenne sous la coupe des Etats-Unis. Les financiers seraient joueurs et verraient le chaos actuel comme « constructeur » et permettant une avancée vers un ordre supérieur.
        Lien

         
        • arctus
          arctus répond à Orwelle
          Toujours vivant - pas pour (...)
          • Posté à 13h40 le 19/05/2010
          • Internaute 89769
            Toujours vivant - pas pour (...)

          J’ai vécu en asie (Inde) et voyagé dans la région pour vous dire que ces gens là se fiche bien de nos délires à la mord moi le noeud ! Le complot « illuminati », ils en n’ont que faire !
          Quand les chinois parlent de « minorité » en parlant de « nous » (Europe + Etats unis), je me pose d’autres questions.
          Face à ces pays totalitaires (le rève du grand capitalisme - pensez donc : une main d’oeuvre bon marché et surexploitée, pas de syndicats, etc, etc), j’ai plutôt tendance à penser que dans nos démocraties, l’urgence est de rapeller à nos dirigeants qu’ils sont là pour tenir leurs promesses - qu’ils sont la pour distribuer les crédits là ou ils sont supposés aller, que nous ne sommes pas là pour nous faire fliquer sans répondre, et d’autres questions de ce type.
          Parce qu’on ne va pas tenir longtemps la compétition avec l’asie ; à moins de devenir un état policier et totalitaire.

          Le délire du complot « illuminati », même si il est en grande partie fondé, est un délire du monde occidental qui nous éloigne du vrai problème.

          La solution, en ce qui concerne la bourse, et pour se limiter à la sphère financière, est que chacun devrait y mettre sa petite note personnelle en investissant son pognon ailleurs que dans les fonds communs, les fonds de pension, etc, ou alors le faire de manière responsable !
          On est responsable en démocracie - Non ?
          En démocracie, c’est le peuple qui est responsable, et actuellement, je ne vois pas de « bon peuple » ; ce que le peuple en question aimerait bien nous faire croire (qu’il est « bon » et « vertueux ») !
          Ne voyez pas en moi quelqu’un qui se place au dessus. J’en fais partie intégrante !

          Quant à l’article, je ne pige rien :
          (C’est peut-être pour cela que Le Monde est en faillite (manque de lecteurs) et va être racheté par Les Echos, le journal financier ? ! ? !)
          Exemple :
          « la finance actionnariale dont les injonctions à la rentabilité financière sont implacablement converties par les organisations en minimisation forcenée des coûts salariaux... »

          Sans décodeur, il veut dire ? :
          Pour rentabiliser une action, il faut des salaires bas dans les entreprises.

          Le problème à mettre la barre trop haut (articles trop « intellos »), c’est que ceux qui la mette ne pigent pas forcément ce qu’ils racontent et que ceux du bas se sont endormis avant même d’essayer de l’atteindre !

          VIVE LE PEUPLE RESPONSABLE !

          • Orwelle
            Orwelle répond à arctus
            sarko-verdose.bbactif.com
            • Posté à 15h53 le 19/05/2010
            • Internaute 62370
              sarko-verdose.bbactif.com

            Je ne comprends pas pourquoi vous parlez d’« illuminati ». Jean-Michel Vernochet ne parle pas de « complot » et ne le suggère pas non plus.
            Il enseigne dans une école de journalisme et a travaillé au Figaro Magazine, qui n’est pas réputé employer des journalistes délirants.

            Si j’arrive à comprendre la plus grande partie de son article, alors que je ne suis pas économiste, c’est qu’il n’utilise pas un jargon d’intellectuel mais, au contraire, se montre très clair.
            En tout cas, grâce à lui j’ai appris beaucoup de choses dont je n’avais jamais entendu parler. Heureusement qu’il existe des gens comme lui pour nous ouvrir l’esprit.

            • arctus
              arctus répond à Orwelle
              Toujours vivant - pas pour (...)
              • Posté à 17h17 le 19/05/2010
              • Internaute 89769
                Toujours vivant - pas pour (...)

              Veuillez m’excuser, mais je me suis trompé avec l’article du Monde suivant :
              Lien

              L’article de Vernochet à l’avantage d’être clair !

              Reste à savoir que le language de Vernochet est celui de ceux qui pensent qu’il existe (ou font partie) d’un « complot des illuminati » pour ce « nouvel ordre mondial ».
              Le fer de lance de ce complot étant supposé être, aux Etats-unis le groupe Bilderberg ( Lien ) - le Council on Foreign Relations ( Lien ) et en France, le club « Le Siècle » ( Lien ). Je ne connais pas leurs équivalents dans les autres pays.

              Si ce complot « franc-macon » s’avérait être vrai, ce serait malheureusement la fin de notre monde occidental ; car c’est une spécificité purement occidentale (et africaine) que ne partagent pas les Asiatiques.
              Du temps perdu face à un pragmatisme qui n’a que faire des secrets et des complots (du moins, ceux des occidentaux).
              Et si j’étais franc-maçon, la dernière chose que je ferai, c’est d’aller raconter mes secrets à un indien ou à un chinois !
              C’est pour cela que je dis qu’on est foutu si s’avère être vrai !

              Une histoire de fous !

              • Orwelle
                Orwelle répond à arctus
                sarko-verdose.bbactif.com
                • Posté à 17h41 le 19/05/2010
                • Internaute 62370
                  sarko-verdose.bbactif.com

                Le groupe Bilderberg n’est malheureusement pas un délire paranoïaque. Van Rompuy a osé se présenter à ses membres avant de prendre ses fonctions de président à Bruxelles.
                Récemment encore des journalistes comme Yves Calvi faisaient semblant de ne pas connaître. Il faut dire que des instances non élues et non représentatives qui se permettent de diriger le monde, ça ne semble pas très démocratique !
                Maintenant les réunions du groupe sont annoncées dans les médias.

                Le groupe est associé à la Trilatérale, au CFR (Council on Foreign Relations) et à la Fondation Bertelsmann. Certains membres collaborent ouvertement avec le gouvernement américain, comme Brzezinski (conseiller d’Obama et d’autres présidents).

                L’hôte de Sarkozy à Wolfeboro en 2007, Robert F. Agostinelli, est membre du CFR. Il est aussi président du fonds d’investissement new-yorkais Rhône Group LLC, et a fondé la Goldman Sachs’ M&A business de Londres.
                Son ex-épouse, Mathilde Favier, représentante de Prada en France a été témoin du mariage de Sarkozy avec Carla Bruni.
                Et il était bien sûr des invités du Fouquet’s.

                On peut trouver beaucoup de renseignements en ligne sur ces organisations, à commencer avec Wikipedia.
                Voir cet article
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                • arctus
                  arctus répond à Orwelle
                  Toujours vivant - pas pour (...)
                  • Posté à 22h34 le 19/05/2010
                  • Internaute 89769
                    Toujours vivant - pas pour (...)

                  Le groupe Bilderberg n’est malheureusement pas un délire paranoïaque.
                  Vrai !
                  Le groupe Bilderberg EST, malheureusement, un délire de paranoïaques !

        5 autres commentaires
  • BA
    BA
    -
    • Posté à 20h50 le 15/05/2010
    • Internaute 41511
      -

    Crise de l’euro : « on n’a fait que gagner du temps, rien de plus », selon un économiste de la BCE.

    En adoptant un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros afin d’éviter une contagion de la crise grecque à d’autres Etats de la zone euro, « on n’a fait que gagner du temps, rien de plus », estime le chef économiste de la Banque centrale européenne, l’Allemand Jürgen Stark.

    Lien

    Ils ont gagné du temps : ils ont gagné quatre jours !

    Lundi 10 mai : ils annonçaient que la zone euro était sauvée grâce à un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros. Tous les grands médias répétaient cette propagande : « La zone euro est sauvée ! La Grèce est sauvée ! Les marchés sont rassurés ! » Vendredi 14 mai : toutes les Bourses européennes s’effondraient !

    L’illusion n’aura duré que quatre jours.

    Retour au réel.

  • désinscrit-
    • Posté à 23h59 le 15/05/2010
    • Internaute 736

    Avec pour objectif, notamment, dans plusieurs pays favorables à cette expérience-pilote, de scolariser d’ici dix ans 100% de la jeunesse dans les conditions qui, jusqu’à présent, ne bénéficient qu’à une bourgeoisie très minoritaire.
    C’est assez rigolo, parcequ’ils sont en train de faire l’inverse ici, avec l’AGCS et le processus de bologne...

    M’enfin vous pouvez toujours rêver ! !

  • Mr_Hankey
    Mr_Hankey
    Etudiant
    • Posté à 02h09 le 16/05/2010
    • Internaute 100129
      Etudiant

    Vous semblez oublier que l’indépendance des banques centrales est fondamentale en économie. Sans indépendance, leurs actions sont imprévisibles, et donc incapables d’influer sur l’économie.
    Vous racontez vraiment n’importe quoi, mélangez pêle-mêle les agences de notation, la crise greque et le néocolonialisme... Le problème ne vient pas de la BCE, qui a scrupuleusement suivi son but (qu’il soit juste ou pas est une autre question... Peut-être est-ce la véritable chose « inscrite dans le marbre » à modifier), combattre l’inflation, mais plutôt des gouvernements qui ne s’accordent pas sur les politiques économiques et jouent des jeux différents.
    Assujettir la BCE a un inconscient comme notre cher Président ? Ce serait la mort de l’Euro.
    Le politique doit être plus combattif face aux intérêts privés, mais de là à saborder totatelement l’économie comme vous nous le conseillez.....

  • Humain
    • Posté à 19h00 le 18/05/2010
    • Internaute 21387

    La façon de « règler » les problèmes Grec est catastrophique… Cette crise est mal gérée et fait entrer le FMI en Cheval de Troie dans l’Europe… Comme le suggère Manuel Barroso !

    En effet le FMI normalement gère la balance des paiements or il se trouve que la grèce à un problème budgetaire ! ! Et le FMI n’est pas d’expertise sur ce sujet !

    La BCE est actuellement indépendante ! ! C’est invivable : cette crise nous en donne la preuve !

    Il nous faudrait placer la BCE sous la coupe du conseil des ministres Européen (des pays de l’Euro) mais c’est impossible ! ! !