Le Bloc identitaire s'acharne contre le Mur des expulsés
un internaute
Samedi dernier à Billère, près de Pau, des membres du Bloc identitaire, un mouvement proche de l’extrême droite, ont recouvert de peinture le Mur des expulsés, une fresque en hommage aux étrangers expulsés de France. Le maire a fait nettoyer la souillure dès lundi matin, mais le feuilleton est loin d’être terminé.
Depuis son inauguration le 5 septembre dernier, déjà perturbée par des militants ultranationalistes du Bloc identitaire, le Mur des expulsés de Billère est au centre de toutes les attentions. Outre la contestation active des membres du Bloc, le maire PS Jean-Yves Lalanne doit aussi faire face à une décision de justice.

La fresque originale.
Peu après l’inauguration de la fresque, Philippe Rey, le préfet des Pyrénées-Atlantiques, a attaqué en justice le maire, jugeant qu’une « expression ayant une connotation politique » n’avait pas sa place sur le mur d’une salle communale.
Le tribunal administratif lui a donné raison lors de son jugement du 12 janvier, enjoignant le maire à retirer la fresque pour motif du « non respect de la neutralité du service public », sans préciser de date d’exécution du jugement.
Le maire a fait appel de la décision, mais le préfet insiste pour que la fresque soit rapidement retirée, comme il l’a rappelé dans un communiqué publié lundi :
« Le maire a l’obligation de procéder à cet effacement, l’appel qu’il a introduit n’ayant pas d’effet suspensif. »
M. Lalanne rétorque qu’il n’est pas question de retirer la fresque tant qu’il n’a pas utilisé « tous les recours administratifs ».
Passage à l’acte
Les militants du Bloc identitaire, eux, n’ont pas attendu. Samedi, ils ont recouvert d’une peinture jaune et beige le Mur des expulsés, en taguant le message : « C’est fait, M. le préfet ». Une action revendiquée sur leur site.
La peinture à l’eau a pu être retirée par les services techniques de la ville mais la mairie, qui ne veut pas en rester là, a porté plainte.
Interpellé par les identitaires, le préfet n’a pas directement condamné cet acte. Mais il s’en est détaché dans un communiqué en insistant sur l’action de justice en cours :
« Il est du devoir des responsables publics, et notamment du maire, de respecter le droit et d’exécuter les décisions de justice.
En cas de défaillance de leur part, c’est bien évidemment selon les seules procédures légales que le respect du droit doit être obtenu. »
Le maire de Billère, joint par téléphone, s’étonne du « harcèlement du préfet » pour une « simple fresque ». Il lui demande de retirer sa plainte et de régulariser deux étudiantes comoriennes sans-papiers sur qui a rejailli l’affaire :
« Le préfet doit se dissocier de ces actes et régulariser les deux étudiantes comoriennes qui sont inscrites à la faculté de Pau et ne troublent pas l’ordre.
Ce qui trouble l’ordre, c’est le zèle du préfet et de l’administration à harceler ces personnes-là. Maintenant il ne faut plus des mots, mais des actes. »
M. Lalanne, qui loue « la résistance des associations à la politique de l’identité nationale », veut rencontrer le préfet pour réitérer ses demandes.
Conscient que cette affaire met les militants de la droite conservatrice sur le devant de la scène, le maire n’en est pas moins déterminé :
« On ne va pas se coucher sous prétexte de ne pas faire de publicité aux ultranationalistes ».
- Sur Rue89Un Mur des expulsés (Billère, 5 septembre 2009)
- Sur sudouest.frMur des expulsés de Billère (64): l'affront lavé, sur SudOuest.fr
- Sur novopress.infoLe reportage de France 3 Pau Sud-Aquitaine
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Gros con de droite
Gros con de droite
Si on en croit la photo, on ne peut guère appeler ça une œuvre d’art, c’est tout simplement nul ; une sorte de tract à la peinture.
Sur le fond, il ne paraît pas choquant que le maire attende d’avoir épuisé tous les recours avant de faire effacer, vu qu’en cas de décision en sa faveur ensuite, on ne pourrait pas rétablir l’original. Mais ça ne me choque pas non plus que des gens viennent taguer cette chose, vu sa laideur...




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