A la une 08/05/2010 à 19h50

La Grèce en crise, l'Argentine veut renégocier sa dette

Tribune des droits humains"
Pierre Bratschi | Tribune des droits humains


Amado Boudou, ministre argentin de l’Economie, le 12 janvier 2010 (Marcas Brindicci/Reuters).

(De Buenos Aires) Si la Grèce se débat pour éviter le défaut de paiement, l’Argentine, elle, se démène pour en sortir. Le ministre argentin de l’Economie a en effet entamé cette semaine une grande tournée des principales places financières mondiales pour convaincre les détenteurs de titres argentins en défaut depuis 2001 d’accepter la nouvelle offre de son gouvernement.

En effet, en décembre 2001, l’Argentine déclarait un moratoire sur la dette nationale qui atteignait alors 132 milliards de dollars, et qui à ce jour reste le plus gros défaut de l’histoire financière.

Pour rappel, en 2005, le gouvernement de Nestor Kirchner obtenait un réajustement de la dette avec les organismes multilatéraux (FMI, Banque mondiale, etc.) et négociait avec les créanciers étrangers une réduction de la dette de 65%. Près des trois quarts de ceux-ci ont accepté, mais le quart restant, pour la plupart des petits épargnants italiens, suisses et japonais, refusaient l’offre, empêchant ainsi l’Argentine d’accéder aux marchés internationaux des capitaux et la contraignant à emprunter à des taux quasiment usuriers.

Alors que le FMI, peu apprécié par Nestor et Cristina Kirchner, prête à des taux d’intérêts de 5% à 6%, l’Argentine emprunte à son allié et ami Hugo Chavez à 12,5%. Ne pouvant plus se financer à des taux raisonnables, le gouvernement a donc décidé d’essayer de convaincre les derniers créanciers d’accepter une nouvelle offre d’échange pour les 20 milliards de dollars de titres en défaut qu’ils détiennent encore, plus les 9 milliards d’intérêts.

La valeur du titre sera réduite de deux tiers, les intérêts dus seront payés en liquide et les intérêts liés au nouveau titre dépendront de la croissance et de l’inflation.

L’offre est valable un mois à partir de la semaine prochaine. Si le ministre de l’Economie Amado Boudou réussit à obtenir l’accord de 70% à 80% des derniers créanciers, alors le marché considérera que l’Argentine est définitivement sortie du défaut.

L’Argentine de l’Europe ?

La similitude entre les situations grecque et argentine pouvait faire craindre, pour la Grèce, une même issue que celle vécue par l’Argentine. Les deux pays ne possèdent pas l’arme de la dévaluation pour améliorer la compétitivité de leur économie :

  • l’Argentine de 2001, parce que sa monnaie était légalement liée au dollar,
  • la Grèce de 2010, parce qu’elle n’a aucun pouvoir sur l’euro.

Seule solution, une coupe drastique dans les budgets publics avec des baisses de salaires aux conséquences inévitables, émeutes, grèves, saccages et morts.

Les finances publiques des deux Etats sont dans une situation catastrophique. La dette de l’Argentine de l’époque représentait 62% du PIB contre 114% pour celle de la Grèce actuelle.

La fuite des capitaux, mal endémique de l’Argentine, menace également l’économie grecque. Le plan d’ajustement impliquant une augmentation des impôts, les Grecs pourraient être eux aussi tentés de sortir leurs capitaux du pays.

Mais la Grèce n’est pas l’Argentine. Elle fait partie de l’Union européenne et l’Union ne la laissera pas tomber, le ministre allemand de l’Economie l’a d’ailleurs déclaré :

« Il s’agit de la stabilité de tout un continent qui est en jeu et non celle d’un seul pays. »

En luttant efficacement contre un marché noir représentant 30% de son PIB, la Grèce a les moyens d’augmenter sensiblement ses recettes fiscales. Et enfin, le redémarrage de l’économie mondiale favorise largement les secteurs du tourisme et du transport, deux moteurs de l’économie grecque.

La situation de l’Argentine de 2001 paraissait moins catastrophique que celle de la Grèce d’aujourd’hui. Elle aura cependant mis neuf ans pour retrouver sa place sur les marchés financiers mondiaux, à moins que la tempête financière qui secoue l’Europe ne balaie ses espoirs.

En partenariat avec la Tribune des droits humains

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Tribune des droits humains
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  • karlM
    karlM
    Précaire
    • Posté à 10h27 le 09/05/2010
    • Internaute 21378
      Précaire

    Carlos MENEM a emprunté pour s’enrichirent et enrichirent ses amis avec la complicité des prêteurs, ils s’agit de dettes « scélérates » que les argentins peuvent refuser de rembourser. (voir le film mémoire d’un saccage » de Fernando SOLANAS.)

    pour le japon, la dette d’état est dite « souveraine » car détenu par le citoyen japonais.

  • Rensk
    • Posté à 20h36 le 08/05/2010
    • Internaute 65029

    Je ne pense pas que le marché noir… devenu blanc suffise…

    Par exemple, vous parlez encore de tourisme alors que plus de 30% des réservations ont été annulés pour cet été (en Suisse ou ont a pas peur des chiffres…)

    J’ai un autre problème parce que vous ne citez pas d’autres pays comme contre exemples :
    Le Japon avec ses 204% ne semble pas faire peur aux investisseurs tout comme la Thaïlande qui a 25% de dettes mais dont en gros la moitié du pays ne travaille plus…

    • Cataphractaire
      Cataphractaire répond à Rensk
      Keodedour ar bed
      • Posté à 20h59 le 08/05/2010
      • Internaute 58787
        Keodedour ar bed

      Le franc devient plus fort que l’euro et est donc plus chère. L’UE devient moins chère que la Suisse.

      • Rensk
        Rensk répond à Cataphractaire
        • Posté à 21h41 le 08/05/2010
        • Internaute 65029

        En effet, cela fait des mois qu’ont achètes des Euros, pour 80 milliards déjà… Pays qui doit maintenant aussi donner sa par au FMI… toujours dans notre intérêt premier « la paix » puis bien sûr l’exportation.

        Quand je parlais des 30% de changement de destination... je parlais des suisses qui avait déjà réservé en Grèce... Pour les hôteliers de Suisse je ne me fait pas de souci, ils sont subventionné comme les paysans !

    • romme
      romme répond à Rensk
      Salarié
      • Posté à 00h13 le 09/05/2010
      • Internaute 89958
        Salarié

      La dette publique japonaise est achetée à plus de 90 % par les japonais eux-mêmes. Cela leur procure une grande indépendance vis-à-vis des marchés. Dans la zone euro, les États vendent leurs obligations à des étrangers tandis que les nationaux achètent des titres publics émis par d’autres pays, le plus souvent via les banques ou les assurances, qui sont très sensibles ou à l’origine des fluctuations des marchés.

    • louis60
      louis60 répond à Rensk
      consultant
      • Posté à 10h32 le 09/05/2010
      • Internaute 48645
        consultant

      La dette japonaise est détenue par les japonais.
      Contrairement à la dette grecque et...française.
      Résumons de manière simplifiée, voire simpliste ce qui se passe :
      Depuis 15 ans, les français empruntent pour assurer leur train de vie. Ils laissent à leurs descendants le soin de payer la note. Une bonne partie du pays (rentiers, protégés etc.) vit au crochet de l’autre. Comme les gens qui assurent la prospérité du pays (ceux, ouvriers, agriculteurs, entrepreneurs etc. qui produisent la richesse) sont devenus minoritaires, ils ne peuvent pas se faire correctement représenter au niveau politique. Ca pouvait encore durer longtemps et faire le bonheur des boboïdes qui peuplent ce forum.
      Le hic c’est que ceux qui détiennent la dette publique française (majoritairement des étrangers) commencent à avoir de sérieux doute sur la capacité du pays à rembourser ses dettes et même à en payer les intérêts, autrement qu’en s’endettant à nouveau : bref, ils vont commencer à demander des garanties conséquentes et réelles à leurs débiteurs : nous.
      En résumé, va falloir bosser plus, payer plus d’impots et en plus faire risette car sinon, couic, fini le robinet à emprunts. Et là, ça risquerait de faire mal.

      • jujuairplane
        jujuairplane répond à louis60
        étudiant en archeologie
        • Posté à 11h20 le 09/05/2010
        • Internaute 46987
          étudiant en archeologie

        Ce qui serait intéressant c’est de savoir par quels mécanismes économiques, sociaux et politiques les Japonais se retrouvent avec une dette souveraine tandis que nous, nous serons bientôt dans la merde.

         
        • louis60
          louis60 répond à jujuairplane
          consultant
          • Posté à 18h22 le 09/05/2010
          • Internaute 48645
            consultant

          Une assez forte cohésion nationale au Japon, peut-être ? (les nippons détiennent de la dette souveraine à zéro pourcent d’intérêt)
          En revanche, vu la défiance profonde entre les « catégories » de français, je doute effectivement qu’on s’en sorte sans que ça fasse mal, très mal.

        • Val_VD
          Val_VD répond à jujuairplane
          employé
          • Posté à 11h44 le 10/05/2010
          • Internaute 56996
            employé

          Selon Lien, la poste japonaise : plus grand employeur du Japon, plus grand collecteur d’épargne au monde, et qui « n’investit “ (ahem) que dans les bons du trésor japonais.

        2 autres commentaires
      • Yp2
        Yp2 répond à louis60
        Sale gauchiste d'IEP
        • Posté à 12h06 le 09/05/2010
        • Internaute 71496
          Sale gauchiste d'IEP

        Hum... vraiment ?
        En France le taux d’épargne reste largement positif et rassurant, contrairement à la situation des ménages aux EU et au RU. Le problème français, fondamentalement, c’est la faible croissance de l’économie, l’importance de la charge de la dette publique, et le déficit structurel du budget de l’Etat.

        A côté de ça, on a des voisins comme l’Espagne ou l’Italie qui se retrouvent également en slip vu leur niveaux de dette publique, et une Allemagne qui continue à axer sa stratégie de croissance sur l’exportation à outrance (alors qu’il n’y a plus de clients actuellement avec la crise) et un dumping fiscal et salarial qui « vole » des points de croissance à la zone euro.
        En somme : c’est plus un problème de politique économique européenne. Personne n’est foutu de réunir les troupes et de décider d’une politique économique concertée.

         
        • louis60
          louis60 répond à Yp2
          consultant
          • Posté à 18h19 le 09/05/2010
          • Internaute 48645
            consultant

          Absolument !
          Et on peut considérer vu du point de vue du créancier, que le faible taux de croissance de la France ne lui permettra pas de créer assez de richesses pour honorer le capital (sans parler des intérêts) lorsque l’échéance arrivera.
          Attention : le taux d’épargne est élevé chez les français car ils ont bien compris qu’ils allaient devoir payer plus d’impots pour combler les déficits.
          Cela n’est pas propice à la croissance mais ça peut rassurer certains créanciers effectivement.

          • Yp2
            Yp2 répond à louis60
            Sale gauchiste d'IEP
            • Posté à 18h41 le 09/05/2010
            • Internaute 71496
              Sale gauchiste d'IEP

            Mouais, c’est une analyse néoclassique qui ne me convainc pas tout à fait.
            Ce que je trouve assez étrange par contre, c’est la réaction des marchés face aux dettes publiques US et du Royaume Uni (alors que eux n’ont pas d’épargne privée, lessivée par leurs saloperies de crédits revolving). Ils ne sont pas plus attaqués que cela, alors que leur niveau d’endettement et leur taux de croissance n’est pas plus phénoménal que le notre.
            Bon, pour ce qui est des Etats-Unis, ça s’explique quand même par le rachat de sa dette par la BC Chinoise, mais le RU... mystère. De même pour l’Irlande.
            La City serait-elle assez lucide pour procéder avec un brin de nationalisme ? On croyait les traders pirates, mais peut-être sont ils corsaires avec une patrie ?

            • louis60
              louis60 répond à Yp2
              consultant
              • Posté à 08h39 le 10/05/2010
              • Internaute 48645
                consultant

              Pour le cou, je pense que la Livre sera la prochaine cible de la spéculation. Le RU est le maillon faible européen, bien plus que la zone euro.

        • Val_VD
          Val_VD répond à Yp2
          employé
          • Posté à 11h54 le 10/05/2010
          • Internaute 56996
            employé

          La crise est finie au cas où : 3,2% de croissance aux USA, 11,9% en Chine, 7,2% en Inde, 2,0% au Brésil... Les vieux pays européens ne donnent pas le la, ils sont moribonds.

        4 autres commentaires
      • armi11
        armi11 répond à louis60
        Hôtelier
        • Posté à 01h50 le 10/05/2010
        • Internaute 55530
          Hôtelier

        pourquoi ne pas vendre les dettes étrangères et acheter les dettes françaises ? c.a.d. acheter localement...

         
        • louis60
          louis60 répond à armi11
          consultant
          • Posté à 08h41 le 10/05/2010
          • Internaute 48645
            consultant

          Ca supposerait une forte cohésion sociale, qui n’existe plus en France, pays des individualismes et corporatismes, s’il en est un.

        • Val_VD
          Val_VD répond à armi11
          employé
          • Posté à 11h55 le 10/05/2010
          • Internaute 56996
            employé

          Tous les œufs dans le même panier ?

        2 autres commentaires
  • Weatherboy
    Weatherboy
    v2=notes articles en moins...
    • Posté à 20h38 le 08/05/2010
    • Internaute 38063
      v2=notes articles en moins...

    Argentine, pays pillé par des combines impliquant multinationales et paradis fiscaux à hauteur de 12 milliards de dollars par an
    Lien
    S’il était vraiment question d’aider « les argentins », on commencerait déjà par fermer ces joyeux bordels de la finance. « sont d’accord nos gentils négociateurs de la dette ?

    Pour le reste :
    “ Si l’on reprend le débat en profondeur, on récupérera une très riche histoire de remise en question du mécanisme de la dette dans la formation du capitalisme contemporain, local et mondial. Cette affirmation vaut y compris pour un passé plus lointain. Pour cela, il faut remonter au rôle des prêts de la Baring Brothers durant les 80 premières années de tentative de construction d’un pays indépendant au cours du 19e siècle. La dette publique argentine, inaugurée avec les prêts de la Baring, généra les conditions de la dépendance vis-à-vis du capitalisme mondial sous l’hégémonie de l’Angleterre. Sur trois des huit décennies où ces prêts furent en vigueur, le pays fut en défaut de paiement mais c’est sur l’ensemble de la période que la dette conditionna, dans une large mesure, la politique économique. La dette conditionna au 19e siècle le développement national autonome et eut de nouveau une incidence dans les années 70 du 20e siècle.

    L’Argentine, avec l’endettement public, servit à un capitalisme qui, face à la récession du capitalisme développé à la fin des années 60 et au début des années 70, avait besoin de faire circuler les fonds excédentaires du capitalisme central qui ne rencontraient pas une rentabilité suffisante. C’est une fonctionnalité similaire que les pays dépendants offrirent dans ces années de crise de rentabilté du capital. Cela peut se vérifier en Amérique latine et dans d’autres régions du Sud de la planète. L’endettement délibéré du Sud dans les années 1970 fut une manière de compenser les problèmes structurels du capital plus concentré à l’échelle mondiale. Ce que nous affirmons n’est pas nouveau : le rôle de la dette publique est consubstantiel à l’origine du régime du capital.
    (…)
    Pensons au caractère régressif du système fiscal construit en Argentine depuis les années de la dictature jusqu’à aujourd’hui, pour comprendre qui a financé l’Etat, ou dit autrement, qui a jusqu’à présent payé la dette. Ce qui précède va au-delà des négociations qui se trament en coulisse d’une dette largement payée par un peuple qui devrait se considérer plutôt comme créancier que comme débiteur. Le problème devrait davantage être celui de ceux qui se considèrent créanciers d’une dette illégitime et illégale par son origine et qui, produit de complicités multiples, s’est transformée en une ‘dette d’honneur’, selon les termes de ceux qui aujourd’hui expriment la volonté de payer.
    (…)
    Maintenant, il s’agit de prendre le chemin du changement structurel en renversant les causes génératrices des effets régressifs largement connus, parmi lesquelles l’endettement. Nous insistons une fois de plus : la dette sert le capitalisme. Les crises de la dette ont entraîné des négociations et des refinancements, même avec des réductions de capital, pour finir par devoir plus et engager des ressources publiques croissantes afin de contenir les problèmes de rentabilité du régime capitaliste en crise. ”

    - Julio C. Gambina, Buenos Aires, 21 mars 2010
    Lien

  • nemo3637
    nemo3637
    Déchoukeur
    • Posté à 22h51 le 08/05/2010
    • Internaute 44521
      Déchoukeur

    « La Grèce en crise, l’Argentine veut renégocier sa dette »

    Normal. C’est ce qui se produit fréquemment : une renégociation de la dette.
    C’est bien ce qui inquiète actuellement le marché concernant la Grèce. Tout le monde a compris qu’elle ne pourrait jamais appliquer les « réformes » qu’on cherche à lui imposer. Et que d’autre part, l’argent promis ne lui arriverait que par un échelonnement, c’est à dire sans doute...jamais.
    Un théâtre d’ombre et de dupes pour tenter de tromper l’opinion et le marché...Si par hasard celui-ci lâchait ses proies européennes, le prochain spasme de l’immobilier nord-américain ne prendrait-il pas le relais ?
    Pour en revenir à l’Argentine c’est un exemple intéressant qui nous montre dans le concret le résultat de l’éclatement d’une bulle financière. En 2001 c’était donc les « pays du sud » qui étaient atteint par la crise. Maintenant même topo ou presque mais en Europe. Préparez vous à l’autogestion et aux coopératives de jardinage bio...

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 09h52 le 09/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    La Grèce soutenue par le reste de l’Europe ? ...grosse rigolade !
    Ce pays est déja passé par pertes et profits !

  • florian.guisier
    • Posté à 10h50 le 09/05/2010
    • Internaute 30543

    Les Kirchner seraient alliés et même amis avec M. Chavez ? ? J’avoue que je suis surpris ! En tout cas, sur le plan politique, en dehors d’une certaine propension au populisme, aucun rapport !

    • Yp2
      Yp2 répond à florian.guisier
      Sale gauchiste d'IEP
      • Posté à 12h11 le 09/05/2010
      • Internaute 71496
        Sale gauchiste d'IEP

      Les partis majoritaires en Argentine se sont toujours battus pour savoir qui serait le plus à gauche... de nom et de réputation. Pour preuve : la majorité au parlement s’assoit sur les bancs de gauche, et l’opposition à droite, et ils alternent selon les résultats aux élections.
      Par contre la « gauche », comme en Europe, ne s’est jamais privée de mener des bonnes grosses politiques de droite (Cf Carlos Menem, salopard parmi les salopards).

  • Terry31
    Terry31
    citoyenne lambda
    • Posté à 12h53 le 09/05/2010
    • Internaute 96647
      citoyenne lambda

    Vous écrivez que les deux pays ne possèdent pas l’arme de la dévaluation. C’est pourtant ce qu’a fait l’Argentine à la suite de la crise de 2001.

    Et si l’Argentine connait des difficultés pour emprunter, il faut noter que son économie est repartie et que les argentins ne font plus les frais du pouvoir politique qu’ils avaient appelé alors « mafiacratie ».

    • Humain
      Humain répond à Terry31
      • Posté à 20h23 le 09/05/2010
      • Internaute 21387

      Oui cela fait plaisir de vous lire..

      « Et si l’Argentine connait des difficultés pour emprunter, il faut noter que son économie est repartie et que les argentins ne font plus les frais du pouvoir politique qu’ils avaient appelé alors “mafiacratie”

      Cela prouve qu’il y a par ci par là des gens qui ne sont pas coicés des neurones...

      Merci ! !

      (A lire les autres posts ou articles on pourrait penser que “Strauss-Sarkozy-Kahn” est un enfant de choeur !)

    • Oli_s
      Oli_s répond à Terry31
      Earth
      • Posté à 13h23 le 10/05/2010
      • Internaute 104547
        Earth

      Certes une partie de l’industrie est repartie, mais le commun des mortels fait encore les frais de la crise ou alors je ne sais pas dans quel pays tu vis pour raconter une énormité pareille. Et la mafiacratie est toujours présente, il suffit de voir les K.

      Concernant la dévaluation, le 1er jour le taux officiel était à 1.40$ pour 1 u$s, sauf que dans la rue et donc dans les ’maisons de change’ et autre marché noir (parce que les maisons de change ne vendaient pas) il était à 2.30$ pour 1 u$s.

      Quand aux programmes ’sociaux’, quand ’on’ te demande d’aller manifester ou couper une route, si tu veux conserver l’allocation sociale, vaut mieux y aller .

      Révolte populaire ? Seulement en partie vu que la grande majorité des pillages ont été organisé par Duhalde et cie. Il suffit de comparer le cacerolazo qui a suivi le discours de De la Rua (pacifique jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre) et les pillages des jours suivants.

  • artiga
    artiga
    INGENIEUR
    • Posté à 13h22 le 09/05/2010
    • Internaute 33369
      INGENIEUR

    Comment peut on se permettre d’écrire un article en affichant une telle contre vérité ? La crise de 2001 avec une révolte populaire sans précédent a provoqué le renoncement de 5 présidents de la République successifs en quelques jours. Le peuple a inventé un slogan « que se vayan todos », « qu’ils s’en aillent tous », adressé à tous les hommes politiques au pouvoir.

    Le pays a mis sa dette en défaut ET A DEVALUE. Le peso avait été arrimé au dollar par Menem avec une parité : 1 peso pour un dollar et comme pour la Grece, le pays a été ruiné par cette parité incompatible avec son rythme d’inflation.
    LA DEVALUATION a été d’une violence incroyable : passer de 1 à 1 avec le dollar à 1 à 3 en 2002.

    D’abord RETABLIR LES FAITS

    Ensuite se pose l’illégitimité de la dette. Dans le cas de l’Argentine, elle a été auditée et il a été établi que cette dette a été générée par les fuites de capitaux et la corruption des militaires dictateurs et des gouvernements qui ont suivi dont la folle periode privatisation de Menem.

    L’Argentine a en partie réduit la pauvreté et les 50 % en dessous du seuil de pauvreté avec cette DEVALUATION qui a relancé ses exportations et en particulier le fameux SOJA TRANSGENIQUE.

    La dette a finalement été réaménagée et le gouvernement Kirchner essaye encore aujourd’hui de renégocier ce qu’il en reste.

    L’Argentine a cependant réduit tous les programmes sociaux et les services publics en ayant pendant plusieurs années un excedent budgetaire de 4 % du PIB pour payer cette dette illégitime.

    Les partis d’extreme gauche réclament au contraire l’ANNULATION DE LA DETTE.

    Pour la Grece, même revendication : ANNULATION DE LA DETTE

  • Humain
    • Posté à 20h20 le 09/05/2010
    • Internaute 21387

    Vous le sortez d’où votre scoop ?

    Chaque année chaque pays renégocie sa dette ... Faut suivre le enfants !

    Z’étes pas au coutant ?

  • moiclui
    moiclui
    Etudiant
    • Posté à 15h21 le 10/05/2010
    • Internaute 114236
      Etudiant

    On a même appelé les pays du Golfe à rescousse de la Grèce
    Le Qatar va y investir 6 milliards de dollars

    Lien

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