07/05/2010 à 14h07

Déboulonner la puissance financière américaine, responsable de la crise

El Blogo | Financier

Une dynamique, bien engagée maintenant, fait de l’Europe l’amortisseur de la crise américaine. Car ne nous leurrons pas : nous sommes lancés dans une crise de financement généralisée et les Américains, grâce au suivisme du reste du monde et bien qu’ils soient responsables de cette crise, sont toujours aux manettes.

En témoignent les downgrades récents de pays européens. Les Etats-Unis vont sans doute avoir de graves difficultés également mais ne vont-ils pas tout faire pour que le reste du monde tombe plus vite, plus bas ?

Ou vont-ils finalement perdre le contrôle devant l’énormité de leurs propres problèmes ? Ça ne dépend pas que d’eux. Il faut que les dirigeants du monde entier comprennent le plus vite possible que ce n’est pas l’école des fans et que tout le monde ne va pas gagner.

La voie des « bisounours monétaires »

Les Américains ont choisi de ne pas gérer le monde en « bon père de famille », ils doivent être déboulonnés. Nous ne pouvons pas continuer à nous en remettre à leur système politique complètement corrompu pour organiser la planète (ni à leur monnaie tout aussi corrompue).

Les Etats-Unis bénéficient d’une planche à billets et de la monnaie de réserve mondiale. Nous avons choisi de bâtir une monnaie sans assumer le fait qu’elle serait un instrument de puissance et qu’elle ne pourrait donc être un succès que si un jour elle réussissait un jour à challenger le dollar. La confrontation était inévitable et on ne peut pas dire qu’elle s’annonce sous les meilleurs auspices.

Sous l’influence des socialistes français (Jospin mais n’oublions pas Strauss-Kahn puisque contrairement au premier il a peut-être un futur), nous avons choisi la voie des « bisounours monétaires » avec une monnaie très inclusive à l’expansion rapide.

Les Américains n’ont que peu ou pas protesté : ils savaient sans doute que cet édifice était fragile et qu’ils n’auraient aucune difficulté à le faire sauter au besoin. Au moment où leurs difficultés seraient telles que le « fair play » ne serait plus de mise. L’absence de constitution européenne et la faiblesse institutionnelle qui s’en est suivie n’ont rien arrangé.

Nous avons sacrifié notre monnaie

Mais finalement, c’est le suivisme de la Fed dans sa politique de taux ultra-bas post-11 septembre qui a révélé l’euro pour ce qu’il était : une monnaie influençable qui était inféodée aux objectifs stratégiques américains. Oh, il restait bien un peu de l’influence de la Bundesbank puisque nous sommes restés à 2% de taux d’intérêts sans nous aventurer jusqu’au 1% américain.

Un peu comme un joueur de l’équipe de France au Zaman Café qui ne serait là « que pour regarder ». Moralité, à un moment où les Américains sacrifiaient leur monnaie sur l’autel de la guerre contre le terrorisme, nous sacrifions la nôtre à la guerre des Américains. En bons vassaux.

Nous aurions dû nous rappeler à ce moment là que l’euro n’était pas la monnaie de réserve mondiale et n’avait jamais connu de retournement de conjoncture (sans parler du plus violent retournement depuis la guerre). Nous sautions dans le vide avec les Américains dans un élan de solidarité mais sans faire attention au fait qu’ils avaient un parachute (l’assise du dollar) et pas nous (même si l’efficacité de leur parachute reste à démontrer dans cette crise).

Des pistes pour sortir de l’ornière

Que faire ? Les contingences politiques font que la question n’a pas grand intérêt. Nous allons continuer la politique du chien crevé au fil de l’eau jusqu’à ce l’amère pilule de l’austérité grecque arrive jusqu’à nous. Cela n’est plus évitable.

Oh ! bien sûr, on pourrait rêver. Promettre du sang, des larmes et la victoire. Cette austérité qu’on a devant nous, on pourrait l’affronter et l’embrasser au lieu de la subir et de la redouter. Créer un mécanisme crédible de défaut et d’exclusion de l’Euro (et de réintégration) en fonction de critères précis et exigeants.

Réapprendre à vivre selon des paramètres d’endettement qui ne nous mettent plus à la merci d’« investment bankers » (ou des agences de notation qui mangent dans leurs mains) dont le caractère véreux n’est plus à démontrer. Créer une agence d’inspection des finances publiques européennes et d’autres choses encore (quelque chose me dit que j’aurais l’occasion d’y revenir).

Démonter les mécanismes du pouvoir américain

Finalement, démonter les mécanismes de pouvoir américains qui ont failli et bâtir un système qui s’en affranchisse structurellement en tirant les leçons de leur échec. Encourager la planète entière à faire de même, ce qui mettra fin aux dépenses militaires des Etats-Unis et à leur empire désormais hors de contrôle.

Nous ne sommes de toute façon qu’au début de ces péripéties. L’Europe paraît mal placée aujourd’hui mais cela pourrait changer tant la situation est volatile et l’impression de maîtrise que donnent les Américains depuis le sauvetage des banques pourrait s’évaporer rapidement.

Leur déficit budgétaire est en effet à mi-chemin entre la Grèce et la moyenne européenne (10%, 14% et 6% du PIB en gros). Si on rajoute la dette de Fannie et Freddie garantie par l’Etat US, le volume de leur dette est très supérieure à la Grèce en pourcentage du PIB (autour de 130% -la dette d’agence est néanmoins garantie par des maisons mais la valeur d’une maison aujourd’hui aux Etats-Unis, si on enlève les mécanismes de soutien de l’Etat, ce n’est plus grand chose).

Leurs besoins de refinancement mensuels sont abyssaux. Leurs dépenses militaires sont ridiculement élevées. Evidemment, ils ont le dollar. Mais le billet vert peut-il réellement payer pour tout cela ?

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  • pablico
    pablico
    À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
    • Posté à 15h25 le 07/05/2010
    • Internaute 14278
      À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

    Elle est aussi impuissante que nous devant le marché, la finance n’a pas de frontières comme les nuages....elle n’a pas de monnaie, elle a toutes les monnaies, tous les pouvoirs que donnent l’argent.

    le marché n’a jamais été élu, n’est pas de droit divin, mais il commande nos vies, nos destinées.

    on peut constater en ce moment que l’on est poings et pieds liés.. le viol a commencé.

    • Ruski
      Ruski répond à pablico
      Gracchus
      • Posté à 15h36 le 07/05/2010
      • Internaute 50606
        Gracchus

      Désolé, mon cher.
      Les hommes sont responsables de leurs décisions en démocratie.
      Les politiques élus, depuis le début, ont livré l’UE aux marchés. Relisez les traités, en matière de politique monétaire, ils ont offert l’Union aux marchés, donc aux spéculateurs. Et en démocratie, les mandats des responsables politiques ont leur légitimité du fait qu’ils sont élus, non ! ? Cette crise devait arriver, ce n’est pas faute, de la part d’une minorité, d’avoir mis en garde !

       
      • pablico
        pablico répond à Ruski
        À la porte d'un sourd, 
un jour (...)
        • Posté à 15h50 le 07/05/2010
        • Internaute 14278
          À la porte d'un sourd, 
un jour (...)

        ils sont responsables comme des fusibles, qui sont là pour sauter, et protéger le mécanisme en aval.

        regardez les en ce moment à se plier au marché, un peu comme la Grèce.. ils font des concessions, ils vont saigner les plus pauvres et la classe moyenne, pour continuer à emprunter, pour rembourser l’argent qu’ils ont injecté fortement pour sauver ceux qui les font danser maintenant.

        • Ruski
          Ruski répond à pablico
          Gracchus
          • Posté à 16h28 le 07/05/2010
          • Internaute 50606
            Gracchus

          Nous sommes tout à fait d’accord.
          J’émettrais une petite nuance : pas seulement « fusible », je dirais plutôt, pour utiliser une terminologie moins triviale... et plus marxienne, « fondé de pouvoir ». Ce qui, je vous le concède, revient au même lorsque les « choses » tournent mal !

      2 autres commentaires
    • Tokani
      Tokani répond à pablico
      Oldmole
      • Posté à 02h09 le 08/05/2010
      • Internaute 71184
        Oldmole

      S’il s’agit du Viol de la vieille Europe et de l’Occident dont les populations hédonistes et egrotantes voient avec angoisse leur privilèges économiques remis en question j’applaudis ! ! !

    • zorbeck
      zorbeck répond à pablico
      • Posté à 08h22 le 08/05/2010
      • Internaute 9110

      « le marché n’a jamais été élu, n’est pas de droit divin, mais il commande nos vies, nos destinées »

      Exact. Le marché n’a jamais été élu, mais c’est nous qui l’avons choisi et ce choix n’est pas sans conséquence.

      Car de 2 choses l’une : ou bien on dépense ce que l’on a, et alors on peut se passer du marché, ou bien on veut dépenser d’avantage, et on est obligé d’emprunter, ce qui veut dire tôt ou tard rembourser, ou au moins rester crédible de pouvoir le faire. Cela commande alors nos vies, nos destinées, nos chèques en fin de mois, nos lamentations devant ce monde cruel et impitoyable...

      Selon la taille de la dette, on se retrouve alors pieds et poings liés devant le créditeur, ce n’est pas du droit divin, il n’y a pas de forces maléfiques à l’oeuvre, c’est l’exacte conséquence d’un choix.

      Je sais bien que dire les choses aussi platement va complètement à contre courant de la mythologie de gauche et de sa propension à refiler la note à plus tard et à quelqu’un d’autre (en gros, les générations futures), mais c’est la stricte réalité...

      Bref, le futur est désormais présent, au moins du coté de la tragédie grecque. Tout n’est pas perdu pour tout le monde, les Chinois doivent bien se marrer.

       
      • Ruski
        Ruski répond à zorbeck
        Gracchus
        • Posté à 11h57 le 08/05/2010
        • Internaute 50606
          Gracchus

        Vous avez bien raison de préciser que vous dites les choses platement, car bien entendu elles sont plus compliquées que la mythologie de droite voudrait nous le faire croire. La question du crédit est aussi et surtout dans le cas actuel, la question de l’identité du créditeur, et actuellement chacun peut voir à loisir, toute la différence des taux pratiqués par les agents privés et les agents Publics (ou d’état) ! N’est ce pas ? Et leurs conséquences....Et leurs objectifs...
        Quant aux générations futures... je ne lis pas dans les boules de cristal....

        • zorbeck
          zorbeck répond à Ruski
          • Posté à 14h55 le 08/05/2010
          • Internaute 9110

          « La question du crédit est aussi et surtout dans le cas actuel, la question de l’identité du créditeur »

          Ah bon ? En quoi au juste ? Il y aurait les « bons » crediteurs, et puis les « mauvais » ? Vous vous croyez dans un western ?

          D’après la BRI, les banques françaises sont exposées en Grèce a hauteur de 79 milliards d’euros sur un total européen de 189 milliards d’euros.

          D’où cette simple question que je vous adresse : si les grecs ne remboursent pas, les banques françaises qui risquent de se casser la gueule, vous les mettez dans le camp des bons, ou bien dans celui des mauvais (créditeurs) ?

          • Ruski
            Ruski répond à zorbeck
            Gracchus
            • Posté à 17h12 le 08/05/2010
            • Internaute 50606
              Gracchus

            Bien sur qu’il y a les bons et les mauvais créditeurs. Vous connaissez les différences de taux entre privé et public ! Et oui, nous sommes dans un western. Vous croyez que la finance est un jardin de roses fréquenté par les bisounours ?
            Quant à la question simpliste que vous posez, elle n’est pas la bonne. Le problème ACTUELLE de la Grèce est que les agents privés pratiquent des taux prohibitifs et que ce pays ne peut pas emprunter à ce taux sans ce mettre en danger de faillite. Une fois en faillite, comment fera t’il pour rembourser ses créanciers ? Vous n’avez pas compris comment marche le « système » alors :
            On a une ploutocratie* mondialiste qui depuis trois décennies, affirme le credo du discours dominant : « l’état n’est pas la solution, il est le problème ». Soit dont acte !
            Cette ploutocratie met en place un système : le libéralisme - le capitalisme financier – qui aboutit à la plus grande crise financière et économique de tous les temps, après avoir, pendant trente ans accumulé les dettes et les déficits en entretenant une moyenne de 10% de chômage de la population active et une politique de blocage des salaires qui fut compensée par du crédit, pourri pour une bonne partie, donc de l’endettement lui aussi pourri – en 2007, par exemple, les USA, tous agents confondus, était endetté à 350% du PIB. Pour éviter un effondrement massif et général du système capitaliste, les états prêtent de l’argent à taux d’amis aux marchés financiers, c’est à dire aux investisseurs institutionnels privés. Ce qui a pour conséquence d’aggraver considérablement les dettes d’états déjà créées par la politique économique qui elle même avait déjà créée des dettes considérables. Sur ce, les états, endettés, gravement handicapés économiquement et budgétairement, par trois décennie de politique libérale et les conséquences directes de la crise financière – augmentation brutale du chômage déjà important, et ralentissement significatif et durable de l’activité économique – doivent demander aux marchés – donc aux agents privés – des prêts pour rembourser et payer la charge de leurs dettes … à ces mêmes agents privés… qui par une communication spéculative, entretenue par des acteurs privés, les agences de notations, juges et parties - puisque travaillant, donc étant payées pour et par les marchés financiers – profitent de leur situation de force pour exiger des taux d’intérêts prohibitifs, donc insupportables du point de vue de la charge de la dette. En conséquence de quoi, que voit on apparaître comme solution au problème ! ? Des états vont prêter de l’argent à d’autres états, pour payer des intérêts et rembourser des sommes à des agents privés et en contre partie à ces nouveaux prêts, donc ces nouveaux endettements, de nouveaux plans d’austérités payés par les salariés : baisse des salaires, (donc baisse de la consommation, baisse des cotisations sociales, donc augmentation des déficits publics etc…) hausse de la TVA (l’impôt le plus inégalitaire qui soit) augmentation aberrante au départ de l’âge à la retraite (avec un taux de chômage intenable !)… En attendant de nouveaux sacrifices nécessaires - « sacrifice », étant le mot qui vient de remplacer le mot « réforme », toujours « douloureuses, mais nécessaires », dans la rhétorique de la doxa ploutocratique –
            En fait que voit on : Comme les médecins de Molière, la ploutocratie fait prendre des remèdes au malade qui l’on déjà rendu malade… mais n’oublie pas au passage de prendre sa contribution sonnante et trébuchante ! Quand tous les patients seront décédés, que restera t’il ?
            *Ploutocratie : Gouvernement par les plus fortunés.

            • zorbeck
              zorbeck répond à Ruski
              • Posté à 20h02 le 08/05/2010
              • Internaute 9110

              « Le problème ACTUEL de la Grèce est que les agents privés pratiquent des taux prohibitifs et que ce pays ne peut pas emprunter à ce taux sans se mettre en danger de faillite »

              Dont acte. Les agents privés pratiquent des taux prohibitifs parce qu’ils ne pensent pas que la Grèce est capable de rembourser (= prime de risque dans le jargon), en quoi ils n’ont pas tort. La seule solution réelle, c’est ré-échelonner la dette ou bien la faillite et le retour au drachme (ce qui donnerait un peu plus de crédibilité à l’euro).

              L’alternative que vous semblez proposer c’est des prêts à taux zéro financés par le contribuable européen pour aider les grecs à prolonger le statu quo actuel, ce qui accessoirement leur permettrait de continuer à acheter du matériel militaire dont ils semblent avoir un besoin urgent. Ce qui à terme veut dire pour nous, si nous ne voulons pas nous retrouver dans la même situation qu’eux, la pension à 67 ans, voire 70, pour aider à financer le tout. Non merci.

              Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué : tout ce que vous décrivez comme des aberrations sont les conséquences directes d’un endettement excessif. S’il faut emprunter pour payer les pensions ou les fonctionnaires, c’est qu’il y a un problème à la base, indépendamment de qui en est le créditeur.

              • Ruski
                Ruski répond à zorbeck
                Gracchus
                • Posté à 20h40 le 08/05/2010
                • Internaute 50606
                  Gracchus

                Vous, vous avez un vrai problème de compréhension !
                C’est désespérant, et fatigant.
                Bonne chance pour la suite !

      5 autres commentaires
  • zorbeck
    • Posté à 14h41 le 07/05/2010
    • Internaute 9110

    Est-ce que cela veut dire qu’il aurait fallu relever nos taux quand les Ricains abaissaient le leur pour financer leur guerre ? Je ne suis pas sur que cela se serait fait sans douleur du coté des partenaires sociaux. De plus, meme si je suis d’accord avec l’auteur pour dire que l’euro serait plus credible si on en posait des critères d’exclusion, je ne suis pas sur que ce serait compris, à commencer par tous ceux qui crient au libéralisme à tous les coins de rue dès qu’on essaie d’expliquer que pour preter un crediteur doit croire au remboursement. S’il n’y croit plus, plus d’argent. On pourrait essayer l’economie du troc...

  • Coldo
    Coldo
    pas là
    • Posté à 15h12 le 07/05/2010
    • Internaute 40715
      pas là

    Mais de quoi on se plaint ! ! ! L’euro à 1,25$, c’est bon pour nous ! ! !
    C’est bon pour les exportations ! Pour l’emploi en France !

    Je rappelle que lors de sa création, l’Euro était si je me souviens bien autour de 1,15$, et qu’il est même tombé à environ 0,80...

    Donc franchement, on essaie de vous faire peur avec ce 1,25 mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat...

    Moi je bosse dans une entreprise qui produit en france, qui exporte énormément, et dont le principal concurrent est américain. Eh bien je peux vous dire que l’euro aujourd’hui nous convient parfaitement ! ! !
    Ca amortit bien la crise qu’on a pris en pleine poire l’année dernière, et ça permet de sauver des emplois ! ! !

    L’Euro fort, ça ne fait plaisir qu’aux banquiers !

    Pas étonnant que l’article soit signé par « un financier » plutôt que par « un entrepreneur »...

  • Adéménagé le 3 janvier 2011
    • Posté à 16h20 le 07/05/2010
    • Internaute 29846
      menuisier

    Avant de déboulonner la finance américaine, vous oubliez la necessité de « déboulonner » les hommes et le système qui, en France pour ce qui nous regarde, a mis en place cette inféodation transatlantique.

    Et là, ça coince :

    Il convient alors de virer la totalité (ou presque) de l’UMP et la totalité (à un deux microns près) du PS.

    Ils ne vont pas partir comme ça, si on se contente de leur demander poliment.

    La preuve par le traité de Lisbonne voté en fin de compte par l’ump et le ps malgrè l’« expression souveraine du peuple ».

    • gelub_-
      • Posté à 18h56 le 07/05/2010
      • Internaute 110901
        justicier

      Comme si ce n’étaient pas les mêmes qui tirent les ficelles des deux côtés de l’Atlantique, quelle naïveté...

      Vous feriez bien de relire la liste nominative des présidents de la banque mondiale depuis sa création jusqu’à ce jour.

      • telemaque50
        telemaque50 répond à gelub_-
        • Posté à 20h18 le 07/05/2010
        • Internaute 10420

        Ah ah ah... je vous vois venir vous ! ! ! avec vos gros sabots ! !
        Mais ceci dit, vous avez parfaitement raison !
        Il y a évidemment collusion.
        Je sens Lifka poindre son nez.

        Elle je l’adore !

      • Georges P.-
        Georges P.- répond à gelub_-
        OK
        • Posté à 21h09 le 08/05/2010
        • Internaute 113089
          OK

        La liste « nominative » ? Vous voulez dire que ce sont tous des Juifs ? Ils sont trop forts, ceux-là...

  • Jean Robert
    • Posté à 16h28 le 07/05/2010
    • Internaute 31289

    C’est merveilleux d’être un imprécateur « d’après ». On a tout vu, tout analysé, tout compris. On peut même continuer à brandir un index vengeur en direction des nuages.
    Willow, willow, willow...

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 16h51 le 07/05/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Genre, c’est la faute des méchants américains... Comme si les boursicoteurs européens étaient innocents !

    Alors certes l’intrication entre euro et dollar fait subit à l’Europe des conneries qui n’auraient du que concerner les USA, mais vu que les spéculateurs magouillent avec tout, l’euro aurait quand même pris cher tout seul dans son coin.

    Si un mec s’amuse avec des produits chimiques dans sa cave et explose son immeuble, il est sacrément coupable. Si un mec conduit très vite, perd le contrôle du véhicule et écrase quelqu’un, il est dans une merde noire. Si un mec laisse s’échapper son chien de combat qui mangera plein de gens, il sera condamné.

    Donc, selon une logique toute simple, qu’attendons-nous pour trainer au gibet ceux qui s’amusent à jouer avec le pognon et foutent tout le monde dans la merde ?
    Si on ne le fait pas, ça veut dire une chose très simple : ce soir j’achète un Hummer et je conduis à 3g dans les rues piétonnes : D

  • Gentil méchant
    Gentil méchant
    Désosseur
    • Posté à 17h01 le 07/05/2010
    • Internaute 100693
      Désosseur

    Le gros problème des européens par rapport aux américains, c’est que dès qu’il y a un problème, au lieu de se serrer les coudes, améliorer nos institutions, on se dit c’était mieux avant avec le franc, le drachme et je ne sais quoi d’autres.

    Après que l’euro revienne à un niveau convenable autour du dollar (1 € = 1.25 $ environ), cela va favoriser les exportations et pénaliser les importations (pétrole notamment). Il n’y a pas de mal à ça... On va payer la taxe carbone en payant le dollar plus cher, borloo va etre heureux en fait. :)

  • SuperAlAmAs-
    SuperAlAmAs-
    Don Quichotte
    • Posté à 17h02 le 07/05/2010
    • Internaute 65608
      Don Quichotte

    le système est tellement bien fait qu’il faut que les européens sachent qu’ils payeront la Facture des guerres menés par le gouvernement américain... Vraiment bien fait... Une bonne partie de vos épargnes et vos comptes courants financent déjà l’armement à travers les investissements de vos banques directement impliquées dans la misère de 80% de l’humanité... Alors pourquoi ne pas payer les facture du maître...

  • Fozzie
    Fozzie
    Riendutoutiste tendance dure
    • Posté à 18h42 le 07/05/2010
    • Internaute 1195
      Riendutoutiste tendance dure

    L’économie mondiale me fait penser à un logiciel pourri fourgué par des bonimenteurs. Après, on peut toujours télécharger des mises à jour, le logiciel et son architecture restent pourris. Mais c’est bizarre, on entend peu ceux qui veulent changer de logiciel. Je viens de regarder quelques minutes c à dire sur la 5, on aurait dit la messe pour garder le logiciel pourri en fonction...

  • Tuzlefourbe
    Tuzlefourbe
    Libertaire
    • Posté à 19h16 le 07/05/2010
    • Internaute 72661
      Libertaire

    Ecrire un article sur les enjeux monétaires internationaux sans parler du Yuan et du fait que les Etats Unis vivent aux crochets de la Chine nous ramène 15 ans en arrière, le monde a changé et les US ont d’autres chats à fouetter que nous....

  • Alec Sandre
    • Posté à 21h50 le 07/05/2010
    • Internaute 26308

    Etant donné le degré d’asservissement à l’idéologie américanolâtre et à la sous-culture américanoïde des Européens, il faudra du temps avant qu’ils n’osent envisager déboulonner la puissance financière américaine sans trembler à l’idée d’être des orphelins perdus dans la nuit.

  • Désinscrit le 15-6
    • Posté à 08h46 le 08/05/2010
    • Internaute 83404
      nc
  • MASSONI
    • Posté à 13h21 le 08/05/2010
    • Internaute 16339

    la Suisse rigole, oui, pendant que nous,nous descendons au fond du gouffre- quant aux fuites de petrole ,on n’a pas fini d’en baver mais pendant la dernière guerre on n’avait pas de petrole alorsv on roulait avec du bois comme carburant-eh oui...

  • Yvon le Zébulon
    Yvon le Zébulon
    L'homme d'esprit n'est pas seul (...)
    • Posté à 14h09 le 08/05/2010
    • Internaute 65781
      L'homme d'esprit n'est pas seul (...)

    (« ou des agences de notation qui mangent dans leurs mains) dont le caractère véreux n’est plus à démontrer ».

    Ce qui est stupéfiant, c’est que nous connaissons les défauts de tous le monde, sauf les nôtres.
    Non seulement nous connaissons les tares d’autrui...
    - mais aussi leur ignominie
    - mais encore leur cupidité
    - mais tout autant leur machiavélisme

    ...et pourtant, nous continuons à les « suivre » pas à pas !

    Il n’y a donc que deux hypothèses :
    1 - Ou bien nous sommes vraiment très très gentils
    2 - Ou bien nous sommes complètement cons

    ¤ Et si c’est la deuxième hypothèse qui prévaut :
    alors inutile de tirer des plans sur la comète :
    Nous seront toujours les « largués » !

    Il ne reste plus qu’à prendre le parti de toujours nous faire balader !
    et de nous en tenir à notre belle place de larbins du monde.
    ........................................................................................
    Mais où est donc passé Charles DE GAULLE, nom de Dieu ?
    ...parce qu’avec le lèche-cul d’américains que nous avons au pouvoir...

  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 15h34 le 08/05/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Il n’y a pas si longtemps, l’Euro était à deux doigts de remplacer le dollar comme monnaie de référence. Les échanges internationaux étant libellé en US $, les producteurs de pétrole voyaient avec inquiétude leurs rentes fondent au soleil par la concomitance de la baisse du dollar et de la baisse du baril de brute . Et soudainement patatras, l’euro est attaqué via la Grèce. Il n’y a jamais de coïncidence en matière financière et si l’euro est attaqué, c’est bien parce que le dollar était menacé.
    Après cette remise au pas de l’Europe et ses prétentions internationales, le calme reviendra dans les bourses mondiales et les profits avec. En plus tous les citoyens Européens vont avoir droit à une cure minceur, avec amaigrissement des aides sociales, diminution des salaires et retraites, augmentation des TVA,
    La morale de cette histoire ? c’est qu’il n’y a pas de morale au pays des profits et que la revanche de la finance sur les années des trente glorieuses est en cours.

  • arctus
    arctus
    Toujours vivant - pas pour (...)
    • Posté à 15h47 le 08/05/2010
    • Internaute 89769
      Toujours vivant - pas pour (...)

    Scenario 1 :
    Du papier contre des télés - du papier contre des vètements - du papier contre des ordinateurs - de la verroterie contre Manhattan.
    J’ai l’impression que les préteurs vont l’avoir encore dans le baba.
    Ruse sioux, dites-vous ? - Non, toujours cette bonne vieille ruse anglo-saxonne !

    Scenario 2 :
    Je vois mal le Texas sortir de l’Union pour y entrer à nouveau par quelque mécanisme économique alambiqué. Mais bon, admettons !
    Pourquoi les européens devrait remettre en cause leur « Union » ?

    Scenario 3 :
    Il y a plus de 3 milliards de personnes à l’est de la Volga qui n’attendent que de nous voir nous déchirer (Europe-USA et Europe entre elle même).

    Scénario 4 :
    On efface la bétise de tous ces petits épargnants assis sur leur derrière qui attendent béatement qu’on leur verse des dividendes à ne rien faire ; sans s’étonner que la bourse puisse s’emballer comme de 1982 à 2000 et chuter de 2000 à 2003. Puis s’emballer à nouveau de 2003 à 2007 pour chuter de 2007 à 2009.
    Cupidité, dites-vous ? - C’est exactement cela ! et j’ajouterai -aveuglement et irresponsabilité - à la limite de la débilité.
    Quand le CAC 40 fait plus de 60% en une année, on est en droit de s’attendre à une sérieuse correction !
    Le « bon père de famille » n’est plus ce qu’il était. j’entends, celui qui gérait son pognon a minima !

    Le « bon peuple », dites-vous ? Mon c.. ! - Aussi cupide et corrompu que ceux qu’il a élu ! - Le voila maintenant, ce « bon peuple » vertueux qui a besoin de sacrifier !

    • arctus
      arctus répond à arctus
      Toujours vivant - pas pour (...)
      • Posté à 17h31 le 08/05/2010
      • Internaute 89769
        Toujours vivant - pas pour (...)

      Du papier contre des armes, dites-vous ?
      Oui, mais avec commisions !

      A la française, dites-vous ?
      On peut voir cela de cette façon.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 17h55 le 08/05/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    Il y a l’Amérique....la Chine...et le reste du monde à la traine de ces deux monstres !
    l’Euro, n’est devenue, qu’une monnaie de Monopoly... ! ..son effondrement est programmée depuis longtemps ! ..Les 27 ont voulu jouer perso...chacun pour soi ! ..belle europe en vérité ? ..surtout belle mentalité politique de soi disant responsables professionnels ?
    Ils ne méritent que la corde pour les pendre...aucunes excuses !
    Des tricheurs !

  • sniper666
    sniper666
    roadrunneuse
    • Posté à 00h27 le 09/05/2010
    • Internaute 110274
      roadrunneuse

    Rappelons que les américains vivent pas mal à crédit... leur premier créancier c’est la Chine....
    Pour la plupart d’entre eux, parler de régulation des marchés c tabou... mais bon y foutent bien le bordel partout en attendant.
    Du coup, les dirigeants européens apportent beaucoup (et trop) d’importance aux marchés.

  • Anemone01
    Anemone01
    retraité
    • Posté à 04h12 le 11/05/2010
    • Internaute 113451
      retraité

    Lorsque vous parlez des Américains, n’oubliez pas qu’il y a le Mexique et le Canada sur le même continent faudrait préciser les États Uniens.

    Le Canada s’en sort pas si mal, lors du dernier budget nous aussi avons passé au moulinet mais notre dollar s’en sort bien.

    La situation en Europe nous inquiète n’en demeure que c’est l’économie mondial qui en prend une claque.

    C’est la Chine qui est à surveiller, ils achètent le dollar Etat Uniens comme si c’était des bonbons.