A la Une 30/04/2010 à 21h00

Portugal, Irlande, Grèce et Espagne : la claque sociale

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

La cure d’austérité, décrétée par plusieurs pays européens endettés, promet le recul de nombreux acquis sociaux.


une femme retire de l’argent lors d’une manifestation contre l’austérité, à Athènes le 29 avril 2010 (John Kolesidis/Reuters).

Baisse des salaires, augmentation des impôts et des taxes, recul de l’âge de la retraite... Alors que la reprise se fait fragile, l’Irlande, la Grèce, l’Espagne et le Portugal, adoptent une rigueur budgétaire drastique pour venir à bout de déficits importants. Tour d’Europe des mesures d’austérité et de leurs conséquences sociales.

Grèce : l’arsenal de mesures pour faire bonne figure

En octobre 2009, le pays revoit à la hausse sa prévision de déficit public pour l’année à 12,5% contre 3,7% du PIB auparavant. L’ampleur de la dette publique grecque, quelques 300 milliards d’euros, révélée en décembre par le nouveau gouvernement socialiste, affole les marchés financiers.

Dès la mi-décembre, le Premier ministre socialiste Georges Papandréou annonce un plan de rigueur, renforcé en février et depuis, toujours plus drastique.

Le plan d’économie de 10 milliards d’euros, annoncé en janvier, provoque une série de manifestations en Grèce où cette panoplie de mesures n’épargne aucun secteur. Ont ainsi été annoncés :

  • la suppression du 14e mois de salaire des fonctionnaires,
  • des coupes de 12% des allocations,
  • une baisse de 10% des dépenses de santé pour l’année 2010.

Le gouvernement pourrait aller plus loin. Les discussions portent désormais sur :

  • le gel des salaires sur trois ans,
  • le recul de l’âge de la retraite de 53 ans à... 67 ans,
  • l’augmentation des taxes à la consommation.

Les taxes sur le tabac et sur l’alcool ont été augmentées de 20% et la TVA, rehaussée de 19% à 21%. Les bonus bancaires du secteur public sont supprimés, ceux du secteur privé seront taxés à hauteur de 90%.

Face à cette cure d’austérité, les manifestations se multiplient en Grèce. Despina Spanou, membre du syndicat ADEDY de la fonction publique, interrogé par Reuters, a évoqué la tension grandissante dans le pays :

« C’est une catastrophe ! Le gouvernement a franchi la ligne jaune. Nous ne pouvons vivre de cette manière. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour combattre ces mesures, parce que c’est une bataille pour notre survie. »

Le Premier ministre s’est justifié, considérant qu’il ne saurait y avoir de ligne jaune :

« Nombreux sont ceux qui parlent de lignes jaunes. La seule ligne jaune, c’est l’intérêt de notre pays. Aujourd’hui, la première des priorités, c’est la survie de la nation. Voilà la ligne jaune. »

Le 5 mai, une grève générale du secteur public et privé et une manifestation dans Athènes sont programmées pour défendre les « droits sociaux et économiques des travailleurs face aux exigences de l’Union européenne et du FMI ».

Irlande : on ne touche pas aux entreprises

Désormais, c’est le « I » de Irlande qu’il faut entendre dans l’acronyme anglophone PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne) qui désigne ces États fragiles d’Europe.

Durement touchée par la crise financière de l’automne 2008, l’Irlande a vu son déficit budgétaire atteindre pratiquement 12 % du PIB. Dès le début de l’année 2009, le gouvernement a imposé d’importantes réductions de dépenses et augmentations d’impôts.

Dans le secteur public :

  • les départs à la retraite ne sont pas remplacés,
  • les primes sont supprimées,
  • les salaires des fonctionnaires (qui représentent 18% des emplois en Irlande) ont été réduits de 5% à 15%. Objectif : faire une économie de plus d’un milliard d’euros.

Les allocations sociales ont toutes été réduites, y compris pour les chômeurs tandis que le taux de chômage avoisine les 12%.

Une taxe carbone et une taxe sur l’eau (jusque ici gratuite) ont été instaurées. Une hausse générale des impôts sur les revenus a également été décidée.

Alors que ce programme touche d’abord les particuliers, Thomas Piketty relevait, en avril 2009 dans Libération, que la rigueur ne s’imposait pas aux entreprises :

« Ce qui frappe le plus, dans ce climat de crise extrême, c’est que le gouvernement s’acharne à maintenir son taux ultra-réduit de 12,5% d’impôts sur les bénéfices des sociétés.

Brian Lenihan l’a dit et répété le 7 avril : il est hors de question de revenir sur la stratégie qui a fait la fortune du pays depuis les années 1990, en attirant les sièges sociaux de multinationales et les investissements étrangers.

Mieux vaut ponctionner lourdement la population irlandaise que de prendre le risque de tout perdre en faisant fuir les capitaux internationaux. »

Un an après, la situation financière de l’Irlande s’est améliorée mais pas celle des Irlandais. Le gouvernement s’est engagé à ne pas baisser davantage les salaires mais poursuit son tour de vis.

Après des économies budgétaires de 3 milliards d’euros en 2009, ce sont 4 milliards d’euros qui seront économisés en 2010 dont 760 millions d’euros dans les dépenses sociales.

John Monaghan, professeur au Trinity College de Dublin, interrogé par le Wall Street Journal, fait observer :

« On dit aux gens que c’est indispensable pour maintenir l’économie à flot. Mais la colère gronde. »

Portugal : la rigueur à nouveau

En mars, le gouvernement portugais s’est engagé à prendre toutes les mesures d’austérité nécessaires pour assainir ses finances publiques. Déjà fragile avant la crise, le Portugal, contrairement à la Grèce, connaît depuis longtemps une politique de rigueur (entre 2005 et 2008). Renforcée, elle fragilise des salariés qui consentent déjà à beaucoup de sacrifices.

Au programme :

  • le gel des salaires dans la fonction publique pendant quatre ans,
  • la réduction et la suppression de certaines allocations (notamment celles pour l’emploi des jeunes),
  • le remplacement d’un départ à la retraite sur deux.

Les salaires n’ont pas été réduits : le salaire minimum est de 450 euros et le salaire moyen de 600 euros. Le gouvernement a également annoncé un plan de privatisations qui devrait rapporter près de 6 milliards d’euros.

Interrogée par Toute l’Europe, Ana Navarro Pedro, journaliste de l’hebdomadaire généraliste Visão, parle d’une situation d’urgence au Portugal :

« On a donc pour l’instant une double crise : un état d’appauvrissement de la population, qui provoque des grèves, extrêmement rares dans le pays, ainsi que de profondes divisions y compris au sein du Parti socialiste.

[...] Les dernières mesures annoncées sont considérées comme inadmissibles même par les socialistes les plus libéraux. Parce qu’au bout de cinq ans de rigueur, on voit une population absolument exsangue. »

Le sociologue Antonio Barreto a lui aussi décrit au Monde une situation sociale de plus en plus tendue :

« La classe moyenne vit une érosion économique dont on n’a pas d’exemple récent, personne ne sait comment elle va réagir.

[...] Ces dernières semaines, les infirmières sont descendues deux fois dans la rue, des grèves sporadiques secouent le secteur des transports et de l’énergie, les enseignants menacent leur ministre de “partir en guerre”. »

Espagne : le chômage galopant

Face à un déficit élevé (11,2% du PIB) et un taux de chômage record (20%), le gouvernement socialiste espagnol a engagé au début de l’année un plan d’économie budgétaire de 50 milliards d’euros sur trois ans :

  • la pression fiscale va augmenter d’environ 1% du PIB pour des recettes supplémentaires estimées à 11 milliards d’euros,
  • la TVA passera de 16% à 18%,
  • les embauches dans la fonction publique sont gelées,
  • les indemnités de licenciement baissées,
  • l’âge de départ à la retraite passe de 65 à 67 ans.

De quoi se mettre à dos les syndicats pour la première fois.

En dépit de ces efforts, l’agence de notation Standard & Poor’s a dégradé la note de la dette du pays ce jeudi 29 avril.

Alors que l’opposition somme le gouvernement de réagir, José Luis Zapatero affiche un optimisme à toute épreuve : son pays n’est pas la Grèce. Son plan d’austérité sera appliqué « à tout prix », avait-il assuré au Financial Times, mais pour l’instant, Zapatero hésite à engager de nouvelles coupes budgétaires tant la situation sociale est fragile.

Le seul secteur du bâtiment (30% des emplois en Espagne) traverse une crise sans précédent. Au début de l’année 2007, le nombre annuel des permis de construire était de 1,5 million. Ce chiffre a chuté depuis de 96%, pour atteindre seulement 60 000 permis de construire délivrés en 2009.

France : l’austérité ?

Ces politiques de rigueur, appliquées aujourd’hui dans les pays de la Zone euro dits « fragiles », pourraient être engagées ailleurs en Europe.

En mars, l’agence Fitch a maintenu le « AAA » de la France mais a évoqué le risque d’une « dérive budgétaire ». « Partout, on fait pression pour réduire les dépenses sociales. En France, on n’échappe pas non plus à la pression des marchés », explique Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE. Les tensions sociales qui en découlent sont inévitables :

« On augmente les taux de TVA, on réduit les salaires, les dépenses sociales, on impose davantage des ménages fragilisés... Tout cela pèse évidemment sur la consommation et nous replonge dans la crise.

C’est compliqué d’en sortir si les marchés continuent de se méfier et de spéculer contre les Etats. Les dettes sont dangereuses. »

En France, le mot « rigueur » n’a pas encore été prononcé. Mais pour atteindre l’objectif d’un déficit inférieur de cinq points d’ici 2013, il faudra en passer par des coupes budgétaires importantes.

Selon Eric Heyer, directeur adjoint du département d’analyses de l’OFCE (Sciences-Po), interrogé par Mediapart, Nicolas Sarkozy privilégie la rigueur... sans rien en dire. Après avoir décortiqué le programme pluriannuel des finances publiques, Eric Heyer avertit :

« L’austérité est programmée en 2010 et en 2011. Nicolas Sarkozy a prévu de contrôler ses dépenses avec une politique restrictive, qui ne manquera pas de brider la croissance. »

Là où le mot « rigueur » a bien été prononcé -et ce, sans complexe-, c’est au niveau des départements. Gilles Carrez, député UMP chargé par l’Elysée d’une mission sur les finances locales, prône le gel des contributions annuelles aux collectivités locales.

A cette annonce, Arnaud Montebourg, président socialiste du conseil général de Saône-et-Loire, a répondu que ce gel risquait surtout de favoriser la création de « petits phénomènes grecs » sur tout le territoire français. Les départements financent les allocations universelles. Selon le député, 90% des dépenses sont liées à ces protections sociales que l’Etat devrait prendre en charge :

« Pour faire face à cette situation, nous sommes obligés d’augmenter les impôts et de diminuer drastiquement les dépenses. C’est ce qui s’est passé en Seine-Saint-Denis mais aussi chez moi, en Saône-et-Loire.

Il est anormal de faire financer la solidarité nationale par les impôts locaux. Là où les collectivités sont riches, elles peuvent se payer une protection sociale et là où elles sont pauvres, elles ne peuvent pas. »

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  • Nicolas8241
    Nicolas8241
    Entrepreneur
    • Posté à 21h11 le 30/04/2010
    • Internaute 60637
      Entrepreneur

    Il est ironique de noter que les « spéculateurs » dont parlent en mal le public et les hommes politiques sont souvent des ETATS qui cherchent à placer leur argent.

    Pour ne prendre que l’exemple américain, l’état chinois détient 877 Milliards de Dollars de dette américaine (ce qui explique pourquoi il ne veulent pas réévaluer le yuan, car ils verraient la valeur de leur investissement en dollar chuter immédiatement), l’état Japonais en détient 770 Milliards de Dollars, etc...

    Lien

    • Nicolas8241
      Nicolas8241 répond à Nicolas8241
      Entrepreneur
      • Posté à 21h19 le 30/04/2010
      • Internaute 60637
        Entrepreneur

      En 2010, l’Etat Français a perçu 300 Milliards d’Euros (en taxes et impôts).

      En 2010, l’Etat a dépensé 550 Milliards d’Euros

      L’Etat français dépense le DOUBLE de ce qu’il gagne.

      Heureusement qu’on nous explique que la situation financière de la France est bonne, et que sa dette est notée AAA. Le reveil sera difficile lorsque la note baissera...

      Lien

       
      • gotics
        gotics répond à Nicolas8241
        créateur d'inactifs
        • Posté à 21h29 le 30/04/2010
        • Internaute 38500
          créateur d'inactifs

        Bouclier fiscale, impot sur les sociétés, baisse des contributions d’état aux collectivités locales suite aux transferts de charges, baisse des fonctionnaires, baisse des allocations d’état, augmentation des hauts fonctionnaires dans les ministère pour un résultat plus qu’affligeant, augmentation des dépenses de l’élyssée, augmentation des frais gouvernementaux hors enveloppes budgétaires, prise en charge des frais d’inscription des enfants de nantis dans les écoles françaises à l’étranger (coût 1 milliard d’euros) selon la demande du prince, etc, etc, etc...« Lorsque la note baissera » ! ! ! ! ! ! ! mais pour qui ?

        • barbouille
          barbouille répond à gotics
          surfeuse
          • Posté à 21h59 le 30/04/2010
          • Internaute 62861
            surfeuse

          « augmentation des hauts fonctionnaires »

          placement des copains ?

        • Rensk
          Rensk répond à gotics
          • Posté à 22h57 le 30/04/2010
          • Internaute 65029

          Vous oubliez... le plus grave... ou l’Etat est le chef ( !) et qui ne fait rien... (les assurances obligatoires !)

          C’est de ne pas poursuivre les patrons qui ne payent pas les obligations sociales mais qui les déduisent sur vôtre bulletin de salaire...

          Allez prouvez plus tard (après un incendie) que vous avez déjà payé vôtre part... vu que le patron ne l’a pas fait... !

          - C’est que vous essayé de gagner des trimestres... indument bien sûr... poursuites pénale en vue...

      3 autres commentaires
    • AlfredoGarcia
      AlfredoGarcia répond à Nicolas8241
      Rien
      • Posté à 23h45 le 30/04/2010
      • Internaute 47461
        Rien

      C’est simpliste comme point de vue : pendant des décennies on a « bouffé la gueule » des États avec leur idéologie néo-libérale et lorsqu’ils se tapent le résultat cela serait la faute aux états ! ! ! Mais non hein ? Vous avez voté Merkell, LePen, Sarkozy, Blair etc, ce n’est que vous qui avez marché dans cette combine louche, vous vous croyez meilleur que celui d’à côté....encore un IPad ?

       
      • Nicolas8241
        Nicolas8241 répond à AlfredoGarcia
        Entrepreneur
        • Posté à 00h06 le 01/05/2010
        • Internaute 60637
          Entrepreneur

        Lol ... Je dis simplement la vérité : certains états achètent les dettes emises par d’autres pays.

        Par exemple, le gouvernement chinois possède 800 Milliards de dollars de dette américaine, le gouvernement Japonais 700 Milliards.

        Donc.. les « spéculateurs » sont en partie... les états eux-mêmes ! ! !

        P.S. : ce constat n’a rien à voir avec le fait d’être de DROITE ou de GAUCHE, c’est juste ça, un constat.

        • jmax
          jmax répond à Nicolas8241
          • Posté à 07h31 le 01/05/2010
          • Internaute 3111

          ce n’est pas spéculer puisque c’est acheté et donc ton cash est parti dans les obligations. Celui qui spécule, c’est celui qui a le cash et qui joue pour qu’on lui emprunte au plus haut. Au hasard, Goldman Sachs

      2 autres commentaires
    • Rensk
      Rensk répond à Nicolas8241
      • Posté à 02h42 le 01/05/2010
      • Internaute 65029

      Pas que les Etats mais aussi leurs serviteurs crée par l’Etat, (pour nous faire du bien) les assureurs...

      Saviez-vous que 75% des boites rachetés le sont par nos cotisations obligatoires de retraites ? Qu’ils licencient donc des futurs retraités... juste avant la fin de la cotisation obligatoire et que donc ils peuvent gagner du fric en trouvant une excuse... dont ils sont les seules responsables du débâcle ?

      Eux se sont payé la villa pour la famille, il ont même des trucs dans d’autres pays pour les vacances... Ils vous disent même aujourd’hui comment vous devez vivre...

      (La fée verte a été interdite pendant plus de 100 ans, le peuple qui l’avait interdit il y a un siècle a voté pour sa liberté...)

  • DBL8
    DBL8
    Retraité
    • Posté à 11h31 le 01/05/2010
    • Internaute 19562
      Retraité

    « re-échelonement de la dette... (quelque soit le pays) »

    En clair, il n’y aura pas de remboursements !
    Mais ils s’en moquent, c’est nous qui paierons leurs erreurs... comme d’hab.

  • renard 25-
    renard 25-
    retraite
    • Posté à 21h05 le 30/04/2010
    • Internaute 104490
      retraite

    la france ,bientot la france notre tour arrive ,alors tout le monde reste les bras croisés pendant que tous nos politiques et ceux du 40 ce gavent , ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

    • Royka
      Royka répond à renard 25-
      Dissident
      • Posté à 03h58 le 01/05/2010
      • Internaute 13753
        Dissident

      Je dis ça sans animosité, mais si tu sais quoi faire pendant qu’effectivement ils se gavent, vas-y je t’écoute ?

      Les économies des nations sont tellement imbriqués les unes dans les autres que cette crise, ou la suivante, ne pourront qu’avoir des effets mondiaux. Et ça implique que les solutions également soient globales. Donc il n’y aura pas de solution dans ce système où tous, nations et peuples, sont en competition, se tirent la bourre à qui aura le plus de croissance.
      Personne ne renoncera à sa part de profit, aussi infime soit elle, que ce soit à l’echelle individuelle ou nationale.

      Il me semble qu’on a pas d’autre choix que d’attendre « la fin de leur monde », comme dit I Am ( Lien , eux terminent par le message « votez » ceci dit), pour espérer repartir sur des bases plus saines, au hasard je dirais non-capitaliste par exemple.
      Malheureusement la fin de leur monde causera sans doute des morts dans le notre (le monde réel).

      Ce qui nous renvoie à ma question : qu’est ce qu’on peut faire pour éviter ça ?

      • Sethtes
        Sethtes répond à Royka
        Mega Culpa
        • Posté à 09h41 le 01/05/2010
        • Internaute 86642
          Mega Culpa

        Vue l’impossibilité de se mobiliser nationalement car chacun ne se bat que pour son petit confort et surtout pas de manière collective, il reste la concentration sur le local.

        Je pense qu’il faut réinvestir les lieux proches de chez nous, acheter proche de chez nous, recréer à la fois ce qu’on appelle du « lien social de proximité » et faire marcher l’économie du coin.

        C’est un début, qui permettra peut-être de sauvegarder quelques petites choses quand tout s’effondrera totalement. Si on reste dépendant du monde entier, on s’effondre avec. Si on a des points d’ancrage fort près de chez nous, la chute sera, je pense, moins douloureuse.

        Après, patience.

         
        • Royka
          Royka répond à Sethtes
          Dissident
          • Posté à 15h00 le 01/05/2010
          • Internaute 13753
            Dissident

          Effectivement revenir à une économie locale me parait être une partie de la solution.
          Cependant tous les besoins, mêmes les primaires, ne peuvent à l’heure actuelle être satisfaits au niveau local, seulement certain. Il « suffirait », peut-être, que les pouvoirs politiques locaux gagnent en puissance pour que l’économie à son tour se réorganise de manière plus raisonné.

          Mais que l’économie ait pour but de trouver un équilibre pour le bien commun, l’interêt général, et non l’enrichisssement personnel ou cette chimère qu’est la croissance perpetuelle, ça demanderai un sacré retournement idéologique de nos sociétés, « a giant twist ».
          Et je ne suis pas sur que cet révolution puisse se faire sans que l’on soit au pied du mur (pour beaucoup de gens on y est pas encore, on peut encore tomber plus bas...)

          • I.P
            I.P répond à Royka
            Il manque Hulk en baskets
            • Posté à 00h29 le 02/05/2010
            • Internaute 25391
              Il manque Hulk en baskets


            Cependant tous les besoins, mêmes les primaires, ne peuvent à l’heure actuelle être satisfaits au niveau local

            Ça dépend de ce que l’on entend par échelle locale.
            En France si vous tracez un cercle de 100km de rayon autour de n’importe quel point je suis persuadé que vous trouverez amplement de quoi manger et boire. Bien entendu adieu les oranges, kiwis, ananas & Co mais on vit sans.

            Pour s’habiller c’est plus compliqué par contre...

            • clement_m-
              clement_m- répond à I.P
              maître contradicteur
              • Posté à 02h40 le 02/05/2010
              • Internaute 100136
                maître contradicteur

              Ah, le textile chinois ! Nous en avions tellement besoin pour qu’EADS ait l’immense honneur de faire construire ses avions là-bas...

        3 autres commentaires
      • sitoihien
        sitoihien répond à Royka
        • Posté à 14h32 le 01/05/2010
        • Internaute 21237

        Pour un « nouveau monde possible »

        Lien

        On peut sortir des sentiers battus par le vieux monde de droite et de gauche comme la croissance, le matérialisme, l’individualisme, l’économisme, le productivisme, le consommationnisme, le techno-scientisme...etc

         
        • Royka
          Royka répond à sitoihien
          Dissident
          • Posté à 15h02 le 01/05/2010
          • Internaute 13753
            Dissident

          Si vous avez oublié la négation « On NE peut sortir.. », je vous suis. Sinon je ne vois pas bien ce que vous voulez dire.

          • sitoihien
            sitoihien répond à Royka
            • Posté à 18h05 le 01/05/2010
            • Internaute 21237

            Il faut sortir des sentiers battus par la droite et la gauche.

            Quelle différence y a t’il entre la croissance de droite et la croissance de gauche ? ? ?

            Et cette croissance n’existerait pas sans le matérialisme, l’individualisme, l’économisme, le productivisme, le consommationnisme le
            compétitionnisme...etc

            Pour un « nouveau monde possible » il faut également un « nouveau projet politique »

            Lien

            Parmi ces « nouveaux projets politiques », la décroissance est bien placée

            Lien

            « moins de biens, plus de liens »

            « moins de compétition, plus de coopération »

        2 autres commentaires
  • ShaKhal
    ShaKhal
    Citoyen
    • Posté à 21h05 le 30/04/2010
    • Internaute 111000
      Citoyen

    Oui, il ne faudrait pas croire la France à l’abri ! Les spéculateurs ont l’oeil dessus. Je remets un lien vers le site ZeroHedge qu’un riverain avait posté à propos de l’article sur Saint-Etienne et ses actifs pourris :
    Lien

  • Machiavel
    Machiavel
    voisin oisif
    • Posté à 21h08 le 30/04/2010
    • Internaute 21001
      voisin oisif
    • Firmin
      Firmin répond à Machiavel
      employé du mois
      • Posté à 01h34 le 01/05/2010
      • Internaute 54542
        employé du mois

      Chanel ? La révolution ne sera pas télévisée, mais elle sera sponsorisée ?
      Tout fout le camp.

      • Numerosix
        Numerosix répond à Firmin
        Prisonnier dans le village (...)
        • Posté à 01h44 le 01/05/2010
        • Internaute 14499
          Prisonnier dans le village (...)

        La prochaine révolution ne sera encore qu’une fausse lutte spectaculaire oui , je le crains ..

         1 autres commentaires
  • Johnfante
    Johnfante
    Energies Vertes
    • Posté à 21h11 le 30/04/2010
    • Internaute 62204
      Energies Vertes

    Je veux pas faire mon poujadiste de base mais quels sont les sacrifices faits par les banques, les entreprises, les hauts fonctionnaires, les élus, l’armée (dont j’avais lu que ses achats à la France ne semblaient pas être remis en cause par la crise, mais c’était il y a plus de 30 jours), les taxes à l’importation des produits non dits de première nécessité.
    Ou alors c’est comme on le craint : encore un gros coup de pied au cul du peuple.

    Heureusement en France pour se voiler les yeux on a le voile intégral, les incivilités... et les éoliennes.

    • Rensk
      Rensk répond à Johnfante
      • Posté à 23h33 le 30/04/2010
      • Internaute 65029

      Lien
      Voilà un tableau des dépenses militaires par pays…

      - A vous de faire votre idée sur le déploiement des armées travaillant hors de l’Europe… et ceux qui payent pour protéger l’Europe… (Il y a comme un drôle de décalage non ? Depuis que les deux grands pays se sont démis des frais de contrôle, reporté sur autrui… ils peuvent aller faire la guerre hors d’Europe… ils en sont même fiers comme des coqs ! ! !)

      Autre chose, saviez-vous que les pays hors de l’UE… et donc de l’Euro… mais quand même dans l’Europe… payent déjà pour vous…, les allemands et français ? ? ?

      Question vente d’armes à la Grèce ; l’Allemagne vient juste de dépasser la France, la France est donc actuellement le 3ème vendeur d’arme concernant ce pays…

      PS : les contrats déjà signé par le gouvernement de droite... coûte les yeux de la tête... si vous cassez le dit contrat... En plus, vous n’avez rien comme matériel contre les Turcs si proche et pourtant si lointains…

      • Nicolas8241
        Nicolas8241 répond à Rensk
        Entrepreneur
        • Posté à 00h18 le 01/05/2010
        • Internaute 60637
          Entrepreneur

        Aux Etats-Unis, le bugdet PHARAONIQUE du « Department of Defense » (Dod) est un impôt déguisé pour financer les recherches scientifiques.

        C’est ce que pense NOAM CHOMSKY en tout cas, comme on peut le voir à 06 : 54 sur cette vidéo :

        Lien

         
        • Rensk
          Rensk répond à Nicolas8241
          • Posté à 02h24 le 01/05/2010
          • Internaute 65029

          Vous rigolez je pense...

          Bon ok, les gus ont réussi à faire de l’entraxe... qu’ils ont de suite envoyé à des parlementaires...

          Ce qui est con dans l’affaire c’est que c’est des citoyens chercheurs US qui ont fait le coup et pas Al-machin...

        1 autres commentaires
  • 101.7
    101.7
    Promeneur
    • Posté à 21h12 le 30/04/2010
    • Internaute 59121
      Promeneur

    Faire dégorger ceux qui se sont gavés de façon plus qu’indécente et qui nous ont mis dans cette situation ce ne serait pas moral ?

    Non, au lieu de ça le financièrement correct est de faire payer ceux qui ne sont pas responsables et encore moins coupables de ce hold-up.

    A nous de refuser de nous faire tondre à nouveau, surtout que la laine a de plus en plus de mal à repousser.

    Résistance !

    Merci Europe, merci FMI... merci spéculateurs, merci banquiers, merci fonds de pension, en gros merci capitalisme.

  • touko_2
    touko_2
    fonctionnaire http://minettelol (...)
    • Posté à 21h17 le 30/04/2010
    • Internaute 70143
      fonctionnaire http://minettelol (...)

    Ouaip la rigueur, mais pas dans les dépenses de l’elysée qui continuent d’augmenter gentiment .

    • mezneth
      mezneth répond à touko_2
      Onomatopée antropomorphe
      • Posté à 03h47 le 01/05/2010
      • Internaute 70709
        Onomatopée antropomorphe

      Sous Chirac, la dette était aux alentours de 3-4%
      Aujourd’hui, et malgré la baisse d’allocations sociales, la création d’une taxe par semaine, la mise à sac du service public, elle serait aux alentours de 8%.

      Je crois qu’à un moment, on peut légitimement se poser la question de savoir où va l’argent. Ainsi que de savoir quel argent n’est pas percu (on me dit dans l’oreillette que le bouclier fiscal, certes c’est pas glop, mais que le problème se situerait plus du côté des heures supplémentaires défiscalisées)

    • mezneth
      mezneth répond à touko_2
      Onomatopée antropomorphe
      • Posté à 19h10 le 01/05/2010
      • Internaute 70709
        Onomatopée antropomorphe

      doublon

    • mezneth
      mezneth répond à touko_2
      Onomatopée antropomorphe
      • Posté à 19h11 le 01/05/2010
      • Internaute 70709
        Onomatopée antropomorphe

      triplon (décidément^^)

  • Buse
    Buse
    Motard
    • Posté à 21h18 le 30/04/2010
    • Internaute 112084
      Motard

    La solution de facilité : on tape sur la population, et on ne fait rien contre le système bancaire qui à mis tout le monde dans la Boukaka !

    Deux solutions : soit on va chercher l’argent là où il est vraiment (dans les coffres des paradis fiscaux)
    soit la population un jour se révoltera dans un pays. Et là, gare à l’effet domino pour les autres états.

    • Rensk
      Rensk répond à Buse
      • Posté à 23h52 le 30/04/2010
      • Internaute 65029

      Vos pseudos paradis fiscaux font comme tous les autres, ils croient en les 0 et le 1... juste du courant allumé ou éteint...

      Sachez qu’une bombe spécifique perdue par l’OTAN au dessus de la Belgique vous créerais bien plus de problème que votre manque d’information sur les vrais paradis fiscaux !

      • Buse
        Buse répond à Rensk
        Motard
        • Posté à 08h25 le 01/05/2010
        • Internaute 112084
          Motard

        Je sais bien que la plupart de la masse monétaire mondiale est virtuel, mais elle existe quand même et n’a pas totalement disparue avec le crash. Elle est bien quelque part.
        Si elle n’est pas dans une banque (dans un pays classique ou dans un paradis fiscal), dites moi, Mr Rensk, où est elle... ?

    • I.P
      I.P répond à Buse
      Il manque Hulk en baskets
      • Posté à 23h53 le 30/04/2010
      • Internaute 25391
        Il manque Hulk en baskets

      Troisième solution, personne ne bouge.
      Malheureusement la plus probable...

      • mezneth
        mezneth répond à I.P
        Onomatopée antropomorphe
        • Posté à 03h49 le 01/05/2010
        • Internaute 70709
          Onomatopée antropomorphe

        ou tout le monde gesticule dans soin coin, ce qui revient, globalement, au même...

      • Buse
        Buse répond à I.P
        Motard
        • Posté à 08h26 le 01/05/2010
        • Internaute 112084
          Motard

        Exact, j’avais oublier le phénomène « mouton ».

  • Alexad
    • Posté à 21h20 le 30/04/2010
    • Internaute 8145

    Toute cette saga financière ressemble surtout à une immense escroquerie opérée par les plus puissants et des plus riches contre les plus fragiles, mais aussi les plus nombreux, auxquels on veut absolument calmer d’éventuelles ardeurs ! ! ....
    Nivellement par le bas, retour à l’esclavage. Les acquis sociaux du front populaire (qui ont fait tache d’huile dans d’autre pays), n’ont jamais été digérés par la classe dominante. Voilà une Europe qu’on va faire plier au profit uniquement de quelques uns ...

    • Lucius Sergius
      Lucius Sergius répond à Alexad
      Citoyen
      • Posté à 01h22 le 01/05/2010
      • Internaute 28239
        Citoyen

      Quand on fouille un peu on découvre nombre de membres de l’« élite » qui ont milité dans leur jeunesse dans des mouvements bien peu démocratiques (tiens, par ailleurs dans l’actualité on ne parlerait pas d’une attitude plus ou moins protectrice d’officiels vis à vis de certains mouvements curieux ?). En tout cas bien anti-républicains. Le genre qui méprise la sueur du peuple... Une formation qui a peut-être porté ses fruits. Fin de la Guerre Froide et donc de la menace que présentait la concurrence d’un autre système : plus besoin de faire des courbettes dans le social, on a moins mauvaise conscience, la Libération, tout ça... C’est loin, il paraît qu’on peut même maintenant se marrer dans les cimetières et modifier les constitutions discrètement... La plèbe ne fait plus peur, on va voir ce qu’on va voir. On liquide l’humanisme, à la limite en le ringardisant dans des campagnes de com’, et on récupère pour sa caste et sa gueule ce qu’on a dû lâcher il y a longtemps. Voici les premiers résultats, en tenant compte de l’inertie et du décalage entre une politique et ses effets... Au programme : disparition progressive des retraites, des congés payés, des assurances sociales,des contrats de travail défendant l’intérêt des travailleurs, etc... Tout ça bien sûr parce qu’« on ne peut pas faire autrement, c’est la mondialisation ma brave dame... »
      Tout se recoupe quand même bien... Certains milieux très privilégiés et leurs ancêtres façon la Cagoule l’ont rêvé de l’intérieur par la voie « nationale », ça a été un échec. Mais la troisième génération bien intégrée chez les libéralo-banksters l’a tranquillement fait par l’extérieur à l’international !

      Les deux ou trois familles qui ont bien prospéré, voire qui se sont gavées depuis des lustres grâce à des « affaires » parfois fumeuses, en se partageant le pouvoir politique ou autre en Grèce, on ne leur demande pas de rembourser ? Ah non ? Ca ne se fait pas ? Mais non voyons, c’est la faute à la « mondialisation », on n’y peut rien, ça va donc être aux gueux de payer... Même à ceux des pays voisins... Ils ont déjà accepté de renflouer les spéculateurs privés « institutionnels » sans trop grogner grâce à des « prêts » d’état, le galop d’essai a bien marché, alors il n’y a plus de raison de prendre des gants...

      De la politique fiction tout ça ? Moui... A voir...

      • cepes
        cepes répond à Lucius Sergius
        Si vis pacem para bellum
        • Posté à 02h33 le 01/05/2010
        • Internaute 84716
          Si vis pacem para bellum

        il paraît qu’on peut même maintenant se marrer dans les cimetières et modifier les constitutions discrètement

        Art 11 je suppose que tu parle de celui la
        ou 89...

        L’article 11 étant utilisé la première fois par de Gaulle...
        Tiens mais si on n’avait pas modifié la constitution ce zozo la n’aurait pas pu porté atteinte a l’intégrité du territoire entre autre (avec les colonies, qu’il a trahis soyons précis....) et il n’aurait pu fondé la V République....

        Après le discrètement me fais rire la constitution est bien encadré...

  • gotics
    gotics
    créateur d'inactifs
    • Posté à 21h22 le 30/04/2010
    • Internaute 38500
      créateur d'inactifs

    Apres les subprimes, la deprime. Et qui va encore payer, ces cochons de salariés. Dire qu’il y a encore 2 ans ces pays étaient montrés en exemple pour leur croissance et leur taux de chomage. Où est l’exemple maintenant. Les citoyens du monde ont sauvés les banques avec leurs impots, le remerciement des banques, la superspéculation qui va contraindre les états à mettre les sauveurs d’hier en responsables aujourd’hui. L’arrêt de la consommation risque d’être un allié pour ces millions de payeurs, car cela contraindra les états à prendre des mesures protectionnistes. L’ultralibéralisme et sa mondialisation viennent de passer à l’offensive après avoir faillit mourir. Il va certainement falloir faire des efforts, mais la demande devra être proportionnellement répartie en fonction de la responsabilité de chacun sinon je crains qu’un vent de rébellion se propage en europe et dans le monde. Un vent qui voudra juste dire NON.

    • Rensk
      Rensk répond à gotics
      • Posté à 00h30 le 01/05/2010
      • Internaute 65029

      Les actionnaires d’UBS on refusé la décharge des dirigeants à l’époque au pouvoir (2007)... Les actionnaire du Crédit Suisse par contre ont accepté cette semaine 170 millions de bonus non taxés par les impôts...

      Bien sûr, il y a actionnaires et ACTIONNAIRES ; vous ou d’autres avez pu vous payer de suivre les conseils avisés de vos banquiers ou même « les spécialistes en placements rentables »

      Le litige entre les USA et la CH n’est pas résolu car le tribunal Fédéral (un demi-ami) a déclaré l’accord illégal.

      Pour pouvoir voter la loi comme le tribunal le demande il faut que les parlementaires votes « rétroactivement » la loi... le PS demande très peu de choses pour être Ok lors du vote, les autres (ceux des moutons noir et des minarets) sont aussi contre (eux représente aujourd’hui la classe banquière, volée a un autre parti qui avait aussi ses scandales (Swissair et autres)...

      Le gouvernement qui s’est avancé sans l’avis du parlement risque gros, UBS pourrait (enfin) être attaqué par la justice US, puis bien sûr aussi par notre propre justice vu les preuves...

      Vous voyez, les assureurs (nos retraites) virent pleins de gens pour faire plus de bénéfice en bourse... pour notre bien, notre retraite...

      Selon les gens à plus de 100’000 balles de salaires mensuel il n’y a pas de problèmes... (Ils prennent leurs salaires surfait sur nos droits à la rente, idem pour l’invalidité, ils y a plus d’employés en bonne santé que de rentiers et ont ose malgré tout foutre la faute sur les handicapés non reconnus par les rapaces ! ! !

  • A déménagé le 8-10 2
    • Posté à 21h22 le 30/04/2010
    • Internaute 41917
      nc

    Dans tous ces pays, sait-on si les mesures d’austérité ont touché aussi les revenus des ministres (des députés, sénateurs, etc.), le train de vie de leur ministères (et de la haute administration) ?

    Ne répondez pas tous en même temps !

  • gribouillemoqueur
    • Posté à 21h30 le 30/04/2010
    • Internaute 36141

    Et on est même pas certains que ces plans de rigueur vont améliorer la situation des finances publiques. On peut entrer dans cercle vicieux où la baisse des dépenses publiques affecte le PIB, la baisse du PIB réduit les recettes fiscales, et la baisse des recettes fiscales aggrave les déficits malgré la baisse des dépenses publiques pour finalement exiger encore plus d’efforts, et ainsi de suite......
    Dans tous les cas, les plans de rigueur sonnent le glas du semblant de reprise économique qu’on nous annonçait vigoureuse avec tambours et trompettes. La récession est de retour mais était-elle réellement partie ?

    • Troll-en-folie
      Troll-en-folie répond à gribouillemoqueur
      Parano chronique
      • Posté à 21h50 le 30/04/2010
      • Internaute 87214
        Parano chronique

      « Et on est même pas certains que ces plans de rigueur vont améliorer la situation des finances publiques. »

      Si, on est certain..... que ça ne servira à rien.

      Mais cette « crise » a pour but de pouvoir supprimer tous les avantages sociaux acquis après de dures et longues luttes, et aussi de casser tous les services publics, sans déclencher une révolte populaire.

      Une fois ce but atteint, on sortira miraculeusement de cette « crise ».

      • gribouillemoqueur
        • Posté à 08h58 le 01/05/2010
        • Internaute 36141

        Il faut être conscient que la mise en place de l’Euro, plus qu’outil pour intégration des marchés (le passage à l’Euro n’a pas provoqué de baisses de prix notables au sein de la zone), rabote les modèles sociaux des pays membres. Quand un pays comme l’Allemagne fait du dumping social pour prendre des parts de marché et faire de la croissance aux dépens de ses partenaires, ses voisins sont particulièrement vulnérables car ils ne peuvent plus réagir en dévaluant leur monnaie face à la montée du chômage et la baisse des recettes fiscales et sociales que la compétition entre pays suscite. On peut dans un premier temps, avec la résistance des populations, accumuler les déficits et maintenir les modèles nationaux en l’état. Mais il arrive un moment, au détour d’un crise économique, quand l’accumulation des dettes n’est plus soutenable, le coup de rabot devient inéluctable. La solution, serait soit un fédéralisme avec un modèle social européen, soit un retour en arrière avec l’abandon de l’Euro afin que les Etats retrouvent une autonomie dans la gestion de leur modèle social.

  • joeljoeljoel
    joeljoeljoel
    celib
    • Posté à 21h36 le 30/04/2010
    • Internaute 111648
      celib

    Intéressante la tof de l’article.

  • Numerosix
    Numerosix
    Prisonnier dans le village (...)
    • Posté à 21h40 le 30/04/2010
    • Internaute 14499
      Prisonnier dans le village (...)

    Et qui sont ces gens qui vont nous imposer cette rigueur et ces sacrifices avec des airs sentencieux, en France ?

    Les épouses d’hommes politiques ont décidemment la cote chez les fleurons du luxe français. Hermès International est en passe de nommer Florence Woerth, la femme du nouveau ministre du Travail, au conseil de surveillance.

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