Pourquoi ne pas racheter les canettes ramassées dans la rue ?
Des canettes de soda (Mykl Roventine/Flickr). 
Se disant lui-même « fada du tri sélectif », notre riverain Stanislasj propose une petite incitation financière pour améliorer le recyclage des canettes. « Pourquoi, en France, ne peut-on pas revendre des canettes en aluminium ramassées dans la rue, comme aux Etats-Unis ou en Pologne ? », s’interroge-t-il. Trop compliqué et pas assez efficace, répondent les professionnels.
Les fabricants de canettes ne sont pas favorables à l’instauration d’une consigne, comme il en existe aux Etats-Unis ou encore au Canada. Sylvain Jungfer est le délégué général de leur groupement d’intérêt économique (GIE), La Boîte Boisson. Il explique :
« Ce serait très compliqué à mettre en place, ce serait très contraignant car beaucoup d’acteurs seraient concernés : les distributeurs, les grossistes, Eco-Emballages [la société qui collecte les contributions financières des entreprises, ndlr]...
Ce n’est pas forcément la solution, parce que c’est un emballage qu’on sépare très facilement dans les centres de tri. En France, 70% des canettes sont en acier, 30% seulement en aluminium. Pour récupérer l’acier, il suffit d’avoir un aimant... L’avantage de cet emballage, c’est aussi qu’il est recyclable à l’infini, sans perdre ses qualités originales. »
En France, une canette sur dix seulement est recyclée
Pourtant, la France peut encore faire des efforts pour recycler ses canettes. « Plus de 60% sont recyclées, affirme Sylvain Jungfer. Il y a une marge de progression, surtout sur le “hors domicile”. »
Le « hors domicile », ce sont les entreprises : le tri sélectif n’est pas encore devenu une habitude dans les bureaux. Le GIE des fabricants de canette doit lancer dans quelques semaines une expérience dans le Nord, « pour promouvoir le geste de tri hors foyer avec des poubelles spécifiques ».
Difficile, de toute façon, de faire fortune avec des canettes usagées. Comme l’explique notre riverain Bimbol, les revendre n’est pas impossible, mais l’intérêt financier est limité :
« Il n’existe pas un prix de reprise “par canette” comme dans d’autres pays, il faut les revendre au poids à un ferrailleur (autour de 1 euro le kilo, pour des canettes de 15 grammes environ). Le problème, c’est que beaucoup de canettes ne sont pas en alu pur, et là, ça ne vaut vraiment plus rien. »
Merci à Watashi_baka, Bimbol, Cherdak et Philou pour leurs contributions.
Pḧoto : des canettes de soda (Mykl Roventine/Flickr).
► Corrigé le 29/04/2010 à 19h : plus de 60% des canettes sont recyclées, pas 10%, selon le délégué général du GIE représentant les fabricants.
► Les commentaires de cette question-réponse sont clos, mais d’autres interrogations attendent vos contributions.
- 24085 visites
- 5 réactions













22








...
...
Je sais pas ce qu’il en est aux U.S. ou en Pologne,
mais dans certains pays (par exemple Allemagne)
Tous les récipent y compris les cannettes sont consigné (de tête 25 centime pour une canette)
Dans ces conditions ils devient très intéréssant de ramasser les canettes et autre bouteille en rue pour les revendres .
Vu qu’en France il n’y a plus de consigne c’est pas gagné




Partager