TRIBUNE 24/04/2010 à 18h40

Pédophilie : on vilipende le pape et on passe tout à Polanski



Roman Polanski en conférence de presse en Allemagne, en septembre 2008 (Ina Fassbender/Reuters)

Le week-end dernier, je suis allé voir un nouveau film qui a été tourné par quelqu'un qui a abusé d'un enfant. C'était un très bon film.

« The Ghost Writer » de Roman Polanski démontre que les capacités artistiques d'un cinéaste, dont le talent est un des plus constants du monde du cinéma, n'ont pas faibli. Je peux donc comprendre que la critique le couvre de louanges.

Cependant, Polanski n'a pas été interviewé à la télévision comme l'est habituellement toute personne encensée par la critique. C'est qu'il est détenu dans son chalet de Suisse, en train de se battre contre un arrêt d'extradition du tribunal de Californie suite à l'abus sexuel d'une mineure de 13 ans, Samantha Geimer, en 1977.

Le monde du cinéma, et même le monde de l'art en général, considère que cela (l'arrestation de Polanski, non le fait qu'il ait abusé d'une fille de 13 ans) est un scandale.

Cette façon de voir était manifeste dans le commentaire qu'a fait l'année dernière l'actrice hollywoodienne Whoopi Goldberg pour le défendre : « Je sais que ça n'était pas un viol-viol » [« I know it wasn't rape-rape » en anglais].

Grâce à ce remarquable néologisme, Goldberg a donné une nouvelle gloire à cette vieille formule (généralement prononcée par des hommes) : « Elle dit non mais ça veut dire oui ».

Jugé selon le chef d'inculpation le moins grave

Il est donc nécessaire de rappeler le témoignage de Geimer au grand jury de la cour suprême de Los Angeles. Elle a raconté à la cour que chez Jack Nicholson, le metteur en scène de 44 ans avait mis une drogue, du quaalude, dans son champagne puis lorsque, l'esprit embrouillé, elle lui avait demandé à plusieurs reprises de la ramener chez elle, il avait ignoré ses demandes et avait commencé à abuser d'elle.

Polanski, de toute évidence, avait l'esprit moins embrouillé qu'elle, car il lui a demandé plusieurs fois si elle prenait la pilule. Comme elle ne répondait pas, il l'a sodomisée. Geimer a dit à la cour que si elle n'avait pas résisté plus fermement, c'est parce qu'elle « avait peur de lui » ; mais pas au point de ne pas oser révéler à sa mère « notre petit secret », comme il le lui avait demandé.

La suite, tout le monde la connaît : Polanski, avec l'aide d'excellents avocats, a obtenu d'être jugé selon le chef d'inculpation le moins grave possible, soit « sexe avec une mineure », mais il s'est enfuit la veille de son procès et depuis, il fuit la justice.

Comme je l'ai dit tout à l'heure, la position « éclairée » -au moins en Grande-Bretagne et plus encore en France, son pays d'adoption- est que tout ça s'est passé il y a longtemps, et que le grand réalisateur a assez souffert, ne serait-ce que parce qu'il n'a pas pu aller chercher ses Oscars à Hollywood.

L'Eglise catholique, une « institution qui viole les enfants »

Le pape Benoît XVI, lui, n'a pas à son actif la réalisation d'œuvres telles que « Rosemary's baby » et « Chinatown » et ne bénéficie pas de la même indulgence.

C'est pourquoi des leaders « éclairés » comme Christopher Hitchens [philosophe et journaliste britannique, ndlr] et Richard Dawkins [écrivain et scientifique britannique, ndlr] ont demandé que le chef spirituel d'un milliard de catholiques soit arrêté la prochaine fois qu'il viendrait en Angleterre, pour complicité de dissimulation d'actes pédophiles.

Le professeur Dawkins a écrit dans le Washington Post, la semaine dernière, que « l'ancien responsable de l'Inquisition devait être arrêté s'il osait mettre un pied à l'extérieur du Vatican, son dérisoire petit fief, et qu'il devrait être jugé dans une cour civile appropriée. » Pour faire bonne mesure, il a ajouté que l'Eglise catholique est une « institution qui viole les enfants ».

J'ai toujours cru que c'étaient des personnes qui violaient les enfants et non des institutions. Mais peut-être que ce qui intéresse le professeur Dawkins n'est pas tant d'amener des pédophiles devant la justice, que de régler ses comptes avec l'Eglise catholique.

De fait, tout devient clair -Dawkins est toujours merveilleusement limpide- quand on se réfère à son livre « Pour en finir avec Dieu », publié en 2006. Il écrit :

« Nous vivons une époque d'hystérie en ce qui concerne la pédophilie, une sorte de réaction psychologique de masse qui rappelle la chasse aux sorcières de 1692. »

Et Dawkins ajoute :

« L'Eglise catholique romaine a payé un lourd tribut à cette opprobre rétrospective... Je déteste l'Eglise catholique romaine mais je déteste encore plus l'injustice et je ne peux pas m'empêcher de me demander si cette institution n'a pas été diabolisée injustement dans cette affaire, spécialement en Irlande et en Amérique ».

Je ne me souviens pas que Polanski ait présenté la moindre excuse

Il semble que le pape lui-même -quatre ans semble-t-il après que Dawkins a écrit cela- ait un regard beaucoup moins tolérant sur ce qui s'est passé en Irlande.

Le mois dernier, le pape a envoyé une lettre pastorale aux catholiques d'Irlande dans laquelle il écrit :

« Beaucoup d'entre vous ont ressenti une grande consternation et un terrible sentiment de trahison à l'annonce de ces crimes inadmissibles [l'abus d'enfants par des prêtres] et en apprenant la manière dont les autorités de l'Eglise d'Irlande les avait traités... Vous avez beaucoup souffert et je le regrette profondément.

Je sais que rien ne peut effacer le mal qui vous a été fait... Beaucoup d'entre vous se sont aperçu que même quand ils avaient le courage de parler de ce qui leur arrivait, personne ne voulait les écouter. »

Peut-être que quelque chose m'a échappé, mais je ne me souviens pas que Polanski ait présenté la moindre excuse à la personne dont il a abusé, bien qu'il ait accepté en 1993 de donner 500 000 dollars à Madame Geimer, sans doute pour qu'elle cesse d'être un témoin à charge.

Ce que je veux dire, c'est que contrairement au pape qui se rend parfaitement compte de l'ignominie dont se sont rendus coupables -d'une manière systématique- des membres du clergé catholique, Polanski se croit sincèrement innocent. En fait c'est lui-même -et non l'adolescente de 13 ans qu'il a sodomisée- qu'il voit comme une victime.

Polanski, il faut le reconnaître, n'est pas un hypocrite. Il n'a jamais prétendu être un garant de l'ordre moral. C'est pourquoi la conduite des prêtres qui ont abusé d'enfants qu'on leur avait confiés et la manière dont les évêques les ont couverts nous révoltent tout particulièrement : ils prétendaient incarner l'autorité du Christ lui-même qui a dit :

« Celui qui offensera un de ces petits enfants qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'il soit jeté dans la mer avec une pierre autour du cou ».

Le pouvoir, point commun entre Polanski et les prêtres pédophiles

Cependant, il y a aussi un point commun entre la conduite de Polanski et celle des prêtres prédateurs sexuels. Dans les deux cas, l'abus est aussi un abus de pouvoir.

C'est plus évident dans le cas du clergé, particulièrement dans un pays comme l'Irlande où la constitution de la République elle-même leur donnait une autorité « spéciale ». Ils avaient en fait un pouvoir absolu, qui n'était pas seulement absolument corruptible, mais qui terrifiait leurs victimes et leur enlevait toute capacité de résistance.

De la même façon, le metteur en scène de renommée mondiale était parfaitement conscient du pouvoir qu'il exerçait sur une future starlette de 13 ans à qui il avait promis une photo dans Vogue. C'est toujours la même histoire à Hollywood, mais ce n'en est pas moins écœurant pour autant.

L'affirmation « en fait, elle en avait envie » ne convaincrait pas le monde culturel si la personne qui invoquait cette éternelle excuse n'avait pas un pedigree d'artiste.

De même qu'il est honteux que l'Eglise catholique, à quelque niveau que ce soit, ait pu considérer que sa réputation était plus importante que les souffrances d'enfants, de même ceux qui ont mis leur foi dans des artistes devraient comprendre que eux non plus ne sont pas au-dessus du bien et du mal.

► Traduit de l'anglais par Dominique Muselet

Photo : Roman Polanski en conférence de presse en Allemagne, en septembre 2008 (Ina Fassbender/Reuters)

  • 31577 visites
  • 328 réactions
Vous devez être connecté pour commenter : or inscrivez-vous
  • cachalot
    cachalot
    artiste
    • Posté à 19h11 le 24/04/2010
    • Internaute
      artiste

    je peux comprendre que l'on condamne une personne qui est l'auteur d'abus sexuels sur mineurs. c'est totalement juste et légitime.
    cependant je pense qu'il est malheureux d'associer l'acte de polanski avec celui de prêtres pédophiles de l'église catholique apostolique romaine.
    ici,l'amalgame est une faute.
    les conditions, les causes, les conséquences ne sont pas les mêmes.
    il y a une grosse différence entre une personne qui viole à plusieurs reprise dans le cadre d'un abus de pouvoir lié à sa fonction et une personne qui fait le même acte, seule, avec l'aide d'une drogue.
    il y a une différence entre une personne en fuite pour échapper à la justice et une personne qui est couverte par sa hiérarchie et qui continue ses actes en toute impunité.

    là où polanski est responsable de son acte en tant que personne physique, l'église est responsable en tant que personne morale.
    il n'est pas possible d'associer les deux.

  • Tom Bombadil
    Tom Bombadil répond à worou-kenou
    Je ne suis pas un hobbit
    • Posté à 19h45 le 24/04/2010
    • Internaute
      Je ne suis pas un hobbit

    Ça m'ennuie d'avoir à écrire cela, parce que ça pourrait nous emmener loin, mais il y a mineurs et mineurs. Même dans la loi, où je crois, mais qu'on me corrige s'il le faut (non, pas avec la badine, je suis trop vieux) qu'entre les plus et les moins de quinze ans il y a une différence de crime.

    Je pense que la puberté introduit une différence. Elle ne rend aucun acte plus acceptable qu'un autre, mais il ne s'agit pas de la même chose.

    Par ailleurs, entre des relations sexuelles qui se produisent dans un contexte ultra érotisé (comme un shoot photo de mode dans les 70's, ou... un vestiaire après le match ? Ah non, un café bling bling des Champs Elysées) et des actes sexuels honteux, forcés, cachés dans une sacristie alors qu'on inscrit de force dans l'esprit des enfants que le sexe, c'est mal, que le plaisir c'est péché, il y a une vraie différence. Je ne pense pas que l'on puisse tout mélanger sans que cela coûte très cher.

  • gringo4c
    gringo4c
    Nuance de gris
    • Posté à 20h41 le 24/04/2010
    • Internaute
      Nuance de gris

    Moi ce qui me choque dans cette histoire, c'est de voir que c'est les autorités suisses qui ont fait le sale boulot qui incombait aux autorités françaises ou polonaises.

    Posons nous la question, est-ce que les autorités protègent également d'autres pédophiles qui ont perpétrés leur sale besogne à l'étranger, ou l'impunité est-elle uniquement proportionnelle au nombre d'oscar possédé ?

  • andelle
    • Posté à 20h59 le 24/04/2010

    Non pas deux poids deux mesures, certainement pas.
    Il y a seulement une différence entre le pape et Polanski, c'est que Polanski ne prétend pas inculquer la morale au monde entier.

  • Nimportequi-
    • Posté à 21h10 le 24/04/2010
    • Internaute
      SDF

    Sisyphe a été condamné à remonter le rocher pour l'éternité.

    Lui, il faut le condamner à parcourir le Pôle en ski jusqu'à la fin de ses jours.

  • Féline
    Féline
    fée
    • Posté à 21h18 le 24/04/2010
    • Internaute
      fée

    Les peoples savaient. Les milieux artistiques et médiatiques savaient. Ont-ils dénoncé ce pédophile ? Non, ils ont dissimulé l'information et protégé ce violeur pédophile de la justice pour la seule raison qu'il était de leur milieu. Et la plupart d'entre eux continuent toujours à le défendre.

    Et dire que les gens continuent à leur donner du fric en allant voir leurs films ou en achetant leurs albums...

  • said13500
    said13500
    ........
    • Posté à 22h05 le 24/04/2010
    • Internaute
      ........

    la pedophilie concerne les enfants (- 11 ans) et les adolescents pré-pubère (de 11 a 13 ans) ou début de la puberté (de 14 a 17 ans) donc un viol sur une gamine de 13 ans est un acte de pedophilie.

    C'est rare que je sois un pro Amérique mais pour la défense des jeunes et des adolescents je suis a cent pour cent avec eux. Je préfère une justice sévère qu'une justice laxiste à la française qui relaxe des pédophilies a cause de la prescription et des peines ridicules qui est une insulte au victime et un encouragement pour ces pervers (je dirais pas malade car pédophile n'est pas une maladie mais un état donc non soignable)

    HS : pourquoi la prostitution et le proxénétisme est condamnable et le client (qui est impliqué dans ce système mafieux et qui fait que la prostitution excite) ne le serai pas ?

  • oursonne
    • Posté à 22h29 le 24/04/2010
    • Internaute

    Et bien si vous voulez boycotter les films de Polanski, il ne restera pas grand chose à vous mettre sous la dent dans le domaine artistique (peinture, musique, etc...). Beaucoup de grands artistes et souvent ceux qui realisaient les oeuvres les plus sublimes avaient des vies de débauche, et surtout à certaines epoques « Renaissance, Moyen-Age certains ne devaient pas trop regarder l'âge des jeunes gens qu'ils poursuivaient...
    Je comprends mal cet acharnement pour punir un homme qui a fait, certes, un acte répugnant (mais dans des circonstances quand même bien particulières (époque de liberté sexuelle et drogue en particulier aux Usa et dns ce milieu, destabilisation par l'horreur qui s'était passé avec la bande de Charles Manson, massacrant sa femme, son bébé et ses amis, enfance affreuse dans le ghetto de Cracovie) et qui depuis non seulement n'a jamais recommencé mais vit une vie de famille tout à fait normale.
    On n'a pas droit à une 2e chance ? La rédemption, ça n'existe pas ?
    Et je ne pense pas que quand on parle de ses souffrances on parle du fait qu'il ne puisse pas retourner aux usa pour ses films ! ! !

    J'espère pour eux que tous ces donneurs de leçon n'auront pas un jour quelqu'un de leur connaissance ou un de leurs enfants qui commetra une faute grave.. On verra s'ils sont aussi sévères ! ! Je déteste ces chasse à l'homme !

  • Strawman
    • Posté à 22h32 le 24/04/2010

    Lorsque je lis votre description de l'incident Polanski, je ne vois aucun lien avec ce qui a été relaté durant les enquêtes. Simple omission de votre part, ou jugez-vous les lecteurs stupides au point qu'il faille leur dire « Polanski est un violeur pédophile » de peur qu'ils ne fassent une interprétation des faits différente de la vôtre ?

    Déjà : la victime en question, Samantha Geimer, a fourni de nombreux témoignages, or il n'y en a pas deux qui aillent dans le même sens ; était-elle consciente, savait-elle ce qui l'attendait en acceptant cette séance photo, est-ce elle qui était en possession de la drogue ? Elle a demandé l'abandon des poursuites, et à l'heure actuelle, les faits sont encore très flous...

    Une théorie qui n'a toujours pas été écartée sérieusement est que la mère de Geimer lui aurait fourni la drogue, et que cette séance n'était qu'un prétexte pour une « promotion canapé » planifiée par sa mère, qui est loin d'être un phénomène marginal dans le milieu du cinéma et que Samantha Geimer elle-même aurait avoué avoir déjà pratiqué avant sa rencontre avec Polanski. Le buzz (pardon, ramdam) qui a suivi cette affaire a également généré une énorme publicité pour la fille en question...

    Quelques soient les circonstances, avoir des relations sexuelles avec une fille de 13 ans est illégal, et Polanski doit en répondre devant la justice. Mais en parler comme s'il avait guetté une fillette devant l'école pour l'enlever dans sa camionnette et la violer dans les bois relève de la désinformation pure.

  • brazz
    • Posté à 00h17 le 25/04/2010
    • Internaute

    Effectivement, vous avez raison.
    Toutes les façons d'être pédophiles sont également condamnables et méprisables.
    Le temps d'ailleurs ne fait rien à l'affaire, ceux qui mettent en avant ce prétexte fallacieux, le font uniquement pour essayer d'échapper à leurs reponsabilités. Que vous ayez violé une mineure lors d'une soirée il y a 30 ans, ou votre enfant de choeur dans la sacristie il y a 33 ans ( ! ) ceci est exactement identique, méprisable et punissable.
    Dans le cas du représentant d'une religion pronant la pureté, se posant en garante de la morale et defenseure des faibles, c'est particulièrement abject et tous les soutiens s'apparentent fort à de la complicité au moins passive.
    Dans le cas d'un artiste célebrissime, profitant de sa puissance financière et médiatique exactement comme n'importe lequel des gros porcs se payant des enfants en Thaîlande en exploitant la pauvreté, c'est exactement identique et tous ceux qui sont prêts à tout excuser au nom de l'art ou de solidarités louches ne sont en fait, exactement à l'identique, que de visqueux complices, des pourritures prêtes à justifier l'injustifiable au nom de l'intérêt supérieur de l'art. Ils ne sont de ce fait pas différents dans la démarche de ceux qui justifient ou ont justifiés les crimes les plus abjects par la raison d'état. Il n'est ni joli, ni ragoutant notre petit monde soit disant cultiurel !

  • Guy Valte
    Guy Valte
    Parisien abonné au gaz
    • Posté à 08h52 le 25/04/2010
    • Internaute
      Parisien abonné au gaz

    Dans le cas d'espèce ce n'est ni Polanski ni l'église qui m'irritent le plus, c'est l'auteur de cet article. Car nous sommes tous (ceux qui le veulent) devant un même problème de conscience face au comportement criminel de gens qui ont accès à notre intimité, par l'artistique et par le religieux et qui en abusent. Il n'y a pas a utiliser l'un pour atténuer l'autre.Ce ne serait qu'une tentative pour échapper à la justice du droit commun. Dans les deux cas, il y a une tentative d'étouffement des affaires et c'est inacceptable. Par contre, si pour Polanski il y a eu un acte criminel ponctuel, pour l'église c'est autre chose, car on commence à avoir le sentiment que les vocations à la prêtrise même sont ambiguës, et qu'on ne peut plus faire aveuglément confiance aux prêtres telle qu'était la tradition, alors qu'en Polanski, ce n'est vraiment pas le cas, ni non plus pour les metteurs en scène au cinéma.

  • Boutauvent
    Boutauvent
    Testeur de temps libre
    • Posté à 10h14 le 25/04/2010
    • Internaute
      Testeur de temps libre

    A lire cet article, j'ai la vague impression que son auteur recherche essentiellement à créer un maximum de buzz en nous ressortant l'affaire Polanski pour la mettre en parallèle avec celle des prêtres pédophiles...
    Encore plus sournoisement, il se complait (avec délectation, semble-t'il ! ) à nous relater dans le détail une déposition dont absolument personne ne peut savoir si elle traduisait la stricte vérité de ce qu'il s'est passé lors de ces rapports.
    (Nous savons depuis longtemps qu'il n'est pas rare que le pervers se cache derrière cette fausse pudibonderie ! ..)
    Au risque de revenir un peu trop sur ce débat sordide et nauséabond qui a déjà animé les colonnes de la presse il y a quelques mois, je me permets de lui rappeler que cette affaire a déjà été jugée dans d'autres termes, qu'un accord a été conclu et que la victime souhaite l'abandon de la procédure actuelle.
    C'est peut-être très confortable de ma part, mais j'aurais tendance à penser qu'il y a eu de bonnes raisons à cela et qu'elles ne sont probablement pas strictement financières.
    (Bizarrement, quand on parle de Mickael Jackson, plus personne ne veut retenir les -mêmes- accusations qui avaient été portées contre lui, depuis qu'il est décédé... et donc pratiquement sanctifié ! ? ! « Business is business » ! )
    De plus, sous réserve que les choses se soient passées telles qu'elles nous sont racontées, je ne vois qu'un rapport très lointain entre un acte -évidemment- insensé commis dans des circonstances très particulières (Faut-il revenir sur l'ensemble de l'histoire de Polanski ? ) il y a plus de 30 ans, et des actes répétés pendant des années sur des enfants soumis à une forme d'autorité.