Devedjian boude la Bretagne à cause du nuage islandais

Photo : Patrick Deveidjan et Renaud Muselier en visite à Marseille, le 30 janvier 2009 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).
Parmi les millions de passagers bloqués par le volcan islandais, on trouve Patrick Devedjian. Coincé à Paris, le ministre de la Relance n'a pas pu se rendre à Brest ce lundi 19 avril. Le déplacement, prévu par avion, a été annulé à cause du nuage, rapporte le Télégramme.
Au cabinet du ministre, on explique que sans avion, il est difficile d'aller à Brest :
« Dimanche soir, Air France ne savait pas encore si les vols étaient annulés, on devait donc attendre. Il y avait beaucoup de visites à faire et peu de trains.
On aurait pu partir à 7h30 mais on ne serait arrivés qu'à 13h45 avec un arrêt d'une heure à Rennes.
Ou partir à 9h pour arriver autour de 14h. Comme les derniers retours sont à 16h, on ne restait que deux heures sur place. En voiture ? C'est six heures de route.
On ne se réjouit pas de ce type de choses. C'est jamais facile pour nous d'annuler un déplacement. Peut-être que si Air France nous avait prévenu avant, on aurait pu réagir et réorganiser le programme. »
Prendre la voiture « comme de Gaulle »
Le Télégramme moque cette annulation, « meilleur plaidoyer pour le TGV Paris-Brest en trois heures » tout en soulignant la « légereté des moeurs ministérielles » :
« Les ministres sont désormais comme les vacanciers : ils choisissent leur destination au dernier moment. Et ce n'est donc que jeudi soir que Patrick Devedjian a officiellement fait part de son arrivée à Brest le lundi suivant.
Dans cette ville au tempérament facétieux, la venue d'un ministre ne se fait jamais dans l'improvisation. Et ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont soudain été concernées par ce déplacement au programme aussi chargé qu'un porte-conteneurs au large d'Ouessant. »
Le Télégramme suggère plusieurs solutions à Devedjian et regrette l'époque où les ministres honoraient leurs engagements. Patrick Devedjian pouvait, par exemple, prendre une voiture « comme de Gaulle ». Un trajet d'environ quatre ou cinq heures pour lequel il aurait fallu réveiller le ministre autour de cinq heures du matin. Ou passer une nuit à Brest.
« Impossible », répond le cabinet qui annonce la venue de Patrick Devedjian à Brest le 30 avril prochain.
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tonnerre de Brest !
rien n'est plus had oc... capitaine.




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