La chaîne de télé locale TLM échappe à l'Olympique lyonnais
La nouvelle risque d’en surprendre plus d’un à Lyon. Depuis des mois, toutes les rumeurs, toutes les confidences, toutes les sources « bien renseignées » n’allaient que dans un seul sens pour dire : « Télé Lyon métropole sera vendue à l’Olympique lyonnais. C’est fait. Il n’y a plus qu’à attendre la confirmation du CSA. » Et finalement non.
Le Progrès, le quotidien régional basé à Lyon, pressé par son actionnaire, le Crédit Mutuel, de vendre sa télévision locale déficitaire (1,4 million de pertes en 2009, contre 1,7 million en 2008), a finalement retenu l’offre de reprise présentée par l’actuel directeur général de la chaîne, Jean-Pierre Vacher.
Une lettre d’exclusivité doit être paraphée aujourd’hui, prévoyant l’ouverture de négociations exclusives avec Jean-Pierre Vacher. Contacté par Lyon Capitale, ce dernier confirme et fait par de sa « grande satisfaction ». Il ajoute : « Le plus dur commence ! » La vente devrait se faire à l’euro symbolique.
Un seul pool de journalistes polyvalents
Soutenu par l’équipe dirigeante de TLM et ses salariés, Jean-Pierre Vacher a présenté début mars un plan baptisé « TLM 2015 », qui vise à retrouver l’équilibre en trois ans, grâce à une « refondation », y compris sur le plan éditorial de la chaîne.
Dès septembre prochain, TLM pourrait avoir une nouvelle identité visuelle, de nouveaux décors, un nouveau site Internet et surtout une nouvelle grille de programmes.
Objectif : en faire une chaîne d’information en continu, disponible aussi bien sur la télé que sur téléphone ou Internet. Pour cela, la rédaction sera complètement réorganisée, les différents services fusionnés pour créer un seul pool de journalistes polyvalents.
2 millions d’euros d’investissements privés
Pour mener à bien ce projet, Jean-Pierre Vacher est parvenu a rassembler une douzaine d’investisseurs privés qui apporteront 2 millions d’euros.
Parmi eux : Alain Mérieux, Bruno Rousset (Evolem), Jean-Christophe Larose, Roland Tchénio (Toupargel), Jean-Claude Lavorel (LVL Médical, représenté à la conférence de presse par Ludovic Bellein), Christian Barqui (Barquinvest) et quelques autres qui attendent le résultat de la vente avant de se dévoiler.
Jean-Pierre Vacher aurait en outre décidé d’investir personnellement dans l’entreprise, comme une partie de l’équipe dirigeante. Pour trouver son équilibre, TLM devrait solliciter d’avantage les collectivités locales.
Jean-Michel Aulas, le président de l’OL, ambitionnait lui de faire de TLM, comme il l’a confié à Lyon Capitale, une « télé moderne, un peu comme on la rencontre à New-York ». « Une télé locale proche du public avec des orientations très marquées autour du sport » et surtout « une télé qui gagne de l’argent ».
Malgré des messages rassurants passés auprès des salariés de TLM, ces derniers s’étaient opposés au projet de reprise par l’OL, estimant que cela se traduirait par beaucoup plus que les cinq licenciements prévus dans le plan présenté par Jean-Pierre Vacher, et la disparition « a ? terme, du caractère pluraliste, local et ge ? ne ? raliste de TLM. »
En début d’après midi, l’OL a confirmé que son offre n’avait pas été retenue et a adressé à Jean-Pierre Vacher et son équipe « tous ses vœux de réussite ».
En partenariat avec Lyon Capitale
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journaliste
journaliste
La décision du Progrès de vendre TLM à Jean-Pierre Vacher, et non à Jean-Michel Aulas, est sans doute une bonne nouvelle pour les médias lyonnais. L’actuel patron de la chaîne locale lyonnaise est très investi dans la vie de sa chaîne, et ce depuis plusieurs années. Son projet éditorial allait dans le sens d’une chaîne de proximité. Et surtout, son projet prévoyait cinq licenciements, soit beaucoup moins que celui porté par l’OL. Espérons juste qu’il parviendra à réhausser le niveau actuel de la chaîne des gones qui a besoin d’un peu de modernité !




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