Tribune 12/04/2010 à 13h40

Qui doit payer les retraites ? Le débat ne pose pas les bonnes questions

Serge Guérin | Sociologue

Depuis le début des années 1990, le financement des retraites est devenu un enjeu récurrent du débat économique et social.

On dénonce la faiblesse du taux d’activité des plus de 50 ans, on s’alarme du rapport entre le nombre d’actifs et celui des inactifs, on compare avec les autres pays européens dont la plupart ont relevé l’âge de départ à la retraite... et on revient aux trois possibilités bien connues : relever les cotisations, diminuer le montant des pensions, augmenter la durée de cotisation. Ou un peu des trois.

Or, s’il est urgent d’agir, une réforme purement comptable risque de manquer l’essentiel. L’enjeu du vieillissement n’est pas de maintenir les équilibres économiques et démographiques de la société industrielle, mais d’en inventer de nouveaux, ou à tout le moins de créer les conditions de leur déploiement. Cela suppose de changer de manière de raisonner.

Les catégories comptables qui régissent actuellement la réflexion sur les retraites présentent le risque de bloquer le débat, chaque catégorie venant incarner les « intérêts » d’une classe d’âge. La réforme des retraites se présente ainsi sous la forme d’une question simple : qui doit payer ?

Cela offre certes une certaine clarté au débat, notamment par rapport à la réforme de 2003 où l’on vit défiler de jeunes actifs se battant pour le maintien d’avantages dont ils n’avaient aucune chance de bénéficier mais qu’ils avaient toutes les chances de financer.

Sarkozy ne touchera pas au maintien des retraites

De ce point de vue, le débat a mûri et gagné en lisibilité. On pourrait ainsi le présenter comme un arbitrage entre les intérêts des actifs et ceux des inactifs, ou des jeunes actifs et de ceux qui ont passé la cinquantaine et peuvent encore espérer bénéficier d’un modèle généreux.

On peut même décrypter ainsi les positionnements des responsables politiques : ainsi, quand le Président Sarkozy a annoncé le 25 janvier dernier qu’on ne toucherait pas au maintien des pensions, il défend les intérêts des plus âgés, ceux qui sont pensionnés ou le seront dans un futur proche, et qui constituent précisément sa plus solide base électorale.

C’est de bonne guerre, et on s’étonne seulement que ses adversaires politiques n’en profitent pas pour prendre des options différentes. Peut-être la démographie militante du PS explique-t-elle cet aveuglement.

Au demeurant, le chef de l’Etat a le mérite de justifier sa position et de s’inscrire dans la problématique du pouvoir d’achat sur laquelle il a été élu :

« La seule [piste] que je ferme tout de suite, c’est celle qui consistera à diminuer le montant des pensions de retraites pour assurer l’équilibre, elles sont trop basses. »

Cette réflexion rencontre en effet l’expérience des retraités ou des familles qui sont confrontés au coût d’une maison de retraite ou d’une résidence avec services. Le prix moyen d’une place en maison de retraite est de 2 200 euros par mois, alors que la retraite moyenne des Français ne dépasse pas 1 296 euros par mois.

Une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales publiée en octobre 2009 montre que le prix mensuel pour une place en maison de retraite va de 1 200 à 5 000 euros par mois. La retraite mensuelle moyenne est de 1 637 euros pour les hommes et de seulement 1 020 euros pour les femmes.

Pour compléter le tableau, 56% des retraités touchent un montant mensuel de moins de 1 300 euros alors que seulement 10% des retraités touchent plus de 2 400 euros (Drees, 2006).

Il y aurait donc de très bonnes de raisons de défendre le pouvoir d’achat des retraités. Et si des voix s’élevaient pour reprocher au chef de l’Etat, qui a aussi été élu sur le thème de la valeur travail, qu’il ne fait guère de cas des intérêts de ceux qui travaillent, il pourrait répondre, avec l’aide de son conseiller Henri Guaino, que la politique de défense du pouvoir d’achat des retraités consiste en fait à socialiser la solidarité : en baissant les pensions, la dépense retomberait sur les familles au lieu d’être supportée par l’ensemble des actifs. A quoi la gauche n’aurait rien à répondre.

Où vont nos cotisations ?

Or c’est précisément là que devrait avoir lieu le débat, et qu’un raisonnement par catégories sociales le stérilise. Car à se demander qui doit payer, on oublie d’interroger ce que l’on paie - et à qui !

Et si la solution passait par une politique ambitieuse de l’offre résidentielle et de l’offre de services aux personnes âgées ?

Ce marché en expansion est aujourd’hui régi par une logique de rareté et le secteur est aujourd’hui très mal organisé. Il se partage entre un secteur privé assis sur des logiques de rente et bénéficiant d’un effet de rareté, et un secteur associatif dont les modes de fonctionnement, l’économie et la qualité de service sont pour le moins disparates.

Il est peu probable qu’un service public soit la solution ; mais plusieurs choses permettraient d’optimiser le fonctionnement du secteur :

  • Un soutien public mieux conçu, une aide à la construction par exemple
  • Des aides au fonctionnement ciblées sur la qualité de service et passant par la formation des personnels
  • Des recherches attentives sur les optima économiques du secteur.

C’est une question d’allocation des ressources, avec des arbitrages qui devraient faire l’objet d’un réel débat.

Et un constat initial : le marché, jusqu’à présent, n’a pas trouvé de solution optimale : le système est coûteux, l’offre insuffisante, la qualité de service discutable. L’argent public doit-il être dirigé de préférence vers les consommateurs (les retraités), charge à eux de faire jouer la concurrence selon une logique de marché ?

Ou faut-il admettre qu’ils n’en ont pas les moyens et se préoccuper alors de favoriser une politique de l’offre ? Dans ce cas, les deniers publics doivent-ils financer des structures de qualité insuffisante ou alimenter les rentes d’opérateurs privés jouant sur la rareté ?

Il y a là de vrais enjeux qui devraient être éclairés par des études économiques mais aussi par un réel débat public.

Des marchés défectueux

On en est loin, et le débat actuel reste enfermé dans une représentation fataliste du monde tel qu’il est, qui voit les politiques et les autres acteurs sociaux raisonner à l’intérieur de cadres économiques qu’ils ne parviennent pas à penser et à dépasser.

On retrouve la même impasse dans le débat sur le pouvoir d’achat des actifs, qui se concentre sur le coût du travail, les salaires et la fiscalité alors que les vraies marges de manœuvre se trouvent dans le fonctionnement défectueux de certains marchés : la concurrence insuffisante dans la grande distribution, la rareté organisée du marché du logement, les logiques de monopole et de rentes qui alimentent la part des dépenses contraintes dans le budget des ménages constituent de véritables taxes sur les consommateurs.

En améliorant le fonctionnement de ces marchés, on leur redonnerait de réelles marges de manœuvre.

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  • sans-tabou
    sans-tabou
    Citoyen de la République
    • Posté à 14h50 le 12/04/2010
    • Internaute 99446
      Citoyen de la République

    « Le contrat social a été rompu par le patronat qui a noyauté toutes les institutions de la Vème République. »

    Depuis que Ernest-Antoine Seillière de Laborde, baron Seillière a pris les commandes du MEDEF (1997-2005), le Patronat français est devenu un Patronat de Choc (Guerrier).

    Le problème c’est que, pendant cette même période, le syndicalisme français est devenu « réformiste ».

    Et c’est ce déphasage entre un Patronat de Choc (guerrier) et un syndicalisme Réformiste (serpillière) qui nuit aux intérêts des salariés.

    Il Faut absolument que le Syndicalisme Français revienne à ces fondamentaux.

    Le Projet de retraite concocté par le tandem Patronat-Pouvoir libéral en est l’occasion rêvée. Le Syndicalisme doit la saisir pour se battre et pour relever la Tête.

    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à sans-tabou
      In enculo cum vibro
      • Posté à 16h52 le 12/04/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Il faut absolument que le Syndicalisme se considère en guerre contre le patronat, et fasse fusiller tous les gradés de l’armée syndicaliste qui ont baissé les armes et collaboré avec l’ennemi.

       
      • sans-tabou
        sans-tabou répond à Autist Reading -
        Citoyen de la République
        • Posté à 17h17 le 12/04/2010
        • Internaute 99446
          Citoyen de la République

        Que comptez vous faire des syndicats que le Patronat a « arrosé » pour « fluidifier » les relation sociales ?

        « Syndicalisme se considère en guerre contre le patronat »

        Difficile car le Patronat a des Noms qu’il peut à tout moment jeter en pâture !

        • Autist Reading -
          Autist Reading - répond à sans-tabou
          In enculo cum vibro
          • Posté à 17h29 le 12/04/2010
          • Internaute 73535
            In enculo cum vibro

          Les patronat à des noms.

          Des noms de gradés bons pour le poteau.

          Je parle d’insurrection, de guerre civile au sein de la CGT et de FO, si les syndiqués ne fusillent pas Thibaut, Mailly, et leurs missi dominici, sur le champ, la guerre sera définitivement perdue.

          On pourra aller acheter des godes pour aider nos enfants à s’adapter au monde du travail.

          • KIKI21000
            KIKI21000 répond à Autist Reading -
            retraité
            • Posté à 19h36 le 12/04/2010
            • Internaute 53190
              retraité

            Le rôle des syndicats est la réforme de la société, peu de confédérations se réclament de la révolution, quelques uns la lutte de classe est encore dans les statuts, mais, actuellement ils sont plutôt en défense qu’offensif. Le patronat a rarement été aussi dur.
            Si les dirigeants que vous citez sont effectivement veules,ils ne sont pas l’ennemi de classe.

            salut et fraternité.

            • Autist Reading -
              Autist Reading - répond à KIKI21000
              In enculo cum vibro
              • Posté à 20h22 le 12/04/2010
              • Internaute 73535
                In enculo cum vibro

              Les deux syndicats que j’ai cités ont des statuts les situant sur le terrain de la lutte de classe, et leurs dirigeants ont fait le choix de la défaite.

              La confédération des luttes n’est plus assurée, chacun est isolé dans son maquis, et il est urgent que cela cesse.

              Des gens qui n’ont pas vu l’atelier (le vrai, pas le symbolique.°.) depuis des décennies et qui choisissent d’abdiquer devant l’ennemi peuvent être considéré comme ennemis de classe, il me semble.

      4 autres commentaires
    • Autist Reading -
      Autist Reading - répond à sans-tabou
      In enculo cum vibro
      • Posté à 17h05 le 12/04/2010
      • Internaute 73535
        In enculo cum vibro

      Conférence-débat sur « le corporatisme politique » avec Michel Eliard, professeur de sociologie à l’université et auteur d’un livre intitulé : Corporatisme contre démocratie politique. (Selio, éd.)

      La conférence englobera trois grands aspects du corporatisme. Tout d’abord, le corporatisme contre la démocratie politique, contre la philosophie des lumières et la Révolution française, contre l’indépendance du mouvement ouvrier, puis le corporatisme dans l’histoire de la sociologie, et enfin les bases corporatistes de l’Union européenne.

      Le corporatisme qui prône l’association capital-travail a puisé ses sources principales dans la doctrine sociale de l’Eglise, en particulier dans l’Encyclique Rerum Novarum de Léon XIII EN 1891. « En février 1934,un régime autoritaire corporatiste chrétien se met en place en Autriche sous la bannière de la croix potencée. Ayant interdit les organisations ouvrières et démocratiques, il appelle les salariés à rejoindre un syndicat organisé selon les critères corporatistes et chrétiens » (Paul Pasteur, Etre syndiqué à l’ombre de la croix potencée).

      Cette » troisième voie » apparaît au moment où le syndicalisme ouvrier s’organise et elle trouve sa traduction politique la plus achevée dans les régimes totalitaires, corporatistes et fascistes au XXème siècle : Mussolini, Salazar, Hitler, Pétain. Le corporatisme se dresse donc contre la démocratie issue du siècle des Lumières et de la Révolution française.

      Dans la situation de crise politique et sociale actuelle, il réapparaît lorsqu’au niveau de l’Union européenne, par exemple, on tend à substituer un syndicalisme intégré, co-législateur, au syndicalisme indépendant.

  • sans-tabou
    sans-tabou
    Citoyen de la République
    • Posté à 10h06 le 13/04/2010
    • Internaute 99446
      Citoyen de la République

    « ...d’établir le communisme »

    Le communisme, le grand soir, ne sont pas des solutions miracles, demandez aux victimes st Stalinisme, du Maoisme et j’en passe.

    Le changement passe par des élections démocratiques et pour une société moins inégalitaire. (peut-être que je suis un doux utopiste)

  • Ermite
    Ermite
    Consultant IT
    • Posté à 14h08 le 12/04/2010
    • Internaute 37758
      Consultant IT

    Certes... réflexion intéressante.

    Mais ne vous déplaise, la question principale reste une question de financement.
    Le « Qui doit payer » est toujours d’actualité.
    Et il l’est particulièrement depuis les trente dernières années.
    Depuis que la « capital » extorque au « travail » la part du lion de la valeur ajoutée en accaparant la quasi-totalité des gains de productivité.
    Et comme c’est le « travail » qui finance les différentes fonctions de la Sécu, dont l’assurance vieillesse, on a clairement un problème de financement.

    Vous ne pouvez, nous ne pouvons pas sortir de ce cercle.
    Toute action qui ne prendra pas en compte cet aspect n’aura que des effets « marginaux », en plus d’en avoir des effets « pervers » ; comme la « réforme (déjà) Fillon » d’il y a quelques années, qui devait résoudre le problème des retraites pour les prochaines décennies, qui n’a fait que le repousser (la preuve !) et qui a eu pour principal effet de baisser le niveau des pensions.

    Dans ce contexte, votre proposition peut même être considérée comme « contre-productive » puisqu’elle suggère l’existence de solutions au problème des retraites qui ne passeraient pas par une réforme radicale du financement, alors qu’une telle solution n’existe pas.

    • sans-tabou
      sans-tabou répond à Ermite
      Citoyen de la République
      • Posté à 14h22 le 12/04/2010
      • Internaute 99446
        Citoyen de la République

      « Depuis que la “capital” extorque au “travail” la part du lion de la valeur ajoutée en accaparant la quasi-totalité des gains de productivité.
      Et comme c’est le “travail” qui finance les différentes fonctions de la Sécu, dont l’assurance vieillesse, on a clairement un problème de financement. »

      Bien vu

      Effectivement le Patronat avec la bénédiction du Pouvoir en place est en train de piller le travail les français et de cannibaliser les caisses sociales.

      • Ermite
        Ermite répond à sans-tabou
        Consultant IT
        • Posté à 14h36 le 12/04/2010
        • Internaute 37758
          Consultant IT

        « Effectivement le Patronat avec la bénédiction du Pouvoir en place est en train de piller le travail les français et de cannibaliser les caisses sociales »

        Si seulement ça ne datait que de l’avénement du « pouvoir en place »...
        Mais la révolution conservatrice date des années Reagan-Tatcher.
        Et les dégats ne font que s’acumuler depuis.

        Posons-nous la question : comment la France a-t-elle pu se payer la Sécu aprés la seconde guerre mondiale alors qu’on nous prétend qu’elle ne peut plus se la permettre maintenant, aprés des dizaines d’années de gains de productivité et de PIB ? ? ?
        La question posée autrement : où l’argent qui aurait dû largement assurer le financement de la Sécu grâce aux gains de productivités/PIB est-il passé ? ? ?
        Un début de réponse : quid des dizaines de milliards annuels d’« allégements de charges » offerts aux entreprises ?

         
        • Azza
          Azza répond à Ermite
          Ingénieur en informatique (...)
          • Posté à 16h39 le 12/04/2010
          • Internaute 25467
            Ingénieur en informatique (...)

          « Un début de réponse : quid des dizaines de milliards annuels d’“allégements de charges” offerts aux entreprises ? »

          Il serait plus logique de dire « offerts aux actionnaires ». Les entreprises en elles meme n’accaparent pas grand chose.

          Ce sont ceux qui touchent les dividendes qui entassent.

        1 autres commentaires
  • padiran
    padiran
    Chroniqueur Grolandais
    • Posté à 14h20 le 12/04/2010
    • Internaute 5159
      Chroniqueur Grolandais

    Excellent article qui met en parallèle les montants des retraites et les coûts en matière hébergement des grands seniors, c’est à dire ceux qui nécessitent des structures adaptées.
    Les collectivités locales, en cours de remise en question par Sarkozy, sont au premières loges en matière d’aménagement des résidences pour personnes âgées, ainsi que de structures de maintien à domicile. Les municipalités, départements et régions sont largement sollicités pour participer financièrement à la mise en place d’EHPAD, MAPAD et autres établissements pour seniors dépendants.
    La cinquième branche de la sécurité sociale promise et toujours remise, celle de la dépendance, devait permettre de réfléchir aux besoins et à leurs traitements, mais pour cela il faudra lui associer des coûts, donc des ressources,et là encore c’est pas gagné. Si l’État ne réfléchit pas aux solutions à mettre en place pour permettre aux personnes âgées de terminer leur vie dans le confort qu’elles méritent, le marché prendra le relais avec ceux qui en auront les moyens et ceux qui iront dans les tristes mouroirs des siècles précédents.

  • 14240
    14240
    retraité
    • Posté à 14h26 le 12/04/2010
    • Internaute 95774
      retraité

    HEU....niches fiscales pour 2010....74,788 Milliards d’Euros ?

    • r_v
      r_v répond à 14240
      • Posté à 15h15 le 12/04/2010
      • Internaute 9634

      Exact, je rappelle également une autre donnée que les gouvernants de tout bords ne veulent surtout pas mettre sur la table : 5 Millions de chômeurs, 5 millions de chômeurs qui ne cotisent pas ou peu.

      Ces gouvernants nous donnent 3 possibilités, baisser les retraites (donc baisse de la consommation, donc hausse du chômage), augmenter les cotisations (donc baisse du pouvoir d’achat, donc baisse de la consommation, donc hausse du chômage ) ou allonger la durée de travail (pas discutable vu le taux de chômage des cinquante ans et plus)...alors que la solution vient de se qu’ils n’arrivent pas a faire mais qu’ils nous promettent depuis 30 ans, faire baisser le chômage.

      Le pire, c’est que tout le monde, l’auteur compris, oublie qu’il n’y a pas que 3 possibilités, la propagande a bien marché !

      • 14240
        14240 répond à r_v
        retraité
        • Posté à 15h35 le 12/04/2010
        • Internaute 95774
          retraité

        Avec ce gouvernement....les chiffres n’ont aucune valeur !
        Quand à augmenter la durée du travail... ? ..du grand n’importe quoi...sachant que les entreprises ne gardent pas les plus de 50/55 ans, car ils coutent trop cher !
        Pourquoi faire simple....quand ils peuvent faire compliqué ! ..c’est la devise des politiques !
        Les pistes effectivement...sont multiples, mais gênent le gouvernement...car touchant à des privilèges !
        Tristesse !

  • leo s
    leo s
    (...)
    • Posté à 14h26 le 12/04/2010
    • Internaute 73621
      (...)

    Rappel

    Appel :

    Pour une véritable réforme des retraites

    Le simplisme des scénarios catastrophe ne permet pas d’aborder sérieusement la question de l’avenir des retraites et les problèmes nouveaux posés à la société par l’allongement de la durée de la vie. De pareils enjeux demandent de construire une confiance à long terme pour les générations les plus jeunes. Seule la retraite par répartition peut garantir à tous, pour les décennies à venir, un haut niveau de retraite rapporté aux revenus d’activité et assurer les solidarités entre les générations et les professions. Cet objectif est à la portée de l’économie française. Il sera d’autant plus facilement accessible que seront faits les choix favorables à l’emploi, à la croissance pour un développement durable et à une meilleure redistribution de la richesse produite envers le monde du travail.

    Or, tout en affirmant son attachement aux principes de la répartition, le Premier ministre propose aujourd’hui d’étendre aux fonctionnaires les mesures déjà mises en place par le gouvernement Balladur pour les autres salariés, autant de reculs qui ont déjà des conséquences sur les retraités d’aujourd’hui. Il inverse ce que devrait être la recherche de l’équité et opte pour le maintien et la poursuite de régressions qui vont gravement amputer les retraites des salariés du secteur privé. Simultanément le MEDEF, dans le cadre de son opération de « refondation sociale » cherche à imposer de nouvelles dégradations des régimes complémentaires et milite pour le gel des ressources des régimes par répartition à leur niveau actuel.

    Tolérer ces reculs conduirait à un effondrement des niveaux de retraite et ne pourrait qu’inciter les générations les plus jeunes à une fuite en avant vers des solutions individuelles et faciliter le développement de fonds de pension illusoires et dangereux. Un recours accru à l’épargne salariale, en particulier sur le long terme, ouvrirait une brèche dans ce sens et contribuerait à un nouveau développement des inégalités entre salariés, privant de plus le budget de l’Etat et la Sécurité sociale de ressources nécessaires.

    L’impératif absolu pour recréer la confiance en l’avenir des retraites est de rapprocher la situation des salariés du privé et du public en revenant sur les régressions intervenues entre 1993 et 1996. Il s’agit de prolonger dans l’avenir le grand acquis issu de trente années de développement de la retraite par répartition, la parité globale de niveau de vie entre actifs et retraités, de faire en sorte que la période de la retraite n’accroisse pas les inégalités entre hommes et femmes et de mettre fin à ce qui reste de grande pauvreté parmi les retraités. Si ces objectifs peuvent très bien être atteints sur la base des régimes actuels, produits d’une histoire, la convergence entre les régimes existants est souhaitable. Elle sera d’autant plus accessible que seront recherchées les réformes du financement permettant un partage des gains de productivité plus favorable aux salariés.

    Un débat au niveau européen doit s’engager avec toutes les forces sociales, syndicales et associatives pour que ces objectifs puissent se réaliser.

    L’appel peut être signé sur Lien

  • yabon
    yabon
    Klingon
    • Posté à 14h27 le 12/04/2010
    • Internaute 98602
      Klingon

    Au demeurant, le chef de l’Etat a le mérite de justifier sa position et de s’inscrire dans la problématique du pouvoir d’achat sur laquelle il a été élu : « La seule [piste] que je ferme tout de suite, c’est celle qui consistera à diminuer le montant des pensions de retraites pour assurer l’équilibre, elles sont trop basses. »

    Je ne vois pas le mérite qu’il a à préserver le coeur de son électorat (70% des plus de 65 ans)...

  • pmithrandir
    pmithrandir
    Developpeur
    • Posté à 15h07 le 12/04/2010
    • Internaute 90097
      Developpeur

    L’article part du postulat que les retraites sont trop faibles, parce qu’elle ne permettent pas de payer les dépenses, entre autre la maison de retraite...
    Plus de 1000€ pour les femmes et 1600 pour les hommes... Ca correspond en fait exactement a mon salaire en France si vous prenez la moyenne de ces deux la(1300€)... informaticien débutant en province.
    Je créais de la richesse, ce qui ne sera pas leur cas... Je trouve donc cela très bien payé. (hormis le fait qu’ils ont des exigence de vie plus grandes que les miennes)

    En revanche, je trouve que vous avez bien raison et que c’est déplacé de demander autant d’argent pour une place en maison. Je pense que l’on pourrait chercher dans cette direction.
    1000 à 5000€ par mois... on se fout un peu de leur tete a ces vieux et à leur famille...

    Faisons le point :
    - un immeuble avec des studio ou petits appartements, en province pas trop loin de transports, on s’en tire pour 300€ par personne.
    - Ajoutons a cela 60 repas a 6€ = 360 (plus cher que le cout d’un repas au resto U, qui doit avoisiné les 5€70)
    - 30 pti dej = 45€
    On a un total de 705€

    Ajoutons a cela un système d’interphone qui permet d’appeler quelqu’un en urgence si besoin et on est a 100€ de plus(une infirmière pour 20 personnes vieilles mais valides)

    Maintenant, une option femme de ménage qui passe toutes les semaines 2h : 120€ (optionnel pour nombre de vieux dans un pti appart)

    On arrive a un total de ... 925€

    Et je suis sur que l’on pourrait encore descendre sans avoir une qualité déplorable. En effet, l’infirmière pourrait être remplacée par une présence payée au smic et formée pour les premiers secours.

    N’oublions pas que nos vieux vivent dans des conditions peu pratique quand ils sont dans des vieilles maisons immenses avec plein de meubles etc... Mettez les dans quelque chose de plus petit(une chambre, un salon un peu épuré) et ils s’en sortent bien mieux sans aide.

    Bref, je pense que le vrai scandale se trouve du coté des maisons de retraites qui limitent les places, cherchent une rentabilité maximum et font passé nos aïeuls pour des malades, ce qu’ils ne sont pas tous, loin de la. Nombre d’entre eux sont tout a fait valide et mentalement équilibré. Ils n(ont donc pas besoin de faire vivre toutes ces sangsues sur leur retraite et leur patrimoine.

  • vik75
    • Posté à 15h14 le 12/04/2010
    • Internaute 89761

    désolé mais moi a mon age comme je me sens pas du tout solidaire des gens pour qui je vais devoir payer leur pensions tellement notre système francais est infame concernant les jeunes ( exploitations par les stages bizutage sociales, ) , je cotise a l’etranger pour ma pomme

    • leo s
      leo s répond à vik75
      (...)
      • Posté à 15h23 le 12/04/2010
      • Internaute 73621
        (...)

      enron enron petit patapom

  • Au sud de nul part-
    • Posté à 15h37 le 12/04/2010
    • Internaute 57434
      Situation

    La retraite, franchement, c’est la faute des vieux.

    ( ;))

  • survivant
    • Posté à 16h01 le 12/04/2010
    • Internaute 25864

    Déjà on peut exclure la superbe idée cousue de fil blanc de sarko pour « écorner » le bouclier fiscal pour financer les retraites. Qui, et il le sait(sarko), le bouclier fiscal est inscrit dans la constitution de la Vème république. En clair : le bouclier fiscal peut être amélioré comme l’a fait sarko mais ne peut faire l’objet d’un recul. Donc, s’il écorne le bouclier par un prélèvement quelconque, il doit automatiquement redonner à l’identique d’un autre côté sous peine de la rupture d’égalité inscrit dans la constitution qui de fait deviendrait anticonstitutionnel. Le bouclier fiscal ne pourra disparaître qu’à la naissance d’une VI ème république. Laissons sarko foncer dans le mur en klaxonnant avec son gouvernement. A part cet interlude. De l’argent il y en a dans les caisses du patronat.

    • leo s
      leo s répond à survivant
      (...)
      • Posté à 16h13 le 12/04/2010
      • Internaute 73621
        (...)

      Ce gouvernement
      est une voiture sans frein
      roulant en marche arrière
      dans une forte pente descendante.

      En effet
      le klaxon
      dans ce cas de figure
      se révèle inefficace.

      • survivant
        survivant répond à leo s
        • Posté à 19h18 le 12/04/2010
        • Internaute 25864

        C’est l’appel des sirènes du fond des abysses. Non, ne perdons pas de temps à écouter les jérémiades de ce gouvernement on les connait. Casser la sécu pour refiler le bébé aux banquiers et aux assureurs. Achetons une bonne paire de chaussures de marche pour les manifs. La marche, vous diront tous les docteurs, c’est bon pour le cœur. La constitution, le travail, la santé, la justice, la retraite, l’école etc. doit être inscrit et gravé dans le marbre du programme de campagne des candidats aux élections présidentielles de 2012.

         
        • leo s
          leo s répond à survivant
          (...)
          • Posté à 21h17 le 12/04/2010
          • Internaute 73621
            (...)

          Lien

          est un lien utile pour mettre tout cela en musique

        1 autres commentaires
  • Chimulus
    Chimulus
    Dessinateur de presse
    • Posté à 16h21 le 12/04/2010
    • Internaute 5775
      Dessinateur de presse
    • jyeden
      jyeden répond à Chimulus
      khmer vert ( age des caverne, (...)
      • Posté à 16h50 le 12/04/2010
      • Internaute 20631
        khmer vert ( age des caverne, (...)

      tres bon chimulus
      tu vas l’avoir ta préretraite
      mais c’est un peux ignoble comme chantage

  • spartak
    spartak
    (comité libertaire lyophilisé)
    • Posté à 16h23 le 12/04/2010
    • Internaute 84113
      (comité libertaire lyophilisé)

    Spartak se prononce pour la retraite par répartition radicale des richesses.

  • jyeden
    jyeden
    khmer vert ( age des caverne, (...)
    • Posté à 16h56 le 12/04/2010
    • Internaute 20631
      khmer vert ( age des caverne, (...)

    j’ai pas tres bien compris l’auteur
    il nous parle de retraite qui serait trop faibles par raport au cout ces maisons de retraites
    comme nos salaires ne seraient trop faibles que par rapport à la voracité de la grande distribution et des dépenses contraintes

    sans vergogne l’auteur passe d’une retraite « moyenne »
    d’abord retraite homme
    puis retraite femme
    la moyenne ça ne veut rien dire
    heureusement que l’auteur corrige (involontairement je suppose) en nous disanst que 56% des retraités touchent moins de 1300euros par mois

    ce qui serait interessant ce serait de connaitre la médiane, plus les revenus de transfert, plus les revenus du capital (quand on est proprietaire de son appart’ ça fait un différence)
    et il faudrait indiquer tout cela par MENAGE et non par retraité

    quand au marché qui viendrai tout arranger : vaste blague
    si c’etait le cas on se demande pourquoi tout le monde ne nagerait pas dans le bonheur

    ce sont toujours les actifs qui payent pour les retraités
    et meme dans le cas de la retraite par capitalisation, c’etait un rappel que je croyais important

  • Keldan
    Keldan
    Now future & karpe diem
    • Posté à 18h24 le 12/04/2010
    • Internaute 5164
      Now future & karpe diem

    Faut pas payer les retraites, ça sert à rien !

    Le chômage, c’est utile, car si on paye un sale jeune fainéant drogué, au moins il fait pas trop délinquant et comme ça les rues sont sures.
    Idem un mec malade, on le paye comme ça il crève pas sur le trottoir et fait pas la manche et les rues sont plus propres.

    Mais les vieux... on s’en fout, suffit de les entasser dans des parcs de retraite (bin ouais, pas des maisons, on va quand même pas leur construire des murs), un vieux c’est trop vieux pour se rebeller, ça devient pas délinquant et ça obéira facilement au deuxième coup de matraque.

    Enfin s’ils insistent vraiment pour s’occuper des ancêtres, ce qui peut se comprendre vu qu’à cet age on est soit retraité soit politicien, il suffit de légaliser les drogues dures. Cela rapporte plein de fric à l’état et vu qu’il y aura plein de monde qui sera mort à 50 ans, ils auront tout gagner.