temoignage 28/12/2010 à 11h29

Après l'accident, « je n'étais plus personne »



Capture d’écran du récit multimédia du Monde « Le corps handicapé, vivre après l’accident »

(De nos archives) Ils arrivent jusqu’à nous le plus souvent via la boîte mail « contact@rue89.com », parfois par le téléphone ou par quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît Rue89. D’autres apparaissent dans les commentaires.

Certains témoignages nous touchent ou retiennent notre attention, parce qu’ils nous semblent incarner ce qui agite notre société : leur « ordinarité », exemplarité, la sincérité, la manière dont ils sont rédigés.

Nous contactons alors l’auteur, nous évaluons la légitimité de son témoignage, et l’aidons à le préciser, ou le simplifier en l’avertissant que les riverains viendront ensuite donner leur avis sur sa vie, et que ça peut être rude, parfois.

Jusqu’au 4 janvier, nous sortons de nos archives 2010 neuf de ces témoignages parmi les plus représentatifs des contributions des internautes.

Ce sont également ceux, pour la plupart, que nous avons sélectionnés dans le dernier numéro du mensuel de Rue89, en kiosque jusqu’à la fin du mois de janvier, et qui retrace un an de Rue89.


Le Monde.fr mettait en ligne le 9 avril « Le corps handicapé, vivre après l’accident », un récit multimédia. Depuis l’hôpital de Garches, quatre patients racontent avec des mots simples la vie d’après. Je ne connais pas Garches, je n’y ai pas été hospitalisée. Mais tout m’est familier dans ces images simples, immédiates. Même si eux sont tétraplégiques ou paraplégiques et moi, pas.

Lorsque l’aventure de Rue89 a commencé, quelque temps avant mai 2007, j’étais à l’hôpital depuis plus de six mois. J’y suis restée dix au total, avec des périodes d’hôpital de jour. Ça veut dire : dormir à l’extérieur. J’ai fait envoyer mes premiers articles de là-bas, sur clé USB et sous morphine.

Je viens d’un milieu médical. En tant que journaliste, il m’était arrivé d’écrire sur le handicap avant mon accident. Je ne savais rien. Le jour de mes 28 ans, j’ai suivi quelqu’un sur un scooter, on a fait 500 mètres, il a grillé une priorité. Banalité absolue. En faisant un bond de plusieurs mètres après la collision, j’ai atterri sur une autre planète en même temps que je faisais un saut au fond de moi-même.

C’est depuis cette planète que nous parlent les gens rencontrés par le Monde.fr. Ce qui frappe, quand on les découvre, c’est qu’ils sont tout le monde. Ce qui m’avait saisie, quand j’étais à leur place, c’est que je n’étais plus personne.

Le dernier endroit où tous les mondes se croisent

Sortie des soins intensifs, je me souviens que l’hôpital m’était apparu comme le dernier endroit où tous les mondes se croisent -comme on le disait du service militaire. Au fil du turnover du séjour des autres, j’ai partagé ma table de cantine avec une femme qui travaillait en abattoirs, une caissière chez Super U, un navigateur, et beaucoup de retraités.

Chaque matin, j’ai pataugé dans un bassin de deux mètres par trois avec un sexagénaire parfaitement raciste qui n’avait pas dû voir beaucoup de Noirs dans sa vie. Dans cette eau chaude comme dans les bacs d’eau glacée censés juguler la fibrose qui paralysait ma jambe droite, je me souviens avoir eu l’impression de me dissoudre. Vous êtes en maillot de bain, une botte de caoutchouc au pied droit à cause d’un escarre qui ne cicatrisera jamais vraiment, et votre vie vous échappe.


Capture d’écran du récit multimédia du Monde « Le corps handicapé, vivre après l’accident »

Les gens qui se sont confiés au journaliste du Monde.fr parlent posément. Ils n’ont pas l’air en guerre. Si l’on m’avait tendu un micro il y a trois ans, j’imagine que j’aurais refusé -les journalistes qui disent « je » me laissaient alors si mal à l’aise. En me laissant convaincre, je crois que j’aurais hurlé.

D’ailleurs, j’ai hurlé. Sur les médecins au pouvoir immense qui voulaient interrompre les soins parce qu’il n’y avait « plus d’espoir » de motricité (aujourd’hui, je marche pourtant sans canne). Sur cette assistante sociale qui tenait tant à m’envoyer à l’Afpa me chercher un autre métier. Sur mes proches, à qui je crachais cette dépendance tellement aliénante.

Quand vous êtes handicapé, une petite voix lancinante vous raconte que vous devez pardonner le mal que l’on vous fait, que vous ne pouvez plus vous fâcher comme bon vous semble. Parce que les gens vous offrent du temps, qu’ils poussent votre fauteuil, et qu’après tout, c’est déjà bien d’être entouré. Cette dépendance obère pour longtemps vos rapports avec le monde de dehors. Elle enferme.

Cette dette immense, je la paye toujours. On m’a dit récemment que j’avais bien de la chance que Rue89 ait eu envie de travailler avec moi « malgré tout ». Je fais pourtant mon métier.

J’ai croisé un jour chez un homme avec qui j’avais un rapport intime un regard qui ressemblait à une faveur. Ce regard ne gifle pas. Il vous pousse sous les roues une seconde fois, avec ce corps aux abdos évanouis et le bruit de l’impact qui siffle encore entre vos oreilles.

Le sexe dont personne ne veut entendre parler

Cette femme qui se confie au Monde.fr parle de libido qui s’envole, d’insensibilité, et puis de caresses, de frissons légers. Je ne suis pas tétraplégique, j’ai quitté mon fauteuil depuis bien longtemps, et les jours sans claudication, rien ne laisse deviner, à moins de déshabiller mes cicatrices.

Mais je sais le service qu’elle se rend à parler du sexe qu’on n’a pas, ou plus pareil. Car le monde hospitalier ne parle pas de ça. Alors que vous, vous en crevez de ne plus vous imaginer baiser normalement. Evidemment, ça revient. Evidemment, c’est bon aussi. Mais en attendant, c’est un vide immense dont personne ne veut entendre parler.

« Le corps handicapé » égraine les épithètes de la vie d’après : « dépendant », « écroulé », « sale », « comparé ». J’ignore quel effet ces mots exercent sur quelqu’un d’étranger à cette planète-là. Peut-être une impression très clinique. Une des dernières séquences raconte les rêves que fait un des patients, la nuit. Il rêve qu’il marche. Au réveil, il dit qu’il faut « revenir sur terre ». La norme a changé de planète : dans son monde à lui, on ne marche plus.

J’ai pu réapprendre à marcher. Je me souviens comme si c’était hier du jour où il a fallu inventer une nouvelle démarche. Avec plus personne pour se rappeler de quoi j’avais l’air avant, lorsque je mettais simplement un pied devant l’autre.

Ceux que le Monde.fr a rencontrés n’en diront pas autant. Je me demande ce qu’ils pourront penser de cette communauté de destin un peu aberrante qui semble se dessiner à travers ce que je raconte. Peut-être m’aurait-elle semblé profondément absurde à l’époque. A leur place.

Témoignage initialement publié le 11 avril 2010.

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  • Jeremy Sahel
    Jeremy Sahel
    Webstern Socialiste
    • Posté à 12h56 le 11/04/2010
    • Internaute 9872
      Webstern Socialiste

    JE ne réagis pas souvent mais la je n’ai qu’un mot à dire : Touché

    Mon métier c’est d’écrire et réaliser des documentaires, mon travail tel que je le vois est d’arriver à un tel niveau de sincérité chez les gens que j’ interroge. Hier sur l’avortement demain sur la « sexualité des personnes âgées » l’un de mes futurs projets.

    Ici une journaliste fait ce travail par elle même c’est encore plus dur que d’être le maïeuticien d’une interview et encore plus dur que d’être celui/celle qui accouche. Bravo Chloé.

    Quand je t’ai croisé il y a quelques mois je n’ai rien remarqué et je ne savais rien bravo pour la force que tu as su mettre dans ta rééducation le résultât est optimal.

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à Jeremy Sahel
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 18h09 le 11/04/2010
      • Internaute 74
        Rue89

      Geros, vous pouvez difficilement rendre meilleur hommage à nos efforts « participatifs » : donner la parole plus amplement, c’est d’abord poursuivre ce but. Evidemment, je peux difficilement me prononcer cette fois-ci. Mais je trouve, pour le faire d’ordinaire de l’autre côté tous les matins, que ce travail de maïeutique avec les contributeurs est éminemment gratifiants.

      • pemmore
        pemmore répond à Chloé Leprince
        geek
        • Posté à 21h06 le 28/12/2010
        • Internaute 121073
          geek

        je suis content pour vous que avec beaucoup de courage vous ayiez retrouvé presque toutes les capacités d’origine, malgré quelques souffrances.
        Reste la mémoire d’un passé valide,c’est déjà ça.

  • FabiendeMénilmontant
    FabiendeMénilmontant
    journaleux - blogueur, en exil (...)
    • Posté à 12h58 le 11/04/2010
    • Internaute 14145
      journaleux - blogueur, en exil (...)

    « D’ailleurs, j’ai hurlé. Sur les médecins au pouvoir immense qui voulaient interrompre les soins parce qu’il n’y avait “ plus d’espoir ” de motricité. (aujourd’hui, je marche pourtant sans canne). »
    En 2005, j’ai « subi », à tous les sens du terme, cinq semaines d’hospi, au début desquelles le corps médical ne savait pas si je sortirais mort ou légume.
    J’en suis sorti moyennement, et avec soins (légers) à domicile durant deux mois. Par « manque de place », ils m’ont renvoyé chez moi, alors qu’il semblait nécessaire quelques jours plus tôt de m’envoyer en maison de repos.
    Maintenant, je remarche aussi. Les toubibs qui ne connaissent pas bien leurs patients font parfois des erreurs. Et dans un sens c’est heureux, même si pour les proches, conscients, c’est désespérant.

    • pablico
      pablico répond à FabiendeMénilmontant
      Co-NOBEL de la Paix
      • Posté à 14h07 le 11/04/2010
      • Internaute 14278
        Co-NOBEL de la Paix

      c’est souvent la double peine, vous êtes touché, et vous êtes au milieu de gens touchés en moins ou en pire, et/ou en autres choses.
      moralement il faut être très fort..vivre, voir et écouter les malheurs des autres et les vôtres..

  • alberich
    alberich
    fumiste
    • Posté à 13h09 le 11/04/2010
    • Internaute 84604
      fumiste

    Vous auriez pu mettre un lien vers le site Handi-partage dont la rue est partenaire.

    Cela dit il y a un temps pour la révolte face à l’injustice du sort et du destin et un autre où il faut bien composer avec ce qu’est devenue votre vie.

    Pas facile selon les handicaps, on connait tous au moins une personne publique qui surjoue l’enthousiasme de vivre et ce faisant laisse transparaître sa détresse.

  • gongio
    • Posté à 13h16 le 11/04/2010
    • Internaute 67257

    Merci Chloé.

  • A déménagé le 2 mai 2011
    A déménagé le 2 mai 2011
    Délinquante au coin de la rue
    • Posté à 13h36 le 11/04/2010
    • Internaute 26137
      Délinquante au coin de la rue

    Merci Chloé de ce texte courageux et pudique.

    Effectivement, nous « les autres » avons du mal à comprendre ce que ceux de » l’autre planète » comme vous dites, ressentent.

    Est-on trop lâches quelquefois pour affronter le regard de la personne avec un handicap ?

    Nous avons - et notamment moi - du mal à savoir si on en fait trop ou pas assez. Si on doit être tolérants ou pas. Si on doit se fâcher, se disputer, ou sourire comme si tout était pareil.

    Pour ma part, mon ex mari est resté plusieurs mois dans un coma profond et est ressorti avec pas mal de handicaps qu’il a réussi à corriger un peu, avec de la volonté je suppose.
    Ce que je sais, c’est qu’à ce moment là, très lâchement, j’ai été heureuse qu’il soit mon ex. Je n’aurais jamais eu le courage de divorcer et de le laisser si nous avions été encore mariés.
    Alors que nous étions comme chien et chat, et que rien ne se serait arrangé.
    Donc, je n’aurais pas été capable de le considérer autrement que comme un habitant de « l’autre planète ».
    Pour rester, il aurait fallu de l’amour ou de la pitié, comme vous dites dans votre phrase : un regard qui ressemble à une faveur. Pas de quoi être fière.

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à A déménagé le 2 mai 2011
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 18h05 le 11/04/2010
      • Internaute 74
        Rue89

      Merci à vous, eelisa, de cette transparence. C’est en effet une grande question, et quelque chose de toujours très tabou. Rares sont les gens pleinement valides qui parlent de ce cas de figure avec votre sincérité or je me souviens que cette idée de la pitié poussée à son paroxysme me poursuivait. Parfois encore, même debout.

  • alexisgirszonas
    alexisgirszonas
    Etudiant en Master de (...)
    • Posté à 13h37 le 11/04/2010
    • Internaute 4951
      Etudiant en Master de (...)

    Je ne savais pas que « Le Monde » proposait ce type de média. Je le découvre grâce à vous. C’est une bonne idée je trouve. C’est toujours ma grande crainte mais là ce n’est pas le cas : ce n’est pas misérabiliste. C’est sobre, les témoignages sont naturels, il n’y a rien d’exagéré. C’est ce qu’ils vivent et rien d’autre. Au niveau du séquençage, je ne me reconnais évidemment pas dans les deux premières puisque moi j’ai toujours eu ce corps. Je comprends ce que peux signifier cette sensation de perte mais je ne l’ai jamais ressentie. Pour moi mon corps a toujours été mon corps. Par contre, je sais ce que c’est quand on progresse dans la rééducation et que l’on retrouve peu à peu des sensations (ce fût le cas pour moi après plusieurs opérations). On se sent libre et on a comme l’impression que rien ne peut nous arriver. C’est très étrange comme sensation... Sinon, il y a un truc qui m’a marqué c’est lorsque Jérôme parle des rêves qu’il fait. Ça m’arrive parfois et en général c’est tellement intense que je suis réveillé par des crampes (souvent sur mon bras droit qui est endolori) et là ça me ramène à ma dure réalité. Voilà, c’était sympa comme reportage. D’ailleurs je vais le faire suivre à quelques personnes. Ah si une dernière chose, le Jérôme il faut qu’il se bouge (je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire et ce d’autant plus que pour en avoir discuté avec des gens qui étaient valides avant et qui se retrouvent en fauteuil du jour au lendemain je les comprend), mais la vie ne s’arrête pas. Il faut « juste » s’adapter. J’espère qu’il trouvera la force de reprendre ses études de médecine : -). Peut être qu’avant, il aura trouvé sa moitié... Non parce que pour ça je me fais pas trop de soucis...

  • Valdo Lydeker
    Valdo Lydeker
    journaliste, auteur
    • Posté à 13h44 le 11/04/2010
    • Journaliste 7922
      journaliste, auteur

    Merci Chloé. Outre l’émotion - l’empathie, au sens propre - que l’on ressent à lire votre témoignage, une certaine colère aussi vis à vis du pouvoir médical, et surtout ce pouvoir de l’imaginaire, social qui voulait vous inciter, sans doute bardé de bonnes intentions, à quitter votre métier

  • kloriandre
    kloriandre
    songeuse
    • Posté à 13h45 le 11/04/2010
    • Internaute 82364
      songeuse

    J’ai la chance d’être tombé sur un chirurgien à la fois très pro et très humain. Attentif, presque attentionné, pressé mais toujours présent.
    Je suis toujours en soins mais c’est déjà un poids en moins.

  • cyel
    cyel
    Auteur à Noisy
    • Posté à 13h46 le 11/04/2010
    • Internaute 10395
      Auteur à Noisy

    Très bel article, vraiment.

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 13h51 le 11/04/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Chloé, vous m’épatez ! je vous ai rencontrée à Vichy lors de la manifestation contre la forteresse Europe, vous faisiez votre boulot de journaliste, je n’ai rien remarqué en vous, qui pouvait laisser soupçonner les chemins tortueux et douloureux par lesquels vous êtes passée. Je n’ai qu’un mot : chapeau !

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 14h13 le 11/04/2010
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    Pendant quelques temps j’ai travaillé à l’APF, j’ai des amis en fauteuil avec qui j’ai beaucoup échangé, moi qui suis sur mes deux pieds, j’ai dû fréquenter aussi par la force des choses le service de traumato du CHU, là où arrivent les accidentés, surtout de motos, un jeune au bassin brisé, en suspension au dessus de son lit, dans la même chambre que la personne que je venais visiter. Et cette personne lui expliquant comment, parmi les copines qui venaient le voir, il trouverait celle qui allait l’aider, le soutenir, le faire remarcher.
    Les personnes handicapées suite à un accident, celles qui pourront remarcher, celles qui ne le pourront pas, c’est un monde à part. Comment partager ses ressentis avec des personnes qui ne sont pas passées par les mêmes souffrances, les mêmes peines, les mêmes angoisses ? même si ces personnes sont très à l’écoute ?
    Je me souviens d’un documentaire d’entretiens sur le handicap et le sexe, je l’ai trouvé raté parce qu’il ne transmettait pas l’émotion que devaient pourtant ressentir les interviewés.

    Par rapport au reportage du Monde, je trouve le texte de Chloé plus fort. Peut être les sentiments passent mieux par l’écrit ?

  • Shockwave
    Shockwave
    Lecteur
    • Posté à 14h31 le 11/04/2010
    • Internaute 103044
      Lecteur

    J’ai gardé en mémoire, outre ce que j’appellerais le ’professionnalisme chaleureux’ (selon, en tout cas, ma conception de la chaleur humaine, en des circonstances que l’on qualifiera de délicates) de l’une des responsables de l’hôpital, le regard et la présence d’une infirmière, qui était venue me voir un jour. Nous n’avons pas parlé plus de trois minutes, mais elle était venue pour moi. Elle m’a parlé de son pays d’origine, le Zaïre comme il s’appelait à l’époque. Ses mots étaient déconnectés de ce que je vivais, mais bon sang que ça m’a fait du bien.

    Comme votre article.

  • MPascale
    MPascale
    Biologiste
    • Posté à 14h35 le 11/04/2010
    • Internaute 42742
      Biologiste

    Je suis particulièrement sensible à ce qu’évoquent Chloé Leprince et le reportage du Monde. Mais il faut quand mm savoir que la Sclérose en Plaques (SEP), qui touche 80 000 personnes en France, est une cause majeure de handicap en France. C’est beaucoup moins parlant qu’un accident, mais c’est irrémédiable : petit à petit nous perdons nos capacités, et c’est inguérissable : 20 ans, 3 ans, l’évolution est imprévisible et peu à peu on ne peut plus rien faire.. On passe par les mêmes centres de rééducation, les mêmes questionnements, la même terreur. J’avais écrit une chronique sur ce thème pour le Monde il y a un an et demi. Une erreur dans cette chronique : le SEP touche 1/1000 et non 1/5000 personnes. C’est énorme. Et une fois diagnostiqués, y’a plus qu’à vivre avec ça, pas d’espoir de guérison.
    Lien…

  • MPascale
    MPascale
    Biologiste
    • Posté à 14h38 le 11/04/2010
    • Internaute 42742
      Biologiste

    Errur sur le lien à ma chronique que je rectifie donc :
    Lien

  • mish
    mish
    ça va, merci
    • Posté à 14h44 le 11/04/2010
    • Internaute 38002
      ça va, merci

    Bonjour Chloé,
    Je suis infirmière et j’ai bossé avec des traumatisés crâniens et des blessés médullaires (entre autres). Avec ces derniers on en prend « plein la gueule », je me suis vue menacée de prendre un plateau de petit déj en travers de la figure parce que j’avais mis un chocolat à la place du café... Mais on considère qu’il vaut mieux que la violence des patients soit tournée vers l’extérieur (comprendre les soignants, l’entourage) que vers eux mêmes. Par rapport à la sexualité il est vrai que nous sommes très mal à l’aise sachant que nos soins sont parfois les seuls moments où le patient est touché. On n’en parle pas car on a pas de solution à proposer par rapport à ce manque. Et puis parfois les soins sont « érotisés » par le patient ce qui est très difficile pour nous, nous considérons que ce n’est pas notre rôle de combler les manques qu’ils soient affectifs ou sexuels. Je pense que c’est plus le rôle du médecin ou du psychologue d’aborder ce sujet en tête à tête avec la personne. J’ai rarement entendu aborder le sujet de la sexualité en réunion d’équipe en tout cas, c’est en effet assez tabou.
    J’ai souvent du mal à me représenter ce que les gens dont je m’occupe ressentent, je vois beaucoup de souffrance mais à la fin de ma journée contrairement à eux je rentre chez moi, votre témoignage est très courageux et très utile de mon point de vue. Vous semblez avoir « la chance » (pardonnez moi ce terme qui n’est pas très heureux) de ne pas avoir de lésions cérébrales et vous pouvez exprimer votre ressenti, nous permettre de comprendre certaines choses et d’améliorer nos pratiques. Merci.

    • Rensk
      Rensk répond à mish
      • Posté à 16h25 le 11/04/2010
      • Internaute 65029

      Pour les soins sexuels... faite comme chez-nous, payez des pros que vous contrôlerez et soignerez gratuitement au cas où.

      Pas les membres de la famille, le home, l’hôpital sont là pour aider et soigner les blessures humaine.

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à mish
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 18h02 le 11/04/2010
      • Internaute 74
        Rue89

      Merci à vous de votre retour. Pour ma part, je garde un souvenir très saillant de la violence du rapport de classes qui se joue au sein du monde hospitalier. C’était une vraie découverte, même si j’en présentais certains contours. A observer depuis un lit, c’est très saisissant. Les différents métiers entre eux, et même les médecins entre eux, du généraliste au chirurgien en passant par le rééducateur.

      • Rensk
        Rensk répond à Chloé Leprince
        • Posté à 18h59 le 11/04/2010
        • Internaute 65029

        Et dire que ces gens là... osent critiquer les castes en Inde !

    • romi45
      romi45 répond à mish
      découvre l'information
      • Posté à 11h17 le 13/04/2010
      • Internaute 20205
        découvre l'information

      c’est quoi un blessé médullaire ? ?

      • mish
        mish répond à romi45
        ça va, merci
        • Posté à 15h51 le 13/04/2010
        • Internaute 38002
          ça va, merci

        Quelqu’un qui souffre d’un traumatisme de la moëlle épinière, ce qui donne en clair la paraplégie (paralysie plus ou moins complète des membres inférieurs) et la tétraplégie (pareil mais pour les 4 membres).

         
        • romi45
          romi45 répond à mish
          découvre l'information
          • Posté à 15h53 le 13/04/2010
          • Internaute 20205
            découvre l'information

          merci.

        1 autres commentaires
  • Phil2922
    Phil2922
    Retraite invalidité
    • Posté à 14h48 le 11/04/2010
    • Internaute 36639
      Retraite invalidité

    Ce n’est pas un accident qui m’empêche de marcher normalement mais une paraparésie spastique ( peut-être une sclérose en plaques...). Malheureusement, la maladie se dégrade et si j’arrive encore à pouvoir me déplacer avec une canne, je vois se profiler l’utilisation définitive du fauteuil roulant. Je viens de passer 3 jours à l’hôpital pour des examens complémentaires et je constate que la visite du « professeur » te laisse toujours sur ta faim et sur ta colère contre ces scientifiques imbus de leur pouvoir pour qui tu ne sembles être qu’un cobaye. Merci Chloé pour ton témoignage. Toi, tu as réussi à tenir le coup grâce à ton travail, ton entourage. Moi c’est l’humour et la dérision qui m’occupent avec mon blog que j’essaye de tenir tous les jours... !

    Lien

  • Camille
    Camille
    Mauvais genre
    • Posté à 14h48 le 11/04/2010
    • Internaute 48427
      Mauvais genre

    Merci et bravo Chloé pour ce témoignage aussi touchant qu’intéressant (ou l’inverse)

  • etoile89
    etoile89
    louisette
    • Posté à 15h34 le 11/04/2010
    • Internaute 110885
      louisette

    Merci pour votre article . Nous sommes tous concernés non seulement parce que cela peut aussi nous arriver mais aussi parce que c’est très difficile de parler à quelqu’un qui souffre d’un handicap. Je me suis souvent trouvée dans la situation de ne pas savoir comment me comporter. C’est parfois difficile de savoir s’il faut faire comme si rien n’était ou s’il faut proposer son aide. Un témoignage comme le vôtre (et ceux que vous nous avez invité à aller rencontrer sur le site du Monde), permet une empathie qui peut aider au dialogue et à l’échange.

  • rrrobotom
    rrrobotom
    Sea lover
    • Posté à 15h43 le 11/04/2010
    • Internaute 70782
      Sea lover

    Merci Chloé pour cet article universellement utile. L’accident est toujours bête, ce sont les conséquences qui ne le sont pas.

  • momo la salade
    • Posté à 16h08 le 11/04/2010
    • Internaute 110276
      foutus

    une petite voix lancinante ,c’est bien ça, en essayant de pas virer mystique, il arrive aussi le vide autour de soi, et un vide qui dure mais qui dure................................,qu’il finit par nous rendre encore plus tordu

  • Daniel Zéro-
    Daniel Zéro-
    Re - traité
    • Posté à 16h20 le 11/04/2010
    • Internaute 96621
      Re - traité

    Un AVC il y a un peu plus de 2 ans.

    Hémiplégie droite alors que bien sûr j’étais droitier.

    4 mois de fauteuil roulant.

    8 mois d’hospitalisation.

    Je remarche avec beaucoup de difficultés et très lentement avec canne obligatoire.

    Le membre supérieur droit pratiquement inutilisable.

    Les soignants ont été formidables, dont certains avec qui je suis resté en contact.

    Réapprendre tous les gestes de la vie, dont se tenir debout et apprendre à se servir de la seule main gauche est très difficile.

    Tout est incroyablement compliqué.

    Le plus difficile est peut être d’expliquer aux autres (souvent les proches) que leur aide perturbe les schémas que l’on s’est tracé !

    Beaucoup d’adaptation de l’habitat aux besoins quotidien qu’il faut découvrir tout seul et ensuite faire accepter à son entourage et arriver à financer parfois avec ou sans les aides publiques

    La plus grosse difficulté, les déplacements, les transports.

    Bon j’arrête, il y a de quoi écrire un livre !

    J’arrive quand même à vivre une vie à peu près normale et ai retrouvé mes vieux amis du collectif Zéro.

  • Enki
    Enki
    alchimiste
    • Posté à 16h05 le 11/04/2010
    • Internaute 9562
      alchimiste

    Ouch !
    Ma première réaction a été de me demander si j’avais raison de rougir de honte à une plaisanterie que j’ai faite ici il y a quelque temps, parce qu’à peu de choses près, elle aurait pu être très con.

    La seconde, indubitablement honteuse celle là, a été de me dire à quel point ce témoignage était bienvenu, après avoir participé au crescendo de la prise en otage de journalistes de Rue89 au nom de l’amalgame de toute la profession journalistique. Nous sommes quelques uns à avoir oublié qu’il y avait des êtres de chair et de sang derrière les pages sur lesquelles nous nous soulageons de nos humeurs. Rien qui soit compassionnel, juste retoucher terre.

    Mais ma pauvre plaisanterie, finalement, je l’assume avec bonheur sans la regretter, grâce à un garçon que j’ai connu et qui m’a laissé un regret éternel.
    Handicapé moteur et mental, de naissance, il est arrivé au dojo (club) alors que je n’étais déja plus un débutant en arts martiaux. On ne se bousculait pas pour s’entrainer avec lui. Comme je n’étais pas très motivé pour la compétition et les passages de grades, et pas trop vandammesquement brutal, mon senseï (prof) m’a demandé d’être son partenaire pour la compétition par équipes. J’ai donc cessé de passer mes grades en attendant qu’il arrive dans ma catégorie. Nous nous sommes liés comme se lient tous ceux qui partagent leur sueur. Il apprenait avec moi, et je réapprenais avec lui, dont aucune des articulations ne fonctionnait comme le prévoie le manuel.
    Nous fûmes prêts un jour, prêts autant que les autres, et nous le devions à ses efforts, à l’amitié aussi.

    Quand est venue la compétition, ses parents ont refusé qu’il y participe, de peur qu’il y soit ridicule. Devant notre insistance, car il avait pris sa place au dojo, ils lui ont fait quitter le club pour le ré-enfermer dans son handicap.

    Je pense à lui à chaque fois que les JO relèguent les jeux paralympiques à l’arrière plan, à chaque fois que je vois quelqu’un galèrer avec son fauteuil parce qu’on l’a oublié dans l’aménagement de la voirie.

    J’y pense à cause de ma plaisanterie, donc, parce que quand on nous a parlé de l’augmentation de capital de Rue89, j’ai un peu déliré en attribuant des revendications fantasmagoriques à ses salariés, telle une masseuse pour Yann Guégan, et pour vous, Chloé Leprince : Un dance floor.

    Et bien, sérieusement, je vous souhaite ce dance-floor et d’y prendre votre pied !

    Coz you rock !

    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à Enki
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 17h57 le 11/04/2010
      • Internaute 74
        Rue89

      Enki, j’espère bien que vous ne regretterez pas votre plaisanterie ! Je me serais alors sacrément mal fait comprendre !
      Et puis figurez-vous que vous pourriez difficilement tomber plus juste : un dancefloor, dans le genre rémunération futile, c’est précisément ce qui peut me faire le plus plaisir. J’adore danser, y compris depuis cet accident. Selon les périodes, ca va, ca vient, mais on apprend plein de techniques de bluff différentes : danser en flamant rose, préférer NTM au smurf pour agiter les bras. J’ai découvert ainsi que se trémousser ne sollicitait pas autant le genou qu’on pourrait le croire...

      • Enki
        Enki répond à Chloé Leprince
        alchimiste
        • Posté à 18h23 le 11/04/2010
        • Internaute 9562
          alchimiste

        Je donnerais cher pour vous voir vous trémousser en flamant rose... presque autant que pour Yann Guégan !

    • Jean-Luc LUMEN
      Jean-Luc LUMEN répond à Enki
      en invalidité
      • Posté à 03h19 le 12/04/2010
      • Internaute 47198
        en invalidité

      concernant les jeux paralympiques, ils devraient se faire en même temps,
      dans les même lieux.

  • Rensk
    • Posté à 16h19 le 11/04/2010
    • Internaute 65029

    Imaginez ce qu’il en est quand 30 experts disent que vous êtes invalide entre 70 et 75%... que ces experts n’ont pas la même valeur que ceux payé par l’assureur (juge et parti, pour rester poli !) Que cela dure depuis 1998 et que « l’affaire » n’est toujours pas encore claire (je suis re-convoqué ce mois ci par l’assureur, sur ordre du tribunal (8 procédures en 10 ans !)

    En attendant, j’ai toujours payé les primes de l’assurance obligatoire toute ma vie, depuis mon incapacité de travailler (reconnu par une autre assurance sociale obligatoire ; le chômage) je dois vivre au crochet de ma famille, je ne suis reconnu nulle part sauf aux impôts ou je dois payer la part d’honneur d’être né dans le pays. Les copains… ne restent pas plus de 1 ans, les « amis » vous lâchent dès la deuxième année…

    Ne pas être vu par les médecins (qui ont opéré 5 fois la même hernie discale), ni par l’assureur... les copains qui vous lâchent les « amis » aussi... Ont peu être bien plus mal que dans une chaise roulante car eux au moins sont « acceptés »...

    • Benj
      Benj répond à Rensk
      • Posté à 20h37 le 11/04/2010
      • Internaute 28434

      « Les copains… ne restent pas plus de 1 ans, les “amis” vous lâchent dès la deuxième année… »
      Pas d’accord, les copains ne restent pas six mois, mais les amis restent pour la vie !

  • Nekrobastard-
    Nekrobastard-
    médecin à Lunéville
    • Posté à 16h23 le 11/04/2010
    • Internaute 32615
      médecin à Lunéville

    euh.. pour travailler regulièrement dans un centre de réducation fonctionnelle , dire que l on ne parle pas de la sexualité des personnes en situation de handicape est à la limite de la mauvaise foi..... Entre les medecins sexologues, les infirmières sexologues, le passage au CECOS ( conservation des gamètes...), les médecins rééducateurs qui sont aussi sensibilisés à cette problématique, le reste du personnel qui a souvent pas mal d experience sur le sujet, les forums de patients et les associations de malades, ne pas avoir trouvé d interlocuteur pour evoquer ce problème me laisse dubitatif.... On dira que peut etre à l epoque....

    • Rensk
      Rensk répond à Nekrobastard-
      • Posté à 16h44 le 11/04/2010
      • Internaute 65029

      Cher médecin… vous n’allez quand même pas prétendre que :
      - medecins sexologues, les infirmières sexologues, le passage au CECOS ( conservation des gamètes...), les médecins rééducateurs qui sont aussi sensibilisés à cette problématique…
      Font l’amour avec le patient ou la patiente… Moi je vous parle du vrai sexe vécu… pour cela il faut préserver tout le personnel des hôpitaux (l’honneur) et non pas foutre la faute sur les plus bas dans la grille salarial (- le reste du personnel qui a souvent pas mal d experience sur le sujet)… Payez de vraies pros, elle vous soignera plus efficacement « l’humeur » des patients que le chimique qui devrait faire débander…

      • Nekrobastard-
        Nekrobastard- répond à Rensk
        médecin à Lunéville
        • Posté à 12h00 le 12/04/2010
        • Internaute 32615
          médecin à Lunéville

        euh...là j ai pas tout compris.......
        Peut etre un peu trop de « chimique » ? ?

    • mish
      mish répond à Nekrobastard-
      ça va, merci
      • Posté à 16h47 le 11/04/2010
      • Internaute 38002
        ça va, merci

      Ça doit dépendre des centres alors, médecins et infirmières sexologues je n’en ai jamais rencontrés, d’ailleurs qu’appelez-vous infirmière sexologue ? Franchement je n’ai jamais entendu parler de telles formations, vous devez travailler dans un centre pionnier en la matière ? Et puis en ce qui concerne les traumatisés crâniens qui n’ont pas toujours accès à la parole le problème se pose toujours !
      Je viens de vérifier où se trouve Lunéville et je comprends mieux, vous êtes « près » de la Belgique où la prise en charge institutionnelle du handicap est exemplaire, je ne peux parler que pour le Sud Ouest car je n’ai jamais travaillé ailleurs.

      • Nekrobastard-
        Nekrobastard- répond à mish
        médecin à Lunéville
        • Posté à 11h58 le 12/04/2010
        • Internaute 32615
          médecin à Lunéville

        une infirmière sexologue = une infirmière qui a passée le DIU ( diplome inter-universitaire ) de sexologie , comme il en existe un tas d autres ( DIU d addictologie , ....) depuis des années......
        Euh...souvent les traumatisés craniens parlent... vous devez peut etre confondre avec les aphasiques post AVC ?
        Ensuite je faisais référence à un centre de rééducation dans la Banlieue de Bordeaux.....

         
        • mish
          mish répond à Nekrobastard-
          ça va, merci
          • Posté à 14h58 le 12/04/2010
          • Internaute 38002
            ça va, merci

          Non je ne confonds pas, j’ai bossé en maison d’accueil spécialisé et les traumatisés crâniens étaient en état pauci relationnel. Je pense que le centre dont vous parlez est l’adapt Chateau Rauzé à Cénac, qui est un centre pionnier dans la rééduc des TC, la plupart de ceux que j’ai rencontrés venaient de là bas mais n’avaient plus d’espoir de progrès d’où le placement MAS. Par contre vous êtes sûr qu’il y a des infirmières sexologues à Chateau Rauzé ? Mon conjoint a eu l’occasion d’y faire un stage (infirmier également) il y a plusieurs d’années et il ne se souvient pas d’en avoir entendu parler. Après les DU sont peut être légion mais l’accès à la formation... je bosse actuellement en hôpital psy et je peux vous dire que je n’ai vu aucune infirmière addictologue.

          • Nekrobastard-
            Nekrobastard- répond à mish
            médecin à Lunéville
            • Posté à 15h05 le 12/04/2010
            • Internaute 32615
              médecin à Lunéville

            Je pensais plutot au centre de la Tour de Gassies à Bruges pres de BDX....

            • mish
              mish répond à Nekrobastard-
              ça va, merci
              • Posté à 15h11 le 12/04/2010
              • Internaute 38002
                ça va, merci

              J’y suis aussi passée en intérim, pas vu de collègues ni de médecins sexologues non plus ;) C’est là que j’ai vécu l’anecdote du plateau de petit déj que je raconte plus haut !
              Par contre à bien des égards (et surtout au niveau du matériel) c’est vraiment un centre de pointe, dommage qu’il y ait tant de turn over au niveau du personnel, je pense que ça manque d’accompagnement tout ça (genre supervision ou régulation).

        3 autres commentaires
    • Chloé Leprince
      Chloé Leprince répond à Nekrobastard-
      Auteur(e) de l'article Rue89
      • Posté à 17h59 le 11/04/2010
      • Internaute 74
        Rue89

      Bonjour
      je n’ai pas enquêté sur les centres de rééducation, je ne peux donc que raconter une histoire que j’ai vécue. Et non, personne n’est venu m’en parler en dix mois. Je ne sais du reste pas comment j’aurais réagi si cela avait été le cas. Je raconte simplement que c’est une angoisse qui m’thabitait, alors. Pas seulement techniquement, j’imagine, mais aussi en termes de représentations...

      • alexisgirszonas
        alexisgirszonas répond à Chloé Leprince
        Etudiant en Master de (...)
        • Posté à 20h30 le 11/04/2010
        • Internaute 4951
          Etudiant en Master de (...)

        Je comprends tout à fait ce que vous dites Chloé dans votre dernière phrase et il y aurait beaucoup à dire. Je ne partage pas l’avis de Nekrobastard, il y a une sorte de cadenas qui ne permet pas d’en parler... Tout est toujours évoqué, suggéré comme si les personnes en situation de handicap n’avait pas le droit aussi d’avoir une vie personnelle et intime épanouie !

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