Tribune 30/03/2010 à 12h33

To bébé or not to bébé ?

Elsa Boublil | Journaliste


Une femme porte des poupées (Evil Erin/Flickr)

Je veux bien. Je veux bien qu’on montre du doigt -et à juste titre ! - ces femmes qui choisissent le retour au naturel et qui décident de moins travailler -voire plus du tout- le temps que leurs enfants grandissent, parce que c’est si beau un enfant... « Et puis ça grandit si vite ! » ; « Vous verrez, si vous ne le voyez pas faire ses premiers pas, vous allez le regretter ».

Oui on pourra le regretter, c’est vrai. Mais pour l’instant, on regrette de ne pas travailler comme on le souhaiterait. On regrette d’avoir perdu de la vitesse parce qu’on était enceinte et que cela préfigurait un congé maternité...

Et puis : « Comment allez-vous vous organiser ? » Ça, c’est une question qu’on pose toujours à la mère. Sous-entendu : le papa, de toute façon, on sait qu’il ne changera rien à son rythme de vie, donc on aimerait bien savoir comment vous allez aménager votre vie de façon à être là pour votre petit et pour nous.

Parce qu’on s’en doute : vous serez moins disponible, non ? Sinon, ça sert à quoi de faire des enfants ? Ben oui ça sert à quoi ?

Toi Jane, moi Tarzan

La tentation est grande, quand les autres ont décidé pour vous qu’il fallait moins travailler, de se retirer du circuit du travail. Combien de fois ai-je entendu : « Qui s’occupe du petit ? »

Ça vous regarde franchement de savoir qui s’occupe de mon bébé ? Quand vous proposez un boulot à mon mari, vous lui demandez qui s’occupe de notre enfant ?

Une femme journaliste me racontait qu’il y a vingt ans, quand elle a annoncé à ses employeurs qu’elle était enceinte, ils ont tous tiré la gueule. Son mari, le même jour, le célébrait à son bureau par une coupe de champagne. Moi, il y a un an et demi, tout en m’annonçant que la collaboration allait s’arrêter là, on m’a dit : « Ce n’est pas grave ».

« Ce n’est pas grave » en effet si on fait comme si de rien n’était ; si on reprend le boulot tout de suite après l’accouchement sans se plaindre un instant de fatigue ou de quoi que ce soit d’autre. Enfin, ce n’est pas grave pour l’employeur, mais c’est très grave pour l’entourage qui vous prend pour une mère indigne.

Mais entre nous, même si je peux comprendre ces femmes, il faut être sacrément costaud et sans conscience un tout petit peu féministe pour jouer cette règle du jeu fort machiste !

Une femme sans enfant, est-ce vraiment une femme ?

« Ce n’est pas grave » parce que c’est l’ordre des choses... Toi Jane, moi Tarzan. Toi être une femme, et qui plus est, plus tout à fait jeune. Ce serait dommage que toi passer à côté de cette si belle chose qu’est l’enfantement... Et puis une femme sans enfant n’est pas tout à fait une femme... Si ? Toi avoir raison de t’offrir ce petit bonheur. Moi continuer chasser pendant ce temps-là !

« Ce n’est pas grave » parce qu’il serait malvenu de dire le contraire ! Alors on dit que ce n’est pas grave à défaut de pouvoir dire que tu nous fous dans la merde, putain !

Du coup « ce n’est pas grave », on fera autrement. Rentre chez toi, prends soin de toi et de ton bébé, on va trouver une solution : une femme encore suffisamment jeune pour ne pas faire d’enfant... Ou une autre qui en a déjà un, ou alors...

Ou alors... Voici comment les femmes sont à peu près triées :

  • Les très jeunes sans enfant ; profil dynamique, possibilité de bien évoluer.... On peut en gros TOUT leur demander.
  • Les trentenaires célibataires : on se demande pourquoi elles n’ont toujours pas d’enfant (c’est louche) et on appréhende le moment où elles nous annonceront qu’elles sont enceintes.
  • Celles pour qui l’enfantement est du passé, hop, elles n’ont plus envie d’être désocialisées comme elles l’ont été pendant longtemps, elles travaillent et ne la ramènent pas trop avec leurs enfants...
  • Enfin, les quarantenaires sans enfant. Ce n’est pas très sexy, mais au moins, on sait qu’on peut tout attendre et espérer d’elles... (Bon, avec un peu de Botox, c’est tout de même mieux !)

Si ce n’est pas joli tout ça....

« Merci de mettre votre carrière en pause le temps que votre enfant grandisse... » Si ce n’est pas dit de la sorte, c’est ce qui se passe pour beaucoup d’entre nous... D’où cette phrase mémorable de Louise Bourgoin interviewée par le grand Frédéric Beigbeider dans le GQ du mois de février :

« Si un jour je tombe enceinte, je resterai cachée chez moi jusqu’à l’accouchement, comme ça personne n’en saura rien. »

A quoi nous en sommes réduites...

On devient des mamans naturalistes

Alors oui, la tentation est grande de se dire qu’il n’y a pas que la carrière, que c’est beau de voir son enfant grandir, de l’accompagner dans son apprentissage des mots, du monde, des premiers pas...

On a envie de croire que c’est ce à quoi on aspire : faire des yaourts bios, des petits plats concoctés par Maman, prendre le temps de laver les couches en tissus parce qu’on sait que les couches jetables sont mauvaises pour l’environnement... Et même d’en faire un deuxième au plus vite comme ça la parenthèse sera peut-être un peu plus longue mais plus efficace aussi !

Et du coup, pour exister socialement, pour se donner de bonnes raisons d’avoir fait ce choix, on adhère à des groupements de mamans naturalistes.

On dit merde aux théories psychologiques qui déconseillent le co-sleeping, on allaite jusqu’à 12 mois, on a des discussions trash à la sortie des jardins d’enfants et au lieu de réunions tupperware, on témoigne sur le Net des bienfaits de ce choix de vie pour les enfants.

Il faudrait pourtant reconnaître que c’est aberrant et absurde de se dire qu’en 2010, nombre de femmes font encore leur carrière en fonction de leurs enfants. Et s’il est possible de trouver une certaine satisfaction à aménager ses horaires pour voir son enfant grandir, ce devrait pouvoir être un choix et non une quasi-obligation.

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  • herselves
    herselves
    http://www.youtube.com/watch ? (...)
    • Posté à 12h43 le 30/03/2010
    • Internaute 27093
      http://www.youtube.com/watch ? (...)

    Mais pendant combien de temps encore ce problème sera-t-il observé par un bout seulement d’une lorgnette close à son autre extrémité ?

    A quoi bon se plaindre sans proposer de solution ?

    Femme femme femme ; .. moi je moi je moi, nous les victimes... c’est inconstructif.

    Il faut sérieusement commencer à se prendre par la main tous et un peu moins s’ignorer une fois qu’on s’est pris par ailleurs. Faire un enfant génère bien deux parents, et les hommes d’aujourd’hui sont de plus en plus nombreux qui aimeraient avoir la possibilité de s’occuper davantage de leur famille... aussi il est plus que grand temps d’aménager les choses afin qu’eux aussi aient le droit de se désociabiliser, de laisser vacantes des places à plus hauts salaires et responsabilités... alors arrivera l’égalité la vraie...

    Juste faudrait-il arrêter de penser les combats pour l’égalité des sexes comme une guerre des genres...

  • Marineyte
    Marineyte
    L'homme est un animal malade (...)
    • Posté à 13h25 le 30/03/2010
    • Internaute 102978
      L'homme est un animal malade (...)

    Vous êtes bien alarmistes vis-à-vis de cette article. Il y a bien des conneries généralistes de dites, mais honnêtement il y a aussi de grosses vérités. Faut pas se leurrer, les femmes s’occupent 4 fois plus du foyer que les hommes.

    Voir l’étude ci dessous :
    Lien
    Observatoire Européen de la répartition des tâches ménagères au sein du couple

    Mais là n’est pas le problème !
    Ne nous perdons pas dans un combat des sexes stérile.

    Je trouve cet article juste quant à la pression sociétale qui naît quand on devient mère. Et oui, aujourd’hui on exige des mères qu’elle soit parfaite. Dès qu’elles sont mères, elles n’ont plus le droit au statut de femme. Et puis honnêtement on attend d’elles qu’elles soient totalement disponible pour leur enfant.
    Chacune a le droit d’être mère comme elle veut. Qu’on arrête de juger les mères, merde.
    Maintenant, sur le rôle des pères, je tiens à dire qu’après ma séparation d’avec mon conjoint, toutes les structures venant en aide aux couples dans ce genre de situation m’ont dit que c’était bien que le père s’intéresse au sort de l’enfant, et qu’il l’aime. Wahou ! Voilà tout ce que la société attend des pères.
    Chaque père est libre d’être présent ou non, la société ne le jugera pas, ou pas si mal.
    C’est peut-être là la différence. C’est ce regard critique que la société porte sur chacun des parents, et non pas le rôle que chacun est libre d’assumer dans l’éducation des enfants.

    Arrêtez de juger ! Redevenez humains et tolérants !

  • Truc Muche
    Truc Muche
    Informaticien
    • Posté à 13h36 le 30/03/2010
    • Internaute 110336
      Informaticien

    Au secours ! !

    Qu’on diffuse un brûlot comme celui-là au même niveau que d’autres articles d’actualité est scandaleux.

    Que croyez-vous au juste ? Qu’on peut avoir un enfant sans être mère ? Que les pères sont des ingrats qui ne font aucune concession ?

    Derrière cet article moisi, il y a surtout l’idéologie du consommateur du 21e siècle, étendue à la maternité : le « consommons sans conséquence négative » devient « faisons des gosses mais sans en payer le prix ». Et bien oui, c’est douloureux madame Boublil, mais vous découvrez avec vos petits yeux meurtris que dans la vie, quand on fait un choix, il y a des conséquences positives, et d’autres négatives. Il serait temps de surmonter ces craintes d’adolescente et de comprendre qu’être une mère, ce n’est pas une chose abstraite, mais que vous allez être changée, bouleversée, que vous allez pleurer et que vous vivrez d’immenses moments de joie, que vous allez devoir renoncer à beaucoup de choses, mettre entre parenthèses votre vie privée, vos sorties, votre carrière. Parce que pour la première fois dans votre vie, ce n’est pas vous et votre petite carrière qui passent en premier, c’est quelqu’un d’autre, c’est votre enfant !

    Vous cherchez un remède contre la maternité et vous vous indignez qu’au 21è siècle, cela n’existe pas ? Détrompez-vous : ça s’appelle la contraception. Mais il est clair que notre époque n’est pas sans responsabilité dans votre raisonnement aburde : nous vivons à une époque qui a presque fait disparaître la douleur de l’accouchement, qui permet de prendre en charge les gosses par d’autres personnes, qui protège les salariés dans une certaine mesure contre les représailles de son employeur, etc. Alors oui pourquoi pas poursuivre la liste au père Noël, et imaginer qu’on puisse pondre des gosses sans avoir à les élever, qu’on puisse continuer à travailler sans avoir à changer leurs couches, et ne pas avoir à les chercher à la sortie de la crèche !

    Et cessez de débiter vos énormités sexistes sur les maris démissionnaires. Vous n’avez pas l’exclusivité de la douleur, des nuits blanches, des couches, des biberons, des allers-retours en catastrophe chez le médecin, et des sacrifices de carrière.

  • Elsa Boublil
    Elsa Boublil répond à herselves
    Auteur(e) de l'article Journaliste
    • Posté à 14h21 le 30/03/2010
    • Journaliste 6257
      Journaliste

    je suis entièrement d’accord avec vous, voilà pourquoi j’écris beaucoup là-dessus... Parce que je vis moi-même avec quelqu’un qui prend son rôle de père très au sérieux et aménage son travail en fonction de sa famille. C’est donc au nom de toutes celles qui sont confrontées aux difficultés que je dénonce.

  • Chotella
    Chotella
    jardinière
    • Posté à 14h30 le 30/03/2010
    • Internaute 83685
      jardinière

    Eh oh ! Il y a quand même (et pas si peu que ça !) des femmes qui ont un ou des enfants, qui travaillent, qui arrivent à avoir un boulot intéressant et payé correctement, qui parviennent à ne négliger ni enfant ni travail, et qui sont contentes de leur sort ! Qui assument, quoi. J’ai élevé mon fils - et plutôt bien, si j’en juge par le résultat ! - j’ai toujours travaillé, et suis plutôt satisfaite de ma « carrière ». J’ai pris sans vergogne tout ce que le progrès pouvait m’offrir pour me faciliter la vie (merci les couches jetables !), et oui j’ai payé des assistantes maternelles pour me donner un coup de main. Et je n’en ai pas honte. Cela dit, je comprends que certaines femmes aient envie de rester chez elles pour élever leur enfant. Et que d’autres choisissent de ne pas en avoir. Nous vivons quand même une époque où nous avons le CHOIX ! Alors profitons-en ! Par contre, je serais vraiment chagrinée si l’on se mettait à pousser gentiment, par une propagande adaptée, les femmes à rentrer au foyer pour pouvoir réguler le marché du travail...

  • obiwan
    obiwan
    consultant
    • Posté à 14h31 le 30/03/2010
    • Internaute 35752
      consultant

    lorsque mon fils est né il y a plus de 18 ans je me suis arrêté de travailler durant 18 mois pour m’en occuper, je suis un homme. Ma femme étant carriériste et ne désirant pas arrêter son métier (la communication). J’ai fait ce choix avec un plaisir immense ce n’était pas une contrainte et n’étais pas au chômage je précise. Il faut arrêter de prendre tous les hommes pour des égoïstes, nous ne sommes plus dans les années 60 et aujourd’hui l’homme participe au travail ménager ce n’est plus un tabou. Le monde évolue, pas les féministe et ses combats d’arrière garde me semble dépassés. Mon cas n’est pas isolé. Dans les couples modernes qui travaillent, on peux se partager le boulot du quotidien on partage bien l’éducation de nos enfants. J’aime pas faire la vaisselle mais j’adore faire le marché et ainsi de suite. Tout n’est qu’organisation et consensus au sein de la famille. Ce que ma femme voulait surtout à l’époque, un besoin de démontrer sa supériorité par sa capacité de travail sur les hommes de son entourage. Elle le regrette aujourd’hui, alors de grâce, mesdames, vous avez voulu l’égalité des sexes vous l’avez partiellement obtenue, assumez en les conséquences. C’est pas toujours facile aussi d’être un homme ! ! ! ! ! !

  • agnesdeparis
    • Posté à 15h01 le 30/03/2010
    • Internaute 110344

    Je suis mère de quatre enfants et je travaille à temps bien plein. C’est papa qui, au troisième larron, a pris un congé parental en temps partiel le mercredi (c’était plus facile financièrement).

    A ma troisième grossesse, mise en garde de l’entourage : cela va être dur dur pour ta carrière, vous partirez moins en vacances, votre appartement sera trop petit....

    Au quatrième, stupeur de mon entourage : c’est un râté de pillule ? Il est peut-être encore temps pour une ivg ? tu vas arrêter de travailler ? Impossible d’allier 4 enfants en travaillant !

    La petite dernière à bientot 9 ans, maman et papa vont bien ainsi que le reste de la tribu. Maman travaille toujours à temps plein, papa vient de changer de travail en négoçiant son mercredi au grand étonnement de sa chef qui attend son troisième et n’ose visiblement pas en faire la demande...

  • aurelied
    • Posté à 15h02 le 30/03/2010
    • Internaute 110341

    Bravo ! Le travail rend libre et les bébé exploitent ? (en gros)

    Mais si bien sur, ce n’est pas un point de vue PETIT BOURGEOIS ; que peut se le permettre ? 10% de la population ?

    Allez demander aux ouvrières, cassières, serveuses, femmes de ménage, vendeuses et j’en passe si leur travail les épanouit !
    SI elle ne se mordent pas les doigts de donner du temps à leur patron plutôt qu’à son/ses enfant(s) !

    6 mois (voir un an) pour son enfant, sur 45 ans de travail
    SOIT 1,1 % DE SON TEMPS ACTIF ca serait TROP pour acceuillir et accompagner un être qu’on a choisit de mettre au monde ?

    Il ne faut pas tout mélanger ; ce qui use, nuit et abime la majeure partie des femmes ce n’est pas les enfants c’est le travail de m... qu’elle doivent subir pour survivre.

    C’est quand même pas très malin de remettre en cause la maternité et pas une sociète qui tient que par l’exploitation et la soumission au travail-fric, qui précarise et qui fait croire qu’on ne peut exister qu’en ayant un emploi.
    « je pense donc je suis » NOooooooon !
    Je travaille donc je suis. Je vend ma force de travail des patrons et des actionnaires Youpiiiiiiiiie

    Sortons de l’idée gluante qu’une maman qui prend le temps de découvrir et d’accompagner ses petiots n’est plus qu’une mère et s’oublie dans une idée rétrogade de la femme. Peut-on dépasser ce schème qui démontre une dichotomie passéiste de mère-femme ? D’autant que rester indépendante financièrement en faisant ce choix est faisable.

    J’ai peine à croire que de reprendre le travail deux mois après avoir accoucher ou travailler 50h semaine soit épanouissant, mais bien sur la MOTIVATION dans l’entreprise est une propagande qui marche très bien (j’ai pratiqué ce métier ; on achèvent bien les employés à coup de mon trvail c’est moi, c’est ma vie (comme mes fringues et mon écran plat))

    Sous-entendre que faire des enfants c’est forcemment s’abandonner à eux, passer sa vie à leur torcher le cul, leur donner le sein et faire de la « garderie » c’est juste complètement surréel !

    Avoir un enfant c’est TRANSMETTRE, apprendre l’autonomie, savoir qu’on est mortel et ECHANGER sur le monde en le redécouvrant à travers un etre qu’on découvre.

    TOUT ne CALCULE PAS en termes de PROFIT ou de GAIN DE TEMPS.

    La femme ne sera pas libérée par celle qui ne veulent pas d’enfant.
    Pourquoi faudrait-il renoncer ? ? ?

    Allez on arrête des faire des enfants et on travaille travaille en espérant une promotion (pour la plupart elle n’arrivera jamais sachez-le !)

    Je suis maman, et étudiante et bientôt prof et ce qui me déplore c’est le manque de place en crèche, pas que des femmes choisissent de prendre du temps pour leur bébé.

    Je suis maman, et étudiante et bientôt prof et ce qui me déplore c’est de devoir expliquer un jour à ma fille qu’aujourd’hui ce qui faut pour avoir une place dans la société c’est accepter des conditions de travail de merde et des patrons.

    Lire Marie-Claire et se rendre disponible sur le marché du travail ; le nouveau féminisme bourgeois et libéral du modernisme liquide !

    FOULE ESCLAVE (du travail) DEBOUT DEBOUT

  • Marcantoines
    Marcantoines
    trouveur
    • Posté à 15h19 le 30/03/2010
    • Internaute 55044
      trouveur

    Article fort bien écrit. Il permet de réfléchir à la condition féminine. La femme n’est pas l’égal de l’homme, notamment dans le domaine de la maternité, d’élever son enfant, de remplir une double fonction de mère et de salariée. Plus l’enfant grandit, plus cette inégalité se résorbe, ou devrait se résorber...Mais il faut avouer que la période de zéro à 2 ans est critique pour le bon développement du bébé. La mère, c’est assez idéal...ce qui ne signifie pas qu’elle n’a pas le droit de vaquer à d’autres occupations, ni qu’elle ne peut pas confier le petit bébé à une personne de confiance. Il s’agit donc de trouver le bon équilibre personnalisé, non seulement pour l’enfant, mais également pour les parents.
    Maintenant, si on se place du coté de la société, il n’y a aucun intérêt à gêner l’obtention du bon équilibre entre le temps consacré à l’enfant et celui du travail. Il en va de la santé et du développement harmonieux de toute la famille. En conséquence, il apparaît nécessaire de faciliter les temps partiels au travail des jeunes mères. Je sais...cela existe déjà. Mais je crois qu’il faut insister auprès des organismes employeurs en créant, si besoin est, une discrimination positive.
    « Pas besoin, il y a suffisamment de chômage » me répondront certains. Je ne suis pas d’accord. Le chômage est un problème inhérent à notre manque de dynamisme, de compétitivité, au sein de la mondialisation. Nous devons y répondre, mais certainement pas par des injustices sociales.

  • mattzz
    • Posté à 15h28 le 30/03/2010
    • Internaute 28590

    Faire un enfant ou pas, c’est un choix, comme beaucoup d’autres que notre vie nous amène à faire. Personnellement j’ai 3 enfants, dont je voulais aussi pouvoir m’occuper, j’ai des activités extraprofessionnelles que je ne voulais pas sacrifier, eh bien j’ai choisi d’adapter ma carrière en conséquence, comme énormément de gens, avec des avantages ET des inconvénients. Maintenant, mon choix, je doit l’assumer, donc éviter de m’en plaindre : personne ne m’a forcé à faire des enfants ou à faire telle ou telle chose.

    Je comprendrais le problème si on était dans un pays comme l’Allemagne, où les mères qui travaillent sont très mal considérées, mais la France est très ouverte à ce sujet, alors qu’est-ce qui ne va pas ? Chacun s’organise et fait pour le mieux dans son couple et dans son travail.

    Est-ce que le problème, ce ne serait pas un peu de vouloir le beurre et l’argent du beurre ? Etre une super maman, une super working girl, une super nana, etc. etc. ?

  • relach
    relach
    Etudiante
    • Posté à 15h51 le 30/03/2010
    • Internaute 110358
      Etudiante

    Impressionnant à quel point les hommes se sont sentis agressés par cet article et ont ainsi réagi de manière violente envers l’auteur.

    Pourtant, ici ce n’est pas l’homme ou le père de famille qui est visé, mais le/la patron(ne) d’entreprise pour qui une femme enceinte n’est pas rentable.

    Je ne suis pas féministe, cependant on ne peut pas nier que notre société reste encore bloquer dans beaucoup de stéréotypes. Il suffit de regarder les pub...

    Je trouve dommage que des hommes (pas « les » hein...) réagissent en niant la situation car ils se sentent agressés, plutôt que de combattre avec les femmes pour l’égalité des droits (maternité/paternité).
    Les hommes comme les femmes ont droit de vouloir élever leur enfant comme ils le souhaitent.
    Mais ce droit ne doit pas devenir un monopole qu’on impose aux femmes comme aux hommes. Différentes situations doivent être autorisées (moralement par la société), ce n’est pas le cas, et c’est que dénonce cet article.

  • Les louisettes
    Les louisettes
    en stand-bye sur la plage
    • Posté à 16h45 le 30/03/2010
    • Internaute 10683
      en stand-bye sur la plage

    Cet article révèle effectivement les difficultés des femmes à concilier enfants et travail, on n’en demande pas tant aux pères.

    Les mentalités ont un sacré bout de chemin à faire puisque les femmes se voient souvent s’arrêter net ou bifurquer leur parcours professionnel à l’arrivée des enfants ...

    Merci d’avoir traîté cette question avec humour et légèreté !

  • Ritariba
    Ritariba
    etudiante
    • Posté à 17h06 le 30/03/2010
    • Internaute 110367
      etudiante

    Je trouve votre article extrêmement insultant envers les mères qui décident de ne pas travailler pour élever leur enfant. Pour vous cela signifie forcément qu’elles sont « sans conscience un tout petit peu féministe ».

    Passons donc d’un extrême à l’autre ! d’une pression sociale poussant les mères à laisser leur carrière de côté, passons à une pression sociale stigmatisant les femmes décidant de se consacrer pleinement à l’éducation de leurs enfants, les taxant de machisme.

    Je suis offusquée par votre manque de tolérance et d’ouverture d’esprit. Quid du choix personnel ? Qui êtes-vous pour juger des femmes dont vous ne connaissez les motivations ?

    Ma mère fut mère au foyer et féministe convaincue. Elle a d’ailleurs transmis ces valeurs à ces filles et c’est en partie grâce à cela que je me lance aujourd’hui dans une carrière ambitieuse, majoritairement masculine, tandis qu’elle travaille dans l’humanitaire.

    Et quid des pères au foyer ? Telles les mères se conformant au machisme, sont-ils de pauvres victimes des féministes extrémistes ?

    J’aimerais que l’on cesse de juger les gens pour des choix qui sont, rappelons-le, personnels, qu’il s’agisse de privilégier carrière ou famille.

    Vous réclamez compréhension, tolérance, ou, plus simplement qu’on vous fiche la paix. Commencez-donc par vous même.